1er décembre 06. Mariage royal

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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Lun 16 Jan - 23:40
Les insectes grouillaient. Répugnants. Abjects. Ronce les voyait venir, se répandant sur le plancher, sinuant sur les murs. Au bout de ce cortège se trouvait celle qui avait tout fomenté, préparant son entrée avec la maestria d'une comédienne. La poigne du Kappharen fit lâcher un cri à la reine – un cri bref, de stupeur. Son regard accrocha celui de l'homme, son esprit tout ouvert à ses paroles. Des paroles prononcées d'une voix ferme, ne flanchant pas. Ronce n'avait aucune idée de la ressource dans laquelle Jan pouvait puiser. Une ressource qui pourrait lui sauver la mise. Alors elle lui fit confiance, tandis que sa main libre se refermait sur le fidèle Mauser prête à accueillir son invité comme il se devait. Avec du plomb.

« Comptez sur moi. »

La voix claqua comme un fouet. Comme une promesse royale.

Au dehors le chaos se faisait entendre tel la débandade des occupants d'un zoo retrouvant leur pleine liberté. Néanmoins la reine ne pouvait que espérer que la garde, postée dans les jardins, saurait endiguer ce phénomène dont elle ne percevait que les échos, incapable d'en percevoir la pleine teneur.

L'interrogation du Kaiser fusa, formulant, probablement, une question que tous partageaient. Tous sauf elle. Ronce connaissait cette signature. Une pauvre femme en avait déjà été la victime, au sein de ces mêmes murs. Le temps d'un souffle, Ronce laissa la peur s'instiller en elle. Sentant, confusément, que l'instigatrice approchait.

« Oui je sais qui arrive. »

Une silhouette trapue se dessina au sein du rectangle illuminé des portes entrouvertes. La silhouette d'une vieille femme.

« Bonjour marraine. »

Le canon du Mauser se leva à hauteur du front de la djinn Farah.


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Lun 16 Jan - 23:49
Tenue de Manuela
« Oh. »

Manuela était surprise. Tout bonnement surprise. Elle n'avait pas calculé ce coup. La magie qu'elle avait insinué dans les mets demeurait grandement aléatoire. Qu'une hybride soit touchée et se voit affublé de tels appendices ne l'aidait guère. Néanmoins l'Espagnole ne perdit pas de sa superbe. Elle leva le menton, sentant la queue lui écorcher la peau.

« Vous accusez souvent les gens sans preuve ? »

C'était du bluff mais c'était mieux que de tout dévoiler. Un hurluberlu rejoignit la scène. Rah zut. Lui n'avait rien eu. Il ne pouvait pas s'empiffrer et s'enivrer comme les autres ? Du bruits se fit entendre dans la salle royale. Les oreilles lapines tournèrent en direction de l'écho – les gardes se déployaient en un cliquettement d'armes. De toute évidence la scène était prête.

« Ho d'accord. » Manuela soupira, dramatique. « Oui je l'ai fais. Et alors ? Vous trouviez pas que c'était mortellement ennuyeux ? » Son regard s'accrocha à celui de Leonhardt, comme pour y quêter une approbation. « J'ai juste voulu m'amuser, apporter de l'animation. De toute façon, vous... » D'un geste du menton, elle désigna Muffet et l'Allemand. « … ne craignez rien. Pas comme les autres derrière. »

Un rire gonfla, telle la voile d'un navire. Le rire d'une vieille femme.

« Ma patronne ? » minauda Manuela. « Elle s'appelle Farah. »

Une odeur d'épices flotta dans les airs, parvenant de la pièce royale entrouverte.

« C'est la fée qui a endormi la France. »

Mais personne ne pouvait la tuer – pas tant que Manuela serait là.



« Bonjour filleule. »

Farah eut un sourire édenté creusant les rides qui parsemaient son visage. N'eut été l'éclat dans son regard, et la cohorte d'insectes l'entourant, elle aurait pu passer pour une vieille dame adorable. Ses yeux embrassèrent l'assemblée réfugiée dans cette pièce, balaya les résidus des festivités avortées. Et lentement Farah applaudit, ses mains frappant l'une contre l'autre avec une lenteur délibérée.

« Mes félicitations. Qui aurait cru, mh ? Qui aurait cru qu'après cent ans tu aurais encore assez de fraîcheur pour trouver un époux ? » Un énième regard à l'assemblée. « Et assez de renommée, malgré ce royaume poussiéreux, pour avoir des invités prestigieux. »

Farah trottina jusqu'au buffet, piochant sur la table un gâteau qu'elle porta à sa bouche, brandissant la moitié entamée vers Ronce.

« Je n'ai point été invitée. Digne fille de ta mère. Alors je me suis permise de m'inviter moi-même. Point d'enfant à l'horizon ? Dommage... J'aurais aimé lui offrir un cadeau. »

Le reste du biscuit fut avalé, tout rond. Quelqu'un brandit une arme, prêt à tirer. Farah secoua l'index, claquant de la langue.

« Je suis une djinn, ne me sous-estime pas humain. Décoche ta balle et je la transforme en cloporte. »

Dans une envolée de tissu orientale, Farah se tourna vers Ronce.

« Mais commençons par honorer la mariée en lui offrant son cadeau d'épousailles ! »

Une odeur d'encens explosa – la fragrance de la magie de la djinn. Une magie qui s'étira en un trait de couleur parcourant le corps de Farah avant de surgir, tel un filet enchanté, prêt à y enfermer Ronce. Et qui fut projeté, violemment, manquant d'emporter Farah qui se baissa, juste à temps.

« Que. »

Les yeux de la djinn se plissèrent, virent la poigne du Kapphären. L'épiderme de Farah picota en sentant ce qui émanait de cet homme.

« De la magie pour contrer de la magie. La fée qui t'a offert cela a été avisée. » Un haussement d'épaules. « Mais peu importe. »

La djinn joignit ses paumes.

« Je m'en vais honorer les invités. Et nous verrons ce que la reine décidera. »

La magie coula hors de Farah en filaments colorés, iridescents – une cascade de lumière qui se rua vers les invités, prêt à les ensevelir et à les recouvrir de dons peu réjouissants. La cohorte d'insectes se joignit à la fête, remplissant la salle de bruits de pattes. Plus d'un garde hurla, touché par la magie de la djinn. L'un d'eux s'écroula, son corps devenu aussi liquide que de l'eau.


Les règles


• Prochain tour le 23 janvier. Désolé pour le retard !




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Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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✦ Libre pour RP ? : Non

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Mer 18 Jan - 18:36


Mariage Royal

A Versailles, en Décembre 06



Jan n’était pas homme à se formaliser du manque de confiance de Kay, bien au contraire, approuvant sa prudence avec le regard de celui à qui on avait fait vivre déjà trop de choses pour croire au premier regard la parole d’un presque inconnu. Trop inquiet pour le devenir de sa fille, il fut néanmoins soulagé quand Ronce accepta de lui tenir la main, son pouvoir s’activant et se désactivant pour mieux le ménager, car le bouclier, puisant dans ses propres ressources, ne pouvait durer indéfiniment. Bien lui en pris. Car apparaissant aux portes, vieille femme au visage agréable mais au regard malfaisant, la sorcière fut soudain visible et perceptible par tous, dans la menace.

Ronce leva son arme, Jan dégaina sa rapière, arme au poing, mais quand la magie voulut frapper la jeune souveraine, ce fut à cet instant qu’il déclencha son don. Il le sentit fourmiller, aussi actif que les rares fois où il avait du combattre ce qu’il haïssait tant. Et ce frisson naturel, ô combien naturel, le fit grimacer de dégoût. Car cette non-magie en était une infime partie et que cette partie était accrochée à lui, comme une tâche trop vivace. Une part de lui qu’il ne pouvait nier ou dissimuler. Pas pendant ce genre de scène.

Mais Farrah le dévoila, à la vue de tous, son odieux secret. Et dans ses mots il entendit le rire de Sigrid. Sa Sigrid. Qui devait pourrir dans une quelconque ruelle d’Allemagne à l’heure qu’il était ou bien, retournée avec les autres chacals dans son genre, fomentait sa vengeance en ignorant peut-être la tragique disparition de celui qui avait tout révélé.

Sigrid aurait-elle été de taille aujourd’hui à combattre Farrah ?

Point sûr. Pas ivre, comme la plupart du temps, tacla Jan d’une mauvaise pensée avant de relever la tête à l’égard de la marraine. Qui dispersa son pouvoir dans la salle, s’occupant de nouvelles victimes.

« Est-ce ainsi tout ce que votre magie peut apporter à ce monde ? La trace inaltérable de votre inépuisable ennui ? 100 ans se sont écoulés depuis que vous avez endormi la France mais même après ce siècle, vous n’avez encore pas d’autres vies ou d’autres fonctions que de ruiner l’existence de la Reine de France. Vous êtes, de fait, aussi pitoyable que faible. A croire que votre seule crainte c’est qu’elle ne vous échappe définitivement… »

Les femmes comme elle, il les rêvait sur des bûchers ardents. Incapables de nuire. Et en lui, la Regina se redressa. Prête à lui crever les yeux d’une manière ou d’une autre.

« Que cherchez vous ? Maudire quelques pauvres âmes en laissant votre marque dans le temps d’une manière aussi piètre ? Ne pouvons nous trouver plus exaltant pour concurrencer vos charmes ? Disons, un pari risqué pour avoir enfin la tranquillité que nous méritons et vous, toute l’attention que vous tentez vainement d’accaparer ? »

Son bouclier se releva aussitôt, comme prêt à parer l’attaque vengeresse de la vieille bique. Et le visage bien trop calme, Jan entreprit de nier la peur sourde naissant peu à peu en lui, comme un lierre grimpant.










Dynasty decapitated
You just might see a ghost tonight
And if you don't know now you know
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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Jeu 26 Jan - 21:53
La serveuse hybride était donc bel et bien la coupable de ce bordel. Toujours s'méfier des lapins, c'est vicieux ces bêtes-là.
Ceci étant, lorsqu'elle accrocha son regard et lança sa remarque, le pilote eût la désagréable impression qu'elle lisait en lui. Bon, quelque part, avec la tête renfrognée qu'il abordait depuis le début des festivités ce n'était pas si compliqué de deviner ce qui lui passait par la tête...

- C'pas une raison pour fout' le bazar, rétorqua l'androïde en croisa les regars et lui jetant un regard torve. Et puis là c'est pas drôle, c'est juste glauque. Alors tu vas nous faire le plaisir de réparer tes conn***es et de filer fissa. Pigé? Sinon... je vais laisser notre arachnide ici présente te donner une idée du "sinon".

Seulement, l'interrogatoire prit une tournure un tantinet plus sérieuse quand Manuela avoua le nom de sa patronne (que Leonhardt ne connaissait pas le moins du monde, n'ayant que vaguement suivi ce qu'il se passait hors des frontières allemandes), et qu'elle souligna que ce qu'il se passait à l'intérieur des murs du palais était autrement plus grave que ce qu'il se déroulait ici sous leurs yeux.
Le pilote en smoking jeta un regard à l'hybride araignée-scorpion, puis haussa les épaules.

- Baaah, c'pas mes affaires tout ça! Corrige ton bordel, le reste j'm'en fous.

Après tout, tant que ça ne lui faisait pas perdre son salaire, tout ce qu'il se passait ici lui importait peu. Mais peut-être que d'un côté... ça craignait un max pour la Reine de France de voir son mariage gâché. Et puis, semer la zizanie dans une assemblée de grands dirigeants c'était pas franchement une bonne idée niveau diplomatie.
Leonhardt se massa les tempes en grinçant des dents, puis se pencha vers Manuela dans une attitude menaçante, son regard polaire braqué sur celui de l'hybride.

- Okay, la miss. Tu vas rendre à ces badauds leur apparence originelle, puis tu vas gentiment nous conduire à ta maîtresse. Compris? Et pas de coup tordu, ou j'te ferai connaître la pleine mesure de l'expression "chute libre". Et t'as intérêt à t'bouger, j'suis pas réputé comme étant un gars patient.

Même si la serveuse avait un air léger et la tête des gens qui aiment plaisanter par-ci par-là, elle donnait au pilote l'impression d'être bien moins espiègle qu'elle n'en avait l'air. Plutôt malicieuse, en fait. Mais dans le sens négatif du terme. Leonhardt échangea un regard avec l'arachnide, cherchant à voir si elle était prête à faire équipe avec lui. Pas que ça l'enchante, mais après tout elle avait l'air d'une experte en terme de combat, et un expert de ce genre ça ne se refuse pas. Surtout dans une situations comme celle-là...
L'androïde se fit craquer les phalanges et braqua un regard glacial sur la lapine.

- Alors? Ta réponse?



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Hitomi Hoshizora
La tisserande
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✦ Double-compte : Leonhardt Genmann & Mickaëlla Mellior

Jeu 26 Jan - 22:18
A peu près remise de ses émotions, Hitomi continua de fouiller les environs du regard. Elle fit quelques pas, avançant avec difficulté à cause de sa queue de poisson, et finit par découvrir un trio qui sortait du lot. L'hybride araignée, qui avait apparemment subi le même sort qu'elle, et l'homme au sale regard qu'elle avait aperçu à son arrivée. Et, plaquée au sol, l'adorable serveuse qu'elle avait croisée en allant s'empiffrer au buffet. Ces gens ne seraient tout de même pas en train de l'agresser?!
Curieuse et inquiète pour le sort de la lapine, elle s'avança dans leur direction en prenant garde à ne pas faire de faux pas et les apostropha :

- Hum, euh, excusez-moi, mais, qu'est-ce qu'il se passe ici? Cette jeune fille a fait quelque chose?

Bon, le ton n'était peut-être pas aussi sérieux qu'elle l'aurait voulu, un peu trop léger et indifférent, sans doute, mais on ne chasse pas facilement les mauvaises habitudes.
Ceci étant, son intuition l'avait vaguement aiguillée vers ce singulier trio, aussi espérait-elle en apprendre plus sur la situation. Sur sa situation en particulier, en fait. Parce que bon, être hybride carpe koï, cela avait clairement plus d'inconvénients que d'avantages. Et puis si ça continuait sa queue allait déformer la belle robe qu'elle avait passé tant de temps à confectionner. Et là pour le coup le responsable de ce sale tour prendrait très, très cher...
Et finalement, outre le caractère assez intimidant des regards des deux "agresseurs", la serveuse avait dans ses yeux une pointe de malice assez inquiétante. Et Hitomi savait de quoi elle parlait. Après tout, elle avait régulièrement ce même genre de lueur dans le regard... Se pourrait-il ainsi que la charmante hybride soit la responsable de toute cette zizanie? Si c'était le cas, la jeune japonaise lui ferait comprendre son mécontentement... avec perte et fracas. Même si elle n'avait rien contre les hybrides à la base, hein. Après tout dans son pays tout le monde les aimait. Mais, comment dire? Gagner puis trahir la confiance de ses clients à son stand de voyance serait autrement plus complexe avec des nageoires et des branchies. Et pour la criminelle, tout plutôt que de perdre son gagne-pain! Enfin, "tout"... tout sauf ses cheveux, hohoho, fallait pas pousser trop loin non plus hein!
Hrm hrm, bref.
Hitomi croisa les bras et arqua un sourcil. Vu la tournure que prenaient les événements, si la lapine était la coupable, il y aurait vite du grabuge. Et qui disait grabuge disait interventions musclées et action en abondance. Sauf que dans la situation présente, la japonaise n'était clairement pas habillée pour l'action. La robe de bal et les talons hauts, ce n'était pas très pratique pour les pugilats. Aussi, si tout ce remue-ménage pouvait se résoudre rapidement et dans l'ombre, ce serait nettement plus préférable. D'autant plus que c'était dans ce domaine-là qu'elle excellait...



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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Dim 29 Jan - 1:19
La captive joue les innocentes - comme beaucoup d'autres avant elle. Si j'avais obtenu une pièce à chaque personne qui tente de me faire croire qu'elle n'a rien avoir avec le crime pour lequel je les assassine, je serais l'impératrice actuelle de Scandinavie.

"J'ai pas le temps pour ça. La vérité. Maintenant."

Et je resserre un peu plus la pince autour de son cou. Pas question de me laisser berner par la lapine. J'ai besoin d'informations rapidement et ce n'est pas ses frétillements de tout à l'heure qui l'innocenteront. L'hybride porte un intérêt particulier pour ce qui se passe dans le palais qui doit subir le même genre d'attaque qu'ici. J'ai besoin de savoir dans quoi je me lance.

Et les informations arrivent en même temps qu'un homme qui s'adresse à moi. Avant de tourner mes yeux dans sa direction, je remarque le léger agacement qui passe sur le visage de la lapine. Un simple coup d’œil suffit à comprendre pourquoi : il était une des seules personnes à n'avoir pas changé parmi les invités. Pas moyen d'être sûr qu'il ne participe pas à ce qui se passe, hormis la contrariété de ma captive.

Celle-ci se met d'ailleurs à partir dans un monologue qui révèle les précieuses informations qu'il me manquait. Ainsi les invités ne sont pas la cible principale, simplement un écran de fumée pour brouiller les pistes, tandis qu'une fée du nom de Farah - qui est apparemment la même fée qui a endormi la France pendant un siècle entier - attaque les royautés présentes dans le carré qui leur est réservé. La situation est mauvaise. Je regarde pendant un instant la lapine dans les yeux. Que faire de la complice?

Une nouvelle voix interrompt mes pensées. Celle-ci me fait réaliser qu'un nombre croissant de personnes commencent à se lever et que l'homme qui s'est approché de moi essaie d'imiter un interrogatoire musclé depuis tout à l'heure. L'aide est appréciée, mais inutile.

"Si elle était capable de faire quoique ce soit, elle ne se serait pas faite attraper aussi facilement. Le gros poisson se trouve à l'intérieur du du palais et je compte bien y aller. Quant à toi..."


Un dernier regard dans ses yeux et ma décision est prise. D'une pince, je serre son cou, tandis que l'autre prend de l'élan mieux lui défoncer le crâne en visant les yeux. je n'attends d'ailleurs même pas de voir si j'ai réussi mon coup. Si c'est le cas, tant mieux, sinon tant pis. L'autre pourra toujours s'en occuper. Pour l'instant tout ce qui compte c'est de venir au secours des royautés qui doivent affronter la fée.
Je passe le portail sans difficulté et commence à regarder autour de moi pour une arme : rien. Pestant mentalement contre mon accoutrement, je me colle au mur et jette un regard discret par la fenêtre. Des gardes subissent un assaut d'insectes, les royautés semblent plutôt bien armées à l'exception d'une qui tient la main de Ronce. Bizarre. Et dans le fond, Farah. Pour quelqu'un qui a un bon nombre de pistolets pointés à elle, la femme semble plutôt calme. C'est mauvais signe.

Que faire? Il m'est impossible de rester indifférente face à des actions qui affectent tout une partie du continent néanmoins, je n'ai pas d'arme et risque de subir des dommages collatéraux. Pas le choix. Il faut que je tente le tout pour le tout.

Le plus discrètement possible, je m'infiltre par la porte ouverte pour tenter de prendre la fée à revers, misant sur son obsession envers la reine de France pour me garantir l'effet de surprise. Arrivée à sa haute, je tente de me jeter sur elle et de la mordre pour la paralyser. Créature magique contre créature magique qui ne pratique pas la magie.
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Albrecht Elberhard
L'enfant des Habits neufs de l'empereur
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✦ Libre pour RP ? : Dispo!

✦ Double-compte : C. Muffet

Lun 30 Jan - 0:02
La reine de France ne laisse planer le mystère que quelques instants. L'invité mystère est... sa marraine. Mein Gott.

Ladite marraine entre d'ailleurs sans plus se faire attendre. Si je n'avais pas connu Andreas, je l'aurais immédiatement sous-estimée. Son numéro de petite vieille est convaincant et son apparence fragile laissent à penser qu'elle n'est guère qu'une brindille ancienne, facile à briser. Seulement, la magie est trompeuse. Et si la légende française est vraie, c'est une femme de plus d'un siècle qui se tient devant nous, avec un dédain total pour les armes brandies contre elle. L'apex des créatures magiques : la fée.

Je retient avec peine une grimace de mépris devant les paroles qu'elle tient envers la reine de France. De quel droit se permet-elle de moquer une personne qu'elle a maudit plus d'une fois et de venir remettre le couvert en une telle occasion? Je l'observe faire son petit numéro en direction du buffet avec attention. Si elle prépare un mauvais coup, je veux être prêt à me défendre - c'est pourquoi je tends mon revolver en direction de son cœur. Le mouvement attire le regard de la fée qui me met en garde : la prochaine fois, elle répliquera.

Je n'ai pas le temps de lui renvoyer une réplique cinglante - il faut aussi dire que ce n'est pas spécialement mon fort - qu'elle tente déjà d'envoyer un sort à Ronce et Jan. Et celui-ci rate de façon spectaculaire, à grand renforts d'un encens entêtant. J'éclaterais à la voir se jeter par terre juste après la menace qu'elle vient de me lancer. Ainsi Jan avait bel et bien un as caché dans la manche. J'aurais dit que je suis heureux qu'il ait choisi de l'utiliser sur Ronce si la fée n'avait pas décidé de se venger contre nous.

Il faut que je passe à l'action. Les gardes commencent déjà à tomber un par un et il n'est pas question que je sois le prochain. Après avoir intimé à Katharina de ne pas bouger, je me décale légèrement pour faire en sorte qu'aucune royauté ne soit dans ma ligne de mire et je tire une première fois. Le coup puissant résonne dans toute la pièce. Et alors même que je me prépare à tirer un deuxième coup, une chose bondit de l'entrée sur la fée. Puis un cri résonne derrière moi. Kat. J'arrache mes yeux de l'étrange spectacle le cœur battant pour me tourner vers ma femme.

Avant de soupirer de soulagement. Sans un commentaire - hormis un léger regard noir - je lui ôte le scarabée qui venait de s'infiltrer dans son décolleté. Si j'avais su que ce genre d'évènement allait se produire, elle est bien la dernière personne que j'aurais emmené. Mais pas le choix; je dois faire avec. Déterminé, je me retourne vers la fée, prêt à tirer à nouveau.
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Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
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Lun 30 Jan - 19:53


Kay n'avait pas vraiment vu la magie être déviée par le don du dirigeant qui était au côté de sa femme. Mais à en croire les paroles et la provocation à l'encontre de la djinn le sort n'avait pas marché.

Mais Kay avait pu voir le regard de la djinn pointer l'empereur Austro-hongrois qu'elle avait maudit avant même sa naissance. Non elle n'avait pas que la reine de France avec qui s'amuser. Mais contrairement à la reine de France l'empereur des serpent avait réussi à souffrir de diverses choses sans que la djinn s'en mêle.

Kay, en bon ex-lieutenant et agent de terrain, examina bien la scène de crime. Il se devait d'analyser les différents scénarios et conséquences que ceux-ci pouvaient avoir. Pendant ce temps là le couple allemand formait un distraction qui devait plaire à la vielle. Une sale bestiole avait rejoint une partie de l'intimité de la femme du Kaiser.

Kay se déplaça pour se mettre entre la djinn et sa femme accompagné de Jan, à qui il allait accorder sa confiance. Kay allait voir si il en était digne et si jamais les craintes les plus profondes du lieutenant étaient fondés, il ferait tout pour réduire à néant ce à quoi tenait le Kapphären.

Kay était maintenant entre le duo et la Djinn et non loin du Kaiser. Il tourna légèrement la tête, son profil à peine visible par celle pour qui il était prêt à donner sa vie. Juste un œil pouvait être visible, un œil résigné à tout pour elle.

— Ronce... Désolé, mais je vais me charger d'elle.

Kay savait que Ronce n’était pas du genre à vouloir tuer ou blesser les gens. Mais il y avait bien une personne qu'elle voulait tuer de ses mains : c’était cette djinn. Mais Kay refusait tout simplement de courir le risque de la perdre. Il préférait y laisser sa peau plutôt que Ronce ne soit...

— Hey la vielle peau. Car oui tu n'as pas la fraîcheur de Ronce, mais celle d'une vielle aigrie. Comme tu l'as dit à son age elle a pu trouver quelqu'un et pour ton malheur c'est moi. Roi reine je me fous de tout ça. Tu ne toucheras pas à un cheveu de ma femme.

Kay avança d'un pas assuré, posture droite, les bras qui se levaient l'un après l'autre les deux armes de poings tendus en direction de la fée.

— Je me fous des histoires du passé que tu as eu avec la grand mère de nos enfants. Mais moi vivant jamais tu ne toucheras à ma famille.

Kay et Ronce n'avaient pas d'enfant. Mais vu la djinn cette information pouvait peut être faire baisser sa garde. C’était tout à fait son genre de vouloir maudire à nouveau la famille de France. Kay lui ne perdit pas un instant et tira des deux armes en avançant un pas, l'un après l'autre.

Il ne regardait même pas si les balles pénétraient la djinn, mais il avait vidé les deux chargeurs des armes. Kay lâcha les armes de poings qui tombèrent sur le sol tout en avançant encore pour se retrouver à quelques pas de la djinn.

— Meurs, meurs, meurs !

Kay ouvrit sa veste, arrachant les boutons, laissant entrevoir un holster et prit l'arme en son sein, se plaçant de coté pointant sa nouvelle arme en direction de la vielle femme, prêt à courir sur elle en tirant dessus pour essayer de la plaquer au sol. Au corps à corps il pensait avoir un avantage. Ou même permettre de laisser un ouverture à ceux qui étaient là pour abattre ou blesser la vielle fée.


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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Lun 30 Jan - 21:07
Ronce admirait l'aplomb et le courage de chacun de ses invités. Aucun ne tournait dos à la djinn, ni ne fermait les yeux sur ses exactions. Elle les admirait autant qu'elle les maudissait, son âme tiraillée entre l'envie, la pulsion presque vénéneuse, de voir cette fée mourir aujourd'hui, et la peur qui l'étreignait, faisant écho à sa précédente entrevue avec sa marraine. Une entrevue où le Prince Ciel avait été une victime des charmes de la djinn. Assez ! voulait-elle hurler à eux tous. Au Kapphären se parant de son bouclier pour la protéger, au Kaiser qui tirait sur la djinn – sa balle se muant en une fleur qui s'étala, fanée, sur le parquet ciré. Et elle voulut hurler, encore et encore, alors que son époux se lançait dans le combat, lui adressant un regard qui s'annonçait comme le dernier.

Ronce tira sur son bras prisonnier de la main du Kapphären. Elle se refusait à continuer d'observer sans rien faire, sans agir. Quelque chose s'attaquait à la fée, quelque chose qui n'avait rien d'humain, qui perturba la djinn, permit à une balle de l'atteindre. Puis deux. L'air se brouilla autour de la djinn, une protection se déploya devant elle, recueillant les dernières balles qui tintèrent contre ce mur invisible. Une force repoussa la silhouette qui s'était accroché à elle. La djinn porta une main à sa gorge. Du sang suintait de ses blessures.

« Vous aurez beau faire... » clama-t-elle d'une voix assourdie par la douleur. « Vous ne pouvez pas me tuer. Comment croyez-vous... » Elle se redressait, sa voix s'amplifiant. « … que j'ai survécu tout ce siècle, mh ? Ne sous-estimez point les fées ! »

Elle leva un index. Ses gestes semblaient plus lourds mais la magie sourdant d'elle se fit plus pesante, chape de plomb empestant l'épice.

« Votre Majesté... » siffla-t-elle à l'encontre du roi fraîchement nommé. « Votre souhait sera respecté. »

Ronce comprit avant que la djinn n'ait continué ses propos. D'une torsion elle s'arracha à la poigne de Jan, courut à la rencontre de Farah, manquant de trébucher en marchant sur les plis de sa robe, évitant un corps de garde gisant dans une mare grouillante d'insectes. Elle n'arriva pas à temps.

« Aucun cheveu de votre femme ne sera ébranlé par ma magie. Ce serait trop simple, trop facile, et non distrayant. Je vais vous offrir la même chose que j'ai offert à son frère. »

Ce pouvait être aussi bien un mensonge qu'une vérité, une provocation qu'une confession. Quelque chose heurta Ronce, quelque chose qui la plaqua à terre. Ronce sentit une main la tirer par les cheveux pour lui faire observer la suite des événements tandis qu'une autre maintenant son autre bras plié contre son dos. Du coin de l’œil la reine vit son arme, le Mauser, à quelques pas de là – si proche et si loin à la fois.

De nouveaux cris se firent entendre – perçants. Farah avait déployé sa magie féerique en une explosion de dons, bénissant aveuglément les occupants – ou plutôt les maudissant. Ronce put voir une main se détacher du bras de quelqu'un et trotter sur le sol, telle une immonde araignée. Un autre se retrouva enseveli sous ses propres cheveux qui ne cessaient de pousser.

Quelque chose coula de la main de Kay – quelque chose de fumant. Le pistolet venait de fondre dans la main du roi touché par la magie de la fée. Farah eut un regard pour l'araignée qu'elle avait arraché de sa gorge, un bref regard, avant de revenir sur le roi. Sentant le poison couler dans ses veines, la djinn se fit plus pressante. Et sortit, de sa manche, une dague à la lame longue, scintillante sous les lustres de Versailles.

« Je manque de temps. Et vous allez me donner le vôtre, votre Majesté. »

Le cri de Ronce fut étouffé par une main se plaquant contre ses lèvres, les doigts s'engouffrant dedans pour obstruer sa voix.


Tenue de Manuela
Esquiver une lame à bout portant était un exploit dont Manuela n'aurait jamais cru être capable. Et pourtant elle avait réussi, non sans accroc. La lame avait dérapé traçant une estafilade sanglante sur son front, mais elle était encore en vie. Et face à deux individus qui, même s'ils n'étaient pas armés comme l'araignée, étaient deux obstacles. La lapine se releva, les jambes chancelantes. Elle releva le menton, par défi, néanmoins elle avait bien cru mourir. Sans pouvoir profiter du spectacle – ce qui aurait été dommage.

« Désolé pour les invités mais ils devront attendre que ça s'estompe. Ce qui devrait être le cas... à la tombée de la nuit. » ajouta-t-elle après une rapide réflexion. « Oh d'ailleurs... » Regard à Hitomi. « Ça vous va à ravir cette nouvelle figure. Ce n'est pas que, mais j'ai du travail. Adiós mi linda ! »

Rassemblant ses jupes, Manuela s'engouffra dans la salle occupée par les royautés. Ne laissant derrière elle que quelques gouttes de sang et une montre à gousset, tombée de sa poche et, dont la chute, au sein du vacarme, passa inaperçu.

Ce fut elle qui se jeta sur la reine et la plaqua au sol, y mettant tout le poids de son corps. Yeux grands ouverts, oreilles dressées, la lapine observait ce spectacle apocalyptique le sourire aux lèvres. S'amusant autant qu'une jeune fille au sein de son premier bal. Sa voix grasseyante de l'accent espagnol encouragea la djinn.

« Transformez leurs cheveux en luzerne ! Faites pousser leurs dents jusqu'à saigner leurs gencives ! Déployez votre art, maestra ! »


Les règles

• Exceptionnellement le tour MJ est posté sous Ronce parce que le post RP et MJ sont pas mal entremêlés.
• Si vous désirez que votre personnage soit touché par un changement de don, envoyez un mp au staff.
• Prochain tour le 5 février.




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Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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✦ Libre pour RP ? : Non

✦ Double-compte : Ofelia / Louie

Mar 31 Jan - 20:16


Mariage Royal

A Versailles, en Décembre 06



Dans ce chaos de magie et de cris, dans ces armes explosant vainement dans l’odeur de poudre, Jan eut un mouvement de recul, essayant d’entraîner Ronce avec lui. Mais la menace sur Kay se précisant tandis que Farrah tournait ses invectives contre sa royale personne, ce fut sèchement qu’elle lui échappa, se précipitant pour mieux se faire entraver par une furie aux oreilles de lapin. La magie. Le regard bleu-roi se plissa de dégoût et dans le tumulte, il laissa son pouvoir glisser, se poser non loin de son esprit, pour reprendre quelques secondes salvatrices sans se trouver épuisé.

Avant d’armer le poing sur son épée toujours entière. En quelques pas, et puisqu’elle avait ignoré son alerte visant à attirer son attention et leur faire gagner quelques précieuses minutes, ce fut à nouveau qu’il tenta d’agir pour la pérennité de la couronne. Puisque la fille lapine semblait la complice de cette vieille sorcière inatteignable, alors c’était à elle de s’en prendre.

Et la lame se glissa sous son cou, tandis qu’il re-déclenchait son pouvoir. Tonnant, d’une voix forte et assurée ne trahissant en rien la peur et le stress faisant battre son cœur.

« FARRAH ! Assez, laissez le ou je tranche la tête de votre amie comme je l’ai fais à tant d’autres sorcières s’étant obstinée au sein de mon royaume ! »


Plus tard, il se ferait la remarque que, dans son geste viril d’attraper son arme, Kay venait de ruiner trois jours de travail en arrachant ainsi les boutons de soie de son costume de mariage. Mais seulement plus tard, pas à cet instant où, du tréfonds de son âme d’athée, il priait les Grands Absents de leur accorder le miracle d’une fin heureuse à cet évènement.

Et qu’où qu’elle soit, Madeleine veille sur Victoire comme le trésor de quelques palais disparus, où il se le promettait, au moindre mal fait à sa fille, elle le paierait dans des souffrances plus affreuses que n’importe lequel de ses cauchemars.

Le sang perla au cou de la lapine tandis que Jan raffermissait son bras.

« Laissez-le. Et toi. » chuchota-t-il à l'oreille de la drôlesse. « Retire tes doigts de la bouche de sa majesté. » Il ne manquait qu’à Ronce le geste intrépide de les lui arracher des canines. Cette sauvagerie lui serait de toute façon pardonnée.








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Albrecht Elberhard
L'enfant des Habits neufs de l'empereur
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✦ Libre pour RP ? : Dispo!

✦ Double-compte : C. Muffet

Dim 5 Fév - 22:48
La situation vient de se détériorer. La fée passe à l'attaque, considérablement énervée par les balles qu'elle a reçu. Mon premier instinct est de tendre mon revolver dans sa direction, mais le risque de toucher Kay est beaucoup trop grand. Et pendant ce temps, la reine est aussi agressée. Je n'ai plus le temps d'hésiter. Je me retourne vers Kat pour lui donner des consignes :

"Je vais aider Ronce. Si la fée s'approche de vous, vous pouvez lui vider votre chargeur dessus, compris?" J'attends un hochement de tête de sa part puis je me dirige vers la reine de France d'un pas élancé.

Je suis à peu près sûr que son mari voudrait que je la sauve plutôt que lui-même. Arrivée près d'elle, je suis sidéré par le comportement de Jan. Un otage? Que croit-il? Que la fée va négocier? Je secoue la tête et m'adresse brièvement à lui :

"Ce n'est pas l'heure de négocier. On l'enlève de là."


Et d'un coup de botte, je fais riper la lame de sa rapière sur la gorge de la lapine. Du sang coule, mais manifestement pas assez pour lui faire lâcher prise. Je l'attraperai bien pour l'extraire de force, seulement j'ai peur de blesser sa victime en faisant ça. Que faire? Une idée me vient.

"Ronce. Vous pouvez couper ses doigts avec votre mâchoire. Imaginez une carotte - ce ne sera guère plus solide."

Une idée de fortune, néanmoins adaptée à la situation. Si la lapine ôte ses doigts de la bouche de Ronce, je peux l'expédier au loin et l'abattre comme il se doit. Quant à Jan...

"Continuez ce que vous étiez en train de faire. Désolé de vous avoir interrompu mais l'autre furie ne vous écoutera jamais."


En attendant que Ronce s'occupe de ces doigts, je colle mon revolver à la tempe de l'hybride. Un seul faux mouvement et je lui explose la cervelle. La seule raison pour laquelle je ne le fais pas à l'instant est que je ne suis pas sûr que Ronce me pardonnait si elle ingurgitait par accident le contenu de son crâne. Et qu'un faux-mouvement pendant les quelques secondes avant qu'elle n'arrête de bouger pourrait faire pas mal de dégâts.

"Lâche. Maintenant."

Un mouvement attire mon regard. L'araignée-scorpion (ou quoi que cette chose est) repart à la charge. J'espère qu'elle saura être plus utile pour aider Kay que moi.
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Libre pour RP ? : Open bar!

✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Lun 6 Fév - 9:02
Mes bras l’agrippent. Mes dents se plantent dans la chair de son cou et le venin se répand dans ses veines. Et sans signe avant-coureur, je suis projetée dans les airs. Le choc contre le mur est rude. A tel point que je perds conscience et m'effondre comme une poupée de chiffon.

Le réveil est dur, bien que seulement quelques instants après. Mes oreilles bourdonnent et mon crâne me fait mal - par chance, il ne semble pas saigner, c'est déjà ça. Avant de me relever, j'essaie de comprendre où en est la situation. Et je sens la colère monter. La lapine est toujours en vie et s'attaque maintenant à Ronce. J'aurais dû m'assurer que je l'avais bel et bien tuée. Et maintenant un illustre inconnu la menace avec une rapière et tente de négocier avec Farah. Osé. Je salue le geste même si je doute profondément qu'une personne capable d'attaquer un royaume à elle toute seule soit douée de raison ou même d'empathie pour ses laquais.

Surtout quand celle-ci s'attaque directement à Kay. De l'angle dans lequel je suis, je ne peux pas voir ses mains, mais je serais fortement étonnée de la voir attaquer Kay à mains nues. Quelqu'un - une royauté à la tête blonde - accoure auprès de Ronce et égorge à demi la lapine. Bien, une personne de moins à aider. Je me relève avec difficulté. Ma tête tourne comme à chaque fois que j'utilise mon venin; j'espère que je n'en viendrais pas à regretter d'avoir utilisé mon joker si rapidement. Je prends quelques secondes pour que la pièce arrête de tourner et me tiens prête à charger. L'avantage de se battre contre Farah est quel est l'un de mes rares adversaires à s'approcher de ma taille. Ce qui fait que je peux atteindre sa nuque exposée vers moi avec mes bras. Une inspiration. Une expiration. Et je m'élance.

La queue ralentit considérablement ma progression, battant l'air sans que j'ai un réel contrôle sur elle, néanmoins je parviens tout de même à atteindre Farah sans me couvrir de ridicule. Arrivée à sa hauteur, je me propulse en avant pour la blesser avec ma pince. On peut dire que j'ai eu de la chance dans ma deuxième hybridation. J'aurais pu me transformer en serpent et perdre tout mes bras et à la place je me retrouve avec des pinces coupantes et un dard. Parfait pour moi.



Merci Ronce <3
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Lun 6 Fév - 22:03
Le cœur de Manuela manqua un battement lorsque l'acier se glissa contre sa chair et que la non-magie crépita autour d'elle, l'enfermant auprès du Kapphären. Une électricité statique parcourut sa nuque, dressant les mèches qui y demeuraient. Le cœur de Manuela n'avait pas stoppé son cours, momentanément, à cause de l'acier, de la mort qui se profilait – la rapière jouant le rôle de la faux. Il s'était tu en remarquant une absence de poids dans une poche intérieure, la non-réponse à ce bouclier qui devait sceller toute voie vers la magie.

Elle l'avait perdu. Probablement dans les jardins alors qu'elle avait manqué la mort de peu, sous les traits d'une hybridation insectoïde des plus surprenantes.

Perdu. Relevant la tête, l'acier cisaillant sa chair, Manuela ne vit personne la détenir. Et se gorgea de cet unique espoir – que l'objet soit loin de toute main avide.

Néanmoins, même privée de sa sorcellerie, Manuela n'était nullement dénuée de ressources. Le Kapphären, suivi du Kaiser, avaient beau enjoindre à la reine de lui mordre les doigts, l'Espagnole pouvait sentir la pression s'amollir. Elle retira ses doigts empoissés de salive lorsque la rapière lui mordit le cou – félin aux crocs acérés – lui arrachant un cri mais non ses mains de la nuque de la reine qui, doucement, ployait comme une plante aux fleurs trop grosses pour elle.

« Bien tenté. » Cela elle ne pouvait pas leur dénier. « Mais parlez moins fort. » souffla-t-elle, mutine alors que le chien de chasse lui tenait la gorge, qu'un autre tendait sa gueule de feu vers elle. « Elle dort... »

Le rire de la maestra dégoulina le long de son échine, électricité statique lui dévalant le corps. De la lame de la dague le sang suintait, éclair d'acier que la djinn retourna contre elle en lâchant un soupir de béatitude – celui de l'artiste retrouvant l'ivresse de l'opium salvatrice. Ses gestes reprirent tout leur ampleur tandis qu'elle s'époussetait, accordant un bref regard à Muffet qu'elle avait repoussé à temps – l'épine prête à se planter dans sa chair – en une explosion de sucreries venues de nulle part mais ne répandant aucune odeur sucrée.

« Avale les cela te fera le plus grand bien. » asséna l'antique fée, laissant l'araignée-scorpion s'habituer à ce nouveau don, cadeau de marraine. « Manuela. Rideau. »

La lapine étira ses lèvres alors que le sang dégoulinait de la plaie à sa gorge, tâchant sa robe de servante. Ses genoux se plièrent, son dos s'arqua contre le torse du Kapphären. Bam. Claquement des pattes arrières repoussant l'homme, poussant sur son ventre, le projetant en arrière. La lame cisailla encore davantage la chair de l'Espagnole qui n'en eut cure – comme les taureaux se lançant dans la corrida, la présence du sang occultait sa raison.

La lapine saisit le corps abandonné de la reine entre ses bras, le collant contre elle, s'en parant comme un bouclier, jaugeant le Kaiser. Farah fut sur elles en quelques enjambées, en pleine possession de ses moyens. La djinn se permit quelques remarques avant de partir, son doigt se dardant tour à tour sur chacun des invités.

« Ce fut ravissant comme petite fête, véritablement. Mais il est temps de partir. Adieu. »

Et soudain elles ne furent plus là. Ce fut comme un éclair – bref et lumineux. La dernière image résidant sur les paupières fut celle de Farah posant sa main sur l'épaule de sa complice avant de disparaître. Comme happées par le vide.

Les règles


Le mariage est terminé. C'est sur cet enlèvement imprévu et impromptu que se clôt l'évènement. Bien évidemment vous pouvez poster pour réagir à ce qui vient de se passer.

Mais Ronce euh kézako ? Pour les participants souhaitant aller la secourir, on lancera une quête qui vous permettra de vous confronter à nouveau au duo et, qui sait, cette fois gagner ! Il suffit de contacter Ronce pour vous inscrire et on lancera cela le plus vite possible.

Merci à tous ceux qui ont participé jusqu'au bout ! :aristo:





©️ Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
Si vous souhaitez une intervention dans vos RPs.
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Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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✦ Double-compte : Ofelia / Louie

Mar 7 Fév - 17:40


Mariage Royal

A Versailles, en Décembre 06



La négociation aurait pu fonctionner sans la distraction offerte par Albrecht mais cela, Jan ne le saurait jamais. Sa rapière découpant la peau sensible de la lapine, il fut soudain brutalement repoussé, envoyé contre le mur dans un cri de douleur, son dos protestant vivement contre ce coup. Et l'arme à la main, son pouvoir disparaissant brièvement, il vit le corps de Ronce s'amollir entre les bras de sa tortionnaire magique, comprenant enfin ses paroles.

Endormie. Comme si le mariage avait signé un brusque changement, un impétueux retour en arrière, Ronce avait retrouvé la somnolence de ses bois. Craignant que le sort ne s'acharne sur l'assemblée et ne plonge le Royaume dans un éternel repos cette fois-ci, Jan eut un extraordinaire moment de lâcheté. Saisi, il ne chercha pas à les rattraper.

Et ainsi disparurent Farrah, sa complice et leur précieux fardeau. Sous le silence implacable de l'assemblée, pendant de longues secondes.

Bouche bée, rengainant sa rapière, le regard passant de l'empereur allemand à sa conjointe, jusqu'à la mère de Kay et la présence ferme de sa nouvelle altesse, il finit par avancer à pas prudents. Écrasant sous son talon une flûte de champagne abandonnée là.

Puis dans un brusque mouvement, il se précipita par les portes. Criant le nom de sa fille comme de Madeleine. Grimpant dans chaque étage, dans chaque escalier, poussant chaque porte, bousculant sur son passage des serviteurs inquiets, curieux et choqués. Jusqu'à les trouver, cloîtrées dans un petit salon. Madeleine à demi dissimulée derrière un fauteuil, Victoire bavouillant, inconsciente du danger, calmement calée entre ses bras.

« Tout va bien ? Vous n'avez rien ? » Et comprenant que la question s'adressait bien plus à Victoire qu'à elle-même, Madeleine répondit:

« Elle est en parfaite santé, Kapphären... mais vous... la sorcière ? » Jan tendit les mains pour recevoir sa fille. Et embrassant son front, se plongeant dans ses yeux gris de nourrisson, murmura d'une voix blanche : « La reine... » Ne pouvant continuer.

La colère supplanta son traumatisme. Et fermement, il fit demi-tour pour regagner la salle de bal. Là où les conversations avaient certainement repris. Il n'entendit que le cri sourd d'une femme, lancinant et plaintif. Vit une servante s'arracher les cheveux et n'en tirant que de la paille. Et dédaignant cette magie absurde, ces vaincus d'une bataille à laquelle ils n'étaient pas préparé, parvint à rejoindre Kay. Victoire tournant son visage pôtelé vers le Roi de France, eut une grimace proche du sourire édenté.

Comme rassurée.

« Nous retrouverons votre épouse. Sur la présence de ma fille ici, j'en fais le serment : je vous accompagnerai dans votre quête et nous l'arracherons aux griffes de Farah... je vous promets vengeance, contre cette magie honnie. Contre vos ennemis. Je vous promets vengeance et je vous aiderai à l'obtenir. »

La bonne fin tant attendue serait pour plus tard.







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Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
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✦ Double-compte : Chester//Alexender//Friedrich F Edelstein//Nikolas Klaus//Hanako/Hideo

Ven 17 Fév - 23:05


Tout se passa si vite que Kay ne pouvait pas prendre pleinement conscience de tout ce qu'il se passait autour de lui. Un cri du dirigeant du Luxembourg-Bergie ? Ou plutôt un cri de la personne à qui il avait laissé sa femme.

Déjà que le nouvellement français était cloué au sol et impuissant, il n'avait pas vraiment compris la façon qui l'avait mise dans cette situation. Mais le résultat était là. Le roi de France prenait sur lui essayant de comprendre ce qu'il se passait du côté de Ronce et Jan, mais bientôt ce fut une douleur qui vint lui transpercer le corps.

Peut de temps après la djinn s’écarta petit à petit, mais Kay ne pouvait pas bouger. Il était cloué sur place. Un des effets du couteau planté en lui ? Allez savoir. Tout ce que Kay pouvait voir fut Muffet volant comme un simple fétu de paille.

Puis les paroles de la djinn et de son acolyte perturbèrent Kay. Avaler quelque chose ? Rideau ? Adieu ? Et comme par magie le voilà de nouveau libre de ses mouvements. Il n'avait pas spécialement mal. Cette blessure avait l'air particulière. Elle avait légèrement saignée, tachant le vêtement, mais au delà de cela Kay pouvait se mouvoir librement.

Alors que Kay était de nouveau sur ses jambes, il jeta un regard tout autour de lui. Il pouvait voir les dégâts causé par la djinn et son acolyte. Toutes les têtes couronnées avaient l'air d’être là. La mère de Kay aussi. Mais cette dernière avait un air plutôt sombre et désolé à la fois.

C'est à ce moment là qu'un garde arriva près de Kay lui donnant une montre qui, apparemment, était tombée de la tenue de l'acolyte de la djinn. Mais une toute autre chose était dans la tête du roi de France. Où était Ronce ? Où était sa femme ?

À ce moment là le Kapphären était revenu auprès de Kay et lui parlait. Mais l'ex lieutenant russe n'entendait que des bribes de mots. Sa vision était trouble ou, plutôt, il ne voyait plus rien que du blanc comme déconnecté de la réalité pendant quelques secondes qui lui semblèrent une heure.

Puis un sifflement à lui vriller les tympans le fit revenir à la réalité pour voir devant lui Jan qui finissait de parler. Mais aucune des paroles avait pu atteindre l'homme des steppes pour atténuer sa colère. Le regard de Kay se fit dur, les sourcils froncés, les yeux plein de rancune et accusateurs. Il avait confier sa femme à cet homme, et cet homme avait failli à sa tache.

Bien sûr Kay savait, au fond de lui, que Jan avait du tout faire pour protéger Ronce. Mais il avait une rage à exprimer. Car, avant tout, c’était à lui même qu'il en voulait. Il s'en voulait d'avoir été si impuissant alors qu'il avait promis à Ronce que rien ne lui arriverait. Surplombant le Kapphären de toute sa taille Kay leva le bras, prêt à déverser sa colère sur la personne que sa rage désignait comme responsable à sa place.

Mais c’était sans compter sur l'intervention de sa mère qui, d'un coup de poing, fit voler son fils au sol.

— Espèce d'idiot. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même. Ne me fais pas honte. Il a une enfant dans les bras.

La mère du Russe avait très bien compris que Kay allait déverser sa rage contre Jan, ne prenant même pas en compte l'enfant qu'il avait dans les bras, et cela n'aurait été bon pour personne.

Le garde qui avait l'objet laissé tomber par l'hybride lapine courut auprès de son roi. Mais la seule réaction de Kay était de prendre l'objet et le mettre dans une de ses poches sans même y jeter un regard, puis il se releva sans aucune aide.

— Toi va dans mes appartements et apporte moi ma lampe en forme de citrouille. Tu as cinq minutes. Si je dois venir te chercher après ce temps tu auras des raisons valables de ne plus pouvoir marcher vite.

Kay regarda Jan puis le Kaiser.

— Jan et Albrecht, je vous prend avec moi pour aller retrouver Ronce, et nous trois uniquement. On ne va pas être idiots d'envoyer une armée repérable à des kilomètres. Nous irons tout les trois car je nous désigne comme les principaux responsables de cet enlèvement. Pas le temps de se changer. On va nous préparer des chevaux et nous partons dans l'heure.

Kay avait une voix froide et sèche. Le regard de Kay, lui, était impassible. Il ne voudrait pas entendre un refus, bien qu'il le pouvait. Mais cela aurait sûrement des impacts sur les relations futures. Surtout si la reine ne revenait pas à Versailles suite à cet enlèvement.
HRP : J'ai réussi à retenir Kay. Il est pas trop méchant au final. x_x


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