Un allée simple au bout de la nuit - MJ - Janvier 07

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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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✦ Libre pour RP ? : Oui !

Jeu 6 Avr - 22:47

« Aussi longtemps qu’il le faudra, nous irons au-delà de la raison. Nous amènerons la guerre chez nos ennemis, comme ces derniers l’ont fait chez nous ». Ces quelques phrases résumaient l’état d’esprit d’un pays, meurtri par la guerre, empoisonné par la haine et la peur, enlaidi par la monstruosité de la terreur. Les baïonnettes gorgeaient la terre de sang. Tandis que les canons crachaient la chair et les viscères sur les champs de bataille.

La guerre des Appalaches avait débuta en l’an 06, au milieu d’un été qui s’était s’avéré meurtrier pour tous les habitants de l’Amérique. Et sa fin ne semblait jamais poindre le bout de son nez. Une nuit sans fin s’était abattue sur l’ensemble du continent.

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Yorktown, un autre temps, un autre univers, aurait été le berceau d’une nation portée par une charnière patriotique. Mais aujourd’hui, dans notre temps, notre univers, la ville portuaire était devenue symbole de division entre les hommes. À l’aube de l’an 07, sous l’hiver rude du Nouveau Continent, la guerre de suprématie entre la Fédération et les Insurgés connue son tournant avec le débarquement des premiers sur les côtes de Virginie.

Les semaines passèrent et les cités côtières tombèrent une à une entre les mains des « tuniques bleues ». La faim, l’usure et le froid étaient ce qui restaient aux vaincus. Yorktown ne fit pas exception aux autres territoires occupés. L’emprisonnement était le sort réservé aux prisonniers de guerre, mais pas simplement, des civils rencontrèrent le même sort. Leur crime ? Avoir touché de près, comme de loin à la magie. La rancune dans le cœur des gens avait atteint son paroxysme.

« Pourquoi nous ? »
« Sommes-nous de vulgaires bêtes pour subir cela ? »
« Libérez-nous, chiens ! Vous le paierez en crevant de ventre ouvert, loin de chez vous ! »


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La ville de Yorktown se situe sur les côtes atlantiques, isolée par la neige et le froid. Seule une garnison, de deux cents hommes environ, menée par le Lieutenant-général Hancock veillait à la sauvegarde de la ville et de l’incarcération des prisonniers. Cependant, la nuit venue, une surprise d’ampleur saisit la totalité des personnes présentes. L’ennemi n’est pas celui qu’on croit être. En ce moment même, le camp d’internement est en état d’alerte sous le coup d’une révolte d’Insurgés qui sont parvenus à se libérer, mais aussi de rebelles venus de l’extérieur. Il n’est plus qu’une question de temps avant que ces derniers s’emparent de la poudre et des fusils, afin de repousser l’occupant. Parlant de l’occupant, les soldats de la Fédération semblent, en bien, mauvaise posture, une insurrection, les prémices d’une attaque et un Lieutenant-général disparu.

Loyaliste ou Insurgé, simple Mercenaire ou Voyageur, attendez-vous à survivre ou résoudre le mystère derrière les événements d’aujourd’hui !

Les portes de la ville sont en ce moment grande ouverte, tout comme certains bâtiments à votre disposition.

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Les règles :

• Chronologiquement, l’événement se situe fin Janvier de l'an 7.
• Les tours dureront une semaine afin d'avancer sans trop s'enliser. Si vous n'avez pas le temps de poster, vous pouvez demander un délai.
• Le fonctionnement du rp se fera comme une quête. Chacune de vos actions pourra avoir une influence sur le reste et, surtout, dépendre des dés. Vous serez guidés, pas d'inquiétude.
• La carte de Yorktown sera mise à jour au fur et à mesure de vos avancées, si nécessaire. Vous en avez une en possession, depuis votre arrivée en ville.




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Participants : Alabaster, Grim, Louie, Bohdan, Robin Hood.
Bâtiments (ouvert) : Fosse Commune, Quartier Civil, Eglise, Camp d’Internement et Marina
Bâtiments (Fermé) : Storehouse, Armurerie, QG.
Rien ne vous empêche d’essayer d’ouvrir cependant ou les bâtiments peuvent s’ouvrir d’eux même au fil des événements.
Les Portes de la ville sont ouvertes (points verts).
Comme vous le verrez sur la carte, la partie ouest des murs de la ville est endommagée.
Pas de véhicule volant à proximité pour le moment.


Make America Great Again:
 
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Bohdan Sobieski
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Bohdan Sobieski
Dim 9 Avr - 13:06
-Votre whisky, monsieur, bredouilla le tenancier d'un air fébrile, les mains tremblantes alors qu'il lui tendait un verre.

Bohdan retint un soupir. Dans une autre ville, sans doute aurait-il pu se plaindre du manque de dextérité de l'aubergiste, de peur que sa commande ne se renverse quelque peu sur le comptoir. Mais vu l'allure de son verre - c'est à dire un simple doigt d'alcool, et à moitié coupé à l'eau - il n'avait guère l'occasion de vociférer. Ce qui l'agaçait plus fortement en revanche, c'était le prix de ladite "boisson". Douze dollars, rien que ça ! Pour un chouia de rien de mauvais whisky. Hmf ! Le contrebandier ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même d'avoir pensé qu'il s'agissait d'une bonne idée de se payer un verre en état de siège. Car si certes les hostilités savaient se faire désirer depuis plusieurs jours, la pression engendrée par l'encerclement de la ville empêchait quiconque d'entrer ou sortir de Yorktown - commerçants compris. Tout le monde avait peur d'accueillir un tir de dissuasion la tête la première, et d'être ainsi le martyr annonçant l'ouverture du grand ballet des hostilités. Or, et au contraire de l'opéra, la grande majorité des soldats locaux préféraient garder les rideaux le plus longtemps fermé possible. Et Bohdan abondait en ce sens en tout les points, sauf un - plus cette situation se prolongerait, moins il y aurait de whisky. Et le whisky était devenu, depuis plus d'une semaine déjà, son seul réconfort.

Intrigué par les opportunités du trafic illégal d'armes en Amérique ( qui était, à ce qu'il se disait sur le vieux continent, moins dangereux que la contrebande en Allemagne ), Bohdan avait eu le malheur de faire halte à Yorktown pour se ressourcer en vivres, flâner quelques jours et permettre à Grim de respirer un peu d'air frais. La veille de leur atterrissage, ce dernier n'avait cessé de se plaindre de courbatures, de mauvaises odeurs, d'être constamment décoiffé ( état de fait fort relatif, sachant qu'une simple mèche ébouriffée paraissait être une horreur sans nom selon ses standards ) et du fait que l'aéronef était on ne peut plus bruyant. Sur ce point, le vieil homme ne pouvait contredire son comparse : le moteur s'était permis de presque imploser lors de leur survol des Appalaches - il avait besoin de nouvelles pièces, et vite, sous peine d'éclater impunément dans les airs, sans prévenir personne. Yorktown, la bourgade la plus proche, leur avait paru être un lieu de halte idéal. C'était sans compter leur ignorance total du contexte de conflit armé qui régnait sur le continent ( en y pensant bien, Bohdan pouvait s'estimer heureux de ne pas avoir été abattu en plein vol par les forces de l'ordre locales, qui auraient pu faire feu à vue devant un aéronef non identifié et n'arborant la couleur d'aucun camp ). Finalement, après seulement deux jours de séjour plus ou moins paisibles, le siège avait éclaté. Pas de bol. Et lui et Grim se retrouvaient coincés là, pris entre deux feux, dans une guerre qui ne leur évoquait rien, si ce n'était un énorme désagrément et une perte de temps totale.

Aussi créchaient-ils dans un hôtel miteux et peu cher. Ils pouvaient se trouver chanceux de ne pas dormir dans les rues, compte-tenu de la réquisition de la plupart des gîtes par la garnison fédéraliste. La bourgade vivait une période de loi martiale qui, sans être particulièrement rude, mettait mal à l'aise les citoyens environnants. Devenus formes d'autorité suprême, les officiers s'étaient mués en nobliaux amateurs, réclamant obéissance et coopération citoyenne, et se permettaient de perquisitionner bien des choses. Armes, couvertures, couverts, chausses, vêtements, nourriture et même ... boisson. Attendez.

-Hey machin, enfin, mister, lança Bohdan d'un ton mécontent.

Le tenancier tressaillit. Le vieil homme souffla du nez, amusé par le comportement du propriétaire. Sans doute ce dernier devait le prendre pour un soldat - la faute à son haut d'uniforme austro-hongrois, et son revolver apparent. Il était pourtant loin de la vérité. Ingénieur militaire, certes, il l'avait été. Mais fantassin ? Jamais ! Risquer sa vie pour l'empereur en mourant glorieusement au front était loin d'être sa tasse de café. Risquer sa vie dans les airs en mourant glorieusement dans un crash sur un flanc de colline, en revanche ...

-V-Votre commande ne vous sied pas ?

-Alors déjà, oui, précisa-t-il avant d'engloutir son verre en une gorgée, appuyée d'une petite grimace. Mais plus encore, c'est l'état actuel des choses qui ne me sied pas. Est-ce que, par le plus grand des hasards, ce ne serait pas à cause d'une perquisition militaire que vous n'auriez pas de verres dignes de ce nom à me proposer ?

Le silence que lui offrit le tenancier lui suffit amplement. Bohdan grogna quelque chose à voix basse dans un jargon incompréhensible, puis redressa la tête vers l'aubergiste.

-Donnez-moi votre calepin pour marquer les commandes et de quoi écrire, là, ordonna-t-il froidement.

-P-P-Pardon ? Bégaya l'homme.

-Allez, c'est juste pour écrire un mot ! Vous allez pas me faire croire que vous débordez d'additions là, y'a que moi ici. Filez-moi ça et je vous pardonne le service déplorable.

Son interlocuteur s'exécuta avec hésitation. Le contrebandier se saisit de ce qu'on lui offrait à contrecœur, et griffonna rapidement un message à l'attention de Grim.

"Parti faire le plein à la storehouse. Rends visite de courtoisie aux officiers. Tu es invité.

PS : ne viens pas en charmante compagnie. A chaque fois ça se termine mal."


Puis le vieil homme se hissa hors de son siège, et se dirigea vers la sortie de l'établissement, déterminé. La petite voix du tenancier l'interrompit cependant avant qu'il n'enclenche la poignée.

-M-Monsieur ! L'addition !

-... Vous voyez mon ami ? Jeune, pâle, cheveux noirs, tout ça ? Si vous le voyez, filez-lui ce que je viens d'écrire. Il saura que c'est à lui de payer.

Et sur ces sages paroles, Bohdan entrouvrit la porte, et la claqua en signe d'au-revoir.

***

Sorti de l'agitation d'un quartier civil sous contrôle de militaires à crans, Bohdan put souffler un coup. Par miracle, il avait réussi à ne se faire interroger que deux fois par les autorités durant leur séjour. Et, avec son accent européen et la langue de velours de Grim, ils avaient toujours réussis à se faire passer pour des immigrés aux étoiles plein les yeux, désireux de vivre le rêve américain de la ruée vers l'or. Et, au fond, c'était un peu leur cas - avec le commerce d'armes américaines sur les marchés noirs européens, sans doute pourraient-ils acquérir une petite fortune ! Mais outre cet aspect pécunier somme doute trivial, Bohdan avait toujours été intrigué par la démocratie américaine. Longtemps il l'avait tenue en admiration alors qu'il vivait sur le continent - et c'était là sa première fois en plus d'un demi-siècle de vie qu'il posait le pied sur le nouveau monde. Et pourtant, sa première impression à Yorktown se trouvait être plus que mauvaise. Des soldats partout, des vivres rationnés, et un temps à faire frémir un russe. L'on ne pouvait pas dire que la magie du pouvoir populaire et souverain, qu'il encensait tant, était au rendez-vous ...

Devant-lui, la storehouse gardée par les militaires fédéralistes. Bien gardée, entourée de gardiens, ceinturée d'un mur ... Rien que ça. Le vieil homme s'étira, puis s'échauffa les poignets. Puis il s'accouda à un mur, caché dans une ruelle de sorte à ce que l'on remarque le moins possible sa silhouette. Et, en attendant Grim, il scruta son objectif. Alors, à quel point s'était sécurisé, cette histoire ?

HRP :
 
Bohdan Sobieski
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Alabaster C.Green
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Alabaster C.Green
Lun 10 Avr - 19:35
Alabaster se massa le nez. Son séjour virait au cauchemar. Pas tant parceque les soldats arpentaient les rues, les poches emplies d'arrogance et de poudre; pas non plus à cause de l'énorme tension régnant dans le secteur; pas vraiment à cause du rationnement des vivres et du matériel; surtout, a vrai dire, parce qu'il arrivait à ses limites de stock magique.

Les soldats, il pouvait les éviter. Mentir un peu, même. La tension, qui poussait tout le monde à espionner tout le monde, il pouvait l'ignorer doucement: faire profil bas, ne pas attirer l'attention. Compatir en tant que voisin des misères du pays (accent Canadien oblige). Le rationnement... c'était difficile de passer outre les pommes (dont la storehouse regorgeait certainement), mais il pouvait sûrement serrer les dents. Pas question de faire un scandale pour une pomme.

Par contre son stock de sorcellerie tomberait bientôt à sec, et passé la fin de ses ressources magiques, il serait incapable de créer ses pourdres. Par extention, incapable de se protéger de ses terreurs nocturnes. Son bestiaire monstrueux a lui, ses ombres dansant dans ses rêves, dans les ombres de sa chambre. Depuis ses 10 ans, elles étaient venues et n'étaient jamais repartie: sa sorcellerie les tenaient éloignées, mais il les sentaient, les visualisaient aussi clairement que si ces horreurs extraites de son cerveau lui soufflaient sur la nuque.

Alabaster était terrifié. Le pire contre-coup de cette guerre serait probablement de le faire dormir. Il devait quitter Yorktown le plus vite possible. Rejoindre une ville tolérant la magie, se concocter une nuit.

Son art était déjà bien limité. Avec l'état de siège, il ne pouvait se promener avec trop d'artefacts. Au mieux allait-il dans les rues avec une ou deux fioles de magie, dissimulées. Quand à l'appartement qu'il louait dans un hôtel miteux depuis quelques jours, il espérait chaque jour que la femme de ménage ne passerait pas à travers les illusions posées sur son sac de cuir. Sac qui, parlons en, contenait attrapes-rêves et fioles ensorcelées.
La magie était instable, ces derniers temps, et il devait chaque jour être plus prudent que le précédent.
Parfois, il se demandait ce qu'il faisait au sol, si loin d'Emerald, au prise dans une guerre qui ne le concernait que peu, se cachant du mieux qu'il pouvait, dans une ville de l'État de Virginie. D'autres fois, ça lui semblait évident.

Le sorcier, à l'origine, était au Canada, chez lui, depuis quelques mois. Il avait eu vent des événements déclenchés par le Gouverneur du Michigan, maintenant le Président O'Callaghan: il avait eu vent de sa déclaration de guerre, et n'était pas resté indifférent aux propos sur les magiciens. Il ne se sentait pas de taille à participer a une guerre, mais toute aide est toujours la bienvenue, lorsqu'on est traqué à mort par l'armée de l'État voisin.
Aussi avait-il décidé de donner un coup de pouce aux insurgés: pendant un temps, il avait protégé de sa sorcellerie un petit groupe, des rebels et des mages. Ils s'étaient séparés en bon terme, Alabaster leur ayant fourni quelques amulettes et illusions.

Pour autant, il avait récemment reçu une lettre, brûlée depuis. Un sos, un appel à l'aide. Confié à un corbeau, porté par les vents du besoin et de la guerre. Le mot, en substance, disait:
"Prisonniers. Allons à Yorktown. Aide nous."
Il ignorait combien de prisonniers ils étaient, combien sur les 7 dont il avait partagé la vie pendant plusieurs mois étaient enfermé dans le quartier à côté de son hôtel. Il était arrivé en ville, quelques temps auparavant, comme un voyageur venant faire une pause a Yorktown. Le lendemain de son arrivée, l'état de siège était déclaré.

La guerre toquait aux portes de la ville, et pourtant n'osait entrer. Elle rôdait dans les ombres. Elle frapperait bientôt, ou peut-être jamais, et se repaîtrait des cadavres laissés dans la boue et le sang. Yerk.

Il se leva. La pièce était définitivement miteuse. A ses yeux, la ville toute entière était miteuse. En train de s'écrouler sur elle-même, parce que les gens ne pouvaient tolérer leurs différences.

Il attrapa une canne de bois sombre, posée au bord de son lit, et jeta un regard à son sac, posé sur une petite table. Un vieux bagage de cuir, a poignée, large, usé, vieux. Et tellement plein de magie, de rêves, d'horreurs, de cette folie douce dont sont tissées nos nuits. Il dégageait une très légère aura dorée dans la lumière, visible uniquement par les yeux de glace d'Alabaster: un sort de protection, pour en garder les possibles intrus éloignés.
Alors qu'il s'approchait de la porte, il toucha rapidement ses poches. D'un très léger picottement au bout des doigts, ainsi que d'une douce odeur d'orange, son don lui indiqua que ses artifices magiques étaient toujours en place. D'un autre geste, il vérifia la présence d'un revolver a sa ceinture, ainsi que du permis qui l'accompagnait dans sa poche de poitrine. C'était la guerre; le magicien fit taire sa conscience, et sorti sur le pallier. L'arme avait plus valeur d'outil de dissuasion que de véritable outil à meurtre. Il se refusait, pour l'instant, à assassiner qui que ce soit.

Il verouilla sa porte, descendit l'escalier, et entra dans la salle commune de l'hôtel. Une jeune femme blonde, un peu plus jeune que lui, lui jeta un regard de derrière son comptoir. Il s'inclina légèrement, avec un sourire.

-Laura. Toujours aussi merveilleuse.

-Et vous, Alabaster, toujours aussi Anglais.

-Canadien.

-Canadien-Anglais.

-Vous marquez un point. Un verre d'eau, s'il-vous-plaît.

La jeune femme attrapa un verre, une carafe, et posa le tout sur le comptoir. Le magicien la regarda faire, pensif. Il y avait quelque chose dans sa gestuelle, habituée à ces gestes, de gracieux, précis. D'harmonieux.

-Vous auriez pu faire danseuse.

-J'aurais aimé.

-Vraiment ?

-Oui. Devenir danseuse étoile. Voyager de par le monde, être une artiste. Voir Paris. Danser en Autriche-Hongrie. Être libre. Mais bon, les obligations familiales..." fit-elle en designant le comptoir d'un geste de la main.

-C'est un beau rêve. Si ça ne tenait qu'à moi, je vous l'offrirait séance tenante." sourit doucement Alabaster.

Elle eut un léger rire.

-Vous ne pouvez pas me servir mon rêve sur un plateau d'argent. Personne ne peut faire ça.

Alabaster ne répondit rien. Il savourait juste l'ironie de la remarque. Il but tranquillement son verre, bavardant avec la serveuse, jetant des coups d’œils flegmatique aux alentours.

-Au fait, avez vous trouvé votre ami ?

-Non. J'ai peur qu'il ait quitté la ville juste avant mon arrivée et depuis..." Les portes de la salle s'ouvrirent sur un soldat en uniforme, qui se laisse tomber dans un fauteuil de cuir, attrapant un journal sur une table basse.
"Je ne peux plus quitter la ville" ajouta-t-il avec un léger sourire.
"Excusez moi un instant. Soldat ?"

L'autre lui jeta un regard.

-M'sieur ?

Le magicien traversa la pièce.

-Enchanté, Alabaster C.Green, voyageur. Je me demandais, si la question ne vous importune pas trop, comment marche votre camp d'internement? Il est bien sécurisé ? Je ne voudrais pas voir un sorcier cracher de boule de feu ou un homme lion bondir dans les rues.

Spoiler:
 
Alabaster C.Green
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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✦ Libre pour RP ? : Oui !

Lun 24 Avr - 22:14
Bang !

Du sang et des éclats de crâne, le pavé accueillait de macabres ruisseaux rouges alors que s'élevait l'odeur de la poudre et de la chair brûlée. Le camp d'internement était devenu un enfer à ciel ouvert, comme si le diable ouvrait sa gueule face au ciel étoilé du Tout-Puissant. On grimpait à même les cadavres fraîchement troués au couteau ou au fusil.

- S'ils veulent nous saigner, que ces bâtards viennent ! On va renvoyer ces pisseurs de magie à la fosse commune. Crevez-les tous, jusqu'aux derniers !

Les hommes plus enragés que jamais, étaient prêts à se battre jusqu'au bout, quand bien même ces derniers en devinrent aveugles. Un de clamsé, en voilà cinq qui rappliquaient, les insurgés continuaient à arriver en nombre, mais d'où ? Des ombres circulaient, non loin de là. On dit que la terre renfermait de sacrée surprise.

Pendant ce temps, dans un hôtel, un canon se dressa contre le front nu d'un homme. Alabaster de son vrai nom avait eu le malheur de poser les mauvaises questions à la mauvaise personne. Il était bon pour finir en prison. Soudain, un fracas et le soldat s'effondra au milieu des débris de verre. Un homme, plutôt louche en l'apparence venait d'assommer ledit soldat. C'était un habitant local de Yorktown :

- Eh b'in en v'là qui n'a pas peur aux z'yeux. Savez qu'ce gars il vous aurait embarqué. C'est la guerre, pardi ! L'camp d'intern'ment est un gloubiboulga pas p'ssible. Des morts, les insurgés sont en train d'libérer leurs copains. Ouaip, si c'la vouz'intéresse, j'entendu dire qu'y a un chemin tranquille à l'Église, mais faut l'trouver, j'dis ça, je dis rien. Ciao l'ami !

Aussi bizarre qu'il était, le bonhomme venait de rendre service à un parfait inconnu. Un sacré coup d'veine comme qui le dirait.

Au Storehouse, la réserve de toute une ville attirait les petits malins. Mais qu'en était-il réellement ? On ouït dit que les soldats avaient fait des allées retour dernièrement. Mais depuis, plus grand chose, si ce n'est une patrouille réduite d'un à deux hommes mal habillés. Ces derniers faisaient le tour toutes les quinze minutes, avant de se poser contre une charrette pleine de barriques.

- J'ai entendu dire qu'il y avait un objet de grande valeur à l'intérieur, disait l'un des deux, un objet qui fait son poids en or !
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Les règles :

• Chronologiquement, l’événement se situe fin Janvier de l'an 7.
• Les tours dureront une semaine afin d'avancer sans trop s'enliser. Si vous n'avez pas le temps de poster, vous pouvez demander un délai.
• Le fonctionnement du rp se fera comme une quête. Chacune de vos actions pourra avoir une influence sur le reste et, surtout, dépendre des dés. Vous serez guidés, pas d'inquiétude.
• La carte de Yorktown sera mise à jour au fur et à mesure de vos avancées, si nécessaire. Vous en avez une en possession, depuis votre arrivée en ville.




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Participants : Alabaster, Grim, Bohdan, Robin Hood => Louie n'étant pas en mesure de participer, ce dernier est retiré du MJ.
Bâtiments (ouvert) : Fosse Commune, Quartier Civil, Eglise, Camp d’Internement et Marina
Bâtiments (Fermé) : Storehouse, Armurerie, QG.
Rien ne vous empêche d’essayer d’ouvrir cependant ou les bâtiments peuvent s’ouvrir d’eux même au fil des événements.
Les Portes de la ville sont ouvertes (points verts).
Comme vous le verrez sur la carte, la partie ouest des murs de la ville est endommagée.
Pas de véhicule volant à proximité pour le moment.

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Tour 2 : J'ai décidé d'avancer le RP, malgré les réponses qui manquent. Mais n'ayez crainte, vous pouvez toujours rattraper le Train !

Toute action de premier plan, notamment à l'encontre de PNJ ou de lieu, nécessite un jet de dé !

Et je vous invite à lancer un dé dans la section flood. Ce dernier est un dé de chance, qui va déterminer la direction de votre aventure Very Happy

PS : On ne vous demande pas de post hyper long et fourni. On attend en premier lieu vos actions ;)


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