Janvier 6. Odyssée culturelle

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Hildegarde Müller
Glinda, la sorcière du Sud
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Dim 27 Nov - 18:06

La mission assignée à Hildegarde Müller par les Pères Fondateurs de Emerald avait le mérite de la pousser à se changer les idées. La nouvelle année lui rappelait que cela faisait deux ans qu'elle était veuve. Son mari avait trouvé la mort alors que la cité volante était victime d'un acte terroriste. Piétiné à mort par les habitants qu'il avait voulu aider, son corps avait été méconnaissable, outrageusement mutilé. La vision avait déclenché une fausse couche chez l'Austro-Hongroise qui, en une journée, perdit mari et enfant. Un gouffre duquel elle avait pu sortir avec l'aide de Elphaba, quitte à se prendre plus d'un sarcasme pour retrouver cette volonté qui la caractérisait si bien.

Elle se jeta dans sa mission pour mieux tourner la page, reprendre complètement pied. Connue par la cité volante aussi bien par la popularité du Grand Magasin de feu son époux que pour ses fêtes mondaines, Hildegarde avait été choisie pour sa popularité sans faille et ses origines qui permettraient de mieux échanger avec l'Autriche-Hongrie. Un échange culturel avait été amorcé, depuis novembre de l'an 4, entre les deux contrées. Hildegarde avait, elle même, pu voir les artistes envoyés par l'Autriche-Hongrie dont Emmerich Rosenberg qui l'accompagnerait durant sa mission.

Durant leur voyage en navire volant jusqu'aux terres austro-hongroises la bourgeoise n'avait eu de cesse de questionner le jeune homme, heureuse de retrouver un autre habitant de cet empire. Arrivés sur les terres austro-hongroises ils devraient entrer en contact avec un pilote qui se chargerait du reste de leur épopée, nul autre qu'un voyage dans plusieurs villes de l'empire afin de récupérer quelques biens culturels tout en offrant des œuvres du même acabit de la part de Emerald.

« Ah ce que c'est bon de retourner chez soi. » souffla Hildegarde en posant pied au sol, s'extasiant devant toute cette foule bigarrée. « Où devons-nous déjà retrouver ce bon monsieur, Herr Rosenberg ? »

Emmerich avait beau être plus jeune, Hildegarde semblait être la plus surexcitée du duo et la moins mature. L'homme ouvrit son carnet, annonçant d'un ton poli.

« Au café Sacher, Frau. »

Glissant son bras sous celui de son comparse, Hildegarde avança aux côtés de Emmerich toute guillerette, ses sombres pensées envolées. Respirer cet air lui rappelait son auguste jeunesse sur le sol austro-hongrois. Le carillon tinta lorsqu'ils poussèrent la porte de la boutique où exhalait la fragrance forte du café. Expliquant la raison de leur venue à l'employé à l'accueil, Emmerich guida l'Austro-Hongroise jusqu'à une table occupée par un homme.

« Herr Genmann ? Enchanté. Nous sommes les envoyés de Emerald que vous êtes chargés d'escorter. »
« Oh que de rigueur Herr Rosenberg ! » se moqua Hildegarde. Se glissant hors du bras de son cavalier, dans un mouvement presque reptilien, Hildegarde se positionna devant Leonhardt. « Enchantée Herr ! Vous êtes le premier pilote que je fréquente. Vous devez être flatté de participer à une telle entreprise. Oh, ne niez pas. J'en suis certaine ! Bien. Nous devons nous rendre au Musée Nouveau de Budapest. L'enjeu est important voyez-vous ! »

Hildegarde avait levé un index sentencieux en l'air pour mieux appuyer l'importance de sa mission. Index qu'elle baissa pour le poser sur sa lèvre inférieure.

« Mais je suppose que nous avons le temps pour un petit café. Un café viennois. Ah rien ne les égale, n'est-ce pas, messieurs ? » Et de continuer, palabrant toute seule. « Et le strudel. On ne peut boire un café sans une part de strudel. C'est décidé. » affirma-t-elle sans demander leur avis aux intéressés. « Je paye les consommations. »

Et de s'asseoir, avec l'aplomb d'une reine, à la table de Leonhardt.




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Leonhardt Genmann
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Dim 27 Nov - 20:24
Leonhardt tira sur sa cigarette et expira une bouffée de fumée.
Cela ne faisait que deux mois qu'il était en Autriche-Hongrie, à Vienne plus précisément, et malgré les événements exaltants vécus avec Mary le mois dernier, il s'ennuyait à en mourir. Trop d'art et d'artistes, dans ce pays. Déjà qu'il ne s'y intéressait pas à l'origine, à présent il ne pouvait plus les voir en peinture.
Hin, assez ironique comme expression.
C'était donc pour cette raison qu'il avait choisi de faire de ce travail le dernier avant de partir pour de meilleurs horizons. Quant à sa destination... et bien, il irait là où le vent le porterait. Sauf si sa soufflait en direction de la Roumanie ou de l'Allemagne, ces pays-là, il les avait assez vus...
L'androïde lâcha un soupir et jeta un œil à l'horloge du café. Ces lieux suintant la bourgeoisie dans le moindre de leurs recoins l'agaçaient au plus haut point et il n'avait qu'une hâte : partir d'ici pour rejoindre son cockpit! Et puis les autres clients le regardaient un peu de travers, sans doute à cause de sa tenue de pilote, et certains chuchotaient même des remarques désobligeantes. Baah, au moins le café était bon, et ses passagers ne tarderaient plus à arriver. Mais pour lui donner rendez-vous dans un tel endroit, ils devraient être eux aussi des bourgeois... Urgh, ils avaient intérêt à pas lui casser les pieds où il leur ferait connaître la pleine mesure de ce que l'on appelle communément "le mal de l'air".

Leonhardt allait fusiller un couple de clients du regard quand le carillon à l'entrée résonna dans la boutique et qu'une jeune femme accompagnée d'un homme firent leur entrée. Le duo croisa alors son regard et se dirigea vers lui, la fille en abordant un large et pimpant sourire, et le pilote devina qu'il s'agissait de ses clients.
Hin, trop de bonne humeur tue la bonne humeur... songea-t-il en arquant un sourcil alors qu'ils se plantaient devant lui.

- Herr Genmann ? Enchantés. Nous sommes les envoyés de Emerald que vous êtes chargé d'escorter, se présenta l'homme.

Leonhardt exhala de la fumée et serra la main de ses clients avec un air neutre et nonchalant.

- Leonhardt Genmann. Z'êtes m'sieur Rosenberg et mamzelle Müller? demanda-t-il sans grande sympathie.

La jeune femme enchaîna directement avec un monologue enjoué qui inscrivit peu à peu la marque de l'agacement sur le visage émacié de l'androïde. Les gens dynamiques étaient certes plus appréciables que les personnes amorphes, mais Leonhardt appréhendait de devoir voyager en telle compagnie sur des kilomètres et des kilomètres. Il finirait sans doute par en avoir plus qu'assez et mettre en place la fonction "siège éjectable à ressort" dont il avait un jour eu l'idée. Et puis, comment ça, "il devait se sentir flatté"? Elle se prenait pour qui celle-là?! Décidément, les demoiselles austro-hongroises ne manquaient pas d'air... Cependant, elle avait cité les mots "enjeu" et "important". Et pour Leonhardt qui aimait les défis, ça lui apportait au moins le minimum syndical en termes de motivation, même s'il devrait supporter cette tornade tout le voyage. D'autant plus que leur destination n'était rien de moins que la fameuse Emerald! Même s'il ne l'avouerait sans doute jamais à voix haute, Leonhardt avait toujours rêvé de se rendre un jour à la cité volante. Avec cette destination, le minimum de défi et le salaire en prime, cela faisait de ce travail un trajet sans doute bien plus intéressant que ses derniers boulots... Et puis, la cliente payait le café. Cela la rendait déjà plus supportable.
Continuant de laisser parler la d'moiselle Müller, il contint un soupir et sortit une carte de sa poche, avant de l'étaler sur la table.

- V'là notre plan de vol, déclara-t-il, sa cigarette entre les dents. Nous partons de Vienne dans une heure et demie, et devrions arriver à Emerald trois jours plus tard, peut-être plus tôt si nous ne rencontrons ni problèmes ni perturbations. Notre embarcation est un aéronef de format privé, bien plus petit qu'un dirigeable standard mais plus rapide et plus maniable. Selon la façon dont se déroule le trajet, il est possible que nous ayons à faire une escale aux deux-tiers du chemin, mais je ne pense pas que ça soit nécessaire. Des questions?

Leonhardt avait légèrement plus surveillé son langage que d'ordinaire. Pas qu'il se souciait de la façon dont il serait considéré par ses clients, mais généralement c'était meilleur pour les affaires. Et puis ce ne serait que jusqu'à ce qu'ils soient partis, après ils ne pourraient plus faire demi-tour et ils n'aurait à pas à s'inquiéter du fait que ses passagers décident de changer de pilote.





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Hildegarde Müller
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Dim 4 Déc - 19:30
Ne laissant pas son sourire de femme d'affaires quitter ses lèvres, Hildegarde observait le pilote en quelques coups d’œil furtifs tentant déjà de se faire une idée du personnage tout en l'écoutant exposer leur plan de vol. Le regard de la bourgeoise tiqua sur la cigarette allumée s'étonnant que personne, au sein du café, n'ait repris l'homme en lui rappelant qu'on ne fumait pas en présence de dames ou d'enfants. Mais peut-être l'homme avait-il rabroué l'employé poussant chacun à se taire et à subir sans moufter. Attitude typiquement allemande jugea Hildegarde, toute engoncée et auréolée de sa culture austro-hongroise qui considérait le voisin germanique, pourtant si proche physiquement, comme le petit cousin un peu décadent de la famille.

Les parts de strudel et les cafés apportés par le serveur empêchèrent toute remarque de cet acabit. Hildegarde sirota une gorgée, reposant la tasse dans un tintement de porcelaine.

« Vous parlez bien de notre retour à Emerald ? Il n'aura lieu qu'après la fin de notre périple en Autriche-Hongrie. Nous n'allons pas déjà repartir alors que nous venons d'arriver. » Hildegarde sourit d'un air entendu avant de trancher sa part avec sa fourchette. « Il nous faut déjà commencer par Budapest puis nous continuerons dans quelques grandes autres villes. Herr Rosenberg détient la carte. » souligna Hildegarde en jetant un regard à son compagnon de route.

L'homme acquiesça d'un hochement de tête avant d'ouvrir son carnet sur la table, dévoilant une carte de l'empire recouverte d'annotations. Emmerich fit glisser l'objet sur la table, parmi les tasses et assiettes, laissant Leonhardt le consulter à sa guise.

« Et si vous le souhaitez, et contre contribution bien entendu, vous pourriez nous aider à déplacer les œuvres que nous allons échanger. Cela risque de remplir votre aéronef. » Après un temps Hildegarde ajouta comme si elle avait senti un point de tension qu'il fallait dénouer. « Je suis gérante d'un Grand Magasin Herr et mes employés sont toujours payés à la hauteur de leurs tâches. Soyez sans crainte pour votre salaire. »

L'argent n'achetait pas le bonheur mais faisait tourner le monde. Hildegarde avait toujours vécu au sein d'une famille aisée. Mais son père lui avait appris que tout travail méritait son salaire et que rien n'était plus gratifiant que l'argent gagné à la sueur de son front – à l'inverse de celui des nobles reposant sur des siècles de pseudo-mérites dorés et clinquants.

Hildegarde avala un morceau de sa part, soupirant d'aise.

« Le strudel de Vienne est aussi savoureux que dans mes souvenirs. Oh et, Herr Genman, c'est madame Müller. » précisa Hildegarde en montrant la bague glissée à son doigt.

Même si son époux était mort, elle demeurait liée à lui.

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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Lun 12 Déc - 21:06
Ah. Ainsi donc ce travail ne serait pas expédié aussi vite qu'il l'avait crû. Leonhardt retint de justesse un soupir agacé. Il aurait dû mieux lire son contrat, au lieu ne faire que le survoler. Mais bon, un travail restait un travail, et il n'allait pas cracher dessus. D'autant plus qu'il avait un peu dilapidé à Noël pour s'offrir une très bonne bouteille d'alcool qu'il avait consommé en solitaire dans son appartement miteux. Mais cela n'avait pour lui rien de triste, après tout il aimait la solitude.
Du moins, c'est ce dont il s'était convaincu.
Sauf que là pour le coup, il pouvait dire adieu à sa solitude adorée pour un bout de temps. D'autant plus que la cliente lui proposait une charge supplémentaire de boulot. Et allez, encore un qui voulait lui faire faire un job pour lequel il n'avait pas postulé... Ceci étant, la miss payait, et l'argent ça ne se refuse pas.

- Bien, c'est vous qui payez m'dame, c'est vous qui voyez pour l'trajet. Et c'est entendu, je vous filerai un coup de main pour porter votre bord... vos œuvres d'art. Ah, et n'vous inquiétez pas pour la place, la soute devrait faire l'affaire. Je peux voir cette carte? demanda-t-il ensuite avant d'écraser sa cigarette sur sa soucoupe.

Le pilote attendit qu'on lui tende la fameuse carte pour y jeter un œil. C'était effectivement une sacrée course... Mais il pourrait voir du pays, et ça payait bien. Et surtout, il pourrait piloter, et ça c'était encore mieux.
Attrapant nonchalamment un gâteau qui traînait devant lui, il étudia une nouvelle fois ses clients et demanda :

- C'est votre premier vol dans un aéronef privé? Z'allez sans doute avoir froid, surtout en cette période de l'année, alors j'vous conseille de prendre des vêtements chauds. Pendant le boulot je tourne au café serré donc j'ai pas grand-chose d'autre à proposer en boissons, j'espère que ça vous ira. Et pour la nourriture, ce sera principalement du froid. A moins qu'on ne s'arrête faire des feux de camp, mais j'crois pas que ça rentre dans votre planning...

Bien sûr, carburer au café et à la viande séché ne dérangeait pas le moins du monde l'androïde. Après tout cela faisait partie de sa routine depuis plusieurs années à présent, et c'était une des choses qui faisait de ses courses privées des aventures. Des aventures, hein... L'image évanescente de sa jeune sœur Elise apparut alors dans son esprit, et il s'empressa de la chasser.

- Quoi qu'il en soit, j'vous recommande de bien profiter d'ces gâteaux et de vos cafés avant d'prendre la route.

Et sur ces mots il s'enfonça légèrement dans son siège, en prenant bien garde à ne pas trop s'appuyer sur ses ailes rétractées, et croisa les bras. Ce duo de clients ne semblaient de toute évidence pas fait pour les longs voyages, mais qui sait? P'têt bien que cette miss autrichienne en avait plus dans le ventre qu'on ne pourrait le croire...


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Hildegarde Müller
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Dim 18 Déc - 18:56
Le programme déployé par le pilote aurait probablement douché les motivations de bon nombre d'individus habités au haut standing et aux voyages de qualité avec pléthore de domestiques à leur service. Pas Hildegarde. La femme releva la tête, un éclat d'émerveillement dans les prunelles, telle une enfant à qui on venait de déclarer qu'elle allait pouvoir aller au parc zoologique. Les mains de l'Austro-Hongroise claquèrent l'une contre l'autre.

« Un aéronef privé ! Je n'ai jamais pu en approcher un. Oh, Herr Rosenberg... » continua-t-elle en se tournant vers son vis-à-vis. « … ce voyage va être d'un prolétarien exquis. »

Emmerich Rosenberg se retint de tout commentaire offrant un sourire poli à la femme. Cette dernière sautillait presque sur son siège, déjà empressée de monter à bord de leur moyen de locomotion.

« Finissons donc rapidement cet encas pour monter à bord de votre navire, Herr Genmann. Votre régime sera le nôtre. Cela ne pourra que faire du bien à mon corps. Je me suis un peu empâtée ces derniers temps. Le sucre c'est d'un délice mais à trop s'y plonger, on en paie les prix. Les courbes c'est d'un gracieux mais point trop d'abus. » disait-elle tout en finissant sa part à grands coups de cuillère à dessert.

Les consommations terminées, Hildegarde et Emmerich emboîtèrent le pas à leur pilote afin qu'il les mène jusqu'au fameux aéronef. L'Austro-Hongroise se tint coi durant tout le trajet, laissant les bagages à Emmerich qui, par chance, n'avait à s'alourdir que de deux valises pour Madame. Hildegarde avait su apprendre à minimiser ses bagages. Néanmoins lorsque la troupe arriva à l'aéronef, la langue de l'Austro-Hongroise se délia, se transformant en un babillage qui semblait n'avoir pas de fin – de même que son souffle.

« Si petit que c'en est presque mignon. Ça vous change des grands navires de croisière. Vous avez songé à une cabine personnelle pour moi, n'est-ce pas ? Une dame n'a pas à se mêler aux hommes, surtout s'ils ne sont pas de sa famille. Vous allez nous faire visiter ? Il me plairait beaucoup de découvrir les entrailles d'un tel engin. Je suis certaine que l'intérieur a le charme d'une garçonnière. »

Les bras enserrant les valises, Emmerich se pencha vers Leonhardt pour lui chuchoter quelques mots.

« Ne soyez point trop sévère avec Frau Müller. C'est une dame très... expressive. »




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Leonhardt Genmann
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Dim 18 Déc - 21:33
Leonhardt attendit que ses deux clients eurent fini leurs en-cas avant de les conduire à leur moyen de locomotion. C'était, comme il leur avait brièvement décrit, un petit appareil privé sans prétention. Les mains dans les poches et un air passablement renfrogné sur le visage, le pilote s'arrêta devant l'aéronef et croisa les bras avant de se retourner vers Hildegarde et son compagnon. Il apprécia le fait que la p'tite dame ne se soit pas plainte du régime forcé et qu'elle ait eu la décence de ne pas se montrer avec une tonne de bagages.
En voyant l'appareil, cette dernière s'enthousiasma comme une gamine dans un magasin de jouets et exprima son désir de visiter l'engin.
Leonhardt esquissa un sourire carnassier. Hin, une "garçonnière"? Elle serait pas déçue... Emmerich lui glissa un commentaire qu'il n'écouta qu'à moitié, et il enchaîna avec une réponse à l'intention de sa cliente :

- J'espère que vous n'avez rien contre les placards à balais, m'dame Müller... lâcha l'androïde en ouvrant la porte de l'aéronef. J'vous en prie, les dames d'abord...!

Leonhardt laissa passer ses deux clients avant de refermer derrière lui. L'intérieur était... étriqué. Et encore, c'était un euphémisme. Il n'y avait que deux petites cabines dans lesquelles on ne pouvait entrer guère plus qu'une couchette, une table de chevet et quelques valises, et le reste de l'espace était occupé par le cockpit, une sorte de salle de repos, une minuscule salle de bain et la soute. Cette dernière occupait d'ailleurs une bonne partie de l'appareil, en prévision de l'encombrante cargaison qu'elle serait amenée à contenir.

- Vot' cabine est là, m'dame, indiqua le pilote en ouvrant la porte d'une des deux cabines. M'sieur Rosenberg, z'avez qu'à prendre cette cabine, j'dormirais dans l'cockpit, j'ai l'habitude. Si vous voulez avoir plus d'espace, y'a le salon où vous pourrez patienter pendant le voyage. C'est aussi là qu'on prend les repas, notamment. Bon, j'vous laisse vous installer, et dès que vous êtes prêts on décolle!

Leonhardt renoua son écharpe autour de son cou et attrapa son casque de pilote qu'il attacha sur son crâne, tout en se dirigeant vers le cockpit. Il fit glisser ses doigts sur le volant de l'appareil et esquissa un léger sourire.
Haaa, rien de mieux que de tenir ce machin en main et de voler en toute liberté dans le ciel! Enfin, "en toute liberté", c'était vite dit... Mais il n'allait pas se gâcher le plaisir juste parce qu'il avait un trajet imposé. Après tout, ça f'sait partie du métier.
S'asseyant lourdement sur son siège et étendant ses pieds sur le tableau de bord, il s'alluma une autre cigarette et attendit en croisant les bras le signal de ses deux clients.






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Hildegarde Müller
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Sam 31 Déc - 1:03
HRP:
 

Le charme prolétarien accueillit Hildegarde dans toute sa crudité, loin de sa version fantasmée comme avait pu le rêver la reine Aurore en fondant, au sein de Versailles, une ferme bucolique toute proprette. La cabine portait fort bien son surnom de placard à balai. Hildegarde étendit ses bras, ses mains touchant les parois de part et d'autre de sa personne. Son index ganté glissa sur la table de chevet, recueillant une fine couche de poussière. Sa bouche se plissa.

« Mmmh. Le service d'entretien laisse à désirer. »

Et elle n'allait pas s'abaisser à passer le balai. Si encore elle avait eu la capacité d'ensorceler les produits ménagers, Hildegarde l'aurait fait sans la moindre hésitation. Emmerich Rosenberg déposa les valises, laissant son aînée prendre ses marques tandis que lui-même faisait connaissance avec son nouveau logis. Avec un soupir Hildegarde finit par ôter ses gants qu'elle laissa choir sur la couchette – grand dieu, elle espéra que les draps étaient propres – et rejoignit l'avant de l'aéronef. L'Austro-Hongroise n'aurait su dire si quoi que ce soit était affiché sur la porte, n'y ayant prêté guère attention. Sous la pression de ses mains, elle céda, dévoilant le cockpit où leur pilote avait pris place.

Le regard de Hildegarde embrassa la pièce toute entière, accrochant les boutons et leviers qui émaillaient le tableau de bord.

« Je serais in-ca-pa-ble de faire voler un tel engin. Je vous promets de ne toucher à rien ! » assura Hildegarde en levant les mains, montrant qu'elles étaient loin de tout bouton rouge ou levier dangereux à manipuler. « Mais laissez-moi regarder ! J'ai toujours voulu voir un homme aux commandes d'un navire. Mais il n'y a que dans les romans que les jeunes filles peuvent entrer dans la cabine du capitaine. »

C'était là un des drames de sa jeunesse. Cela aurait été si grisant de se tenir aux côtés du capitaine d'un navire volant, coiffée de sa casquette.

« Je me ferais petite, promis ! »

L'Austro-Hongroise avait joint ses mains comme une prière.




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Leonhardt Genmann
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Mar 3 Jan - 20:52
Leonhardt écoutait d'une oreille distraite ses deux clients faire "le tour du domicile", et fronça les sourcils à la remarque de Hildegarde sur la propreté des lieux. Tss, si ça lui plaisait pas, elle n'avait qu'à le faire elle-même le ménage! De toutes façons cet appareil n'était pas à lui mais à la compagnie qui l'employait, donc ce n'était pas sa faute si ce coucou prenait la poussière.
Et puis de toutes façons il n'aimait pas faire le ménage.
Le pilote s'étira et vit du coin de l’œil Hildegarde le rejoindre dans le cockpit.
Ainsi donc la d'moiselle voulait une place dans le poste de pilotage, à côté de lui? Cela impliquait donc qu'il devrait subir ses incessants bavardages pendant tout le trajet?!
Leonhardt soupira et mâchonna sa cigarette, réfléchissant quelques secondes. Puis il finit par céder :

- Tss, C'est d'accord... mais touchez à rien, vu?

Quelque part, avoir pour une fois de la compagnie, ça ne devait pas être si désagréable.
Quoique...
En expirant une bouffée de fumée, il débarrassa un siège prévu pour le co-pilote et laissa sa cliente s'installer en la surveillant d'un regard en coin acéré. Il s'apprêtait à réagir immédiatement dans le cas où elle céderait à la curiosité et toucherait à quelque chose, et se mit à regretter son choix. S'il devait supporter cette tension pendant toute la durée du vol, il finirait par craquer et ça serait agréable ni pour l'un ni pour l'autre.
Ceci étant, m'dame Müller devait être quelqu'un de responsable, aussi décida-t-il de lui accorder un minimum de confiance. Mais alors, le minimum syndical, hein!

- Bon, si vous êtes prêts tous les deux, on décolle, annonça-t-il en prenant le levier en main. Et vous feriez mieux de vous accrocher, l'air de rien ce joujou est rapide...

Et sur ces mots, il enclencha quelques interrupteurs et le moteur du navire volant se mit à vrombir. Le ronronnement du moteur était un son que Leonhardt avait toujours apprécié, cela lui rappelait les machines de son père à l'époque où leur petite famille était encore unie et heureuse. Ce son ne l'avait finalement plus quitté, représentant comme un ami qui dormait en permanence à côté de lui lors de ses vols en solitaire, une compagnie parfaite : taciturne mais bien là. Car même s'il aimait la solitude, il fallait bien avouer que le silence ça pouvait vite devenir pesant.
Remarque, avait le duo qui venait d'embarquer, il aurait le temps de le regretter, le silence...


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Hildegarde Müller
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Ven 6 Jan - 21:04
Hildegarde prit place sur le siège qu'on lui avait alloué soufflant un Danke non feint. La veuve lissa sa jupe, serrant les jambes pour ne pas prendre plus de place que nécessaire. Lorsque le pilote annonça que le départ pouvait être secoué, l'Austro-hongroise posa sa main sur le dossier du siège de Leonhardt. Elle sentit l'aéronef se propulser en avant et son corps suivre le chemin inverse, retenu par sa prise sur le siège à ses côtés. Sans quoi elle aurait roulé tel un baril tout rond.

Au loin Emmerich poussa un cri, son crâne heurtant la structure en fer de sa couche. Lui n'avait pas eu les recommandations nécessaires à la survie dans les airs.

Le rire de Hildegarde rebondit entre les parois du cockpit, amusé comme une jeune fille qui venait d'assister à son premier bal et venait de partager une danse avec le Casanova de la soirée.

« C'est fa-bu-leux ! Vous n'avez jamais songé à inviter une demoiselle à assister à un décollage ? » glissa Hildegarde avec un sourire égrillard. « Plus d'une en aurait le corset qui tombe devant tant de sensations. Le choc, la vibration du moteur... »

C'en ferait presque l'introduction d'un roman sentimental. Le reste de la pensée de Hldegarde se perdit en un pouffement tandis que, sous leurs pieds, le paysage rapetissait, se déployait en un écheveau de couleurs. Après quelques minutes d'hésitation Hildegarde se leva, laissant sa main glisser sur la paroi la plus proche pour s'y raccrocher en cas de perte d'équilibre. Son souffle traça un rond de buée tandis qu'elle se rapprochait de la vitre.

« Il ne faut pas avoir le vertige dites-moi. » La porte du cockpit s'ouvrit, la poussant à se retourner. « Oh Herr Rosenberg, le décollage fut rude pour vous, j'imagine. »

Le concerné acquiesça brièvement, le cheveu défait par sa chute. Sur un signe de Hildegarde il se laissa choir sur le siège qu'elle avait occupé plus tôt. Mains jointes la bourgeoise détaillait le paysage du regard, se laissant parfois à un commentaire sur ce qu'elle voyait pour finir, par s'exclamer, d'une voix haute perchée.

« Nous arrivons ! Regardez : le musée ! »

Tout apprêté de vert et de dorures, le musée dressait sa masse au sein de la cité et de la foule qui grouillait dans ses ruelles, fourmilière gigantesque.





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Leonhardt Genmann
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Dim 15 Jan - 22:04
L'appareil décolla sans anicroche et c'est avec satisfaction que Leonhardt le guida dans les cieux. Le rire clair et l'expression enthousiaste, presque enfantine, de sa cliente lui fit froncer les sourcils d'agacement, pourtant il esquissa un léger sourire amusé en remarquant l'expression de la dame. Il comprenait un tel engouement, après tout lui aussi avait ressenti cette explosion d'adrénaline et de joie à ses débuts, et voir Hildegarde agir ainsi lui rappelait ses premiers vols.
Cependant la remarque de sa cliente le tira de ses pensées teintées de nostalgie.

- C'est fa-bu-leux ! Vous n'avez jamais songé à inviter une demoiselle à assister à un décollage ? Plus d'une en aurait le corset qui tombe devant tant de sensations. Le choc, la vibration du moteur...

Inviter une femme? Dans son cockpit? Urgh, non, jamais d'la vie! Et que croyait-elle qu'il allait faire dans son cockpit celle-là? Ces deux sièges perdus entre le verre, l'acier et les constellations d'interrupteurs étaient comme sa base secrète, son petit univers de liberté à lui.
Alors "s'amuser" avec une donzelle en ce territoire sacré ne serait que pur hérésie! Ceci dit, p'têt que...

- 'Voyez m'dame, s'il faut un décollage pour mettre une femme en de bonnes dispositions, ça implique de la renverser pendant le vol. Et j'pense qu'il serait plus indiqué de garder les mains sur les commandes, répliqua-t-il sur un ton neutre.

Sur ces mots il abaissa un levier et stabilisa l'appareil dans le firmament. Au bout de quelques minutes, sa cliente se leva pour admirer le paysage avec de grands yeux émerveillés, faisant remarquer qu'il valait mieux ne pas avoir peur du vide.

- Bah, on n'y fait plus vraiment attention au bout de quelques heures de vol, indiqua le pilote.

Et puis, maintenant qu'il avait ces foutues ailes, il n'avait plus aucune raison d'avoir le vertige. Ces saloperies étaient pour lui une malédiction, mais elles avaient au moins la vertu de ne plus lui faire craindre les hauteurs vertigineuses.
Son deuxième client fit son entrée, et apparemment il avait pris un sale coup lors du décollage. Il n'avait qu'à s'accrocher, c'était pas faute d'avoir prévenu!

La suite du trajet se déroula tranquillement, Mme Müller commenta de temps à autres le panorama et Leonhardt ne l'écouta que d'une oreille distraite.
Finalement, la silhouette caractéristique du musée se détacha en contrebas, et l'androïde amorça la descente de l'appareil, répondant à la remarque de sa cliente par un simple :

- On va atterrir, accrochez-vous bien.

Puis, se tournant vers Emmerich :

- ... Cette fois.

L'aéronef commença à perdre de l'altitude, brisant lentement la magie du vol et ramenant le trio sur le plancher des vaches.



HRP:
 





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Hildegarde Müller
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Mer 1 Fév - 22:04
Les deux invités austro-hongrois suivirent scrupuleusement les directives de leur pilote, Emmerich demeurant le regard fixé sur le paysage qui, en contrebas, se rapprochait d'eux. Au moins le vol ne lui avait pas fait, soudainement, découvrir une peur des grandes hauteurs ou un malaise des navires volants. Hildegarde ne percevait pas même le malaise de son comparse ou, si ce fut le cas, le dissimula très bien en babillant sur Budapest et sa beauté qui se montrait à eux.

Ce fut presque si elle ne sauta pas de l'aéronef dès que le pont de bois fut déployé afin de leur permettre de rejoindre le pavé. Hildegarde trottina dessus, avançant comme un de ces femmes qu'on pouvait apercevoir, nanties de leur chaperon. Chance pour eux le port aérien se trouvait tout près du musée, assez proche pour être rejoint à pied. Hildegarde l'indiqua à grands cris.

« Et vous nous accompagnez Herr Genmann. Ne faites pas cette tête d'enfant pas content. » morigéna-t-elle avec un ton presque maternel.

Exhortant les deux hommes à la suivre, Hildegarde se précipita vers le musée, fendant la foule des badauds sans même songer qu'un quelconque danger pouvait se terrer quelque part. Son esprit était bien trop focalisé sur le but de sa marche pour songer à tout autre chose.

Ce fut ainsi qu'elle déboula au sein de l'entrée du musée, interpellant son comparse.

« Emmerich, soyez un ange et allez faire connaître notre présence. »

Après une brève inclinaison de la tête, Emmerich s'exécuta, interpellant un employé du musée. Hildegarde ne laissa guère le temps à Leonhardt de souffler qu'elle le prit à parti, osant même le geste familier de glisser son bras sous celui de l'homme.

« N'avez-vous jamais vu décor si beau ? Oh ce n'est pas à la hauteur du château de Schonbrunn, évidemment. » précisa-t-il d'un geste de la main comme si ce qu'elle venait de dire était l'évidence même. « Mais c'est là une alcôve somptueuse pour l'Art. Oh, revoilà Emmerich. »

Par réflexe Hildegarde amorça un pas, tirant Leonhardt derrière elle, prisonnier de sa prise. Emmerich revenait, et accompagné d'une femme – grande asperge rousse à la robe blanche. La femme eut une inclinaison de la tête sèche, la bouche se plissa.

« Je suis la conservatrice en cheffe de ce musée : Esther Magyar. Vous souhaitez donc visiter nos collections. Je serais votre guide et noterais, scrupuleusement, vos choix. » Son regard glissa sur Leonhardt. « Je vous rappele que les œuvres se touchent avec le cœur et non les mains. Surtout les tableaux mouvants. »

Sans plus de cérémonie, la conservatrice fit volte-face, guidant la cohorte au sein des entrailles du musée et de ses galeries.




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Leonhardt Genmann
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Mer 8 Fév - 22:51
A peine Leonhardt avait-il fait atterrir l'aéronef que sa pimpante cliente se précipita vers la sortie pour faire son grand retour sur la terre ferme d'une démarche guillerette. Le pilote la regarda faire en arquant un sourcil, puis, avec un soupir, il attendit qu'Emmerich quitte l'embarcation pour le talonner d'un air nonchalant, les mains dans les poches. A peine se montra-t-il dans l'embrasure de la porte que madame Müller l'apostropha avec enthousiasme.

- Et vous nous accompagnez Herr Genmann. Ne faites pas cette tête d'enfant pas content.

- J'suis là, j'arrive... lâcha-t-il en levant les yeux au ciel et en haussant les épaules.

Et puis qu'est-ce qu'elle avait contre sa tête? Il avait toujours ce regard! Et il ne voyait aucune raison d'en changer. De toutes façons, le Leonhardt, on l'aimait comme il était ou ne l'aimait pas. Généralement les gens penchaient plutôt pour la seconde option. Mais Hildegarde avait l'air d'être de ces gens qui apprécient tout le monde et ne s’embarrassent pas de préjugés ou de faux-semblants. Ce n'était pas plus mal d'ailleurs, parce qu'avec le long voyage qui les attendait il valait mieux que leurs relations ne soient pas tendues.
Emmerich s'éclipsa et la cliente de l'androïde se saisit soudain du bras de ce dernier, en traduisant son admiration face au somptueux bâtiment par un compliment enthousiaste et une comparaison à un certain château qui ne disait rien du tout au pilote.
Grinçant des dents et se contenant pour ne pas envoyer valser la dame un peu trop familière, il se contenta d'afficher une expression renfrognée avant de répondre au commentaire sur un ton morne et blasé.

- Mouais, c'pas mal. 'Fin, quand on a rien à faire de son temps ou de son argent.

Il était tout à fait clair que si Leonhardt avait assez de temps libre et d'argent pour s'offrir une sortie dans le coin, ce n'était pas là qu'il mettrait les pieds. Les peintures, c'était si ennuyeux... Alors qu'une folle escapade dans le firmament était si excitante!
Hildegarde l'entraîna alors dans sa marche, le tirant de ses pensées et le traînant devant une femme à l'air au moins presque aussi sympathique que lui. "Presque". Le pilote était quand même bien plus patibulaire que cette grande tige, même s'il n'y avait pas de quoi en être fier.

- Je suis la conservatrice en chef de ce musée : Esther Magyar, se présenta la nouvelle-venue. Vous souhaitez donc visiter nos collections. Je serais votre guide et noterai, scrupuleusement, vos choix. Je vous rappelle que les œuvres se touchent avec le cœur et non les mains. Surtout les tableaux mouvants, ajouta-t-elle avec un regard en direction du pilote.

Pfeuh! Pour qui elle se prenait celle-là? Elle le connaissait de rien et elle se permettait de le juger? Le regard de Leonhardt se fit acéré.

- Oh, z'avez pas dû pouvoir toucher beaucoup de tableaux dans ce cas, rétorqua-t-il avec une bonne dose de sarcasme et l'expression qui allait avec.

Tch. Ses clients allaient p'têt le réprimander pour cette cinglante remarque, mais les gens hautains, pédants et méprisants faisaient partie de la longue liste des choses qu'il ne pouvait aimer ni supporter en ce bas-monde.
Quoi qu'il en soit, après cette charmante introduction la conservatrice du musée les emmener à l'intérieur de son antre. L'intérieur était tout aussi clinquant et outrageusement riche que ce que la façade laissait imaginer, ce qui n'était pour améliorer l'humeur de l'androïde. Androïde qui n'avait d'ailleurs qu'une envie : embarquer les tableaux, les carrer dans l'aéronef et repartir aussi sec. Ce musée l'étouffait et il avait grand besoin d'un bon bol d'air, et surtout d'une bonne cigarette!


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Hildegarde Müller
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Dim 12 Fév - 21:18
Il y avait eu un regard glissé, du coin de l’œil, de la part de la conservatrice. Une œillade glaciale mais muette, Hildegarde réussissant à détourner l'attention de la femme en reprenant son babillage. Et les deux femmes eurent tôt fait de s'embourber dans une discussion sur l'art, la blonde pointant une œuvre, la rousse notant scrupuleusement sur un carnet. De galerie en galerie le duo avançait tels deux amies menant lèche-vitrine. Hildegarde eut un arrêt alors qu'elle réfléchissait, index sur le menton, finissant par interpeller Leonhardt.

« Herr Genmann ! Vous pourriez transporter cette œuvre ? »

Du menton la sorcière désigna un couple entrelacé : Cupidon tentant d'emporter Psyché. La conservatrice se permit une immiscée dans la conversation.


Antonio Canova, Psyché ranimée par le baiser de l'Amour

« L'originale risque d'être difficile à déplacer. Mais si votre pilote assure de la solidité de son aéronef... »
« Je le laisse juge. Pourriez-vous assurer le transport des autres œuvres ? »
« Naturellement. »

S'assurant que tout serait mis en œuvre, la conservatrice les quitta là afin de mener les préparatifs. Lorsque la femme eut quitté les lieux, Hildegarde se tourna vers ses deux comparses, les yeux pétillants de malice.

« Oh allez. » souffla-t-elle à voix basse. « Cela ne vous dit pas une escapade dans un tableau mouvant ? Je m'amusais à faire cela du temps du pensionnat. Voyons voir... »

Hildegarde finit par jeter son dévolu sur une nature morte – une exposition d'un buffet où les fruits se disputaient la place avec le jambon enroulé dans sa serviette. Avec des mines de conspiratrice la sorcière passa son bras dans le tableau mouvant. Elle y entra facilement sans un bruit. Sa figure apparut de l'autre côté du cadre. Devenue lilliputienne au sein du buffet gargantuesque, elle se tenait en équilibre précaire sur un grain de raisin.




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Leonhardt Genmann
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Ven 17 Fév - 18:59
Leonhardt suivit les deux femmes dans le musée, les mains dans les poches et le regard morne. Hildegarde et la conservatrice menaient la marche dans ce "temple de l'art" avec enthousiasme pour la première et sérieux pour la seconde. Alors que le pilote allait passer son chemin après avoir dépassé une statue, sa cliente l'interpella et il tourna les talons pour voir de quoi il retournait.

- Herr Genmann ! Vous pourriez transporter cette œuvre ? lui demanda-t-elle.

- Ouais, pas de souci, j'suis là pour ça après tout. Et mon aéronef ne paye p'têt pas de mine à première vue, mais c'est du solide, ajouta-t-il à l'intention de la dame rousse. Est-ce qu'on doit commencer à porter tout ça maintenant, ou est-ce que vous voulez terminer votre tournée avant d'embarquer ce bord... but... hm, "trésor"?

Hildegarde ne mit pas longtemps à les entraîner une nouvelle fois dans une de ses petites virées enthousiastes et conduisit son associé et l'androïde jusqu'à un de ces fameux tableaux mouvants dont Leonhardt avait maintes fois entendu parler. Et ce dernier n'avait pas besoin de mener une enquête pour savoir ce que sa pimpante cliente avait en tête...
Entrer dans une de ces œuvres. Evidemment. Déjà que le pilote étouffait dans le musée, si en plus il devait entrer dans une de ces saletés de tableaux...
Bon, essayons de faire preuve de tact et de ravaler pour une fois son sarcasme.

- M'dame, j'suis pas sûr qu'on ait le temps pour ce genre de broutilles, on a un long trajet qui nous attend. Pas vrai? demanda-t-il à Emmerich, espérant obtenir du soutien.

Sauf que la m'dame Müller étant ce qu'elle était, elle n'écouta évidemment pas Leonhardt et plongea dans le tableau avec le regard malicieux d'une gamine dans un magasin de jouets.
L'androïde se passa une main sur le visage.
Uuurgh, décidément il n'avait pas fini d'en baver avec cette cliente... Devait-il aller la chercher, ou attendre qu'elle ait fini de s'amuser?

- Hé, m'sieur Rosenberg. Allez récupérer votre associée, lança-t-il à l'autre homme en le poussant vers le tableau d'une tape dans le dos.

Ouaip. Définitivement, hors de question d'aller faire mu-muse dans un tableau alors qu'il étouffait déjà rien qu'en étant dans le musée.


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Hildegarde Müller
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Sam 25 Fév - 19:13
Hildegarde inspira, gonfla les joues telle une enfant à qui on venait de refuser de prendre un énième biscuit. Elle geignit « Vous n'êtes pas drôle ! » à l'Allemand, rapidement suivi de quelques pas de côté, les talons de ses bottines claquant sur la table peinte alors que, poussée par le pilote, Emmerich déboulait dans le tableau, ses mains brassant l'air à la recherche d'un appui. L'homme se rattrapa manquant de peu de tomber, tête la première, dans un verre de vin où il aurait pu aisément se noyer. Et ce fut grâce à un joli pas d'entrechat qu'il évita la tornade Müller qui, loin d'obéir à l'injonction du pilote, sautilla hors du cadre pour passer à un autre tableau. Paysage campagnard où elle faisait tache avec ses beaux habits, petite bourgeoise au sein des vaches ruminantes.

« Mettez-y du vôtre pour rendre toute cette équipée plus attrayante. Oh je sais, vous préférez peut-être les aventures de pirate ? Tous les garçons aiment les pirates. » assura-t-elle en secouant son index avec les airs d'une maîtresse d'école.

Hildegarde rassembla ses jupes pour sortir du tableau, enjambant le cadre. On put entendre le soupir de Emmerich tandis qu'il faisait le même mouvement (les jupes en moins) depuis son propre tableau. À son regard on pouvait rapidement comprendre que l'homme était éreinté par les « folies » de sa coéquipière.

« Je vous trouverais un tableau narrant les aventures d'une équipe de pirates en ce cas ! » Hildegarde babillait, se parlant à elle-même, ses yeux scrutant Leonhardt. « Des pirates de l'air. Je suis sûre que votre enfance a été emplie de leurs histoires. Et que vous êtes devenu pilote pour cela. Mh ? Herr Rosenberg, dites à la conservatrice que nous emporterons l'oeuvre de Antonio Canova. Pendant ce temps je vais tenter de dérider notre pilote. »

Emmerich eut un hochement de tête, presque imperceptible. Avant de s'engouffrer dans un des couloirs, son regard s'accrocha à celui de Leonhardt, formula un « Bonne chance » muet, ses lèvres formulant les mots sans les prononcer. Dès que l'homme les eut laissé seuls, duo improbable, Hildegarde s'accrocha à l'Allemand. Lierre se saisissant d'un arbre.

« Allez, allez pressons avant qu'ils n'aient fini avec la paperasse. Il nous faut donc un tableau... Avec des brigands... Du sang, qui sait ? Pour plus de mouvement et d'aventure. »




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Leonhardt Genmann
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Lun 6 Mar - 23:03
Leonhardt suivit du regard le trajet d'Hildegarde dans les tableaux avec un air las. Il leva les yeux au ciel au "vous n'êtes pas drôle", mais ne releva pas plus que ça. Après tout il était pilote, pas clown, et l'humour était un sujet qui ne l'intéressait pas le moins du monde. De toutes façons il n'aimait pas les gens, alors il ne voyait pas l'intérêt de les faire rire.
Sa cliente ajouta alors avec enthousiasme :

- Mettez-y du vôtre pour rendre toute cette équipée plus attrayante. Oh je sais, vous préférez peut-être les aventures de pirate? Tous les garçons aiment les pirates.

Leonhardt croisa les bras et se massa la tempe d'une main.

- C'est pas l'problème, rétorqua-t-il avec un soupir.

Il s'écarta ensuite pour laisser sa cliente sortir du cadre et jeta un regard légèrement compatissant à l'intention du pauvre Emmerich qui devait en baver au quotidien avec une femme si pimpante.
Priant pour qu'elle ne se jette pas dans un autre tableau, il allait faire mine de tourner les talons quand elle l'agrippa de son regard.

- Je vous trouverais un tableau narrant les aventures d'une équipe de pirates en ce cas! Des pirates de l'air. Je suis sûre que votre enfance a été emplie de leurs histoires. Et que vous êtes devenu pilote pour cela. Mh? Herr Rosenberg, dites à la conservatrice que nous emporterons l'oeuvre de Antonio Canova. Pendant ce temps je vais tenter de dérider notre pilote.

Pour le coup, l'androïde ne sût quoi répondre. Oui, effectivement, il lui semblait qu'à une lointaine époque où il était encore désespéramment innocent, il lisait et s'inventait beaucoup d'histoires de ce genre. De grandes aventures dans les cieux, des courses-poursuites à bord d'aéronefs, ce genre de trucs grandioses et quand même franchement niais. S'il se rappelait bien, il était même question d'être un super-héros, hin, la bonne blague...
Est-ce que pour autant, Hildegarde avait raison et sût voir juste à travers lui? Tch, non, certainement pas! Elle ne le connaissait pas, et en ce qui le concernait cela faisait bien longtemps qu'il avait laissé ces rêves de gosse stupides derrière lui. Il était devenu pilote pour l'action, pour l'adrénaline! Bon, il était vrai que dans ce genre de boulot ces deux facteurs n'étaient pas réellement au rendez-vous, mais qu'importe. Il était désormais un homme, plus un enfant, et en tant que tel il n'y avait pas de place pour les enfantillages dans sa vie!

- M'dame Müller, les histoires et rêves d'aventures sont pour les enfants. Être adulte, c'est savoir y renoncer. Et puis, entre nous, j'étouffe déjà un peu dans cet endroit, alors aller batifoler dans un d'ces tableaux est loin d'être aussi enthousiasmant pour vous que pour moi.

Emmerich s'éloigna sur l'ordre d'Hildegarde afin d'aller trouver la conservatrice du musée, et la cliente du pilote reporta son attention sur ce dernier.
Leonhardt avait bien compris le message de l'associé d'Hildegarde, et se dit que quelque part c'était pour monsieur Rosenberg une douce revanche pour l'avoir poussé dans le tableau que de l'abandonner avec la commerçante.
Tchh!

- Allez, allez pressons avant qu'ils n'aient fini avec la paperasse. Il nous faut donc un tableau... Avec des brigands... Du sang, qui sait ? Pour plus de mouvement et d'aventure, reprit l'autrichienne avec le regard d'une gamine dans un magasin de jouets.

- Tss, faîtes que ça soit rapide alors... marmonna l'androïde dans sa barbe.

En tournant la tête, ses yeux se posèrent alors sur un paysage qui lui semblait familier. Une côte, un océan, un levé de soleil à l'horizon...
Ah, oui.
Leonhardt esquissa un sourire tandis que le souvenir de ce fameux vol aux côtés d'un certain Erwin Meyer lui revenait en tête. Pour le coup, ç'avait été une belle aventure... Il se demanda ce qu'était devenu l'inventeur, depuis tout ce temps. A l'occasion, peut-être qu'il devrait essayer de le contacter, ils pourraient faire un tour au bar et trinquer à ce pauvre Impérator.
Sur ces pensées, le pilote tourna la tête vers la m'dame Müller qui allait d'un tableau à un autre d'un air joyeux et insouciant. Cette dame n'avait certes pas le profil du flegmatique ingénieur, mais sa façon de pensée originale pouvait peut-être promettre un trajet agréable, finalement.
Du moins, si elle ne se montrait pas trop bavarde.


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Hildegarde Müller
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Dim 19 Mar - 0:30
Il y avait quelque chose de résigné dans le regard et les propos du germanique comme si une quelconque tragédie avait su marquer son existence. La bouche de Hildegarde se plissa, traçant une ride au coin de ses lèvres. Curieuse elle aurait aimer le questionner mais se retint. Hildegarde avait beau être une créature fantasque elle savait préserver la pudeur et le jardin secret de chacun. Un jour, qui sait, le germanique ouvrirait de lui-même la porte et lui permettrait de mieux déceler le mystère qui l'entourait. C'était tout de même dommage cette absence de rêves, cette flamme éteinte de s'être trop consumée.

Hildegarde sentit une hésitation dans leur marche, un arrêt, un ralentissement qui la poussa à se tourner vers Leonhardt. Elle vit le sourire, presque fugitif, pareil à un dessin tracé sur une vitre embuée – éphémère, sur le point de disparaître. Son regard suivit celui du pilote, tenta de discerner dans le tableau ce qui avait pu provoquer ce changement dans le pilote.

« Vous le voulez ? » demanda-t-elle à brûle-pourpoint à Leonhardt. « Je ne peux pas l'acheter. Son prix est bien trop exorbitant. Mais je puis l'acquérir pour l'ajouter à notre stock et demander à une des mes connaissances sur Emerald d'en faire une reproduction. Ne dites pas quoi que ce soit. C'est décidé. »

Avec un ton péremptoire Hildegarde claqua des doigts avant d'entraîner Leonhardt dans son sillage, remontant à la rencontre de Emmerich et de la conservatrice. Inutile de demeurer davantage en ces lieux. Il était temps de continuer leur périple. Retrouvant Emmerich dans le hall du musée, Hildegarde lui indiqua la référence du tableau qui avait su attirer le regard du pilote. Les critères administratifs remplis, papiers signés et estampillés, la troupe put repartir dans les airs. Direction Salzbourg.


Hildegarde n'avait encire jamais mis les pieds dans la ville natale de Mozart. Elle ne s'attendait pas à pouvoir réquisitionner les compositions originales de l'artiste – leur prix devait être exorbitant. Mais avec un peu de verve et de sens du commerce, la sorcière se faisait fort de dégotter quelques œuvres plus mineures qui sauraient embellir le musée de Emerald. Que ce soit temporairement ou à jamais.

Néanmoins le destin allait s'amuser à enrayer ce projet.

Hildegarde ne vit d'abord qu'une vague silhouette qui se découpait en ombre chinoise au sein des nuées. Elle se précisa, peu à peu, tandis qu'elle s'approchait avec la lenteur résolue d'un prédateur ne voulant pas alerter sa proie. Un navire volant battant pavillon tête de mort. Le mot « pirate » éclata aux lèvres de Hildegarde tandis que Emmerich avait rapproché son visage de la vitre pour mieux discerner l'engin qui s'approchait d'eux. Inexorablement.

« Ils vont nous aborder ! » asséna-t-il d'une voix qui se voulait ferme mais trahissait une nervosité latente.
« Ah non ! » se récria Hildegarde. « Ils ne peuvent donc point aller piller un navire marchand ! Herr Genmann, sortez-nous de ce guêpier ! » Et d'ajouter comme si cela allait doper les capacités de l'homme. « Nous sommes à vos ordres, capitaine ! »

En réalité Hildegarde avait toujours rêvé de rencontrer un pirate, et de sortir cette tirade digne d'une fresque épique.




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Leonhardt Genmann
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Lun 20 Mar - 21:45
Hildegarde rejoignit Leonhardt devant le tableau, et observa la peinture quelques secondes avant de demander simplement :

- Vous le voulez?

Le pilote tourna un regard surpris vers sa cliente. Le ton de la femme semblait avoir subtilement changé et ce petit détail le déstabilisa un tantinet.

- Hm? Quoi? lâcha-t-il en haussant les sourcils, craignant d'avoir mal compris.

- Je ne peux pas l'acheter, enchaîna madame Müller. Son prix est bien trop exorbitant. Mais je puis l'acquérir pour l'ajouter à notre stock et demander à une des mes connaissances sur Emerald d'en faire une reproduction.

- Hein? Mais, euh, c-c'pas la peine, vraim... bafouilla l'androïde, à la fois abasourdi et embarrassé.

- Ne dites pas quoi que ce soit. C'est décidé, trancha sa cliente avant de tourner les talons et de claquer des doigts pour lui indiquer de le suivre.

Leonhardt resta quelques secondes devant le tableau, ne sachant que dire, un air surpris fixé sur son visage. Puis il fronça les sourcils et soupira, croisant les bras avec nonchalance.
Cette femme faisait vraiment ce qu'elle voulait quand elle voulait, c'était crispant!
Le pilote esquissa brièvement un sourire, et talonna la fringante commerçante en mettant les mains dans la poche de sa combinaison.
C'était crispant, mais, quelque part, l'attention était... touchante. E-enfin, pas qu'il ait la quelconque utilité d'un tel objet dans son appartement miteux! Les tableaux, ce n'était vraiment que des trucs de riches, tch!

L'androïde échangea quelques mots avec Emmerich tandis qu'Hildegarde achevait de remplir les formalités administratives, et le trio reprit la route pour le plus grand plaisir de Leonhardt, qui se languissait déjà de l'absence de son volant entre les mains. Le décollage se passa bien pour tout le monde cette fois et l'engin reprit rapidement le chemin des cieux, chargé de sa cargaison artistique.

Le reste du trajet se déroula tranquillement et sans anicroche. Hildegarde continua de babiller avec cet enthousiasme juvénile qui semblait la caractériser, et Leonhardt endura ce flot de paroles sans un mot mais en fronçant les sourcils.
Cette étape du voyage aurait pu se poursuivre paisiblement, quand soudain le regard acéré du pilote capta une ombre menaçante parmi les nuages. Un navire volant se détacha alors dans la voûte céleste, un pavillon noir caractéristique claquant dans les courants aériens. Hildegarde cria alors le nom de "pirates", et l'androïde descendit ses lunettes de pilotage sur ses yeux avant de remonter ses gants sur ses doigts.

- J'ai vu, répliqua-t-il à l'intention de sa cliente.

- Ils vont nous aborder! s'exclama alors Emmerich depuis l'arrière du poste de pilotage, sur un ton qui trahissait son angoisse.

- Ah non! lança à son tour Hildegarde. Ils ne peuvent donc point aller piller un navire marchand! Herr Genmann, sortez-nous de ce guêpier! Nous sommes à vos ordres, capitaine!

L'intéressé afficha un sourire carnassier. Enfin de l'action! Cette petite virée culturelle s'annonçait plus palpitante qu'il ne l'aurait crû, et ce n'était pas pour lui déplaire!

- Personne ne sera abordé aujourd'hui m'sieur Rosenberg, j'vous le garantis, grinça Leonhardt avec un sourire inquiétant. Cet appareil a été fait pour le transport rapide de marchandises donc il n'est pas aussi équipé qu'un gros navire volant de ligne, mais il doit avoir quelques dispositifs de défense d'urgence. M'dame Müller, si vous voulez vous amuser, z'allez être servie! Il doit y avoir un petit canon monté sur rails pouvant pivoter sur les côtés de notre appareil. Vous le contrôlerez avec ce levier, et tirerez en actionnant ce mécanisme, expliqua-t-il en désignant des mécanismes sur le tableau de bord, en face de la place passager. M'sieur Rosenberg, vous vous chargerez de mettre des munitions dans le canon quand m'dame Müller les aura épuisées. Il doit y avoir des caisses quelque part dans le bordel à la poupe. Et vous, ajouta-t-il en tournant le regard vers Hildegarde et en poussant un interrupteur qui fit descendre une sorte de périscope, vous pouvez vous servir de ça pour observer les environs de l'aéronef et viser. Z'avez compris?

Leonhardt resserra sa prise sur le volant et son sourire carnassier s'élargit.

- Ah, et j'allais oublier : accrochez-vous!

Et il poussa le levier de vitesse avec un regard brillant d'excitation.


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Hildegarde Müller
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Sam 1 Avr - 1:47
Hildegarde ne devait avoir aucune chance avec les navires volants. Certes ses mésaventures à bord de tels engins s’élevaient au nombre de deux, mais c'était déjà beaucoup à ses yeux. La sorcière se souvenait encore avec une profonde acuité des Cracheurs qui avaient manqué de jeter aux orties une cargaison provenant directement de la couronne russe. L'aventure lui avait permis, entre autre découvertes, de tenir une arbalète aussi encombrante que horriblement lourde à manier. Lorsque Leonhardt déploya le canon, la sorcière ne put s'empêcher de mener une comparaison entre ces deux mésaventures.

C'était à croire que, même en veillant à demeurer une dame du monde bien rangée dans sa petite boîte, on pouvait accéder au maniement d'armes aussi dangereuses que peu conventionnelles pour une femme. Hildegarde se demanda, pendant quelques instants, pourquoi le pilote avait choisi elle pour ce poste, et non Emmerich. Mais elle ne s'en formalisa pas et garda sa question pour elle. C'était peut-être un moyen, un brin détourné, de la remercier pour le tableau.

La sorcière prit place sur le siège, eut une brève inspiration afin d'apaiser son cœur. Utiliser de la magie était une chose, user d'une arme à feu en était une autre ! La main de Hildegarde actionna l'interrupteur. Positionnant ses yeux face au périscope, la femme put mieux discerner le navire volant. Et sa brochette de brigands à qui elle n'aurait nullement donné une quelconque confession – ça suintait la crasse et le scorbut à plein nez. Celui-ci de Hildegarde se fronça, d'ailleurs, face à cette vision.

« Bon. Allons y. »

Plongeant une main dans une des poches de son manteau, Hildegarde en extirpa plusieurs sachets qu'elle mit dans la main tendue de Emmerich.

« Au prochain chargement, voyez si vous pouvez en glisser avec les minutions. Un peu de magie ne pourra que nous aider. »

Les yeux braqués sur le périscope, Hildegarde actionna le canon. Les balles fusèrent, crépitants avec la fureur de dix feux d'artifice. Hildegarde veillait à ne pas viser directement une personne, tentant de saborder le navire en trouant la coque ou en brisant un mât. Une des voiles se mua en un torchon rongé par les mites. Un rire fusa des lèvres de la sorcière, rendu haché par les tressauts du canon.

« C'est plus excitant que les stands de tir des foires ! »

Le canon laissa échapper un filet de fumée et toussa. Emmerich ouvrit l'opercule et y glissa les minutions ainsi que les sachets donnés par Hildegarde.

« Poudre aveuglante, changement de couleur... Ce n'est pas très offensif. » précisa Hildegarde. « Mais si ça les atteint, cela pourra les désarçonner. » Et se tournant vers le pilote, d'ajouter : « Vous vous débrouillez comme un chef ! »

Spoiler:
 




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Leonhardt Genmann
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Dim 16 Avr - 16:06
Leonhardt fit brutalement changer l'aéronef de direction et plongea au travers des nuages, un sourire carnassier sur le visage. Jamais il n'aurait crû rencontrer de l'action au cours d'une mission de ce genre, et franchement il n'allait pas cracher dessus!
Un projectile fusa alors juste à hauteur du cockpit et il l'esquiva en faisant une violente embardée. Hin, les pirates avaient sorti les dents... mais le trio n'allait sûrement pas se laisser faire! Et il fallait reconnaître qu'Hildegarde s'en sortait bien avec les canons, en plus d'avoir l'air de s'amuser au plus haut point.

- Hey, pas mal md'ame Müller! lança l'androïde à la sorcière avec un sourire enthousiaste.

Il imprima une seconde poussée au levier et fit descendre le vaisseau en flèche, avant de redresser brusquement l'assiette et d'appuyer plus fort sur l'accélérateur. Ses passagers étaient sans doute malmenés par les secousses et sa conduite, mais cela n'avait pas l'air d'entamer la bonne humeur d'Hildegarde. En fait, à rire comme ça en canardant leurs poursuivants, elle était presque effrayante. Mais ce n'était pas plus mal!
Leonhardt donna le meilleur de ses compétences de pilote afin de faire vivre un Enfer à ces saletés de pirates, et l'adrénaline qui battait à ses tempes le faisait se sentir un peu comme un héros de légende en pleine bataille épique. C'était... grisant. Extrêmement excitant!
Un tir de sa cliente porta un vilain coup à l'aéronef ennemi qui tangua dangereusement sous l'impact et arracha un sourire satisfait à l'androïde.

- Joli tir m'dame! On dirait qu'vous avez fait ça toute vot' vie! la félicita-t-il avec enthousiasme.

Cette bonne dose de danger et d'action effaçaient même momentanément sa mauvaise humeur habituelle. A croire qu'il suffisait d'une aventure pour rendre à l'homme désillusionné son âme d'enfant...
Hildegarde fit exploser un fumigène et le pilote profita du nuage de fumée pour filer entre les nuages et dissimuler leur embarcation.

- On va les contourner et nous positionner derrière eux, indiqua-t-il à l'attention de ses deux passagers. Dès qu'on sera derrière eux, vous leur porterez un coup fatal m'dame Müller!

Cachés dans les nuages, l'androïde attendit que les pirates les doublent par au-dessus avant de soudainement sortir l'aéronef de sa cachette pour monter à hauteur de la poupe de leurs poursuivants. Une fois que la fenêtre de tir fut optimale pour sa cliente, Leonhardt lança avec un sourire carnassier :

- Maintenant! Feu!


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Hildegarde Müller
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Dim 30 Avr - 23:13
Le compliment du pilote arracha un sourire à Hildegarde qui se recentra, derechef, sur sa fenêtre de tir. L'homme lui confiait le succès de leur entreprise et elle ne devait pas faire faillite. La sorcière frotta ses paumes moites sur ses jupons pour mieux reposer ses mains sur les poignées. Inspiration, expiration. Hildegarde ferma les yeux, le temps d'un battement de cœur, les rouvrant en sentant le navire bouger, s'extirper des nuages qui le camouflaient.

Le cri de Leonhardt agit comme un électrochoc. Hildegarde actionna le canon. La mitraille explosa plus d'une vitre, créa une brèche où le vent s'engouffra. Le navire adverse chuta, proue la première. Hildegarde pouvait voir les pirates courir sur le pont, sauter au sein de barques attachées à la coque. Au moins étaient-ils dotés d'un fort instinct de survie. Hildegarde s'en serait voulu de les tuer. Car ils allaient tous survivre, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?

« Nous en sommes sortis ? » demanda la femme pour éviter de songer à la sombre éventualité qui lui avait traversé l'esprit.

Un hurlement retentit, tout près d'elle, vrillant ses tympans. Hildegarde n'eut pas le temps de se retourner. Un choc l'envoya rouler sur le parquet de la cabine. Repliant ses bras pour se protéger la tête, la sorcière ferma les yeux. Telle une enfant terrifiée se disant que, si elle ne voyait rien, le danger ne la toucherait pas.

Sous elle le navire vibrait, le moteur s'emballait. Un bruit de verre brisé se fit percevoir parmi les imprécations, les cris. Quelque chose heurta Hildegarde. Trou noir.


La sorcière releva les paupières, le corps perclus de douleurs. Se relevant la femme cracha, salive et sang mêlés. Elle avait du se mordre lors de sa perte de conscience, réflexe corporel qu'elle n'avait pas pu endiguer. Du revers de la main l'austro-hongroise se frotta les paupières. Elle n'avait aucune idée de où elle se trouvait. Il y faisait sombre et ses yeux n'arrivaient à rien percevoir, si ce n'était que des ombres sans réelle identité.

« Emmerich ? Herr Genmann ? »

Quelque chose approchait. Hildegarde en percevait l'avancée mais n'aurait su dire si c'était là un ami ou un ennemi.

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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Lun 8 Mai - 17:15
Leonhardt esquissa un sourire carnassier à la vue des tirs sacrément efficaces de sa cliente. La dame avait plus de cran qu'on ne pourrait le croire... Le pilote imprima une nouvelle poussée sur un des leviers de commande et l'embarcation se décala afin de pouvoir quitter au plus vite la zone de l'escarmouche.

- Nous en sommes sortis? demanda Hildegarde, un semblant d'ombre sur le visage.

- On sera sortis de c'merdier une fois qu'on aura distancé et semé ces ordures, rétorqua l'androïde.

Le navire volant contourna le vaisseau pirate en perdition et Leonhardt commença à voir la sortie de ce guêpier, quand un choc brutal et soudain secoua toute la carlingue, projetant sa cliente au sol et manquant de l'éjecter de son siège.

- C'est quoi c'bord... commença-t-il avant qu'une explosion ne retentissent sur un des flancs de l'appareil volant.

Ils venaient de perdre un moteur. Apparemment les pirates avaient une dernière carte dans leur manche, et avaient choisi de les emporter avec eux dans la tombe... Mais c'était sous-estimer Leonhardt que de penser qu'un moteur en moins et une carlingue bousillée suffiraient à envoyer le trio à l'échafaud!
L'appareil commença à perdre de l'altitude et la terre ferme se découpa au travers des nuages, se rapprochant à une dangereuse vitesse. Le pilote serra les dents et tira de toutes ses forces sur le levier de commande, mais le navire ne répondait plus.

- Merde!

Un choc sourd retentit derrière lui, et du coin de l'oeil il vit qu'Hildegarde avait perdu connaissance.

- Merde, merde, merde!!

Au-dessous d'eux une île se dessina, parsemée de quelques petits bosquets et de pans de sable. En son milieu se trouvait une étrange construction de grande taille, une sorte de tour ou de fort peut-être. Mais le temps n'était pas à la contemplation du paysage! Il devait faire atterrir l'aéronef en limitant la casse et en évitant de perdre la vie.
Le vent siffla à ses tympans tandis que les vitres du cockpit volaient une à une en éclats. Plus que quelques centaines de mètres... Une seconde explosion retentit alors, achevant de faire perdre le contrôle de l'embarcation à l'androïde. La plage se rapprochait, de même que des rochers inquiétants.
A ce rythme, ils n'en réchapperaient pas...
Ses deux clients avaient perdu connaissance suite aux souffles des explosions et aux chocs, et à ce rythme la cargaison seraient foutue.

- Merde, pas l'choix... grogna Leonhardt en détachant sa ceinture et en se dirigeant tant bien que mal vers l'arrière de l'appareil.

Quelques parachutes traînaient dans un coin, ballottés par la chute et le vent hurlant qui s'engouffrait dans l'aéronef. Il en attrapa un maximum, les attacha aux filets qui maintenaient ensemble les œuvres d'art, et poussa ces dernières par le trou béant dans la poupe. Les parachutes se déclenchèrent quelques secondes après avoir quitté le navire, assurant un atterrissage en douceur pour leur cargaison.
Plus que quelques dizaines de mètres...
Avec un grognement excédé, le pilote se précipita sur ses passagers qu'il empoigna sans ménagement et sauta à son tour de l'appareil avant de déployer ses ailes mécaniques, déchirant des pans de combinaison dans son dos.
Leonhardt resta quelques secondes en l'air pour observer la chute de leur navire jusqu'au crash, et il fonça ensuite vers la terre ferme pour rejoindre les œuvres d'art. Bien, au moins elles étaient intactes, il ne risquait donc pas d'avoir une retenue sur son salaire. Ses clients avaient été pas mal secoués, mais ils avaient l'air de ne pas être affecté de blessures sérieuses, quelques égratignures et hématomes tout au plus.
Avec un soupir, il lâcha Hildegarde et Emmerich contre un arbre et replia ses ailes. Il arrangea son écharpe de sorte à ce qu'elle dissimule les déchirures du tissu dans son dos et balaya les environs du regard. Ils se trouvaient à côté d'une petite grotte au bord de la mer, et plus loin, au-delà de bosquet aux allures un peu tropicales, se détachait l'étrange bâtiment qu'il avait aperçu. Il plissa les yeux et distingua un pavillon de pirates au sommet d'une tour, autour de laquelle gravitaient quelques vaisseaux.

- C'est donc de là que viennent ces salopards... maugréa-t-il en sortant une cigarette d'une poche de sa combinaison et en la mâchonnant nonchalamment, les mains sur les hanches.

Ses deux compagnons ne tarderaient pas à reprendre connaissance, et ils étaient perdus sur une île, sans véhicule, un repaire de pirates non loin d'eux. Génial...
Quitter cette île à la nage serait une idée particulièrement idiote, et avec leur cargaison ils ne pouvaient pas se permettre de construire un radeau. De toutes façons l'androïde ne comptait nullement perdre son temps à jouer les naufragés de romans.
Il observa de nouveau la forteresse des pirates de l'air, et esquissa un sourire carnassier.
Il ne leur restait plus qu'à "emprunter" un navire...


hrp:
 


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Hildegarde Müller
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Lun 15 Mai - 0:01
Hildegarde retrouva peu à peu la vue les brumes de son sommeil forcé se dissipant de son champ de vision et de son esprit. Elle put percevoir du coup Emmerich, pas très loin d'elle, se remettant lui aussi du choc. Balayant les environs du regard Hildegarde aperçut leur pilote, debout, en forme, mais semblant sacrément concentré. Se relevant lentement, de crainte de se casser la figure, se sentant encore faible, Hildegarde suivit le regard de l'Allemand, cherchant à définir ce qu'il regardait.

Hildegarde vit alors la tour et son pavillon noir.

« Oh nous avons atterri chez l'ennemi. »

Un geignement lui répondit : celui d'Emmerich se relevant, perclus de courbatures. Hildegarde claqua des mains.

« Du nerf mon ami, vous n'êtes pas en sucre. Laissez-moi deviner Herr Genmann, nous allons nous rendre là-bas je présume. Vous avez veillé à la bonne santé de notre cargaison ? Qu'est-il arrivé à votre navire ? »

Peu sûr que les grandes pontes de Emerald allaient apprécier que des œuvres aient pu disparaître durant un naufrage. Ce fut Emmerich qui la découvrit, engoncée par les parachutes qui en avaient ralentis la chute. Hildegarde eut un soupir de satisfaction, une main posée sur sa poitrine comme pour contenir son cœur qui avait menacé de lâcher. Si tout était en ordre alors rien ne les retenait plus sur cette plage. La femme se rapprocha de la grotte, plissant les yeux.

« Je suppose que cette galerie doit déboucher dans les tréfonds de la demeure des pirates. Emmerich, vous avez de quoi nous éclairer ? »
« J'ai bien une ampoule automatique... »

Fouillant dans sa veste, l'Austro-hongrois en extirpa une ampoule qu'il frotta contre sa manche. L'objet émit une lueur presque électrique. Tendant le bras au sein de la grotte, Emmerich en éclaira les parois et tout ce qui l'entourait. La lumière était chiche, éclairant à quelques mètres, mais ils sauraient où mettre les pieds. Hildegarde s'avança avant de stopper, sourire aux lèvres.

« La galanterie imposerait que j'ouvre la marche mais la prudence exigerait la présence d'un homme. Messieurs... »

Et d'un geste de la tête elle les invita à prendre les devants.

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Leonhardt Genmann
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Mer 31 Mai - 21:37
Leonhardt fut quelque peu soulagé de voir qu'Hildegarde et Emmerich s'étaient remis vite et bien. Si ça n'avait pas été le cas il aurait pu ne pas recevoir la totalité de son salaire à l'arrivée, et avoir subi tout ça pour rien le frustrerait vraiment énormément. Cela étant, il était quand même... soulagé (?) de voir que sa cliente était aussi pimpante que d'ordinaire. La situation était bien trop alarmante pour qu'il aie en plus à devoir gérer des blessés ou naufragés désorientés.
La jeune femme, après avoir repris du poil de la bête, découvrit une galerie pouvant apparemment les mener jusqu'à la forteresse des pirates, un sourire satisfait sur le visage. Sourire que ne partageait pas réellement le pilote, mais quand fallait y aller...

- La galanterie imposerait que j'ouvre la marche mais la prudence exigerait la présence d'un homme. Messieurs... fit Hildegarde en se tournant vers Emmerich et lui.

- Comptez sur moi, ces ordures auront pas raison de mon salai... de mes clients, maugréa l'androïde après un soupir las.

Il ajusta son écharpe autour de son cou et pénétra avec ses compagnons dans la grotte.
L'endroit était... sombre et humide, mais c'était toujours mieux que cet étouffant musée autrichien, et de loin! Au fur et à mesure de leur progression il découvrit du vieil équipement laissant à penser que les pirates avaient autrefois utilisé cet endroit comme repère, mais que ce dernier était désormais abandonné. Tant mieux! Leur infiltration n'en serait que plus facile.
Au bout de quelques longues minutes, le trio parvint à un cul de sac dans lequel se détachait une trappe.
Leonhardt se tourna vers ses compagnons et, désignant la porte du pouce, leur lança en arquant un sourcil :

- Bon, passé cette trappe, on s'ra en territoire ennemi. Et il faut qu'on traverse tout c'bordel pour choper un navire.

Puis, détaillant des pieds à la tête Hildegarde et Emmerich d'un regard aiguisé, il ajouta :

- Faut qu'on trouve un moyen d'se fondre un peu dans la masse jusqu'à leur port où ils vont nous tomber dessus et c'en s'ra fini d'nous, vu?

S'infiltrer dans une forteresse de pirates... Quelque part, c'était excitant. Cela rappelait un peu au pilote les histoires qu'il s'inventait avec sa petite-sœur quand ils étaient gosses. Sauf que cette fois cela n'avait plus rien d'un jeu, et la moindre erreur pourrait leur être fatale. Alors... comment passer inaperçu au beau milieu d'un repaire de malfrats? Il y avait toujours la solution du déguisement, mais quelque chose disait à Leonhardt que même accoutrée comme un de ces enfoirés, Hildegarde ne serait pas très crédible... Il pourrait toujours y aller seul ou avec Emmerich et demander à sa cliente de les attendre à un point de rendez-vous, mais s'il venait à lui arriver quelque chose quand ils seraient séparés il pourrait toujours faire ses adieux à sa paye.

- L'un de vous deux a un plan? finit-il par demander en croisant les bras.

Après tout, il pouvait laisser les parties intelligentes à ses deux passagers. Il était payé pour les véhiculer, pas pour élaborer des stratégies d'infiltration. Cela étant, la tournure que prenaient les événements n'était pas pour lui déplaire, en fin de compte. Après l'ennui écrasant qu'il avait ressenti au début de leur voyage, cette soudaine dose d'action était plus que bienvenue. Par ailleurs, s'infiltrer dans une forteresse pirate c'était un sacré défi...
Et l'androïde adorait les défis.



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Hildegarde Müller
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Sam 10 Juin - 21:48
La grotte exhalait une odeur humide et de putréfaction. Le nez de la sorcière s'était plissé face à toute cette agression olfactive, se concentrant néanmoins sur l'avancée des deux hommes devant elle. Elle écouta, sans broncher, le pilote faire l'état des lieux. Toute cette histoire prenait des allures de roman d'aventure. Il ne manquait plus qu'un trésor à la clé qu'ils dégotteraient dans le navire qu'ils prendraient d'assaut pour s'enfuir afin de conclure cette épopée sous les meilleurs auspices.

Restait la question la plus importante : comment se faufiler au sein d'un vivier de pirates sans se faire remarquer ?

Hildegarde y songea, un doigt replié sur son menton, ses prunelles fourrageant l'antre obscure de la grotte éclairée timidement par l'ampoule automatique de Emmerich. Avisant des cordages, elle en saisit un bout, testant la solidité entre ses mains. L'Austro-Hongroise finit par tendre les cordes à Leonhardt, le chanvre s'enroulant entre ses bras avec la mine d'un serpent repu.

« Attachez-moi. »

Sans même attendre une réaction (ou si il y en eu une, la sorcière l'ignora superbement) Hildegarde lança les cordes au pilote, le laissant s'en dépêtrer à loisir.

« Il est évident que je n'ai rien d'une Mary Read. Alors, je vais jouer le rôle de l'otage. » Hildegarde écarta les bras, ses mains se levant et s'abaissant pour mieux montrer ce qu'elle était – une bourgeoise toute endimanchée. « Vous serez deux flibustiers ayant fait main-basse sur une poule aux œufs d'or. L'illusion devrait fonctionner, non ? »

Se tournant vers Emmerich, la sorcière lui indiqua comment modifier son apparence afin de mieux se faire passer pour un brigand. Les cheveux furent décoiffés à grands renforts des mains de la sorcière, fourrageant les mèches pour les rendre indisciplinés. De la poussière et de la terre, grattés à la force des ongles sur le sol de la grotte, furent frottés sur les habits et la peau découverte de l'Austro-Hongrois. On put même entendre le bruit feutré d'un tissu déchiré alors que Hildegarde transformait le manteau en un haillon loqueteux.

« Pour vous Herr Genmann... » commença-t-elle en se tournant vers le pilote, le jaugeant de bas en haut. « Oh ça devrait aller. Vous êtes déjà parfait dans le rôle ! »

Et croisant les bras dans son dos, la sorcière attendit qu'on l'attacha. Non sans avoir glissé, auparavant, dans un coin de sa bouche, une petite sucrerie qu'elle avait dégoté, un jour, dans une boutique de Emerald. Un bonbon avarié d'Halloween. Un plan de secours au cas où le plan connaîtrait un dysfonctionnement.

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