Fin août 6. Nouvelles du monde européen

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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Dim 12 Fév - 17:57
Sous l'ombre du cabinet de jardin, l'empereur attendait. Aussi patiemment qu'un chat de salon tout juste repus. Il avait envoyé un de ses corbeaux en Roumanie et, patiemment, attendait de ses nouvelles depuis que Tenkô lui avait envoyé une missive, prévenant de son retour. Missive peu expressive augurant aussi bien la réussite que la défaite. L'empereur dragon misait tout ses espoirs sur la première possibilité, persuadé que le Japonais n'aurait pas osé revenir auprès de lui si la seconde option avait été la bonne.

Le garde annonça leur approche, sa silhouette se détachant en contre-jour – ombre chinoise. Shísān eut une inclinaison brève de la tête, ne bougea pas de sa place. Assis à la table basse, il reçut ses arrivants sans se lever. Haussa un sourcil à la vue de l'imposante carcasse qui se tenait auprès du corbeau.

« Vous ici. Bien évidemment. Vous n'avez pas pu vous empêcher de revenir en Roumanie, en ces terres qui vous ont créé. »

D'un geste de la main Shísān désigna la table basse recouverte de nourriture – buffet chinois avec supplément de thé.

« Asseyez-vous. »

L'invitation n'était que pure forme, l'ordre palpable. Shísān reprit le fil de la conversation après que chacun ait prit place.

« Alors quelles sont les dernières nouvelles en Roumanie ? »


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Louie
Le chef des voleurs
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Lun 20 Fév - 18:26


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



Au sourire intrépide et presque gamin de Louie, on aurait pu croire qu’il venait de baiser la terre entière pour afficher une telle satisfaction, les lèvres divinement ourlées sur un cigare de grande marque, avançant calmement aux côtés de Tenko. De la Chine, il se rappelait d’une fuite des plus utiles – peut-être que sa dernière main aux fesses à l’égard de Shisan avait été de trop pour les nerfs fragiles de l’empereur – ainsi qu’un cadeau, donné par l’esprit qu’ils n’avaient pu apaiser. Un coffret trainant toujours dans sa cabine sur le navire des Anarchiques, ses chers rebelles et il en était presque à se plaindre qu’Ori ne l’ait pas accompagné – voire même Chester – mais dans sa main traînait une mèche de cheveux de Darius, vague souvenir.

Et son sourire lui faisait étinceler les yeux, à le rajeunir. Quand leurs présences investirent le palais de l’empereur de Chine, ce fut avec allégresse qu’il l’entendit tonner et ajustant son regard sur sa silhouette d’asiatique, décidément plus qu’agréable, voire même plus que le petit japonais qu’il accompagnait pour preuve de sa réussite, Louie retira son cigare de la bouche. L’écrasa à même sa paume de main. Et laissant le débris tomber sur le sol, pressa le pas pour le rejoindre, saisissant l’homme de pouvoir à bras le corps pour une étreinte digne de ce nom, raclant la chaise sous ses pas. Puisqu'il ne daignait pas se lever après tout...

Les gardes levèrent leurs armes, prêts à réagir à l’affront, sur un geste de Shisan. Mais Louie ne tarda pas à le relâcher, en profitant pour humer son odeur – rah, il était un délice de frustration et de saveurs orientales, à lui foutre une trique démente s’il n’y pensait pas – et se tournant vers Tenkô, se fit sage.

« Je te ramène ton petit perdreau, il s’est perdu dans ma toison, avec son joli plumage. Hein ma bestiole. » Sa grosse paluche vint flatter la crinière du japonais. Et passant derrière lui, le recouvrant de son ombre, ses mains vinrent le saisir aux épaules pour le pousser en avant. « Il va te raconter toute l’histoire, tu vas apprécier ça ouais. On a mis à mal tout ce que tu détestes, la technologie ! Pouah ! Vilaine technologie et vilains androïdes ! »

Puis un doute.

« Ou alors toi c’est la magie… c’est la magie que tu détestes ? » Son regard vert se pressa à la cicatrice sur le visage parfait du souverain. « Ah c’était peut-être la magie finalement. Mais enfin ça me fait plaisir de te revoir quand même, quoique, avec tous ces voyages, la mémoire se perd hein ! » Son éclat de rire rebondit dans la Cité Impériale, presque dément.

« Allez je me tais. Sisi cette fois promis je me tais. » Encore un petit coup vers l’avant pour Tenkô, tirant une chaise pour l'y faire s'y asseoir de force. Et demeurant debout, dans la plus pure tradition de celui qui n'obéissait que quand bon lui semblait, Louie croisa les bras après avoir pioché un gâteau, le mastiquant sans bruit.

Faisant au moins semblant de tenir sa promesse.








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Tenkô Gou
Le tengu
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Dim 26 Fév - 12:18
Tenkô était cloué sur place par les manies de l’androïde. Il avait beau avoir passé tout le chemin du retour avec lui, il ne se faisait pas à ses habitudes déplacées. Le mercenaire avait osé enlacer l’Empereur. Sans un mot, le nippon se retrouva les fesses sur un siège, n’en revenant pas de l’audace sans limite de son compagnon de voyage. Et maintenant, l’attention se portait sur lui. Car il devait raconter les exploits réalisés.

« Hum… et bien… »

Le corbeau en perdait ses moyens. Mais il devait se ressaisir. Les nouvelles étaient nombreuses. Fouillant sa fidèle besace, il sortit les feuilles récupérées lors de ses inspections. Certaines avaient écopé de quelques tâches de sang à cause de ses propres blessures. Sa fesse écrasée par son poids sur la chaise le lançait d’ailleurs alors il se tordit un peu pour la soulager. Le voyage ne lui avait pas laissé le temps de cicatriser et se faire retirer la balle par l’homme aux paluches trop baladeuses était une expérience qu’il préférait oublier au plus vite.

« J’ai trouvé ces papiers qui pourraient vous intéresser. Il semblerait qu’ils faisaient bel et bien des expériences sur les hybrides et autres êtres magiques. »

Au fil de ses paroles, l’espion déposait les papiers sur la table le séparant de l’Empereur, sachant pertinemment qu’il ne devait lui donner directement. Son chinois avait considérablement progressé et si un accent persistait, il était maintenant capable de s’exprimer sans passer par un traducteur ce qui était particulièrement appréciable.

« Nous avons aussi vu des animaux transformés en androïdes, si le mot s’applique toujours. »

Comment annoncer la suite ? C’était le plus important. Au final, les plans, les petits messages, les lettres, ce n’était que du surplus. Les vraies nouvelles touchaient la fin de leur aventure. Là où ils avaient failli y laisser leur peau.

D’ailleurs, il sortit la fourrure rougeâtre que le robot de service lui avait déposé sur les épaules. La traine royale. Preuve de la mort de la Reine roumaine.

« L’enquête m’a conduit, ainsi que le mercenaire, à nous rendre au palais grâce à un bateau entièrement mécanisé, même le pilote. Et donc nous avons rencontré la Reine… Elle était devenue un androïde aussi. Était. Elle est morte maintenant. Et son… créateur aussi. »

Son regard se tourna légèrement vers la source de cette deuxième mort. Lui seul en avait la certitude mais Tenkô n’était pas stupide au point de penser qu’il l’avait épargné. Il préférait ne pas savoir ce qu’il s’était passé cependant. Les cauchemars, il en possédait bien assez tout seul.


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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Lun 27 Fév - 23:40
Il l'avait senti avant que sa grande carcasse de mercenaire ne déploya son ombre au sein du cabinet. Remugles de sueur et de tabac qui collait à la peau de Louie comme un parfum imprègne la chair d'une femme. L'étreinte ne le surprit qu'à moitié, hérissa le duvet de cheveux sur sa nuque, fronça les sourcils. Décharge électrique en sentant une telle promiscuité que même ses concubines ne pouvaient pas se targuer de pouvoir posséder. L'empereur se promettait déjà supplice à la hauteur de la faute si Louie osait toute imploration plus poussée de sa personne mais le mercenaire sembla percevoir la menace – ou se lassa de son petit jeu, libérant l'empereur pour mieux jeter son dévolu sur Tenkô. Shísān le plaignait – presque. Pendant que Louie s'amusait avec l'espion, l'empereur pouvait respirer.

Le sourcil tiqua au-dessus de l’œil blessé, encerclé d'une blessure jamais réellement cicatrisée, chair vive et rosée comme une pièce de viande.

« Magie oui. » siffla Shísān sur un ton presque serpentin, morigénant Louie d'avoir oublié. Oublié sa haine de la magie, ses réactions éloquentes au sein de la pagode hantée.

Dans une voltige de manches mandchoues, l'empereur reprit place sur son siège faisant face à Tenkô qui, brassant des feuilles, les déposa sur la table. Et parla dans un chinois compréhensible malgré l'accent japonais. Une dissonance à laquelle Shísān se promettait de s'y habituer, souriant à lui-même en constatant combien son espion apprenait bien. Et vite. Un jour il en oublierait peut-être jusqu'à ses origines.

Shísān saisit les feuillets, les consulta en tentant de les déchiffrer. En vain. Seuls les croquis lui permettaient de comprendre, partiellement. Ses yeux se posèrent sur l'esquisse du cadavre, entrelacs de membres brisés en des angles improbables, faciès n'ayant plus rien d'humain.

« Je suppose que cela n'a rien eu de concluant. La preuve que magie et technologie ne peuvent s'entendre. » considéra l'empereur.

Et que les partisans de la techno-magie s'en mordent les doigts, la Russie la première, proche voisine de l'empire asiatique et étrangère aux antipodes de la pensée impériale.

« M'auriez-vous ramené un de ces animaux ? » Le regard glissa sur Louie. « Allons, vous avez bien un cadeau pour moi. »

Au risque de recevoir une nouvelle approche, l'empereur tentait de jouer sur les leviers susceptibles de faire plier le mercenaire à sa rencontre et tirer de lui quelque chose. Avant de toucher, du bout des doigts, la fourrure déposée par Tenkô. D'effleurer le tissu coûteux, désormais glacé. Shísān finit par l'empoigner, plongeant les doigts à satiété.

« Je vois. » Et on aurait presque pu croire qu'il caressait la fourrure d'un chat posé sur ses genoux. « Je suppose que la mort de cette reine et de son créateur n'est pas étrangère à votre présence à tous les deux. »

Le sourire s'étiola, se fit grimace.

« Mais cet homme m'aurait été plus utile vif que mort ! Avez-vous au moins dégoté des plans ? De quoi me permettre de construire des Androïdes ? » Le reste de ses paroles se fit confession à voix haute, parlant plus à lui-même qu'à ses interlocuteurs. « J'avais tenté de contacter le roi de Roumanie. Ma lettre est demeurée morte. Cette expédition, cet espionnage... C'était pour dénicher le secret des Androïdes et je n'ai rien. Rien ! »

Rien hormis un Androïde, à quelques pas de lui. Mais révéler ses secrets revenait à le décortiquer telle une grenouille dans les mains d'un scientifique. Revenait à le tuer. L’œil de Shísān jaugea Louie avant de s'abaisser, se confiant à lui-même que l'idée risquait de se conclure avec sa propre mort et non celle du mercenaire.

Posant sa pommette contre son poing, Shísān attendit qu'on le surprenne.
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Louie
Le chef des voleurs
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Dim 5 Mar - 21:45


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



Dans le dos de Tenkô, Louie eut un bâillement semblable à un rugissement. Le laissant préparer ses petits papiers, l’auriculaire calée entre ses lèvres épaisses pour se racler la dentition de tout grain de pâte en trop. Lâchant un baiser à l’un des gardes les plus proche – qui tressailli sous son masque stoïque avant de relever à peine son arme – le mercenaire laissa la discussion suivre son cours sans prendre part à la colère frustrée de son petit chinois concernant la magie. Il en perdait simplement le fil, à force de travailler pour l’un, pour l’autre. Tout ce qu’il savait, c’était la fiabilité de la guerre. Dans ce monde si vaste, on trouvait toujours deux guignols en mal de pouvoir et mille raisons à leur donner pour qu’ils se tapent dessus.

Seulement, à la mention de Darius, Louie sembla se réveiller. Et se tapant le torse dans un grand éclat de rire aussi métallique que la baffe qu’il venait de s’asséner, il acquiesça avec allégresse :

« D’abord, je lui ai brisé les bras. Puis j’ai arraché la peau de son torse au couteau. Et ensuite je crois que j’ai réussis à lui élargir suffisamment le cul pour y glisser sa tête. Ah c’était brillant ! » Un de ses plus beaux souvenirs. Qui se ferait certainement supplanter le jour où il remettrait la main sur ce connard d’Albinos qui lui avait valu sa semi-mort, comme de son petit connard de frère, tout rouquin longiligne et borgne qu’il était – il lui prendrait le second, d’ailleurs, et s’en ferait un collier.

« T’énerves pas mon lapin. » A pas lourds, il se rapprocha encore. « J’voudrais te dire que construire des androïdes c’est pas une bonne idée mais – hey. » Il rit doucement. « Je m’en fous complètement après tout. Je tuerai simplement chaque inventeur qui s’y essayera. Mais toi, je te laisserai en vie. T’es trop mignon pour mourir de manière bête. » Sa main plongea à l’intérieur de sa veste.

« Puis tu es ingrat. Moi je mérite des bisous – pas comme Tenkô, quoique. » Son œillade émeraude cilla sur le japonais, le lorgnant, passionnément. « Il a été sacrément utile à certains moments. Surtout avec ses petits talents cachés. » Et ses doigts arrachèrent au secret de son manteau une série de feuillets.

Le fameux rapport arraché au bureau de l’asile, de Dumitru Ionescu.

« J’ai ça pour toi. Tu vois ? Je me suis pas ramené sans rien. Oh ceci dit t’aurais peut-être préféré des bouquets de fleurs hm ? Ou la tête d’une créature magique, genre un lutin ou un de ces machins là… » Son bras, haut levé, le narguait avec les papiers, ne daignant pas encore les poser. « J’veux un merci Louie et après on ira un peu visiter ton palais. J’ai pas eu le temps la dernière fois. »

Un nouveau rire.

« Je te charrie. Bon sang tu vas finir par te chier dessus mon p’tit mandchou. Tiens. Le voilà ton rapport. Bonne lecture. Et si tu dois rouler une pelle à Tenkô pour ce qu’il t’a apporté, fais le bien devant moi surtout. »










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Tenkô Gou
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Mar 9 Mai - 22:17
Soulagé. Le nippon était soulagé que le mercenaire se rende utile et sorte un dossier de sa veste. Il lui sauvait la mise. Car il ne possédait rien de plus dans sa besace. Le secret des androïdes ? Ça ne trainait pas sur le sol comme une vieille peau. Déjà qu’il avait découvert les créatures abominables qui avaient été créées ! N’était-ce pas là un exploit en soi ? Lui, simple espion. Nouveau dans ses fonctions. Plus habitué à trimer des plantes vertes en écoutant aux portes qu’à se baigner dans le sang de ses ennemis.

Observant à moitié l’Empereur qui lisait ses feuilles chiffonnées imbibées d’une odeur de sueur et à moitié la source de cette odeur, Tenkô profita de cet instant de répit pour étendre légèrement ses jambes et étirer les muscles de son dos endoloris par le voyage et les aventures trop nombreuses. Il remarqua alors quelques tasses et un beau pichet non loin. Lorsque son regard croisa brièvement celui de sa Majesté, il demanda silencieusement s’il pouvait les servir. Un simple signe de tête et il se mit en action.

En premier, le Pouvoir.
En deuxième, la Force.
Et en troisième… la Discrétion ? Ou la Traitrise peut-être ? Il ne savait comment se désigner lui-même à cette heure. Fidèle à la Chine, traitre de son pays. Discret dans son pays, bruyant dans les autres. Un être plein de contradictions. Un paradoxe ambulant.

Le Corbeau.
Ce surnom lui convenait certainement le mieux. Il ne représentait rien de plus. Beaucoup et peu à la fois. Railleur et sombre.

L’alcool coulait entre ses lèvres. Délice d’un autre monde. Sublimes arômes balayant les effluves âcres et métalliques imprégnées sur ses vêtements. Trop de sang, trop de fumée. Il empestait la mort. Il empestait la Roumanie.

Mais le liquide merveilleux effaçait les désagréments. Il embrumait l’esprit. Mêlant les parfums aux couleurs, les caresses aux saveurs. Tout s’embrouillait dans la tête du corbeau. Glissant sa main dans ses mèches, il se sentit rire sans savoir pourquoi. Il en sortit une plume pour jouer avec, se chatouillant le bout du nez. Puis bancal, il abandonna sa position inconfortable pour la tendre à l’Empereur qui s’était servi comme lui.

« La plume de la fidélité ! »

Un pouffement lui échappa. Que racontait-il ? Aucune idée.

« Et de compassion. Parce que je compatis. Oh oui. Parce que lui, là… »

De l’appendice ébène, le corbeau pointa le grand Roi.
Puis dans un désir de discrétion, il se pencha davantage vers le petit Empereur.

« Moi aussi il me dit des choses bizarres, me lancent des grands regards et me touchent sans retenue ! »

Parce que le cerveau déconnecté ne semblait se souvenir que de cette étrange aura magnétique qui régnait autour du mercenaire. Tenkô ne savait sur quel pied danser alors il partageait son trouble. Rien de plus. Une discussion presque entre amis…

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Shísān Wǔ
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Lun 15 Mai - 22:41
Shísān ne frémissait pas devant la torture, du moins pas face à son spectacle. L'empire de Chine était friand en rituel sanglants pour émousser le fer contenu dans le cœur de ses ennemis. L'homme ne fronçait le nez que lorsque le supplicié s'oubliait, mêlant une odeur acre à celle de son sang. Mais les paroles de Louie lui valurent un frémissement, un frisson presque indicible. Car l'empereur sentait combien le mercenaire était franc dans ses propos. Il ne tombait nullement dans l'exagération, dans la volonté de pavoiser. Il s'exprimait avec la volubilité d'un enfant racontant sa journée d'école. Il était fier et heureux de ce qu'il avait accompli. Et prouvait à Shísān, à nouveau, que mieux valait qu'ils ne soient jamais ennemis.

« Je veillerais à cacher ces inventeurs loin de vos mains avides, Louie. » souligna l'empereur tentant de trouver parade à la menace. « Ou j'en lâcherais un, de temps à autre, à votre portée que vous puissiez vous faire les dents dessus. »

S'il suffisait de cela pour contenter le mercenaire, tout en lui laissant champ libre pour créer des Androïdes, ma foi, le prix valait la peine d'être payé.

Le sourire ourlé et l'inflexion presque moqueuse n'étaient là que pour cacher la colère qui palpitait en l'empereur tandis que Louie, grand joueur, profitant de sa taille imposante, le narguait en agitant les feuillets. Professeur se gaussant de l'ire de son élève. Shísān finit par bondir debout, se tendre à s'en rompre les os, à saisir les feuilles que Louie lui laissa, ne pouvant réprimer le geste sec de retirer ses doigts loin de ceux du mercenaire. Aussi confus qu'un disciple ayant subi les jeux d'un maître et ayant perçu les dessous cachés.

« Asseyez-vous et apprenez-vous à vous tenir. Vous avez du baijiu, de quoi désaltérer votre gorge de soiffard. »

Shisan se rassit dans un froufroutement de soie jaune posant son regard sur le rapport, fronçant les sourcils, creusant la ride qui se formait entre les deux. L'empereur tendit la feuille au corbeau, ordonnant plus que demandant.

« Tenkô, lis... »

La voix du corbeau résonna, toute modulée, plus perchée qu'à son habitude. Une plume sombre manqua de chatouiller le nez de l'empereur. Les yeux pétillants de malice, le sourire dévoilant ses dents, Tenkô riait, parlant par énigmes. Shísān reposa les feuillets, puis ses mains, à plat, sur la table.

« Je peux savoir à quoi vous jouer ? Que m'importe vos... passe-temps avec Louie. Je ne veux pas en connaître les échos. » Un sourcil se haussa, le doute s’immisça, l'empereur se tendit vers le corbeau, renifla. « Vous avez abusé de l'alcool. Quand on ne tient pas, on ne boit pas ! »

Se levant l'empereur posa ses mains sur les épaules du corbeau l'obligeant à vouloir se rasseoir, craignant une approche dangereusement tactile. Mais le tengu résistait, comme si l'alcool avait éveillé en lui une nature latente à l'opposée de celle qu'il exposait habituellement.

« Que le Dragon vous grignote les orteils. » La colère était telle que les malédictions de l'empereur devenaient boiteuses. « Louie, asseyez-le, décrivez-moi ce rapport, qu'importe, mais rendez-vous utile ! »

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