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 25 août 06. Préserve tes voisins et méfie-toi de tes ennemis

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: 25 août 06. Préserve tes voisins et méfie-toi de tes ennemis   Sam 31 Déc - 1:20
La souveraine de France n'avait jamais croisé la route de feu le Kaiser, ce qui n'était qu'un maigre mal pour un grand bien. Il était évident qu'une telle rencontre n'aurait rien auguré de bon pour le royaume de France et que le Kaiser, aussi dévoré par l'alcool soit il, n'aurait fait qu'une bouchée de la petite confiserie sucrée française. Lorsque le Kaiser était passé de vivant à mort, la cour française, et la reine en première loge, avait posé son regard sur le voisin germanique en croisant les doigts dans le dos, ou en faisant le signe de croix. Espérant que le rejeton héritier éviterait les écueils dans lesquels le paternel s'était embourbé jusqu'au cou.

La chance semblait sourire sur ce plan.

Plus diplomate que ne l'avait été son père, le fils avait tendu la main à sa voisine afin de nouer des relations bien plus cordiales que par le passé. Un geste que la reine salua tout en accordant à ce nouveau souverain une place au sein de son agenda. Certes un mariage royal demandait du temps, et un investissement conséquent. Néanmoins cela ne suspendait pas la reine d'assurer ses fonctions dont celle d'accueillir les invités de marque et de maintenir la politique extérieure du pays.

Le couple germanique fut accueilli aux abords même du port volant où s'était arrimé le navire. La reine se tenait devant eux, encerclée de gardes et de valets portant la livrée royale. Dans son dos, à peine à quelques pas, trônait le fiacre flanqué du lys de France. Ronce s'inclina devant ses invités dans un froufroutement de tissus.

« Kaiser. Keisarinna. J'espère que cette journée annonce le début d'une longue et durable relation entre nos contrées voisines. » Et elle l'espérait sincèrement. L'Allemagne demeurait un empire bien plus évolué que la France, et la souveraine préférait éviter tout conflit. La guerre ne l'avait jamais réjoui. « Avant de vous mener jusqu'à Versailles pour vous y délasser, je souhaitais vous proposer d'admirer l'avancée de la création de Monsieur Eiffel. Je ne sais si vous avez entendu parler de son projet de tour ? Monsieur Eiffel en a montré les fondations lors de l'exposition universelle. Mais l'information a été partiellement éclipsée par d'autres événements. »

Dont un stand détenu par l'Espagne. La souveraine avait été troublée par la disparition de sa souveraine au sein de circonstances nébuleuses, précédée de peu par celle du couple brésilien. Ronce craignait une résurgence de l'épidémie du Delirium, une impression dont elle n'arrivait pas à se défaire. Néanmoins la souveraine cacha, subtilement, ses tourments intérieurs par un sourire police, s'écartant d'un pas pour laisser le couple avancer vers le fiacre. Et décider de leur destination.


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MessageSujet: Re: 25 août 06. Préserve tes voisins et méfie-toi de tes ennemis   Ven 13 Jan - 15:17
Aujourd'hui est un grand jour: je vais enfin pouvoir rencontrer la reine Ronce de France. Autant dire que pour une fois, Katharina n'est pas la plus excitée de nous deux.

Il faut dire que j'ai depuis quelques années les yeux rivés sur le pays et sa dirigeante. Lors du règne de feu mon père, les relations étaient froides, pour ne pas dire inexistantes. La reine avait d'ailleurs été considérée pendant un premier temps comme épouse potentielle, mais l'idée avait rapidement été rejetée. Trop de différences et aucune volonté de la part du trône pour les mettre de côté. Même si je gardais un oeil vigilant sur l'Allemagne, je ne pouvais m'empêcher d'observer le pays voisin, menée par une femme seule et forte malgré les évènements s'acharnant contre elle. Pas question d'en parler autour de moi cependant, les rustres qui m'entouraient étant plutôt frileux à l'idée d'une femme au pouvoir, qui plus est seule.

Pendant un temps, les relations ont même failli tourner au cauchemar. Les années m'avaient rendu plus au fait des intrigues politiques, tous ses liens ficelés autour de mon père pour que les seigneurs puissent le faire danser à leur guise. Le mouvement de l'un de ses fils avait attiré mon attention. Un seigneur moins stupide que les autres avait décidé qu'une guerre lui serait profitable : après tout, l'industrie de l'armement profitait grandement de ce genre d'évènement, alors pourquoi ne pas saisir l'occasion d'écraser un pays plus faible? Pendant plusieurs semaines, l'homme avait multiplié les cadeaux et compliments à l'empereur, tentant d'insinuer cette idée de guerre en son esprit.

Seulement, je finis par avoir vent de ce projet insensé et décida d'y mettre un terme. Une des seules fois où je me suis directement opposé à mon père. Une confrontation était toujours risquée : si les seigneurs décidaient que je devenais une menace, ma sécurité et celle de ma femme étaient sûrement compromises. Néanmoins, je n'étais pas prêt de laisser quelque chose du genre passer : après un entretien assez violent avec mon père où j'avais pu lire la peur dans ses yeux, je profitais d'une nouvelle visite du seigneur pour le faire disparaitre. Après lui avoir fait respirer l'air frais du deuxième étage en le poussant par la fenêtre et fait disparaitre avec l'aide de quelques serviteurs grassement payés, la guerre fût avortée. Ma conscience était certes plus lourde, mais ce n'était qu'un faible prix à payer pour garantir la paix. Par chance, je ne fis face à aucune répercussion : tous les seigneurs étaient persuadés que l'un d'entre eux avait réussi à éliminer l'autre et chacun tentait de couvrir ses arrières sans chercher plus loin.

Et maintenant, trois ans après, un allemand posait le pied dans le pays avec des intention diplomatiques. Quelle belle chose, le progrès.

Avec un grand sourire, Katharina et moi saluons la reine et écoutons sa proposition à laquelle je réponds :

"Votre majesté, c'est un véritable plaisir que de vous rencontrer. Je souhaite également que les relations Franco-allemandes restent paisibles de façon durable."

"Je pensais que ce n'étaient que des rumeurs extravagantes!"
Dit Katharina en parlant de la tour. "Nous visiterons avec plaisir son lieu de construction, j'ai hâte de voir un tel projet!"

"Vous m'ôtez les mots de la bouche, ma mie. Nous vous suivons, majesté."

Et sur ces mots, nous montons dans le fiacre. Je ne sais pas combien de temps durera le trajet, mais je décide de le meubler en prenant la parole.

"Les informations venant de votre pays nous parviennent difficilement, de par les troubles qui agitent encore le mien. Auriez-vous l'amabilité de me dire quelles sont les nouvelles françaises?"

Je jurerais que les yeux de Kat brillent comme un phare à l'instant. C'est l'instant ragot.
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Ronce de France
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MessageSujet: Re: 25 août 06. Préserve tes voisins et méfie-toi de tes ennemis   Ven 27 Jan - 23:42
Le couple impérial germanique ne s'opposa nullement à cette visite pour le moins originale. Ronce leur en sut grès. Non pas qu'elle voulait se pavaner avec sa tour de fer comme l'aurait fait une dame avec sa dernière toilette, mais cela la changerait des traditionnelles mondanités et des salles de Versailles qu'elle connaissait, pour ainsi dire, par cœur. Le fiacre s'ébranla et, fouette cocher, en route pour le Champ de Mars.

Les pavés disjoints de Paris faisaient tressauter l'attelage. Ronce espéra, en son fort intérieur, que les coussins étaient assez fort rembourrés pour passer outre ce désagrément. Lorsque le Kaiser demanda des nouvelles, la reine saisit la perche craignant que la Keisarinna, au fessier plus délicat, ne fasse une quelconque réflexion sur le voyage, l'obligeant ainsi à faire mille excuses.

« Le début d'année fut chaotique et quelque peu... mouvementé. Nous avons du faire face à une trahison larvée qui avait établi son siège au sein de Versailles. »

On faisait mieux comme entrée en matière, néanmoins Ronce ne se voyait pas annoncer une telle nouvelle la fleur au fusil. Rien qu'à prononcer ces paroles lui revint, en mémoire, les flammes qui avaient dévoré la Douane et le sang qui avait coulé sur les pavés de Paris.

« N'ayez aucune inquiétude, les traîtres ont été châtiés. » Un corps jeté à la fosse commune, des têtes tranchées. « Cela n'a pas été de gaieté de cœur mais je ne pouvais laisser cela impuni. J'ai manqué mourir des mains d'un homme en qui j'avais placé ma confiance. Il était membre d'un groupe de terroristes voulant détruire l'ordre et la raison. Nous en avons purgé la France. Néanmoins nous restons sur nos gardes. Mais n'ayez nulle crainte. La sécurité a été renforcée depuis. Vous êtes entourés d'hommes instruits selon les méthodes russes. Et l'empire de la tsarine est connu pour sa vigilance de fer. »

Le fiacre ralentit en une cohésion presque calculée tandis que le cocher annonçait leur arrivée. Un des gardes ouvrit la porte du véhicule. Ronce laissa descendre ses invités en premier avant de poser pied à terre à son tour.

Autour d'eux la fourmilière bruissait d'activité. Le chantier avait pris ses quartiers sur l'ensemble du Champ de Mars faisant pousser, de ci de là, plus d'une tente où les contremaîtres déployaient les cartes, donnaient leurs directives tels des généraux sur un champ de bataille. Des deux mains la reine rassembla ses jupes, ouvrant la marche aux côtés du garde qui leur avait ouvert la porte. L'escorte dut louvoyer au sein des allées qui parsemaient les lieux passant à côté des ouvriers qui, penchés sur leurs ouvrages, saluaient parfois quand ils n'étaient pas trop occupés. Avec leurs visages et leurs bras noircis par le travail, ils semblaient sortir tout droit d'une mine.

Le garde tira à lui le tissu qui fermait une tente, s'effaçant pour laisser passer sa souveraine et ses invités. Il régnait une odeur de cigarette, de tabac froid. Un homme releva la tête de la table – moustache et barbe taillés, le cheveu ébouriffé à force de passer sa main dedans. Il se leva si vivement qu'il manqua de percuter la table et de tout renverser. L'homme s'inclina, gauchement.

« Vos Majestés. »
« Allons Monsieur Eiffel ne soyez pas si impressionnés. Je voulais montrer votre avancée au Kaiser et à la Keisarinna. Vous nous ferez l'honneur d'être notre guide ? »

Une lueur brilla dans le regard de Gustave Eiffel.

« Oh certainement, très certainement ! Suivez-moi ! »

Se coiffant d'un chapeau qu'il attrapa sur le porte-manteau, l'inventeur ouvrit la marche, avançant dans tout ce capharnaüm avec aplomb, sa canne martelant le sol. Ce fut avec elle qu'il désigna l'imposante structure, les premiers jupons de la Dame de Fer qui, doucement, à son rythme, se dévoilait.

« Au premier étage un restaurant sera placé. Un plus prestigieux encore aura ses loges à l'étage supérieur ! Et un ascenseur, Majesté. J'ai quelques relations avec d'autres inventeurs. Les Français pourront profiter de ce bijou de ce siècle et pourront observer, en un temps record, Paris depuis le ciel ! »

Son regard glissa sur le couple allemand.

« J'aurais été flatté de pouvoir vous faire voir Paris sous cet angle mais les travaux... prendront un an. L'on ne peut... malheureusement... aller plus vite. »



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