Partagez | 
 

 Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
✦ Libre pour RP ? : 2 places libres. N'hésitez pas à me contacter par MP.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Shísān Wǔ, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Propriétaire d'un grand magasin sur Emerald
✦ Pouvoir: Résistance aux toxines
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille   Mar 8 Nov - 22:21
« En Scandinavie les sorciers poussent comme des champignons. » lui avait assuré Oskar lors de l'une de ces discussions par miroir magique. Il avait le regard brillant, les doigts fébriles qu'il agitait pour mieux souligner ses propos. Il était un gosse qui venait de découvrir le pays de Cocagne. « Ils ont même créé une école pour enseigner la magie. On dit que les Scandinaves sont barbares mais en matière de magie ce sont des pionniers. » La discussion avait beau remonter à des années elle demeurait de première actualité. La Scandinave faisait parti de ces terres où la magie rayonnait plus fort qu'un phare. Hildegarde avait fini par se décider à s'y rendre. En ces terres où la magie coulait aussi impétueusement que le Danube, l'Austro-Hongroise espérait trouver une âme capable de rejoindre la Loge. Et, qui sait, rencontrer ce fameux Klaus dont la baronne et la petite Ofelia avaient dit tant de bien, se portant garantes de sa plus complète innocence.

La femme avait veillé à retirer le plus petit accessoire technologique qu'elle pouvait porter sur elle – même cette montre qui permet de voir où se trouve les proches qui nous tiennent à cœur. Elle ne voulait pas risquer d'être rapatriée à la frontière à cause d'une bagatelle qui aurait fini dans une de ses poches. Naviguant en navire volant jusqu'au nord de l'Allemagne, Hildegarde finit la traversée sur le pont d'un bateau bien plus classique jusqu'à atteindre les abords de l'empire scandinave.

Mettant pied à terre, engoncée dans sa robe de voyage, Hildegarde observa les environs avec la mine typique d'une Occidentale découvrant une contrée exotique. Ses yeux ne se détournèrent pas alors que des hommes, plus hauts qu'une armoire de grand-mère, arboraient leurs tatouages tribaux sur des peaux burinées par le soleil. Son regard ne cilla pas à la vue des femmes aux longues tresses qui se mouvaient au sein de leurs comparses masculins avec des aplombs de reine, une dague frappant leur flanc. Hildegarde observait, découvrait les yeux grands ouverts une culture qui lui était inconnue. Ses doigts triturèrent le chaînon qui retenait le pendentif magique acheté avant son voyage – un traducteur. Objet fort pratique qui lui permit de comprendre ce qui se disait autour d'elle.

La valise tirant sur son bras, l'Austro-Hongroise alla quérir quelques informations auprès de la première gargote venue – une taverne suintant l'ambroisie à plein nez. On lui accorda tout ce qu'elle demandait, répondant à ses interrogations tout en lui fourrant, entre les mains, une sorte de chausson fourré à la viande. Payant malgré tout par principe, Hildegarde sourit en comprenant pourquoi son frère aîné avait tant apprécié ces contrées. Il régnait en ces terres une hospitalité qui manquait dans bien d'autres pays.

Suivant les indications qu'on lui avait donné, Hildegarde sortit du bourg sillonnant le chemin, veillant à ne pas sortir au-delà des limites. Entre ses dents le friand s'émiettait, répandant sa douce chaleur. La neige crissait sous ses pieds, encore tenace en cette période de l'année. Le cri des corbeaux l'alerta en premier. On l'avait prévenu « L'est du corbeau l' chaman. Vous entendrez ses oiseaux avant d' le voir. » Hildegarde n'aurait su les dénombrer. De multiples yeux, ronds comme des billes, l'observaient depuis leur perchoir – suspendus dans les branches des arbres environnants de cette forêt qui l'avait englouti sans prévenir. Les ailes, multiples, brassaient l'air. Les croassements l'encerclaient annonçant sa venue.

Hildegarde pencha sa tête en arrière, appelant avec toute la force de sa voix, tentant de percer ceux des corbeaux.

« Chaman Andreas Ström ! Je viens pour vous voir. Je suis Hildegarde Müller. Je suis sorcière... comme vous. Je voudrais vous parler... Je voudrais rencontrer un collègue en magie. »

Elle espérait que la traducteur avait su remplir son office et que sa voix était parvenu jusqu'à l'homme. Se cachait-il sous l'apparence d'un de ces corbeaux ?



Devise de la loge des sorcières par Ofelia Ay.

La broche lui servant d'artefact.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le corbeau
Andreas Ström
✦ Libre pour RP ? : Dispo !

✦ Double-compte : T.James



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Chaman & Guérisseur
✦ Pouvoir: Aucun !
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille   Lun 12 Déc - 15:41
Ils sont nombreux aujourd'hui. Le nez levé vers le ciel et les lèvres légèrement gercées par le froid encore tenace malgré le mois d'avril bien entamé, tu observes le ballet gracieux des corbeaux, qui tout autour de toi croassent et exigent ce que tu te refuses à leur donner. "Vous seriez gras si j'écoutais mon coeur." avais-tu murmuré à la fin de ce rude hiver, et si tu pensais que tes frères comprendraient au bout de quelques jours, voilà qu'ils sont toujours là, plus nombreux chaque jours, à tourner autour de toi et espérer que généreux comme tu es, tu cèdes pour eux. Il glisse d'entre tes lèvres un discret soupir, alors que dans un tintement délicieux, dû au carillon que tu portes avec toi, tu te remets en marche, t'enfonçant un peu plus dans la forêt pour retrouver l'épaisse et solide tente que tu as dressé en ton campement du moment. Tu pourrais résider au bourg, au milieu de ceux qui ont tant besoin de ton aide, mais par crainte des voix que tu penses avoir entendu il y a quelques semaines, tu préfères t'exiler et vivre au milieu de tes frères… Eux qui le moment venu, seront plus à même de contacter le grand esprit qui sous son aile t'a pris.

La neige craque doucement sous ton pas léger, se mêlant étrangement bien aux jacassements des corbeaux qui ne cessent de te suivre, et au tintement de se carillon que tu portes, dans l'idée un peu étrange d'ainsi plaire aux esprits qui pourraient régner dans les sous-bois. Et quelle idée, n'est-ce pas ? Le jeune couple à qui tu as réclamé cette petite chose n'ont pas compris. Ils étaient deux à te regarder et deux à s'interroger. Eux pensaient te céder un peu d'argent, mais non. "C'est la clochette que je veux." avais-tu insisté d'une voix fatiguée. Tu pensais, et tu crois même, qu'elle est en mesure de repousser et d'apaiser les forces capricieuses qui pourraient avoir envie de t'attaquer. Tu ne te doutes pas de l'incohérence, voir de la stupidité de se raisonnement, mais ne voulant pas te contrarier, eux t'ont cédés la clochette et le reste de l'Univers se désintéresse des croyances idiotes qui peuvent te rassurer. Le monde ne s'intéresse pas vraiment à tes superstitions farfelues et la seule personne qui pourrait s'en soucier ne te donne, pour l'instant, pas la moindre nouvelle.

D'un battement de cils, tu tentes de te souvenir de cette dernière lettre que tu as reçu, de cette missive, qui si sagement conservée contre ton coeur a été lu et relu jusqu'à en abimer le papier, est la dernière que tu aies trouvé dans les serres d'un oiseau. Et depuis… Depuis tu guettes les cieux, dans l'espoir de voir tomber du ciel, une des missives de l'homme que tu aimes tant. Mais rien ne vient. De l'Allemagne tu ne perçois que le silence et des esprits que tu consultes, des réponses qui n'ont aucun sens. "Nous ne savons pas mais nous pourrions savoir." "Il est là sans l'être. Bien sans le savoir. Mal parce qu'il sait." Il glisse d'entre tes lèvres une volute de buée, un soupir, un regret, puis ta simple respiration alors que tu cesses ta marche, laissant ton regard se perdre sur les arbres que tu trouves soudainement bien agités. Tes sourcils se froncent alors que les corbeaux s'agitent, non par pour réclamer un peu grain, mais plus parce que quelque chose, ou du moins quelqu'un approche. Tes doigts se referment un peu plus sur ton bâton de marche, tandis que le vent discret vient lentement déranger les plumes de ton manteau. Ta peau te picote légèrement et enfin, au loin tu entends cette voix, à l'accent étrange pourtant familier, qui t'appelle et réclame ta présence. Tu hausses un sourcil, vaguement amusé par cette demande, tandis que vient se poser sur ton épaule, un corbeau. L'oiseau attrape entre son bec une mèche de tes cheveux avant de se blottir dans ton cou, t'arrachant de ce fait, un léger sourire.

"Serais-tu curieux ?"

Tu le penses. Tu considères le Grand Corbeau être joueur et apprécier qu'on le demande. Et toi, en étant son protégé, tu le représente d'une certaine façon. Tu es l'homme qu'il apprécie et qu'il protège. Celui qui aimé de ses enfants, marche parmi les mortels. Après une légère caresse que tu donnes à l'oiseau sur ton épaule, tu te mets en route, suivant les indications de tes frères. Tu ne sais pas combien de temps il te faut pour rejoindre celle qui désire tant te rencontrer… Mais quand enfin tu te présentes à elle, c'est dans une nuée de corbeaux que tu apparais. Eux qui volent tout autour de toi et font se soulever gracieusement neige et plumes pour t'envelopper d'une aura qui fait doucement frémir ton échine osseuse. D'un air doux tu l'accueilles et d'un geste de la main, tu dissipes le nuage d'oiseaux sombres, t'offrant ainsi pleinement à la vue de l'étrangère. Bien rapidement, et discrètement, tu la détailles avant de desserrer les lèvres et d'avoir pour elle autant un sourire que du miel dans la voix.

"C'est un bien long voyage que tu as fait pour me trouver, Hildegarde Müller. Je me sens honoré d'avoir attiré l'attention d'une sorcière venu d'un pays bien lointain… Que puis-je faire pour toi ?"

Ça te ressemble bien, d'offrir tes services à ceux qui viennent à toi. Tu n'es pas le genre à poser des questions ou à te demander ce qui a pu la pousser à venir. Tout ce que tu veux savoir en cet instant, c'est ce que tu peux faire ou non pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
✦ Libre pour RP ? : 2 places libres. N'hésitez pas à me contacter par MP.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Shísān Wǔ, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Propriétaire d'un grand magasin sur Emerald
✦ Pouvoir: Résistance aux toxines
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille   Dim 18 Déc - 18:56
Hildegarde n'aurait su quantifier le temps qu'elle demeura ainsi, sa valise à la main, encerclée par les bois et les corbeaux qui croassaient, tantôt en sa direction, tantôt en ce qu'elle supposait être un dialogue. La bourgeoise finit par lâcher sa valise, la laissant tomber à ses pieds tout en enfouissant ses mains dans les poches de son manteau. Le froid lui picotait la peau, rosissait ses joues. Lorsque la horde de corbeaux surgit d'entre les branches, emplissant l'air du battement de leurs ailes, Hildegarde eut un geste de recul interloqué. Un homme surgit de l'entrelacement de branches et de plumes. Pendant quelques instants, le temps que l'homme s’extraie de sa délégation, Hildegarde crut qu'un hybride-corbeau lui faisait face. Avant de constater qu'il semblait aussi humain qu'elle.

Hildegarde tiqua sur le tutoiement outrageusement familier avant de se rappeler de ses discussions passées avec son aîné. Les Scandinaves ne s'encombraient pas de formules ampoulées et d'une politesse hypocrite. Ils parlaient en toute franchise, quitte à perturber leurs interlocuteurs. Puis l'homme demeurait poli et courtois malgré tout. L'Austro-Hongroise esquissa une révérence, basculant son buste en avant avant de se redresser.

« C'est moi qui suis ravie de vous rencontrer Andreas Ström. L'explication de ma venue jusqu'en ces contrées pourrait s'avérer longue. Mais je me dois de vous toucher quelques mots avant d'oser vous demander un siège et une boisson chaude. » Sans quoi elle allait geler sur place, elle le sentait. « Voyez-vous avec d'autres sorcières nous avons commencé à former une Loge. En soit nous avons décidé d'aider nos semblables en réunissant nos compétences. Notre but est de préserver la sorcellerie, qu'elle quel soit, et d'aider ceux et celles qui n'ont pas la chance de vivre dans une contrée autorisant leur existence. »

Hildegarde préféra ne mentionner aucun pays clairement, comme si en prononcer le nom provoquerait un désastre supplémentaire sur les sorcières vivant en ces terres désolées. Un picotement naquit au sein du nez de l'Austro-Hongroise qui tenta de l'ignorer, se concentrant sur les paroles qu'elle adressait à son interlocuteur.

« Nous ne sommes encore que peu et j'ai profité d'un congé pour tenter de trouver de nouvelles recrues. Évidemment si vous n'êtes pas intéressé je... Atcha ! »

Le picotement avait eu raison d'elle, se muant en un éternuement qui résonna au sein de la forêt devenue quasi silencieuse. Hildegarde eut une moue contrite, se forçant à sourire pour dissiper la gêne provoquée par l'incident.

« Comme vous le voyez, le froid ne me réussit pas. »



Devise de la loge des sorcières par Ofelia Ay.

La broche lui servant d'artefact.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille   Aujourd'hui à 1:02
Revenir en haut Aller en bas
 

Avril 06. L'on ne doit pas confondre corbeau et corneille

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Scandinavie-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat