Event. Mai 7. Aussi petits que des fourmis

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Sam 20 Mai - 20:39
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


Il avait volé, aussi flamboyant qu'un soleil, laissant sur son passage des regards émerveillés qui avaient tenté d'imprimer son image dans leurs mémoires. La fascination avait laissé place à la terreur lorsque le phénix s'était enflammé, propageant cendre et douleur sur son sillage. Les sourires s'étaient mués en cris alors que le phénix s'emballait, perclus de rage. Se battant envers un ennemi invisible l'oiseau explosait tel un astre, projetant des flammes en tout sens.

Sous son égide le champ des géants connut une sécheresse intolérable couplée de feux de forêts. Les flammes surgissaient dès que le phénix exprimait un coup d'éclat. La verdure se racornit, jaunit. Le champ se mua en une prairie presque désertique, sujette aux humeurs d'un être de feu à l'humeur plus changeante que les saisons.

Plus d'un voyageur intrépide avait fini brûlé par la colère du phénix, son squelette racorni finissant enfoui dans le terreau du champ. Des Chuchoteuses, plantes se nourrissant de cadavres, recelaient leurs ultimes souvenirs peuplant le champ de voix presque inaudibles, de murmures plaintifs. Le phénix, lui, demeurait maître sur ces terres qu'il avait emprisonné dans ses serres. Nul ne comprenait cette rage qui l'habitait, le poussait à la destruction. Exprimait-il la colère de la magie qui se rebellait ? Ou la cause était-elle toute autre ?

Le seul moyen de le savoir était d'entrer au sein de son repaire.
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Ofelia Ay
La jeune fille qui portait malheur
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Dim 21 Mai - 15:17


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Mai 07



Un an.

Comme le vent soufflant les pages d’un livre, les jours s’étaient ainsi envolés, et à contempler ainsi le maigre bonheur de son existence comme le paysage d’une fenêtre étroite, Ofelia se surprit à se constater heureuse. Heureuse et même comblée, malgré la présence persistante de son maudit chat noir. Mais même sa malédiction lui arrachait bien plus de lassitude que de colère mal ensevelie. Car là, dans la neige, sous le soleil à peine chaud d’un nouveau mois de mai, son chemin s’était tracé, son avancée s’était formée aux places établies de quelques grandes décisions. Et surtout, oui surtout, il y avait sa chevelure de feu, à lui. Son regard doux, son sourire, à lui. Son rire, sa voix, à lui. Il y avait la manière dont il préparait les pancakes, dont il bégayait toujours aux phrasées incertains de ses propres dérives, humoriste sans le vouloir, tendre petit homme aux images chastes pour un passé révolu. Il avait tout quitté à son tour, mais si elle le surprenait parfois à écrire ou à appeler dans son sommeil le nom d’un autre, jamais Ofelia n’avait insisté pour en connaitre les raisons.

Sigmund. Un an auparavant il était monté avec elle à bord d’un navire volant et depuis supportait les griffures inconstantes de la jalousie du chat. Il l’avait pourtant accepté dans toute son humble appréciation et l’avait soutenu à chaque chassé-croisé de leur destin, même à l’Arbre des Fées quand entendant enfin la rime entière de sa malédiction, Ofelia n’y avait toujours rien compris.

Nulle impunité à qui se joue des fées,
Qu'il soit pauvre ou bien né il lui faudra payer.
Des années de malheur pour ceux qui m'ont dupé,
Mon ire aura raison des privilèges gagnés.

Puisque la peur a dicté le choix de mon aimé,
C'est la peur également qui conduira les siens :
Au prochain enfant de sa triste lignée,
Je promets la malchance, pour des péchés anciens.
De ses choix aux hasards qui émailleront sa vie,
Surgiront désastres et calamités.
Il n'aura droit qu'aux cris,
A de cuisants ratés.

Pour conjurer le sort et changer le destin,
Il ne faudra user d'aucun recours malin.
Accepter les échecs, apprendre des erreurs,
Ne faire appel cette fois qu'aux ressources du cœur.
Qu'à cet enfant maudit on ne fasse nul offense,
Pour avoir le fardeau de purger son lignage.
L'assomption résidera en cette descendance,
Et elle les conduira jusqu'au prochain des âges.



Et rien changé.

Alors tout en polissant le miroir, Ofelia s’était à moitié résignée. Cédant à ses propres envies, à l’appel de cette terre qui l’avait tant marqué, au premier regard, comme un secret coup de foudre magique, pour répondre à la demande de Sigmund et s’y installer. Depuis un an maintenant, c’était à deux qu’ils oeuvraient dans une boutique du centre-ville, elle confectionnant tant de potions que d’artefacts magiques liés à la noël, lui se faisant son vendeur, son aide, son ami.

Et dans la même maison, ils vivaient. Elle occupant le rez-de-chaussée, lui le premier étage indépendant. Et rougissant de concert aux rumeurs parfois indiscrètes lancées sur leur établissement, ils répondaient en chœur par la négative tout en se lançant des regards préoccupés.

Du moins, pour elle. Puis enfin, elle avait fêté ses 18 ans. Et le mois de février avait emporté le reste de son enfance. Jeune femme frêle mais non fragile, ses yeux boueux plantés sur cette fin d’hiver avaient commencé à constater les changements.

Puis la magie s’était révoltée et aujourd’hui ils en étaient là. Elle, avec ses bribes de rêve, avec cette voix d’antan qui implacable, lui promettait d’apporter le malheur jusqu’à « l’acceptation ». Et lui, avec son rideau de feu en chevelure, inconscient sans doute de tout ce qu’il faisait naitre en elle.

Un secret bien gardé.

« Nous devons y aller. » S’était-elle entendue un jour déclamer tout en lui tendant le papier froissé d’un quelconque journal. « Un phénix, cela ne te rappelle rien ? » Dans sa robe noire, bien moins timide avec lui qu’avec les autres, Ofelia avait désigné l’entièreté de son être. « C’est à nous d’aller le sauver ou ils vont chercher à l’abattre, à cause de ces attaques… Comprends-tu ? »

Il l'avait comprise, son feu-follet. Ensemble, ils avaient pris la route du champ des géants.

Et avançant à ses côtés, le chat s’était mis à miauler, presque incertain de devoir agir ou de les laisser en paix. Ofelia ne remarquant pas que depuis plusieurs semaines déjà, le félidé s’était fait plus discret. Quand ses propres mots, à elle, encensaient sa compagnie d’un banal « Oui tu n’as qu’à venir. »

La jeune fille qui portait malheur commençait à s’en ficher. Puisque Sigmund, drôle d’assistant insistait, s’était lui-même résolu à s’en moquer.

Et là était peut-être le si juste secret de cette acceptation.




« Cela sent… » La viande brûlée, hume-t-elle en fronçant les sourcils, les mains abandonnées de toute valise rouge mais un sac de cuir porté sur l’épaule accompagnant le moindre de ses pas. Là-dedans se multiplient fioles de soin et de gelure, des artifices pour ralentir ou parer quelques attaques, ainsi, bien sûr, que son grimoire. Mais la magie devenue inconstante peine désormais à se réaliser sans force implacable ou faible intensité, c’est selon. Aussi n’y compte-t-elle pas trop, observant seulement les vagues de feu de Sigmund. Cela aussi, aujourd’hui, peut être influencé.

« Soyons prudents mais ne nous affaiblissons pas. » Elle lui sourit, et d’un clin d’œil malicieux, promet. « A notre retour, nous mangerons des pancakes. »

Mais en attendant il y avait un phénix à trouver. Et son regard se porta sur l'horizon, cherchant une fumée plus épaisse.

« Il y a de forts risques qu'il nous attaque mais s'il ne se montre pas, cherchons une tanière. Je doute que les phénix creusent des trous... il doit se cacher dans une montagne ou quelque chose d'approchant peut-être, qu'en penses-tu ? »




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Mer 24 Mai - 0:45
Plus rien ne rattachait Sigmund à l'Allemagne. L'embryon de famille qui lui demeurait en la présence d'un frère cadet n'était plus, parti dans un recoin de Californie. Bien casé auprès d'une semblable, d'une hère perdue au sein de ce monde rigide. Il ne restait plus que le Lotus Bleu, ce commerce reçu en héritage que Sigmund, loin de fermer, par respect pour son précédent propriétaire, laissa aux mains d'un associé, d'un individu qui continuerait à le tenir en demeurant aussi propre et net que possible. Aussi propre et net que soit un fumoir. Ne restait de cet ancien commerce que les recettes, cataloguées dans l'esprit de Sigmund, du pays l'accent germanique et de la famille les lettres envoyées par oiseau mécanique, lien tout en papier.

Désormais l'Allemand vivait à nouveau en cohabitation, mais auprès d'une femme qui n'était nullement membre de sa famille. Ce qui changeait tout et rien à la fois. Sigmund retrouvait dans cette existence des banalités qui lui avaient manqué – les repas pris en commun, les échanges entre deux tasses de boisson chaude, les déjeuners charcuterie remplacés par les pancakes. (Sigmund adorait les préparer depuis qu'il avait compris qu'on pouvait en varier l'accompagnement, sans compter la forme ronde, la consistance épaisse) Et il comprenait soudainement combien vivre seul est pesant, et combien vivre à deux est plaisant.

Mais de là à s'avouer un attachement plus qu'amical envers la sorcière de Noël il y avait un fossé plus imposant encore que le Grand Canyon. Même l'anniversaire des dix-huit ans, la célébration de l'entrée dans l'âge adulte ne le poussa pas à aller plus loin. Les seules caresses qu'il s'autorisait envers Ofelia étaient pareils à ceux d'un frère, d'un ami – toujours teintés d'humour, parfois un peu d'embarras et l'étreinte rapidement avortée avec une excuse si la gêne s'y imposait.

Il n'y avait que les voisins pour les voir déjà mariés.

Ce fut Ofelia qui lança l'appel, brisant leur train-train quotidien. Comment auraient-ils pu ignorer cet événement et, surtout, tourner le dos à une créature magique ? Car eux voyaient un danger pour le phénix, là où les autres voyaient le phénix comme le danger. Sigmund avait accepté, demandant simplement du temps pour rassembler ses affaires, fouinant dans ses réserves et la récolte qu'il avait mené au gré des vents. Il voulait aider, ne pas être un poids pour la sorcière.

Arrivé au champ il se félicita de son évolution, de son hybridation qui l'empêchait de cuir sur place tel un œuf dans une poêle. Ses narines frémissaient humant la Nature consumée – herbes folles, fleurs sauvages, arbres, le Phénix les avait réduits à l'état de carcasse fumantes. Certains résistaient encore, maigres points de verdure.

Dans les poches du long manteau de Sigmund tintabulaient les petits objets qu'il y avait glissés – œufs explosifs, potion de Noël, herbe fantomatique... Et contre son cœur trottait l'aiguille de la montre des aimés, un nouveau nom ajouté à la liste restreinte. Un nom commençant par un O.

Sigmund approuva les propos théoriques de la sorcière.

« Ou perché au sommet du plus haut arbre, phénix des hôtes de ces bois. Un séquoia ? Tout est gigantesque dans ce pays, et ici encore plus. Regarde-moi cette noix ! » ne put-il s'empêcher de s'exclamer, étendant les bras devant le fruit.

Une noix trônait à quelques pas d'eux, grosse comme un fiacre. Il aurait fallu un Casse-Noisette d'un solide gabarit, et d'une taille disproportionnée, pour espérer en briser la coque. Sigmund finit par s'en détacher, son regard embrassant le champ, ses touffes d'herbes aussi hautes que des hôtels. Une fleur se pencha vers eux, à demi fanées. De ses pistils émanait une voix presque humaine, un chuchotement singulier.
« La chair qui fond... Les os qui se brisent... Douleur... Les flammes dévorent... Me dévorent... »
« C'est très charmant, merci ! » s'exclama Sigmund pour briser cette confession. Sa main saisit le poignet de Ofelia. « On va obliquer par là. Voyons... » Levant le nez, Sigmund inspira l'air, tenta de percevoir la magie. Sauf que le lieu en était saturé. « On va... suivre les traces. S'il y en a. Ou mieux trouver une colline, un perchoir quelconque pour avoir une vue d'ensemble. Ne traînons pas. Je n'ai pas confiance... »


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Clarke O'Callaghan
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Jeu 1 Juin - 0:00
“Papa, pourquoi les gens se disputent-ils ?” La fillette assise sur les genoux massifs de son père lançait un regard curieux, son visage ingénu peint d’innocence enfantine exprimait une inquiétude à peine voilée. Les bras de la petite fille enlacèrent son paternel visiblement surpris par la soudaine interrogation. Les enfants possédaient un talent inné pour dénicher les questions invraisemblables. Loin de son rôle de président, Clarke endossa donc celui de parent, et répondit par une rassurante étreinte à sa fille. Sa main caressa les fragiles boucles noires, le geste protecteur tentait d’apaiser cette dernière.

“Tilly, ma grande, parfois les grandes personnes ne sont pas d’accord. Et quand elles ne s’entendent pas du tout, un peu comme papa et grand-maman, il arrive que ces personnes finissent par se mettre en colère et se disputent.” Un soubresaut d’hésitation saisit l’adulte, il espérait avoir éclaircir les attentes de son enfant. Et espérait par la même occasion éteindre ce mystérieux élan de curiosité. Pourtant, cette dernière, la face cachée dans les bras de son père, était résolue à poser de nouvelles questions. “Papa, pourquoi alors les gens se battent ? La guerre, c’est mal... Tout le monde le dit, mais toi...”

La logique de l’enfant, bien que basique et naïve, s’avérait redoutable en son cœur. Jusqu’ici, Clarke avait affronté les jugements de tous ses pairs sans défaillir. Toutefois, il n’avait jamais eu affaire au jugement de sa propre descendance. Il craignait ces regards vierges et inquisiteurs, d’y voir aux creux de ces iris une déception déchirante. Toujours père, l’Américain pinça brièvement des lèvres, avant d’écarter délicatement sa fille. Leurs deux visages s’affrontèrent.

Cela est une chose pour les grands, tu n’as pas à t’en mêler. Une petite fille candide, suffisamment saine d’esprit, aurait répondu de la bêtise de ces propos. “Treasure, quand on aime quelqu’un, on doit la protéger, la défendre de tout son cœur. Tu as raison, la guerre n’est pas une bonne chose. Mais protéger ceux qu’on aime est plus important, même si cela est douloureux. Un jour, quand tu seras plus grande, tu comprendras ce qui arrive aujourd’hui. En attendant, il faut aller te coucher. Il est tard.” Il souleva la gamine à peine plus légère qu’un ballot de coton, d’une prise ferme et assurée, et commença et l’ascension des escaliers.

“Papa, i’m scared.” La petite éclata en sanglots, ses larmes vinrent mouiller l’épaule de son père. La peur était palpable chez l’enfant. “What’s the matter, Tilly ?” Le blond consolait sa fille, la berçant comme il avait toujours fait par le passé. Puis Matilda, pointa du doigt la fenêtre, et chuchota à l’oreille de son père. “Il y a un monstre dehors, j’ai peur qu’il vienne à la maison.” Clarke observa le paysage depuis l’étroite ouverture, il neigeait de fines particules de cendres, toutes provenaient du Champ des Géants. Le vent mauvais empreint de désolation ne connaissait aucune frontière, et avait emporté avec lui l’écho d’un terrifiant brasier, d’une terrifiante créature.

“Don’t worry, papa is here. He’s gonna protect ya and chase the monster away.” L’Américain transporta son enfant jusqu’à sa chambre, la déposa entre les draps, puis avant de quitter cette dernière, il prit le temps de s’accroupir et de regarder dessous le lit. “See ya, aucun monstre ici. Tu peux dormir tranquille Tilly, sweetheart. Papa veuille sur toi.” Et il embrassa fort sa fille sur le front.

Le voilà désormais, qui foulait terres asséchées de l’immense Champ. Papa était parti, avec de belles paroles filiales et de moins bonnes intentions. La hache entre ses mains parlait d’elle-même, elle se prénommait “ Mercy ” avec un grand “ NO ” inscrit dans le fer. Mimine disait d’elle, qu’il s’agissait de la seconde femme de son époux. Elle n’avait pas tout à fait tort à en juger le dessein derrière son utilisation. Un relent de chair calciné empestait les lieux, et la végétation alentour en plus d’avoir une haleine fétide semblait forte bavarde. La demi-portion, Clarke ne pouvait prétendre au titre de géant ce jour-là, coupait court à toute discussion stérile, prenant soin à prélever tirer quelconques informations. Il traçait son chemin à la recherche de ces étranges plantes, comme des cailloux laissés par le Petit Poucet.

Son attirail de chasseur ne laissait pas de doute, quant à son objectif, il était-là pour le Phénix. Les sévices de ce dernier avaient réussi à occulter le fantôme de la guerre, dans le cœur déjà noirci du président. La fureur de l’oiseau par-delà la frontière canadienne confortait Clarke et ses idées, la Magie n’avait pas sa place dans ce monde. Lui vivant, une telle créature du genre ne partagerait pas son ciel, il en ferait des Chicken Wings, un succulent plat inventé par un vieil homme du Kentucky. Cela change des pancakes !

Il prit un instant pour inspecter le terrain, sur ce qui ressemblait à un caillou ou un cloporte... Le géant y alla à bon pour observer le terrain en hauteur. L’endroit était vaste, la grandeur à la démesure de toutes lois physiques existantes. Pour la première fois, Clarke se sentait petit, quelle drôle de sensation ! Mais assez pinaillé, l’américain prit l’initiative de rabattre l’animal jusqu’à lui. Aussi, avec l’aide de “ Mercy ”, ce dernier abattit les plus hauts brins d’herbe.

Puis, il se cacha entre quelques feuilles, au pied d’une fourmilière ou d’une motte de terre, qu’importent les détails. Le péquenaud saisit donc le fusil attaché à son dos et tira quelques bons coups. Il attendait, la bête se déciderait bien à apparaître ou bien autre chose, qui sait ?

« Coin, coin… Coin, coin…

Un appeau dans la bouche, Clarke soufflait, un marchand lui avait vendu sur le chemin. Et le blond en bon pigeon avait acheté de sa bonne foi…

- Coin, coin…


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Narrateur
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Jeu 1 Juin - 0:06
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


Les Chuchoteuses pleuraient, criaient, confiaient des histoires, les récits de ceux ayant tenté de braver le feu du phénix. Ne laissant derrière eux que des cendres, des corps suppliciés, figés dans leurs derniers gestes, et leurs voix répétées par la bouche des Chuchoteuses, de ces fleurs s'abreuvant du suc de leurs corps. Le Champ avait été maltraité, horriblement déformé par la colère du phénix. Et ses habitants étaient tout tourneboulés, leurs sentiments avivés par la magie et ce changement de décor.

Un essaim d'élémentaires de feu se rue à votre rencontre, leur nature profonde galvanisée par l'incendie ambiant. Ils ont soif de violence, vous projettent des étincelles qui vous égratignent la peau, manquent de consumer vos cheveux et vos cils. Au sein des herbes rendues craquantes par le manque d'eau des salamandres grouillent, auréolées de leurs flammes. Méfiez-vous de leurs morsures venimeuses, conservez vos pieds hors de leur portée.

Le phénix demeure invisible, terré, mais vous percevez son cri qui résonne dans tout le champ. Est-il en colère face à l'arrivée de ces intrus ? Vous ne savez pas mais ce cri peut vous guider au sein de ce champ gigantesque et de ces créatures qui en sont les gardiens.

Précisions.
→ Ofelia tes créations de sorcières s'agitent à cause de la magie ambiante. Vont-elles tenir le coup ? Tu vas devoir lancer un dé.
Résultats :
Impair : une de tes créations de sorcière se déclenche sans que tu le souhaites. Tu choisis celle que tu veux et l'effet propagé.
Pair : tout est stable
→ Sigmund ton hybridité se complaît dans cette ambiance et tente d'échapper à ton contrôle. Tu vas devoir lancer un dé.
1 à 7 : échec, ta chevelure s'agite plus que de coutume et pourrait brûler des choses/gens sans que tu le souhaites
8 à 12 : réussite, rien ne bouge
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Ofelia Ay
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Jeu 1 Juin - 19:20


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Mai 07




Le champ de géant arborait une telle magnificence malgré le désoeuvrement carbonisé de ses plaines que Ofelia en fut tout autant touchée que Sigmund. Souriant devant la taille de la noix, elle pointa du doigt un paturage plus à l’opposée où des grappes de raisins, de la taille d’une maison, brunissaient en silence dans une puanteur douce-amère. Mais l’émerveillement leur fut malheureusement de courte durée quand les coups retentirent dans l’air, non sans lui rappeler les frappes des éclairs d’un oiseau tonnerre, il y a si longtemps de cela.

Ne reconnaissant pas dans ces sons les cris d’un phénix, Ofelia, sursautant, vint se rapprocher de Sigmund sans craindre ses flammes, le regard bien plus inquiet soudain.

« Penses-tu… ? » Mais c’était presque certain. Ces à-coups tonitruants ne pouvaient provenir que du goulot d’un fusil. Des chasseurs. Les meurtriers étaient là, prêts à monter à l’assaut du phénix et à l’abattre comme une bête. Des monstres, bien plus que ne l’était cette fabuleuse créature qui défendait son territoire et avait très certainement une excellente raison de les attaquer. Le murmure des fleurs s’amplifia, comme des cris et quittant des yeux les plaines pour tenter de trouver l’origine d’un nouvel appel, étrange chant de coin-coin, Ofelia fit alors face à la nouvelle menace.

Des élementaires se rapprochaient. Les prenant pour cible. Pas assez élaborés pour entendre raison s’ils cherchaient à discuter et passant la main dans son sac, Ofelia, tout en tremblant, sorti quelques boules de noël, le grimoire toujours protégé en son sein, lui évitant les boursouflures des premières flammèches - tout mais pas ça.

« Je vous en prie ! » Les supplia-t-elle une première fois mais les étincelles de ces êtres de magie manquèrent de carboniser sa robe. L’odeur monta, de tissu échauffé, et l’air se fit alors plus suffocant tandis que sa main cherchait celle de Sigmund. « Nous ne vous voulons pas de mal ! » Sur les pierres, ses bottines glissèrent et la magie, déjà instable, fit éclater une boule de noël en plein dans sa paume, plantant dans sa chair des échardes de verre.

La douleur lui fit pousser un cri, aussitôt interrompu par un magnifique éternuement. Quelques flocons de neige s’évanouirent aussitôt, fondant sous la chaleur. Un second lui succéda.

« Oh no-ATCHA ! Je suis tel-ATCHA ! » Désolée, elle était encore et toujours désolée, de sa malchance, de cette magie qui se refusait à elle mais sa main baignant de sang rangea les autres pour lancer au milieu des élémentaires une boule rouge, liée aux émotions.

Dans le but, en implosant, d’apaiser les élémentaires. Et trouver au plus vite le phénix, hurlant à en faire trembler la plaine, qui n’allait sans doute pas non plus tarder à les attaquer. Comme les étrangers, armés, qui ne devaient pas se trouver bien loin.

Spoiler:
 




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Ven 2 Juin - 23:19
Les coups retentirent, funèbres. Nul besoin de dire quoi que ce soit, le regard échangé entre Ofelia et Sigmund était aussi éloquent que ce qu'ils avaient entendus : des tirs de fusil. L'on donnait déjà la chasse à ce pauvre oiseau de flammes, et bientôt retentirait la curée. Sigmund eut la nausée rien qu'à imaginer cette créature de légende mise en pièces par de vulgaires chiens tel un sanglier chassé à courre.

Nul temps pour l'empathie et la réflexion. La Nature avait décidé de se déchaîner sur eux. Des élémentaires enflammés se ruaient sur eux, probablement émoustillés par les coups de feu, mettant tous les humains dans le même panier. Sigmund voulut protéger Ofelia de leurs attaques. Lui ne craignait rien. Aucune flamme ne pouvait brûler un feu. À ses pieds les salamandres sifflaient, belliqueuses, et ses orteils se recroquevillaient dans ses chaussures, anticipant toute morsure. Craignant que le cuir ne tienne pas face au venin.

Le cri de Ofelia lui fit tourner casaque, sa chevelure claquant avec la vigueur d'un fouet. D'instinct Sigmund craignit l'intervention du chat noir choisissant toujours, tel un excellent acteur, le meilleur moment pour faire son entrée. De chat, point le profil, mais il vit les échardes plantées dans la chair, les boules de Noël répandues. Son nez fut empli d'un fourmillement, il éternua des flocons de neige – en plein mois de mai.

« Heureusement ce n'était p-ATCHA celle qui fig-ATCHA ! » crut bon de philosopher Sigmund. « Courons hors de port-ATCHA ! »

Et de reprendre la sorcière par la main, faisant fi du sang qui émaillait ses blessures. S'ils trouvaient un abri, alors seulement l'Allemand s'y pencherait dessus pour y appliquer baume et bandage. Pour l'instant ils devaient primer au plus urgent – leur survie en milieu hostile. Parmi les cris imputables au phénix, les étincelles crépitantes des élémentaires qui ne savaient plus où donner de la tête, les sifflements rageurs des salamandres qui renâclaient à être écrasées, l'on entendait les balles.

La logique aurait souhaité que Sigmund s'en éloigna, mais une autre raison le poussa à se rapprocher de ces échos. Ils avaient moins de chance de se faire dégommer tels des lapins s'ils se trouvaient dans le visuel des tireurs, assez près pour qu'ils reconnaissent en eux des humains. Après tout ils étaient là pour le phénix, pas pour une chasse à l'homme. Sigmund serra la main de Ofelia.

« Fais-moi confia-ATCHA ! »

Avait-elle le choix ? Déjà Sigmund infléchissait sa course, ordonnant à Ofelia de baisser la tête pour éviter toute balle perdue. Sous leurs pieds l'herbe crissait avec le son d'os que l'on brise.

Un élémentaire vint jusqu'à eux, furtive, trop rapide pour être saisi par le regard. Il voulut s'agripper à la chevelure de Sigmund, s'y accrocher pour mieux s'en prendre à l'hybride. Comme mû d'un réflexe de défense face à cette présence étrangère, la chevelure flamba. Elle s'épanouit en toison ardente, s’élevant comme si une main invisible la tirait en l'air. La magie alentour gorgeait ces flammes-mèches d'une énergie redoublée. La chevelure de Sigmund se débattit avec l'ardeur d'une mèche de bougie, secouée par le vent. Elle ronflait, se tordait avec des élans de félin arrosé d'eau glacée.

Comme mue d'une vie propre, elle bougeait, louvoyait. L'élémentaire eut le temps de fuir l'esclandre mais pas Ofelia qu'une mèche chatouilla sur la joue, laissant une brûlure sur la peau offerte.

« N-Non ! » cracha Sigmund entre deux flocons. Et ces flocons, la chevelure les chassait à grands coups, frappant les lèvres de l'Allemand. « Ofelia, pard-TCHA ! Je ne voulais pas... »

Dans le coin de son regard, le canon du fusil brillait. Sigmund leva les mains en geste de défense. Il voulut hurler, crier, mais ses cheveux continuaient leur sarabande, masquant son visage, étouffant sa bouche.

Qu'on ne le prenne pas pour un oiseau enflammé, par pitié.

Résumé:
 


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Lun 12 Juin - 0:17
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


La boule rouge de Noël lancée par Ofelia a su calmer les réticences belliqueuses des Elementaires de Feu. Du moins une partie. Quelques Elementaires, une poignée désormais, continue à prendre en chasse le duo. Mais à la vue de la chevelure de Sigmund échappant au contrôle de son propriétaire, les créatures rient et se gaussent de son malheur. Elles envoient même leurs étincelles au sein de la tignasse pour en voir les résultats. Cela amplifiera-t-il le brasier chevelu comme lorsqu'on jette des monceaux de charbon ? Enhardies par toute cette débandade, les salamandres viennent à l'assaut, grimpant le long des jambes en dardant leurs langues reptiliennes.

Puis soudain le cri.

Un chant d'oiseau comparable à aucun autre.

Une ombre vous caresse, gigantesque, passant au-dessus de vous. Le Phénix vous survole, auréolée de flammes plus brillantes encore que le soleil à vous arracher des larmes rien qu'à le voir. Il est là, si proche et si lointain à la fois. Que faire alors ? Le suivre, l'arrêter ?

Précisions.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.
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Clarke O'Callaghan
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Lun 12 Juin - 1:02
Un anneau noirci sertissait l’avant-garde du canon, autour duquel pullulaient les particules résiduelles de poudre, anciennement étincelles pendant quelques centièmes de temps. Par terre, gisaient plusieurs cartouches vidées de leur contenu, le plomb, métal mortel, était allé se loger dans la végétation et rocaille alentour. Promenons-nous dans les bois, pendant que le Phénix n’y est pas. Mais s’il y était, je le plumerais.

Tapis dans l’ombre de larges herbes folles, il ne chantait, ne sifflait, mais memeumait frénétiquement dans une attente précaire. Il guettait les moindres sons et mouvement de la proie, prêt à lâcher le chien de son arme une énième fois. Il était-là, pour une noble raison pensait-il, accomplissant la même mission que Saint-Georges, ce même qui avait terrassé un dragon au moyen de sa lance. Cinq cent ans plus tard, quelques armures en moins et une foi plus érodée, Clarke se voyait abattre la terreur des hommes.

Rien ne servait d’insister plus qu’il ne fallait. Aussi, l’ancien géant quitta sa cachette, afin de reprendre la route. Peut-être aurait-il dû y réfléchir à deux fois, ce qui n’est pas la spécialité des Américains, avant de se dévoiler. Car tout proche d’ici, un être aux traits infernaux avançait dans sa direction. Bien sûr, ne percevant aucun danger, l’homme s’était arrêté un instant pour soulager sa vessie contre un caillou, que l’on pouvait qualifier de roc. Et avec toute la délicatesse présente, le voilà qui chassait la suie dans sa besogne.

Lorsqu’il eut terminé, sans se salir se satisfait-il, le chasseur reprit sa marche. Pour mieux s’arrêter, au bout de quelques secondes, il entendit des voix. D’autres individus parcouraient le Champ des Géants, mais dans quel but ? Clarke voulut avoir le cœur net et se lança en direction des potentiels individus.

Chop ! Son pied s’était écarté au bon moment, évitant la mâchoire d’un reptile tout feu, tout flammes, au sens propre et figuré. Clarke reculait précipitamment, il tenait précieusement à ses pieds depuis la malheureuse altercation avec un androïde. Son bon sens le poussa à riposter manu militari, à l’aide de son fusil, qu’il retourna d’une rotation pour mieux asséner un coup de crosse à la manière d’un golfeur.

- COIN !

Pris de surprise, Clarke, qui avait encore son appeau canardesque en bouche, glapit de plus belle. Il manqua de lâcher son arme, de par la chaleur qui s’en dégageait après la confrontation. Si le danger ne le retenait pas, ce dernier aurait achevé à cœur joie la salamandre. Mais, il ne préférait pas s’attarder de crainte que d’autres viennent lui souhaiter la bienvenue. Il n’avait pas envie d’ouvrir une maroquinerie pour le moment.

- Coin, coin, coin, coin, coin…

Piètre chasseur, il fuyait à vive allure, courant au prix de quelques végétaux dans la figure. Aucune honte à supporter, il agissait-là comme n’importe quel humain, survivre.

Un éternuement, cela n’était pas son rhume des foins, d’ailleurs, il s’étonnait de ne pas pleurer et éternuer comme un nourrisson depuis son entrée dans les lieux. Clarke se posa à l’ombre un coin de verdure. Il tordit le cou d’une fleur un peu trop tactile, qui se tut dans un Arrglrarl… Arglrrear… BAM ! Il sentait le roussi, lui et la situation, son doigt venait d’appuyer sur la détente après que celui-ci eut entendu un cri terrifiant.

Un nouvel éternuement, cette fois-ci bien plus proche, l’Américain arborait la chose avec autant de méfiance que de soulagement. Pourvu que cela ne soit pas des hippies protecteurs de la magie, pensait-il tout haut et fort. Clarke sortit de derrière le brin.

Ce qu’il aperçut, lui retourna le sang, l’estomac et le cerveau. Un homme et une jeune femme, et pas de moindre, puisque monsieur avait littéralement les cheveux en feu. On aurait allumé un cigare avec l’une de ses mèches. Quant à la demoiselle, cette dernière avait les mains pleines… de sang. Il n’avait guère de temps pour de pensées supplémentaire, puisque ces derniers nageaient entre les salamandres et d’autres créatures.

La vie d’abord, et pour tirer les jeunes gens de là, bien qu’il n’ait eu aucun remords à les laisser brûler. Le gamin à la coupe de feu ne lui inspirait nullement confiance. Il valait mieux s’en tirer en vie à trois dans cet enfer, pour mieux survivre. Aussi, il lâcha son fusil et attrapa au fond de sa poche un fin bâton de dynamite. Rien de très puissant, un pétard de bon calibre acheté en chemin, il espérait que le souffle repousse la vermine.

Il balança l’objet au travers de la crinière enflammée.

- TOUS À COUVERT !

Ce qu’il n’attendait certainement pas à rencontrer, c’était la créature tant recherchée. Aussi belle que terrifiante, répugnante, destructrice, tous les adjectifs péjoratifs ne suffirent pas à Clarke. Mais il n’avait plus le temps. Et il se jeta par terre, emportant de ses mains le rouquin et la fille au chat. Quelle horreur, un félidé.

On fermait les yeux, serrait les dents et attendait l’explosion. Dans un mouvement à tâtons Clarke cherchait son fusil. Les choses s’étaient précipitées, il n’y avait plus de temps à perdre. Une fois debout, il se jurait de fumer le foutu animal avec sa Winchester. La chasse au canard était ouverte.

- Coin...






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Ofelia Ay
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Mar 13 Juin - 19:38


Event

Mai 07




Le sang s’étirant de ses mains en longs filaments gluants, ce fut avec un regard plus que désolé et une attitude plus prudente qu’Ofelia suivit Sigmund dans sa course, continuant d’éternuer. Les créatures les avaient suivi, s’amusant du ballet enflammé oeuvrant sur le crâne de son ami, ne semblant rien écouter de leurs propos ou comprendre la menace qui pesait sur eux à coups de feu tonitruants. Le chasseur n’était pas loin et même, d’ailleurs, si proche, que son profil se fit soudain voir, haut, fort et menaçant, aussi grand que large, aussi musclé qu’armé. Ofelia eut un sursaut au cœur, un dernier halètement enneigé et s’essuyant le nez, leva les mains à son tour pour ne pas mourir ainsi. Se plaçant devant Sigmund pour mieux le protéger.

Le chat noir, de son côté, se pourlécha lentement les babines.

« Je vous en prie » chuchota-t-elle en anglais, cillant du canon à son regard avant que l’oiseau formidable ne fasse brusquement son apparition. Dans une bouffée enflammée qui manqua de transformer le sol en lave sous chaque battement d’aile. Stupéfaite et émue, comme seule un être de magie pouvait l’être en côtoyant l’un de ses congénères, elle joignit les mains en signe de respect.

A sa robe, accrochées, les salamandres eurent aussi un geste figé, leurs grands yeux en terrible foyer s’écarquillant à peine. Mais l’étranger eut un cri et lançant sa dynamite – DE LA DYNAMITE – dans les cheveux de Sigmund, se prostra aussitôt, tête rentrée dans les épaules pour mieux fuir l’impact de l’explosion.

Les pieds d’Ofelia dérapèrent au sol, les salamandres, elles, demeurèrent à proximité, comme intriguées par cette nouvelle source de flammes – barbarie humaine et cruelle s’il en était.

L’explosion fit trembler le sol et le hurlement longea la gorge meurtrie de la jeune espagnole pour finalement mourir dans l’air sec.

« ARRÊTEZ ! Pauvre FOU ! » Ses mains décrochèrent son sac déjà bien abîmé et entre les pages de son grimoire, elle sortit un petit train, dans l’idée de déclencher une fumée salvatrice permettant au phénix de s’échapper. « Laissez le tranquille ! Il ne fait que défendre son territoire !! Il a peur ! »

L’américain entendrait-il raison, avec son appeau ridicule et sa grosse carabine ? Ofelia ne pouvait en être sure et effleurant la cheminée du petit train de ses mains blessées, grimaça puis s’affola en voyant que le sortilège refusait de fonctionner.

Le chat noir miaula, un son presque perceptible de ceux qui étaient attentifs à la magie. Et rageant, pestant, la jeune fille envoya le train dans la tête de ce malotru, attrapant le bras de Sigmund non sans se brûler.

Mais tant pis, elle avait l’habitude. Et hélas l’oiseau, sincèrement paniquée.

« FUIS ! FUIS DONC ! TU NE VOIS PAS QU’IL EST ARMÉ ? »





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Jeu 15 Juin - 22:49
Sigmund avait ouvert un regard complètement terrifié à la vue du bâton de dynamite. Il voulait donc tous les tuer cet homme armé d'une carabine ? Le bâton fila à travers la chevelure de l'Allemand, s'enflammant instantanément. Le rouquin et Ofelia furent emportées par la forte poigne du géant blond. Sigmund sentit ses os s'entrechoquer sous sa peau alors que son corps percutait la terre aride, asséchée par les flammes du phénix. Son œil aveugle collé contre le sol, Sigmund écarquillait le valide pour mieux voir l'être magique qui volait au-dessus d'eux. L'air s'embrasait de sa chaleur, semblait prêt à exploser en une myriade d'étincelles incandescentes.

Sentant la poigne s'amollir, Sigmund s'extirpa de sous le corps de l'inconnu. La sorcière de l'hiver déchaînait sa colère envoyant un de ses trains en bois à la figure de l'homme. Si Ofelia n'avait pas été si débordante de rage (elle ressemblait presque à son chat, à cet instant, c'est pour dire) Sigmund aurait pu rire de cette scène presque comique. Il préféra songer pour lui-même que, heureusement pour l'inconnu, Ofelia n'était pas fée sans quoi elle l'aurait doté d'un don à la hauteur de sa malédiction. Un don pour lui apprendre le respect des êtres de magie.

La sorcière voulut l'entraîner loin de cet homme, réclamant à grands cris la prudence. Sigmund comprenait fort bien ses craintes à cette jeune fille, cette adulte fraîchement établie, mais devaient-ils tourner le dos à cet homme ? Il avait été comme lui avant. Sauf que, face à la crainte de la magie, il ne cherchait pas à la détruire mais à la fuir.

« Ofelia je t'en prie ! » La magie de la boule de Noël s'était estompée, lui rendant un débit de parole bien plus fluide. « Nous devons le garder à l’œil ! Ne serait-ce que pour éviter que le phénix ne succombe à une balle perdue ! »

Sigmund ne savait pas s'il avait réussi à dompter la sorcière. Elle craignait bien trop pour cet être de feu pour écouter de telles paroles, il en était certain. Entraîné par la vigueur de la sorcière, l'Allemand se tourna vers le géant blond.

« Tuez cet oiseau et vous vous attirerez l'ire de ses fidèles. » Il pouvait déjà compter sur Ofelia, Sigmund, et des pays entiers tournés vers la magie comme le Brésil et la Scandinavie. « Le phénix n'est pas un trophée. Nous sommes là pour le comprendre et l'aider. Soit vous nous suivez pour nous aider, soit vous êtes contre nous et je ne puis pas assurer votre sécurité. »

Quel que fut le choix de l'Américain, Sigmund ne put que suivre Ofelia, trottant à ses côtés. Les élémentaires les suivaient en retrait, avec un bourdonnement d'abeilles envoyées en sentinelle. Sigmund devait effectuer des petits sauts de côté pour éviter d'écraser une salamandre. Devant eux le phénix continuait son avancée, ralentissait son allure. L'Allemand le vit se poser au sommet de ce qui, pour un géant, aurait été un arbuste, pour des humains devenait un arbre gigantesque. Un arbre dont la végétation n'était plus que feu grégeois, l'écorce brûlant éternellement. Un brasier incandescent sans fin. Sigmund en demeura bouche bée tandis que sa chevelure continuait sa sarabande, galvanisée par ce foyer écarlate. L'Allemand tint ses cheveux à deux mains avec la poigne d'un cavalier assurant la prise sur sa monture.

« On... fait quoi ? » Si Clarke se rapprocha, Sigmund eut pour lui quelques mots. « Baissez votre arme. Jetez-la. Le phénix peut vous réduire en cendres. »

Avalant sa salive, Sigmund osa parler, lancer un appel au phénix.

« Euh... Bonjour... Dites-nous... Vous avez des soucis pour tout brûler ainsi ? Une épine dans la patte ? »

L'Allemand eut un haussement d'épaules envers ses compères – ça arrivait bien dans les contes des histoires pareilles, pourquoi pas dans la réalité ?


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Ven 16 Juin - 11:22
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


Juché sur son buisson ardent, le Phénix vous domine. Il est splendide, incandescent, son plumage n'est qu'un miroitement de flammes sans cesse consumées, sans cesse renouvelées. Et pourtant quelque chose cloche. En plissant les yeux, en observant bien, vous pouvez discerner des accrocs. Des plumes plus ternes, des plumes couleur cendre qui ponctuent le brasier. Le phénix semble blessé – ironique pour une créature qui peut se régénérer à l'infini afin de vivre à travers les âges.

Sa voix résonne avec l'écho d'un crépitement de flammes.

« Une épine ? Quelle idée saugrenue... »

Le phénix tente d'en rire. Son bec exhale une poignée de cendres.

« Je l'ai perdu. Perdu. » Il se parle à lui-même, se balance sur ses pattes. « La plume... Sans toutes mes plumes, je suis incapable... de revenir à la vie... »

Sa queue se déploie, gigantesque. Effectivement il en manque une – une plume plus superbe que celle d'un paon. Sa voix a les accents d'un vieil homme fatigué.

« Je vais mourir ce soir... »

Précisions.

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Lun 3 Juil - 0:04
« Hey non ! » s'écria Sigmund plus par réflexe qu'autre chose face aux propos du phénix. « Vous ne pouvez pas mourir ! Vous... »

Le phénix était le symbole même de l'éternel recommencement, la résurrection personnifiée, Jésus tout en plumes et flammes. Le voir mourir sonnait comme la fin de tout, de la logique même qui régentait l'univers depuis des lustres. Sigmund ne voulait pas y croire, se refusait à y croire. Il en ferma les yeux, tentant de refouler en lui tout ce qui le submergeait. L'étonnement, la déception, la terreur de l'enfant découvrant que le pays des merveilles était voué à sa fin.

Un tir se fit entendre. La balle manqua le phénix mais n'empêcha pas ce dernier de s'enflammer davantage. L'incendie consumant l'oiseau et son buisson ardent s'intensifia. Les flammes se muèrent en langues qui tentaient de happer les humains. Sigmund craqua. Ses doigts s'agitaient fébrilement, ses mains empoignèrent Ofelia pour l'attirer contre lui, l'éloigner de cet homme, ce géant à la gâchette facile.

« Je suis contre toute forme de violence ! Êtes-vous fou... ou allemand ? » Sigmund eut une brève hésitation en sentant lui-même l'ironie de ses propos. « Que le phénix vous consume. Mais si jamais il meurt par votre faute... »

La chevelure de Sigmund se tordait à l'image de multiples tentacules ondoyant sous l'onde. Elle semblait vouloir se saisir de Clarke, empoigner ses mains. Mais, à défaut d'être assez longue pour consumer les poils blonds, elle caressa les joues de Ofelia, prolongement de la volonté protectrice de leur propriétaire. Un brasier brûlait dans les prunelles de l'hybride.

« Et que Dieu ou je ne sais qui qui règne au-dessus de nous nous préserve de vous. » conclut l'Allemand en tournant dos au géant américain. Une de ses mains agrippait la hotte sans fond qui renfermait ses biens. Se baissant à hauteur de Ofelia il lui glissa à l'oreille. « Si besoin je le repousserais avec la tête de loup mécanique. Bien, trouvons cette plume... Je suppose qu'on va devoir fouiller les environs. »

Sigmund se releva, plissant les yeux pour mieux observer les alentours. Par où commencer ? Le champ semblait plus vaste que n'importe quelle ville.

Citation :
Clarke je me suis permise de prendre en compte ton lancer de dés pour ton tir sur le phénix. Dis-moi si ça te convient pas.


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Ofelia Ay
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Dim 9 Juil - 15:01


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Mai 07




D’entre eux deux, Sigmund perdurait à être le plus raisonnable et souriant doucement à la sagesse de son partenaire, Ofelia ne put que le couver d’un regard doux, saisissant sa main brièvement tout en suivant le tracé du phénix. Lorsque ce dernier se posa, et daigna répondre à la question loin d’être stupide de l’allemand, le cœur de la sorcière bondit de joie et de crainte.

« Mourir… » Chuchota-t-elle à l’encontre de cet être magique dont l’aura formidable la dépassait clairement, et cela malgré sa déchéance cendrine. « Vous ne pouvez pas mourir, nous allons vous aider. » Assura la jeune fille avec aplomb. Une plume, avait-il indiqué dans un crachat de braises mortes. Une plume seule lui manquait et ne devait pas être lointaine.

Hélas, c’était sans compter sur l’action de l’américain qui, les ayant suivi, fit feu sur le phénix, manquant de les emporter dans un dernier brasier revanchard – ce que cet enfant orgueilleux et colonial n’aurait pas manqué de mériter, aux yeux de la sorcière. Protégée par les bras de Sigmund dont les cheveux semblèrent répondre à l’appel du feu, Ofelia poussa un gémissement vaincu, croyant sur l’instant que la balle venait de faire mouche.

Mais pour leur chance, Clarke n’était pas un si fieffé tireur qu’il pensait l’être.

« Si le phénix meurt, cela sera de votre faute et la malédiction vous poursuivra, vous et votre descendance ! Il n’y a pas de pire crime que de tuer la vie éternelle ! »
Et sa propre malchance pourrait même jouer des cannes pour le faire trébucher ce maudit sbire. Déjà une braise incandescente manqua de menacer la chevelure blondine de cet étranger trop cowboy et Ofelia fit s’effondrer son maigre sourire satisfait pour contempler la plaine, avant de promettre.

« Tête de loup ou pas, je me servirai bien de mes poings pour lui frapper son sale nez et lui faire comprendre toute sa bêtise, à celui là. » Une pitoyable riposte au vu de son gabarit mais non violente à son tour, Ofelia venait ainsi de trouver sa limite. Clarke l’exaspérait.

La malchance de son chat noir sembla donc la laisser tranquille pour quelques instants car fouillant l’horizon, tentant d’ignorer l’ennemi comme les fumerolles qui voltigeaient autour d’eux, ce fut une lueur à l’horizon, près de l’une des montagnes les plus hautes de la contrée des géants, qui finit par l’appeler, comme les clignements d’un phare incertain, usant de ses dernières forces et volontés pour appeler son hôte.

« Qu’en dis-tu ? » Demanda-t-elle à Sigmund, lui indiquant l’endroit d’un doigt frêle. « Cela pourrait être un piège mais… c’est le seul indice que j’aperçois et il n’y était pas quand nous sommes arrivés. La voix du Phénix a pu être un déclencheur. C’est presque dommage que nous puissions monter sur ses ailes pour rejoindre cette lumière au plus vite. »

Et à l’oiseau qui se calmait à peine, faiblement, elle demanda, presque assurée.

« Ressentez vous quelque chose ? Pouvez vous nous accompagner ? »






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Dim 9 Juil - 20:30
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


La plume flamboyait avec l'éclat d'un petit soleil. Le phénix l'avait vu lui aussi, et il sentait cette part de lui palpiter tel un cœur qui ne cessait de l'appeler. L'invitation de la sorcière, sa volonté presque physique de le protéger, le poussèrent à suivre cette jeune fille presque minuscule comparée à lui. Avec elle, il en était certain, il arriverait à bon bord.

« Je vous suis. Je volerais au-dessus de vous et vous guiderait. Je vous confie ma vie. J'aurais voulu rester ici mais il y a là trop de danger... » Son regard glissa sur Clarke. « Je ne voudrais pas courir le risque de me faire faucher comme un vulgaire moineau. »

Le phénix entrouvrit ses ailes. Sous l'ombre déployée la température grimpa, la chaleur se fit estivale. D'une poussée l'être fabuleux prit son essor, planant au-dessus des deux compères.

« Allons-y. Tout droit. Prenez garde aux Crabolets. Ils se tapissent plus loin et sont bien plus grand que ceux que vous avez l'habitude de côtoyer. »

Après tout, ici, tout était démesuré.

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Lun 10 Juil - 22:10
Sigmund avait suivi, du regard, la direction indiquée par Ofelia, son regard accrochant ce soleil qui palpitait contre le rebord de la montagne. Ils ne pouvaient que la suivre cette lueur qui inspirait l'espoir, d'autant que l'explication de la sorcière tenait la route. Le phénix lui-même s'y rangeait, les accompagnant en volant au-dessus d'eux. Sigmund se demanda pourquoi l'être n'allait pas quérir la plume lui-même, se ravisant en ravalant sa question. Il devait y avoir des raisons. Quelque chose l'en empêchait peut-être ou, d'y aller seul, il craignait une balla perdue ou une attaque qui lui serait fatale. Accompagné il aurait moins de risques de finir blessé – voire pis.

L'Allemand dé-serra ses bras qui emprisonnaient la sorcière dans sa volonté de la protéger du grand blond. D'une main l'hybride arrima la hotte sur son épaule, se remémorant ses possessions afin de les puiser à l'intérieur si le besoin s'en faisait ressentir. Un rire nerveux tirailla ses lèvres lorsque le phénix précisa les dangers qui se présenteraient à eux.

« Merveilleux. Je suppose qu'ils sont aussi grands qu'un dirigeable. » Croyant voir une lueur d'acquiescement dans les prunelles de phénix, le sourire de Sigmund s'étiola. « Non, vraiment ? J'espère qu'ils nous noieront pas sous des poudres urticantes diverses... »

Avec un rien de tremblement dans la voix, l'Allemand suivit l'ombre du phénix qui s'étalait sur le sol, les guidant de quelques pas en avant. La montagne demeurait gigantesque, impressionnante. La végétation, elle, les submergeait toujours, les reléguant aux rangs de simples Lilliputiens. Sigmund dut baisser la tête pour éviter de longues feuilles d'orties, repoussa de la main des têtes de chardons si sèches qu'elles s'effritaient sous ses doigts. Comme le reste du champ, ici, la végétation avait subi les affres de la colère du phénix.

Du moins c'est ce que Sigmund crut jusqu'à ce qu'il vit l'environnement se modifier lentement.

Des fleurs se montraient, vivaces, colorées – et pas que des Chuchoteuses, de véritables fleurs aux corolles pleines de vie. Sigmund montra le paysage à Ofelia, quêtant ses connaissances, elle qui avait baigné dans la magie depuis des années.

« Tu crois que c'est un effet de la plume du phénix ? Une zone d'influence qui rendrait la vie à ce qui est mort ? »

En ce cas cette plume était dotée d'un pouvoir incommensurable. Sigmund se retourna par réflexe, cherchant à voir si le grand blond les avait suivi. Soit il avait décidé de les laisser en paix, soit il était tapis dans les bosquets en bon chasseur filant ses proies. Ne pas le voir ne rassura guère Sigmund qui se remit à converser à voix basse avec la sorcière.

« J'espère que ni le grand blond, ni aucun de ses comparses s'il en a, ne viendront récupérer la plume. Ils seraient capables d'en user pour leur bien au détriment du phénix. »

Un croassement lugubre retentit. On aurait dit que le cri venait des profondeurs même de la terre. Sigmund stoppa net, cherchant du regard la créature. Et tomba nez à nez avec un Crabolet chapeauté d'un dôme blanc à pois violacés, ses gros yeux de crapaud le fixant avec l'avidité d'un batracien ayant trouvé une mouche... avant de loucher sur le phénix.

Ce qui fut amplement suffisant pour faire paniquer Sigmund, sa chevelure l'accompagnant en dansant la gigue.

« N'y pense même pas ! »

Entrouvrant la hotte, Sigmund y plongea la main. Dans le creux de sa paume reposait ce qui, à première vue, ressemblait à un œuf tel qu'on pouvait en trouver lors des fêtes pascales. Armant son bras, l'homme projeta l’œuf sur le Crabolet qui le regarda... et le happa d'un coup de langue, l'avalant tout rond.

« Ce n'était pas prévu ça... »

Le Crabolet éructa un rot. Les tâches violacées de son chapeau se mirent à luire et propagèrent une poudre. Sigmund en reçut des fragments et grinça des dents.

« Du poil à gratter... Il a absorbé le pouvoir de l’œuf explosif ? »

C'était bien sa veine, tiens.


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Ofelia Ay
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Mer 19 Juil - 21:14


Event

Mai 07



Les craintes de l’oiseau semblaient belles et bien fondées mais fort heureusement pour eux tous, le blond disparut, comme happé par l’environnement les entourant, menace singulière mais menace tout de même que Ofelia ne pouvait s’empêcher de chercher des yeux. Rassurée par la présence du Phénix, son sourire se fana en chœur avec celui de Sigmund à l’annonce de la taille des Crabolets. Se souvenant d’un épisode plutôt pittoresque en leur compagnie, elle eut un reniflement désagréable en fusillant le chat noir des yeux, qui trottinait à leurs côtés en baillant ostensiblement. Tomber dans un marécage infesté de ces bestioles n’avait eu pour résultat que de la couvrir de poudre urticante. Et là-bas, ils avaient été de moindre taille. Que serait leur chance avec un crabolet aussi haut qu’une maison ? L’idée avait de quoi la faire frissonner et sa main se crispa à celle de Sigmund, cherchant autant son soutien qu’elle était prête à lui en donner.

Mais quand la nature revint, ses inquiétudes se dissipèrent comme quelques mauvais nuages et particulièrement enchantées du spectacle, les fleurs – magnifiques – leur faisant comme de grands parasols sous lesquels s’abriter, Ofelia hocha la tête, sûre d’elle :

« La plume ne s’attendait pas à être retirée de son hôte et doit, dans sa magique mission, chercher à accomplir son destin. Il se pourrait bien qu’elle finisse par se faner d’elle-même si ce qui l’entoure continue de puiser sa puissance. Il ne faut pas trop tarder, où le phénix n’aura pas de quoi se régénérer… » Plantée sans doute solidement dans le sol, comme un arbre de vie parmi les autres, la plume continuait de scintiller au loin, diffusant son charme dans l’insouciance des choses sans grande réflexion.

Hélas, le rugissement soudain du crapaud malfaisant acheva de les retarder dans leur avancée. Et quand le batracien surgit, impressionnant de par sa taille, Ofelia manqua de trébucher.

« Quelle chose énorme ! » Mais non point charmante, par certains côtés, avec son grand champignon posé sur le crâne comme un quelconque chapeau humain. Le geste de Sigmund, bien que brave, ne vint pas les aider et entendant miauler le chat, Ofelia ferma les yeux, échouant à les repousser avant que la poudre de les atteigne.

« Oh Sigmund ! » Se désola-t-elle pour deux, sortant de sa sacoche une crème apaisante. « Essaye d’appliquer cela, si ça peut te soulager… » Et envers le crapaud qui ne l’avait miraculeusement pas atteint, Ofelia tourna sa colère, lui envoya une locomotive de brume qui acheva de le perdre, dans un rideau de fumée, sous une lancée de croassements tonitruants qui firent encore trembler le sol.

Le phare, transcendant pourtant la brume ainsi levée, continuait de déployer sa vigueur. La plume n’était pas loin et le phénix, bientôt, pourrait récupérer ses forces.

« Avançons ! » Indiqua-t-elle en empêchant Sigmund de se gratter, embrassant chaque tâche urticante comme pour le soulager, de baisers timides presque trop frêles. « Nous allons pouvoir y arriver Phénix ! Tout ira bientôt pour le mieux ! »

Pas si sûr, miaula le chat.






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Jeu 20 Juil - 21:32
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Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


Un grand pouvoir enfermé dans un objet aussi fin, aussi précieux. La plume était là toute proche, ils pouvaient la voir, pratiquement la toucher. Il ne restait que quelques mètres à gravir, grimper le long du sentier qui sinuait à flanc de la falaise. Le phénix volait aux côtés des humains partis l'aider, leur indiquant le chemin, les encourageant tout autant que la sorcière l'aidait avec ses mots.

L'air crépitait de la chaleur dégagée par la plume. Lévitant au-dessus du sol, auréolée de sa propre lumière, elle semblait entourée d'un écrin de verdure. Un printemps exubérant avait fait clore des milliers de fleurs sur les parois de roche, véritable explosion de couleurs et de senteurs. La plume brûlerait les mains de quiconque la toucherait, c'était indéniable. Mais elle soignerait aussi celui qui la toucherait, car tel était son pouvoir – donner la vie, permettre la renaissance.

Lorsque la plume fut rendue au phénix, celui-ci émit un chant – une mélodie évoquant les beaux jours, l'espoir. Une musique qui vous prenait au cœur et aux tripes, faisait écho à de belles pensées. Plongeant son bec dans son plumage l'oiseau enflammé se repeignit, et s'arracha une plume, minuscule comparée à celle récupérée, étincelle de vie.

« Pour vous récompenser. » glissa l'oiseau en laissant la plume aux humains venus lui prêter main-forte. « Elle soignera vos plaies, vos maladies. »

Les ailes du phénix bruissaient apportant dans leur sillage un souffle chaud.

« Je vais pouvoir me réincarner. Si vous le souhaitez vous pourrez assister à ce spectacle... au Brésil. »

Foyer du phénix, lieu de villégiature où il avait ses aises.

Précisions.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.
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Dim 23 Juil - 22:21
La poudre l'obligeait à se gratter jusqu'au sang, les ongles écorchant la peau. La sorcière de Noël, l'hiver en devenir, vint le soulager de ses bienfaits. Sa peau absorbait la crème apaisante, la buvait à grandes goulées, mais les baisers éphémères de Ofelia appliquaient là une toute autre médecine douce à laquelle Sigmund ne savait comment s'y soustraire. D'autant plus qu'il ne voulait pas s'en éloigner. Agréable sensation que lui procurait la sorcière et dont il rougit, embarrassé de son bonheur, se morigénant de ne plus être concentré sur le phénix.

« Merci. » glissa-t-il à Ofelia en lui rendant sa crème, ses doigts effleurant ceux de la Scandinave. « Grimpons. La pente est ardue. »

La main de Ofelia dans la sienne, le chat noir trottant à leurs côtés, Sigmund avança. Au-dessus d'eux la plume brillait avec toute la lueur qu'elle possédait, soleil presque aveuglant. La montagne n'était qu'un rocher gigantesque où un sentier presque invisible sinuait jusqu'au sommet. Il fallait trouver les marches naturelles, s'y cramponner, parfois se hisser rien qu'à la force de ses bras. Sigmund aidait Ofelia à monter, lui offrant sa main, ou la laissant l'utiliser comme échelle tout en la mettant en garde contre ses cheveux, encore prompts à déclencher des étincelles.

Plus ils grimpaient, plus la roche se faisait engloutir par une verdure rayonnante de santé. Les pieds s'y enfonçaient avec délice et, plus d'une fois, Sigmund eut la tentation de se poser, de prendre un temps de repos. Avant de se faire la réflexion que là résidait le piège, que s'il se laissait choir, il ne se relèverait pas. Le ronronnement du chat noir l'en dissuada, se raccrochant à Ofelia. Son phare, sa bouée.

« On se reposera à la maison. Devant des pancakes. »

La maison, leur foyer niché au Canada, leur havre de paix.

Lorsque la chaleur de la plume l'accueillit, Sigmund sentit la fatigue tomber sur lui. Les membres fourbus, les muscles douloureux, il rêvait d'un lit, ou même d'une chaise. L'atmosphère était surchargée de magie. Les cheveux de l'hybride s'agitaient dans l'air comme des tentacules sous l'eau, envieux d'approcher cette source magique dantesque. Sigmund inspira longuement avant de se tourner vers Ofelia.

« Je vais tenter de la prendre. Tu aurais une boule bleue de Noël ? Si jamais ça me brûle trop, utilise-la sur moi. Ça refroidira peut-être mon corps. Après... Le feu ne devrait pas me consumer... Pas trop. »

Il était hybride après tout, désormais à la fois humain et feu.

Sigmund pressa les doigts de Ofelia pour se donner un ultime élan de courage avant de s'approcher de la plume. Sa chevelure sembla l'envelopper presque entièrement, comme un cocon, tandis que ses mains se refermaient en coupe sur la plume.

Un cri de surprise s'échappa des lèvres de Sigmund et se mua en cri de douleur.

Il connaissait la mort et la résurrection. Le feu du phénix dévorait ses mains tout en reconstituant sa peau. Douleur de la mort et de la naissance s'alternant et se renouvelant sans cesse en un cercle sans fin.

« OFELIA ! »

Il hurla son nom comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Il avait besoin d'elle, de sa sorcière de l'hiver, de sa magie apaisante.

Sans elle, il n'y arriverait pas.

Citation :
Qu'on le fasse en duo couple jusqu'au bout !


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Ofelia Ay
La jeune fille qui portait malheur
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Dim 30 Juil - 13:28


Event

Mai 07



Les brûlures occasionnelles provoquées par la chevelure de Sigmund la laissaient désormais de marbre, n’arrachant à son visage éreinté par la montée que quelques grimaces éphémères. Au sein de leur maison – leur, maison – ils avaient tant de fois manqué de causer des incendies ou de plus sévères blessures que désormais, seul l’affabilité de ce quotidien lui subsistait. C’était à croire, finalement, qu’à vivre à deux plutôt que seule, elle apprenait à s’habituer à sa malédiction. Et ainsi, n’y prêtant plus grande occasion que quelques marques de gêne ou d’angoisse, de plus en plus rare, affaiblissait le chat. Aussi ce dernier se fit il plus compagnon que menace sur les derniers mètres, clignant simplement des yeux quand Sigmund reprit courage. Presque condescendant.

« Des pancakes… » Haleta Ofelia en essayant de sourire, les bras cloqués. « Oui, et du sirop d’érable et tout un tas de bonne chose, ô phénix, vous devriez venir. Sigmund est un cuisinier hors pair et notre maison serait bien plus agréable avec votre propre feu. »

Que de mauvaise parole ne venait-elle pas de prononcer. Car la chaleur sembla alors monter d’un cran, à l’approche de cette plume merveilleuse, plantée là dans sa verdure, ondulant de pouvoir et de magie, le tout absorbé par les racines alentours, comme des animaux assoiffés au bord d’un lac de vie. Silencieuse, Ofelia se glissa auprès de son compagnon, assistant, médusée, à la reprise de son bien par le phénix.

Le chant éclata alors. Comme un nouveau soleil. Et de la cendre surgit le royal animal, presque revigoré à défaut d’être ressuscité.

En son sein, tristement, elle eut une pensée pour un roi inca désormais disparu. Puis le nuage passa et il ne demeura auprès d’eux, ni balles ni méchanceté, ni cruauté, ni triste humanité désespérée. Seulement le phénix, Sigmund, et elle-même. Le chat noir, sous cette puissance, s’était fait encore plus discret.

Le cadeau fut un baiser supplémentaire sur leurs fronts déjà bénis. Et hochant la tête envers Sigmund, ce fut presque d’elle-même qu’elle l’invita à s’en saisir, attrapant une boule bleue avant de la dédaigner pour accrocher du bout des doigts une étoile de neige, finement modelée dans le verre. Le sortilège, à l’intérieur, bruissait comme le vent sur les Alpes. Comme la neige tombant lourdement sur le sol scandinave. C’était de toute beauté, un secret, une nouvelle création.

Puis le cri retentit. Et Sigmund, noyé dans un torrent de flammes, appela la femme, la seule, pouvant lui venir en aide. Ofelia écrasa l’étoile sur son front, d’un mouvement brusque.

Et soudain changée en glace, se précipita vers lui, pour mieux l’enlacer et l’embrasser.

Quelle implosion fut-ce alors, dont le seul témoin ne pouvait être que le phénix. Etincelles et flocons de neige retombèrent en chœur sur une verdure malmenée. Et au sein de cette tempête, de cette éruption d’hiver, ils ne firent qu’un brièvement. Jusqu’à ce que Sigmund renaisse. Et que sa chevelure déjà longue retombe le long du corps d’Ofelia.

La sorcière vit alors sa peau fondre, et de ses yeux blancs revinrent la boue et l’herbe filandreuse de ses prunelles habituelles. Des larmes de froid roulant sur ses joues olivâtres. Sur un sourire rassuré.

« Te voilà à nouveau toi. Et en vie. »

Il leur fallait sans doute rentrer. Mais malgré les brûlures sur ses mains, elle ne pouvait se détacher de l’allemand et vint poser sa joue contre son épaule pour mieux contempler la créature légendaire qui n’avait pas pris son envol.

« Nous viendrons au Brésil… pour vous visiter. Cette journée fut une grosse épreuve pour nous, simples mortels. Mais merci, ô grand merci, de nous avoir permis de vous assister. J’espère que vous ne nous oublierez pas… »

Elle, en tout cas, ne le pourrait pas.







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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 6 Aoû - 14:20
Event


Aussi petits que des fourmis

Mai de l'an 7


Le phénix pencha sa figure imposante auprès de la sorcière de Noël. Sa chaleur se fit plus douce, comparable à celui que l'on peut sentir auprès de la cheminée d'un foyer. Son regard insondable embrassa la sorcière, figure chétive auprès de son propre corps, à lui, d'être ancestral.

« Je ne vous oublierais pas. »

Ce n'était pas une promesse mais un fait incontestable qu'il venait de formuler là.

Ouvrant grand ses ailes, le phénix fouetta l'air. Sous ses mouvements le vent se fit sirocco apportant, dans son sillage, les fragrances d'un pays où la pluie était une rareté, où l'épice côtoyait l'ardeur du soleil. Le chant du phénix accompagnait son envol tandis que, à tire d'aile, il partait loin, si loin – direction le Brésil. En entendit encore une balle siffler, mais le phénix était désormais bien trop haut pour être atteint.

Ne restait de lui que la plume qu'il avait offert à ces humains comme on dédie un hommage, les remugles d'un incendie titanesque ayant ravagé un jardin tout aussi gigantesque. Et, en son sein, un îlot de verdure et de vie où la sorcière et l'hybride se tenaient, un soupçon d'existence autour duquel le jardin renaîtrait si l'être humain laissait le temps à la Magie.


Précisions.

→ Ceci est le dernier post du MJ. Vous pouvez poster vos conclusions. Merci à tous/toutes d'avoir participé à l'aventure. La suite au Brésil sera lancée très prochainement !
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Ven 11 Aoû - 12:30
Sigmund avait le souffle coupé, les jambes flageolantes. Il se raccrocha aux épaules de la sorcière pour ne pas sombrer. Ce qu'il avait vécu était au-delà de toute expérience magique qu'il avait, jusqu'ici, connu. Même sa rencontre avec Atêsh, la délivrance des djinns des ombres qui le dévoraient, n'égalait en rien ce brasier qui l'avait consumé au plus profond de lui-même. L'Allemand en était certain : s'il n'avait pas été hybride flammes, il aurait connu la mort et même la magie d'Ofelia n'aurait pu le préserver – du moins pas sans séquelles.

La bouche de Sigmund souffla des remerciements contre les cheveux d'Ofelia. Elle l'avait sauvé comme il l'avait aidé face à l'oiseau-tonnerre ce jour-là en Perse. Cet événement rajoutait un fil à cet écheveau qui les liait depuis leur première rencontre. L'Allemand leva des yeux émerveillés envers le phénix, ses mots s'ajoutant à ceux de la sorcière.

« Prenez soin de vous. Nous viendrons, soyez-en certain. »

Du regard Sigmund suivit le parcours de l'oiseau de feu, la danse de ses flammes ravivées qui semblaient prêtes à embraser le ciel lui-même. Lorsque il eut disparut, Sigmund n'en lâcha pas pour autant Ofelia. Il la serra contre elle, voulant partager tout ce qu'il avait vécu, le cœur et l'âme débordant d'émotions.

« On a vu le phénix ! On l'a rencontré, on l'a... On l'a aidé ! On a affronté un tueur, un Crabolet géant... et on est encore en vie. Oh Ofelia, c'est... c'est... prodigieux, splendide ! »

Sigmund en perdait ses mots, les cherchait. Il était un enfant qui vient de croiser la route du Père Noël. Il finit par relâcher Ofelia, ses mains claquant l'air à l'instar de papillons s'agitant sous une cloche de verre. Sa chevelure accompagnait ses mouvements l'auréolant de lumière.

« On va rentrer à la maison, faire nos bagages et partir pour le Brésil. En navire volant, ce sera rapide... Ta magie nous sera très utile là-bas. L'hiver sait contrer le feu et la chaleur. La température tropicale ne devrait pas me gêner mais, pour toi, ça risque d'être plus compliqué. »

Surtout avec les robes occidentales peu pensées pour que leur propriétaire aille vadrouiller dans la jungle. Un achat serait sûrement de mise – peut-être une de ces tenues de voyage, plus légères et pratiques. Et un chapeau pour contrer la chaleur du jour. Sigmund se dépeignait déjà une Ofelia en atours d'exploratrice. Sa main agrippa celle de la sorcière, se sentant obligé de toucher, presser une chair, pour mieux s'exprimer. Le feu qui coulait dans ses veines le rendait volubile, bavard.

« Je me demande comment cela va être au Brésil. Je n'y suis jamais allé... »


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