Couch by a sunny day [Juin 06 ]

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Mads M. Ivanova
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Mads M. Ivanova
Mer 25 Jan - 18:14
Je doute que cela soit une bonne idée.
Je t’assure que si. C’est l’occasion rêvée !

Un invité de marque au palais de glace. L’Impératrice Svetlana lui avait donné audience en en excluant Mads qui n’avait pu qu’apercevoir le jeune homme à peine plus vieux que lui. Mais il avait réussi à croiser son regard…
Alors un immense doute s’était installé.

Tu vas être en retard à ton cours de géographie politique avec l’instructeur…
Razoom peut bien faire le tour du palais une fois de plus lui qui est si adepte d’exercice !

Viktor lui tendit sa veste pourpre en lâchant un soupir lourd ; irrécupérable.

Cela va finir par remonter à ta tante…
Et qu’est-ce qu’elle fera ? Elle me collera la plume aux doigts en me forçant à écrire ? …Il faut absolument que je le voie.

Devant l’immense miroir de sa chambre -celle-là même qui avait appartenu à Matvei- il ajusta son foulard crème et s’observa rapidement avant de se précipiter à sa coiffeuse pour s’emparer d’une brosse et tenter de discipliner sa chevelure.

Tu es encore trempé…

Fedora lui avait rapporté, alors qu’l prenait un bain, que le Kapphären Jan avait été laissé seul pour une durée indéterminée dans l’un des nombreux salons du château. Sitôt sorti de l’eau, Mads s’était empressé de se préparer pour mieux partir comme une flèche dans les couloirs, en évitant les plus fréquentés.
Une occasion en or de pouvoir discuter avec le Luxembourg-bergeois loin des yeux et oreilles de Svetlana.

Tu penses qu’il a quel âge ?
Il est jeune.
Ça je sais. Mais tu vois, je ne serai pas ridicule avec une couronne. Elle me sierra parfaitement.
Oui, elle a de quoi reposer de manière stable…

Viktor se prit un coup de coude dans les côtes et Mads le fit s’arrêter en posant le bout de sa canne à son torse.

En attendant, c’est moi qui vais me retrouver seul avec ce charmant dirigeant. Pas toi.

Un sourire narquois et légèrement amusé puis il l’abandonna au détour d’un couloir pour mieux se diriger vers la porte que lui avait indiqué sa femme de chambre plus tôt. Il prit tout de même le temps de remettre une mèche récalcitrante en arrière avant de frapper deux fois contre le panneau de bois.
Poignée tournée et il pénétra dans le petit salon aux allures sobres mais décoré avec goût et somptuosité.
Droit comme à l’accoutumé, il avança d’un air confiant vers l’invité de marque présent en ces lieux, ses yeux droits dans les siens. Avant de s’incliner une fois à distance réglementaire.

Kapphären…

Caché durant quelques secondes au regard du noiraud, il se demanda s’il avait réellement imaginé le bleu des yeux de son vis-à-vis cette fois.
En se relevant il vit que non.
Ce bleu. Un bleu qu’il associait à un autre bleu sans pouvoir infirmer catégoriquement ce que cette petite voix au fond de lui disait. Impossible qu’il y ait de lien entre cet homme et la jeune femme qui occupait son esprit depuis deux mois…

Je voulais vous souhaiter en personne la bienvenue au Palais…et en Russie, par la même occasion.
Mads M. Ivanova
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En ligne Kapphären Jan
La gardeuse d'oies près de la fontaine
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Jeu 26 Jan - 18:10


Couch y a sunny day

Au palais de l'impératrice Svetlana Ivanova, fin Novembre 06



Evidemment on n’allumait pas un feu sans prendre quelques risques. Et le fait de croiser son regard, parmi la cour impériale de Russie, était précisément celui que Jan craignait le plus.

Mais la perspective d’avoir su mener son audience avec brio, au point que Svetlana en personne avait annoncé vouloir signer dans la foulée de leur rencontre les protocoles de leur partenariat lui avait mis du baume au cœur pour la journée. Un détail aidant, puisque Regina, toujours endeuillée, se devait de continuer à faire pâle figure, autorité soigneusement tranquille et doucement effacée. Jan, dans son habit blanc, le visage enjoué et le sourire aux lèvres, était le jeune dirigeant exubérant et créatif que le monde commençait à bien connaitre.

Ce jour de fin novembre avait annoncé une sévère tombée des neiges et installé au salon, seul pour une fois, Jan regardait les flocons s’abattre dans le cadre des velours pourpre, soigneusement emmitouflé dans sa propre cape, un feu brûlant non loin du canapé dans lequel il s’était installé. Il était presque étonnant pour lui que, plus que ses gardes, postés devant la porte et au petit nombre de deux, plus que sa cour, c’était sa fille, Victoire, qui lui manquait. Mais craignant que le voyage en terres glacées ne lui cause plus de souffrance que de bien, il l’avait confié aux bons soins de sa nourrice Madeleine, avec un regret certain.

Pas un seul moment ce jour-là, ses pensées se détournèrent vers Bettina. S'essayant bien plus à se distraire, il imaginait, souriant, le vol de ses colombes, une fois lâchées de leur cage à Kastamer, battant de leurs ailes et pépiant fougueusement dans sa chambre particulière. Jan les adorait.

Et l’homme qui les lui avait offert ne cessait d’errer, dans un coin plus obscur de son esprit, dansant avec un sérieux déni, sur la musique de sa propre jeunesse.

Il lui importait de l’éviter, pour ne pas trahir son identité évidemment, mais avant tout pour ne pas avoir à maintenir son rôle quand tout allait si bien pour ses propres affaires. Le transaérien passerait bientôt d’Antwerpen à l’Autriche-Hongrie, et puisque les contrats allaient être scellés avec la Russie, ne manquait plus que l’Allemagne. Au mariage de la Reine de France, dont la robe était déjà terminée, il aurait là une occasion rêvée de pouvoir lui en toucher un mot ou, tout du moins, de créer un premier lien en vue d’une missive. Et alors les navires belges s’envoleraient, portant fièrement leur poupe de femmes, quand les designs de fer renforcé, créé par la main même de ce scientifique que son beau-père avait trouvé, se fomentaient calmement dans les bases de construction.

Il pouvait se frotter les mains. Cela, son avancée, et la conquête misérable en Amérique du Sud lui donnant désormais assez de matière, en plus des colonies, pour commencer à marchander des importations de première catégorie qui enrichissaient son propre pays. Bientôt, ne manquerait plus que la mise en place de l’Assemblée Exécutive, pour faire basculer sa monarchie en une république démocratique menée par ceux qui le méritaient. Il ne serait que le regard lointain, le dirigeant ayant abandonné la quasi-totalité de ses pouvoirs pour n’être qu’un conseiller au service du peuple, pour le peuple. Et le cœur gonflé de cette utopie qu’il parvenait enfin à rendre réelle et crédible, Jan se redressa dans son siège, au moment même où les portes s’ouvraient.

S’attendant à un conseiller, il ne fit pas mine de se lever. Et sursauta presque quand la voix claire de Mads résonna dans la pièce modeste.

Son regard bleu roi, surpris, manqua même un instant de le trahir.

« … Bien le bonjour. »
S’efforça-t-il enfin à répondre, avec un instant de silence. Avant de se relever, dans un drapé de cape, se confectionnant un masque agréable et avenant, seyant à son visage juvénile, lui qui n’avait pas même 24 ans.

« Je vous prie d’excuser mon impolitesse, mais si je crois me rappeler de vos liens avec l’impératrice, je n’ai pu retenir votre nom. C’est tout de même très aimable à vous de venir me saluer et ainsi me tenir compagnie. Quoiqu’agréable et à la hauteur de ce que j’attendais de cet empire de glace et de prestance, le paysage n’est pas très loquace. »

Sa main se tendit, dans une familiarité qui allait avec leurs rangs respectifs, le Kapphären peut désireux de se montrer distant avec ses pairs, et le neveu de la reine point assez important pour mériter les révérences auxquelles il s’obligeait depuis le matin.

« A moins que l’on ne vous envoie me ramener pour signer les attestations. Et je me ferais un plaisir de vous suivre, le cas échéant. »

Tout, dans son maintien, dans sa voix à peine plus grave et dans sa prestance, pour noyer le poisson de ses possibles soupçons.









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