Event. Mai 7. Prisonnier d'un mausolée

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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 4 Juil - 0:29
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7

La magie en ces lieux était fluctuante, plus changeante que les marées et la course des saisons. Le Gardien fit de son mieux. Néanmoins même la plus grande volonté qui soit ne pouvait permettre d'assurer les miracles. L'être avait posé quelques rapides questions à Sigfried afin de s'assurer de comprendre sa demande. La créature n'était pas aux faits des drapeaux et blasons qui émaillaient le monde humain. À ses yeux les humains se ressemblaient tous – marchant sur deux pattes, dépourvus de pilosité et dangereusement mortels. La créature eut un rire doux en comprenant mieux.

« J'ai une amie qui a un tel souffle. Vous seriez allé en Inde vous auriez pu, probablement, faire sa connaissance. Enfin... Peu sûr qu'elle aurait apprécié votre visite. Elle a du... caractère. »

L'être écouta chaque demande, chaque recommandation hochant la tête pour finir par recevoir les dernières propositions de la part d'une hybride renarde.

« Une chose à la fois, ma chère. D'abord, vous accorder les dons... Ensuite je tenterais ce plan de la pomme. Je voulais justement me débarrasser de mes rhumatismes et le phénix était trop pingre pour me prêter une de ses plumes... »

Le Gardien abaissa les paupières. La magie étincela autour de lui sous forme de rubans de lumière qui encerclaient sa tête avant de se tendre vers les protagonistes. Des écharpes aux allures d'aurores boréales qui, pour les plus chanceux, les enveloppèrent avant de se fondre en eux.

Sigfried fut doté du pouvoir de cracher des flammes. Hélas le souffle ne valait pas celui d'un dragon. Le roi ne pourra que crachoter que quelques flammèches bonnes pour rôtir une dinde. Mais qui sait, en quittant cet hiver infernal, le don gagnerait peut-être en puissance.

Orendi gagna le don quémandé. Désormais détentrice d'une force herculéenne, elle pourra déraciner des arbres. Mais pas sur que ce don dure longtemps.

Viviane fut au rang des déçus. Allez savoir si sa nature féerique n'était pas entrée en conflit avec toute cette magie sauvage et indisciplinée. Rien ne se passa.

Muffet ressentit un froid plus intense et ce, malgré la couverture déposée sur elle. Loin de lui offrir le don voulu, elle se fit plus sensible à la magie, dont le froid environnant.

Hanako obtint l'ombrelle demandée, désormais détentrice du don de provoquer la chaleur.

Soufflant, expirant sa fatigue dans un soupir grave, le Gardien ouvrit une gueule béante et goba la pomme de jouvence. Le fruit croqua sous la dent. À chaque coup de mâchoire, la taille de la créature déclinait – petit à petit. Le trognon recraché, le Gardien glissa hors de sa gangue de glace. Du haut de ses deux mètres, la fourrure encore encroutée de givre, il se secoua en frissonnant.

« Que c'est bon de ne plus avoir mal au dos... Mais que le monde est grand soudainement. » remarqua-t-il en regardant de tous côtés. « Je sens ce fichu froid me grignoter les oreilles. Partons voulez... »

Un grondement se fit entendre. Un tremblement de terre ? Le son semblait provenir des entrailles même de la terre, vibrait jusque dans vos os. La glace où était enfermée le Gardien se modula, bougea comme si elle était vivante. Des bras sortent de cet amas givré, s'extirpent de cette gangue pour former des griffes qui se tendent à votre encontre.

La glace veut vous dévorer, vous enfermer en son sein. Elle glisse vers vous, avec la lenteur et la majesté d'un puissant animal.

Et si cela suffisait seulement mais non. Vous voyez des silhouettes humaines venir en votre direction. Des alliés ? Plus ils s'approchent, plus vous discernez le givre qui les recouvre, leur épiderme qui a viré au bleu, leurs regards vides. Des zombies givrés, les statues qu'étaient devenus les cadavres des explorateurs, vous encerclent, probablement venus prêter main forte à la glace pour se saisir de vous.

Pour que vous les rejoigniez.

Précisions.

→ Les dons accordés peuvent être temporaires ou remplacer totalement votre don actuel. N'hésitez pas à le préciser dans le second cas pour aider le staff à mettre à jour le bottin des pouvoirs.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Prochain tour le 14 juillet. (ou avant si tout le monde poste avant)

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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mer 5 Juil - 22:14

« S'il a demandé à être un gros costaud, ça d'vrait l' faire. J' crois. J' suis trop habituée à compter sur la force du Roi. Lui il te l'aurait porté l' Gardien dans son glaçon sans soucis. 'Fin tu sais d'jà. T'as d'ja vu le bestiau en mouvement. »

Muffet ricana sous cape, décochant un coup de coude à Muffet. Geste du soudard partageant une bonne blague avec son compère de cuvée. La sorcière glissa la craie enchantée sous le nez de l'araignée, lui chatouillant les narines.

« T' peux si t' veux mais t' me la rends si j'en ai b'soin. J' t' la confie. »

Avec des gestes grandiloquents, qu'un partisan de la Maçonnerie n'aurait pas renié, Orendi remit sa craie entre les mains de l'assassin scandinave. Si jamais elle devait ériger une luge, elle se devait d'avoir les mains de libre. D'ailleurs la voix du Gardien les rappela à la raison – il était venu le temps de recevoir son don. Le cœur de Orendi eut une embardée sauvage, un looping interne qui laissa échapper un soupir à la Russe. Ce devait être cela que l'on ressentait lorsque l'on fêtait Noël et qu'on découvrait un cadeau au pied du sapin.

L'aurore boréale magique lui hérissa les poils et les cheveux. Des picotements se glissèrent dans son corps, un courant électrique qui laissa traîner un goût acide sur sa langue. Orendi se sentit autre, changée. N'attendant pas de voir la suite des événements, la Russe s'empressa de vérifier si tout avait fonctionné comme demandé, ou si l'ascenseur émotionnel allait effectuer un crash sans précédent, laissant son amour-propre en miettes dans le même temps.

Avisant un bouquet d'arbres, la Russe tenta d'en entourer le tronc de ses mains. S'arc-boutant, appuyant sur ses jambes, la sorcière tira, tira avec l'intention de sortir l'arbre du sol gelé qui le retenait prisonnier. Lorsque le craquement retentit, Orendi crut que ses os avaient rompus, trop faibles à soulever un poids aussi titanesque. Continuant son mouvement, elle remarqua que ses bras étaient toujours solides et que le craquement provenait des racines qui sortaient de la terre. Orendi eut un cri surpris en constatant qu'elle avait réussi son exploit, que le don était totalement fonctionnel. Elle s'en ébahit avec la joie d'une petite fille ravie d'avoir mené un entrechat.

« Hey hey ! J'ai réussi ! Heeeeey. »

N'obtenant aucune réponse satisfaisante, la sorcière tourna la tête. De multiples informations sautèrent à l'assaut de sa rétine, si bien que la sorcière lâcha l'arbre – qui s'écroula dans un BOUM tonitruant – et courut auprès de Muffet, considérant que l'assassin serait la plus aimable à bien vouloir répondre à ses questions.

« Y s'est passé quoi qu' l' Gardien l'est p'tit ? La renarde a réussi avec sa pomm' ? » Ouvrant les bras, la sorcière ajouta sur un ton plus aigu. « Et c'est quoi c'te glace vivante là ? Et ces zombies vaudou congelés ? »

Quelle que fut la réponse de l'assassin, la décision de la sorcière fut aussi claire que de l'eau de roche.

« On s' casse ! Hey tout le monde ! » Agitant les bras, la Russe interpella l'assistance. « On va la fair' c'te luge ! Y a un tronc là-bas. » Du doigt elle désigna l'arbre qu'elle avait arraché. « Trouvez-moi un' pente, un déniv'lé et on glisse au plus vite hors d' cet endroit. Désolé les filles, pas d' coussins pour les fesses, faudra faire avec. »
Citation :
Vous pouvez considérer dans vos posts que Orendi dispose la luge/arbre comme demandé par votre personnage et qu'on peut entamer la glissade si vous le souhaitez !


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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Ven 7 Juil - 3:42
"Huhu~"

Le souvenir du Roi géant semble tellement loin et ridicule que je ne peux m'empêcher de rire, appréciant cet instant de complicité avec la sorcière. Son don de la craie me laisse interloquée pendant quelques secondes. L'artefact étant on ne peut plus précieux pour elle, le geste n'est pas fait à la légère. Avec une révérence, j'accepte sa craie et la glisse dans une poche intérieure de mon haut. Il faut bien avoir des poches secrètes lorsque l'on est assassin. On peut toujours avoir faim. Un sourire bienveillant aux lèvres, je regarde Orendi recevoir son don et son air excité lorsqu'elle part l'essayer - j'espère que tout fonctionnera comme prévu, avec les turbulences magiques dans l'air - ce qui me fait penser qu'elle ne reçoit peut-être pas beaucoup de cadeaux. Il faudrait remédier à cela. Le gardien bouge légèrement et je comprends qu'il est temps pour moi de recevoir mon don. J'essaie de ne pas trop m'exciter moi aussi malgré le fait que j'ai longtemps espéré pouvoir avoir une opportunité comme celle-ci.

Immédiatement, je sens que quelque chose ne va pas. Un frisson magique parcourt mon corps et la nausée me prend. J'effectue quelques pas pour permettre à Hanako de prendre ma place. Quelques pas qui semblent être un véritable marathon. Mes pensées ralentissent. La craie d'Orendi semble me brûler. Mes entrailles semblent s'embraser plus violemment. Ma raison semble à deux doigts de me quitter. Non, pas encore... Que s'est-il passé? Magie. Turbulences. Je viens sûrement de recevoir le mauvais don. Ou un don négatif. Impossible de réfléchir. Je n'ai plus que deux choses en tête : survivre et la renarde. Un craquement. Un arbre vient d'être déraciné. La petite vient vers moi et me bombarde de questions. Le Gardien? Petit? Des zombies congelés?

"Je..."

C'est tout ce que j'arrive à articuler, perdue dans mon mélange de sensations et de fatigue. Cependant, un pan de mon esprit s'active : il faut que j'évalue le danger et vite. Je tourne la tête lentement et j'aperçois la glace qui se meut, les cadavres gelés et le mini-Gardien. Il faut que je fasse quelque chose. Et vite. Sans mouvements inutiles. J'observe Orendi qui guide nos alliés. Je ne peux pas m'accrocher à elle. Trop petite. Pas le choix alors. D'un mouvement, je sors la craie et la donne à Orendi avant de me mettre à courir en direction de la renarde. Je n'ai pas le temps de m'expliquer, de m'arrêter ou de faiblir. Arrivée à sa hauteur, je saute sur son dos et m'accroche fermement avec mes bras opposés tel un sac à dos. Les bras du milieu, eux, tiennent la couverture qui me recouvre complètement, y compris la tête, le pan sur celle-ci tenant avec ma bouche. Le contact magique de la renarde me fait trembler et je ne peux m'empêcher d'émettre une faible plainte constante, à peine absorbée par la couverture. En temps normal, j'aurais été frustrée d'être aussi inutile, surtout pour épauler Ori dans nos aventures; mais je suis une telle boule de sensations que la simple frustration se voit écrasée rapidement.




Merci Ronce <3
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Hanako Hayashi
La kitsune
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✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo

Lun 10 Juil - 9:58

Dé:
 


Le gardien était enfin libre. Plus facile que ce qu'on aurait pu pensé au début. Quelques petites affaires magiques avaient résolu le problème. Heureusement que la renarde n'aimait pas la vieillesse et avait gardé cette pomme sur elle pour certains cas particuliers.

Le gardien était donc libre et la vagabonde appelée Orendi avait, comme promis, déraciné un arbre. Mais les ennuis n'avaient pas l'air fini, au contraire. La glace se mit à prendre vie. Hanako ne retint pas le soupir qu'elle accompagna d'un haussement d’épaule que tout cela avait provoqué.

Jamais ils ne les laisseraient tranquille cinq minutes ? Hanako se sentait toujours en bonne condition magique, ce qui était vraiment bizarre au vu des problèmes qu'elle avait eu ces derniers jours. Mais bon elle n'allait pas chercher à comprendre et en profita pour enflammer, de nouveau, ses queues et créer un petit mur de feu qui ne blesserait sûrement pas les créatures mais qui les ralentirait, avec de la chance.

Ce fut à ce moment là que Muffet sauta sur le dos de la renarde pour se blottir contre elle. La renarde pu sentir que l'araignée était gelée. La couverture avait l'air de ne faire aucun effet sur elle. C'était quelque peu problématique. Mais bien que la renarde voulait régler la situation au plus vite pour ne pas laisser mourir de froid cette adorable petite chose, elle avait un action rapide à faire avant.

— Tenez bon Muffet, je vais m'occuper de vous très vite.

Hanako se dirigea vers l'arbre déraciné et adressa la parole au Gardien.

— Gardien, nous sommes désolé de vous solliciter encore une fois. Mais nous aurions une faveur à vous demander. Comme vous volez est ce qu'il serait possible, si vous en avez la force, de pousser juste un peu le tronc pour enclencher notre retraite loin de cet endroit ? Qu'en pensez vous Orendi ? Votre arbre tiendrait le coup ?

Après avoir fini de parler Hanako prit place au bout du tronc, de ce fait non loin du Gardien. Mais il était hors de question de prendre place comme un homme à cheval, non Hanako prit place en position amazone.

Il restait maintenant un détail important à régler : l’état préoccupant de Muffet. Hanako avait justement ce qu'il fallait pour la remettre sur pied : la nouvelle capacité de son ombrelle épée. À la base elle l'avait pris pour mettre, à température ambiante, la glace qui entourait le Gardien et ainsi la creuser facilement. Mais elle allait servir pour réchauffer l'hybride.

Le problème était que Muffet était dans le dos de Hanako et donc dure à atteindre avec les bras. Ce fut pour cela qu'une queue prit l'objet et piqua Muffet dans la zone du fessier de la demoiselle. Le reste étant couvert par la couverture, ça aurait été cette dernière qui aurait été réchauffée et non Muffet.

D'ailleurs pour être sûr que l'effet marche bien sur Muffet et non ses habits, Hanako dut piquer pour que le pointe passa à travers le tissu.

— Vous devriez bientôt retrouver une température normale, d'ici quelques secondes normalement.

Bien que garder l'hybride contre elle de la sorte ne lui déplaisait pas lui rappelant bien les courbes de l'hybride qu'elle avait connu il y a quelques années.


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✦ Libre pour RP ? : yes !

Lun 10 Juil - 22:49
Offrir une couverture à une personne souffrant du froid semble choquer. Je le réalise lorsque la petite araignée va demander à sa patronne l’autorisation de garder mon don. Décidément les choses sont bien compliquées. Là où j’ai vécu on ne s’embarrassait pas de telles formalités pour donner un coup de main à un camarade. On le donnait voilà tout.

Alors que chacun vient demander au Gardien un don, les choses s’enchaînent très vite. La magie m’enveloppe comme les autres. J’aperçois notre « guide » aux quatre bras déraciner un arbre comme on cueillerait une fleur. Je ne m’attendais pas à voir une telle expression se peindre sur son visage. On dirait presque un enfant ouvrant un cadeau au pied du sapin de Noël…
Alors que la magie du Gardien s’insinue en moi, mes visions erratiques se dissipent et la douleur s’atténue petit à petit jusqu’à n’être qu’un souvenir. Je sens le changement qui s’opère en moi sans pouvoir le décrire, comme une flamme dansante qui s’allumerait soudain dans les tréfonds de mon être. Je la perçois mais ne parviens qu’à peine à l’effleurer. La magie faiblit et s’arrête là. Le don a changé, ce n’est pas totalement ce que je voulais mais j’ai conscience d’en avoir demandé beaucoup. C’est déjà bien et ce sera sûrement utile.

Le Gardien qui s’extirpe de son piège de glace m’arrache à mes réflexions et me détourne de mon don l’espace d’un instant pour voir la petite araignée à moitié gelée et la glace se mouvoir d’elle même tendant des bras vers nous pour nous enserrer dans son étreinte de glace. Il faut partir, au plus vite.

Cette conviction est confirmée par les silhouettes qui s’avancent vers nous. L’éventualité que ce soient des alliés fond comme neige au soleil lorsque nous réalisons que ce sont les victimes gelées du jardin qui s’approchent de nous, formant un cercle macabre pour mieux nous piéger.

La petite sorcière aux quatre bras place son tronc et propose d’en faire une luge. J’approuve l’idée avec un sourire et lui répond en russe.

« Excellente initiative missis ! Pensez vous que vous serez capable de pousser le tronc pour lui donner suffisamment d’élan pour dévaler la pente ? Je crains que le Gardien seul soit trop épuisé pour le pousser de la sorte… Si le temps ne nous était pas compté je vous proposerai un sport traditionnel écossais qui se joue avec des troncs. Nous aurions pu prendre nos charmants morts vivants pour cibles de vos lancés.»

Les flammes de la renarde ralentissent la progression de l’ennemi. Le mur joue son rôle mais j’ignore s’il tiendra longtemps. Wilhelm arme un de ses pistolets pour tirer sur les morts qui tentent toujours d’avancer. Sa main tremble et fait trembler l’arme à son poing. La réaction normale d’un homme face à quelque chose qui lui échappe complètement. Je le rejoint et pose une main sur son poignet pour qu’il baisse son arme.

« grimpe sur le tronc, veille à ce que tout le monde soit bien accoché et tiens toi prêt à aider la sorcière à grimper elle aussi lorsque la luge sera lancée.»

Il est hors de question que ce petit se sacrifie pour les autres. J’ai fait serment de le protéger et de veiller sur lui, je ne me parjurerais pas. J’appuie mes paroles en le poussant derrière moi.

« Aller !»

Je ne vérifie pas qu’il obéit. Je dois me concentrer sur le mur de flammes et nos ennemis. Il est temps d’user de mon don. Ma première tentative est un échec total. À peine un éternuement. Si la renarde n’était pas occupée à réchauffer la petite araignée, je pense qu’elle ne se priverait pas d’une remarque acérée ou d’un rire. Peut-être même s’octroierait-elle les deux.
Je n’ai jamais usé de magie, je n’ai jamais contrôlé un don. Mes visions erratiques venaient au hasard sans que je puisse les provoquer véritablement. Chercher à croiser le regard d’une personne ne m’a jamais permis que d’augmenter la probabilité d’en avoir une pas de la déclencher. Concentre toi Sigfried. Ne te pose pas de questions inutiles et fais. Ce n’est pas comme si on avait le temps de réfléchir à comment cela fonctionne. Il faut que cela fontionne.

Les flammes luttent contre les marcheurs mais le temps me semble s’arrêter. Je me calme et me concentre, indifférent à ce qu’il se passe autour. Je me concentre sur cette flamme que je sens danser au fond de moi, insaisissable, à la fois inconnue et familière. Je me fixe à ses mouvements, je m’ancre à sa chaleur et j’imagine. J’imagine qu’elle se pose et vient danser au creux de mes mains, j’imagine son rythme, sa pulsation, son énergie. J’imagine et je sens. Dans le creux de mes paumes, aux tréfonds de mes entrailles, la magie s’accorde aux battements de mon coeur, se met au diapason avec mon être. Je l’apprivoise.
Puis comme on lancerait les mains vers le ciel pour libérer un oiseau, je l’imagine enfler, gonfler, emplir ma poitrine alors que j’inspire pour venir rugir.

Le mur de flammes gronde violemment alors que mon souffle vient le gonfler de son propre feu. C’est un rugissement qui répond au silence des morts, un brasier pour répondre au froid, une flamme vive et pure pour répondre à la glace. Je m’écarte pour voir les marcheurs les plus proches se faire piéger par les flammes. La moitié d’entre eux est décimée, brûlée, fondue, qu’importe le terme, le mur fait son office et nous protège. Je m’accorde presque un sourire satisfait devant le spectacle des flammes avant de me hâter pour rejoindre Orendi et l’aider si possible à lancer la luge ou à grimper à son tour.

« Si mon don avait été complet je vous aurais été bien plus utile, je vais tâcher d’aider dans la mesure du possible, je lui dis en russe. »
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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Mar 11 Juil - 21:10
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Cette renarde me fiche les nerfs en pelote… Si elle avait joué franc-jeu depuis le début elle aurait reçu beaucoup plus d’attention. Parce que râler lorsqu’on ne propose pas de solution, c’est humain certes, mais ne pas proposer d’alternative n’aide franchement pas à la crédibilité.
Et prendre les gens de haut suite à celà et les laisser se creuser la tête pour faire au mieux dans une situation délicate; pour ensuite révéler qu’on a sur soit une putain de solution miracle… Le capital sympathie de cette femme vient de passer en négatif…
Sérieusement ? Sérieusement ?! Elle n’aurait pas pût faire part de son plan que je n’hésite pas à qualifier de très astucieux, à la limite du génial franchement. Mais elle nous laisse gaspiller de précieux voeux dans une optique biaisée…
Du gâchis pur et simple ! De la confiture donnée aux cochons… De simples explications auraient suffit Ouvrir sa grande gueule et aligner quelques mots. Cette goupil a déjà démontré que ça elle savait le faire et avec éloquence. Ce ne rend que plus irritant son silence.
Je devrais me calmer, prendre sur moi, rester silencieuse, garder mon masque d'impassibilité qui s'effrite.

-Je ne peux que saluer l’efficacité et l’esprit de votre plan Madame, sincèrement il mérite de recevoir les honneurs. Mais je ne crains qu’en informer le reste de l’assemblée ne nous ait embourbé. A ma connaissance personne ici ne possède le don de télépathie, est ce une méprise de ma part ? Ou juste une regrettable inattention ? Mais je ne crains de revoir à la baisse mes idées sur la ruse et l’esprit légendaires des vulpins.


Je ne le fais pas, du moins pour les premiers points. Je ne hausse pas le ton de toute ma tirade, je me fend même d’un amical sourire. Pour conclure par un soupir remplis de regrets, feints les regrets. On pourrait croire que je suis parfaitement innocente et que je n’ai commis qu’une maladresse fortuite, pour un peu.
Je n’ai pas pu m’en empêcher, cette kitsune me court depuis trop longtemps sur les nerfs.
Enfin force est de reconnaître que le Gardien est hors de sa prison grâce à elle.
L’aventure semble toucher à sa fin.

Oh bordel… Le sort semble se jouer de nous, le petit enfoiré… La fin de l’aventure est effectivement proche, mais j’espère qu’elle ne se conclura pas par les mains gelées de ces abominations. S’en sortir vivant est la première des priorités.
Je serre Charlotte dans un élan protecteur, bien vain je ne peux pas faire grand chose contre ces immondices. Dés que je rentre en Suisse je demande à Alucard de me trouver un professeur pour manier un pistolet. Il doit bien avoir quelques contacts utiles en la matière, et si ça peut me permettre à l’avenir de servir à quelque chose dans ce genre de situations. Enfin survivre d’abord, prendre des mesures de ce genre ensuite. Je pousse Charlotte vers le tronc-luge, aka la Salvation. Wilhem l’aide à monter, sans surprises Sigfried l’a éloigné de son mieux du danger.
Je prends place en amazone sur notre ticket de sortie. Mes vêtements ne me permettant pas de faire autrement sans soit réduire en pièce l’étoffe ou exposer mes jambes au froid mordant et impitoyable. Amazone donc. Que mes cours d’équitations servent à quelque chose.
Dans notre dos la renarde et son altesse avec son nouveau pouvoir s'occupent de faire fondre les aberrations. Et assez efficacement je crois. Mais plus vite nous décamperons de ce jardin de malheur mieux nous nous porterons. Et je peux peut-être donner un coup de pouce pour que ça arrive plus vite… Si la magie veut bien cesser d’être capricieuse. Aller s’il-te-plait marche…
Rien; Le néant. J’ai beau insister, je n’arrive à rien. La magie se dérobe sous mes doigts, me fuit.
J’en ai marre… Je veux rentrer à la maison. Et que cette foutue magie arrête de faire la tête !!




Thème de Vi:
 
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mer 12 Juil - 0:02
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7

C'était la débandade, le coup de sifflet sonnant la retraite de l'armée rappelant les soldats au foyer, leur enjoignant d'abandonner le combat. Mais en ces situations résident toujours des fortes têtes refusant la capitulation prêts à demeurer sur le no man's land tant que tous les compagnons d'armes ne seraient pas retranchés à l'abri. Les flammes qui se déclenchaient de part et d'autre de la kitsune et du roi réchauffèrent légèrement l'atmosphère proche. Elles provoquèrent même un sursaut chez le Gardien qui ne s'était pas attendu à ces émanations.

« Oh... C'est... une flamboyante idée. »

Sa voix grave avait pris l'inflexion de la surprise. Son regard se posa néanmoins sur le roi Suisse.

« Pour votre don, plaignez vous auprès de cette créature qui m'a affaibli et dont la puissance dérègle l'horloge du monde... Ce n'est pas faute d'avoir mené de mon mieux. Regardez la petite. » D'un mouvement de tête le Gardien désigna Muffet qui tremblait sous sa couverture. « Elle souffre bien pis que vous et sans même se plaindre, la pauvre. » Le Gardien se secoua. « Allons. Tentons de pousser cette luge. »

Le Gardien posa ses pattes avant sur le tronc et poussa, poussa, grogna, poussa encore, geignit... Le tronc eut une légère avancée, creusant un sillon dans la neige. Sans le secours du mur de flammes la créature aurait risqué gros et aurait pu être attrapée par les zombies revanchards et la masse de Glace vivante. Le Gardien souffla, émit une moue contrite.

« Je suis encore trop faible... Je ne vous serais pas utile... »

Poussant sur ses pattes arrières, l'être décolla, voletant au-dessus de l'équipée.

« Mes forces ne sont pas suffisantes. Et j'ai déjà bien trop épuisé ma magie en vous accordant ces dons. Fuyez au plus vite ! Il vaut mieux que je parte avant que l'une de ces créatures ne s'empare de moi. » On pouvait sentir dans sa voix combien cette décision lui pesait. « Tâchez de demeurer en vie que je puisse vous remercier en temps voulu. Et... si jamais vous souhaitez... découvrir l'origine de tous ces cataclysmes magiques... Allez voir une de mes connaissances. Un hybride. Fervent client d'un palais des bains au Japon. »

Le Gardien ferma les paupières, puisant dans ses dernières ressources magiques. Des images mentales défilèrent dans l'esprit de chacun des protagonistes. Visions d'hybrides fantasques, de bains gigantesques exhalant leurs vapeurs, d'employés suants et transpirants, et une enseigne clinquante ornant une bâtisse gigantesque à l'architecture japonaise.

Baissant la tête le Gardien fila à l'opposée de la Glace vivante, trait de fourrure qui disparut au sein du ciel.

Précisions.

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Hanako Hayashi
La kitsune
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Mer 12 Juil - 10:53

Hanako observait autour d'elle voyant un roi qui parlait russe à la petite sorcière. Peut être ne voulait il pas que la renarde entende, qu'il parlait de la suggestion de Hanako sans en parler avec cette dernière. Mais bon cela ne l’étonna point malheureusement.

Ce qui l’étonna plus, c’était l'intervention de la potentielle maîtresse du roi Suisse. Sur le coup elle fut étonnée d'entendre que la femme était capable de communiquer avec une autre personne que son roi. Hanako plaça le bout d'une queue devant sa mâchoire comme si c’était un éventail et rit à pleins poumons, un rire moqueur et sans retenue à l'encontre de la femme.

— Nous n'avons point élevé les cochons ensemble, donc je vous prierais de rester au « Mademoiselle ». Mais vous nous voyez ravis de voir que, finalement, il vous est possible de communiquer avec autrui, même si cela implique de dire des énormités aussi grosses que vous. D'ailleurs votre sourire hypocrite ne prend pas avec notre personne, surtout après de tels propos. Mais peut être que la magie vous ait monté à la tête, car il me semble avoir proposé un plan d'action que, vous et les autres, avez totalement ignorés.

Car oui Hanako elle avait, quitte à ce que cela déplaise, donné son avis sur le plan du roi Suisse.

— De ce postulat, très cher vipère, nous ne voyons point pourquoi nous aurions proposé autre chose à des gens qui ne daignent nous répondre. Vous êtes libre de me juger. L'important ait que nous ayons libéré le Gardien quel que fut la méthode employée.

Si la femme suisse répondit aux paroles de la renarde, cette dernière l'ignora. Le Gardien avait essayé, en vain, de lancer le tronc d'arbre. N'avait il vraiment plus de force, ou était il vexé par certaines paroles ? Nul ne le saurait, mais Hanako était sûre de n’être en rien fautive.

Suite au départ du Gardien plusieurs images pénétrèrent l'esprit de la renarde. Les images confirmèrent les paroles du Gardien. Pour pouvoir calmer ces troubles magique il allait falloir aller au Japon dans un endroit qu'elle connaissait de nom. Vivant au Japon il était normal d'avoir entendu parler de ce lieu réputé à travers le pays.

Hanako se leva de la bûche tout en commençant à avancer dans le sens opposé du mur de feu et des créatures.

— Bien nous n'avons plus rien à faire ici. Nous allons retourner de ce pas au Japon. Orendi vous êtes la bienvenue. Notre servante a l'air de vous apprécier. Nous pouvons donc vous montrer où est le lieu annoncé par le Gardien si cela vous dit.


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Mer 12 Juil - 13:39
La remarque du Gardien me surprend car ce n'était pas une plainte que j'émettais seulement une excuse envers la petite sorcière russe pour ne pas pouvoir l'aider plus à pousser le tronc. Je tiens donc à m'excuser de ce malentendu.

- Veuillez me pardonner, je ne me plaignais pas de ce qui m'a été accordé, j'ai conscience des difficultés actuelles et je vous en suis déjà infiniment reconnaissant pour ce que vous m'avez accordé. Mes paroles n'étaient qu'une excuse auprès d'Orendi car si j'ai pu aider à tenir à distance les morts, je ne suis pas d'un grand secours pour l'aider à pousser ce tronc. Je vous prie de m'excuser.

Je n'ai pas le temps d'achever ma phrase que cela explose entre Viviane et Hanako. J'aide tout de même le Gardien à pousser le tronc mais mes bras n'apportent pas grand chose de plus à ses efforts. Je comprends qu'il désire partir et sauver sa peau. Quelque part sa vie est plus importante que les nôtres dans les évènements qui se jouent à l'heure actuelle.

- Faites attention à vous, je ne peux m'empêcher de lui dire alors qu'il nous quitte.

Je mémorise les images qu'il insuffle dans nos esprits. Je ne connais pas le Japon mais il va falloir y aller si nous voulons le fin mot de l'affaire. Mais avant de s'embarquer dans un voyage vers le Japon je dois régler quelque chose.
Le comportement de Vivianne, sur les nerfs depuis tout ce temps si bien que je ne puis totalement lui reprocher de craquer, entache l'image du roi. Il faut que je répare cela. Ne serait ce que pour mon honneur mais aussi dans l'éventualité d'avoir un guide jusqu'au Japon. En politique aucune relation n'est désintéressée.

Je rejoins la renarde sans me presser pour autant. Il ne faut pas se précipiter et faire celui qui court après une personne. Je me contente de la rejoindre et de la dépasser pour m'arrêter devant elle et m'incliner.


- Madame, je vous prie d'excuser notre outrageux comportement. Il n'a aucunement été dans mon intention de vous offenser, mon plan sur lequel vous avez donné votre avis avait pour but d'aider vos flammes afin qu'elles bénéficient de toute leur puissance pour plus aisément dégager le Gardien. Quand à votre plan, le don que j'ai demandé m'aurait permit de vous seconder afin de dégager le Gardien selon votre idée. Puisqu'il était possible de le dégager en partie, j'ai demandé de quoi aider à continuer. Cependant, vous aviez cette pomme en votre possession qui a fait des merveilles et je ne puis que saluer cette initiative. Je vous prie donc de pardonner mes manquements pour ne pas avoir répondu à votre proposition malgré le fait que j'avais l'intention d'en tenir compte et de la suivre. Je m'excuse aussi pour mon propos de toute à l'heure au sujet des femmes japonaises car il pouvait être sujet à mauvaise interprétation. Ma remarque venait du fait que j'estime que toute créature quelque soit son espèce ou son sexe possède le potentiel et les capacités pour réussir au même titre que les autres si bien que lorsque vous m'avez répondu qu'en présence d'hommes vous auriez peut-être accepté, je n'ai pu m'empêcher de réagir. Vous nous avez par ailleurs prouvé de vous même que ma pensée était juste puisque le Gardien a été libéré grâce à vous.


Je m'incline une seconde fois pour lui rendre hommage. Mon ton est posé, franc. Si la renarde a le nez fin et est un peu sensible, elle devrait pouvoir sentir que je m'exprime sincèrement.

- Pour ce qui est du comportement de ma conseillère, je viens m'en excuser auprès de vous. Je pourrai justifier cela par sa fatigue, son agacement suite aux tentatives qu'elle a ratées mais je sais que cela peut vous paraître injustifiable et injustifié. C'est pourquoi en tant que son roi, je viens humblement réparer les torts qu'elle vous a causé ainsi que les miens. Votre servante est transie de froid et son état m'inquiète autant que vous, c'est pourquoi je propose, si vous le voulez bien, que nous mettions nos différents de côté pour sortir d'ici au plus vite. Je vous aiderai vous et la petite sorcière Orendi à sortir du jardin si vous acceptez mon aide.

Je cherche son regard et attend sa réponse. Je ne demande pas d'alliance, elle viendra si la renarde le veut bien. Je propose seulement de commencer par enterrer la hache de guerre. A elle de décider de le faire ou non. Le reste nous aviserons une fois sortis d'ici pour l'instant l'important est de quitter les lieux.

Attendant la réponse de mon interlocutrice, je tâche de voir si la petite araignée va mieux sous sa couverture. Je n'ai pas grand chose d'autre à proposer pour la soulager... Un thé dans une tasse parlante ? On avisera une fois sortis d'ici. Mais je doute que la théière et le sucrier aient des vertus pour réchauffer. Sait-on jamais.
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Orendi
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mer 12 Juil - 17:02
Tout s'enchaînait très vite, peut-être un brin trop pour Orendi – mais elle saisit les balles au vol, rebondissant sur la situation avec la souplesse d'un félin. Une main posée sur l'arbre-luge la sorcière opina du chef face aux propositions du roi Suisse. La sorcière n'avait aucune connaissance versée dans l'art de la science, hormis la théorie stipulant que tout corps chute – l'effet de la gravité qu'on appelle ça. Une autre de ses mains jonglait avec la craie enchantée que lui avait rendu Muffet tandis que, du regard, elle jaugeait l'attelage, cherchait de l’œil à percevoir les points stratégiques à stimuler avec sa magie pour déclencher la glissade tant espérée.

« Vais tenter ça. Un lancer d' troncs vous dites ? » Orendi observa l'avancée des marcheurs blancs, de ces corps tout encroûtés de givre, plus bleuâtres qu'un ciel d'été. « On fait ça chez vous au prochain hiver si ça vous dit. Vous congelez des macchabées, magie necro et hop, nouvelle discipline envoyée ! Allez. » Deux de ses mains claquèrent l'une contre l'autre. « En voiture la troupe, je prépare l' décollage ! »

Sifflotant un air guilleret – probablement une comptine russe – la sorcière fit le tour de la luge, s'abaissant à intervalles irréguliers pour tracer, à même l'écorce, ces glyphes qui actionnaient sa sorcellerie des flammes. Dans son dos les flammes conjuguées de Hanako et Sigfried crépitaient à l'unisson, propageant une chaleur presque réconfortante. Du moins Orendi en appréciait l'émanation, soupirant d'aise alors qu'elle mettait la touche finale. La sorcière se jucha sur son arbre-luge, prenant la tête des opérations. Sentant des discours s'enchaîner et des tensions se lier, la sorcière se retourna vers l'assemblée, agitant ses mains libres.

« C'est pas trop l' moment d' prendre l' thé ou d' s' filer des coups d'éventails ! Gnnnh. »

La sorcière émit un gémissement. Le message télépathique du Gardien venait de s'infiltrer dans sa cervelle bousculant tout sur son passage – un raz de marée d'informations poussant Orendi à se prendre la tête entre les mains. Au même instant le premier glyphe magique s'exécuta produisant un bruit de pétard mouillé mais aucune secousse. S'ébrouant, sa chevelure crasseuse lui claquant les joues, la Russe retrouva quelques brins de lucidité. La voix de Hanako lui parvint, résonnant en écho aux images qui peuplaient encore son crâne surchauffée. Muffet était donc bel et bien sa servante ? Il allait vraiment falloir qu'elle questionne l'araignée à ce sujet – parce que si elle n’œuvrait plus pour une couronne, il y avait là peut-être moyen de la recruter chez les Renégats.

« Bon 'coutez tous. Que ceux qui veul' quitter vit' l' jardin grimpe. J' propose qu'on s' retrouve à la gar et qu'on discute de la suite là-bas. Loin d' ce froid et d' c'te glace là qui pourrait venir nous attraper dans ses grosses pattes. Pis j' dois faire des courses. Et passer un appel à des amis. J' vais pas marcher jusqu'au Japon ou payer un billet d' train faut pas pousser Mama dans les orties. »

On était mercenaires ou on ne l'était pas. Le navire des Renégats serait parfait comme taxi à grande vitesse pour cette expédition. Elle devrait peut-être en toucher deux mots au Roi, il adorerait visiter un palais des bains japonais, emplis d'hybrides et d'êtres en tout genre.

Nouveau glyphe activé – les flammes furent vivaces, léchant la neige accumulée autour du tronc aidant celui-ci à se rapprocher de la pente. L'ultime glyphe finit de creuser l'ornière, permit au tronc de se poser sur la pente amenant la luge à glisser doucement, mais sûrement, sur la pente. Orendi agita le bras pour saluer ceux et celles qui avaient préféré éviter ce moyen de transport – ou peut-être adressait-elle ce salut aux derniers marcheurs blancs et à leur maîtresse glacée.

« Ciao mi amor ! Ooooh, ça prend d' la vitesse. On s'accroche, on serre les dents et on aval' pas sa langue ! »

Deux mains s'accrochant à l'écorce, la sorcière tendit les deux autres en l'air en poussant un hurlement de joie sauvage. La luge prenait de plus en plus de vitesse, entraînée par son poids et celui de ses passagers. Sur son passage elle expulsait une poudre neigeuse dont Orendi reçut les éclats en riant de plus belle. Rire qui ne s'éteignit qu'au bout de quelques instants pour former une question.

« Quelqu'un a pensé aux freins ? Hein ? Non ? Bah. » Haussement des épaules. « La neige amortira. »

Et le rire de reprendre de plus belle.

Citation :
Je n'ai rien précisé sur qui est sur la luge pour la descente finale pour l'imposer à personne. Libre donc à chacun de décider si oui ou non vous êtes dessus. Je suis pas partie sans crier gare !


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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Jeu 13 Juil - 5:12
Je tremble et ne remue que légèrement la tête lorsque Hanako me dit qu'elle va s'occuper de moi. Les yeux fermés, je la sens pourtant se déplacer en direction du tronc et de s'arrêter pour demander au Gardien si il pourrait déplacer le tronc. Bonne idée. Je me concentre sur l'odeur de la renarde pour tenter d'oublier tout ce qui me tourmente. Quelqu'un parle en russe. A en juger par le ton de la voix, ce doit être le suisse. Pas de doute sur son interlocuteur, du coup. La voix enjouée d'Orendi me parvient. Je ne saurais dire de quoi ils parlent, mais cela semble amusant. Quelques paroles de plus semblent vexer le Gardien. Le Suisse ce serait-il plaint de son don? C'est ce que semble suggérer la créature légendaire. Étrange. Je l'entends parler de moi et me désole tout de même que celui-ci ne m'ait vu que dans cet état là - j'aurais bien aimé pouvoir être utile à un être aussi proche de mes racines. C'est au moment exact où j'ai cette pensée que quelque chose pique mon postérieur. Je panique un instant, ôte la couverture de mes yeux et tend une main pour arrêter ce que je pense être une lame; avant de m'apercevoir que ce n'est qu'une ombrelle. Aux paroles réconfortantes de ma sauveuse, je me contente d'un difficilement articulé :

"Mer...ci."

Le Gardien tente de pousser la luge, mais sans succès. Il faut croire que ses forces ne lui sont pas encore revenues. La magie est sûrement encore trouble en ces lieux. Pour ne pas risquer sa vie - ce qui est compréhensible vu son état et ce qui lui est arrivé - le mythe scandinave décide de partir. Avant de le faire cependant, il nous livre une vision qui m'est familière : celle du palais des bains. Je ne m'y suis rendue qu'une fois dans le cadre d'une mission, mais c'est le genre d'endroit qui laisse un souvenir indélébile dans votre être. Dommage que le Gardien ne puisse pas venir - il a largement mérité un réconfort tel que celui-ci. C'est d'ailleurs avec un pincement au cœur que je l'observe s'envoler et c'est avec un geste de la main encore un peu crispé par le froid que je lui fais mes adieux. J'espère le revoir un jour. Et en quelque secondes, ce souvenir doux-amer fût gâché.

L'intervention soudaine et inexplicable de la suisse me décroche la mâchoire plus efficace qu'au pic à glace. Cette personne fréquente-elle réellement des personnes issues de la royauté? Car dans la plupart des royaumes que j'ai traversé, ce comportement ce serait vu récompensé d'un ban permanent du pays dans le meilleur des cas. Sans parler de l'affront à un hybride, qui serait tout simplement du suicide dans le pays dans lequel nous allons nous rendre. Je m'apprête à prendre la défense de ma supposée maitresse lorsque celle-ci prend la parole. Avec un calme qui me surprend, Hanako démonte les paroles injurieuse venant d'être proférées et remet la Suisse à sa place. Et - malgré la chaleur répandue dans mon corps - je suis incapable de prononcer un mot. Je n'ai tout simplement rien à ajouter. La renarde descend de la luge toujours au point mort, m'emmenant de ce fait avec elle et invitant Orendi à nous rejoindre dans notre voyage au Japon. Pour me faire plaisir. N'en déplaise à certaines, je pense que la vulpine est des plus futées.

Autre évènement inattendu, le suisse vient présenter ses excuses. Si j'apprécie le geste (bien que je ne sois pas directement concernée), je ne peux m'empêcher de trouver le timing très arrangeant et de noter l'absence d'excuses de la fautive. Mais soit. L'homme s'approche de moi pour vérifier que je vais bien et - en la pliant au préalable - je lui rends sa couverture, descendant du dos d'Hanako, non sans quelques mots.

"Votre majesté. Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour votre couverture; ce fût très généreux de votre part. Je vais parler au nom de ma maitresse mais je sais que celle-ci partagera mon avis. Nous apprécions votre offre et votre main tendue, néanmoins, nous ne désirons pas continuer le voyage à vos côtés. L'absence d'écoute de votre part n'a mené qu'à une redondance de nos actions et à des conflits inutiles. Si nous comprenons que la magie ait pu influencer votre comportement, nous ne pouvons cependant pas vous permettre de mettre nos vies en danger. Ce que je vais vous dire n'est en aucun cas une menace, mais une attitude comme celle démontrée quelques minutes auparavant vous attirera de sérieux ennuis au Japon. Les puissances étrangères n'ont que peu d'impact en ce pays, qui plus est lorsque celles-ci sont humaines. Je vous souhaite un bon voyage."

Je m'incline profondément et retourne auprès d'Hanako en adressant un signe rapide à Orendi pour lui faire comprendre que nous nous retrouverons plus tard. Au bout de quelques instants, tout le monde sauf notre duo est revenu à bord et la luge part avec une accélération constante et légèrement effrayante.

"J'espère que l'arrivée ne va pas être trop rude." Je me tourne vers la femme aux neuf queues. "Merci d'avoir proposé à Ori de venir et de m'avoir aidé avec l'ombrelle, c'était très... gentil."

Je ne trouve pas d'autre mot pour décrire ses actions. Hanako semble toujours vouloir me faire perdre la tête et agit souvent avec intérêt, mais son comportement envers moi était particulièrement sympathique cette fois-ci. Je lui souris. Mes yeux plongent dans les siens et le bonbon se rappelle à moi. Une petite voix dans ma tête me signale que nous sommes seules et que le moment est on ne peut plus propice, tandis qu'une autre, sûrement celle de la raison, pointe mentalement du doigt les créatures qui arriveront dans un petit moment. Je trépigne de frustration avant de me décider enfin.

"M'accorderiez-vous un baiser? Je ne peux décemment pas accepter une troisième sucrerie vu l'endroit où nous sommes, mais je suis sûre que l'occasion se présentera plus tard dans la journée. Mademoiselle Hanako."

Je crois les doigts en espérant qu'elle accepte et qu'elle refuse ou non, je propose un plan pour la suite immédiate des évènements.

"La luge d'Ori m'a donnée une idée. J'ai un moyen de locomotion pour atteindre le bas de la pente qui vous plaira sûrement."

Et sur ces quelques paroles mystérieuses, je défais mon haut par les dos. Je couvre ma poitrine tandis que mon échine jusqu'à mes reins est totalement exposée. Si j'étais humaine, je serais probablement en train de claquer des dents. Mais heureusement pour moi, ce n'est pas le cas. Je me contente de rougir et de m'allonger sur le sol, sortant mes dagues, tandis que mes deux bras invitent la renarde à s'approcher.

"Ma peau lisse me permet de glisser aisément sur la neige. Tout ce que vous avez à faire, c'est de vous asseoir - je vous maintiendrais."

J'attends que Hanako daigne poser son postérieur sur moi, puis, j'utilise mes dagues pour nous pousser en avant. La descente n'est certainement pas aussi rapide qu'Ori et avec probablement moins de neige dans le bas, néanmoins le résultat est là. Nous descendons à une vitesse confortable la pente. Après un temps qui me semble un peu long - probablement parce que mon cerveau commence à geler à nouveau et que la différence de poids entre la renarde entre elle et moi est certaine - nous arrivons non loin d'un arbre situé juste au-dessus de la fin du dénivelé. Je plante mes dagues dans la neige pour freiner et nous fait arriver derrière l'arbre. J'incite mon compagnon des neiges à se lever avec ces mots presque inaudibles :

"On 'é 'arvé, oul' mon' déen'."

Une fois redevenue hybride et non luge, je me relève et me cache immédiatement derrière l'arbre pour attacher mon haut tout en demandant à la renarde de me piquer si possible. J'ai choisi ce pan de verdure pour éviter de donner une vue particulière à ceux qui seraient arrivés en bas. Une fois cette opération faite, je me retourne vers Hanako pour lui parler de notre quête.

"Pour ce qui est du Japon. Je me suis déjà rendue aux palais des bains et je devrais pouvoir nous faire rentrer dans trop de difficultés. Si l'on prend le moyen de transport d'Orendi, on sera là-bas assez rapidement. Cela vous va?"

Aux suisses:
 



Merci Ronce <3
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Jeu 20 Juil - 21:46
Event


Prisonnier d'un mausolée

Mai de l'an 7

Les flammes conjuguées du roi Suisse et de l'hybride renarde avaient consumés plus d'un gisant de glace. Néanmoins leur marche continua et ce bien après que toute l'équipée eut quitté les versants du jardin givré. Ils mirent longtemps à parvenir jusqu'au village, plus d'un chuta et ne se releva pas. Mais plus d'un avança, marcha sur le corps de ses pairs et s'insinua au sein des bourgades proches.

Dans les jours suivant le départ de l'équipée les alentours du Jardin Givré furent gagnés par la peur et la mort. Des hameaux furent brûlés afin d'endiguer la procession et d'emporter, dans les flammes, ces cadavres sans âmes, ces marcheurs glacés que seul le feu pouvait consumer. La Glace, elle, demeurait tapie au sein du Jardin, laissant un hiver éternel s'installer durablement.

Pour un Gardien de sauvé, combien de vies sacrifiées.

Précisions.

→ Les dons accordés peuvent être temporaires ou remplacer totalement votre don actuel. N'hésitez pas à le préciser dans le second cas pour aider le staff à mettre à jour le bottin des pouvoirs.

→ Ceci est le dernier post du MJ. On vous laisse poster votre conclusion avant de clôturer le sujet. Merci à tous/toutes d'avoir participé à l'aventure. La suite au Japon sera lancée très prochainement !

© ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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