Vladimir Basarab
La Reine de Coeur
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Mar 28 Mar - 22:31
   
Il était une fois...

     
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Rapide portrait

     

    Personnage de conte - La reine de Coeur d'Alice au Pays des Merveilles
    Nationalité / Origine - Roumanie
Âge - 38 ans
    Profession - Roi de Roumanie
    Groupe - Royauté
    Pouvoir - Détecter les mensonges ///Vladimir peut détecter les mensonges de son interlocuteur, un pouvoir qui, dit comme cela semble sans failles. Cependant, il y a quelque bémols : premièrement, son interlocuteur doit répondre à une de ses questions pour qu'il ressente un mensonge éventuelle, deuxièmement, cela sera plus efficace si la question qu'il pose l'implique émotionnellement et troisièmement, un habile orateur pourrait passer entre les mailles du filet en jouant avec les mots.
     

     
particularités

     
Un monstre de cruauté et d’antipathie, Vladimir est à l'image de l'idée que l'on se fait de son pays. Intolérant, cruel, égocentrique et orgueilleux. D'apparence on décrirait un homme convaincu de sa supériorité, mais il n'en est rien. Le souverain ne sait que trop bien qu'en tant que personne de pouvoir, sa vie ne tient qu'à un fil et quelque part, ça le terrifie. Cette peur constante de finir comme la reine Roscat le rend paranoïaque à l'extrême. Alors il s'isole, complote, surveille constamment ses arrières et coupe la tête du moindre baron ou comte qui oserait élever la voix contre lui.
Il a également horreur du soleil, du bruit et de la foule, de tout ce qui fait trop « joie de vivre » à son goût et qui lui rappelle constamment son mal-être intérieur. Il s'irrite très facilement avec ses domestiques et ses sujets et peut parfois faire preuve de cruelles remontrances. Il est ce que l'on pourrait qualifier de tyran qui exécute et torture à tour de bras. C'est un conservateur radicale qui trouvait la politique de l'ancienne reine bien trop clémente. Sa politique étrangère n'est pas non-plus un exemple de fraternité, surtout avec les grands empires trop proches à son gout qui lorgnent un peu trop sur ses territoires. Devoir composer avec l'Autriche-Hongrie, la Russie et l'Empire Ottoman et pour une particulièrement désagréable.
Il méprise les androïdes presque autant que les fées mais à la différence de ces dernières, il tolère leur présence en Roumanie. Après tout, ils feraient sans doute de bons esclaves et un nuisible qui sert l'industrie n'est plus vraiment un nuisible, il devient un mal nécessaire. Puis il doit bien avouer avoir quelque projets pour eux, et pas des plus pacifistes. Bien qu'il n'ait pour l'instant aucune envie de faire de son corps un monstre d'acier, cela pourrait venir. Ne dit-on pas que l'acier et plus solide que la faible chair des hommes? Sa paranoïa constante pourrait bien l'aider à surmonter son dégout.
Pour se calmer les nerfs, il aime prendre le thé ou lire un livre. Mis à part sa xénophobie certaine et sa tendance à condamner à mort ses opposants politiques à tour de bras, il est assez distingué. Son langage est toujours soutenu, même dans ses moments de colère. On pourrait jurer qu'il est sympathique quand il est calme. Ses yeux, peut-être, le trahirait. Perçants, froids et durs, ses yeux décrivent toute la haine et la colère des mots qui restent coincés dans sa gorge.
Il peut se montrer souriant, amicale même, mais n'essayez pas de lui mentir ou de lui cacher quelque chose. Dieu seul sait comment, il finit toujours par savoir quand on lui ment. Et vous ne voulez pas savoir quel genre de supplice il réserve aux menteurs.
Personne ne sait qu'une sorcière, un beau jour, lui a fait don d'une potion de vérité, personne ne sait que cette sorcière est son épouse. Personne n'oserait l'imaginer, de peur de voir sa tête se détacher de son cou. Vous n'imaginez pas dans quelle colère monstre il se mettrais si quelqu'un n'oserait ne serait-ce que sous-entendre que sa chère épouse est une sorcière. L'amour est aveugle diraient certains. Il n'y a que la vérité qui blesse diraient d'autres.
Ferme-t-il les yeux sur la nature de sa femme ou est-il dans le dénie? Qui sait? Il l'ignore lui-même. Comment imaginer que sa chère Nina serait une sorcière, une de ces créatures qu'il déteste tant? C'est la seule personne qu'il peut croire, qu'il peut se permettre d'aimer. Il en est désespérément amoureux, alors oui, la vérité blesse et l'amour rend aveugle. C'est sans doute mieux de faire semblant que l'on ne sait pas.
     

     
caractère

     
Vladimir n'est pas vraiment celui que l'on pourrait s'imaginer en réalité. D'arrogant, il n'en a que l'air. Il est intimement convaincu que ni lui ni la Roumanie ne sont vraiment supérieurs aux autres. Il sait que la supériorité ne s'obtient pas comme ça, qu'il faut lutter pour l'obtenir. Et quel poids fait-il face à des géants comme l'empire Ottoman ou l'Autriche-Hongrie? Il n'est rien, un coup de vent et il s'envole, éjecté de sa place de souverain. Cette pensée le terrifie. Mais tout ira bien, se rassure-t-il, du moment que sa chère Nina est à ses cotés, il restera à sa place de roi. Mais il ne peut empêcher une petite voix dans sa tête de lui murmurer quand quand Nina ne sera plus là, car oui, un jour elle ne sera plus là, il sera seul contre tous. En vérité il a peur de la solitude. Et peur de la mort.
Après tout, on ne peut pas vraiment dire qu'il ait eut une enfance normale. Sa mère, pour commencée, avait été empoisonnée alors qu'il était encore dans son ventre. S'en suivit un accouchement d'urgence qui faillit lui être fatale et qui le fut pour sa mère. C'est cet événement en particulier qui plongea son propre père dans une paranoïa qu'il transmit au fil des années à son fils. Pour cette raison, et un tas d'autre d'ailleurs, il n'aime pas parler de son enfance. Son père, avec ses yeux révulsés et ses traits tirés dans un rictus grotesque, lui faisait profondément peur. Mais il considère avoir appris quelque chose de son enfance : il ne peut faire confiance à personne. Aussi, une fois jeune adulte, as-t-il fait assassiner son seul parent restant pour démontrer sa thèse. Il faut tuer avant d'être tué, ainsi est la loi que s'impose Vladimir.
Au début ce n'était pas vraiment facile, il se souvient même avoir laisser couler quelques larme le long de ses joues lorsque l'assassinat de son père lui fut confirmé. Ne faire confiance à personne, cela voulait dire être seul après tout. Une solitude à laquelle même aujourd'hui, il a du mal à s'habituer. Alors tel le renard des fables qui, accablé de ne pouvoir goûter son raisin finit par déclarer qu'il était trop vert, il a finit par prétendre que cette plèbe, il la détestait. Surtout les fées et les sorcières. Puissantes, trop puissantes par rapport à lui. Il craint trop leurs pouvoir pour les tolérer. Tout comme il craint les étrangers dont il ne sait en vérité que peu de chose. Il craint tout ce qu'il ne comprend pas.
Il a toujours été centré sur sa Roumanie natale, attendant le moment où la reine Roscat, sa cousine éloignée, rendrait son dernier soupire en ne laissant derrière elle aucun héritier. Il s'imaginait clamer le trône, l'obtenir tout naturellement et remettre sur le droit chemin une Roumanie à la dérive, malmenée par les idées décadentes de son ancienne reine. Bon, tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. Il imaginait la mort de Roscat plus banale, moins violente. Puis il a fallu monter sur le trône, et il s'est avéré que la reine avait beaucoup de cousins éloignés, beaucoup trop au gout de Vladimir. Il a fallu faire le ménage encore une fois. Ce projet centrer sur son pays d'origine l'a éloigné d'un quelconque intérêt pour l'étranger, dont il suit les actualités d'une oreille discrète. Il a toujours été, de toute façon, profondément nationaliste.
Autant dire qu'il est vraiment très surprenant pour un tel homme de prendre une étrangère pour épouse. Une dont il ignore le pedigree qui plus est. Mais elle a dit qu'elle était noble, et il sait qu'elle ne ment pas. Elle ne lui ment presque jamais, sauf quand elle parle du Samedi. Vladimir déteste le Samedi, ce jour où Nina le livre en pâture à la solitude et au doute. Oh bien sur, il sait qu'elle ne ment pas quand elle dit qu'elle n'a pas d'amants et qu'elle ne complote point contre lui. Mais comment contrôler les dérives de son esprit malade et seul, en merci à la terrible tempête qui déchire son âme? Elle est la seule personne qu'il peut croire après tout. Lui concéder un secret est un véritable sacrifice. Une source de crainte qui le tourmente au plus haut point.
Après tout, en y réfléchissant d'avantage, que sait-il de cette femme? Pratiquement rien. Il sait qu'elle ne ment pas, allons bon. Mais elle ne lui dit pas la vérité pour autant, et si...Non, il ne doit pas douter. Nina l'aime, il le sait. Elle ne ment pas quand elle lui dit « Je t'aime ». Il n'oserait pas douter d'elle. Il sait bien que c'est une sorcière mais...Ou bien était-ce un rêve? Peut-être qu'elle n'est pas une sorcière après tout. Qu'il a juste rêver l’après-midi ensoleillée où elle lui est apparut et lui a donné un don par amour, une petit flacon au contenu vermeil et amer comme la mort. Oui, un rêve, définitivement, la forêt était trop lumineuse, trop irréelle. Nina était trop belle. Elle l'est encore. Peut-être est-il toujours prisonnier de son rêve après tout. Peut-être que cette potion n'était qu'un poison amer, et qu'en mourant lentement il rêve. Cela l'effraie.

Et si il se réveillait et qu'elle disparaissait? Non...Plutôt dormir pour l'éternité que de perdre sa précieuse reine.

Oui, vraiment. Du moment que Nina est là, tout ira bien.
     


     
passage sur la piste

     
Déni
15/11/06

Il devait bien l'avouer, cette garce avait du goût pour la décoration. De pourpre et de métal, la demeure royale était à l'image de la Roumanie, lugubre et sanglante.
Les semaines qui avaient suivi la mort de la grande catin royale, on avait rapporté à Vladimir que le palais était devenu aussi silencieux que la mort qui avait emportée sa souveraine. On avait, disait-on, retrouvé son corps mutilé baignant dans une marre de sang. A ses cotés, la dépouille de Darius Danesti. Et un être, sans visage, sans identité, dont le Duc Basarab se souciait peu. Il avait lu et relu les rapports, il les connaissait par cœur. La rumeur ne mentait pas, l'assassinat avait été une véritable boucherie.
Il avait attendu cette mort pendant des années, depuis qu'il avait eut conscience d'être de sang royal. Et pourtant, quand la nouvelle était venue, il n'avait ressenti que du vide et il devait l'avouer... Une certaine colère. Roscat, s'était fait avoir avec une facilité déconcertante. Elle laissait derrière elle une Roumanie affaiblie, en désordre et privée du monopole des androïdes. Cette garce n'avait pensé qu'à elle, qu'à son orgueil. Elle avait tout misé et tout perdu, en un instant. Ridicule.
Elle ne méritait pas d'être reine.

-Majesté ?

Il se retourna brusquement. Sa demi-sœur, Rosalia, le fixait de ses yeux ambrés, grand ouverts, remplis de joie comme un enfant qui aurait enfin reçu son jouet. Vladimir soupira lourdement.

-Je ne suis pas encore roi, Rosalia.

-Vous le serez bientôt ! Répliqua-t-elle avec un sourire.

Bon Dieu qu'elle était naïve...

-Déclarer trop tôt sa victoire est une erreur stratégique. Une erreur qui peut être fatale, chère sœur, preuve en est : notre « bien-aimée » reine n'est plus là pour en témoigner.

Il avait prononcé ces dernières paroles avec tant d'ironie que la jeune fille ne put s'empêcher de rire. Il lui lança un regard exaspéré.

-Pour l'amour du ciel, Rosalia, contrôle-toi !

Le sourire de Rosalia s'effaça comme emporté par une bourrasque, elle baissa la tête et murmura un « pardonnez-moi » à peine audible. Comme si la honte lui bloquait la gorge.

-Dis-moi plutôt pourquoi tu es là.

-Les...Rénovations que vous avez demandé pour la salle du trône sont terminés, on quémande votre présence.

Il fit un signe de main pour la congédier et se dirigea vers le lieu où il était tant attendu. Il réussissait maintenant à arpenter les lieux sans s'y perdre. Comme s'il devenait véritablement maître de ce palais. Il avait fait couler beaucoup de sang pour ça, Rosalia connaissait toutes sortes de poisons et sa naïveté apparente, parfois si agaçante s'était révélée d'une grande utilité. La perfidie des femmes était trop sous-estimée par rapport à celle des hommes. Elles étaient des araignées, des mantes religieuses, attendant patiemment leur heure pour se défaire de leur adversaire. Esprit faible, foutaise, ça les arrangeait bien qu'on pense ça d'elles. Il aurait pu les croire toutes damnées s'il n'avait pas fait la connaissance de sa chère épouse.

Elle l'attendant au centre de la grande pièce, vêtue d'une grande robe couleur azur, ses cheveux bruns attachés en chignon, souriante comme toujours. Il lui rendit son sourire, se rapprocha d'elle d'un pas rapide, sans se soucier des domestiques qui s'affairaient à donner à l'endroit la touche finale qui devait lui faire retrouver sa grandeur d'antan. Il la saisit par la taille, lui volant au passage un baiser furtif. Puis il se tourna lentement, comme a regret vers l'un de ses domestiques qui semblait attendre là qu'on le remarque.

-Parle. Déclara sèchement le Duc.

Après une brève hésitation, le jeune homme finit par parler.

-Les préparatifs sont terminés, sir.

Le duc ne tint par rigueur de cette voix tremblante et de ce manque d'assurance. Il savait qu'il faisait peur aux domestiques, c'était ainsi. Il se contenta plutôt de regarder tout autour de lui pour faire un constat général. La salle, après la mort de la reine, avait été laissé dans un état de délabrement certain, la faute au violent désordre politique qui s'était emparé du pays. On y avait fait le minimum et quand Vladimir en avait fait la visite, il n'avait pu que constater la violence du combat passé entre ces murs.
Il avait fallu changer quelques dalles brisées, retirer de nombreuses tapisseries gorgées de sang, faire disparaître les traces de l'ancienne reine, de son sang. De son immondice. Il quitta sans s'en apercevoir l'étreinte de sa chère et tendre et s'approcha du trône en lui-même. Il le scruta avec minutie, comme dans un état second. Et c'est là qu'il la vit.

Une tache brunâtre dont on devinait la couleur passée, coincée entre le mur et le trône, une toute petite tache vraiment, il fallait vraiment s'attarder pour y prêter attention. Ses yeux restèrent fixés dessus, il était comme hypnotisé par cette chose. Un domestique s'en aperçut et se jeta dessus, brisant l'étrange transe dans laquelle s'était plongé le Duc. Il cligna des yeux plusieurs fois, comme surpris puis sentit une main serrer doucement la sienne. Il tourna la tête, sa chère Nina le fixait avec un sourire inquiet.

-Vlad' ?

-Pardonne-moi, j'ai besoin de prendre l'air. Murmura-t-il en s'éloignant brusquement d'elle.

Sa tête bouillonnait de pensées. Il se dirigea à grands pas vers la sortie et quand bien même Nina aurait-elle tenté de le retenir par quelques paroles qu'il ne l'aurait pas entendue. Il l'imaginait très bien, à présent. La Dame Rouge. La gorge déchirée et béante, démembrée, la bouche pétrifiée dans un cri muet déchirant. Il porta la main à sa propre gorge, il pouvait imaginer des crocs s'y enfoncer puis s'en retirer brutalement, emportant tout sur leur passage. Il imaginait même le bruit sinistre de chair déchirées, il en eut la nausée.

Un jour son père lui avait dit : « Ne fait confiance à aucun d'entre eux. Ne fait confiance à personne, mon fils. Ils en veulent tous à ton titre. Ils te tueront pour l'avoir. » Il n'était même pas Duc à l'époque. Qu'en était-il maintenant qu'il était bientôt roi ? Il allait mourir. A cet instant même, il en était viscéralement convaincu.

Il marchait toujours sans regarder où il allait. Il fut pris d'étourdissement, d'une sorte de peur panique. Et pourtant...

Et pourtant un sourire se dessina sur ses lèvres et un rire nerveux s'en échappa.

Il ne savait pas vraiment pourquoi mais...Sa propre terreur de la mort l'amusait beaucoup.

***
Colère
03/04/02

Le voyage avait été particulièrement dur pour Vladimir, il n'avait pas réussi à trouver le sommeil. Il relisait la lettre encore et encore. Deux mots seulement semblaient s'en détacher : « Votre père » et « Mort ». Il était Duc à présent, depuis décembre. Il se rendait à présent à la capitale, plus particulièrement à l'asile. L'idée ne lui plaisait pas énormément. L'endroit portait beaucoup de rumeurs et un asile reste toujours un endroit sinistre, rumeurs ou non. Mais la colère enfouie en lui toute ses années s'était fait plus forte, il avait trouvé la force de faire le voyage.

Il regarda un instant par la fenêtre les paysages mornes de Roumanie, effleurant son cou.

-Si tu parle, je te tue. Il se souvenait de cette phrase comme si elle avait été prononcée hier. Il n'avait que onze ans. Onze ans et un couteau sous la gorge. Des yeux ambrés d'une sorcière démasquée fixés sur lui et un sourire carnassier pour le terrifier.

Il avait détesté cette femme, cette sorcière qui avait trompé la vigilance de son père et qui avait, il en était maintenant sûr, causé l'empoisonnement fatal de la duchesse, sa mère. De par ce dernier événement, elle avait tenté de le tuer, lui aussi, alors qu'il n'était même pas encore né. Il avait attendu toute sa vie que cette mort revienne, qu'elle viennent corriger ses erreurs, cette putain. Ce n'était jamais arrivé. Et cela maintenant, n'arriverait jamais. Il en avait la certitude. Il avait vu de ses propres yeux la mort de cette sorcière.

-Nous sommes arrivés, Vlad'.

Il releva la tête. Nina le regardait avec douceur. C'est fou, ils ne se connaissaient que depuis quelques mois et elle arrivait déjà à produire cette effet là sur lui. A calmer ses troubles et ses incertitudes. Elle lui sourit tendrement, un sourire qu'il tenta de lui rendre sans succès.

-Je suis avec toi, tout ira bien. Lui murmura-t-elle alors que les serviteurs ouvraient les portes du fiacre.

Oui, il savait qu'elle était avec lui. Mais même elle ne pouvait le protéger de son passé. Elle avait essayé pourtant. Il avait toujours réussi à lui faire croire qu'elle n'avait pas échoué.

L'asile était sinistre en effet. Il ne fallait pas vraiment s'étonner d'entendre nombre de rumeurs circuler à son sujet. Des vrais et des fausses. Vladimir était suffisamment haut-placé à présent pour avoir conscience que la plupart des rumeurs sinistres au sujet de cet établissement étaient fondées. Quelques-uns des monstres qu'ils retenaient ici s'étaient échappés de toute façon, ils ne pourraient plus garder le secret très longtemps face au monde. Pour sa part, le Duc Basarab trouvait cela répugnant, mais très intéressant. Il portaient aux androïdes un intérêt morbide. Un intérêt mêlé de dégoût.

Il n'était pas là pour ça de toute façon.

-Bienvenue, sir Basarab. On nous a prévenu de votre visite, vous venez pour votre sœur.

Il tourna nonchalamment la tête. Un homme aux cheveux blancs le fixait avec un faux sourire.

-Demi-sœur, Rectifia-t-il, à qui ai-je l'honneur ?

-Darius Danesti, je seconde le directeur dans ses recherches.

-Tiens donc, ce bon vieux Vasile Duca n'est pas là ? Vladimir haussa les sourcils, le ton de sa voix était presque méprisant. Il n'avait rien à faire avec un second, il aurait voulu voir le directeur. Il était Duc pour l'amour du ciel.

-Il n'a pas pu venir et en est désolée, il faut le comprendre, il a beaucoup de travail ces temps-ci. Répondit Danesti d'un geste évasif.

Vlad esquissa un sourire mauvais.

-Je comprend, étant donné la situation où vous êtes...Combien d'évadés déjà ? Fit-il à voix basse.

-Vous savez... ?

-Je sais oui, et bientôt tout le monde saura. Rosalia a-t-elle...Subit cette transformation ?

Danesti resta muet pendant quelques secondes. Puis il se reprit et déclara simplement un « pas encore, non ». Il ne mentait pas. Il y eut soudain un silence assez tendu entre les deux hommes. Darius paraissait troublé, presque agacé. Puis son visage reprit sa mine habituel de fausse courtoisie lorsque Nina les rejoignit.

-Duchesse Basarab, c'est un honneur de vous recevoir ici.

-Tout l'honneur est pour moi. Répliqua la jeune femme avec un sourire aussi faux que celui de son interlocuteur.

-Pouvons-nous voir Rosalia ? Reprit Vladimir d'une voix neutre.

-Oui, bien sur, suivez-moi...

Le chemin entre les dédales de l'asile se firent sans plus de discutions. On criait, on pleurait parfois, on suppliait semblait-il, mais Vladimir n'écoutait pas. Les supplices des autres en l'avait jamais ému tout comme ses propres supplices n'avaient jamais ému sa belle-mère.

-C'est ici. Déclara simplement Danesti.

-Elle n'est pas dangereuse ? Demanda Vladimir, remarquant que seul deux membres du personnel les avaient accompagnés.

-Elle n'est pas la plus violente de nos pensionnaires, en effet.

Il se tourna vers la porte et se mit à parler d'une voix forte.

-Mademoiselle Basarab, vous avez de la visite. Veuillez vous asseoir sur votre lit et ne pas en bouger. Nous ouvrons la porte.

Un faible bruit se fit entendre de l'autre coté de la porte. Darius Danesti se décida enfin à ouvrir la porte après un temps qui parut interminable à Vladimir. Elle était là, assise tranquillement sur le lit, ses yeux ambrés fixés sur cette sortie dont elle avait sans doute mille fois rêvé de franchir le seuil.

-Bonjour, Rosalia. Cela faisait longtemps. Déclara Vladimir d'une voix qu'il voulu neutre mais dont il ne put contrôler certains tremblements.

Elle plissa les yeux, semblant peiner à le reconnaître.

-Vladimir ? C'est toi ? Demanda-t-elle, hésitante.

Il hocha la tête. Il semblait calme, mais à l'intérieur de son âme, c'était la tempête. Seule l'idée que Nina le fixait d'un air doux, derrière lui, l'aidait à garder le contrôle de lui-même. Sinon, il se serait déjà jeter sur elle pour lui crever les yeux. Ses yeux d'ambre. Les yeux de sa mère.

-Je suis venu, chère sœur, pour t'apporter une nouvelle. Tu va bientôt sortir d'ici. J'en ai fais la demande à la reine.

Elle sembla frappée par la surprise, puis des larmes coulèrent bientôt sur ses joues, elle s'approcha de lui en murmura sans cesse des « merci » mais il la stoppa d'un geste.

-Cependant...

Le regard de la jeune femme se teinta d'angoisse.

-Tu ne pourras rien faire sans mon accord en dehors de ces murs, tu devras m'obéir au doigt et à l’œil, tu quitteras une prison pour en rejoindre une autre. Au moindre faux pas, je te renvois ici.

Elle resta sans voix, le regard fixé sur son demi-frère. Son émotion était indéchiffrable. Était-elle horrifiée ? Dégoûtée ? Ou peut-être bien qu'elle se noyait de désespoir en constatant que l'aide providentielle qu'elle avait attendu depuis si longtemps n'en était pas vraiment une.

-Bien sûr, tu peux refuser et rester ici, ce n'est pas un problème.

Il aurait voulu avoir ce genre de pouvoir sur sa belle-mère, Erzebeth, la mère de Rosalia. Il ne l'avait eut qu'au moment de sa mort, où il avait retourné ses propres poisons contre elle. Mais cela n'avait pas suffit à calmer la haine causée par tant d'années de torture psychologique. Si il ne pouvait plus faire souffrir la mère, il se vengerait sur la fille. Vengeance injustifié, Rosalia ne lui avait rien fait, il le savait. Mais son esprit faible cherchait une excuse à chaque fois que cette pensée s'attardait trop dans son esprit. Elle n'avait rien fait pour empêcher sa mère de le maltraiter après tout. Elle était complice en quelque sorte.

-J'accepte, mon frère, j'accepte. Fit-elle un sourire radieux aux lèvres.

Le Duc la regarda avec un étonnement certain. Voyant cela, elle reprit.

-Vous avez toute ma loyauté.

Elle ne mentait pas.

***
Marchandage
06/01/07

Il la regardait préparer ses affaires tranquillement, dans la même petite valise de cuir qu'elle portant lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Au milieu de nul part alors qu'il avait décidé de faire un promenade équestre. Il l'avait tout de suite aimé. Mais pas un coup de foudre, non, il l'avait trouvé très attirante. Elle s'était laissé approché sans crainte, avec un brin de malice même. Et lorsque, enfin il eut ce qu'il voulait, il réalisa qu'elle lui avait pris son cœur. Elle avait gagné et lui s'était laissé vaincre. Leur bonheur s'était fait éclatant. Mais il y avait eut le samedi. Le premier samedi avait été une véritable torture, alors elle lui avait donné un philtre, une potion destinée à dissiper le doute dans son cœur et dans son esprit. Elle était une sorcière donc. Il aurait du la haire, il n'avait pas put. C'était trop tard à présent. Il l'aimait.

La potion avait dissipé les doutes mais pas la douleur. Lorsqu'il osa enfin observer son visage, il s'aperçut que ses yeux étaient voilés de tristesse. Il réprima un grognement, il n'aimait pas la voir triste. Puis de toute façon, ce n'était pas à elle d'être triste. A peine cette pensée traversa-t-elle son esprit qu'il s'en voulu. Cela sonnait comme un reproche. Mais elle lui avait dit qu'elle n'avait pas le choix et elle ne mentait pas. Il ne pouvait que la croire. C'était tout ce qu'il avait après tout, la certitude qu'elle ne mentait pas.

Elle se tourna vers lui. Il détourna le regard. Regarder vers le sol, tiens, c'était mieux, ça montre que l'on a pas grand chose à dire, que l'on se sent bête et que l'on a envie de pleurer comme un gamin. C'est grandiose n'est-ce pas ? Le roi de Roumanie qui chouine comme un mioche parce que sa femme s'absente le Samedi.

-Je suis désolée, Vlad'. Murmura-t-elle.

-Je sais.

Oui, il le savait. Elle disait tout le temps qu'elle était désolée avant de partir. Cela ne l'empêchait pas de disparaître une journée entière.

-Juste un jour.

-Oui, je sais.

Sa réponse était sec et trahissait un agacement et une angoisse qu'il aurait voulu cacher.

-Je voulais juste...Bredouilla-t-elle.

-Oui, Nina, je sais, tu es désolée de devoir laisser ton pauvre petit mari tout seul. Je sais, bon sang, je sais !

Il se leva, droit comme un I.

-Tu es désolée et pourtant tu pars tout de même, sans rien m'expliquer, sans rien me dire. Et tu compte sur moi, comme d'habitude, pour supporter cette journée que tu me demandes et faire comme si de rien était. Et bien non, je suis désolé, je ne peux pas !

Nina le regardait avec un mélange de désespoir et de tristesse profonde. Il s'en voulut d'avoir dit ça. Il s'en voulut terriblement.

-Vlad', je suis désolée, je ne peux rien te...

-JE SAIS !

Elle ne mentait pas, elle ne mentait jamais de toute façon, ça aurait dû le rassurer. Cela le frustrait juste énormément.

-Tu ne peux rien dire. Un truc de sorcière sûrement.

Il se mordit la langue. Sorcière. Il l'avait dit comme une insulte. Ce mot était souvent péjoratif quand il le prononçait mais jamais devant sa femme. Elle soutint son regard et répliqua froidement.

-Un truc de sorcière oui.

Sa voix tremblait.

-Je...Pardonne-moi... Dit-il d'une voix sans souffle.

Il se laissa retomber lourdement sur son siège. Il se sentait épuisé. Il s'en voulait de malmener sa chère Nina de la sorte. Elle n'avait pas le choix. Elle ne mentait pas. C'est tout ce qu'il avait à savoir.
Il osa à nouveau lever les yeux vers elle. Elle avait les yeux fixés sur lui, sa mine était sombre.

-Tu me déteste ?

-Devrais-je ?

-Je crois que oui. Fit-il tristement.

Elle soupira et s'agenouilla à ses cotés.

-Alors je suis une idiote, Vlad', parce que je t'aime. Et je t'interdis d'en douter.

Il la regarda et sourit tristement.

-Et toi je t'interdis de dire que tu es une idiote.

Il posa sa main sur celles de son épouses.

-Tu ne peux pas rester ? Pas même un jour ? Un seul.

Elle secoua la tête.

-Le prix serait trop cher à payer.

Il baissa les yeux. Il détestait le samedi. Sa main quitta celles de Nina par venir enfoncer ses ongles dans le haut de son épaule dans un geste nerveux. La jeune femme remarqua ce geste autodestructeur et posa sa main sur l'épaule de son mari comme pour essayer de le stopper.

-Vlad', s'il te plaît...

-Oui...je sais...

Il regarda vers l'horloge, installé dans un coin de la pièce et qui ne cessait depuis tout à l'heure ses maudits tic-tac. 22H43.

-Il est bientôt l'heure, Nina.

Il se leva lentement. Comme un condamné à mort.

-A Dimanche, je suppose.

Il s'assit sur le lit, fit dos à la porte et n'en bougea pas. Il retint tout son être. Il voulut lui saisir le bras, la prendre dans ses bras, la retenir, ne plus jamais la laisser partir. Mais le prix serait trop lourd à payer. Elle l'avait dit et ne mentait pas. Il fallait l'accepter.

La port s'ouvrit.

-Désolée, Vlad...Je suis vraiment Désolée...

Et elle se referma.
Alors il sut qu'il était seul. Le silence parut soudain insupportable. Il voulut hurler pour le briser. Mais il lui semblait qu'il manquait soudain d'air. Il trembla violemment, se laissa tomber en arrière et là, allongé sur le lit royal, se sentant à la fois vulnérable, misérable et seul, il se mit à pleurer.
***
Dépression
14/12/01

Vladimir attendait dans sa chambre, la peur au ventre, emplit d'un mélange d'excitation et d'amertume ? Les assassins avaient-ils réussi ? Son père gisait-il mort au milieu de son cabinet ? Il faisait les cent pas dans sa chambre. Si il avait tout bien prévu, personne ne saurait qu'il était à l'origine de ce meurtre. Il fallait qu'il garde son calme. Ce qui était assez difficile en réalité. Assise dans un fauteuil de velours rouge, Nina le regardait sans rien dire. Elle semblait pensive elle aussi.

Il faisait tout ça pour elle après tout, pour leur amour. Il n'aurait pas eut d'instinct l'idée de tuer son père, la seule personne qu'il avait considéré comme une famille. Enfin, c'était relatif, Vladimir ne savait pas exactement comment les membres d'une famille « normale » se seraient comporté. Il pensait qu'un fils « normal » ne tuait déjà pas son père. En conséquence, il n'était pas normal. Mais ça il le savait déjà.

Il était fou, sans doute. Erzebeth avait raison. Les yeux révulsés par le poison, elle lui avait hurlé « Assassin, assassin ! ». Sur le coup, le jeune homme avait trouvé ça stupide. C'était elle qui avait tué en premier. Mais en grandissant, il avait comprit, oui, il était un assassin.
Cela n'avait aucune importance. Il voulait juste être avec Nina, être heureux. Le mot « heureux » resta un instant dans son esprit. Et lui vint alors à l'esprit que tout cela n'était pas nécessaire. Il se dirigea vers la fenêtre et observa le ciel au delà des montagnes. On disait qu'au delà du grand océan Atlantique se construisait une cité utopique du nom d'Emerald. Vladimir n'en savait pas énormément, il ne se renseignait jamais vraiment sur le monde extérieur à la Roumanie. Peut-être par peur.

Il était un oiseau en cage, regardant avec envie et dégoût le monde extérieur. La clé de cette cage était dans sa main, et elle semblait si loin pourtant. Il balaya soudain cette idée dans un grognement de frustration et se détourna brusquement de la fenêtre. Tout cela était ridicule. Il était destiné à être Duc, puis à être Roi. Il s'en était fait la promesse. Ce monde avait voulu le tuer dans son œuf, il montrerait au monde qu'il n'était pas si facile à tuer. Son père avait voulu le déshériter suite à son mariage, soit, il le tuerait donc.

Déshériter ? Quelle blague. Pour mettre qui à la place. Rosalia ? Une homosexuelle doublée d'une malade mentale. Très drôle. Il avait de l'avenir le duché Basarab. Et tout ça pour quoi ? Parce que Papa ne connaissait pas le pedigree de l'épouse de son fils. Qu'il aille donc au diable. Et qu'est-ce qu'ils fichaient ces assassins ? Ils s'étaient arrêtés pour boire un coup ?

Puis on frappa à la porte. Vlad se figea tel une statut. Ce fut Nina qui demanda qu'on entre, car aucun son ne voulait sortir de sa gorge.

-Monsieur, j'ai de tristes nouvelles à vous annoncer. Votre père est mort.

Sans qu'il comprenne pourquoi, ses jambes le lâchèrent. Il tomba au sol. Nina se précipita vers lui, criant quelque chose, mais il ne l'entendit pas.

Il porta une main à sa joue.

Ah tiens...Il pleurait.

Il sentit l'étreinte de son épouse, ses mots doux dont il ne comprenait pas le sens. Il enfouit son visage au creux de son cou et se laissa aller dans un long sanglot.

-Je suis pathétique, tu ne trouve pas ? Murmura-t-il.

***
Acceptation
08/01/07

Il avait passé le Samedi entier à l'attendre, la nuit se couchait maintenant. L'effet du laudanum semblait s'estomper aussi. Il cligna des yeux, les yeux fixés sur le plafond de sa chambre, affalé sur une banquette de velours noir. Il avait, la veille, donner ses instructions à ses plus proches conseillers et à sa demi-sœur. Il n'avait voulu voir personne, il voulait rester avec lui-même à défaut de pouvoir l'être avec sa chère et tendre. Il se leva, tituba vers le miroir qui ornait le mur face et y observa son reflet.

Ses yeux étaient cernés et lui donnait un air pathétique. Sa chemise était à moitié défaite, ouverte de boutons sur le haut et ses cheveux étaient en bataille. Son regard, quand à lui, avait perdu tout éclat d'une quelconque fierté ou cruauté. Il était vide. Il ne s'était jamais senti aussi vide. Et quelque part, ça lui permettait d'aller mieux. Il se dirigea vers le balcon, en ouvrant les portes-fenêtres, un vent doux et froid lui caressa le visage. Il ferma les yeux et savoura ce contact qui d'ordinaire l'aurait fait grogner.

Il s'accouda à la rambarde et observa sa capitale plongée dans le monde nocturne. Son peuple. Son pays. Il se surprit à éprouver une certaine affection pour ces gens qu'ils ne connaissaient pas. Il ne pensa pas une seule fois à ceux qui ,parmi cette foule anonyme, aurait voulu l'assassiner. Finalement, peut-être que le laudanum agissait toujours.

Il regarda vers le ciel et esquissa un sourire. Non, la Roumanie n'était pas morte. Ils avaient cru la tuer en même temps que Roscat. Ils avaient cru que ce pays s'effondrerait comme un château de carte.

Il se mit à rire. Bande d'imbéciles.

La Dame Rouge, ce n'était pas Roscat. La Dame Rouge, c'était la Roumanie elle-même. Et celle-là, on ne pourrait la décapiter si facilement. Quand bien même il mourrait, son pays lui survivrait. Cette pensée l'apaisa avec une force qu'il n'aurait pu imaginer.

On était Dimanche à présent, il était une heure du matin. Il entendit des bruits de pas derrière lui et une voix douce et familière.

-Vlad' ?

Alors il se retourna vers Nina, un sourire fier et tranquille sur le visage.

-Je t'attendais.

Il la saisi délicatement par le bras, se colla contre elle et l'embrassa doucement. Puis il la regarda dans les yeux et lui demanda d'une voix mi-tendre mi-inquiète.

-Tu ne regrette pas ?

-Quoi donc ?

-D'être devenue ma reine.

Elle lui fit son plus beau sourire et lui rendit son baiser.

-Bien sur que non, idiot.

Oui, décidément, du moment que Nina était là, tout irait bien.

     
(c) fiche crée par rits-u sur epicode

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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Mer 29 Mar - 0:11
Et la bienvenue officiellement Vlad ! (très stylé l'avatar dans la fiche) Je savoure toute l'ironie de la référence conte de ton personnage. J'ai hâte de voir la suite de ta fiche. Par contre tu dis que Vlad déteste les automates - on parle bien des pseudo-robots qui peuvent servir de domestiques, ou les androïdes ? (j'ai eu un petit bug j'avoue, mais il est tard aussi)


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Vladimir Basarab
La Reine de Coeur
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✦ Libre pour RP ? : Libre~

✦ Double-compte : -

Mer 29 Mar - 15:43
En fait, il doit bien détester les deux, mais je voulais parler des androïdes =3=

J'ai plein de trucs à modifier sur ma fiche non-corrigée alors je m'y met tout de suite =3

ps : Savourer l'ironie de la référence? Bah, faut croire que la Roumanie a prit un abonnement Reine de Cœur... Ils ont vraiment pas de chance...
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En ligne Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 2 Avr - 14:39
Bienvenue officiellement Vladimir !

Il a vraiment des airs de Vlad l'Empaleur ce roi là. Et des airs de diva qui collent tellement à la reine de cœur. (C'est encore plus ironique de le voir détester Roscat alors qu'ils ont la même base de conte.) Et je sens venir que la sœurette Rosalia va être la future Jabberwocky. La Roumanie va encore plus sentir la tyrannie et l'assassinat politique.

Il y aurait juste quelques menues retouches à faire, franchement rien de trop important, pas d'inquiétude !

Pour son don de détecter les mensonges il faudrait mettre des limites que ce don ne soit pas infaillible. Genre Vlad perçoit plus finement les tics nerveux, il peut ne l'utiliser que pendant un laps de temps... Là j'avoue ne pas avoir d'idée de limite précise moi-même mais, le tout, ce serait d'éviter le pouvoir dépourvu de failles.

Pour les androïdes je tiens à préciser que la mort de Roscat n'a pas privé la Roumanie du secret de création des androïdes. La Roumanie peut toujours en créer – même si Darius est mort, il a œuvré avec des collaborateurs et autres inventeurs qui ont appris comment les créer. Juste que certains ont fuis le pays et qu'il est possible que la Roumanie n'est plus l'exclusivité de leur création. (Je me rends compte, après coup, que c'est peut-être ce que tu as voulu dire mais que j'ai compris la formulation autrement, en ce cas je m'excuse !) Et même si Vlad a du mal avec les Androïdes, et que je suis ouverte aux évolutions de background politique, j'aimerais que les Androïdes demeurent au sein de la Roumanie. C'est ce qui définit le pays et le retirer changerait complètement le pays (ce serait comme retirer la magie en Scandinavie)

Voilà comme promis ce sont véritablement des bricoles ! Dès que c'est tout fait, je te valide avec le rouge Roscat royal.


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Vladimir Basarab
La Reine de Coeur
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✦ Libre pour RP ? : Libre~

✦ Double-compte : -

Dim 2 Avr - 15:54
Je comprend tout à fait qu'un rôle comme celui de souverain demande ce genre de bricole. Et je vois que je m'exprime mal dans mon écriture =3=

1/Son don ne s'applique qu'aux questions qu'il juge importantes. Les questions importantes ne sont parfois pas toujours celles qu'il choisit, mais celles qui sont émotionnellement importantes pour lui. D'autres, plus importantes, lui reste sans intuition car il n'y accorde pas assez d'importance. Par exemple dans la seconde partie du récit, il peut ressentir que Danesti ne lui ment pas quand il dit que sa sœur n'est pas encore un androïde car la réponse l’inquiète réellement. Par contre, quand celui-ci lui a dit plus tôt "Le dirlo est occupé, y peut pas venir, déso" ben, cela pourrait être un mensonge qu'il n'aurait rien ressentit, car il se fiche de ce que fait réellement le dirlo, il voulait juste avoir les honneurs réservés à un Duc. Puis il y a des moyens de contourner ce pouvoir, en répondant de façon ambigüe où peu précise. Je vais de ce pas ajouter un descriptif =3=

2/Il dit cela dans le sens qu'auparavant, le secret appartenait à la Roumanie seule et qu'à présent il n'est plus sur d'avoir le monopole de production de ces "petits monstres". C'était à ses yeux la plus grande force de la Roumanie, malgré son dégout profond pour les androïdes. Aussi, comme je crois bien avoir insister que Vlad est attiré par ce qui le dégoute (la mort, les androïdes, les pays étrangers, la magie, etc...), il ne va pas les virer, il va plutôt chercher un moyen de les rendre plus...Agressifs? Là aussi je vais modifier deux trois trucs =3=

J'aurai dû mieux me relire, mais avec un personnage ambigüe comme ça, c'est difficile...
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En ligne Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 2 Avr - 18:18
Et me revoila ! Je me doutais après avoir posté que j'avais mal lu pour les Androïdes. Mais ça évite tout quiproquo, autant pour moi! Et pour le pouvoir ça me va tout à fait (si les partenaires s'amusent à user des bons mots, ça risque d'être rigolo) Si tu as des modifications à faire dans le background de la Roumanie, n'oublie pas de le signaler ici (si tu veux mettre à jour le descriptif de la Roumanie) ou d'en parler avec le staff en privé. Bon jeu ! Rolling Eyes

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP. Tu peux aussi accomplir une mission ou une quête !
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.
✘ Une envie de créer un personnage ? Propose un prédéfini ou un scénario.

Passe un bon séjour parmi nous.


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