Quand la tempête amène le voyageur

 :: L'Europe :: Espagne Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Nerri Brook
La petite sirène
avatar
✦ Libre pour RP ? : absolument ♥

✦ Double-compte : de la Salamandre

Mar 2 Mai - 21:57

Quand la tempête amène le voyageur


L’Espagne. Dans une ville portuaire, une herboristerie. Dans cette petite boutique adossée à une fenêtre donnant sur la baie, une jeune fille. Son regard est rempli de tristesse et de nostalgie. Doucement un tintement vient briser le silence de l’échoppe. La jeune fille se retourne vers la prote de l’arrière-boutique où elle se cache, dans l’attente d’une nouvelle commande.
Elle entend le vieux gérant parler :

-Bonjour mon bon monsieur, que puis-je pour vous ? Oh vous êtes venus pour le baume de la dernière fois ! Votre femme ne va pas mieux ? Vous m’en voyez désolé… Je vais le chercher.


La jeune fille laissa échapper un rire narquois en entendant le vieux dire ça. S’il se levait pour aller chercher le remède, le client serait encore là demain. La jeune fille nommée c’est moi, Nerri, apprentis –si l’on veut- herboriste pour vous servir ! Ou plutôt jeune fille incapable de trouver autre chose à faire de ses connaissances que de traiter par les plantes les maux des autres. Je sais pour quoi vient cet homme, sa femme est enceinte et à des douleurs, je lui ai préparé des baumes pour la soulager, mais je ne suis pas médecin… J’ai peur qu’elle perde l’enfant si elle ne se décide pas à aller consulter. Mais je garde ça pour moi. Je n’ai pas à me mêler des affaires des autres. Cela les regarde. Je préfère leur vendre mes produits. J’amenais donc le produit « miraculeux » au comptoir profitant du Vieux pour me cacher derrière lui. Après quelques civilités l’homme parti avec son précieux baume dans les mains, et les sous dans notre poche. Le vieux se tourna alors vers moi s’apprêtant à dire quelque chose mais je le coupais

-La journée a été longue, va te reposer Papy, je fermerai la boutique. Tu sais que ça ne me dérange pas. Oui à demain. Fais attention en rentrant, même si je sais que tu habites deux étages au-dessus. Justement.

Et sur ces mots je le poussais gentiment vers les escaliers pour qu’il monte se reposer. Il est gentil, mais trop proche de ses pots de plantes. Il ne prend même pas le temps de se reposer et de faire attention à sa santé. L’idée de lui ajouter des ingrédients accélérant sa décente me vint en tête mais je la chassais bien vite. Il avait été le premier homme gentil avec moi depuis mon arrivée ici, se n’aurait pas été très… convenable.

Soupirant je préparais à fermer boutique. Rangeant les quelques pots sur les présentoirs, changeant la position de tel ou tel accessoire dans la devanture. Et finissant par un coup de balais au sol. Le vent dehors jouait sa musique dans la rue devenue déserte avec la tombée de la nuit. Il était violent ce soir, faisant claquer les volets plus haut dans la rue. Me sachant seule je profitais de l’heure pour regarder de nouveau l’océan, mais une tempête s’était levée durant mon ménage, impossible de voir la maison de l’Océan notre Père. Tant pis, je pouvais toujours lui faire une prière pour le calmer. Je ne savais faire que ça en dehors de traiter les plantes…. C’est ainsi qu’une fois un petit espace libéré je commençais ma prière, de loin on aurait dit une danse mêlant mouvements imitant les vagues et frottements aux sols pour rappeler les bruits de la Mer notre Mère.

Sans m’en rendre compte je dansais toute la nuit, et fut donc prise au dépourvue quand le matin, le soleil pointa ses rayons par les vitres. Les nuages avaient fait place à un magnifique soleil, annonciateur d’une merveilleuse journée. Alors que j’ouvrais les volets… j’entendis un grand BANG.




Casseurs Flowters- Si facile
Revenir en haut Aller en bas
Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
avatar
✦ Libre pour RP ? : Totalement Libre ! ^^

✦ Double-compte : Hitomi Hoshizora & Mickaëlla Mellior

Jeu 4 Mai - 15:51
Wooah, combien de temps cela faisait-il que Leonhardt n'avait plus vu Erwin? Depuis le crash de l'Impérator, en fait. Sacré souvenir. Cela étant quand il avait revu "l'ingénieur", comme il aimait à l'appeler, il n'avait pas été plus sympathique que d'habitude. Enfin, si, mais alors juste un tantinet. Une poignée de main, un "S'lut, ça f'sait un bail" pas franchement enthousiaste... Mais même s'il ne le montrait pas, Erwin faisait partie des rares personnes que le pilote appréciait. Ainsi, quand Erwin l'avait contacté pour lui demander s'il pouvait le transporter en aéronef, l'androïde avait accepté en abordant une attitude agacée. "Ok, mais c'est à charge de revanche. Quand on arrive, la tournée de bière est pour toi", avait-il lâché en croisant les bras et en mâchonnant sa cigarette.
Le duo avait donc décollé en milieu d'après-midi, alors que le ciel était nuageux mais pas pour autant annonciateur de mauvais temps. Le voyage avait été plutôt tranquille jusque là, mais alors que la nuit tombait un vent violent se leva et pris les deux hommes par surprise.

- ça ne m'dit rien qui vaille... Qu'est-ce que c'est encore que c'bordel...? maugréa Leonhardt en plissant les yeux dans son cockpit, commandes en main.

Il n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'un violent coup de tonnerre retentit et fit vibrer toute la carlingue.

- Merde, on risque de salement morfler... grinça-t-il en baissant ses lunettes de pilote sur ses yeux et en crispant ses doigts gantés sur le levier. Accroche-toi Meyer, ça va secouer!

L'appareil volant s'éleva lentement, traversa un nuage, puis un autre, et le calvaire commença. Le vent violent secoua brutalement l'aéronef, le ballottant de gauche à droite comme une plume dans une rivière agitée, faisant dangereusement crisser les plaques de métal malmenées par la tempête. Par trois fois, l'embarcation plongea vers la terre avant de remonter maladroitement, zigzaguant entre les nuages chargés d'électricité. Leonhardt s'en remit à la chance et à ses talents de pilote pour éviter les éclairs, faisant de son mieux pour prendre les bons courants aériens sans envoyer l'appareil à l'échafaud, lâchant des grognements sous l'effort alors qu'il serrait les leviers de toutes ses forces.
Au travers de la tourmente, il put apercevoir le ciel se teinter lentement d'orange, et comprit que le soleil était en train de se lever, de même que la tempête. Encore quelques minutes à tenir, juste quelques minutes...
Mais la chance du duo sembla arriver à son terme alors que la foudre s'abattit sur un flanc de l'aéronef, le faisant dangereusement tressauter puis plonger tout droit vers la terre ferme.

- Bordel de bordel de bordel!!! s'exclama le pilote en tentant en vain de redresser le véhicule.

Le sol se rapprochait de plus en plus, et une baie se dessina sous les yeux de l'androïde. Un endroit dégagé... Non, il y avait une maison... et plusieurs autres! Un petit village portuaire, sans doute. Mais il y avait suffisamment de place... Peut-être pourrait-il limiter les dégâts de l'aéronef s'il se posait devant!

- Allez gros tas, bouge ton cul et me claque pas entre les doigts... Allez, merde! grinça-t-il en s'acharnant sur le levier contrôlant l'assiette.

Cinq cent mètres... deux cents... cents... cinquante...
Et l'aéronef s'écrasa lourdement sur le sol dans un fracas de fin du monde et une gerbe d'étincelles, à quelques mètres de la maison que Leonhardt avait aperçu.
Le choc sonna le duo quelques secondes, mais le pilote se reprit rapidement et poussa son compagnon à quitter l'embarcation immédiatement. Ils n'eurent que le temps de sauter de l'appareil et de courir quelques pas avant qu'une explosion les projette à terre, signant par la même occasion l'irrémédiable mort du vaisseau volant.
L'androïde attendit que les débris finissent de tomber autour d'eux avant de se relever. Son dos le lança soudainement, lui arrachant un grognement de douleur.

- Rah, putain de merde, j'suis sûr que ce crash m'a encore flingué ces saloperies d'ailes... gémit-t-il avec une expression crispée. A chaque fois que je vole avec toi on s'crashe! lança-t-il ensuite à l'intention d'Erwin. T'es sûrement maudit, c'pas possible autrement!

Une nouvelle douleur fulgurante l'interrompit et il se fit violence pour ne pas se plier en deux et se rouler par terre comme un gosse.

- On devrait trouver un endroit tranquille, comme ça tu m'examinerais le bordel que j'me trimbale dans l'dos et on pourrait réfléchir à un moyen de ce sortir de cette merde, grommela-t-il sans laisser le choix à l'inventeur.

Ces "retrouvailles" avec son ancien collègue étaient décidément bien moins détendues qu'il ne l'avait imaginé...


Revenir en haut Aller en bas
Erwin Meyer
Le loup de la fable "Le chien et le loup"
avatar
✦ Libre pour RP ? : A voir par mp

Dim 21 Mai - 21:17
Ah, pourquoi était-il allemand? Il avait l'impression qu'à chaque fois qu’il avait des contrats intéressant, ils étaient en Espagne, et il fallait qu’il traverse tout seul toute la France… Quelle galère. Mais… Quel imbécile! Il connaissait un pilote maintenant, avec un peu de chance, il pourrait l’aider à voyager plus vite! Et ça serait une bonne raison pour revoir l’androïde, et peut être pouvoir étudier les ailes. Il n’était pas fauché pour une fois, autant en profiter. Il retrouva le pilote, toujours aussi aimable (mais bon, il était mal placé pour critiquer d’un autre coté), mais déjà il acceptait de le transporter. Pour une tournée de bière, c’était raisonnable. Ils décollèrent donc dans un ciel calme malgré quelques nuages. Mais un simple voyage aurait été bien trop simple bien sur… Dès que le Soleil se coucha, les choses se compliquèrent, le vent commença à faire bouger leur appareil. De mauvais souvenirs réapparurent dans la mémoire de l’inventeur, et il espéra se tromper, jusqu’à ce qu’il entende le pilote s’affoler à son tour. Comme pour confirmer que la situation commençait à devenir désespérée, un coup de tonnerre les frappa, faisant vibrer tout l’appareil.

- Merde, on risque de salement morfler... Accroche-toi Meyer, ça va secouer!

Pas besoin de le dire, Erwin s’était déjà accroché à ce qu’il pouvait lorsque la foudre les avait frappés. La suite, l’inventeur n’en était pas sur, trop concentré sur sa prise et l’idée de ne pas lâcher. Il avait confiance en Léonhardt pour les faire arriver dans le meilleur état possible, il préférait donc se concentrer sur sa survie pour l’instant. Lorsqu’il lui sembla apercevoir au loin une lueur présageant la fin de son calvaire, il reprit espoir, mais le perdit aussitôt quand la foudre les frappa de nouveau et les fit chuter à grande vitesse vers la terre ferme.

- Bordel de bordel de bordel!!! Allez gros tas, bouge ton cul et me claque pas entre les doigts... Allez, merde!


Ok, ça c’était pas bon du tout!
Soudain, le black-out. Après le crash l’inventeur resta sonné. Le pilote le poussa alors hors de l’embarcation et ils se mirent à courir juste avant que le vaisseau ne finisse d’exploser, et les débris ne finissent de tomber…

- Rah, putain de merde, j'suis sûr que ce crash m'a encore flingué ces saloperies d'ailes... . A chaque fois que je vole avec toi on s'crashe! T'es sûrement maudit, c'pas possible autrement!

-Ou alors c’est toi qui a un problème! Putain, tu es déjà arrivé à destination sans …

Il s’arrêta en voyant la grimace de douleur du pilote. Merde. L’inventeur avait bien pris des coups, mais l’autre semblait plus salement atteint. Il y avait plus urgent que de répondre au pilote.

- On devrait trouver un endroit tranquille, comme ça tu m'examinerais le bordel que j'me trimbale dans l'dos et on pourrait réfléchir à un moyen de ce sortir de cette merde

De nouveau, avant même qu'on ne lui demande, Erwin cherchait déjà du regard un endroit plus sur où il pourrait examiner calmement son collègue. Une petite maison se dressait au loin, une auberge peut être? Il ne pourrait pas en savoir plus sans se rapprocher, il fallait qu’ils bougent. Il s’avança donc vers Léonhardt pour le soutenir, et s’approcher un peu plus du bâtiment inconnu.

En voyant une enseigne, il eut sa confirmation, c’était bien une auberge. Sauvé … Sans passage dans la mer, il avait toujours son argent sur lui, et en bon état, il pourrait donc y trouver refuge. Les volets fermés semblaient, eux, bien moins accueillant, mais le soleil venait de se lever, avec un peu de chance, ils ne tarderaient pas à s’ouvrir. Et justement… En s’approchant un peu trop près, plus préoccupé par la situation de son camarade que par sa situation à lui, l’inventeur n’eut pas le temps d’esquiver. Un coup de volet le frappa en plein visage alors qu’il se retournait. La douleur le força à lâcher son camarade, et il posa ses mains sur son visage et son nez, pour essayer de calmer la douleur et le petit flot de sang qui risquait de tacher son manteau. La journée commençait bien…

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Espagne-
Sauter vers: