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 [MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)

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L'enfant des Habits neufs de l'empereur
Albrecht Elberhard
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MessageSujet: [MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)   Sam 5 Nov - 22:24

Tout est enfin prêt. Après une bonne semaine à m'être arraché les cheveux pour tenter de sécuriser le palais pendant mon absence, celui-ci est maintenant préparé contre tout éventualité. Des rondes de gardes formés sont mises en place, le chancelier paré et les dames de la cour en train de jaser. Parfait.

C'est donc soulagé que j'embarque à bord du dirigeable qui doit m'emmener en Autriche-Hongrie.

Le temps est radieux, plus encore que Katharina qui peine à contenir son excitation, dont les va-et-vient constants dans notre modeste pièce me donne la nausée. Plus que les remous.

"Oh, j'ai tellement hâte! Je vais enfin pouvoir faire des emplettes digne de ce nom! Et revoir mes cousines!"
Le reste de sa phrase est noyé dans des cris perçants.

Je ne vais pas supporter ça toute la journée, oh non. Sans mot dire, je me lève et la prend dans mes bras.

"Katharina. Du calme. Vous allez me faire regretter d'avoir mangé avant d'embarquer." Un timide "d'accord" me parvient, auquel je réponds : "...vous tremblez."

Le reste du voyage se passe dans une tranquillité plus appréciable et je me prends même à aimer ce dirigeable. Si celui-ci est très classique, il n'en reste pas moins comfortable et très silencieux. Allongé sur le petit lit présent dans la pièce, je commence même à somnoler en observant le paysage de la bavière qui défile sous mes yeux.

Bien des heures plus tard, je suis réveillé par Katharina, encore plus excitée que tout à l'heure. Mein Gott. Que t'ai-je fait?

"Noussommesarrivésnoussommesarrivésnoussommesarrivés!" Voilà sommairement ce que je peux entendre alors que je suis secoué sans ménagement sur la couchette. Je laisse s'échapper un grognement de mécontentement avant de me mettre sur pieds. Un coup d'oeil dehors m'informe que nous sommes en train d'atterrir et que même si j'ai envie de secouer Kat pour me venger, je devrais attendre de m'être préparé.

Pour me présenter à l'empereur d'Autriche-Hongrie, pas question de porter l'armure d'apparat. Déjà propre, je me contente de troquer mes vêtements habituels pour ceux de cérémonie, en changeant tout de même l'écharpe bleue pour une noire. Respecter le deuil de l'empereur me semble être la première chose à faire en venant sur ses terres.
Je réarrange mes cheveux rapidement, inspire longuement et me dirige vers la sortie, où tout le monde m'attend.

Mère tente de contenir ma femme - qui est à deux doigts de sauter du dirigeable et courir jusqu'au château - tandis que le serviteur à ses côtés réajuste les longs gants noirs qu'elle porte. Je souris à ma mère avant de prendre le relais au bras de ma femme.

"Cette robe noir vous va à ravir, ma mie. Ce serait vraiment dommage de l'abimer en courant, n'est ce pas?"

"Oh, ne vous inquiétez pas." me répond-elle en me regardant à peine.

Avec un soupir, je descends du dirigeable et me dirige vers l'entrée du château où nous attends notre hôte.

Alors même que nous arrivons au pied de la trappe, l'attitude de Katharina change du tout au tout. J'ai maintenant à mon bras une véritable princesse autrichienne au port droit et fier et avec de la grâce à revendre.
Autant dire qu'en des circonstances normales, la mâchoire m'en serait tombée. Seulement, je représente aujourd'hui un pays et pas seulement ma personne. Je me contente donc d'approuver d'un geste de tête.

Après une petite marche, nous arrivons enfin devant le maitre des lieux. Alors que nous nous saluons, je prends la parole.

"C'est un honneur pour moi de vous revoir, votre majesté impériale. Je salue votre courage face à des temps si difficiles et vous présente mes condoléances ainsi que celles de l'Allemagne."

Je marque une courte pause où je m'incline légèrement en signe de respect, avant de continuer :

"Comme vous les avez sûrement reconnues, voici ma femme, Katharina Elberhard et ma mère, Gretchen Elberhard veuve de feu l'empereur Jürgen Elberhard. Elles sont toutes les deux venues saluer de la famille et visiter Vienne."

Une petite précision pour enlever l'ombre du doute de leur participation à la table diplomatique.

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MessageSujet: Re: [MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)   Jeu 17 Nov - 21:17
Lorsque l'empereur austro-hongrois songeait à l'Allemagne, il avait toujours la même vision que depuis des années. C'était pourtant un voisin qui était presque aussi vieux que lui, étant donné ce qu'il restait de la Prusse qui était le vieux frère de l'Autriche. Mais à la vue de ce qu'était l'empire à l'heure d'aujourd'hui Friedrich ne pouvait que comparer l'Allemagne aux Ottomans, tous deux jadis des empires puissants et fiers, avec raison ceci dit. Mais aujourd'hui l'Allemagne n’était même plus l'ombre de ce qu'elle avait été. Juste un empire en déclin dirigé par un homme qui méritait bien le titre qu'on donnait si facilement aux femmes... Un hystérique.

Du mois jusqu'à ce que le jeune Albrecht Elberhard soit couronné empereur de l'empire allemand. Peut être que l’Allemagne allait enfin finir sa longue crise d'adolescent pour enfin devenir l'homme qu'elle avait commencé à être. Et pour cela la première personne avec qui le nouvel empereur avait pris rendez- vous était là, devant le miroir, à coiffer son impériale moustache rousse, prêt à le recevoir. Enfin du moins officiellement Friedrich était le premier dirigeant avec qui le Kaiser avait une entrevue. Mais vu la lettre que l'empereur avait reçu cela ne l’étonnerait nullement de savoir que le jeune homme ne s’était pas arrêté à sa personne. Enfin on était venu annoncer à l'empereur Edelstein de l'arrivée de son invité.

—-Fort bien. Nous arrivons sous peu.

L'empereur aurait bien eu une raison de refuser cette entrevue qui n'avait aucun rapport direct avec le nouvel empereur. Bien au contraire voir cette jeune personne prendre les devants quant aux relations tendues entre les empires du temps du précèdent empereur était un acte on ne peut plus positif.

Mais c’était plutôt la malédiction qu'il avait reçu à la naissance qui, depuis la mort de sa défunte femme, posait soucis. Plus questions de gaz empoisonné sous l'énervement mais un regard de marbre qui pouvait pétrifier s'il regardait quelqu'un trop longtemps. Enfin quand il arrivait à maîtriser le pouvoir. Alice Liddel, sa belle sœur, avait aidé en ce sens mais c’était loin d’être une maîtrise parfaite. Aussi pour cette entrevue de la plus grande importance où l'avenir de l’évolution des relation entre les deux empires se jouait, l'empereur austro-hongrois porterait des lunettes aux verres magiques qui bloqueraient son don.

Après les dernières vérifications l'empereur fit un demi-tour sur lui-même dans un grand mouvement de bras, accompagné de son impériale cape pour se diriger vers son invité de marque. Voilà donc le jeune empereur. Il avait bien changé depuis le mariage avec une noble de la cour austro-hongroise. Il fallait avouer que cela faisait de nombreuses années qu'il ne l'avait pas vu. L'empereur apprécia fortement les efforts menés par les représentants de l’Allemagne concernant la défunte impératrice. C'était d'autant plus appréciable que le père de l'homme qui était face à lui ne l'aurait certainement jamais fait. Friedrich tendit la main en signe d’égalité, du moins entre les deux hommes, pour une poignée de main franche et sincère. Mais avant de répondre à l'empereur allemand, les deux dames s’avancèrent pour recevoir un baise main qui frôla les gants de chacune dans de légers mouvements aussi fluides que gracieux.

— Bien le bonjour et bienvenue sur nos terres, Kaiser Albrecht Elberhard, impératrice Katharina Elberhard et madame Gretchen Elberhard. Les portes publiques de Vienne vous sont ouvertes, aussi bien celle des galeries d'arts que de nos restaurants.

L'empereur austro-hongrois regarda son homologue allemand. Il avait grande hâte de discuter en tête a tête avec cette noble personne.

— Sachez que nous apprécions et, par la même occasion, nous vous remercions pour le deuil que vous portez au nom de la défunte impératrice. Nous n’oublierons pas ce geste, soyez en certain. Mesdames nous avons fait préparer, au cas où vous désiriez visiter la capitale de l'art, un de nos plus beaux fiacres. Mais si l’impératrice le désire, nous avons à disposition des chevaux pure race hongrois qui peuvent vous être alloué si vous le désirez.

Car après tout le cheval en ville était aussi banal que les fiacres. On voyait même plus de chevaux que de fiacres à vrai dire. Il avait même la priorité sur la route.

— Loin de nous l'idée de vous presser. Mais il y a énormément de sujets que nous aimerions pouvoir aborder avec votre fils et pour vous impératrice, votre époux, l'empereur Albrecht Elberhard. Mon haut conseiller Ronove est à votre entière disposition pour vous servir et vous faire visiter la capitale dans les moindres recoins.

Après avoir de nouveau fait un baise main à chacune des deux femmes, l'empereur, dans un nouveau mouvement de cape, invita son homologue à le suivre dans une salle plus appropriée. L'empereur fit ouvrir une salle qui était très vaste. Comme toute pièce de ce château elle était remplie d’œuvres d'art toutes aussi différente les unes que les autres. Des tableaux du grand Ferdinand Georg Waldmüller ou diverses sculptures de marbre ou de bois. Il y en avait même une de verre qui avait la forme d'un renard roux. Mais comme bien souvent la plus belle pièce de la salle était un piano rouge et blanc aux touches d’ivoire aussi luisantes que des pierres précieuses.

L'empereur prit place après avoir replacé ses lunettes.

— Prenez donc place je vous prie. Nous avons beaucoup de choses à nous dire. Nous ferons venir quelques collations diverses ainsi que quelques petites surprises. Si vous le désirez et êtes d'accord avec cela.

L'empereur roux avait pris place dans un large siège de bois au coussin rembourré de laine de qualité. Il attendit que l'empereur allemand prenne place dans la seule autre chaise de la pièce et ensuite les choses sérieuses allaient commencer.


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MessageSujet: Re: [MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)   Mar 20 Déc - 0:09

Les réintroductions se sont bien déroulées, Kat et ma mère partent pour voir de la famille en fiacre et nous nous dirigeons actuellement en direction d'une salle pour rentrer directement dans le vif du sujet. Bien. La majorité de mes scénarios catastrophes viennent déjà d'être écartés - la plupart commençant par une parole déplacée.

Le court trajet jusqu'à la pièce en question est on en peut plus agréable, le château étant décoré avec goût - ce dont ne peuvent pas se vanter la plupart des seigneurs allemands - et la pièce en elle-même est décorée avec une profusion de tableaux qui me laisseraient presque jaloux.

A son invitation, je prend place dans la deuxième chaise et accepte sa proposition de collation.

"Ce serait avec plaisir, merci."

Il est temps de passer aux choses sérieuses. J'ai longtemps planifié cette entrevue, parce qu'elle représente un réel défi pour moi. Il faut que je puisse convaincre un autre empereur de me prêter main forte sans tourner ma nation au ridicule ou la décevoir. Une tâche qui n'est pas aisée vu l'état actuel de mon pays et des relations internationales. Pas question cependant d'y renoncer.

"Je vous remercie à nouveau pour cette offre de discussion. Comme je vous l'avais dit dans ma lettre, l'état de l'Allemagne est préoccupant. Et je crains que sans alliés comme nous le fûmes au temps de mon père, celui-ci ne fasse que s'aggraver avant de tomber dans une guerre civile ouverte."

Si le ton de départ était chaleureux, il est maintenant devenu grave. La situation est très dangereuse; autant pour la nation que pour ma personne. Si les seigneurs venaient à s'unir - ce qu'ils pourraient faire, notamment face à une menace externe - je serais balayé sans pouvoir réagir.

"J'ai été ferme dès mon arrivée au pouvoir, ce qui m'a permis de voir quels seigneurs étaient réellement fidèles à l'empereur. Les plus craintifs et les rares fidèles se sont immédiatement rassemblés sous ma bannière. Tandis que les autres..."

Mes yeux s'assombrissent et me pensées s'égarent pendant un très bref instant.

"Les plus opportunistes restent dubitatifs et préfèrent voir si je vais montrer agressif ou retomber dans les excès de mon père pour qu'ils puissent reprendre le contrôle. Puis viennent les plus récalcitrants. Ceux qui au mieux m'ignorent et au pire ont rompu tout contact avec ma personne et agissent comme des pays au sein du mien."

Je récupère alors une lettre soigneusement pliée dans la poche de ma veste. Avant de la montrer à l'empereur, je la fais tourner entre mes doigts en expliquant son contexte.

"Le règne de mon père n'a pas fait qu'éloigner les seigneurs. Il leur a aussi fait perdre tout respect de l'empire et de la personne à sa tête. Cela se manifeste dans l'arrogance à laquelle je dois faire face, même dans les lettres les plus insignifiantes."

Je déploie alors la lettre, que je pose devant l'empereur. Je l'ai gardé pendant longtemps, d'abord stupéfait de son contenu, avant de réaliser à quel point elle illustrait ce qui ne va pas avec l'Allemagne : les seigneurs manipulateurs qui ne peuvent pas voir plus loin que leur propre personne.

"Mon conseil filtre à présent ce genre de missives et gère les tâches qui ne requièrent pas une attention impériale. Mais le réel problème réside dans le fait que je n'ai pas de prise sur ses seigneurs, mon armée étant... ce qu'elle est." L'agacement transparait pendant quelques secondes sur mon visage. "Sans aide extérieure, je n'arriverais au mieux qu'à maintenir la situation actuelle."

Et nous savons lui et moi ce qui arriverait au pire.

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MessageSujet: Re: [MI AOÛT 06] Ohne Dich (ft. Friedrich Franz Edelstein)   Dim 5 Fév - 14:07

À l'annonce de la demande de la visite diplomatique l'empereur Edelstein avait mis un vrai champ de bataille en place. Non pas sur la politique mais sur le plan alimentaire, ou plutôt sur ses colonies exotiques.

Le Kaiser avait donné son accord. L'empereur n'avait eu qu'un regard à donner à un serviteur pour que celui-ci parte de la pièce. Ainsi il pourrait mener à bien les désirs de l'empereur moustachu.

Pendant ce temps là le Kaiser remercia à nouveau l'empereur austro-hongrois. Au moins les excuses sortaient de la bouche du jeune Kaiser. Cela changeait de son défunt bourru de père. La situation de l'Allemagne Friedrich la connaissait très bien. Il avait toujours une oreille tendue à la politique, du moins de ses voisins frontaliers. Mais la politesse était une chose sur lequel il ne faisait pas main basse et laissa le Kaiser finir de lui expliquer les diverses choses.

Certaines paroles avaient intrigué, non, on ne peu plus étonné l'empereur. Des seigneurs qui régnaient comme si ils étaient indépendants. L’expression « comme un pays dans l'empire » était plus que judicieusement utilisée.

Et bien que l'empereur savait quoi répondre sur le sujet il semblait que le jeune Kaiser n'avait pas encore fini. Soit, l'empereur n 'allait pas répondre de suite. Apparemment l'empereur roux allait même avoir la chance, si on pouvait dire cela ainsi, de voir directement le genre de mécréant qu’étaient devenus certains seigneurs allemands.

Alors que Friedrich prenait la lettre en question, autour d'eux tout commençait à s'agiter. On pouvait voir une vingtaine de domestiques s'agiter autour d'eux.

On commença à placer derrière chacun des empereurs une fontaine géante qui marchait grâce à un procédé magique dont l'empereur n'avait pas retenu le principe. Mais ces objets avaient une fonction apaisante. Comme dans ses colonies d’Amérique du Sud, il y avait beaucoup de cascades cela allait les mettre dans l'ambiance voulue.

L'empereur ne réagissait pas le moins du monde sur ce qui les entourait. Au contraire il était détendu. Il lisait progressivement la lettre que le Kaiser lui avait donné.

Mais les domestiques continuaient leur travail d'orfèvre en un temps record. La salle fut vite investie de plantes et arbres des colonies de l'empereur roux.

Il avait été installé, non loin du Kaiser, un immense fushia en pot qui était des colonies des Amérique du Sud. Alors que pendant ce temps là c’était un arbre à papayes qui était installé non loin de l'empereur. L’arbre était de taille moyenne, taille grossièrement humaine.

On fit installer aux fenêtres des rideaux de couleur verdâtre pour l'ambiance. Chaque fenêtre de la pièce se voyait accompagnée de trompettes des anges écarlates. Sur la large table étaient posés plusieurs plateaux de fuits contenant maracuja, tomate del arbol. On posa même des noix de coco du côté du Kaiser sculptés en choppe de bière avec une paille métallique dedans, alors que celles du côté de l'empereur étaient sculptés en différentes notes de musique. Le lait de coco était très réputé dans les régions de l'ouest.

La touche finale fut plusieurs arbustes de passiflore dont leur couleur donnait une ambiance vraiment exotique. Alors que les divers arbres cachaient les murs de brique et de pierre qui donnaient presque l'impression d’être au milieu d'une petite jungle exotique. Trois domestiques posèrent une énorme pastèque en forme de panier pile au centre de la table. Le contenu de la pastèque était encore une fois bien varié en fruits exotiques comme le roucou, melon a corne, kiwi et tamarillo.

Pour finir on apporta du cacao dans une tasse de porcelaine à chacun des dirigeants accompagné de sucre roux. Il fallait espérer que le Kaiser aimait les boissons amères.

— Cette lettre est... comment dire cela...

Friedrich laissa tomber la feuille de papier sur la table pour attraper une papaye de l'arbre qui était à ses côtés.

— Nous n'allons pas prendre de détours. Cette lettre est inacceptable pour tout souverain qui se respecte. C'est là un affront. Nous ne sommes pas pour faire des exemples, mais il faut savoir sévir. Que pensait cette personne qui n'a rien de noble ? Vous dire comment diriger votre empire ?

Friedrich regarda le fruit qu'il venait de cueillir avant de regarder droit dans les yeux le Kaiser.

— Un tel comportement ici mériterait la peine capitale. Nous pensons être un bon souverain au jugement clair et impartial. Et bien que nous pouvons comprendre la démarche de ce simili de seigneur, on ne parle pas à son empereur de la même façon qu'à son ami d'enfance.

L'empereur posa le fruit exotique sur la table à côté de la tasse de cacao.

— De ce que nous avons compris, ce mécréant possède un des plus grands duchés de votre empire. C'est bien cela ? Si cela s’avère correct il faut réagir vite. Du moins c'est ce que nous vous conseillons. Les paroles qu'il a eu envers vous sont claires. Il veut vous voir diriger votre empire comme il l'entend lui même et non comme vous le désirez. Mais vous êtes le Kaiser non ? Il faut savoir être craint tout comme être apprécié. Les deux sont compatibles. De plus il ne nous semble pas que c'est aux nobles de décider chez vous, mais bien a vous le Kaiser. Que comptez vous faire ? Qu'avez vous besoin précisément ? Nous sommes ouverts à vos propositions et sommes prêt à revoir nos traité d'alliance entre nos deux empires.


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