Fin août 6. Nouvelles du monde européen • NC-16

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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Dim 12 Fév - 17:57
Sous l'ombre du cabinet de jardin, l'empereur attendait. Aussi patiemment qu'un chat de salon tout juste repus. Il avait envoyé un de ses corbeaux en Roumanie et, patiemment, attendait de ses nouvelles depuis que Tenkô lui avait envoyé une missive, prévenant de son retour. Missive peu expressive augurant aussi bien la réussite que la défaite. L'empereur dragon misait tout ses espoirs sur la première possibilité, persuadé que le Japonais n'aurait pas osé revenir auprès de lui si la seconde option avait été la bonne.

Le garde annonça leur approche, sa silhouette se détachant en contre-jour – ombre chinoise. Shísān eut une inclinaison brève de la tête, ne bougea pas de sa place. Assis à la table basse, il reçut ses arrivants sans se lever. Haussa un sourcil à la vue de l'imposante carcasse qui se tenait auprès du corbeau.

« Vous ici. Bien évidemment. Vous n'avez pas pu vous empêcher de revenir en Roumanie, en ces terres qui vous ont créé. »

D'un geste de la main Shísān désigna la table basse recouverte de nourriture – buffet chinois avec supplément de thé.

« Asseyez-vous. »

L'invitation n'était que pure forme, l'ordre palpable. Shísān reprit le fil de la conversation après que chacun ait prit place.

« Alors quelles sont les dernières nouvelles en Roumanie ? »


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Louie
Le chef des voleurs
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Lun 20 Fév - 18:26


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



Au sourire intrépide et presque gamin de Louie, on aurait pu croire qu’il venait de baiser la terre entière pour afficher une telle satisfaction, les lèvres divinement ourlées sur un cigare de grande marque, avançant calmement aux côtés de Tenko. De la Chine, il se rappelait d’une fuite des plus utiles – peut-être que sa dernière main aux fesses à l’égard de Shisan avait été de trop pour les nerfs fragiles de l’empereur – ainsi qu’un cadeau, donné par l’esprit qu’ils n’avaient pu apaiser. Un coffret trainant toujours dans sa cabine sur le navire des Anarchiques, ses chers rebelles et il en était presque à se plaindre qu’Ori ne l’ait pas accompagné – voire même Chester – mais dans sa main traînait une mèche de cheveux de Darius, vague souvenir.

Et son sourire lui faisait étinceler les yeux, à le rajeunir. Quand leurs présences investirent le palais de l’empereur de Chine, ce fut avec allégresse qu’il l’entendit tonner et ajustant son regard sur sa silhouette d’asiatique, décidément plus qu’agréable, voire même plus que le petit japonais qu’il accompagnait pour preuve de sa réussite, Louie retira son cigare de la bouche. L’écrasa à même sa paume de main. Et laissant le débris tomber sur le sol, pressa le pas pour le rejoindre, saisissant l’homme de pouvoir à bras le corps pour une étreinte digne de ce nom, raclant la chaise sous ses pas. Puisqu'il ne daignait pas se lever après tout...

Les gardes levèrent leurs armes, prêts à réagir à l’affront, sur un geste de Shisan. Mais Louie ne tarda pas à le relâcher, en profitant pour humer son odeur – rah, il était un délice de frustration et de saveurs orientales, à lui foutre une trique démente s’il n’y pensait pas – et se tournant vers Tenkô, se fit sage.

« Je te ramène ton petit perdreau, il s’est perdu dans ma toison, avec son joli plumage. Hein ma bestiole. » Sa grosse paluche vint flatter la crinière du japonais. Et passant derrière lui, le recouvrant de son ombre, ses mains vinrent le saisir aux épaules pour le pousser en avant. « Il va te raconter toute l’histoire, tu vas apprécier ça ouais. On a mis à mal tout ce que tu détestes, la technologie ! Pouah ! Vilaine technologie et vilains androïdes ! »

Puis un doute.

« Ou alors toi c’est la magie… c’est la magie que tu détestes ? » Son regard vert se pressa à la cicatrice sur le visage parfait du souverain. « Ah c’était peut-être la magie finalement. Mais enfin ça me fait plaisir de te revoir quand même, quoique, avec tous ces voyages, la mémoire se perd hein ! » Son éclat de rire rebondit dans la Cité Impériale, presque dément.

« Allez je me tais. Sisi cette fois promis je me tais. » Encore un petit coup vers l’avant pour Tenkô, tirant une chaise pour l'y faire s'y asseoir de force. Et demeurant debout, dans la plus pure tradition de celui qui n'obéissait que quand bon lui semblait, Louie croisa les bras après avoir pioché un gâteau, le mastiquant sans bruit.

Faisant au moins semblant de tenir sa promesse.








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Tenkô Gou
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Dim 26 Fév - 12:18
Tenkô était cloué sur place par les manies de l’androïde. Il avait beau avoir passé tout le chemin du retour avec lui, il ne se faisait pas à ses habitudes déplacées. Le mercenaire avait osé enlacer l’Empereur. Sans un mot, le nippon se retrouva les fesses sur un siège, n’en revenant pas de l’audace sans limite de son compagnon de voyage. Et maintenant, l’attention se portait sur lui. Car il devait raconter les exploits réalisés.

« Hum… et bien… »

Le corbeau en perdait ses moyens. Mais il devait se ressaisir. Les nouvelles étaient nombreuses. Fouillant sa fidèle besace, il sortit les feuilles récupérées lors de ses inspections. Certaines avaient écopé de quelques tâches de sang à cause de ses propres blessures. Sa fesse écrasée par son poids sur la chaise le lançait d’ailleurs alors il se tordit un peu pour la soulager. Le voyage ne lui avait pas laissé le temps de cicatriser et se faire retirer la balle par l’homme aux paluches trop baladeuses était une expérience qu’il préférait oublier au plus vite.

« J’ai trouvé ces papiers qui pourraient vous intéresser. Il semblerait qu’ils faisaient bel et bien des expériences sur les hybrides et autres êtres magiques. »

Au fil de ses paroles, l’espion déposait les papiers sur la table le séparant de l’Empereur, sachant pertinemment qu’il ne devait lui donner directement. Son chinois avait considérablement progressé et si un accent persistait, il était maintenant capable de s’exprimer sans passer par un traducteur ce qui était particulièrement appréciable.

« Nous avons aussi vu des animaux transformés en androïdes, si le mot s’applique toujours. »

Comment annoncer la suite ? C’était le plus important. Au final, les plans, les petits messages, les lettres, ce n’était que du surplus. Les vraies nouvelles touchaient la fin de leur aventure. Là où ils avaient failli y laisser leur peau.

D’ailleurs, il sortit la fourrure rougeâtre que le robot de service lui avait déposé sur les épaules. La traine royale. Preuve de la mort de la Reine roumaine.

« L’enquête m’a conduit, ainsi que le mercenaire, à nous rendre au palais grâce à un bateau entièrement mécanisé, même le pilote. Et donc nous avons rencontré la Reine… Elle était devenue un androïde aussi. Était. Elle est morte maintenant. Et son… créateur aussi. »

Son regard se tourna légèrement vers la source de cette deuxième mort. Lui seul en avait la certitude mais Tenkô n’était pas stupide au point de penser qu’il l’avait épargné. Il préférait ne pas savoir ce qu’il s’était passé cependant. Les cauchemars, il en possédait bien assez tout seul.


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Shísān Wǔ
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Lun 27 Fév - 23:40
Il l'avait senti avant que sa grande carcasse de mercenaire ne déploya son ombre au sein du cabinet. Remugles de sueur et de tabac qui collait à la peau de Louie comme un parfum imprègne la chair d'une femme. L'étreinte ne le surprit qu'à moitié, hérissa le duvet de cheveux sur sa nuque, fronça les sourcils. Décharge électrique en sentant une telle promiscuité que même ses concubines ne pouvaient pas se targuer de pouvoir posséder. L'empereur se promettait déjà supplice à la hauteur de la faute si Louie osait toute imploration plus poussée de sa personne mais le mercenaire sembla percevoir la menace – ou se lassa de son petit jeu, libérant l'empereur pour mieux jeter son dévolu sur Tenkô. Shísān le plaignait – presque. Pendant que Louie s'amusait avec l'espion, l'empereur pouvait respirer.

Le sourcil tiqua au-dessus de l’œil blessé, encerclé d'une blessure jamais réellement cicatrisée, chair vive et rosée comme une pièce de viande.

« Magie oui. » siffla Shísān sur un ton presque serpentin, morigénant Louie d'avoir oublié. Oublié sa haine de la magie, ses réactions éloquentes au sein de la pagode hantée.

Dans une voltige de manches mandchoues, l'empereur reprit place sur son siège faisant face à Tenkô qui, brassant des feuilles, les déposa sur la table. Et parla dans un chinois compréhensible malgré l'accent japonais. Une dissonance à laquelle Shísān se promettait de s'y habituer, souriant à lui-même en constatant combien son espion apprenait bien. Et vite. Un jour il en oublierait peut-être jusqu'à ses origines.

Shísān saisit les feuillets, les consulta en tentant de les déchiffrer. En vain. Seuls les croquis lui permettaient de comprendre, partiellement. Ses yeux se posèrent sur l'esquisse du cadavre, entrelacs de membres brisés en des angles improbables, faciès n'ayant plus rien d'humain.

« Je suppose que cela n'a rien eu de concluant. La preuve que magie et technologie ne peuvent s'entendre. » considéra l'empereur.

Et que les partisans de la techno-magie s'en mordent les doigts, la Russie la première, proche voisine de l'empire asiatique et étrangère aux antipodes de la pensée impériale.

« M'auriez-vous ramené un de ces animaux ? » Le regard glissa sur Louie. « Allons, vous avez bien un cadeau pour moi. »

Au risque de recevoir une nouvelle approche, l'empereur tentait de jouer sur les leviers susceptibles de faire plier le mercenaire à sa rencontre et tirer de lui quelque chose. Avant de toucher, du bout des doigts, la fourrure déposée par Tenkô. D'effleurer le tissu coûteux, désormais glacé. Shísān finit par l'empoigner, plongeant les doigts à satiété.

« Je vois. » Et on aurait presque pu croire qu'il caressait la fourrure d'un chat posé sur ses genoux. « Je suppose que la mort de cette reine et de son créateur n'est pas étrangère à votre présence à tous les deux. »

Le sourire s'étiola, se fit grimace.

« Mais cet homme m'aurait été plus utile vif que mort ! Avez-vous au moins dégoté des plans ? De quoi me permettre de construire des Androïdes ? » Le reste de ses paroles se fit confession à voix haute, parlant plus à lui-même qu'à ses interlocuteurs. « J'avais tenté de contacter le roi de Roumanie. Ma lettre est demeurée morte. Cette expédition, cet espionnage... C'était pour dénicher le secret des Androïdes et je n'ai rien. Rien ! »

Rien hormis un Androïde, à quelques pas de lui. Mais révéler ses secrets revenait à le décortiquer telle une grenouille dans les mains d'un scientifique. Revenait à le tuer. L’œil de Shísān jaugea Louie avant de s'abaisser, se confiant à lui-même que l'idée risquait de se conclure avec sa propre mort et non celle du mercenaire.

Posant sa pommette contre son poing, Shísān attendit qu'on le surprenne.
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Louie
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Dim 5 Mar - 21:45


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



Dans le dos de Tenkô, Louie eut un bâillement semblable à un rugissement. Le laissant préparer ses petits papiers, l’auriculaire calée entre ses lèvres épaisses pour se racler la dentition de tout grain de pâte en trop. Lâchant un baiser à l’un des gardes les plus proche – qui tressailli sous son masque stoïque avant de relever à peine son arme – le mercenaire laissa la discussion suivre son cours sans prendre part à la colère frustrée de son petit chinois concernant la magie. Il en perdait simplement le fil, à force de travailler pour l’un, pour l’autre. Tout ce qu’il savait, c’était la fiabilité de la guerre. Dans ce monde si vaste, on trouvait toujours deux guignols en mal de pouvoir et mille raisons à leur donner pour qu’ils se tapent dessus.

Seulement, à la mention de Darius, Louie sembla se réveiller. Et se tapant le torse dans un grand éclat de rire aussi métallique que la baffe qu’il venait de s’asséner, il acquiesça avec allégresse :

« D’abord, je lui ai brisé les bras. Puis j’ai arraché la peau de son torse au couteau. Et ensuite je crois que j’ai réussis à lui élargir suffisamment le cul pour y glisser sa tête. Ah c’était brillant ! » Un de ses plus beaux souvenirs. Qui se ferait certainement supplanter le jour où il remettrait la main sur ce connard d’Albinos qui lui avait valu sa semi-mort, comme de son petit connard de frère, tout rouquin longiligne et borgne qu’il était – il lui prendrait le second, d’ailleurs, et s’en ferait un collier.

« T’énerves pas mon lapin. » A pas lourds, il se rapprocha encore. « J’voudrais te dire que construire des androïdes c’est pas une bonne idée mais – hey. » Il rit doucement. « Je m’en fous complètement après tout. Je tuerai simplement chaque inventeur qui s’y essayera. Mais toi, je te laisserai en vie. T’es trop mignon pour mourir de manière bête. » Sa main plongea à l’intérieur de sa veste.

« Puis tu es ingrat. Moi je mérite des bisous – pas comme Tenkô, quoique. » Son œillade émeraude cilla sur le japonais, le lorgnant, passionnément. « Il a été sacrément utile à certains moments. Surtout avec ses petits talents cachés. » Et ses doigts arrachèrent au secret de son manteau une série de feuillets.

Le fameux rapport arraché au bureau de l’asile, de Dumitru Ionescu.

« J’ai ça pour toi. Tu vois ? Je me suis pas ramené sans rien. Oh ceci dit t’aurais peut-être préféré des bouquets de fleurs hm ? Ou la tête d’une créature magique, genre un lutin ou un de ces machins là… » Son bras, haut levé, le narguait avec les papiers, ne daignant pas encore les poser. « J’veux un merci Louie et après on ira un peu visiter ton palais. J’ai pas eu le temps la dernière fois. »

Un nouveau rire.

« Je te charrie. Bon sang tu vas finir par te chier dessus mon p’tit mandchou. Tiens. Le voilà ton rapport. Bonne lecture. Et si tu dois rouler une pelle à Tenkô pour ce qu’il t’a apporté, fais le bien devant moi surtout. »










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Tenkô Gou
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Mar 9 Mai - 22:17
Soulagé. Le nippon était soulagé que le mercenaire se rende utile et sorte un dossier de sa veste. Il lui sauvait la mise. Car il ne possédait rien de plus dans sa besace. Le secret des androïdes ? Ça ne trainait pas sur le sol comme une vieille peau. Déjà qu’il avait découvert les créatures abominables qui avaient été créées ! N’était-ce pas là un exploit en soi ? Lui, simple espion. Nouveau dans ses fonctions. Plus habitué à trimer des plantes vertes en écoutant aux portes qu’à se baigner dans le sang de ses ennemis.

Observant à moitié l’Empereur qui lisait ses feuilles chiffonnées imbibées d’une odeur de sueur et à moitié la source de cette odeur, Tenkô profita de cet instant de répit pour étendre légèrement ses jambes et étirer les muscles de son dos endoloris par le voyage et les aventures trop nombreuses. Il remarqua alors quelques tasses et un beau pichet non loin. Lorsque son regard croisa brièvement celui de sa Majesté, il demanda silencieusement s’il pouvait les servir. Un simple signe de tête et il se mit en action.

En premier, le Pouvoir.
En deuxième, la Force.
Et en troisième… la Discrétion ? Ou la Traitrise peut-être ? Il ne savait comment se désigner lui-même à cette heure. Fidèle à la Chine, traitre de son pays. Discret dans son pays, bruyant dans les autres. Un être plein de contradictions. Un paradoxe ambulant.

Le Corbeau.
Ce surnom lui convenait certainement le mieux. Il ne représentait rien de plus. Beaucoup et peu à la fois. Railleur et sombre.

L’alcool coulait entre ses lèvres. Délice d’un autre monde. Sublimes arômes balayant les effluves âcres et métalliques imprégnées sur ses vêtements. Trop de sang, trop de fumée. Il empestait la mort. Il empestait la Roumanie.

Mais le liquide merveilleux effaçait les désagréments. Il embrumait l’esprit. Mêlant les parfums aux couleurs, les caresses aux saveurs. Tout s’embrouillait dans la tête du corbeau. Glissant sa main dans ses mèches, il se sentit rire sans savoir pourquoi. Il en sortit une plume pour jouer avec, se chatouillant le bout du nez. Puis bancal, il abandonna sa position inconfortable pour la tendre à l’Empereur qui s’était servi comme lui.

« La plume de la fidélité ! »

Un pouffement lui échappa. Que racontait-il ? Aucune idée.

« Et de compassion. Parce que je compatis. Oh oui. Parce que lui, là… »

De l’appendice ébène, le corbeau pointa le grand Roi.
Puis dans un désir de discrétion, il se pencha davantage vers le petit Empereur.

« Moi aussi il me dit des choses bizarres, me lancent des grands regards et me touchent sans retenue ! »

Parce que le cerveau déconnecté ne semblait se souvenir que de cette étrange aura magnétique qui régnait autour du mercenaire. Tenkô ne savait sur quel pied danser alors il partageait son trouble. Rien de plus. Une discussion presque entre amis…

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Shísān Wǔ
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Lun 15 Mai - 22:41
Shísān ne frémissait pas devant la torture, du moins pas face à son spectacle. L'empire de Chine était friand en rituel sanglants pour émousser le fer contenu dans le cœur de ses ennemis. L'homme ne fronçait le nez que lorsque le supplicié s'oubliait, mêlant une odeur acre à celle de son sang. Mais les paroles de Louie lui valurent un frémissement, un frisson presque indicible. Car l'empereur sentait combien le mercenaire était franc dans ses propos. Il ne tombait nullement dans l'exagération, dans la volonté de pavoiser. Il s'exprimait avec la volubilité d'un enfant racontant sa journée d'école. Il était fier et heureux de ce qu'il avait accompli. Et prouvait à Shísān, à nouveau, que mieux valait qu'ils ne soient jamais ennemis.

« Je veillerais à cacher ces inventeurs loin de vos mains avides, Louie. » souligna l'empereur tentant de trouver parade à la menace. « Ou j'en lâcherais un, de temps à autre, à votre portée que vous puissiez vous faire les dents dessus. »

S'il suffisait de cela pour contenter le mercenaire, tout en lui laissant champ libre pour créer des Androïdes, ma foi, le prix valait la peine d'être payé.

Le sourire ourlé et l'inflexion presque moqueuse n'étaient là que pour cacher la colère qui palpitait en l'empereur tandis que Louie, grand joueur, profitant de sa taille imposante, le narguait en agitant les feuillets. Professeur se gaussant de l'ire de son élève. Shísān finit par bondir debout, se tendre à s'en rompre les os, à saisir les feuilles que Louie lui laissa, ne pouvant réprimer le geste sec de retirer ses doigts loin de ceux du mercenaire. Aussi confus qu'un disciple ayant subi les jeux d'un maître et ayant perçu les dessous cachés.

« Asseyez-vous et apprenez-vous à vous tenir. Vous avez du baijiu, de quoi désaltérer votre gorge de soiffard. »

Shisan se rassit dans un froufroutement de soie jaune posant son regard sur le rapport, fronçant les sourcils, creusant la ride qui se formait entre les deux. L'empereur tendit la feuille au corbeau, ordonnant plus que demandant.

« Tenkô, lis... »

La voix du corbeau résonna, toute modulée, plus perchée qu'à son habitude. Une plume sombre manqua de chatouiller le nez de l'empereur. Les yeux pétillants de malice, le sourire dévoilant ses dents, Tenkô riait, parlant par énigmes. Shísān reposa les feuillets, puis ses mains, à plat, sur la table.

« Je peux savoir à quoi vous jouer ? Que m'importe vos... passe-temps avec Louie. Je ne veux pas en connaître les échos. » Un sourcil se haussa, le doute s’immisça, l'empereur se tendit vers le corbeau, renifla. « Vous avez abusé de l'alcool. Quand on ne tient pas, on ne boit pas ! »

Se levant l'empereur posa ses mains sur les épaules du corbeau l'obligeant à vouloir se rasseoir, craignant une approche dangereusement tactile. Mais le tengu résistait, comme si l'alcool avait éveillé en lui une nature latente à l'opposée de celle qu'il exposait habituellement.

« Que le Dragon vous grignote les orteils. » La colère était telle que les malédictions de l'empereur devenaient boiteuses. « Louie, asseyez-le, décrivez-moi ce rapport, qu'importe, mais rendez-vous utile ! »

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Louie
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Dim 27 Aoû - 21:28


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



« Shisan Shisan Shisan… » Son ton, modulé et presque onctueux, ronronnait presque. Rappelant à ceux qui l’avaient connu dans toute son implacable période de Roi Louie, le tyran qu’il avait été, le tueur sans fin et sans fond de cette période glaciale en Roumanie. « Tu me prends pour un toutou hein ? » A lui laisser miroiter deux ou trois inventeurs pour s’y faire les crocs et trouver ainsi une forme de paix.

Puis l’instant passa, dans toute sa tension et faisant craquer le siège sous son poids, Louie obéit à l’injonction, noyant sa peine dans l’alcool, le biberonnant comme de l’eau sans en faire grand cas. Là était sa plus grande amertume : son impossibilité à se saouler pour cause de sa stature. Il aurait fallu un tonneau entier d’alcool de riz pour assommer cette bête. Mais fort heureusement pour eux tous, la légèreté du mercenaire était telle que sa bonne humeur seule suffisait à le rendre pompette.

Il gloussa donc, bon public, aux propos incohérents de Tenkô et observant le visage de Shisan avec un plaisir mal dissimulé – vraiment, sa blessure rajoutait quelque chose dans son profil sybillin et si le chinois s’était pas avéré être un grand ponte au cul fermé, nul doute que ses genoux auraient trouvé leur rôle de nouveau siège pour ce dirigeant.

« Roh Shisou voyons, fais pas ta frigide. Il se confie à toi dans tous ses problèmes et toi tu le renies. T’es pas censé venir en aide aux gens de ton peuple ? » Puis, narquois et faussement désolé, il se frappa le front. « Ah oui, ja-po-nais, ça va finir par rentrer même si vous avez tous la même gueule. » Grondant un rire il eut une mine apprêtée, presque chouineuse, quand Shisan retira ses doigts des siens à leur rencontre sur les feuillets, presque offusqué. « M’en veux pas. Ca a été dur de revenir ici depuis la Roumanie. On s’est tellement fait chier et Tenkô voulait même pas passer le temps. T’en as pas ici, hein ? De quoi s’amuser un peu hein ? De jolies filles… de jolis garçons… ? »

Ou tout ce qui pouvait posséder deux bras, deux jambes, un service convenable et une bouche appétissante, Louie n’était pas regardant.

« Tenkô assis roh, tu lui fais peur. » Ordonna le mercenaire en tendant le bras pour lui tirer le froc sur sa chaise, dans toute sa splendeur. Les feuillets entre les mains de Shisan se froissait sous la colère du monarque. Il était temps de redescendre un poil sur terre pour ne pas déclencher une guerre dont il serait l’épicentre. Les bastons étaient toujours plus amusantes à créer qu’à subir dans un premier temps.

Louie aimait le chaos, mais pas la folie. Merci bien.

« Alors le rapport le rapport… » Les sourcils un rien froncés, l’homme sembla se concentrer. « Alors bon ben Darius s’est tapé Roscat. T’imagines ?! » Nouveau rire. « Mais quel grand con. Le truc te la modifie pour lui saloper le corps avec des artefacts en fer histoire de la faire ressembler à une grosse mygale et puis entre deux tournevis et trois pinces, paf, il se la saute ! »

Bon ok c’était sans doute pas ce passage là qui l’intéressait.

« Non puis il a testé sa merde sur des bestiaux. Puis sur des fées, et il s’est viandé. Donc c’est surtout 80 pages de fiasco total hein. » Pas de quoi inspirer l’empereur qui aurait voulu voir la magie anéantie de son pays hein, bien sûr.

Bien sûûûûr.

Louie se mit à siroter son alcool, paluchant les cheveux de Tenkô avec une fausse tendresse.

« T’auras bien assez de traducteurs pour décortiquer ton petit truc. Mais dis moi, mon petit grain de riz musqué… on s’est démenés pour te ramener ton bizz bizz mais nous on a quoi en échange hein ? Si tes gardes veulent bien tourner le dos, et vu que Tenkô a l’air chaud comme un wok, je te proposerai bien un truc parfaitement naturel, qui coûte pas grand-chose et qui fait bien plaisir si tu vois ce que je veux dire. »

Un clin d’œil.

« Avec autant de femmes, j’imagine bien que tu commences à merder pour trouver de quoi te satisfaire hein. Trop de visages semblables soumis, pas assez de diversité. »

Les harem, quelle problématique tout de même, quand on y pensait. 14 vierges tremblotantes à servir, rien qui puisse véritablement vous éclater.









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Tenkô Gou
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Jeu 7 Sep - 16:13
Son postérieur s’écrasa mollement sur le siège, entrainé par la force herculéenne du géant. Une moue déçue et frustrée se forma sur ses lèvres. Pourquoi le refoulait-on ainsi ? Shisan n’était-il pas son ami ? Chef, ami, dirigeant, copain… C’était des synonymes tout ça ! Puis en y pensant plus sérieusement, combien d’amis possédait le corbeau ? Clignant des yeux sous cette idée, il regarda ses doigts pour compter.

Un, Shisan.

Deux…
Il papillonna des paupières.
Deux…
Son regard se redressa pour regarder autour. Un sourire niais éclaira son visage.

Deux, Louie !

Et voila. Le compte était fait. Il n’y avait pas de trois. Sa vie se résumait à cette pièce peu intime où ces trois hommes ne partageaient qu’un lien fragile et bancal. S’il le décidait, l’Empereur pouvait les mettre à mort – surtout son espion. S’il le décidait, Louie pouvait les tuer aisément – surtout le faiblard de nippon. Et s’il le décidait… Tenkô pouvait s’envoler loin d’ici et fuir.

La solitude le frappa de plein fouet. Des larmes perlèrent le long de ses cils. Les caresses du géant sur sa chevelure lui semblaient si lointaines, comme s’il allait disparaitre de sa vie soudainement. Allait-il se retrouver seul à nouveau ? Devait-il retourner à sa vie d’antan et s’entourer d’enfants pour vaincre ce désespoir ? Reniflant discrètement, le nippon se pencha vers Louie et vint caler sa tête maladroitement contre son torse métallique.

« Partez pas tout de suite… » Murmura-t-il.

Sa longue chevelure cachait en partie son visage, masquant les rares larmes qui lui échappèrent. Pleurer n’était pas dans sa nature. Il était la cause habituellement. Et involontairement. Jouant toujours avec la plume entre ses doigts, il se mit à caresser le bras de l’androide avec. Il demeura ainsi, sage et silencieux, quelques secondes. Peut-être une minute.

Soudainement après, il se redressa, heurtant au passage le sommet de son crâne sur le menton du géant. Une insulte en japonais salit ses lèvres alcoolisées. De sa main libre, il frotta la future bosse et de sa carcasse stupidement humaine, il se leva. Instable, Tenkô prit appuie dans les cheveux gras du mercenaire avant de tourner la tête vers Shisan.

« Empereur Shisan ! On devrait rester que tous les trois ! Je suis d’accord ! Comme trois amis ! »

Calant sa plume dans les cheveux de Louie, il saisit son bol d’alcool et le leva.

« Unis par le destin ! Réunis autour de l’alcool ! »

Et il descendit le liquide d’un coup.
La chaleur monta rapidement. Ses joues s’embrasèrent dans l’instant et un sourire illumina ses lèvres à nouveau. Il n’était pas seul. Ils étaient tous ensemble. Peu importait où ils se trouveraient le lendemain, ils étaient ensemble en ce jour.

« Il faut vous détendre un peu ! Et on en a besoin aussi, on a eu une dure mission et un long voyage ! Je peux même jouer un morceau de flûte pour vous si vous voulez ! »

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu ce plaisir. S’étirant avec la stabilité d’un corbeau unijambiste sur un lac gelé, Tenkô entrouvrit son kimono pour décroitre la chaleur dégagée par son corps. Il avait oublié pourquoi certains buvaient l’alcool en hiver. Il avait oublié les folies que cela créait dans l’esprit. Du regard, il balaya la salle, cherchant sa besace où il transportait encore et toujours sa magnifique flûte.


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Shísān Wǔ
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Sam 16 Sep - 22:50
Shísān était droiture et maîtrise de soi – du moins était-ce dans ces préceptes qu'on l'avait élevé obligeant la plante qu'il était à suivre docilement le tuteur auprès duquel on l'avait planté. Il avait laissé choir tout idée d'amusement dès l'instant où il avait décidé d'être digne de la couronne qu'il devait porter. Sur ses épaules reposait un empire vieux de plusieurs siècles. Il se devait de le maintenir à flots et même plus de veiller à son épanouissement afin de léguer, au fils qu'il aurait un jour, un héritage sur lequel il n'aurait pas à pâlir et qu'il n'aura plus qu'à veiller pour qu'il puisse continuer à briller.

Jamais encore son statut d'empereur ne lui avait pesé – jusqu'à aujourd'hui.

Les attitudes conjointes de Louie et de Tenkô le harassaient. Fruits de la plèbe ils étaient incapables de conserver leur sérieux plus de quelques minutes et l'alcool vous les transformait en soiffards qui, oubliant où ils se trouvaient, se conduisaient comme s'ils se tenaient dans un vulgaire pub. Et, d'une autre part, il n'aurait pas dit non à leur invitation, à se laisser aller (ne serait-ce qu'un peu) souffler (le temps d'un verre). Quant à tenter une approche plus physique...

« Contrairement à vous, Louie, je n'ai nul besoin de satisfaire une libido digne d'un étalon pour passer une bonne journée. »

Avait-il aimé ? Jamais. Quant à l'acte en lui-même Shísān y voyait un devoir à accomplir au même titre que superviser les concours des fonctionnaires de l'empire ou signer des traités pour éviter un conflit au sein de ses terres. Il fallait que quelqu'un le fasse, il se devait d'assurer la lignée. Sa conception n'allait pas plus loin que cela.

Shísān se servit un verre, sirotant la boisson à petites gorgées. L'alcool s'insinua dans ses veines en un feu liquide qui lui remit les pensées en place, éclaira son esprit que les propos de ses deux acolytes avaient embrumés. Il n'oubliait pas pour autant tout ce que lui avait révélé Louie – bien au contraire. Tout était notifié, strictement noté et classé dans son cerveau. Il projetait déjà d'ériger ses propres Androïdes sans requérir le secours de la Roumanie, désormais devenu obsolète. Quant à ces êtres de magie ne supportant pas de se faire androïdisés c'était là une perspective alléchante pour permettre l’aliénation de cette race bâtarde – qu'elle soit fée, sorcière ou hybride.

« Oui vous avez mérité une récompense. » souffla Shísān, se resservant un verre par un geste presque mécanique. « Dites-moi ce que vous souhaitez et je ferais mon possible. »

L'expérience lui avait appris à ne pas promettre « je ferais tout ce que vous voudrez » ou « je rendrais votre désir réel » - ces phrases provoquaient toujours des situations inextricables où il se retrouvait victime de sa propre proposition. Dans sa main le verre miroita au soleil.

« Quant à moi j'ai une nouvelle requête pour vous deux... »

Le verre fut reposé sur la table. Les doigts de Shísān s'entrelacèrent, féminins. L'empereur posa son regard sur les deux protagonistes, faisant même abstraction du torse dénudé de Tenkô – du moins, essayant, le regard dérapant, le sourcil se haussant.

« Je souhaiterais que, demain, vous m'ameniez dans un endroit où l'on puisse... s'amuser. Je crois bien être curieux de voir comment vous vous octroyez un moment de détente... dans la plèbe. »

Shísān se prévoyait, déjà, d'emporter avec lui un sabre, le minimum s'il souhaitait éviter un assassinat envers sa personne ou une approche physique non désirée.


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Louie
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Dim 17 Sep - 18:49


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



« Oh la non non pas de flûte hein ! Pas de flûte ! » Il en avait soupé de la flûte – et du fait que Tenkô ne bitait généralement rien de ses sous-entendus à propos de cet instrument, se contentant d’aligner ses notes gentillettes sous le regard un rien perplexe du géant. Plaquant sa main sur le crâne de l’oiseau, ce fut de force que Louie le fit se rasseoir, avalant un énième verre d’alcool sans se sentir troublé par les effets – la légende disait à cet effet que si sa mère était une sacrée grande sorcière du Mexique, son paternel lui, se trouvait justement dans les liqueurs. Et à constater les cuites célèbres que sa mama pouvait se prendre, force était de constater que ouais, à ce niveau là de vidange, aucun homme sur terre n’aurait pu accomplir l’exploit de la renverser à ce point là.

« Tenkô veut pas qu’on parte, toi tu veux te détendre, finalement, on se rejoint tous sur le même point : passer un bon moment ensemble. » Un long ricanement lui secoua le poitrail et sortant un parchemin de sa poche, évitant d’avouer à Shisan que personnellement, seul une grande guerre lui détendait l’échine, il vint déplier le morceau de tissu un peu froissé, dévoilant au regard alcoolisé du chintok les prémices d’une drôle de boite à musique.

« Tu trouveras l’ironie dans notre première rencontre mais vois-tu, on m’a parlé de ceci. Une boite à vœux. » Son doigt retraça les symboles chinois qui l’entouraient. « Elle est à l’Est, au fond d’un temple soigneusement protégé par des démons. Il paraîtrait que quiconque s’en approche se retrouve maudit mais c’est pas pour moi. Ce que je veux, c’est un laisser-passer pour tenter de me l’attraper. » La nuance était là. Au vu des racontars qui se balbutiaient au sujet de cette boite, les morts se succédaient assez facilement une fois le premier vœu prononcé. Mais la commande, là encore, n’était pas pour lui.

Louie connaissait le pouvoir des vœux et des génies. Ce qu’il voulait, il se le procurait soi-même. Le plaisir n’en était que plus garanti.

« Tu as levé quelques armées dans ce coin là, j’imagine encore tes merdouilles avec des êtres de magie. » Pas son problème. « Impossible de passer sans se faire attraper et si on se fait attraper, couik. » Son doigt glissa sous sa gorge. « Je veux juste un mot de toi. Si on la chope c’est à nous. Si quelque se passe mal, c’est à toi. Si mon client n’en veut plus, je te la rends. Si on y arrive pas, tu seras débarrassé de moi. Tout benef' non ? »

Sa main vint passer dans le dos de Tenkô. Il n’était pas encore certain de l’emmener dans cette étrange croisade mais la présence du japonais avait ses avantages. Notamment le fait de lui détendre la rétine et puisque Shisan venait d’en parler, son rire tonna dans l’enceinte, sous une nouvelle idée.

« T’as pas la libido d’un étalon mais j’suis sûr que t’en as assez pour te farcir quelques pouliches. Il y a une sacré bordel, plutôt fameux, pas très loin d’ici justement où j’ai parfois fait mon chemin. Les filles y sont… exceptionnellement bien formées. » Rien à voir bien évidemment avec leurs silhouettes longilignes. « Il faut que Tenkô perde son pucelage, que toi tu t’amuses avec des vraies femmes et pas des gamines oisives sorties de leur chambre qu’il faut entraîner, et moi… oh moi je dois revoir ma petite fleur de lotus préférée. »

Un visage poupon encadré de deux sacrées mamelles et qui avait le mérite d’accomplir l’arc croisé du général Yin sur son corps tout en balançant quelques plaisanteries bien salaces à chaque fois renouvelé. Un vrai bonheur.








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Tenkô Gou
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Mer 27 Sep - 19:57
Le Roi était décidé sur son prix. Le Corbeau de son côté se perdait dans les méandres de ses pensées ivres. Que pouvait bien lui offrir un Empereur ? De l’or ? Tenkô pourrait en avoir usage mais ne s’y intéressait que peu. De plus, on risquait de lui voler. Mieux valait un présent qui se conservait aisément, qui ne se volait pas et lui plaisait réellement. Il réfléchissait donc en silence, calé contre son androïde préféré. Il n’écoutait que d’une oreille distraite leur échange jusqu’à ce que la large main de son coussin ne lui caresse le dos. Il redressa alors la tête pour se concentrer sur leurs paroles.

« Je ne suis pas puceau ! »

Bien qu’il ne pouvait en vouloir à Louie de le penser. D’autant plus que ses expériences se résumaient à… une seule fois. Avec l’amour de sa vie certes, mais une seule fois malgré tout.

L’idée d’aller voir des professionnels divisait le nippon éméché. Il désirait et craignait cela en même temps. Il avait déjà été. Il avait déjà échoué. Serait-il prêt à affronter cette humiliation une fois encore ? Un soupir de lassitude glissa sur ses lèvres.

« On est pas obligé d’aller dans un bordel pour s’amuser, si ? En plus, on va se séparer du coup si on prend des chambres différentes… et je vais m’ennuyer. »

Sa moue se marqua davantage.

« Je suis maudit moi. Et j’ai pas gagné qu’une transformation en monstre… Je peux plus coucher avec des femmes. Rien du tout, zéro réaction. C’est à peine si je les désire. »

Et les hommes ? L’idée ne l’effleurait pas spécialement, cela n’avait rien de naturel après tout. Seul l’androïde s’amusait à tripoter et embrasser le même sexe sans retenue.

Etirant ses bras et son torse dénudés, le corbeau réfléchissait. Dans un bâillement, il marmonna :

« Je peux plus avoir d’enfants du coup. Je devais en avoir un… mais la sorcière l’a tué avant même qu’il naisse. »

L’alcool le rendait bavard sur ses expériences. Le ton apathique créait un décalage étrange avec ses propos tragiques. S’en remettait-il enfin ? Toutes ces aventures, son rôle d’espion, la mort d’une Reine… avaient-elles suffi à couvrir ne serait-ce qu’un peu ce traumatisme ?

Il n’y pensa pas plus longtemps.
Une drôle d’idée venait de germer dans son esprit tourmenté.

« Hey ! Je sais ce que tu peux m’offrir : un enfant ! »

Son regard fixait l’Empereur d’un air réjoui et fier de sa trouvaille tandis qu’un large sourire s’étendait sur ses lèvres.

« Tu peux faire ça non ? Tu peux tout faire après tout comme tu es Empereur ! Ou alors… au moins un bébé animal ? Mais un bébé humain c’est mieux. Tu as pas eu une fille par hasard ? Ca te sert pas une fille, non ? »

Parce qu’une fois ivre, son culot n’avait plus de limite.


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Shísān Wǔ
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Ven 29 Sep - 23:33
Ce molosse aimait le faire tourner en bourrique. Shísān lui darda un long regard vipérin mais, il le savait, en retour Louie ne lui offrirait qu'un grand sourire égrillard tout heureux de hérisser les écailles du fils du dragon. Lui parler de magie, à lui, un fervent défenseur de la technologie reléguant la magie au passé et aux concepts éculés. Autant agiter une sorcière sous le nez d'un Roumain, pieds et mains liés, l'empêchant de craquer une allumette pour allumer le bûcher. Mais, à contrario, permettre à Louie de prendre possession de cet objet lui tirerait une aiguille du pied. Un objet magique loin de son territoire, un tracas en moins, qui sait c'était peut-être même l'épicentre des conflits qui agitaient l'Est de l'empire.

« Suggestion accordée. » glissa l'empereur, ses sourcils se fronçant tandis qu'il tentait de lire les inscriptions. « C'est du chinois très ancien. Tss, me dites pas qu'à une époque la Chine acceptait... Non, mais... On dirait ce concept qu'ils ont développé dans l'empire ottoman qui permet d'emprisonner les djinns. Ce concept existait déjà ici il fut un temps ? »

C'était intriguant. Si cela se trouvait l'empire de Chine avait déjà permis l'emprisonnement des fées et des djinns lors d'une antique époque, mais ce savoir s'était perdu allez savoir comment. La curiosité de Shísān était piquée au vif. Si jamais Louie lui remettait l'objet, pour quelque raison que ce soit, l'empereur veillerait à le faire étudier. Il pourrait même l'offrir au sultan ottoman qui, avec l'aide de ses chercheurs, pourrait en déceler les arcanes secrètes.

« Je vous rédigerais un mandat pour vous permettre de vous mouvoir comme vous le souhaitez. Vous aurez même l'autorisation de faire appel à autant d'hommes que vous le souhaitez, à puiser dans les ressources des villes et villages. Tout cela en mon nom. »

Et personne ne s'opposait à un ordre impérial qui plus est inscrit noir sur blanc. En Chine l'écrit supplantait la parole, lui donnait corps et un caractère officiel que rien ne pouvait déboulonner.

Shísān se félicita de ne pas avoir porté son verre à ses lèvres lorsque le bordel fut mentionné. Mais c'était si évident venant de la part de Louie qu'il ne s'en étonna même pas. La déconvenue de Tenkô lui aurait presque arraché un élan de pitié. Le mercenaire devait bien se gausser d'eux entre le maudit incapable d'éprouver du désir, et l'empereur bien trop coincé dans son rôle de dirigeant.

« Faites donc un vœu à cette boîte. » mentionna Shísān en pointant du doigt le dessin étalé par Louie. « Vous aurez peut-être plus de chance cette fois-ci. »

Quant à lui il passerait son tour. Faire appel à de la magie – plutôt se couper un bras.

« Vous voulez que je vous donne une de mes filles, Tenkô ? J'ai déjà eu bien des tracas à cause de princesses qu'on a envoyés hors du palais. Je ne prendrais pas le risque deux fois. »

Par réflexe Shísān toucha la brûlure qui dévorait la moitié de son visage, chair à vif mal cicatrisée qui durcissait ses traits, brisait ce masque de peau pâle.

« Mais je peux trouver une fille. Les orphelines ne manquent pas. Et sinon, des familles ne disent pas non à s'ôter un poids financier contre quelques pièces. »

Une fille ça vous coûtait une dot qui revenait au futur époux, tandis que le fils vous ramenait l'argent de la bru et des bras pour s'occuper des parents vieillissants. Certaines familles déjà, d'elles-même, abandonnaient leur progéniture ou la vendait, histoire de survivre.

« Pour ce bordel... Allons-y demain. Je m'apprêterais pour la circonstance. »

Un sabre glissé dans son fourreau comme protection (même si Louie en était déjà une à lui tout seul) et un déguisement qui transformerait l'empereur en un habitant des plus communs. Ce serait bien la première fois qu'il ne porterait plus le jaune impérial.

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Louie
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Lun 2 Oct - 19:00


Nouvelles du monde européen

with Shisan et Tenkô



Ah, le bordel.

De part ses nombreux tour du monde Louie en connaissait un sacré rayon, de la pute de Madagascar aux geishas japonaises, de la prostituée des fins de rue de Roumanie aux bouges du Mexique. De la ventripotente américaine à la mystérieuse ottomane. De la française un brin grivoise aux portraits léchés d’Autriche-Hongrie. Elles étaient tantôt affables, tantôt joueuses, tantôt charmantes, tantôt dangereuses, elles aimaient parfois le sexe, ou faisaient très bien semblant, vous faisait aussi les poches, si vous lui en laissiez le temps. Ce n’était jamais à la pute, de quitter le lit au plus tôt. On ne la payait jamais pour qu’elle profile son petit cul dans l'entrebâillement d’une porte cochère. On la soudoyait pour qu’elle ne pose pas de questions et encore alanguies sur le lit, c’étaient bien elles qui les regardaient disparaître, les hommes plus ou moins importants. Qu’importe les racontars, qu’importe les idées reçues, elles étaient une espèce merveilleuse, Femmes parmi les femmes, des pâtisseries goûteuses aux parfums toujours divers. Pas une ne se ressemblait. Chaque sexe était unique. Et eux tous, le pantalon baissé, se retrouvaient toujours pris dans l’osmose de n’être qu’un pénis sur une route bordée de testicules. Rien de très original. Rien de très attrayant.

C’était presque si ce n’était pas elles, au fond, qui les choisissaient. Mais pourtant, de tout ses avantages leur manquait le principal, le plus fondamental même.

Aucune d’elles n’étaient libres. Jamais. De l’indépendante sur son trottoir à la misérable se traînant sous les ordres et les coups d’un maquereau de merde, elles étaient prisonnières de cette chose, cachée au fond du ventre, qui en faisaient des esclaves. Et finalement, la puissance s’inversait toujours avec elles. Ce n’était pas au moment de les baiser. Ce n’était pas même au moment de les quitter. C’était au croisement des regards. Quand les liens s’entremêlaient à en faire des nœuds. Quand l’homme venait vers la femme et qu’elle ne pouvait s’y soustraire, ou pas sans difficultés.

Les femmes le savaient, certaines le combattaient. Les hommes le savaient, très peu s’y refusaient.

Qui aurait pu renoncer au pouvoir aussi facilement, de toute façon. Tel était leur défaut, aux mâles. Et Louie, peignant les cheveux de Chi Chu, continua de babiller :

« Alors évidemment j’ai obtenu les papiers, penses-tu. Le débarrasser de cette merde de magie, c’est pas non plus comme si ça l’arrangeait pas. Mais tu aurais vu sa tête quand Tenkô lui a demandé une gamine. Une gamine ! Je te jure, il aurait pu tout avoir et voilà que ce con ne désirait qu’une môme. Ceci dit, je lui ai pas demandé ce qu’il allait en foutre. Tu sais, les concepts bizarres, ça, c’est vraiment les japonais… »

Son nez se fronça sous sa moustache et lissant sa barbe, entièrement nu, la prostituée en simple couverture sur ses cuisses musculeuses et son torse de métal, Louie claqua du doigt en direction du japonais, qu’on avait installé non loin. Lui en était déjà à son premier round, se donnant en spectacle sans l’ombre d’une gêne. Shisan ne devait pas être bien loin – quoiqu’à l’arrivée de l’Empereur, cela avait l’une des plus neuves qu’on lui avait offerte, une presque vierge, au visage aussi peint qu’une poupée, prête à répondre à chaque exigence du bon maitre tout en étant, enfin, formée. Il reviendrait vite, à moitié nus comme eux tous. Louie avait versé assez d’or pour occuper l’étage, et avoir la tranquillité de cette grande pièce pour ne pas avoir à se mêler au reste de la plèbe, même si le Lotus était un excellent établissement.

« Mais laisse la te sucer, Tenkô. Détends toi, tu vas voir que ça va te revenir. » Son problème devait forcément être passager. Hors de question qu’un homme, un vrai, ne puisse pas avoir une trique de tout les diables devant ces beautés. « C’est pour quoi que tu veux une gosse dit, pas pour tes saloperies hein ? »

Et répondant à cette affirmation déplorable, sa main de brute vint caresser les fesses de Chi Chu.

« Je te brise la nuque moi si tu veux commencer à faire tes horreurs à une femme ! » Certes, dans cette partie du monde, les prostituées commençaient jeunes – y’avait qu’à voir l’âge auquel avait commencé cette chienne de Morelia.

Et de penser aux yeux tournoyants de celle qui lui avait volé son frère, son propre visage se ferma. Aussitôt déridé par les caresses taquines de Chi Chu qui lui sourit.

« Penses pas au monstre, chéri. » Qu’elle murmura dans un mandarin onctueux. Louie en frissonna comme un taureau.

Avant de frapper au mur, trois fois.

« Shisan ramène toi ! Je dois te présenter une copine maintenant ! C’est tout de faire la brouette londonienne avec le nouveau petit lot de la maison mais il faut absolument qu’il déguste ta branlette Chi. Autant faire le touriste jusqu’au bout. »








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Tenkô Gou
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Mar 3 Oct - 11:22
Un bourdonnement sourd résonnait faiblement dans le crâne du corbeau, résultat de l’alcool avalé avec tant d’enthousiasme la veille. Cela le rendait encore plus irritable qu’à l’accoutumée. Les abeilles du bordel s’agitaient dans tous les sens, cherchant qui leur permettrait de butiner de l’argent à coups de langue et de reins. Un étage entier de la ruche fit vibrer leurs ailes de satisfaction et suivant le mouvement, le trio se retrouva brièvement séparé. Mollement, le nippon se déshabillait, assisté de celle qu’on lui avait assigné… A moins qu’elle ne l’ait choisi ? Son air dépité qui démontrait son manque de motivation encourageait peut-être la demoiselle à se surpasser, ou à espérer passer une journée tranquille sans devoir écarter les jambes.

Rejoignant la pièce principale, Tenkô ne jeta qu’un regard amer envers l’androïde déjà bien occupé. Plus homme que lui. Malgré ses morceaux de métal qui le harnachait, il possédait ce qui définissait réellement l’homme, et surtout pouvait l’utiliser. Détournant les yeux prestement, appréciant peu ce spectacle et encore moins les couinements grotesques qui l’accompagnaient, le japonais s’allongea dans le lit d’à côté. Son abeille se mit à sa danse. Venant au-dessus de lui pour presser ses attributs, corps contre corps. Tendre et joueuse. Elle titillait le corbeau, cherchant quelles portions de sa peau lui arracheraient un frémissement. Impassible, le flutiste ferma brièvement les yeux, se concentrant sur le bourdonnement incessant plutôt que sur les grincements de lit et les gémissements aigus. Une sensation chaude et humide au bas de son ventre lui arracha presque une grimace de dégoût. Il la contint, par pure politesse. La sensation d’une limace trop vive venant s’enrouler autour de sa mollesse détruisit cependant le peu d’amabilité qu’il lui restait.

D’un coup, l’oiseau se redressa et repoussa sa séductrice.

« Ca suffit. Ne perds pas ton temps. »

Parce qu’il savait. Parce qu’il avait déjà eu cette expérience. Cette humiliation.

Et comme s’il lisait ses pensées, Louie se décida à se mêler de leurs ébats inexistants, ayant terminé les siens.

« Elle peut me sucer jusqu’à ne plus sentir ni sa langue ni sa mâchoire, ça ne changera rien. »

L’amertume s’entendait dans sa voix. Tirant le drap, il couvrit son impuissance. Il ne souhaitait pas l’afficher davantage aux yeux de l’étalon.

Ses sourcils se froncèrent pour l’histoire de l’enfant. Quel genre de monstre voudrait toucher une gamine ? L’image des deux spectres juvéniles lors de son premier séjour en Chine se créèrent un chemin à travers le bourdonnement. La chair se décomposant, les squelettes apparaissant, les mains tendues vers lui, les voix torturées et accusatrices… Un frisson d’effroi et de dégoût traversa son corps. Plus puissant que les maigres agitations de son épiderme face aux caresses de la douce. Il était un monstre. Peut-être pas le genre à attoucher une enfant, mais de ceux qui les prennent et les abandonnent à leur destin. Une sensation étrange lui rongeait le ventre. De la culpabilité ?

L’abeille choisit mal son instant pour revenir à l’attaque. Probablement souhaitait-elle faire disparaitre cet air agité du visage du nippon. Pressant sa poitrine garnie contre le torse mince du nippon dans l’espoir d’attiser une lueur de désir dans son regard, effleurant sa joue dans un geste tendre pour l’apaiser… L’effet obtenu fut contraire.

Un regard noir se réfléchit dans ses prunelles aguicheuses. L’incompréhension eut à peine le temps de se lire sur ses traits que déjà elle valsait hors du lit. Violemment, Tenkô l’avait envoyé contre le mur. La lèvre de la butineuse se fendit sous le choc. Se redressant de rage, prêt à la frapper encore – il était un monstre après tout non ? – les plumes du corbeau commencèrent à couvrir sa nuque, se glissant entre ses mèches ébènes pour apparaitre sur ses épaules avant de courir le long de son dos.

« Ne me touche plus ! Sors d’ici !! »

Son air de biche effarouchée le rendait plus haineux encore. Elle se redressa maladroitement pour vite s’éloigner vers la porte. La magie mêlée à son air sombre suffisait largement à la convaincre de fuir.

Sentant d’autres regards sur lui, Tenkô tourna la tête vers le lit occupé. La charmante compagnie de Louie n’appréciait visiblement pas la vue. Le corbeau encore très humanoïde commençait à développer son plumage le long de ses tempes. Le pire était cependant ces yeux. Le blanc avait disparu. Entièrement couvert de noir. Comme un vrai monstre.


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Shísān Wǔ
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Dim 8 Oct - 17:57
Notes. Mention de sexe/érotisme, scène dans une maison close.

L'avaient-elle reconnu, la maquerelle et ses filles, malgré les vêtements communs, ayant bien vu le faciès rongé par les flammes et les cicatrices qui marbraient la peau ? Possible, Shisan en éprouvait quelque doute néanmoins, si ce fut le cas, aucune ne pipa mot. Il fut servi comme les autres clients avec un petit lot bien précis le concernant puisqu'il était novice en la matière. Il fallait bien veiller à fidéliser le nouveau client pour qu'il n'aille pas déposer son argent dans une autre maison. Une maison close était comme tout commerce : l'argent était nécessaire à sa survie et à la propreté de ses employés. Comble de la prévenance, on avait octroyé à Shisān une chambre tandis que ses comparses se coudoyaient dans la même pièces, embrassements moites au sein d'une atmosphère surchargée de sexe et de sueur.

Shisān n'était pas dupe, aussi novice soit-il dans le domaine des bordels. La pièce avait beau présenter une certaine propreté elle demeurait toute relative, cachant difficilement un fréquent usage. Il n'était pas le premier client à venir s'asseoir sur son matelas, et probablement pas le dernier. La petite prostituée, toute pressée de bien faire, lui babilla de jolis mots, des propos qui se voulaient entêtants pour mieux le détendre tandis qu'elle allumait les bâtons d'encens qui s'évaporaient en volutes paresseuses.

La fragrance lui rappela les temples et un rire lui prit, s'amusant de cette comparaison, se demandant si la fille avait voulu, ainsi, lui proposer le fruit défendu de mener rituel de coït dans une ambiance religieuse, de fouler du pied un tabou.

Aucun mot ne fut échangé, l'effeuillage se déroulant dans un silence presque entier. Les murs, fins, laissaient filtrer les soupirs et les cris, parfois même les remous des étreints qui cognaient contre la chambranle. La fille prenait les choses en main, littéralement parlant, lui glissant des mots salaces avec une voix de vierge candide. Sentant que les petites douceurs, les étreintes candides, n'étaient pas le fort de son client, elle se fit maîtresse, prêtresse punissant un fidèle pas assez dévot.

Sur le coup Shisān voulut la gifler, lui rappeler qu'elle n'était que femme, créature devant se soumettre doublement à lui car il était homme et empereur.

Mais un coup précis aviva en lui un feu que, habituellement, seule la mise en pièces d'une sorcière éveillait en lui. Il se fit être servile sous ses gifles, se tendit sous ses griffes, la laissa le harnacher tel un étalon que l'on soumettait à la selle. Cette fille sans nom, cette prostituée au visage faussement candide, la soumettait mieux que ne l'aurait fait n'importe qui.

Il n'était plus l'empereur de Chine, il n'était plus l'héritier d'un empire millénaire, il n'était plus Shisān Wû. Il n'était plus rien, rien de plus qu'un homme qui se laissait balloter par des vagues de désir furieux, qui apprenait à lâcher prise.

Lorsque Louie frappa contre le mur, gueulant qu'il vienne les rejoindre, Shisān gisait sur les draps, la fille juchée sur son dos. Les mains empoissées de crème elle l'étalait sur les blessures, prodiguait le réconfort après l'effort, leurs peaux moites se touchant plus que jamais.

« Brave garçon. » qu'elle lui souffla à l'oreille avec sa voix de jeune première.

Le corps perclus par les hématomes et les prouesses de la fille, s'enroulant dans un déshabillé (il ne se voyait pas se balader nu devant les autres, encore pudique là-dessus) Shisān passa la porte. Et vit l'inconcevable : Tenkô transformé, les plumes sourdant de sa peau, le recouvrant comme un second épiderme.

Aux côtés de Shisān la prostituée s'était figée, le regard troublé par cette apparition, ne sachant comment réagir. Shisān la vit jeter un regard derrière elle, se poser sur le chat à neuf queues, hésiter à s'en saisir pour chasser l'importun. Malgré l'urgence de la situation la réaction de la fille lui plut, faisant écho à ce qu'il aurait lui-même commis si Tenkô avait été un inconnu. Mais il en avait besoin de son espion. Shisān alla à sa rencontre, l'agrippant par l'épaule, le secouant.

« Reprenez-vous bon sang. Si les filles appellent la garde, vous êtes morts ! »

Car face à tant de témoins, l'empereur ne pourrait pas fuir les règles qu'il avait lui-même érigés. Une chance pour eux qu'il n'y ait nul autre client dans cette pièce, mais une fille pouvait fuir et courir appeler la maquerelle. Celle qui avait officié avec Shisān revenait déjà avec son fouet, la main brandie, prête à s'abattre si le corbeau se jetait sur elle.

« On va partir. » intima l'empereur à la fille pour la calmer, voyant dans son regard qu'elle se retenait, déjà, de cingler la créature, quitte à être blessée. « Louie, aidez-moi à le sortir et à le couvrir avant qu'il soit abattu à vue. »


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