Juillet An 5 Quête Livraison express !

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Ven 16 Juin - 19:56





Livraison express !

Eulalie & Blanche



14 Juillet de l'An 5

Le soleil pointait le bout de son nez après l'aurore qui n'avait fait qu'effleurer les joues de la jeune femme. Ses cheveux auburn en bataille couvraient ses yeux plissés de mécontentement. Fichu soleil pensa-t-elle. Elle fronça son nez et grogna de façon peut gracieuse avant d'attraper son oreiller et de se cacher dessous. Des ronflements se firent entendre. Il était encore tôt certes et ses deux sœurs dormaient encore à poings fermés. Leurs jambes débordant du lit, les draps en pagaille... La chaleur n'avait pas épargné les soit disante dame de ce petit monde.

Eulalie poussa un soupir d'exaspération. Si seulement tous les hommes les voyaient dans leur état actuel, ils fuiraient à cheval plus qu'à toute jambe. La belle mâchonnait quelque chose de non identifié qui traînait au coin de ses lèvres. Elle en retira des cheveux baveux ! La chaleur ne l'avait pas épargné non plus, mais au moins elle n'en ferait pas une maladie à son réveil.

Doucement, la jeune lady déchue qu'elle était, ouvra le tiroir de sa table basse et en retira délicatement sa paire de mitaines favorite. Elle enfila ses doigts un à un pour masquer ses cicatrices. Elle jeta un coup d'œil au fond de son tiroir. Des lettres adressées à l'Université de techno-magie en Russie. Une série d'exemplaires qu'elle avait rédigé en tentant de trouver les bons mots et grâce à son monocle, les écrire dans la langue maternelle de ses interlocuteurs. Et elle l'avait fait ! Eulalie c'était enfin donné une chance de montrer à son père, à son pays et au monde ses capacités d'ingénieure.

C'est avec un sourire heureux et détendu que notre belle Eulalie commença sa journée. Préparer à manger et réveiller la maisonnée avec l'aide de la servante lui semblait être encore moins une corvée que ses sœurs aimantent lui avaient amoureusement donné. Ses frères, plus ouvert d'esprit dans la possibilité des jeunes gens de leurs âges, sauraient se montrer fière de leur sœur cadette.



Law
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Blanche Craein
La grue blanche
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Ven 16 Juin - 23:56
14 Juillet de l'An 5

Une lettre est arrivée hier soir. Comme de nombreuses autres, pas vrai ? Sauf que celle-ci était à amener en France. Jamais un courrier à livrer aussi loin n'était arrivé ici. Je m'assis sur mon lit pour relire encore une fois l'adresse. Ça allait être la première fois que j'allais partir aussi loin pour amener sa lettre à quelqu'un. Combien de temps vais-je prendre pour y aller ? Je n'en sais rien et même si l'idée de voyager m'enchantait, je ne suis pas aussi confiante que j'aurais voulu l'être.

Ma tournée habituelle déjà réalisée, il ne me restait plus que cette lettre à poster. Le sceau rouge saillant me fait comprendre que ce n'est pas n'importe quelle lettre. Inscrites par la profondeur, les lettres (que je pense russes) forment des mots que je ne comprend pas. Ce courrier m'intrigue vraiment du plus au point.

"Allez Blanche, on y va !" me dis-je pour m'encourager. D'un bond je descend de mon lit pour récupérer le sac, pour une fois vide, posé contre un mur. Des vêtements, quelques fruits frais ainsi que des morceaux de pains, cela doit suffire pour le voyage. A vrai dire, je n'en n'avais pas la moindre idée.

Mon trajet à peu près préparé j'ouvre ma porte, puis me transforme. Une fois de plus je sens mon corps se métamorphoser. Mes bras maintenant couverts de plumes se déploient pour brasser l'air alors que mon corps s'élève dans le ciel. Un courant ascendant m'aidant, je me met à planer vers le sud-ouest. C'était parti pour le grand voyage. Le soleil d'été contraste avec le vent frais contre lequel j'avance. Ça faisait longtemps que je n'étais pas aussi enthousiaste pour une expédition.

La hauteur me permet de scruter les environs, la vue d'ici est vraiment belle. Je suis en train de survoler une forêt de pins. Les cimes des arbres ressemblent à une dense mer verte dans lequel on peut voir, à la place des poissons, des écureuils et des petits oiseaux sauter. Voir ce paysage me réjouit vraiment, tous les doutes que j'avais avant de partir semblent s'être volatilisés alors que je survole cette étendue feuillue.
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Mer 21 Juin - 15:08





Livraison express !

Eulalie & Blanche



14 Juillet de l'An 5

Ses cheveux étaient noués par un foulard pour ne pas tomber dans son assiette. Toute la famille était attablée. La fratrie s'empiffrait et complimentait la cuisinière. Adélaïde et Mélie, les deux sœurs aînées d'Eulalie, étaient même descendues prétextant vouloir faire de l'exercice. Hors, comme tout le monde le savais, la chaleur dans les combles était suffocante et insupportable et le salon la pièce la plus fraîche de toute la maisonnée.

C'est affublé de sa robe de ville qu'Eulalie décida avec l'aide cuisinière de se rendre au marché pour acheter des légumes de saison ainsi que du poisson. Elle trouvait ces aliments plus frais et approprié pour la saison. Le soleil de plomb faisait l'effet d'un mirage sur le sol brûlant de sable et pavé de pierre. L'air humide était suffoquant. La belle ouvrit son ombrelle pour se protéger un tantinet de potentielles taches de rousseur supplémentaires.

Le chemin jusqu'au marché parut durer des heures ! Et une fois arrivées, les deux jeunes femmes jouaient déjà des coudes pour se faire une place parmi tout les badauds. Sur la place, tout public était comblé. Des vendeurs d'étoffes à quelques écus, mais étant de maigre qu alitée, des camelots portant les mêmes principes et des petits forains amenant gaieté et divertissement sur la place pour les petits comme pour les grands.

Eulalie voulut se rendre à la poste locale pour savoir si son courrier lui était parvenu avant même qu'il n'arrive chez elle. Elle voulait garder le secret absolu pour ne rien se voir refuser par son père qui céderait, elle l'espérait, à l'enivrement du moment. La jeune femme tapota l'épaule de la servante pour l'interpeller.


– Maria, je dois te laisser quelques instants. Continue de marchander, tu fais cela bien mieux que moi.

La servante sourit et acquiesça. Sa mission donnée, Eulalie s'esquiva pour s'approcher un peu plus de son futur.




Law
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Blanche Craein
La grue blanche
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Jeu 22 Juin - 19:20
14 Juillet de l'An 5

Le ciel commence à devenir orangé, la nuit va bientôt tomber. J’atterris a côté d'un moulin pas trop loin de ce qui ressemble à un village. Je commençais clairement à fatiguer. Mes ailes commencent à perdre peu à peu ses plumes et à prendre forme de bras ; mon bec, lui, raccourcit pour devenir un nez, et mon corps, fatigué s'effondre appuyé contre un mur. Le vent frais de l'après midi me fait frissonner. Je prends les vêtements dans mon sac pour m'habiller. Je dois être arrivée à mi-chemin, et j'étais plutôt contente de moi.

Je croque dans une pomme pour me donner des forces tout en me relevant. En faisant le tour du moulin, j'observe ce bâtiment. Il semblait assez vieux et même plus utilisé. A vrai dire, même une des palmes était cassée en deux. Après être arrivée de l'autre côté, je découvre une petite ouverture. En enjambant les débris, j'arrive à rentrer à l'intérieur du moulin ; celui-ci a l'air d'avoir été abandonné il y a un moment. Un tas de paille attire mon attention. J'avais trouvé un endroit où dormir.

En regardant dans mon sac, je me rend compte qu'il était plutôt vide et qu'il allait me manquer de quoi manger pour demain. Il est l'heure de sortir récupérer de la nourriture. Je sors de ma poche quelques pièces d'argent de ma poche. Je dois sûrement avoir assez pour la fin du trajet.

D'un pas ferme je traverse le village. Puisque nous sommes en fin d'après-midi, c'est plutôt désert, ce qui m'arrange fortement. En regardant les écriteaux sur les enseignes, j'essaie de reconnaître une langue mais j'ai un peu de mal. D'après ce que je sais, je dois être en Angleterre. Une pancarte présentant des fruits et du pain dessinés attire mon attention. J'entre dans le boutique pour découvrir un vieil homme me parlant dans une langue que je ne comprend pas. Je hausse les épaules et l'ignore pour prendre la nourriture et lui déposer mes pièces sur son comptoir avant de quitter la boutique.

En sortant du village, j'entends encore le vieillard brailler. Il a eu son argent, je vois pas le problème. Je rentre dans le vieux moulin pour manger un peu plus et m'allonger sur la paille. Cette nuit là, je n'ai jamais dormi aussi profondément.

*****

15 Juillet de l'An 5

France, me voilà ! Je survole la Dordogne, région où je dois livrer la lettre. C'est proche de ce qu'il me semble ressembler à une poste que je décide d'atterrir. La place est plutôt vide me permettant d'arriver en douceur. J'en avais enfin fini de ce voyage.
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