[MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)

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Albrecht Elberhard
L'enfant des Habits neufs de l'empereur
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Sam 5 Nov - 22:24

Tout est enfin prêt. Après une bonne semaine à m'être arraché les cheveux pour tenter de sécuriser le palais pendant mon absence, celui-ci est maintenant préparé contre tout éventualité. Des rondes de gardes formés sont mises en place, le chancelier paré et les dames de la cour en train de jaser. Parfait.

C'est donc soulagé que j'embarque à bord du dirigeable qui doit m'emmener en Autriche-Hongrie.

Le temps est radieux, plus encore que Katharina qui peine à contenir son excitation, dont les va-et-vient constants dans notre modeste pièce me donne la nausée. Plus que les remous.

"Oh, j'ai tellement hâte! Je vais enfin pouvoir faire des emplettes digne de ce nom! Et revoir mes cousines!"
Le reste de sa phrase est noyé dans des cris perçants.

Je ne vais pas supporter ça toute la journée, oh non. Sans mot dire, je me lève et la prend dans mes bras.

"Katharina. Du calme. Vous allez me faire regretter d'avoir mangé avant d'embarquer." Un timide "d'accord" me parvient, auquel je réponds : "...vous tremblez."

Le reste du voyage se passe dans une tranquillité plus appréciable et je me prends même à aimer ce dirigeable. Si celui-ci est très classique, il n'en reste pas moins comfortable et très silencieux. Allongé sur le petit lit présent dans la pièce, je commence même à somnoler en observant le paysage de la bavière qui défile sous mes yeux.

Bien des heures plus tard, je suis réveillé par Katharina, encore plus excitée que tout à l'heure. Mein Gott. Que t'ai-je fait?

"Noussommesarrivésnoussommesarrivésnoussommesarrivés!" Voilà sommairement ce que je peux entendre alors que je suis secoué sans ménagement sur la couchette. Je laisse s'échapper un grognement de mécontentement avant de me mettre sur pieds. Un coup d'oeil dehors m'informe que nous sommes en train d'atterrir et que même si j'ai envie de secouer Kat pour me venger, je devrais attendre de m'être préparé.

Pour me présenter à l'empereur d'Autriche-Hongrie, pas question de porter l'armure d'apparat. Déjà propre, je me contente de troquer mes vêtements habituels pour ceux de cérémonie, en changeant tout de même l'écharpe bleue pour une noire. Respecter le deuil de l'empereur me semble être la première chose à faire en venant sur ses terres.
Je réarrange mes cheveux rapidement, inspire longuement et me dirige vers la sortie, où tout le monde m'attend.

Mère tente de contenir ma femme - qui est à deux doigts de sauter du dirigeable et courir jusqu'au château - tandis que le serviteur à ses côtés réajuste les longs gants noirs qu'elle porte. Je souris à ma mère avant de prendre le relais au bras de ma femme.

"Cette robe noir vous va à ravir, ma mie. Ce serait vraiment dommage de l'abimer en courant, n'est ce pas?"

"Oh, ne vous inquiétez pas." me répond-elle en me regardant à peine.

Avec un soupir, je descends du dirigeable et me dirige vers l'entrée du château où nous attends notre hôte.

Alors même que nous arrivons au pied de la trappe, l'attitude de Katharina change du tout au tout. J'ai maintenant à mon bras une véritable princesse autrichienne au port droit et fier et avec de la grâce à revendre.
Autant dire qu'en des circonstances normales, la mâchoire m'en serait tombée. Seulement, je représente aujourd'hui un pays et pas seulement ma personne. Je me contente donc d'approuver d'un geste de tête.

Après une petite marche, nous arrivons enfin devant le maitre des lieux. Alors que nous nous saluons, je prends la parole.

"C'est un honneur pour moi de vous revoir, votre majesté impériale. Je salue votre courage face à des temps si difficiles et vous présente mes condoléances ainsi que celles de l'Allemagne."

Je marque une courte pause où je m'incline légèrement en signe de respect, avant de continuer :

"Comme vous les avez sûrement reconnues, voici ma femme, Katharina Elberhard et ma mère, Gretchen Elberhard veuve de feu l'empereur Jürgen Elberhard. Elles sont toutes les deux venues saluer de la famille et visiter Vienne."

Une petite précision pour enlever l'ombre du doute de leur participation à la table diplomatique.

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Jeu 17 Nov - 21:17
Lorsque l'empereur austro-hongrois songeait à l'Allemagne, il avait toujours la même vision que depuis des années. C'était pourtant un voisin qui était presque aussi vieux que lui, étant donné ce qu'il restait de la Prusse qui était le vieux frère de l'Autriche. Mais à la vue de ce qu'était l'empire à l'heure d'aujourd'hui Friedrich ne pouvait que comparer l'Allemagne aux Ottomans, tous deux jadis des empires puissants et fiers, avec raison ceci dit. Mais aujourd'hui l'Allemagne n’était même plus l'ombre de ce qu'elle avait été. Juste un empire en déclin dirigé par un homme qui méritait bien le titre qu'on donnait si facilement aux femmes... Un hystérique.

Du mois jusqu'à ce que le jeune Albrecht Elberhard soit couronné empereur de l'empire allemand. Peut être que l’Allemagne allait enfin finir sa longue crise d'adolescent pour enfin devenir l'homme qu'elle avait commencé à être. Et pour cela la première personne avec qui le nouvel empereur avait pris rendez- vous était là, devant le miroir, à coiffer son impériale moustache rousse, prêt à le recevoir. Enfin du moins officiellement Friedrich était le premier dirigeant avec qui le Kaiser avait une entrevue. Mais vu la lettre que l'empereur avait reçu cela ne l’étonnerait nullement de savoir que le jeune homme ne s’était pas arrêté à sa personne. Enfin on était venu annoncer à l'empereur Edelstein de l'arrivée de son invité.

—-Fort bien. Nous arrivons sous peu.

L'empereur aurait bien eu une raison de refuser cette entrevue qui n'avait aucun rapport direct avec le nouvel empereur. Bien au contraire voir cette jeune personne prendre les devants quant aux relations tendues entre les empires du temps du précèdent empereur était un acte on ne peut plus positif.

Mais c’était plutôt la malédiction qu'il avait reçu à la naissance qui, depuis la mort de sa défunte femme, posait soucis. Plus questions de gaz empoisonné sous l'énervement mais un regard de marbre qui pouvait pétrifier s'il regardait quelqu'un trop longtemps. Enfin quand il arrivait à maîtriser le pouvoir. Alice Liddel, sa belle sœur, avait aidé en ce sens mais c’était loin d’être une maîtrise parfaite. Aussi pour cette entrevue de la plus grande importance où l'avenir de l’évolution des relation entre les deux empires se jouait, l'empereur austro-hongrois porterait des lunettes aux verres magiques qui bloqueraient son don.

Après les dernières vérifications l'empereur fit un demi-tour sur lui-même dans un grand mouvement de bras, accompagné de son impériale cape pour se diriger vers son invité de marque. Voilà donc le jeune empereur. Il avait bien changé depuis le mariage avec une noble de la cour austro-hongroise. Il fallait avouer que cela faisait de nombreuses années qu'il ne l'avait pas vu. L'empereur apprécia fortement les efforts menés par les représentants de l’Allemagne concernant la défunte impératrice. C'était d'autant plus appréciable que le père de l'homme qui était face à lui ne l'aurait certainement jamais fait. Friedrich tendit la main en signe d’égalité, du moins entre les deux hommes, pour une poignée de main franche et sincère. Mais avant de répondre à l'empereur allemand, les deux dames s’avancèrent pour recevoir un baise main qui frôla les gants de chacune dans de légers mouvements aussi fluides que gracieux.

— Bien le bonjour et bienvenue sur nos terres, Kaiser Albrecht Elberhard, impératrice Katharina Elberhard et madame Gretchen Elberhard. Les portes publiques de Vienne vous sont ouvertes, aussi bien celle des galeries d'arts que de nos restaurants.

L'empereur austro-hongrois regarda son homologue allemand. Il avait grande hâte de discuter en tête a tête avec cette noble personne.

— Sachez que nous apprécions et, par la même occasion, nous vous remercions pour le deuil que vous portez au nom de la défunte impératrice. Nous n’oublierons pas ce geste, soyez en certain. Mesdames nous avons fait préparer, au cas où vous désiriez visiter la capitale de l'art, un de nos plus beaux fiacres. Mais si l’impératrice le désire, nous avons à disposition des chevaux pure race hongrois qui peuvent vous être alloué si vous le désirez.

Car après tout le cheval en ville était aussi banal que les fiacres. On voyait même plus de chevaux que de fiacres à vrai dire. Il avait même la priorité sur la route.

— Loin de nous l'idée de vous presser. Mais il y a énormément de sujets que nous aimerions pouvoir aborder avec votre fils et pour vous impératrice, votre époux, l'empereur Albrecht Elberhard. Mon haut conseiller Ronove est à votre entière disposition pour vous servir et vous faire visiter la capitale dans les moindres recoins.

Après avoir de nouveau fait un baise main à chacune des deux femmes, l'empereur, dans un nouveau mouvement de cape, invita son homologue à le suivre dans une salle plus appropriée. L'empereur fit ouvrir une salle qui était très vaste. Comme toute pièce de ce château elle était remplie d’œuvres d'art toutes aussi différente les unes que les autres. Des tableaux du grand Ferdinand Georg Waldmüller ou diverses sculptures de marbre ou de bois. Il y en avait même une de verre qui avait la forme d'un renard roux. Mais comme bien souvent la plus belle pièce de la salle était un piano rouge et blanc aux touches d’ivoire aussi luisantes que des pierres précieuses.

L'empereur prit place après avoir replacé ses lunettes.

— Prenez donc place je vous prie. Nous avons beaucoup de choses à nous dire. Nous ferons venir quelques collations diverses ainsi que quelques petites surprises. Si vous le désirez et êtes d'accord avec cela.

L'empereur roux avait pris place dans un large siège de bois au coussin rembourré de laine de qualité. Il attendit que l'empereur allemand prenne place dans la seule autre chaise de la pièce et ensuite les choses sérieuses allaient commencer.



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Albrecht Elberhard
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Mar 20 Déc - 0:09

Les réintroductions se sont bien déroulées, Kat et ma mère partent pour voir de la famille en fiacre et nous nous dirigeons actuellement en direction d'une salle pour rentrer directement dans le vif du sujet. Bien. La majorité de mes scénarios catastrophes viennent déjà d'être écartés - la plupart commençant par une parole déplacée.

Le court trajet jusqu'à la pièce en question est on en peut plus agréable, le château étant décoré avec goût - ce dont ne peuvent pas se vanter la plupart des seigneurs allemands - et la pièce en elle-même est décorée avec une profusion de tableaux qui me laisseraient presque jaloux.

A son invitation, je prend place dans la deuxième chaise et accepte sa proposition de collation.

"Ce serait avec plaisir, merci."

Il est temps de passer aux choses sérieuses. J'ai longtemps planifié cette entrevue, parce qu'elle représente un réel défi pour moi. Il faut que je puisse convaincre un autre empereur de me prêter main forte sans tourner ma nation au ridicule ou la décevoir. Une tâche qui n'est pas aisée vu l'état actuel de mon pays et des relations internationales. Pas question cependant d'y renoncer.

"Je vous remercie à nouveau pour cette offre de discussion. Comme je vous l'avais dit dans ma lettre, l'état de l'Allemagne est préoccupant. Et je crains que sans alliés comme nous le fûmes au temps de mon père, celui-ci ne fasse que s'aggraver avant de tomber dans une guerre civile ouverte."

Si le ton de départ était chaleureux, il est maintenant devenu grave. La situation est très dangereuse; autant pour la nation que pour ma personne. Si les seigneurs venaient à s'unir - ce qu'ils pourraient faire, notamment face à une menace externe - je serais balayé sans pouvoir réagir.

"J'ai été ferme dès mon arrivée au pouvoir, ce qui m'a permis de voir quels seigneurs étaient réellement fidèles à l'empereur. Les plus craintifs et les rares fidèles se sont immédiatement rassemblés sous ma bannière. Tandis que les autres..."

Mes yeux s'assombrissent et me pensées s'égarent pendant un très bref instant.

"Les plus opportunistes restent dubitatifs et préfèrent voir si je vais montrer agressif ou retomber dans les excès de mon père pour qu'ils puissent reprendre le contrôle. Puis viennent les plus récalcitrants. Ceux qui au mieux m'ignorent et au pire ont rompu tout contact avec ma personne et agissent comme des pays au sein du mien."

Je récupère alors une lettre soigneusement pliée dans la poche de ma veste. Avant de la montrer à l'empereur, je la fais tourner entre mes doigts en expliquant son contexte.

"Le règne de mon père n'a pas fait qu'éloigner les seigneurs. Il leur a aussi fait perdre tout respect de l'empire et de la personne à sa tête. Cela se manifeste dans l'arrogance à laquelle je dois faire face, même dans les lettres les plus insignifiantes."

Je déploie alors la lettre, que je pose devant l'empereur. Je l'ai gardé pendant longtemps, d'abord stupéfait de son contenu, avant de réaliser à quel point elle illustrait ce qui ne va pas avec l'Allemagne : les seigneurs manipulateurs qui ne peuvent pas voir plus loin que leur propre personne.

"Mon conseil filtre à présent ce genre de missives et gère les tâches qui ne requièrent pas une attention impériale. Mais le réel problème réside dans le fait que je n'ai pas de prise sur ses seigneurs, mon armée étant... ce qu'elle est." L'agacement transparait pendant quelques secondes sur mon visage. "Sans aide extérieure, je n'arriverais au mieux qu'à maintenir la situation actuelle."

Et nous savons lui et moi ce qui arriverait au pire.

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Dim 5 Fév - 14:07

À l'annonce de la demande de la visite diplomatique l'empereur Edelstein avait mis un vrai champ de bataille en place. Non pas sur la politique mais sur le plan alimentaire, ou plutôt sur ses colonies exotiques.

Le Kaiser avait donné son accord. L'empereur n'avait eu qu'un regard à donner à un serviteur pour que celui-ci parte de la pièce. Ainsi il pourrait mener à bien les désirs de l'empereur moustachu.

Pendant ce temps là le Kaiser remercia à nouveau l'empereur austro-hongrois. Au moins les excuses sortaient de la bouche du jeune Kaiser. Cela changeait de son défunt bourru de père. La situation de l'Allemagne Friedrich la connaissait très bien. Il avait toujours une oreille tendue à la politique, du moins de ses voisins frontaliers. Mais la politesse était une chose sur lequel il ne faisait pas main basse et laissa le Kaiser finir de lui expliquer les diverses choses.

Certaines paroles avaient intrigué, non, on ne peu plus étonné l'empereur. Des seigneurs qui régnaient comme si ils étaient indépendants. L’expression « comme un pays dans l'empire » était plus que judicieusement utilisée.

Et bien que l'empereur savait quoi répondre sur le sujet il semblait que le jeune Kaiser n'avait pas encore fini. Soit, l'empereur n 'allait pas répondre de suite. Apparemment l'empereur roux allait même avoir la chance, si on pouvait dire cela ainsi, de voir directement le genre de mécréant qu’étaient devenus certains seigneurs allemands.

Alors que Friedrich prenait la lettre en question, autour d'eux tout commençait à s'agiter. On pouvait voir une vingtaine de domestiques s'agiter autour d'eux.

On commença à placer derrière chacun des empereurs une fontaine géante qui marchait grâce à un procédé magique dont l'empereur n'avait pas retenu le principe. Mais ces objets avaient une fonction apaisante. Comme dans ses colonies d’Amérique du Sud, il y avait beaucoup de cascades cela allait les mettre dans l'ambiance voulue.

L'empereur ne réagissait pas le moins du monde sur ce qui les entourait. Au contraire il était détendu. Il lisait progressivement la lettre que le Kaiser lui avait donné.

Mais les domestiques continuaient leur travail d'orfèvre en un temps record. La salle fut vite investie de plantes et arbres des colonies de l'empereur roux.

Il avait été installé, non loin du Kaiser, un immense fushia en pot qui était des colonies des Amérique du Sud. Alors que pendant ce temps là c’était un arbre à papayes qui était installé non loin de l'empereur. L’arbre était de taille moyenne, taille grossièrement humaine.

On fit installer aux fenêtres des rideaux de couleur verdâtre pour l'ambiance. Chaque fenêtre de la pièce se voyait accompagnée de trompettes des anges écarlates. Sur la large table étaient posés plusieurs plateaux de fuits contenant maracuja, tomate del arbol. On posa même des noix de coco du côté du Kaiser sculptés en choppe de bière avec une paille métallique dedans, alors que celles du côté de l'empereur étaient sculptés en différentes notes de musique. Le lait de coco était très réputé dans les régions de l'ouest.

La touche finale fut plusieurs arbustes de passiflore dont leur couleur donnait une ambiance vraiment exotique. Alors que les divers arbres cachaient les murs de brique et de pierre qui donnaient presque l'impression d’être au milieu d'une petite jungle exotique. Trois domestiques posèrent une énorme pastèque en forme de panier pile au centre de la table. Le contenu de la pastèque était encore une fois bien varié en fruits exotiques comme le roucou, melon a corne, kiwi et tamarillo.

Pour finir on apporta du cacao dans une tasse de porcelaine à chacun des dirigeants accompagné de sucre roux. Il fallait espérer que le Kaiser aimait les boissons amères.

— Cette lettre est... comment dire cela...

Friedrich laissa tomber la feuille de papier sur la table pour attraper une papaye de l'arbre qui était à ses côtés.

— Nous n'allons pas prendre de détours. Cette lettre est inacceptable pour tout souverain qui se respecte. C'est là un affront. Nous ne sommes pas pour faire des exemples, mais il faut savoir sévir. Que pensait cette personne qui n'a rien de noble ? Vous dire comment diriger votre empire ?

Friedrich regarda le fruit qu'il venait de cueillir avant de regarder droit dans les yeux le Kaiser.

— Un tel comportement ici mériterait la peine capitale. Nous pensons être un bon souverain au jugement clair et impartial. Et bien que nous pouvons comprendre la démarche de ce simili de seigneur, on ne parle pas à son empereur de la même façon qu'à son ami d'enfance.

L'empereur posa le fruit exotique sur la table à côté de la tasse de cacao.

— De ce que nous avons compris, ce mécréant possède un des plus grands duchés de votre empire. C'est bien cela ? Si cela s’avère correct il faut réagir vite. Du moins c'est ce que nous vous conseillons. Les paroles qu'il a eu envers vous sont claires. Il veut vous voir diriger votre empire comme il l'entend lui même et non comme vous le désirez. Mais vous êtes le Kaiser non ? Il faut savoir être craint tout comme être apprécié. Les deux sont compatibles. De plus il ne nous semble pas que c'est aux nobles de décider chez vous, mais bien a vous le Kaiser. Que comptez vous faire ? Qu'avez vous besoin précisément ? Nous sommes ouverts à vos propositions et sommes prêt à revoir nos traité d'alliance entre nos deux empires.



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Sam 25 Mar - 17:48
Trop occupé par mon récit, je n'avais pas remarqué le signe que Friedrich avait dû faire aux serviteurs qui nous entouraient. Et maintenant, je dois m'avouer complètement perdu alors qu'un décorum typique des colonies s'installe autour de moi. Mes yeux vont d'arbres en arbres et, tandis que ma confusion s'intensifie, je tente d'observer les réactions de l'empereur à la lettre de Manfred. Son expression est d'ailleurs malheureusement trop neutre pour que je puisse en déduire quoique ce soit. Un serviteur s'approche et me sert une noix de coco taillée en choppe qui m'arrache un sourire en coin - je me sentirais presque chez moi!

La reprise de parole de l'empereur me fait lever la tête et me reconcentrer sur ce qui compte. Sa réaction. C'est presque un soulagement pour moi d'entendre l'indignation dans sa voix, puisque la lettre était un élément majeur dans ma tentative pour convaincre l'Autriche-Hongrie de venir prêter main-forte à l'Allemagne.

Ces paroles ne sont pas surprenantes néanmoins. Presque n'importe qui dans la royauté aurait eu une crise cardiaque en lisant quelque chose du genre. Et une peine capitale pour ce genre de comportement n'est que la moindre des choses. Néanmoins, il faut prendre en compte le pouvoir que ses seigneurs détiennent.

"Il est en effet de mon devoir de répondre à ces comportements déplacés avec des actes mesurés. Hélas, je n'ai pas exactement de quoi répliquer. Ce que je désire est dans un premier temps de passé un arrêté ordonnant l'unification de l'Allemagne et en retirant aux seigneurs leurs pouvoirs pour privilégier une administration plus locale. Les seigneurs quant à eux auraient une place à mon conseil, auquel ils pourront présenter les problèmes des terres qu'ils gouvernent et des solutions plus globales. Néanmoins, leur rôle s'arrêtera là. Aujourd'hui, si je faisais passer cette loi, je cours le risque d'unifier les seigneurs contre moi et d'être renversé. Ce dont j'ai besoin, c'est d'une armée qui jouera dans un premier temps un rôle dissuasif et qui achèvera de convaincre les plus hésitants, puis dans un deuxième temps de s'occuper des seigneurs qui refusent de se rendre. Ceux-là seront au mieux exilés, au pire seront emprisonnés pour un temps indéfini - faire d'eux des martyrs seraient une erreur stratégique."


Je m'accorde une petite pause pour boire un peu de lait de coco et laisser l'empereur intervenir s'il le désire. Puis, ma gorge hydratée de nouveau, je reprends :

"Une fois que la situation sera revenue à la normale, j'aurais également besoin de commencer à ouvrir des échanges commerciaux et technologiques, de faire briller de nouveau l'Allemagne."
Mes yeux deviennent soudainement incertains. "Et... il y a également un autre point où je dois vous demander conseil."

Je bois ce qui me reste de lait de coco et verse le sucre dans ma tasse avant de me remettre à parler.

"C'est à propos... de la magie. Mon pays a depuis longtemps été tourné résolument vers la technologie tout en ignorant obstinément la magie omniprésente dans nos terres. Seulement, je doute que ce soit une bonne marche à suivre et j'appréhende le jour où des forces magiques se ligueraient contre nous. Vous avez bien plus d'expérience que moi dans dans le domaine. Que me conseilleriez-vous? Dois-je tenter de changer les choses?"


Je remue mon chocolat avec la cuillère à disposition avant de réaliser que j'ai oublié de dire quelque chose d'important : "C'est un très charmant cadre que vous avez posé là votre majesté impériale. Le lait de coco était d'ailleurs délicieux."

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Lun 22 Mai - 21:59

L'empereur des arts avait dit ce qu'il avait à dire. Il ne lui restait plus qu'à attendre la réaction du jeune Kaiser ce qui ne tarda pas à arriver. Apparemment il était soulagé de voir Friedreich du même avis que lui. Le kaiser ne s’arrêta pas à ce soulagement. Il partagea avec l'empereur roux ses envies de réformes de l'empire d'Allemagne.

Friedrich écouta attentivement chacune des paroles du jeune Kaiser, surtout qu'avec l'ambiance tropical cela avait sur lui un effet apaisant. Ce n’était pas au point de l’apaiser comme la musique le ferait. Mais il arrivait à rester physiquement et mentalement aussi sûr de lui que possible. Les réformes que le jeune Kaiser voulait pour l'empire d'Allemagne n’étaient pas mauvaises, bien au contraire. L'Allemagne avait bien trop longtemps été un pays de barbare et de fous furieux. Ainsi vouloir unifier l'Allemagne était une bonne idées sûrement bien accueillie par le peuple potentiellement fatigué des guerres internes. Mais il en serait bien autrement des seigneurs qui, apparemment, se considéraient au niveau du Kaiser, voire au dessus, pour lui adresser de telle missive.

Friedrich voyait bien où le Kaiser voulait en venir en lui parlant de tout cela, mais il s’était abstenu de répondre immédiatement, même quand le Kaiser prit une gorgée de lait de coco. Le roux impérial ne pipa un mot et attendait la suite. Il ne répondrait qu'une fois tous les éléments en main. Bien que sa réponse avait déjà bien balancé d'un côté. Mais en politique il suffisait d'un mauvais pas pour faire changer d'avis à une personne.

Mais le sujet subit une légère variante. Elle passa du politique interne à politique externe. Tout en demandant des conseils à l'empereur qui avait plus d’expérience. Cela lui rappela en moins raffiné Jan le Kappharenn avec qui il avait parlé stratégie et politique il y a quelque temps.

— Merci. Il s’agit d'un échantillon de ce qui se trouve dans les colonies d’Amérique du sud. Nous sommes ravis que cela vous plaise.

Mais trêve de politesse les choses sérieuses étaient en marche et il allait devoir sûrement négocier certaines choses avec le Kaiser. L'empereur n'avait plus fait ce genre de pratique depuis un moment et espérait n'avoir rien perdu de son talent.

— Bien nous voyons que vous tenez vraiment à redresser les catastrophes de votre défunt père. Nous avons bien compris la situation. Pour ce qui est de la politique interne nous ne pouvons qu'approuver. Nous pensons que les seigneurs divisent trop votre pouvoir. Le peuple peut ne plus savoir qui les dirige à force. Nous pouvons vous prêter la force armée que vous désirez pour mener ce projet à son terme. Mais ne vous leurrez pas. Les seigneurs seront vus en martyr, mais sûrement entre eux. Le peuple, à notre avis, sera content de ne pas avoir plusieurs échelons de gros pouvoirs au dessus de leur tête. Un mal pour un bien.

Il restait la question de ce que l'empereur gagnerait à aider le Kaiser mais il y viendrait plus tard. Pour le moment il réfléchissait en caressant l’extrémité droite de sa moustache.

— Nous ne pensons pas qu'il faut intégrer la magie brutalement. Le peuple ne comprendrait pas un changement brutal. Par contre nous pouvons vous conseiller de l'intégrer à la technologie de votre empire dans le même genre que l'empire de Russie avec la Techno-magie. Une alliance des deux qui peut montrer au peuple que la magie peut être associée à la technologie qu'il utilise tous les jours. Et peut être plus tard dissocier les deux pour utiliser aussi bien la technologie, la magie et la techno-magie qui peut être un triple pole de commerce ou même de recherche pour votre empire.

Friedrich lui n’était ni pour la magie, ni pour la technologie ou même la techno-magie. Il était pour l'art et utiliser de façon respectueuse, sans favoritisme, ce qui était bon pour lui et son peuple.

— En ce qui concerne vos commerces il ne tient qu'à vous d'exporter, de vendre les produits internes à votre empire. Bien que je vous le concède nous avons actuellement une légère influence sur certains commerces vus les produits vendus, non seulement de notre empire de base, mais aussi des diverses colonies. Nous pourrions passer des accords commerciaux avec vous, ou parler de vos produit locaux à des commerçants ou alliés pour qu'ils achètent chez vous. Mais soyons franc et honnête. Qu'est ce que cela nous apporterait concrètement ? C'est un peu la question à tout ce que nous pouvons vous apporter. Je peux le faire par charité. Oui je le pourrais. Mais de nos jours cela ne se passe pas ainsi.

Surtout qu'on parlait aussi de vies humaines à envoyer dans les différentes régions des seigneurs allemands. Cela demanderais un coût énorme en ressources, en transports et en temps. Friedrich connaissait sa position. Il était un peu partout dans le monde et certains n’appréciaient pas forcement cela. Si ils apprenaient qu'il envoyait une partie de ses troupes pour aider le Kaiser, certains pourraient en profiter pour lancer une attaque qui serait peut être légèrement plus dure à contenir. Il était donc pas vraiment envisageable de faire ça par bonté d’âme au vue des risques.

— Mais avant d'oublier nous vous conseillons fortement, dans un premier temps, d'exiler cette note dissidente qui vous a envoyé cette missive.




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Ven 21 Juil - 4:00
Je suis avec une attention renouvelée les réponses de l'empereur. Si celui-ci apprécie mon compliment sur le cadre qu'il a posé - bonne idée que j'ai eu là - il ne reste néanmoins pas longtemps dessus et rentrer directement dans le vif du sujet. Il commence par me donner son avis sur le "règne" des seigneurs que je ne peux que partager. Il est évident que les seigneurs se verront en martyrs, dépourvus d'une autorité qu'ils considéraient comme acquise de juste droit. Le peuple devra sûrement voir la chose d'un meilleur œil, mais si un bon seigneur venait à refuser de céder son pouvoir, la situation pourrait rapidement devenir compliquée.

Je l'observe caresser sa moustache dans un geste qui trahit son état pensif. Je devine immédiatement qu'il veut répondre à mes questions sur la magie et l'Allemagne. Si je lui ai demandé à lui, c'est parce qu'il a non seulement de l'expérience en matière de politique, mais aussi parce qu'il a un point de vue unique sur la façon d'aborder la question. L'art et la culture avant tout. Et cela lui réussit clairement, ce qui me fait penser que la magie n'est pas un cas désespéré pour mon pays. Je hoche la tête à chacune de ses remarques. L'idée du triple pôle est particulièrement ingénieuse et je la garde dans mon esprit pour réfléchir sur le sujet plus tard.

Vient ensuite le sujet des apports. C'est la question cruciale à laquelle je me dois de répondre si je veux espérer convaincre l'Autriche-Hongrie que l'Allemagne est un pays avec lequel il fait bon de commercer et d’interagir. Je dois réussir là où mon père a échoué. Je m'apprête à répondre lorsque Friedrich reprend la parole pour me conseille d'exiler le seigneur arrogant. J'en aurais presque un sourire de satisfaction. Je vais donc faire comme lui et commencer par la fin.

"Cette homme est le premier sur ma liste. Son duché est un vivier de vipères qu'il me faudra chasser avant d'espérer pouvoir reprendre le contrôle."


Je bois une gorgée de la tasse. Excellent. Si seulement le cacao était la boisson préférée des allemands et non la bière... Bref, je reprends.

"Je veux avant tout vous remercier pour vos conseils, en particulier sur la magie qui est un véritable sujet épineux pour mon pays." Parmi tant d'autres. "La techno-magie me semble en effet être - pour le moment - la solution la plus appropriée. Cela me permettra une approche plus délicate de la chose."

Je perds l'air affable pour le remplacer par un autre, beaucoup plus sérieux. Il est l'heure d'entamer les négociations. Il me faut d'abord poser les bases d'une compréhension commune.

"Il ne me viendrait pas à l'esprit de vous demander de le faire par charité, je vous rassure. Avant d'entrer dans les différentes catégories, je vous propose de récapituler rapidement les étapes que connaitra l'Allemagne si vous acceptez d’envoyer vos troupes. Dans un premier temps, le pays sera unifié par la reddition des seigneurs. Pendant cette étape, le pays maintiendra son commerce intérieur mais ne sera pas en mesure d'effectuer des échanges vers l'extérieur. Pour vous, le profit ne viendra que lors de la deuxième étape, celle où je recomposerais nos infrastructures et notre armée, pour transformer celle-ci en une force et non une faiblesse comme elle l'est actuellement. A partir de ce moment là, le commerce extérieur pourra reprendre. Nous pouvons aisément conclure des échanges exclusifs qui, je suis sûr, vous conviendront. Le charbon, le pétrole et le kaolin sont nos ressources les plus abondantes et précieuses. Cette dernière me fait d'ailleurs penser qu'il est grand temps que la culture de l'Allemagne soit mise en valeur, notamment à travers un système de mécénat distribué par chaque région. Cette idée en amenant une autre, je voulais vous proposer d'établir un projet artistique conjoint entre nos deux pays, telle une académie des arts. Cela nous permettrait de renforcer le lien qui nous unit, tout en développant l'art allemand et en offrant de nouvelles opportunités aux austro-hongrois."

Je me permets de boire une gorgée de chocolat. Ce monologue rend ma gorge quelque peu sèche mais je ne peux pas aller trop vite non plus. Tout doit être dit posément.

"Nous arrivons donc à la troisième étape. L'expansion de l'Allemagne et le déploiement de ses troupes pour assurer sa protection. Une alliance militaire permettrait une intervention très rapide de notre pays si jamais vous veniez à être attaqué par le nord ou l'ouest. Je serais également prêt à vous prêter main-forte si vous déclariez la guerre à un pays considéré neutre ou ennemi - nous essayerions évidemment la diplomatie d'abord si celui-ci était un allié. Cela nous offre également une opportunité intéressante. Comme vous le savez, l'Allemagne ne dispose pas de colonies mais a de l'ambition. Ensemble, nous pourrions sûrement coloniser une partie de la côte nord de l'Afrique - j'ai personnellement des vues sur le Maroc donc les ressources m'intéressent fortement. Notre pays vous aiderait dans votre conquête si vous désiriez un pays et - bien sûr - vous aidera dans sa défense. Qu'en pensez-vous?"

Je ne parle pas simplement de la dernière idée, mais du tout, comme je suis sûr que l'austro-hongrois aura compris. Avec un geste leste, je bois une nouvelle gorgée de mon cacao et attends sa réponse avec impatience.

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✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Lun 28 Aoû - 20:01

Friedrich acquiesça de façon positive aux décisions finales quant au fameux duc. L’empereur pouvait comprendre que le Kaiser avait des doutes sur la marche à suivre étant donné que son empire était un peu trop dépendant des ducs et qu'une décision à la hâte pouvait retourner les ducs contre le Kaiser. Mais les laisser agir de la sorte serait bien pire. Il fallait bien qu'il sache se montrer ferme quand il le fallait sinon les ducs, ou même le peuple, pourraient le manger toute cru.

— La technomagie est un art et une science inventée par la Russie mais qui peut ouvrir des portes à un pays qui souhaite apporter la magie dans un pays longtemps dominé par la technologie. Personnellement nous pensons que c'est le le premier pas à faire si vous souhaitez vraiment pouvoir libérer l'empire d’Allemagne d'un extrême technologique pour accepter les choses dans un éventail plus large.

Quand le Kaiser proposa de résumer rapidement les futures potentielles étapes d’évolution de son empire, à cela l'empereur fit un geste de la main pour l'inviter à poursuivre. Et le Kaiser poursuivit dans un long discours que l'empereur n'avait pas vu venir.

Mais Friedrich écouta attentivement l'homme notant mentalement chaque point soulevé. Il apprécia d'ailleurs que le Kaiser inclut l'art dans une volonté de rapprocher les deux empires. Quant à parler d'une aide milliaire il était sûr que Friedrich avait bien plus à donner. Mais une alliance du genre pouvait, avec l'accord du Kaiser, lui permettre de traverser l’Allemagne avec les troupes Austro-hongroises en cas de d'urgence et de potentielle panne de navire volant ou de tempête.

L'empereur fit signe au serviteur de s'approcher du Kaiser et de le resservir si ce dernier le désirait. Friedrich allait, à son tour, prendre la parole.

— Vous avez déjà envisagé tout un plan de bataille et nous nous devons de vous féliciter pour cela. Nous apprécions que vous veniez avec des idées déjà construites. Concernant un appui militaire nous pouvons vous accorder cela. Nous ne pensions pas avoir besoin d'un équivalent. Mais pouvoir couper par vos terres en cas de complication dans un conflit peut être une bonne chose pour nous et pour cela nous acceptons ce premier point.

Friedrich essayait de voir de potentielles réactions chez le Kaiser avant de reprendre.

— Pour ce qui est de l’école d'art, vous savez peut-être que nous avons déjà une renommée dans le milieu et que nous avons une école des plus performantes dans le domaine. Peut-être qu'au lieu de construire un nouveau bâtiment, nous pouvons envisager une section avec des professeurs de votre empire. Qu'en pensez-vous ?

Il allait maintenant entamer un sujet épineux : la potentielle colonie en Afrique.

— Comme vous devez le savoir nous avons plusieurs colonies. Mais en rien nous ne sommes un conquérant. Nous avons toujours réglé cela sans verser la moindre goutte de sang. Du coup nous voulons bien vous porter main-forte dans votre entreprise, mais nous préférions sans vrai appui militaire.

Convaincre un peuple étranger pacifiquement était compliqué et demandait de la patience et du temps, mais Friedrich préférait cela à une méthode sanguinaire.

— Et pour ce qui concerne les échanges commerciaux, bien que le Kaolin en exclusivité nous intéresse fortement, nous aimerions aussi à long terme un échange commercial avec ce pays que vous désirez en Afrique. Les denrées étrangères sont toujours bonnes pour le commerce, ne serait-ce que pour se diversifier et pour le peuple qui peut trouver de nouvelles recettes ou tout simplement veut découvrir de nouvelles choses.

L'empereur pensait n'avoir rien oublié ou, si c’était le cas, le Kaiser le lui rappellerait sûrement.

— En tout cas nous sommes on ne peut plus satisfait de voir que vous ne suivez pas le même chemin de barbarie que votre défunt père, et nous avons toute confiance en vous actuellement.

Il faut dire que le Kaiser avait correctement choisi ses mots et avait été respectueux. On ne dirait pas que le dirigeant allemand était si « jeune ». Il avait une bonne maturité qui lui rappelait un autre dirigeant qu'il affectionnait particulièrement.



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