Event. Mai 7. Prisonnier d'un mausolée

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Sam 20 Mai - 20:42
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7


Le choc avait fait sursauter tout à chacun, fait s'échapper la cuillère des mains des cuisinières, la pioche des mains des mineurs. Quelque chose était tombé du ciel. Quelque chose de si grand que le sol en avait tremblé. Alors que la nuit tombait, que l'allumeur de réverbères menait son office, on prit de quoi s'éclairer et l'on se dirigea vers les bois avoisinant la ville. Sous les yeux ébahis de l'assemblée une colline se profila à leur regard. Une colline qui bougeait, qui respirait. On en fit le tour, remarqua la longue queue, toucha le doux pelage argenté. Une créature était tombée du ciel, une créature du légende avait échoué au sein du Jardin figé. Le Gardien. Créature bonne comme le pain blanc, elle gisait là, étendue, semblant aussi éreintée que si elle avait fuit un grand danger. Sa corpulence, sa taille, tout empêchait qu'on puisse la déplacer, la transporter. On se promit de trouver une solution à l'aurore, de prendre la nuit comme conseillère.

Le lendemain il fut trop tard.

Le Jardin avait fait sien le Gardien. La glace l'avait enserré au sein de ses bras, l'enfermant dans une gangue que rien ne pouvait faire fondre. Quiconque osait en approcher finissait les membres engourdis, le corps couvert de givre... jusqu'à devenir statue de glace. La ville continue sa vie malgré tout mais plus d'un regard se perd du côté de la tombe du Gardien. Se demandant si, un jour, il pourra se réveiller. Le Jardin, lui, s'étend lentement, étirant son territoire, amenant l'hiver hors de ses frontières. Comme s'il souhaitait y emporter tout le pays.
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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Mar 23 Mai - 15:14

J’aime bien les voyages. Voir du pays, s’ouvrir au monde. Même si jusqu'ici je n’avais pû le faire qu’à ma petite échelle. Maintenant avec l’ouverture des frontières c‘est un nouveau monde de possibilités qui s’ouvre à moi. Et j’en profite en ce moment même dans le confortable wagon d’une locomotive dernière cris. Une vraie petite merveille de confort et filant à toute vitesse vers la Russie. Avec à son bord le roi de Suisse grincheux au possible, sa conseillère qui évoque plus une gerbille dopée aux extasys et au sucre avec la fâcheuse manie de distribuer des dons à la pelle et de rendre l’eau liquide aux alentours cinglée qui se font passés pour des frères et soeurs en visite touristique, avec une Charlotte et un Wilhem tenant par on ne sait quel miracle debout cette épreuve.
Je me rends bien compte que si je suis aujourd’hui dans ce wagon c’est parce que Sigfried est tout sauf suicidaire, en particuliers sur le sujet du bien-être de son royaume et de son peuple. Et laisser derrière lui une fée surexcitée à la magie explosive tenir le pays ne fait pas parti des bons plans. Il est vrai qu’offrir ce don d'Éloquence à un charretier qui passait par là n’était pas vraiment une idée brillante, et que les sols et les courtisans sont souvent trempés depuis quelques temps. Au moins dans ce train l’eau est stockée en bonbonne et j’évite de sortir du wagon pour éviter de distribuer des dons aux premiers inconnus qui passent. Surtout les enfants, bon il n’empêche que du coup je ne tiens pas vraiment en place et que les murs de la cabine me fracassent un peu les nerfs (heureusement que j’ai pris des livres pour passer le temps) mais j’ai quand même filer des dons aux objets présents…
Ainsi ai-je un oreiller qui procure un sommeil de bébé à celui qui pose sa tête dessus, une lampe qui désormais marche à la magie si je puis dire, et une couverture qui s’adapte toujours à la température parfaite pour son utilisateur, et un service à thé parlant. Ce dernier point n’était absolument pas volontaire. D’ailleurs tout le monde a vu une expression… éloquente lorsque la tasse dans laquelle buvait son altesse c’est mise à glousser “hihi ! ça chatouille !”, et que le sucrier a commencé à chanter en allemand un air d’Opéra, chanter faux il faut le préciser, tandis que la théière blablatait avec le reste du service de la qualité du thé. Bon la suite a été moins drôle lorsque les tasses et la théière se sont mises à hurler au meurtre à cause de la température de la boisson… Impossible de les calmer, ça hurlait au meurtre, à la révolution et à la destitution des souverains. Jusqu’à ce que Siegfried s’énerve, là le silence était revenu, et avec lui une ambiance très lourde. Par contre la théière continue de refuser catégoriquement de l’eau chaude, et le sucrier continue de chanter du Wagner. Cette petite scène m’a fait penser à Genève, ce qui me fait un peu craindre sur l’état actuel de résistance des nerfs du roi. Et aussi parce que sentir son coeur cesser de battre et la chaleur quitter son corps n’est pas vraiment une expérience des plus agréables.
J’espère que le voyage sera bénéfique, pour lui comme pour moi les perturbations dans la magie ne sont pas sans conséquences. Et ce n’est pas parce que je suis survoltée que je ne m’en rends pas compte, ce n’est juste pas au premier plan de mes pensées. Et la chute du Gardien est plus qu’intriguante, voir inquiétante si la situation ne l’était pas déjà. Ce qui mérite clairement une attention toute particulière.
C’est pourquoi nous nous retrouvons sur le quai gelé d’une gare givrée un peu perdue au milieu de nul part.




Thème de Vi:
 
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✦ Libre pour RP ? : yes !

Mar 23 Mai - 18:03
L’avantage des longs voyages en solitaire c’est que l’on peut échapper un peu aux migraines. Enfin...presque solitaire le voyage. Solitaire si on ne compte pas la fée en furie qui se fait aujourd’hui passer pour ma sœur, sa dragonne de camériste et se brave Wilhelm. Je lui en fait voir de toutes les couleurs ces temps ci… Lorsque les choses se seront calmées, il faudra que je le remercie de quelque façon pour sa patience et son dévouement. Je ne sais pas comment il peut me supporter. Mon don est à fleur de peau et se manifeste sans même que j’ai à croiser le regard d’une personne, me causant des migraines violentes et presque permanentes.
Alors oui, une route dans le froid, menant à un village au bord d’un monde glacé, c’est presque une expédition pour mon salut.
La nouvelle nous est parvenue il y a quelques semaines. La chute du Gardien a secoué toute l’Europe et en a intéressé plus d’un. Cela ajouté à tous les phénomènes étranges liés à la magie. Il fallait bien se rendre sur place. Comment pareille créature pouvait-elle tomber ainsi ? Cela nécessitait une expédition là bas pour comprendre. D’ordinaire j’aime voyager, j’aime partir explorer en solitaire. Enfin...partir en solitaire est un concept limité ici…. Je ne pouvais pas décemment laisser ma conseillère sur place au risque de revenir avec une révolution anti-magie sur les bras. Je n’avouerai pas publiquement que son état m’inquiète, du moins je trouve fâcheux que mon service à thé chante des airs d’opéra et que ma théière refuse catégoriquement toute eau chaude versée dedans, sans parler des tasses chatouilleuses.
J’observe le paysage au dehors, savourant un court instant ce semblant de quiétude que m’offre ce trajet. La Russie est un pays intéressant. Lorsque les choses iront mieux, j’engagerai des négociations avec eux. De nouveaux accords commerciaux seraient bénéfiques et contribueraient à développer la Suisse et étendre son influence.
Nous verrons cela plus tard. L’objectif pour l’instant est le Gardien et de comprendre pourquoi le monde marche sur la tête tout en survivant à ma conseillère qui pourrait me gratifier de je ne sais quel don et à mes propres migraines.

Le train ralentit. A mesure que nous approchions du jardin, j’ai vu le temps se refroidir petit à petit, j’ose imaginer ce que ce sera là bas. Cependant, ce n’est pas ça qui va me déranger. Le froid fait presque partie de la famille chez nous en Suisse. On vit avec et on apprend à supporter ce vieil oncle un peu pénible qui aime à nous surprendre ou nous embêter mais qui rend parfois de bons services.
Il fait en effet bien froid en descendant du train. Par prudence je vérifie qu’il n’y pas d’eau à portée. Wilhelm descend mes bagages et semble vérifier tout autour de nous qu’il n’y a pas de menaces. Je le soupçonne de vouloir me faire éviter toute personne peu recommandable ou du moins capable de me donner des migraines. Il fait partie des rares élus à connaître le secret de mes maux de tête et depuis qu’il le sait, je ne le vois jamais ménager ses efforts pour me les épargner. Le pauvre, je vais vraiment devoir le remercier un jour.
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Hanako Hayashi
La kitsune
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✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo

Mer 24 Mai - 1:03

Le temps est si capricieux, le temps est si joueur. Mais le temps est surtout le même pour tout le monde. Source de plaisir à son arrivée en France et du temps passé avec sa sœur, mais aussi source de maux et de tristesse comme quand sa sœur avait pris la décision de partir avec Pablo pour le Japon laissant, avec confiance, la Tour de la lanterne à Hanako.

Bien sûr qu'elle prendrait soin des filles de la tour, de cet héritage qu'elle lui laissait, bien que les hommes avaient plutôt intérêt à bien se tenir. La nouvelle mère maquerelle avait déjà du mal à supporter leur vue. Mais c’était pour sa sœur qu'elle perdurait ce lieu avec ses mœurs intacts.

Hanako était de plus en plus aigrie. Même quand une fille venait la voir dans les tissus de soie, l'hybride renarde n'était pas comme à son habitude. Des envies de mordre pour arracher la chair la prenait. Ses queues sortaient de façon aléatoire, hors de son contrôle et de sa volonté. Hanako s'était même surprise à marcher à quatre pattes.

Hanako était donc seule. Les filles de la tour n’étaient pas comme Morelia. Elles pouvaient apaiser le corps mais non l'esprit. Mais bien vite se propageaient des rumeurs sur des comportements suspects concernant des êtres de magie. De là Hanako avait fait passer le mot. Une prime serait donnée aux filles qui soutireraient des informations aux clients sur les événements qui concernaient les êtres de magies. Il n'en fallut pas plus pour motiver les filles à mettre du cœur à l'ouvrage.

En quelques jours Hanako s’était retrouvée en possession des informations qu'elle désirait. Information qui s’avérèrent inquiétantes pour les personnes de son espèce. De là il ne restait plus beaucoup d'alternatives : se rendre en Russie. Hanako allait confier la maison à Verve. Magali n’était pas fiable pour gérer la Tour de la lanterne. Peut être trop de bonbons de la confection d'Hanako dans le ventre...

Une fois les détails réglés avec Verve Hanako avait choisi sa tenue. Pas la plus discrète mais habillée, ainsi on ne se douterait sûrement pas de ses petits commerces. Il ne manquerait plus que cela qu'on vienne à la tour ou au temple au Japon...

Une fois habillée la renarde prit un billet pour un bateau volant direction la Russie. Pas besoin d’écharpe ou de fourrure. Ses neuf queues serviraient de diverses façons à garder son corps à une température correcte.

Tenue d'Hanako :

Le voyage en bateau volant fut rapide, moins de deux heures,. Bien qu'elle ne sentait pas vraiment le froid, elle pouvait voir que la température avait brusquement chuté grâce au givre qui se formait sur les vitres. Mais pas de temps à perdre. Une fois arrivée sur place Hanako se dirigea en direction des jardins qui étaient non loin. En vérité elle pouvait déjà les voir au loin. Mais avant d'aller plus loin elle aperçut deux personnes et dix bras, dont la moitié qu'elle connaissait bien.

Hanako s'approcha et, avant même de dire quoi que ce soit, se mit à sentir la personne en orange. Hanako sourit et se retint de dire que la petite araignée aimait la compagnie féminine apparemment. Mais pas vraiment le temps pour les détails. Il y avait du monde ici et Hanako sentait que son esprit s'embrumait alors que ses queues fouettaient l'air sans qu'elle le désire.

— Ma petite araignée, tu m'as l'air en agréable compagnie. Mais je ne vais pas pouvoir rester longtemps avec toi. Je dois aller dans le jardin givré et il commence à avoir du monde.

Sans qu'elle s'en rende compte deux queues d'Hanako s’étaient placées autour de chaque nuque des deux petites pour les garder au chaud. Décidément ses queues étaient un peut trop indépendantes avec ces changements dans l'air.

Mais à la réflexion Muffet était peut être là pour les mêmes raisons ? Elle était de la même espèce que Hanako, la sorcellerie en moins. Et l'autre qui l'accompagnait... Peu importe, en vérité. Mais si elles étaient ici ce n’était pas pour rien et peut être pourraient elles travailler ensemble. Il allait falloir régler cela vite. Hanako ne voulait pas perdre pied et que l'animal en elle prenne le dessus en public.


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Orendi
La fille des brigands
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mer 24 Mai - 23:54
Mat' Tchekov est toujours en vie. Plus tenace que le virus de la peste, que la pire teigne qui puisse résider dans les draps pourris d'un hôtel miteux. Orendi ne pensait pas la revoir vivante, ni que l'éclatement magique qui soit survenu en Russie se trouva à peine à quelques heures de marche de son village natal. Cruelle ironie. Alors qu'avec Muffet (avec qui elle bavassait gaiement par lettres interposées entre deux missions suicidaires) la Russe avait décidé de poser pied sur la terre natale pour enquêter, elle avait décidé de faire un crochet à la demeure familiale. Histoire de... vérifier. De voir si elle allait devoir obliquer vers le cimetière histoire d'y apporter les derniers adieux, par principe.

Orendi y avait trouvé sa Mat'. Plus âgée, plus ridée mais toujours droite comme un I, les pieds campés au sol, le tablier sale noué autour de ses hanches. Une Russe taillée à la force du gel, la poitrine s'étant enfoncée dans les muscles et la graisse. Il n'y avait pas eu d'embrassades, pas d'effusion de joie. Mat' avait lâché un « Qu'est-ce tu viens traîner tes guêtres ici ? » en guise de salut, épilogue à un échange aussi incisif que dénué de tout amour filial. Mat' n'avait même pas sourcillé à la vue de Muffet, se lavant les mains des fréquentations de sa fille. Elle était adulte, elle faisait ce qu'elle voulait. Elle avait toujours agi selon ses envies, même enfant.

« Que d'vient Gerda ? » avait glissé la fille du brigand à défaut d'un au revoir.
« Elle s'est fait une raison, et elle s'est mariée. Elle a la tête sur les épaules, elle. »

Orendi veilla à ne pas rebondir sur la saillie. Elle poussa la porte en tournant ostensiblement le dos à sa mère.

« La prochaine fois frappe avant d'entrer Feodora. »
« Orendi. » La Russe s'était stoppée à l'entrée. « Feodora est morte. »

Noyée dans un puits magique.


La marche jusqu'aux abords du Jardin s'était déroulée dans un calme tout relatif. Si Muffet tenta de discuter au sujet de la matriarche, Orendi repoussa le sujet, marmonnant des « On a jamais été faites pour s'entendre » avec laquelle l'araignée devait composer. Mère et fille n'avaient jamais su vivre ensemble, la première voyant en la seconde une faute qu'elle ne pouvait se pardonner, et la fille répondait à cette violence par un besoin de survie.

Un jour, l'une tuerait l'autre. Si la Mort ne venait pas avant.

Mais cela attendrait. Aujourd'hui c'était l'hiver qui était l'entière préoccupation de Orendi. Elle avait l'habitude du froid depuis son plus jeune âge mais celui qui se répandait aux abords même du jardin avait de quoi lui arracher un crissement de mâchoire. La Renégate remonta son écharpe, lui masquant la bouche, se frottant à son nez. Elle se fit la réflexion qu'elle aurait du prendre du pain noir avant de quitter la demeure de Mat'. Histoire de grignoter un truc.

Quelque chose de chaud et de doux se glissa tout près de sa nuque, s'insinuant entre la chair et le tissu rêche. La Ruse tourna la tête aux aguets, une main se glissant sous son manteau pour y tâter la poignée d'un poignard. Voyant que Muffet ne fuyait pas, et au vu des propos de l'inconnue, Orendi devina une aventure commune.

« On a pas gardé les grizzlys ensemble m'dame alors vot' queue là... Fourrez-la sous votre robe. Z'êtes une amie de Muffy je présume. J' vous préviens just' mais r'commencez pas. Y en a que j'ai planté pour moins qu' ça. »

Une pensée brève et furtive pour ces brigands avec qui elle avait vécu et qui, tentant de s'infiltrer dans sa couche, avait senti la lame sur leur gorge. L'expérience lui avait permis de fourbir ses armes et d'apprendre à dormir d'un œil, la main sous l'oreiller, glissée autour d'une lame.

L’œil de la Russe avisa les environs, nota la présence de deux individus dont la posture et les tenues dénotaient au sein des badauds. Ils sentaient l'argent, le luxe à plein nez. Orendi en mettait sa main à couper. Un sourire dévoile ses dents sous son écharpe. Faisant signe à Muffet qu'elle va revenir, elle avance auprès du duo et de leur clique – probablement des domestiques, ces messieurs et dames ne voyagent jamais seuls. La Russe ôta son chapeau, dévoilant la chevelure grossièrement nouée, aussi grasse qu'une flaque d'huile.

« M'sieur dame vous v'nez visiter l' Jardin ? Je suis guide et je peux vous y emmener gratis ! »

Avec un peu de chance la curiosité et l'excitation d'une aventure les tenterait trop et ils la suivraient. Et Orendi aurait alors de pauvres hères à envoyer dans les pièges qui entraveraient son chemin. Elle veillerait à envoyer des fleurs aux familles en cas de décès malencontreux.


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Nina Basarab
Invité
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Nina Basarab
Ven 26 Mai - 23:28
Tu étais incapable de comprendre ce qui était le plus effrayant: le fait que tu n'arrivais plus à contrôler tes pouvoir, que tu voyageais seule dans une terre inconnue, ou que tu aimais ça. Enfin, ça aurait été "parfait" si des écailles ne s'étaient pas mises à pousser un peu partout sur ton corps. L'aventure, c'est bien. Devenir un serpent, sans doute beaucoup moins.

En fait, plus tu y réfléchissais, moins c'était parfait. Vlad te manquait. Horriblement. Et votre relation n'était pas au beau fixe ces derniers jours : tu prenais tes distances pour cacher tes quelques écailles, et lui avait tout le temps l'impression que tu lui mentais. Son don aussi s'était détraqué, et tu étais bien placée pour savoir que ton époux n'avait pas besoin d'ENCORE PLUS de paranoïa. Pourtant il avait peut-être raison.

Tu étouffais. N'en pouvais plus de rester cloîtrée dans votre domicile pour "minimiser les risques". N'en pouvais plus de ne plus exprimer ton art avec ta magie, le samedi, sans riquer de te tuer. Il faisait ça par amour, et tu le comprenais mais... Tu ne pouvais juste pas rester des mois sans bouger. L'autre Nina, l'aventurière, avait cruellement besoin d'air. Tu voulais toi aussi enquêter sur cette satanée "perturbation" qui t'avait tant pourri la vie. Alors oui, lorsqu'il est parti au canada pour enquêter, malgré ses mille recommandations, tu as fait tes yeux doux à Rosalia. Elle ne pouvait pas te maintenir un "non". Pas à toi. Et tu es partie.

Evidemment, tu t'es déguisée pour masquer ton identité. En lépreuse. Quoi de mieux pour cacher tout ton corps ? Evidemment, tu perdais un peu toute ta noblesse avec un pareil accoutrement: bandages sur tout le corps, capuche, juste un espace pour les yeux. Tu mentirais si tu disais que ça ne t'excitait pas de sortir de tes robes habituelles. La Nina calme et noble allait prendre des vacances, pour sûr. Et puis, les bandages te tiendraient chaud, en Russie...

Tu avais toujours rêvé de visiter la Russie. A la gare, tu pris quelques minutes pour apprécier le simple fait d'être partie. Si tu te débrouillais bien, tu pourrais voir le gardien, régler ton problème d'écailles et de magie, prendre ta dose d'aventure pour un moment, et ça sans que Vlad ne se doute de rien. La perfection. Tu avais des bagages légers, juste un peu d'argent pour séjourner, à ta ceinture, mais égalment quelques fioles de formes préconstruites de ta magie de terre. Cependant, les perturbations magiques t'empechaient de choisir la forme que la terre prendra: ce sera la surprise. Puis, pour ta propre sécurité, tu avais un simple pistolet et quelques munitions: tu ne pouvais pas compter sur ta magie , et encore une fois , ça te faisait te sentir "aventurière". Tu étais meilleure à la rapière qu'au tir, mais cela placerait une étiquette "noble" directement sur ton front.

... "Noble lépreuse" du coup.

A propos de nobles, tu semblais en avoir repéré deux sur une autre quai, celui en provenance de Suisse. Tu te dirigeas tranquillement vers eux, en leur faisant tout à coup une réverence. Révérence accompagnée d'une voix forte et grandiloquente:

-Bien le bonjour, messieurs dames!

Tu avais toujours rêvé de faire du théâtre.

-Sauriez vous où se trouve l'auberge la plus prooooche?

Le ton le plus théâtral possible. Ils allaient sans doute te juger, et il était fort probable qu'ils n'en sachent rien non plus, étant des voyageurs. Mais tu étais comme une enfant dans ta tête, actuellement. Tu souriais d'ailleurs comme une gamine sous tes bandages. Les rencontres, c'était ça aussi, l'aventure.
Nina Basarab
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Mer 31 Mai - 2:09
Le voyage en Russie avait été... troublant. Si la perspective d'en découvrir plus sur Orendi avait été réjouissante, l'accueil qui lui avait été réservé l'était beaucoup moins. Silencieuse et les yeux fixés sur le sol, je n'avais pu m'empêcher de me sentir désolée pour elle. Pendant notre marche, j'avais tenté d'aborder le sujet, mais la fille aux bras multiples avait simplement marmonné dans son chapeau.

Le froid aux abords des jardins est violent. Plus violent qu'il n'aurait du l'être. Je peux m'en rendre compte aisément dans l'attitude d'Ori et mes gestes qui se font plus lents malgré moi. Je préfère largement la chaleur du Japon, plus propice à un métier d'assassin. Je me demande d'ailleurs ce qu'elle dev-

Une voix me fait sursauter. Elle? Ici? Je me retourne juste à temps pour voir la splendide renarde passer une de ses queues dans mon cou. C'est à grande-peine que je me retiens de soupirer de plaisir, sa fourrure soyeuse me rappelant des évènements difficilement oubliables.

"Mad-"

Ori m'interrompt, prenant la mouche. Je grimace. La présence d'Hanako risque de compliquer les choses. Surtout que celle-ci semble frénétique, plus encore que... bref, frénétique. J'excuse rapidement le comportement de celle-ci devant Ori.

"Désolé, tous les hybrides sont un peu sur les nerfs ces derniers temps."

Puis lorsque celle-ci part vers les deux autres personnes présentes un peu plus loin, je me retourne vers ma compagne japonaise. Nombre de questions se bousculent dans mon esprit et je commence par la plus évidente.

"Que faites-vous ici? Vous venez pour le gardien je suppose?"


Je ne sais pas trop ce qui pourrait la pousser à venir ici sinon. Mais dans quel but? Je suis venu pour tenter de le secourir ou abréger ses souffrances, par respect pour l'être magique et Scandinave qu'il est. Néanmoins je vois difficilement la renarde agir de façon aussi désintéressée. Ou peut-être cherche-t-elle à se débarrasser du trouble qui l'agite, comme beaucoup d'hybrides actuellement. La voix d'Ori me fait tendre l'oreille à nouveau et je comprends rapidement où elle veut en venir. Peut-être Hanako se prêtera-t-elle également au jeu?

"Nous devrions jouer le jeu d'Orendi. Elle doit essayer d'éliminer la concurrence d'une façon ou d'une autre. Je vous propose d'être votre servante et vous une dame issue de la noblesse guidée par Ori. Je suis sûr que nos rôles sauront vous convenir." Dis-je non sans rougir.

Pour être honnête, je suis heureuse de la revoir, ne m'attendant pas à des retrouvailles, surtout ici, en Russie. Je ne pensais pas que l'hybride s'éloignerait de son temple et de ses vierges. A la pensée de celui-ci, le souvenir unique de notre rencontre me vient à l'esprit, un curieux mélange d'excitation et d'appréhension qui fait que même maintenant, je ne parviens pas totalement à ignorer la personne qui lui est associé. L'idée de lui parler dans un cadre un peu plus intime après s'être occupés du Gardien me traverse l'esprit, mais je la chasse rapidement de mes pensées. Je doute que cela l'intéresse.

Je regarde de nouveau Ori et - d'un oeil distrait - la personne qui vient de rejoindre le groupe en s'exclamant d'une façon fort étrange. Il serait temps que nous bougions. J'invite la renarde à ouvrir la marche et me dirige vers le petit groupe en veillant à toujours maintenir un air affable et rester derrière ma "maitresse" si elle veut bien m'accompagner. Il est temps pour nous de rentrer dans les jardins.
EDIT:
 
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Jeu 1 Juin - 0:17
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7


L'ambiance est glaciale et particulièrement frigide. En vous avançant en direction du Jardin Givré vous voyez des personnes statufiées, si bien glacées qu'elles ne semblent plus vivantes mais devenues de véritables statues. Plus d'une personne éplorée se trouve à leurs côtés, pleurant la perte d'un être cher, leurs larmes gelant sur leurs joues. Rien ne vous empêche de rentrer dans le Jardin. Vous sentez, par contre, que le froid s'y fait encore plus mordant. Si vous n'êtes pas couverts vous ne tiendrez pas longtemps. Et les statues se multiplient, figées dans un état de désarroi, le regard fixe, la bouche béante sur un dernier cri.

Des élémentaires d'eau vous survolent. Habituellement joueuses, elles sont devenues bien moins sympathiques... et moins liquides. Leurs corps a muté pour prendre l'aspect de la glace, un corps plus rigide tout en angles aigus. Riant de toutes leurs dents pointues elles vous lancent des glaçons, faisant tomber une pluie de grêles à votre encontre, riant sournoisement.

Précisions.

→ Viviane, par ta nature de fée, tu es sensible à la magie environnante. Tu vas devoir lancer un dé pour savoir si tu sauras trouver facilement ton chemin dans le jardin ce tour-ci.
Résultats :
1 à 8 : échec, la magie te monte trop à la tête
9 à 12 : réussite, tu as un éclair de lucidité et tu peux guider en direction du Gardien

→ Muffet, Hanako votre nature animale tente de reprendre le dessus. Vous devenez plus sensible aux sons, aux odeurs. Vous allez devoir lancer un dé.
Résultats :
1 à 6 : échec, votre nature animale prend le pas sur votre raison humaine, l'instinct prime
7 à 12 : réussite, vous gardez le contrôle

→ Nina, tes créations de sorcière s'agitent. Vont-elles tenir le coup ? Tu vas devoir lancer un dé.
Résultats :
Impair : une de tes créations de sorcière se déclenche sans que tu le souhaites. Tu choisis celle que tu veux et l'effet propagé.
Pair : tout est stable

→ Sigfried ton don saute d'une personne à une autre et tu as des flashs des mauvaises actions menées par chacun des personnages. Tu vas devoir lancer un dé.
Résultats :
Pair : tu contrôles ton don et peut choisir sur qui tu veux l'utiliser.
Impair : perte de contrôle, attention à la migraine.

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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Ven 2 Juin - 0:36

C’est le froid, mordant et glaçant, qui nous accueille en premier. Un froid furieux et sans pitié nous assaille. En Suisse on le connaît bien ce vieux grigou, mais je dois avouer que je suis heureuse de m’être bien couverte. Mon souffle s’élève blanc et vaporeux. Nous ne sommes pas les seuls à avoir fait le voyage jusqu’ici, ce n’est guère étonnant les derniers événements ont de quoi attirer l’attention et éveiller la curiosité. Il y a une mosaïque assez hétéroclite, divers profils se dessinent encore vagues esquisses que seul le temps rendra plus parlantes, mais toutes les personnes présentes suintent la magie. Je m’attendrais presque à voir une flaque se former à leurs pieds. Entre l’hybride renarde qui doit aussi pratiquer la sorcellerie ou être une consoeur, celle d’araignée et leur comparse en orange avec ses quatres bras, je suis encore plus électrisée. Pas bon ça… Je n’ai pas besoin d’encore plus de décharges de ce genre. D’ailleurs la femme en orange se dirige vers nous, son écharpe lui mangeant la moitié du visage, un de ses yeux me semble clairement aveugle. Elle ôte son chapeau révélant sa chevelure brune en un bieu piteux état, si ce geste semble témoigner d’un minimum de respect et de bonne manière ce qui suit dément immédiatement qu’elle ait un tant soit peu de considération.
Elle nous prends pour des pigeons de première qualité, je n’apprécie guère qu’on me prenne pour une idiote, en particulier de façon aussi grossière. J’ai bien envie de lui faire un petit cadeau féerique pour la remercier de sa délicate attention… Le genre de cadeau qu’on offre au mérite… Pour lui faire les pieds tiens !
Vi non ! Ce n’est pas le moment et absolument pas stratégique ! Garde les pieds sur terre, calme toi. Laisse Sigfried s’occuper d’elle, tu pourras toujours agir plus tard pour lui donner une leçon. Je ricane intérieurement à l’idée que quelqu’un prenne mon roi pour un pigeon, c’est un coup à finir tout nu en pleine rue, sa maison hypothéquée et le reste de ses biens saisis sans savoir comment on en est arrivé là. Je résiste comme je peux à la tentation d’user de ma magie. Il me faudrait une distraction et vite, sinon je sens que ça va partir quand même. La distraction arrive justement à point nommé. Une femme dans un l’attirail complet de la lépreuse, les bandages et la capuche seraient très convaincant si… Si ses manières, son maintien, sa révérence parfaite ne criaient pas à l’excellente éducation et à la noblesse. Sans parler de son attitude peu naturelle et très théâtrale. Elle aussi est imprégnée de magie. Ce n’est pas une lépreuse ordinaire, voir pas une lépreuse du tout. Enfin qui suis-je pour juger ? Après tout je ne suis pas tout à fait honnête moi ni plus, ni Sigfried, on a tous nos petits secrets. Et contrairement à l’autre son petit stratagème ne concerne qu’elle actuellement. Pour le moment je n’ai aucune raison de montrer de l’hostilité envers elle, elle est même plutôt amusante.

-Je crains malheureusement qu’en l’état ni mon frère ni moi ne puissions vous être d’un grand secours. Nous en cherchons une nous aussi, mais si cela vous convient nous pouvons chercher ensemble. Je suppose que vous venez pour le Gardien, nous nous rendons justement, je serais ravie de partager une partie de la route avec vous Madame si cela ne vous indispose pas évidemment.

Je préfère la garder sous le coude, pour éviter un déséquilibre des forces si jamais les trois autres se révélaient être des obstacles. Enfin les choses pouvaient très bien se passer, où alors totalement dégénérer. Dans tous les cas se faire des amis peut se révéler très utile. Alors j’accompagne mes mots de mon sourire le plus adorable. Mais en dehors de cela un peu de compagnie ne serait pas déplaisant.

La route jusqu’au Jardin est lugubre, j’ai l’impression de vivre une descente en Enfer je ne serais presque pas surprise de croiser quelque Charon ou Virgile sur la route. Au milieu de ces pauvres hères gelés et de leurs proches éplorés. Mon coeur se serre devant cela, comment un souverain peut-il laisser son peuple dans un tel état ? Vi l’heure n’est absolument pas à ce genre de considérations. Je laisse mon coeur se couvrir de givre et continue ma marche vers la source de cet enfer de glace. L’air devient de plus en plus mordant et chargé de magie, avec le reste du groupe je commence à perdre un peu pied avec la réalité et le reste. Je sens ma boussole interne se mettre à dangereusement osciller.
J’ai l’impression de pénétrer dans une version de givre et de glace dans le domaine de Méduse. Je perds définitivement mon sens de l’orientation, trop de magie. Et ces pauvres élémentaires gelées ne m’aident guère surtout en faisant pleuvoir de la grêle sur nous. Ce qui est frustrant c’est qu’elles sont sous forme solide, je ne peux donc rien y faire. Je m’inquiète de l’état de nerfs de mon souverain… Il vaut mieux filer doux. Et ce n’est pas exactement les charmantes plaisanteries de ces élémentaires qui vont l’aider à se sentir mieux. Un glaçon s’écrase contre mon crâne, je grimace sous le choc, je dois déjà fournir suffisamment d’efforts pour garder le bon cap. SI en plus la douleur vient se mêler au jeu….

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Dim 4 Juin - 22:57
J’ai toujours aimé le froid malgré sa rigueur, son souffle glacé et ce côté insidieux qui le fait se glisser jusqu’à vos os pour vous frigorifier. J’ai toujours aimé le froid et peut-être aurais-je su apprécier celui-ci. Cependant, la douleur lancinante qui me vrille le crâne m’empêche de trouver plaisant ou non ce froid glacial qui nous entoure. Je tâche de cacher ma douleur et de m’intéresser au monde qui m’entoure.

Ma conseillère est excitée comme une puce ce qui est quelque peu épuisant. Nous ne sommes pas seuls. Il semblerait que le Gardien attire bien du monde. Je préférerai que cela ne se termine pas en bataille rangée mais l’humanité à souvent tendance à achever ses histoires de la sorte.
En parlant de monde, voilà un bien étrange groupe… Une renarde aux multiples queues, une hybride araignée et….cette personne à quatre bras qui soudain se détache de son groupe pour venir à nous. Tout dans sa démarche m’indique qu’elle nous a repérés et qu’elle a une idée derrière la tête. Je reconnais aisément ce genre d’attitude… J’en ai longtemps été familier. Alors qu’elle ôte son chapeau pour nous faire une révérence obséquieuse, je croise son regard.

Des hommes….armés...le visage dur…. Des brigands….la neige vole, blanc le froid de l’Hiver… victime ? Complice ? Les deux ? Blanc le froid de l’Hiver, étincelante la lame du poignard… Blanche la douleur…

…. Qui me vrille le crâne.

Bien utile cette migraine de plus. Cher don, pourquoi ne pourrais-tu pas te rendre utile pour une fois ? Non mais ne vous en faites pas visions fugaces, j’ai survécu bien des fois sans vous et je n’ai pas besoin d’être devin pour sentir l’arnaque. « Gratis ». Non mais sérieusement ? Qui peut croire cela ? Ah oui...c’est vrai...je me souviens...les visiteurs trop riches dont on peut vider gaiement les poches… c’est vrai. Que ce piège est grossier…. Allons, je lui pardonne, elle n’est pas obligée de savoir que j’ai déjà pratiqué cela. Je lui pardonne mais je ne suis pas d’humeur à jouer le gentil visiteur naïf.

Lorsque je pars en voyage dans un pays ou que je projette d’entreprendre des négociations avec un pays, j’en apprends sa langue. C’est la moindre des politesses à mes yeux que de pouvoir répondre dans la langue natale de celui qui converse avec nous. Cette « guide » semble être du pays c’est pourquoi je me permets de lui répondre en russe.

« Dobryy vecher Missis. Je vous prie de m’excuser mais je vais être direct. Je pense que nous savons tous deux que rien n’est gratuit en ce bas monde, n’est-ce pas ? Votre proposition sert vos intérêts je n’en doute pas une seconde. Nous avons chacun les nôtres pour vouloir entrer dans ce jardin. Aussi autant jouer franc jeu, vous voulez entrer avec vos compagnes, nous le voulons aussi. Dans ce cas entrons, faisons front si besoin est, ce sera plus productif que de nous arnaquer mutuellement. »

J’ai peut-être été un peu trop direct. J’entends de loin Vivianne répondre à la lépreuse qui nous a abordés en même temps que mon interlocutrice mais je suis trop absorbé par celle qui se tient devant moi pour y prêter vraiment attention. Je ne me sens pas d’humeur patiente et je dois faire de gros efforts pour ne pas lui demander de reculer de cent pas afin que mon mal de crâne s’estompe ou du moins que je puisse espérer qu’il s’estompe. Je ne suis pas non plus d’humeur à jouer qui truandera qui, même si, je dois l’avouer, ce jeu est un de mes préférés. J’attends sa réaction en espérant éviter une prise de tête tout en ne me berçant pas d’illusion au sujet de mes espérances.


Le chemin jusqu’au jardin tourne rapidement à l’enfer. Sans parler des statues gelées autour desquelles se lamentent des familles, ni des grêlons que nous recevons de la part d’élémentaires gelés eux aussi, ni même de Vivianne qui commence à perdre totalement la tête à cause de l’omniprésence de magie autour de nous. Mon don semble sortir de tout contrôle. Sans croiser un seul regard je me retrouve à voir des bêtises, des scènes de chasse et autres choses inutiles qui me causent des douleurs atroces. Franchement...je me moque tellement du fait que Vivianne ait un jour tiré les cheveux de son frère….et cette tasse brisée que notre compagne lépreuse a caché à sa mère à l’âge de six ans, cela vaut-il la peine de souffrir pour voir cela ? Autant faire comme tout le monde et demander cela fait moins mal, ou ne pas savoir.
Je tâche de me contenir, de ne pas être désagréable, de ne pas renvoyer tous ceux qui m’approcheraient. Au final, j’y parviens en m’enfermant en moi même, en parlant peu et en n’écoutant pas plus que le nécessaire. Faites que nous trouvions rapidement le Gardien et une solution à tout cela.
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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mar 6 Juin - 0:02
Orendi claqua de la langue lorsque la dame l'ignora, avec la superbe d'une noble refusant de poser ne serait-ce que son regard sur un simple domestique. Ah celle-là elle avait du vivre depuis toujours les fesses bien calées sur des coussins remplis de plumes, et dormi dans des draps de soie. La Russe lui réserva plus d'une insulte se concentrant bien rapidement sur l'homme qui lui répondait... et en russe qui plus est. Orendi nota bien la présence chantante d'un accent, mais rien qui ne puisse déformer le dialogue. Qui était clair comme de l'eau de roche.

« Oups. » minauda la Russe, une de ses mains se courbant. « J'ai été découverte. Z'êtes d' la police ? Naaah seriez d' la police vous seriez pas avec vot' sœur. T'être détective. Ça aime les enquêtes louches les détectiv'. »

Oui elle tentait de le flatter le blondin. Peu sûr que ça fonctionne, surtout avec sa trogne de fille éclopée par la vie – elle n'avait pas le charme ardent et asiatique de la kitsune. Mais Orendi n'avait plus rien à perdre. Elle finit par hausser des épaules, ce qui produisait un ondoiement un peu curieux avec ce lever de quatre épaules dans un même mouvement.

« Une créature magiq' qui tomb' que'que part ça attir' toujours foule. Vous voulez prendre sa fourrur' pour en faire un manteau à vot' sœur ? »

La Russe continuait à pérorer tout en marchant, se faisant tout de même la réflexion qu'ils n'avaient pas beaucoup de traits communs le frangin et la sœurette. Mais ce n'était guère rare de voir une fratrie dont les membres n'avaient pas la même mère ou le même père, rejetons d'un mariage précédent s'étant soldé par un veuvage. Ce qui poussa Orendi à ne guère fouiller plus avant dans ces histoires de famille. La lépreuse, par contre, elle y jetait des coups d’œils furtifs se demandant bien ce qu'elle faisait là. Si elle perdait un bout de doigt ou que sa jambe décidait de la laisser tomber, la Russe n'aurait pas la charité de lui proposer de l'aide.

Les quatre mains de la Russe frottèrent son corps, le tissu rude crissant sous les paumes.

« Fait vraiment un froid d' canard congelé. Au moins les cadavres sentent pas. »

C'était là son unique mot en passant à travers l'allée des statues, ces cadavres congelés jusqu'à la moelle. Point d'empathie, point de considération envers ces familles endeuillées. Orendi poussa un unique cri en apercevant les élémentaires d'eau – qui méritaient désormais le non d'élémentaires de glace – pour mettre en alerte tout à chacun. N'empêchant pas, pour autant, que Viviane reçut un grêlon.

« Z'auriez pas du oublier vot' ombrelle m'am. 'Tendez je vais tenter une bricole. »

Orendi extirpa sa craie d'une des poches de son manteau. Arrachant une parcelle d'écorce à un arbre, frottant du revers de la manche le gel incrusté, la Russe y inscrivit, de la pointe de sa craie magique, un de ses pentacles. Elle savait qu'elle jouait là avec le feu et les règles même d'un univers où la magie n'était que explosion. Mais, oh, la tentation était telle qu'elle ne pouvait y résister. Son œuvre achevée, Orendi posa l'écorce sur le sol. Fouillant dans une autre de ses poches, débouchant une fiole, la Russe traça un cercle de poudre autour de son tracé.

« De la poudr' d' craie ensorcelée. R'culez. Ça peut fair' mal. »

Et ça fit mal. Des flammes surgirent du pentagramme, des langues violacées, un feu sépulcral qui se tordait, s'élevait, retombait pour mieux jaillir. La poudre de craie volait, s'embrassait en produisant des étincelles crépitantes. Les flammes se muèrent en un brasier dantesque dont les éclats rebondissaient sur la nature environnante, embrassant tout ce qui pouvait s'enflammer – feuillages, arbustes, bois, cheveux... Orendi posa deux doigts sur ses lèvres.

« Ouuups. »

Un cri suraigu retentit tandis qu'un élémentaire, pris d'assaut par les flammes, chutait, devenu liquide. Orendi le regarda, une once de sourire aux coins des lèvres.

« Au moins ça chassera p'têtre les moucherons. »

Spoiler:
 


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Hanako Hayashi
La kitsune
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Jeu 8 Juin - 13:01

Spoiler:
 


Hanako avait envie de rire quand la jeune amiec de Muffet annonça qu'elle en avait planté pour moins que cela. Si la renarde avait reçu un coup de couteau à chaque fois que ses queues avaient fait des siennes, elle serait sûrement tel César étendu sur le sol.

Mais bon la petite était partie alors que la petite Muffet, à croquer comme à la bonne époque, était là et s'excusait pour sa camarade. La renarde n'y fit pas attention. Peut être pour elle un moyen de faire culpabiliser l'araignée et de se jouer d'elle. Mais il fallait avouer que la suite lui parlait. Après tout elle n'aurait pas besoin de simuler sur le sujet et que le plan de Muffet l'amusait. Pourquoi pas après tout. Hanako regardait de haut en bas Muffet. Elle pourrait faire une bonne servante à quelques détails près. D'une caresse sur la joue et sans un mot Hanako approuva le plan de la scandinave, à elle de le comprendre. Mais Hanako ne doutait pas que le message serait passé. Elle donna juste un bonbon à Muffet.

Hanako observa d'un œil attentif les personnes qui bougeaient le plus face aux propos de la fille orange. Une femme avait même totalement ignoré Orendi, du moins selon Muffet c’était son nom. Pour faire quoi, parler avec quelqu'un qui ressemblait à une lépreuse avec des manières que la renarde ne connaissait que trop bien. Quant à l'homme qui maintenant parlait avec Orendi il disait que cette femme était sa sœur ? Hanako laissa apparaître un petit sourire en coin. Le voyage allait sûrement être bien plus amusant que ce qu'elle le pensait, surtout qu'elle se sentait étrangement bien en ces lieux. Comme si la magie était plus clémente avec elle.

— Suivez moi très chère.

Hanako sortit son ombrelle blanche et rouge, presque les mêmes couleurs que son pelage selon les saisons. Dans son autre main la Kitsune tenait une pipe pour femme venant du Japon. Ce genre de pipe était longue et fine. En quelque pas Hanako avait rejoint le petit groupe qui s’était formé. Par qui allait elle commencer ? Le roi suisse à qui elle fit une révérence.

— Sa majesté royale de Suisse aurait elle une sœur maintenant ? Peut être une nouvelle sœur adoptée ? Ou…

Une maîtresse qui ne faisait pas bon de divulguer en se faisant passer pour frère et sœur. Mais ainsi habillé et non caché d'une quelconque manière, il avait été facile de reconnaître le roi Suisse qui avait récemment fait parler de lui aussi bien pour l'ouverture de ses frontières que pour une construction plutôt originale avec le château bizarre dont elle avait oublié le nom.

— Mais veuillez m'excuser, je manque à toutes mes politesses. Je suis Hanako Hayashi, membre de la cour impériale du Tenno Hideo Yammato. Qui comme vous, mais un peut plus tôt, a ouvert ses frontières au delà du continent asiatique. Mais une petite île comme la notre n'est peut être pas parvenue jusqu'aux grands pays d’Europe. Et voici Chibi ma servante.

Hanako donna, à ce même moment, son ombrelle à Muffet et détourna le regard vers la pesteuse.

— Je ne sens aucune maladie, mais je peux me tromper avec toute cette magie qui nous fait être déréglés, si je puis dire. Mais si vous étés bien lépreuse, et vu votre comportement et vos manières, une lépreuse tout du moins noble au minimum. Nous vous demanderons de rester à l’écart. Il ne manquerait plus que cette maladie contamine les personnes ici présentes. Nous avons bien assez de problème avec tous ces bouleversements magiques.

Quant à l'autre femme qui avait proposé par on ne sait quelle folie à la lépreuse de les suivre, Hanako l'ignora juste. Pas un mot, pas un geste, non elle retourna vers le roi Suisse avant de demander à Muffet et Orendi de leur montrer le chemin. Escrocs ou non elles avaient l'air de connaître les lieux. Et valait mieux perdre quelques sous, que de perdre la raison, voire la vie en ces terres hostiles.

Hanako avait décidé de suivre la fille en orange. C’était peut être un mauvaise idée quand tout se mit à brûler après une tentative de sorcellerie vraiment ratée. Le feu, l'odeur de brûlé cela rappela des souvenirs lointains. Hanako huma l'air abordant à nouveau un petit sourire en coin. Le feu, la chaleur des flammes... Húlí se demandait comment IL allait en ce moment. En fait elle s'en fichait pas mal. Elle lui avait bien laissé un souvenir d'elle pour toute sa vie.

— Petite sorcière Orendi, vos flammes sont fort bien chaleureuses en ce milieu glacial. Mais il faut faire attention, du moins autant que possible.

Hanako fit un petit clin d’œil discret à la sorcière des flammes, un clin d’œil que seules les deux concernées pouvaient voir. Mais apparemment le feu attirait. D'autres créatures de glace arrivaient. Elles n'avaient pas du apprécier le sort que Orendi avait fait subir à leur consœur.

Hanako voulut faire apparaître des flammes sur toutes ses queues, mais juste deux flammes apparurent de deux queues. Hanako était déçue, mais son plan pouvait encore marcher. L'hybride renarde plongea les deux queues aux bouts enflammés dans les flamme d'Orendi pour augmenter la puissance de ses propres flammes.

Mais cela avait l'air plus compliqué à faire que prévu. La magie ambiante perturbait, agissait sur sa concentration et ne réussit à améliorer qu'une des deux flammes. Et dans un grand geste des deux queues enflammées, la renarde créa un petit mur éphémère de flammes qui dégageait une grosse dose de chaleur.

— Ce qui est arrivé est un accident. Nous voulons juste rencontrer le gardien. Voulez vous nous mener à lui ? Plus vite nous le rencontrons, plus vite nous vous laisserons tranquille. Veuillez écouter et accéder a notre requête je vous prie.

Tant de mots que Hanako prononça avec du mal, mais il fallait qu'elle joue son rôle. Hanako regarda autour d'elle s’avançant vers Muffet. Si il devait y avoir peu de personnes qui étaient autorisées à passer, elle s'assurerait que l'hybride passe avec elle, quel que soit le prix.



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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Sam 10 Juin - 21:32
Je contemple un instant le bonbon que m'a offert Hanako avant de le mettre en bouche. Je dois avouer ne pas trop comprendre pourquoi la renarde vient de m'offrir une sucrerie, mais tant que ce n'est pas une de mes créations, je fais rarement la fine bouche. Le goût amer me saisit le palais un instant avant que je ne m'y habitue. Rapidement, je sens une chaleur qui se répand dans mon ventre et mon coeur qui bat plus fort. Qu'est ce que? Hanako... Manifestement son côté "joueur" n'a pas disparu.

Je me retiens de l'embrasser fougueusement et maintient une expression neutre. Avec un hochement de tête servile à la requête de ma maitresse, je lui emboite le pas. Soudainement, mes sens semblent se décupler, en particulier mon ouïe et mon odorat. Je sens l'odeur de tabac froid de la pipe d'Hanako, son parfum et j'entends chaque bout de tissu qui frotte contre sa peau. Je maudis le bonbon et fixe le sol. En rejoignant Orendi en Russie, je n'avais pas imaginé un seul instant que la torture serait psychologique.

D'une oreille attentive, j'écoute attentivement ce que dit la renarde et effectue une révérence lorsqu'elle me présente. L'utilisation de mon vrai prénom est perturbante, mais au moins les autres ne pourront pas dire qu'elle ment, contrairement à Ori. Sans un mot, j'accepte l'ombrelle d'Hanako et écoute d'une oreille Orendi faire une remarque bien à propos sur les cadavres et les lamentations qui nous entourent. Il est vrai que le spectacle fait - sans mauvais jeu de mots - froid dans le dos. Tout comme son cri d'ailleurs, qui me fait tourner la tête rapidement. Des élémentaires corrompus par la magie ambiante semblent vouloir nous lapider. Fantastique. Je hausse immédiatement l'ombrelle au-dessus de la tête de ma maitresse avec mon bras droit le plus haut pour lui éviter ce triste sort.

Dès l'instant où la sorcière aux quatre bras décide de "tenter une bricole", je tends un bras devant la renarde pour lui faire comprendre qu'il vaut mieux que nous gardions nos distance. Le résultat est - sans surprise avec l'imprévisible pyromane - assez désastreux, seulement légèrement mitigé par des queues enflammées. Sa remarque me donne envie de rire, mais je préfère me contenter d'un sourire. Je me rapproche d'ailleurs d'elle pour obéir à la requête formulée un peu plus tôt. En toute discrétion, je lui murmure :

"Tu as une idée du chemin?"


Elle semble avoir sa petite idée, mais je ne peux pas en être totalement sûre. Alors, pendant qu'Hanako s'adresse aux élémentaires, je me déplace dans le jardin, tendant légèrement les bras que je déplace avec lenteur pour essayer de déterminer où se trouve l'origine de ce temps glacial. J'ai remarqué lors d'un voyage en Inde que la chaleur avait tendance à affecter mes mouvements, il semble donc logique de retenter l'expérience avec du froid cette fois-ci. Sauf que ça ne marche pas. Probablement parce que j'ai l'impression d'avoir le bas du ventre en feu et qu'un feu - bien plus littéral, lui - gigantesque brûle non loin de moi. Tant pis, j'aurais essayé. Je retourne aux côtés d'Ori et espère sincèrement qu'elle sera capable de trouver le chemin. Je ne fais pas spécialement confiance aux êtres... lapidaires.




Merci Ronce <3
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Narrateur
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Lun 12 Juin - 0:01
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7


Tandis que certains parlementent, que d'autres tentent de trouver le chemin jusqu'au Gardien, les Élémentaires d'eau font de leur mieux pour étouffer les flammes déclenchées par la Russe. Le succès est clairement mitigé. Des flammes ont déjà pris l'assaut d'autres pans de la végétation grignotant, lentement mais sûrement, la verdure gelée. Sans le froid pénétrant qui a transformé le décor en sculpture de givre figée les flammes se seraient déjà propagées dans l'ensemble du jardin. Feu et glace, sorcellerie et magie naturelle s'entrecroisent, se défient, mais aucune ne réussit à prendre l'ascendant sur l'autre.

Les paroles de la kitsune interpellent les Élémentaires. Il est difficile de faire confiance en quelqu'un brandissant des queues enflammées. Cela revient à baisser les yeux face à une personne tenant une arme à feu dans les mains. Il y a bien quelqu'un qui serait capable de voir, en ce cœur de renard, s'il y a de l'honnêteté. Les Elémentaires s'en font la réflexion, devisant dans leur langue avant de faire entendre le verdict par la bouche de l'un des leurs.

« Nous allons vous mener au Gardien. Mais prenez garde. Si l'un de vous commet une faute, une seule, tout le groupe pâtira. Pas de violence ni vers le Gardien, ni à ce jardin. »

L'on pourrait rire de cette menace de la part de créatures pas plus grandes que les membres du petit peuple. Mais il est bon de s'en méfier aussi. La magie est si imprévisible, et ses pratiquants d'autant plus. Bourdonnant tel un essaim, les Élémentaires vous guident au sein des frondaisons.

Vous le voyez parfaitement alors que vous débouchez sur une clairière et que le froid se fait encore plus mordant si c'est possible. Vous êtes à l'épicentre même du Jardin et de cet hiver qui s'est propagé dans les environs. Le Gardien est là, prisonnier d'une gangue de glace gigantesque. Vous pouvez voir son corps en transparence, son œil ouvert qui vous fixe. Et semble vous appeler à l'aide.

La question repose entre vos mains. Que faire pour le sortir de là ?

Précisions.

→ Vous allez devoir tous lancer un dé Chance pour savoir si votre personnage arrive à résister à ce froid magique particulièrement virulent.
Pair : Vous résistez
Impair : Vous flanchez
Plus le chiffe est gros, plus l'effet sera important. (Exemple : avec un 12, votre personnage ne ressentira pratiquement rien, à l'inverse d'un 1)

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

© ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Orendi
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Jeu 15 Juin - 23:47
Sa sorcellerie avait dérapé et Orendi s'en gaussait, toujours amusée qu'elle était par le chaos qu'elle pouvait être capable de générer à son corps défendant. Lorsque la demoiselle asiatique la reprit, la gourmandant comme une enfant, Orendi eut un haussement de ses quatre épaules. Bah oui pas de bol ma 'tite dame mais hein c'est ça qui rend le jeu plus rigolo. Elle la regarda tenter de manipuler son feu chaotique, rit de son succès avorté et la laissa mener discussion avec les bestioles volantes. Orendi n'avait jamais été doué en pourparlers. Elle laissait ce travail à d'autres. Pour sa part une dague bien plantée suffisait à régler bien des problèmes – la destruction engendre le calme et la quiétude.

Sentant Muffet se glisser près d'elle, Orendi haussa un sourcil à son encontre, l'écoutant la questionner.

« Je dirais là où il fait l' plus froid. Paraît qu'il est tout congelé l' serpent poilu. Puis tout cet hiver s'est propagé dès qu'il a chuté. Plus on gèlera et qu'on perdra des orteils, plus qu'on s'ra proche m'est avis. »

Logique simpliste mais qui avait du sens vu sous cet angle. Néanmoins le dialogue de l'hybride renarde ayant porté ses fruits, il ne restait qu'à suivre les élémentaires. Orendi gardait un œil sur les créatures se doutant bien que sa présence gênait les créatures. Elle avait brûlé une des leurs. Par incident certes, mais allez expliquer cela à la famille du (de la) défunt(e). Surtout qu'ils semblaient avoir la rancune facile. La Russe n'était pas dupe. La mise en garde la visait tout particulièrement.

Ce qui ne l'empêcha pas de commenter tout haut ce qu'elle ressentait tout en avançant aux côtés de Muffet.

« Ah j' sens un orteil s' figer. On approche ! J' suis habituée au froid mais là c'est polair'. J' vous dis pas les engelures ! »

Et effectivement ils approchaient. Le Gardien était là, recroquevillé sur lui-même en un simulacre de fœtus. Son œil noir et immense les fixait, ces nouveaux venus qui n'avaient pas encore succombé à l'hiver. Orendi inspira et expira à longues goulées, le corps traversé par une vague d'émotion à laquelle elle n'était guère habituée. La fascination. Cette créature devait être vieille de plusieurs siècles et posait sur eux un regard empli de tant de bonté, de tant d'espoir, que Orendi en eut le vertige. Et ne réfléchit pas longtemps avant d'agir.

« Bon. » La Russe se reprit, claquant ses mains l'une contre l'autre. « 'cartez-vous sait jamais. Je vais tenter d' faire fondre un poil la croûte là. Va voir c' que ça va donner. »

Orendi préféra ne pas formuler tout haut le risque, non négligeable, que sa sorcellerie lui échappa encore et ne fasse courir un grave danger au Gardien. La Russe fouilla dans ses poches, en sortit la craie magique qu'elle agita comme un enfant le ferait avec une sucette. Il fallut encore extraire de l'écorce d'un arbre, gratter le givre à s'en écorcher les doigts, à s'en arracher les ongles, afin d'obtenir une surface où la craie pouvait laisser une trace. Tendant son bras en arrière, la Russe lança le monceau de bois en direction du Gros Glaçon qui emprisonnait le Gardien.

« On s' couche ! » claironna-t-elle, joignant le geste à la parole, les mains plaquées sur son couvre-chef.

Après quelques instants Orendi rouvrit son œil en remarquant l'absence d'explosion. La femme se remit sur ses pieds, son nez flairant les effluves de bois brûlé. Le maléfice avait prit et grignotait, doucement, la gangue de glace. La Russe leva les bras.

« Baaah ça pourrait êt' pire, hein ? Quelqu'un a un plan ? Parce qu' là... On a pour un siècle l' temps qu' ça fonde. »


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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Double-compte : néant

Lun 19 Juin - 0:55

Lorsque la kitsune ouvre sa bouche je sens déjà une forte et puissante odeur de brûlé envahir les airs. C’est ce qui s’appelle être grillé en beauté, en même temps à la réflection c’est vrai que c’était un peu fort de café de voyager ainsi sans pastiches. Bien que la traversée de l’Europe n’ai pas mise en péril son anonymat, sans doute parce que rester dans le train à bien limité les risques. Mais les faits sont là, nous avons été d’une imprudence extrême, qui frise avec la bêtise, parier sur la stratégie de mettre sous le nez ce que tout le monde recherche n’a pas porté ses fruits. Les journaux n’ont sans doute pas joués en notre faveur avec la récente ouverture des frontière et la capitale ambulante.
Enfin le mal est fait, le lait est renversé il va falloir se contenter de café noir. Dommage que je n’aime pas le café. Par contre le sous entendu me laisse de marbre, qu’elle pense ce qui lui chante elle n’est ni la première ni la dernière à rédiger des romans à l’eau de rose (je ne dénigre pas, certains sont très bons et intelligents) dans sa tête.
Une japonaise, oh ! Intéressant, à supposer que ce qu’elle dise soit vrai. Et en vérifier l’authenticité n’est absolument pas à l’ordre du jour. De toute façon ça n’apporte pas grand chose à notre situation.

***

Oh Ciel… Je regarde le monde partir en flamme. Heureusement personne ne semble être blessé, si ce n’est cette pauvre élémentaire d’eau qui gît plus loin. En d’autres circonstances je pense que le feu aurait envahi le reste du jardin en un claquement de doigt, et que pauvres inconscients aurions finis en petits tas de cendres fumants… Je suis heureuse d’avoir oublié mon ombrelle. Sinon je pense que j’aurais difficilement résisté à la tentation de la fracasser sur le crâne de notre “guide” pyromane. Si le feu est maîtrisé par les élémentaires et ces dernières convaincues par l’oraison de la renarde (assez pour ne pas nous tuer sur le champ, ce que je ne suis pas sûre de cautionner même si j’apprécie), néanmoins je ne suis pas convaincue que notre sursis soit de longue durée. En particuliers avec cette fole pyromane avec nous… Je laisse cependant les deux hybrides la gérer. Moi j’ai mon roi et ma personne à charge. Charlotte et Wilhelm sont tout à fait capables de s’en sortir sans nous, ce qui n’est sans doute pas exactement réciproque en cet instant.
Nous nous mettons en route, assez étrangement le froid ne me dérange plus vraiment. Il me laisse même de glace si je puis dire. Par contre la folle aux six bras et moi semblent bien moins le vivre, vraiment moin bien. Si la pyromane pourrait tout aussi bien se transformer en statue de glace sans que ça m'émeuve, le résultat pourrait même être des plus intéressant avec ses six appendices, Sigfried m’inquiète beaucoup plus. Déjà que ses nerfs ne semblent pas dans un état des plus favorable, si en plus Grand-Père Gel vient lui chercher des poux sur la tête…

-Charlotte, sors la couverture que j’ai “préparée” et donne la à sa majesté s’il-te-plaît.

J’ai bien fait de l’emporter au final, comme quoi ma manie de doter tout ce qui me passe sous la main (volontairement ou non) ces derniers temps se révèle utile en cet instant. C’est déjà ça.
La vision du Gardien me fend le coeur, je le sens se fissurer dans ma poitrine, le pauvre être est là recroquevillé dans son carcan de givre. Ses grands yeux suppliants et humides. Je ne vais pas laisser ainsi, il faut trouver un moyen de le sortir de cet enfer.
Je ne dois pas être la seule à me faire cette résolution, la folle aux six bras semble reprise par ses tendances pyromaniacs. Oh Seigneur ! Cette femme n’apprend-t-elle rien de ses erreurs ? Bon si ça marche sans tous nous tuer ou réduire en cendres tout ce jardin, et dire qu’elle parlait de faire un manteau en Gardien… A TERRE !!!! Si la folle le dit faudrait même creuser un trou très très profond, voir aller au centre de la Terre; strict minimum. Je crains la tempête de flammes ou que sais-je encore comme choses tout droit sorties de l'imagination d’un Dante pyroman. Seulement la Fortune semble être des plus clémente avec nous, puisqu’il ne se passe rien. Pas d’explosions ou de trompettes de l'Apocalypse, juste une vague odeur de brûlé. Le sort semble avoir pris, je suis contrainte de reconnaître qu’il s’agit d’un succès, relatif mais comme personne n’est mort (pour le moment) et qu’il semble y avoir un effet…
Oui, et je crois bien pouvoir faire quelque chose pour ça. Si je dote la glace, lui permettant de générer de la chaleur, le problème serait plus vite réglé. Alors que je tente d’user de mes talents l’évidence s’impose rapidement, la magie glaciaire qui enserre le Gardien est trop puissante pour moi en l’état actuel des choses. Je me retiens de sortir un juron, foutu feu… Je crois qu’en ce moment je développe une forte inimitié à son égard.
Bien puisque cette tentative s'est soldée par un échec tentons autre chose. Peut-être en modifiant la texture de l’eau gelée ? La rendre molle est une solution. Essayons… Et non rien ! Sacrebleu! Je déteste cette magie capricieuse ! Ah ça pour faire parler un service à thé y a du monde; mais pour être utile… J’inspire profondément l’air frais pour me calmer. Tout doux Vi. Fais une dernière tentative puis retire toi. Allez essayons de transformer ceci en élément plus facilement manipulable par moi même: de l’eau liquide.
Rien. Ne. Se. Passe… Je suis simplement furieuse. Je regarde un bosquet autour duquel la neige et le givre fondent doucement, tandis que l’écorce prend la consistance de la cire de bougie fondue et que le reste de l’arbre fait de même.
Et qu’une saloperie de gros rocher est devenue une putain de patinoire en quelques secondes…
Connasse de magie !!! Je te demande un petit service bordel ! Et il faut que tu me lâches là. Je reste silencieuse, ne montrant rien dans mon expression faciale de la rage qui bouillonne dans mon ventre. Mais je crains que mes yeux ne fassent pas preuve d’autant de discrétion. Qu’importe ? Ce qui est certain c’est que le premier qui m’irrite un tant soit peu… Je lui fais don de.. Grand dieux je ne sais pas encore de quoi exactement mais il le regrettera jusqu’à la fin de ses jours… Et plus pragmatiquement je lui enfonce mon éventail dans la gorge.




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Lun 19 Juin - 18:30
Il n’aura pas fallut longtemps à la renarde pour me reconnaître. Quelle importance ? Je n’avais pas l’intention de me cacher. J’esquisse un sourire.

- Bien vu de votre part Madame, je réponds en m’inclinant. Je vous prie de m’excuser, je ne suis pas familier de la cour japonaise mais permettez moi tout de même de vous présenter mes hommages
.

Elle me paraissait bien familière de sa « servante » tantôt cette noble dame… Serait-ce une coutume japonaise ? J’ironise en silence. Je n’irai pas vérifier ce que me conte cette renarde. Ma migraine me fait déjà trop souffrir. Cependant...ce n’est que partie remise…

La douleur me vrille le crâne alors que nous avançons. J’écoute notre guide pérorer et répond un peu, à demi mot. Je n’ai pas relevé non plus le sous entendu de l’hybride renarde. Libre à elle de penser ce qu’elle veut. Cependant, je m’avoue déçu qu’elle n’aie pas reconnu Vivianne. Après tout, n’est-elle pas ma première conseillère et n’est-il pas rare de voir des conseillères au lieu de conseillers ? Enfin nul n’est parfait.
La Russe fait soudain flamber la neige autour dans une puissante explosion. Je m’écarte pour éviter les flammes qui, si ce jardin n’avait pas été de givre, auraient tout dévoré. Je suis autant que la douleur me le permet les négociations de la renarde avant de continuer d’avancer. Les remarques des uns et des autres me semblent bien lointaines alors que nous avançons. Je me perds dans la spirale de mes visions fugitives à mesure que je marche. Visions ou souvenirs ? Je les confonds. La douleur engourdit mes sens et je sens le froid insidieux engourdir mon corps. Je connais le froid, en Suisse, c’est un ami, ici je le sens sournois, mauvais. L’ami d’enfance devient un ennemi en ce lieu. Je me retiens de trembler, hors de question de montrer que l’on se sent mal. Je serre les dents et avance, je ne reculerai pas.

Une douce chaleur m’enveloppe soudain, réconfort imprévu dans ce monde glacé. Je referme les pans de la couverture sur moi avec un regard reconnaissant à Charlotte et Vivianne qu’elles seules savent percevoir. Décidément ces deux jeunes femmes ne manquent pas de ressources et ne cessent de me le prouver. A mesure que cette couverture joue son rôle providentiel, je ne peux m’empêcher de concéder que certains dons lancés à l’aveuglette ont du bon. Peut-être le service à thé passionné d’opéra s’avérera-t-il salutaire un jour qui sait ?

Je commence à retrouver du poil de la bête alors que nous atteignons la prison gelée du Gardien. A travers la glace translucide, j’observe cette silhouette majestueuse, prisonnière aujourd’hui de ce jardin alors que j’aurais voulu la contempler dans le ciel. Quelle créature ce doit être ! Je me prends un instant à admirer cet être d’une pureté sans égale, ému peut-être par ce spectacle d’une tristesse infinie. L’oeil immense et noir du Gardien semble nous appeler à l’aide dans une supplique muette qui pourtant résonne avec la force d’un rugissement au fond de mon âme.

- On s'couche !


Le cri me tire de mes pensées et je m’écarte silencieusement du groupe. Aucune explosion cette fois ci. Les flammes ne font pas grand effet sur cette gangue de glace. M’est avis que tant que nous serons dans ce jardin et que le Gardien y sera, la magie continuera de l’emprisonner. Quelle chose a donc bien pu l’épuiser à ce point ? Sa peur me semble si terrible que je ne peux m’empêcher de redouter ce qui a pu pousser le Gardien à fuir au point de s’en épuiser. Là n’est pas la question. Ce qui importe pour le moment c’est de le tirer d’ici. Si nous le sauvons, nous aurons bien sa version des faits.

Alors que Vivianne tente désespérément d’enchanter la glace, j’arpente les environs en silence. De la neige, de la glace...des mousses, des arbres aux branches couvertes de givre. Dans la lumière du jour ce spectacle serait majestueux, enchanteur. De la glace…des arbres… un bloc de glace de plusieurs mètres de haut et d’autant de long… De la glace...toujours de la glace...et des arbres. Une forêt. Gelée, glacée, couverte de neige et de givre… Des arbres… un arbre qui prend la consistance de la cire fondue… un rocher qui devient aussi glissant qu’une patinoire..glissant. Glissant. Le mot tourne dans mon esprit. On ne peut pas soulever le Gardien, il faut le faire glisser… Des arbres, encore des arbres… des troncs. Des troncs et...un monument.

Je clape brusquement des mains avec un petit rire puis je me tourne vers notre étrange équipée que je rejoins, galvanisé par mon idée. Je ne peux m’empêcher de sourire à mesure que mon plan se dessine. Je ne suis ni fée, ni sorcier, la magie m’est presque totalement étrangère mais j’ai mes mains et surtout ma tête. Je rejoins le groupe à grandes enjambées. Si je parviens à les convaincre, si nous unissons nos forces, je suis persuadé que cela peut fonctionner. J’inspire profondément avant de prendre la parole d’une voix claire.

- J’avoue ma presque totale ignorance en matière de magie mais si vous permettez, je pense que tant que nous serons dans ce jardin, nous ne pourrons pas nous défaire de cette gangue de glace qui entrave le Gardien. Toutefois, il doit être possible d’agir autrement. Nous sommes au milieu d’une forêt, nous avons des troncs à disposition et nous pouvons nous en servir comme leviers mais aussi pour faire glisser le Gardien sur le chemin que nous tracerons pour le mener hors de ce lieu. En attaquant le sol sous lui et non la glace qui l’entoure nous pourrons le soulever et le déplacer. Votre magie nous permettra de dégager ce sarcophage de glace et avec nos bras nous pourrons le déplacer hors du jardin. Là nous pourrons sûrement trouver un moyen de faire fondre cette gangue de glace sans risquer de détruire ce qu’elle renferme. Qu’en pensez-vous ? Certes cela risque de nous prendre du temps et il nous faudra sûrement plus de main d’oeuvre mais c’est possible. Quelle différence entre cette gangue de glace et un monument ? Ce monument n’est pas de pierre mais d’eau gelée mais ce n’est que la matière qui change et ça nous pouvons nous y adapter. Êtes vous avec moi ?
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Hanako Hayashi
La kitsune
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Mer 21 Juin - 22:09
Spoiler:
 


Hanako avait apparemment réussi a duper le roi Suisse. Son éducation avait du jouer dans sa performance. Heureusement pour elle que le Japon était un pays lointain et sans liens avec les pays du coin, sinon elle n'aurait pas pu se jouer ainsi du pauvre roi.

Hanako avait réussi à convaincre les petits glaçons d'amener le groupe, et surtout elle, auprès du Gardien, mais à condition de ne pas faire trop de vagues. Ça elle verrait bien si l'occasion de s'amuser se ferait sentir ou non, mais bon si elle voulait reprendre ses diverses activités magiques et autre.

Hanako voulut avancer pour suivre les mini glaçons mais Muffet avait l'air d'avancer vraiment au ralenti comme légèrement gelé. Une vague de froid ? Hanako n'avait rien senti. En regardant autour d'elle personne avait l'air d'avoir froid. Quoi que la potentielle maîtresse du roi Suisse venait de lui passer une couverture sur le dos. Hanako ne préféra rien dire et préféra plutôt agir.

La renarde entoura l'hybride de ses queues blanches pour essayer de faire de la chaleur sans flammes sur les queues qui essayaient de réchauffer Muffet. Mais ces dernières n’étaient pas très coopératives ne produisant que peu de chaleur autre que celle d'une fourrure de base et bougeant un peu partout sur le corps de Muffet.

La renarde soupira discrètement dissimulé derrière une main.

— On dirait bien que les troubles magiques œuvrent encore. Mais peut être qu'un autre bonbon pourrait vous aider à vous réchauffer un peu plus mademoiselle Chibi. Il nous en reste quelques uns.

Hanako avait observé l'initiative de Orendi qui avait encore une fois échouée. Mais au moins, cette fois ci, tout n'avait pas explosé autour et les mini glaçons n'allaient sûrement pas prendre cela pour une agression. Après la russe se fit le tour de la maîtresse du roi qui, vu ses tentatives de magie, avait tout du profil d'une fée.

Mais ses tentatives furent toutes aussi utiles que celle de Orendi. Le roi sortit une grande tirade qui avait presque donné envie à Hanako de bailler un grand coup.

— Vous demandez donc à des dames d'agir de la sorte ? La Suisse est un pays bien étrange, bien que nous aurions approuvé votre idée si il y avait eu plus d'hommes parmi nous.

Hanako pensait que des arbres gelés n’étaient pas assez solides pour supporter le poids d'une telle créature, la glace ayant sûrement fragilisé les éléments. Mais bon Hanako n'avait pas un meilleur plan hormis peut être essayer d'utiliser encore une fois son pouvoir en espérant avoir plus de chance que la dernière fois.

— Enfin nous préférons essayer à la japonaise et faire parler notre magie de feu. Si cela marche je compte sur ma servante Chibi pour réagir comme il se doit et que la petite sorcière russe profite des flammes pour faire de nouveau des siennes. Et pour le couple d'amant royal peut être pourriez vous creuser la glace qui fondra pour dégager le Gardien. Sinon il ne restera sûrement que la méthode de son altesse royale.

Hanako essayait de se concentrer alors que ses queues s’allumaient les unes après les autres d'un feu intense. Elle lança ses flammes au niveau de la tête du Gardien. Les flammes ne restèrent pas bien longtemps, mais heureusement car la glace fondait au niveau de la tête de la créature, et les flammes auraient pu le brûler et le faire potentiellement fuir. Hanako était en forme, bien plus en forme qu'en arrivant comme si l'air frais lui faisait un bien fou à moins qu'il s’agissait d'autre chose qui lui portait chance et ne lui faisait pas avoir de crise magique.


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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Ven 23 Juin - 4:54
J'enchaine le pas d'Orendi quand soudain, le temps semble s'accélérer. La petite sorcière avance sans moi, faisant un commentaire que je mets longtemps à comprendre. Trop longtemps. Quelque chose cloche, même si la sensation est familière. Pourquoi l'est-elle? Des souvenirs reviennent. Lentement. Attendre sous la neige. Des heures passent. Ma cible arrive. Je bondis et la poignarde. Je vole le cheval. Des heures passent. La neige? Le froid? Magique alors car... Je tourne ma tête et voit que tout le monde semble se mouvoir avec aisance. Je suis la seule affectée. Étrange. Quelque chose de doux frotte contre mon corps, réanimant les braises qui étaient en moi. Je sens que corps se meut plus facilement.

Pas suffisamment pour bouger lorsque Orendi pousse son cri. Par chance, l'effet n'est que très minime et ne risque de nous tuer que si nous décidons de faire une sieste sur le gardien. Ce qui est tentant mais je vais m'en passer. Je m'extirpe des queues d'Hanako (avec difficulté) pour rejoindre la terre ferme. Je ne suis pas totalement remise et accepte donc poliment son offre d'un hochement de tête poli. Seulement - et avec un regard rapide pour vérifier que personne ne regarde dans notre direction - je mets le bonbon dans ma bouche en la regardant droit dans les yeux. Ma façon de lui dire que je sais ce qu'elle trame. Les flammes en moi deviennent un brasier, cependant, je m'efforce de garder des pensées normales et observe plutôt tout le monde tenter tour à tour de déloger le Gardien. L'idée du roi suisse a du sens, même si elle semble difficilement réalisable - personne ici ne semble avoir la force de bouger des troncs entiers.

Je hoche la tête a nouveau quand la renarde m'ordonne d'aider dans l'opération. Concrètement, il n'y a pas grand chose que je puisse faire, à moins que tout le monde apprécie les sucreries gelées. Je décide donc de revenir aux côtés de la sorcière à quatre bras pour lui venir en aide. Si elle a besoin de moi. Arrivée à sa hauteur, je me plie en deux, le souffle coupé. Ces quelques pas me donnent l'impression d'avoir sprinté dans sa direction. Il faut que je me ménage. Entre deux respirations, je m'adresse à elle en murmurant.

"Désolée Ori. Je crois que la magie commence à m'affecter aussi; mon sang est froid comme si je m'étais roulée dans la neige. J'aimerais pouvoir t'aider mais je ne sais pas ce que je peux faire vu mon pouvoir et... la renarde est d'humeur joueuse, ce qui ne m'aide pas beaucoup. Enfin, elle se débrouille bien."
Dis-je, le regard tourné vers les queues de la renarde qui parviennent à faire fondre la glace autour de la tête du gardien. "Argh. Désolée, ce voyage était censé être à deux."

Je me tiens prête à aider Ori du mieux que je peux, même si la meilleure aide que je peux lui fournir à l'instant même est sûrement de m'écarter d'elle pour la laisser faire une autre de ses spectaculaires explosions. Je déteste cette sensation d'impuissance. Alors j'imagine ce que doit ressentir la créature légendaire, piégée dans cette gangue de glace, à nous regarder subir ce qu'il lui arrive et à ressentir la chaleur des flammes qui pourraient tout aussi bien le rôtir vivant. Un sort peu enviable.



Merci Ronce <3
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 23 Juin - 21:24
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7


Les Élementaires ont poussé un glapissement au vu des flammes rongeant la glace, craignant et espérant tout à la fois – ce pour quoi aucune des créatures ne s'en prend à vous, attendant de voir. Feu et glace combattent, magie contre magie. La glace fond, doucement, permet au Gardien d'extraire sa large tête avant que la glace ne se referme autour de son cou en un collier indestructible. Il a beau agiter son long cou serpentin rien n'y fait. Comme le pressentait Fafnir, la magie ici présente est bien trop puissante pour être si facilement domptée. Plus d'un y a perdu la vie.

La voix du Gardien résonne, basse – la voix douce et profonde d'un animal aussi ancien que le monde, aussi sage que le temps.

« Merci... à vous. »

Ses mots sont hachés, l'on sent la fatigue qui l'étreint, le froid qui le saisit.

« S'il vous plaît... Aidez-moi. Ma présence ici... n'a que trop causé d'afflictions. Vous avez... fait preuve de bravoure en venant jusqu'ici... Je puis vous aider... qu'avec un peu de ma magie... »

Le Gardien tend le cou à votre rencontre, posant sa large et puissante figure sur le sol enneigé. Son pelage se redresse comme si un courant électrique le parcourait – l'émanescence d'une magie.

« Je vous accorderais le don que vous souhaiterez. Si celui ci fait... preuve de bonté. »

Ainsi la légende disait vrai. Le Gardien récompensait les bons et les braves.


Précisions.

→ Le Gardien peut vous accorder un don qui remplacera votre don actuel temporairement ou indéfiniment (ça c'est à votre convenance). Un dé sera lancé pour voir si ça fonctionne (on rappelle que la magie déraille même chez le Gardien pauvre petit père)

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Prochain tour le 3 juillet.

© ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Dim 25 Juin - 0:26
Bien, on dirait que la renarde ne semble pas apprécier mon idée. Au delà de son dédain et de ses grands airs, je perçois comme une touche d’animosité, bien plus profonde…
Un faux air ingénu et presque navré se dessine sur mon visage alors que je réponds à sa remarque.

- Ainsi au Japon vous acceptez toujours d’être traitées comme inférieures aux hommes ? C’est bien malheureux…

Dame de la cour ou non, elle me fait rire, je dois l’avouer. Je sais très bien à ses airs, à son allure qu’elle joue la comédie. Elle veut jouer ? Je jouerai à répondre tant que ce petit jeu me divertira. Lorsque je m’en lasserai, je passerai à autre chose. C’est cela renarde, montre moi tes yeux, je te dirai qui tu es.

Ses allusions et ses « ordres » me glissent dessus sans me toucher. J’ai d’autres choses à faire. La petite hybride araignée, Chibi à ce qu’il paraît, semble meurtrie par le froid malgré les tentatives pour la réchauffer de sa « maîtresse ». De mon côté, je n’en souffre plus grâce à la couverture providentielle. Aussi je décide de les rejoindre en silence, elle et la sorcière à quatre bras dont elle semble étonnamment proche, et dépose la couverture sur les épaules de la présumée servante.

- En espérant que cela vous apporte quelque réconfort, je lui glisse gentiment.

Je ne dis rien de plus, il n’y pas d’intérêt à broder. Mon geste est simple et, pour une fois, du moins je crois, désintéressé.
Je crois le regard de Viviane et il me semble y percevoir son approbation. Ce n’est pas le genre de la maison de laisser une petite geler sur place, servante ou non.

Je reste non loin de la petite araignée pour observer les flammes dégager la tête du Gardien mais s’arrêter au cou, vaincues par la glace. Visiblement ma théorie avait quelque chose de vrai, tant qu’il sera ici, la glace gardera ses droits sur lui. Toutefois, maintenant que sa tête est à l’air libre, il se retrouve en mesure de s’adresser à nous. J’écoute cette voix douce qui pourrait me bercer dans la sagesse qui en émane si ses mots n’étaient pas hachés par la peine, la fatigue et le froid. J’aimerai tant pouvoir un jour converser avec une telle créature, écouter les savoirs qu’elle a accumulé au fil des âges et m’abreuver à cette source intarissable de connaissance et de sagesse. Le Gardien semble vouloir nous aider et nous propose un don… Son offre est infiniment généreuse mais le choix est difficile à faire. Que demander à une telle créature ?

Je réfléchis, laissant la possibilité aux autres de demander avant moi quelque chose s’ils le désirent. Que demander ? Quelque chose pour l’aider lui… Serait-ce assez juste et bénéfique assez yeux ? Peut-être aurais-je l’occasion de ne plus avoir ce mal de crâne qui me vrille la tête. Peut-être…
Les paroles de la renarde me viennent à l’esprit. Sa voix moqueuse résonne dans ma mémoire, disant que personne ici n’aurait la force de bouger le Gardien avec mon idée… Il me faudrait cette force ou cette chaleur qui me permettrait de fondre la glace. Il me faudrait ce feu qui ne toucherait que mes ennemis et seraient pour mes alliés signe de réconfort. Je songe à mon emblème, celui frappé sur mon sceau et mes armoiries, celui dont les flammes dansent sur le drapeau qui ondoie dans le vent, dont les griffes menacent et défendent, dont les ailes se déploient fièrement sur le métal, la toile, le papier. Celui qui descendu sur la montagne s’en fit le roi et qui la défendit corps et âme ainsi que son trésor. Le dragon rouge de Suisse.

Je sais que j’en demande beaucoup, j’en ai conscience mais pour déplacer une telle créature, je ne vois pas quelle autre chose pourrait en avoir la puissance… Si ce n’est pas possible, je me contenterai de ce qu’il y aura tant que je pourrai aider un peu à faire bouger les choses, à lutter contre ce froid. La seule chose que je me refuse de faire c’est d’attendre que les choses se fassent. De plus, pour le tirer d'ici, il nous faudrait plus d'hommes et cela reviendrait à mettre en danger d'autres pères de famille, époux, frères et amants, à risquer de les sacrifier si le froid les emportait comme il a emporté les malheureux que nous avons croisés sur notre chemin... Le Gardien veut sortir d'ici car il a causé trop d'affliction, il faut trouver un moyen d'exaucer son souhait sans risquer plus de vie. Je ne suis pas certain que cette noble créature le supporterait.

J’attends que tous se soient exprimés avant de m’avancer vers le Gardien. Je viens tout près de lui. J’espère qu’il peut ressentir le respect qu’il m’inspire. Je ferai tout pour sauver un tel être, dussé-je lui offrir l’asile dans mes montagnes ou le tirer d’une gangue de glace. Pourquoi ? Je l’ignore. Faut-il une raison à tout ? Je dois bien en avoir une, quelque part au fond de mon coeur. Une vieille histoire que j’ai longtemps fait taire dans mes souvenirs les plus enfouis, ceux dont je ne parle jamais à personne et que je suis le seul à pouvoir contempler les rares fois où je décide de m’y replonger lorsque viens y chercher, tel un enfant perdu revenant à son foyer, la chaleur des moments d’autrefois.

Je décide de soutenir ce regard immense, plus profond que les abîmes les plus sombres. Je veux être franc. Je veux, s’il le peut, qu’il lise en moi et puisse y voir ma volonté.

Je ne m’adresse qu’à lui en cet instant. Ma voix est douce, empreinte d’un respect réellement sincère et si basse que lui seul peut m’entendre. Mes mots ne sont que pour lui.

- Je sais que ma demande est très importante, sûrement l’est-elle trop, mais je ne vois que cela pour aider. Je n’ai rien d’un mage, ni d’un sorcier, ni d’une fée, je n’ai pour seul don que de lire dans les âmes le mal qu’elles ont fait et le plaisir qu’elles y ont pris mais ce don a beau m’être utile, je ne peux avec lui briser la glace ni avec ma seule force te déplacer. S’il te plaît, si tu le peux, si tu m’en juge digne, donne moi la force de mon emblème pour que je puisse avec les autres te sortir d’ici, donne moi son souffle pour que la glace fonde, que je puisse protéger mes alliés et mon peuple et qu’il soit source de réconfort et de chaleur pour ceux que je veux défendre et aider. Je t’en prie, voici mon souhait, laisse moi la possibilité de devenir mon emblème.

Ma phrase se termine dans un murmure. Je ne confie qu’à lui ce que je souhaite en cet instant. C’est entre lui et moi. Je mesure au passage que je l’ai tutoyé… je n’arrive pourtant pas à l’envisager comme un manque de respect, seulement l’enfant que j’étais à dû parler pour une fois, avec sa naïveté d’autrefois.
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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Lun 26 Juin - 23:46
Elle n'était véritablement pas amusante cette femme qui accompagnait le roi Suisse. Indifférente aux propos qu'on lui adressait, elle semblait retranchée sur elle-même ne voyant que ses condisciples. D'autres que Orendi se seraient offusqués d'être aussi bien ignorés. La sorcière n'en eut cure se demandant tout de même ce que la femme tentait d'accomplir, ne voyant émaner d'elle qu'un visage se crispant. Peut-être qu'elle supportait mal le froid. La sorcière avait bien cru voir quelques éléments se modifier au sein de l'environnement entourant la dame du lac mais son attention fut bien vite concentrée sur plus important.

Emmitouflé dans une couverture (probablement donné par un de ces domestiques, gris et discret comme une souris) le roi Suisse proposa un plan – ma foi point idiot. Orendi se tapa même le front du revers de la main, pestant tout haut.

« Si j'avais su, j'aurais chourré un d' ces bonbons là qui permet d' faire grandir. On en avait utilisé en Roumanie... » Rire grasseyant. « C'est que ça avait été rigolo. »

Moins pour les pauvres Roumains qui avaient subi la sensation de finir écrasés, comme des fourmis, sous les pieds d'un géant. Une aventure à elle seule cette anecdote, ce prélude au massacre d'une reine de Roumanie dont le cadavre, encore chaud, avait été jeté à bas par un couple peu réticent à poser son fessier sur un siège encore sanglant.

Malheureusement tout projet ne reçoit pas forcément l'approbation globale. La kitsune y était réticente et ses arguments firent claquer de la langue à la Russe qui, loin de la conserver dans sa poche sous scellé, la laissa pérorer à sa guise. Au risque de causer quelque clivage. Elle avait beau sembler proche de Muffet, Orendi n'allait pas lui laisser faire ses caprices.

« Z'avez peur d' vous r'tourner les ongles ? Va bien falloir qu' chacun y mette d' sa patte. C'est vous qui voyez mais, pour ma part, vais pas m' gêner à m' salir et à m' rouler dans l' cambouis pour sortir la grosse bête de là ! »

Grosse bête dont la tête sortit de la gangue de glace, amollie par les flammes combinées des deux sorcières. Orendi ouvrit une bouche toute saillante de dents pointues à la vue de cette créature qui parlait avec le ton d'un vieux sage avec supplément fourrure. La Russe aurait tant voulu pouvoir sauter sur son dos, se cramponner à son pelage pour mieux s'y enfouir et se laisser porter dans l'inconnu, visant les étoiles au plus près, jouant avec les nuages. Mais si elle voulait pouvoir espérer réaliser un tel exploit il fallait le sortir de son glaçon. Autrement dit, aider le roi à rendre son idée concrète. Le Gardien lui tendait une belle perche avec sa volonté de jouer les marraines la bonne fée. Mais justement il y avait là trop de possibilités, sans compter un critère qui échappait aux habitudes de la Russe.

Un don qui ferait le bien.

Autant demander à un assassin de cesser de tuer.

Orendi posa d'ailleurs son regard sur Muffet dont les épaules étaient déjà recouvertes par la couverture du roi. La Russe frictionna le tissu sur l'épiderme de l'araignée pour accélérer la circulation du sang, au risque que le tissu rêche n'abîma sa peau.

« J'ai rien pour réchauffer. 'Fin si mais... » La craie jongla entre ses doigts. « Je voudrais pas t' transformer en bougie. On va trouver solution au problème. Bon. Moi j'ai pas d' don. Alors je peux demander n'importe quoi. J' sais pas c' que tu penses du plan du roi. M'est avis que ça peut aider. Si j' peux déraciner facile les arbres on pourrait, chais pas, transformer tout ça en grosse luge pour glisser, vite fait bien fait, hors des jardins. »

Orendi se gratta la joue avec un ongle. Elle ne savait pas fomenter des plans. Elle était de ceux qui agissent à l'instinct et suivent les directives des plus apaisés qu'elle. Finalement voyant que le roi avait fini son aparté avec le Gardien, la Russe fit entendre sa présence, agitant ses mains libres et s'égosillant.

« M'sieur le Gardien j'aurais un souhait moi aussi. Pouvoir déraciner les arbres pour faire l' gros chariot que veut l' dragonneau là. » De l'index elle désigna Sigfried. « Promis après j' les replante et ça r'pousse normal. Comme ça je cause pas d' soucis à l'environnement, la Nature, les petits z'osiaux, les écureuils, tout ça quoi. »

Attendant de savoir si ce souhait était assez bon pour le Gardien, Orendi ôta son chapeau et en coiffa Muffet. Un peu de tissu en plus ne lui ferait pas de mal. La chevelure crasseuse, empoissée de gras, de la Russe dégorgea en mèches épaisses sur ses épaules, la frange venant chatouiller ses yeux.


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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Mer 28 Juin - 21:31

Eh bien, on ne peut pas dire que le petit discours de son altesse reçoive un accueil des plus chaleureux. Vu le temps ça aurait été un comble ceci dit. La renarde est même franchement dédaigneuse. Elle va s’en mordre les doigts, ou en tout cas recevoir une petite tappe dessus.
Je me retiens d’éclater de rire à la mention “d’amant royal”, au moins quelque chose pour me remonter un peu le moral. Je trouve toujours ça hilarant ce genre de suppositions, même si j’ai l’habitude depuis le temps, il vaut mieux en rire qu’en pleurer, ça ruinerait mon maquillage aussi.
Je n’aime pas qu’on me donne des ordres, enfin plus précisément je n’aime pas recevoir des ordres de la part de quelqu’un dont je ne reconnais pas l’autorité. Et je ne reconnais pas l’autorité de l’hybride. Et je ne me soucie pas non plus de son opinion, et ce doit être réciproque alors autant ne pas s’encombrer de vaines querelles. Je n’ai pas d’éventail et le Gardien est la priorité numéro une.
J’approuve le geste de Sigfried, que cette couverture aide le plus de monde possible,que ma magie ait une quelconque utilité aujourd’hui. La petite a vraiment l’air gelée, si Charlotte se touvait dans un tel état… Si j’avais de quoi lui offrir un chocolat chaud je le ferais. Personne ne devrais à avoir autant froid. Mais la folle pyromane semble se soucier sincèrement de son sort, en et de faire preuve d’un bon sens… curieusement inattendu de sa part. Au moins la petite hybride ne mourra-t-elle pas gelée.
Par contre l’ambiance générale risque de se tendre plus encore, la renarde semble ne pas faire l’unanimité...

Un don utile, voilà ce qu’il faut. Le Gardien ne me semble pas bien, gelé et épuisé, après tout ce temps passé dans une telle prison ce n’est guère surprenant.
Le requinquer quelque peu ne serait pas du luxe. Eh bien je crois que mon don provisoire est trouvé.

-Gardien , je souhaiterais pouvoir offrir chaleur et énergie, pas à moi même mais aux autres.

Alea Jacta est.





Thème de Vi:
 
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Libre pour RP ? : Open bar!

✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Dim 2 Juil - 5:25
Je souris à la remarque d'Orendi mais évite de faire un commentaire. Quelque chose me dit que mon entourage immédiat apprécierait peu que je crie sur tous les toits que je suis directement responsable du meurtre de Roscat. C'est le genre de détail qui jette un froid aux soirées royales. La réponse du suisse quant à elle me laisse perplexe. Qu'essaie-t-il de sous-entendre par là? Avant même que je n'ai pu réfléchir à son intriguant commentaire, l'homme se déplace dans ma direction et m'offre sa couverture. Surprise, je me penche bien bas et lui dis :

"C'est très généreux votre majesté, merci."

Je réajuste la couverture qui commençait à glisser et m'en entoure en la tenant de seulement deux mains, les autres restant contre mon corps. La chaleur semble se propager dans mon corps et, déjà, je me sens revenir progressivement à la normale. Je ferme quelques instants les yeux, appréciant le toucher agréable du tissu avant de me rappeler qu'une certaine personne aurait peut-être à redire sur ce don. Je me dirige en direction de la renarde et demande, sans la regarder dans les yeux :

"Puis-je garder la couverture je vous prie? Elle protège bien du froid."

Le tout d'une petite voix. Pas question que l'on ait l'impression que je formule des requêtes à tout va avec sa seigneurie l'hybride. Je suis curieuse de voir sa réaction : je peux évidemment survivre sans la couverture mais celle-ci est aussi un cadeau d'une personne qui la critique ouvertement. Hanako a tout juste le temps de répondre avant que que le gardien ne s'adresse à nous. Dès que sa voix grave résonne, je me sens désolée pour lui. Et nostalgique. Des souvenirs de Scandinavie affluent que je réprime aussitôt, ne voulant pas afficher mes émotions ici. Je me déplace cependant jusqu'à lui et caresse son cou, la magie circulant dans celui-ci me picotant les doigts. Sa voix tremblante me donne envie de lui offrir à son tour la couverture, mais celle-ci ne lui serait guère utile.

Un don? Mes pensées errent pendant un instant. J'y ai longuement réfléchi - avec un don comme le mien, rien de surprenant. Cependant, un désir égoïste me saisit. Il y a bien un pouvoir que je désirais obtenir, quelque chose qui me permettrait de voir le peu d'amis que je possède plus souvent et de remplir mes missions plus efficacement. Le Gardien quant à lui devra compter sur quelqu'un d'autre pour le sortir de la glace. Je me sens coupable, mais j'en ai besoin. D'un murmure peiné, je lui souffle à l'oreille pour que lui seul puisse m'entendre :

"Je suis désolé Ô gardien, mais j'aimerais quelque chose qui ne peut vous aider. Le don de voyager entre les miroirs. J'aimerais revoir mes amis scandinaves qui me manquent."

Puis, je repars en direction d'Orendi, ne regardant pas en arrière pour que ne pas laisser mes émotions affluer. Le regard perdu dans la neige, je ne remarque pas les mains de cette dernière qui viennent me frotter vigoureusement. Le tissu de la couverture a beau être rêche, je ne trouve pas la sensation désagréable pour autant. Je ferme les yeux et écoute la sorcière parler avant de lui répondre :

"Je ne suis pas sûre qu'une araignée soit un bon combustible, mais on ne sait jamais. Je pense que son plan a du bon, si l'on omet les quelques détails qu'il semble avoir survolé. Qui va soulever le Gardien pour le mettre sur le chariot? Enfin, je n'ai pas entendu son souhait donc je ne vais pas me permettre de le critiquer trop vite. Une luge semble être une bonne idée. Tu pourrais même planter quelques arbres dans la neige et on pourrait faire une course. Il doit bien y avoir du dénivelé quelque part."
dis-je sur le ton de la plaisanterie.

Pendant que nous discutions, le suisse lui, effectuait un monologue inaudible avec le Gardien. Une fois fini, Ori prend sa place et demande à sa façon un don pour pouvoir créer une partie du dispositif demandé. Je l'observe avec un regard complice revenir en ma direction. Orendi pose son chapeau sur ma tête et je ne peux m'empêcher d'en rajouter un peu. "Je ne peux pas avoir la craie avec? J'ai l'impression que le déguisement n'est pas complet si je ne brûle pas deux trois élémentaires au passage..."

Je lance un regard critique aux cheveux de la Russe. Il m'arrive de me salir pendant mes voyages, mais rarement à ce point là. Il faudra qu'on en parle entre filles aux bras multiples.

Voyons maintenant comment se déroule la suite du plan.




Merci Ronce <3
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Hanako Hayashi
La kitsune
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✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo

Lun 3 Juil - 11:33

- Ainsi au Japon vous acceptez toujours d’être traitées comme inférieures aux hommes ? C’est bien malheureux…

Pauvre ignorant d'homme qui parle sans savoir.

— Hum que savez vous de l'empire du Japon ? Rien nous semble-t-il. Ainsi je vais vous apprendre que là-bas hommes et femmes sont tous inférieurs aux hybrides. Dans nos terres asiatique nous sommes bien mieux loties que bon nombre de personnes ici présentes. Mais de telles paroles venant d'un roi européen reste quelque chose de plutôt drôle, sachant qu'il s'agit des propres normes de votre continent.

Ah ces hommes, la langue toujours aussi bien pendue quand il s’agit de vouloir avoir le dessus. Mais voilà qu'il se dirige vers la « domestique » et lui donne quelque chose sans même savoir si la maîtresse de la domestique approuve. Il faut croire que l’éducation suisse était en déclin. Mais Hanako ne pu le reprendre. C’était au tour de la jeune sorcière de parler. Rien de plus étonnant comme réflexion pour une roturière comme elle.

— Sachez qu'un ongle n'est rien, mais il est sûr que vu le train de vie que vous devez avoir ce ne sont pas les normes de ce monde qui doivent vous parler.

Enfin tout n’était pas peine perdu. Muffet, jouant toujours son rôle de domestique, demanda l'autorisation d'accepter la couverture. Et pour se geste de bon sens, qui avait disparu chez certains, Hanako lui répondit d'un signe affirmatif de la tête avec un léger sourire sur le visage.

La suite était prévisible. Personne n'agit de la façon suggérée. Par contre les directions du roi, les ordres d'un homme, cela oui on les écoutait, fléau de ce monde que cette créature au tuyau pendant, alors que c’était pourtant son idée, la seule qui avait produit un minimum d'effet positif.

Ils avaient tous fière allure devant le Gardien qui venait d'avoir la tête libérée grâce à elle. Mais non tout le monde ne jure que par les hommes, enfin le seul ici présent. Douce et cruelle habitude. Mais personne bougeait pour essayer de libérer un peu plus le Gardien là où la glace avait du devenir plus molle grâce aux flammes de Hanako.

Non ils préféraient tous rester cul à terre et bec ouvert à écouter le Gardien. Tous comme de fidèles petites fourmis, l'une après l'autre, s’excusèrent et la seule personne ici présente qui avait pensé à remercier la personne responsable de la partielle libération du Gardien était le Gardien lui même, bien qu'il remercia tout le monde.

Enfin certains avaient au moins le mérite d'essayer d'agir, de bouger et de voir avec les autres pour un plan, qu'il soit approuvé par tous ou non. Mais au moins il y avait communication et action. Pas comme l'autre femme qui restait coupée de tous et arrivait comme une fleur demandant un drôle de don soit disant pour les autres. Hanako ne pouvait pas s’empêcher de penser que si elle se souciait un peu des autres elle répondrait quand on lui adressait la parole vu qu'elle n'avait pas l'air muette pour répondre au Gardien.

Hanako, que personne avait écouté, s’était donc mis en retrait laissant tout le monde passer. Le Gardien avait écouté chacun d'eux et le dernier à passer avant elle était le roi Suisse. Une fois qu'il avait formulé sa demande Hanako resta là où elle était et adressa la parole au Gardien.

— Bien le bonjours à vous.

Hanako essayait de ne pas oublier son rôle de noblesse.

— Nous sommes ravis que nos flammes aient pu vous servir un temps soit peu, bien que nous déplorons d'avoir pu vous libérer pleinement. Comme tous ceux avant moi je vais vous demandez un don. Mais avant cela j'ai en ma possession un objet magique qui se nomme la Pomme de jouvence qui, en la mangeant, peut faire rajeunir et donc réduire votre taille imposante. Nous espérons avec cela avoir une chance de vous extirper de cette glace bien plus facilement. Et après cela, si cela vous dit, nous aimerions, si cela est possible, que le don proposé soit appliqué sur l'ombrelle épée que voici, avec le don que tout ce qu'elle pique de son extrémité soit à température corporelle humaine.

Ainsi si le premier plan ne marchait pas elle pourrait faire en sorte que la glace ne soit plus aussi gelée et donc facilement creusable.


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