Une visite de la jeune couronne des Alpes

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Jeu 13 Juil - 23:14
Le célèbre château de Schönbrunn apparaît enfin après plusieurs heures de long trajet. Je tâche de contenir ma hâte à l'idée de rencontrer l'empereur d'Autriche-Hongrie. Il est le premier à avoir répondu suite à mes missives envoyées aux pays voisins lors de l'ouverture de nos frontières. Cela me semble donc logique qu'après nos échanges épistolaires, il soit le premier à qui je rende visite.

C'est un pas de plus vers mon rêve que je fais par cette visite en Autriche et j'espère parvenir à nouer des relations et des échanges cordiaux entre nos deux pays.

Je consulte ma montre pour vérifier que je serai exactement à l'heure. La ponctualité est la politesse des rois, dit-on. Je passe ensuite en revue mes affaires, réajuste mon foulard, vérifie que tout est comme il faut, parfaitement ordonné et prêt pour cette rencontre. Le cadeau pour mon hôte est soigneusement protégé et rangé dans un étui molletonné de velours que Wilhelm garde avec la vigilance d'un dogue. Je regrette d'avoir laissé Veilleur derrière moi. La brave bête est toujours d'excellente compagnie. Hélas, emmener son chien dans une cour étrangère est d'une terrible indélicatesse. Enfin je sais qu'il sera traité comme un prince par mes serviteurs en mon absence. C'est une petite consolation.

J'observe le château approcher tout en restant perdu dans mes pensées. Personne n'ose me déranger ni troubler mes réflexions alors que je contemple le paysage. Je dois avouer que les premières lettres m'ont fait bonne impression et me semblaient encourageantes. Il faut continuer dans cette lancée. J'ai l'intention de faire de mon mieux pour cela. En espérant que mon pays puisse offrir des choses suffisamment intéressantes et dignes de cet empire déjà vieux de plusieurs siècles.

Les clochers de la ville m'annoncent alors que notre équipage pénètre dans la cour du château. J'en éprouve une pointe de satisfaction, pile à l'heure une fois de plus. Une fois la voiture arrêtée, l'un de mes hommes vient m'ouvrir et tenir la portière. J'ai pris le parti de voyager en petit comité, je préfère me déplacer rapidement plutôt qu'en grande pompe et avec des hommes que je sais fidèles et efficaces plutôt qu'avec de la cohue.

Je descend de la voiture et observe autour de moi. J'entends mon aide de camp descendre à ma suite. J'inspire puis expire profondément, il est temps de rencontrer le maître des lieux à qui je suis déjà annoncé par les pages.
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Sam 15 Juil - 0:37

Aujourd'hui allait être marqué d'une nouvelle visite diplomatique inédite pour l'empire alors qu'il s'agissait d'un voisin frontalier. Mais le royaume de Suisse avait fermé ses frontières restant reclu sur lui même en plein milieu de l'Europe, ce qui n'avait pas du rendre le commerce du pays facile selon l'empereur. Mais cela ne le regardait pas vraiment. Il avait juste son avis personnel sur le sujet et si on le lui demandait il ne se ferait pas prier de le partager.

Depuis quelque temps le roi Suisse avait envoyé une missive à l'empereur roux. Le roi avait ouvert ses frontières et avait décidé, apparemment, d'entreprendre de rendre une visite diplomatique avec les pays d’Europe. L’Autriche-Hongrie était de ces pays. Il n'y avait aucune raison que l'empereur refuse cette visite au dirigeant Suisse. Ce fut, entre autre, pour cette raison que Friedrich répondit positivement à la missive. Quelques missives avaient été échangées entre les deux souverains pour, entre autre, convenir d'une date pour une visite diplomatique au sein du château de l'empereur qui recevrait le roi Suisse en ses terres.

Le ton était donné et, comme à son habitude, l'empereur avait fait suer sang et eau ses domestiques pour que tout soit aussi parfait que d'habitude. Pas qu'il y avait déjà eu de mauvais accueils envers des invités royaux mais on ne savait jamais ce qui pouvait se produire et entacher l'image de l'empereur et, par extension, l'image de l'empire qu'il dirigeait.

D'ailleurs on venait d'annoncer à l'empereur que sa Majesté royale était arrivée aux portes du château.

— Bien faites le venir dans le grand salon. Nous l'y attendrons.

Friedrich avait choisi cette pièce qu'il avait fait emménager pour l'occasion. Cette pièce était munie d'une zone de nul, une zone annulant tout don magique. Pourquoi changer des années d'habitude ? Les dérèglements magiques qui survenaient depuis quelque temps à travers le monde entier pouvaient causer bien des tracas. La sécurité était de rigueur. Il ne manquerait plus qu'un des dirigeants perde le contrôle de son don et déclenche un incident diplomatique qui ruinerait toute chance d’entente entre les deux voisins avant même qu'ils aient pu trouver un accord.

L'empereur attendait dans la salle jouant du piano. Le roi suisse avait été cherché par Ronove, conseiller et précepteur de l'empereur dans ses jeunes jours. L'homme avait saluait, comme il se devait le roi et lui avait expliqué que l'empereur était prêt à le recevoir et qu'il pouvait le suivre pour le rencontrer seul à seul. Les hommes qui accompagnaient le roi pouvaient attendre dans une salle de détente qui serait juste à coté du salon des dirigeants. Le conseiller expliqua aussi que l'empereur avait pris la décision de faire passer leur entrevue dans une zone de nul aux vus des troubles actuels.

Ronove ouvrit la porte du salon d'où parvenait des notes de musique. Laissant le roi passer devant lui il présenta le monarque puis ferma les portes derrière lui. Bien vite le silence arriva une fois le couplet fini.

L'empereur se leva, sa longue cape dans le dos suivait chaque mouvement de jambe ou de bras pendant qu'il se dirigeait vers le roi Suisse longeant, de ce fait, la grande table de marbre qui était dans la salle. Le roi suisse salua l'empereur en s’inclinant comme le voulait la hiérarchie entre roi et empereur. Friedrich tendit, du coup, une main pour le saluer à son tour avant de prendre la parole.

— Bien le bonjour votre Majesté royale Winkelried. Nous espérons que votre voyage fut des plus agréables et que votre séjour en nos terres en sera tout autant.

L'empereur Austro-hongrois fit un demi tour sur lui même accompagné d'un mouvement de cape qui le suivit de près pour ensuite inviter son invité à prendre place tandis qu'il en faisait de même.

— Avant de commencer ne connaissant point vos préférences gustatives nous avons fait préparer plusieurs mets à votre attention.

L'empereur claqua des mains deux fois pour que plusieurs serviteurs entrent dans la salle installant un Mandarintorte ainsi que toutes sortes de boissons chaudes : café, thé à la menthe venant directement des colonies des Indes et un autre des anciens territoires ottomans. Il avait prit soin d’éviter tout produit à base de chocolat. Il avait entendu dire que les Suisses avait un certain savoir-faire dans le domaine et allez savoir si le roi n'aurait pas pris cela comme un affront.

— Vous n'avez qu'à demander et on vous servira. Après cela ils se retireront pour que nous puissions commencer.

La balle était dans le camp du roi pour le moment, à lui de correctement avancer ses pièces sur l’échiquier de la diplomatie et de la politique.



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Sam 15 Juil - 23:23
L'on vient nous chercher et l'on m'annonce que son Excellence m'attend pour une discussion en privé. Je salue l'initiative d'une zone de nul pour notre entretien. Je dois avouer que ne plus avoir à souffrir de migraines l'espace de quelques heures me ravit quelque peu. De plus, avec tous les désordres magiques environnant, il est sage de prendre ses précautions. Puisque l'entretien n'aura lieu qu'entre l'Empereur et moi, je récupère l'étui que gardait précieusement Wilhelm afin de pouvoir l'offrir à notre hôte.

Les notes harmonieuses émanant d'un piano viennent nous accueillir dans le couloir. J'apprécie la justesse et l'élégance du morceau alors que nous approchons de la salle dans laquelle on m'introduit avant de s'éclipser sans bruit.

L'Empereur est assis au piano et joue. J'en profite pour déposer mon présent sur une table proche afin d'avoir les mains libres pour saluer son Excellence comme il se doit. Je laisse au suzerain d'Autriche le loisir d'achever son morceau, profitant en silence de la mélodie et de la maestria du pianiste.

Je m'incline lorsque l'Empereur vient à ma rencontre, respectant à la lettre le protocole ancestral entre les rois et les empereurs puis accepte la main qu'il me tend. La poigne est ferme, déterminée. Une poignée de main peut en dire long sur les hommes que nous avons en face de nous. Celle-ci me confirme une chose que je savais déjà, l'empereur d'Autriche-Hongrie est un homme d'acier que rien ne fera ployer.

-Bonjour votre Majesté impériale Edelstein, c'est un honneur pour moi de vous rencontrer. Le voyage fut des plus agréables en effet et permettez moi de vous remercier pour votre hospitalité.


J'obtempère alors qu'il m'invite à prendre place. Les serviteurs apportent différentes boissons aux fragrances délicieuses sur l'ordre de leur maître. Je ne peux m'empêcher de noter l'exactitude et la perfection avec laquelle son Excellence est servie. Au moins un point commun que nous partageons lui et moi.

- Je vous remercie pour cette délicate attention votre Majesté impériale, je réponds en inclinant légèrement la tête.


Je distingue les différents effluves de thé qui me parviennent et arrête mon choix sur celui qu'on me présente comme un thé vert des Indes au parfum frais et piquant de menthe poivrée.
Je me laisse servir et attend que nous soyons tranquilles pour prendre la parole.

- Si vous me permettez, avant de commencer, il est de coutume dans les cantons de Suisse de ne jamais se rendre les mains vides chez un hôte.


Je me lève et récupère l'étui que je viens présenter à son Excellence avec un respect non feint.

- Aussi je vous prie votre Altesse Impériale Edelstein, d'accepter ce présent que nos meilleurs artisans ont conçut en votre honneur.

Je laisse à mon hôte le temps d'ouvrir et de découvrir le présent que je lui fais. J'ai fait construire ce violon par les meilleurs luthiers du pays. Le savoir faire des hommes et leur amour de la musique ont conduit à la création de cet instrument aux courbes harmonieuses et équilibrées, à la fois léger et pourtant stable et agréable au toucher. Orné de feuilles d'or tirées de nos mines, esquissant des motifs gracieux sur le bois soigneusement vernis. L'archet soigneusement rangé au coté de son partenaire dans l'écrin de velours sombre est sobre d'apparence mais vernis avec autant de soin et conçu pour être agréable en main et précis.

J'observe la réaction de son Excellence avec attention. J'espère que mon présent sera en plus d'un remerciement pour l'hospitalité, un jalon pour cette entente que j'espère future.
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Mar 18 Juil - 10:58


Le roi Suisse donnait une première bonne impression. Friedrich en avait vu des royautés et de toutes sortes. Dont des qui lui avaient fait passablement sortir de ses gonds comme la reine d'Espagne. Rien que d'y repenser le sang de l'empereur ne fit qu'un tour.

Friedrich se fit servir un café noir pour en boire une gorgée directement. Ce fut après cela que le jeune roi prit de nouveau la parole pour proposer quelque chose avant d'entamer des sujets plus sérieux. Qu'est ce que cela pouvait bien être ?

Un cadeau diplomatique. Le roi le lui montra et le commenta. Friedrich écouta mais certaines paroles du roi l'avaient troublé. Ce qui dérangeait légèrement l'empereur était le manque d'information que le roi semblait avoir au sujet des gestes diplomatiques. Ce qu'il considérait valable dans ses cantons l'était dans tout pays. Toute visite diplomatique était accompagnée d'un présent, au moins si la personne voulait faire bonne impression. Mais l'empereur n'allait pas le reprendre à ce sujet, sauf s'il lui demandait une aide quelconque sur les protocoles.

— Nous vous remercions pour ce geste. C'est une pièce magnifique. Nous ne manquerons pas d'en jouer avant la fin de la journée soyez en certain.

Friedrich observa de son œil expert le cadeau qu'on venait de lui faire. Ce qui était sûr c'était que le roi n'avait pas menti sur la qualité du présent. D'un petit geste de la main l'empereur appela un domestique.

— Apportez donc cela dans nos appartements musicaux privés que personne n'y touche. Surtout faites bien attention en le transportant. Si il se trouve désaccordé vous en serez directement responsable.

Freidrich avait décidé de faire confiance en ce roi pour ce qui était du réglage du violon. Si ce n’était pas le cas peut être qu'il culpabiliserait à savoir que c'était le domestique qui récupérerait les sanctions.

L'empereur demanda à ce qu'on lui serve une part du gâteau et de faire de même pour son invité si il le désirait. Il plana, du coup, un silence pendant quelques longues minutes. Friedrich avait prit une petite bouchée du gâteau avec la cuillère adéquate pour ensuite, par réflexe, essuyer son impériale moustache rousse avec une serviette en soie et prit ensuite la parole.

— Bien dites moi votre majesté royale, en quoi pouvons nous vous aider ? Il nous a semblé que, dans vos missives, vous aviez apparemment certains sujets à nous soumettre. Nous sommes toute ouïe, à moins que vous aviez d'autres éléments à nous présenter avant d'entamer le cœur du sujet de votre visite en nos terres après des années de repli sur vos propres frontières. Cela nous intrigue au plus haut point, nous devons le reconnaître.

La franchise de l'empereur pouvait peut être surprendre le jeune roi qui avait l'air de ne pas trop être habitué aux visites diplomatiques, domaine dans lequel l'empereur roux avait roulé sa bosse. D’où l’assurance de l'empereur qui, pour lui actuellement, tout cela n'avait l'air que d'une formalité.



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Mer 19 Juil - 22:42
Je laisse le temps à son Altesse impériale d'apprécier l'instrument de son oeil expert. Je reconnais à la façon dont il examine le violon la patte d'un véritable connaisseur. J'incline légèrement le buste face à ses remerciements.

- Votre altesse impériale nous honore en appréciant ce présent.

Je profite du fait que mon hôte confie le violon à l'un de ses serviteurs pour retourner m'asseoir. Tout en trempant mes lèvres dans le thé brûlant, j'écoute les ordres donné par le maître des lieux. Je retiens un mince sourire à la menace des responsabilités planant sur le pauvre domestique. Si l'instrument se retrouve désaccordé, cela ne sera pas de mon ressort. J'ai veillé personnellement à ce qu'il soit parfaitement accordé de sorte à ce que l'empereur d'Autriche-Hongrie puisse en tirer le son le plus pur. Je ne fais jamais les choses à moitié.

Je profite que Sa Majesté impériale réclame une part de gâteau pour savourer mon thé. Un thé devrait se boire comme un vin. Chaque région, chaque pays possède sa propre méthode pour le sécher et le préparer si bien qu'aucun thé n'est semblable aux autres. Coupé en long brin au Japon, le thé vert de Chine lui est coupé en menus morceaux. Cette subtile différence confère un goût et un parfum différent à chaque thé.
L'arôme de celui ci est subtil. La menthe y apporte une touche rafraîchissante fort agréable.

Je repose ma tasse et accepte poliment la part de gâteau que l'on m'offre dont je m'accorde une bouchée avant que l'Empereur ne reprenne la parole. J'écoute avec attention. Il ne va pas par quatre chemins et je dois avouer que cela me plaît. Je ne peux m'empêcher de remarquer avec quelle aisance il mène cet entretien. Je perçois son expérience en la matière ainsi que son aplomb.

Je prends soin comme lui de m'essuyer délicatement la bouche du bout de la serviette d'une étoffe délicieusement fine avant de répondre à sa question. J'opte pour la franchise en retour à la sienne.

- En effet, votre Altesse impériale, et ces sujets ne sont pas étrangers à cet isolement que vous venez de souligner. Je tiens à ce que la Suisse sorte de cet ostracisme dans lequel elle a vécu jusqu'à mon accession au trône. Unie sous notre couronne, les vieilles querelles intestines se sont tues et la paix est revenue, stable et propice à de nouvelles perspectives. C'est pourquoi, votre Majesté Impériale, nous venons humblement vous demander que nous envisagions un commerce et des échanges entre nos deux nations. J'ai conscience que devant la grandeur de votre empire, les offres de notre pays puissent paraître dérisoires. Toutefois, nous désirons faire connaître le savoir faire de nos sujet en matière d'ouvrage de précision afin que ce talent puisse pleinement se développer. Votre Altesse Impériale n'est pas sans savoir que la préparation du chocolat est presque un art dans notre pays cependant la matière première a longtemps manqué. Nombre de vos colonies produisant du cacao, accepteriez vous votre Majesté Impériale Edelstein de nous en fournir ?

Je reste humble dans mes paroles mais aussi franc que l'Empereur. Cet homme n'est pas du genre à s'embarrasser de futilités, autant être direct tout en restant à sa place. J'ai cruellement conscience que nous avons peu à offrir hormis le fruit de nos artisans qui pourrait plaire à la cour impériale, cependant il faut malheureusement un début à tout.

Je surveille du regard les réactions de l'Empereur, gardant pour ma part une attitude impeccable à la fois toute en retenue et en délicatesse mais franche.
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Jeu 20 Juil - 21:25

Pour le moment Friedrich appréciait le jeune roi, poli et distingué, digne de son rang de dirigeant. Du coup l'empereur pour passait un bon moment en cette nouvelle compagnie. L'empereur avait bien regardé le domestique partir avec le violon offert.

Puis le roi Suisse, comme suggéré, entra dans le vif de la raison de sa venue. Il était vrai que l'empereur avait entendu parler du grand savoir-faire concernant les fabrication en chocolat. Ce qui lui rappela cette jeune Rebecca qui lui avait fait, une fois, un piano en chocolat taille réelle. Si la jeune femme avait pu faire telle œuvre qu'il pensait parfaite, il se demandait de quoi était capable un grand nom suisse dans le domaine.

Cela intriguait fortement l'empereur il devait le reconnaître. Ce n’était pas pour rien qu'aucun mets à base de chocolat n'était présent sur la table. Pas que les pâtissiers chocolatiers étaient mauvais en son empire, ils étaient capable de réaliser des sculptures en chocolat, des forêts noires ou même des opéras d'une grande qualité. Mais n'ayant jamais vu de quoi était capable les artiste suisses il était délicat de présenter de telles choses au roi.

C’était un peu comme si on offrait une guitare sèche en bois à l'empereur des roux, en lui présentant cela comme une merveille. Il rirait sûrement à grands éclats et à demander si on se fichait de sa personne.

— Vous êtes bien renseigné. En effet depuis quelque temps nous avons acquis un cacao de grande qualité provenant de l’Amérique du Sud. Nous pouvons comprendre qu'avec votre réputation sur le maniement de cette matière que vous soyez on ne peut plus intéressé par celui-ci.

Friedrich tapa de nouveau des mains mais par trois fois cette fois. Comme si tout cela avait été préalablement orchestré par le chef d'orchestre qu'il était, deux domestiques apparurent avec plusieurs mets de chocolat. Fondu, en mousse, en gâteau, en crème ou en mousse ou tout simplement en morceaux de chocolat avec orange confie et feuille d'or.

— Ce n'est peut être point aussi travaillé que dans votre royaume, mais vous pourrez savourer le goût de la matière première bien traitée. Nous ne somme peut être point à votre niveau en matière de sculpture ou de sublimer la chose au maximum de son art. Mais nous ne sommes pas en reste.

Friedrich laissa au roi Suisse le soin de tester ou non se qui avait été amené. Lui même finissait son café noir et entama un peu sa part de gâteau avec des petites bouchées.

— Donc vous aimeriez un accord commercial avec cette ressource. C'est original nous devons vous l'accorder. Mais vous savez on n'a rien sans rien dans ce bas monde. Que nous proposez-vous en échange de cette matière première un peu coûteuse par son exploitation lointaine ?

L'empereur avait croisé les bras et plongé son regard dans celui du roi, lui imposant une potentielle pression. Le roi avait réussi à surprendre l'empereur par un demande plutôt originale de matière première. Il espérait que cela continuerait. Il voyait arriver une potentielle réponse du roi, mais espérait quand même autre chose.



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Ven 21 Juil - 22:29
Son Excellence me paraît agréablement surprise par ma demande au sujet du commerce du cacao. Il me semble attiser une certaine curiosité chez mon hôte qui, de trois claquement de mains, fait apporter plusieurs échantillons, élégamment agencés, de son chocolat. J'admire toujours l'exactitude avec laquelle mon hôte est servit. Je l'écoute avec une attention polie la description alors qu'il me présente ces mets qui je l'admet ne sont pas en reste avec les nôtres puis je demande à ce que l'on me serve simplement un de ces morceaux joliment ouvragés.

Je prends le soin de le goûter avec délicatesse. J'apprécie la douce amertume du chocolat noir, un peu corsé et son parfum que l'orange vient doucement sublimer. Une dégustation c'est prendre le temps de savourer la chose, de laisser fleurir en bouche les différentes saveurs pour en distinguer toutes les nuances. Je m'essuie délicatement la bouche avant de répondre à l'empereur qui termine son café et sa part de gâteau.

- Permettez moi de saluer le talent de vos maîtres chocolatiers votre Altesse impériale. Nous devons reconnaître qu'ils ont su parfaitement sublimer le cacao dont la qualité et la finesse sont exquises.

L'Empereur en vient à ce que je pourrai lui échanger en contrepartie du cacao. Bien évidemment, rien n'est gratuit, je suis le premier à le savoir. Je soutiens le regard impérial avec la même franchise que précédemment. Sans défi dans les yeux. Ce n'est pas un défi. Je soutiens son regard pas parce que je suis trop confiant mais parce que je suis franc et que je ne me défilerai pas.

- Si son Excellence impériale me le permet, mes hommes ont apportés quelque chose que nous souhaiterions vous présenter.

L'Empereur fait signe d'aller quérir ce que j'ai demandé à ses serviteurs qui s'exécutent promptement et reviennent avec plusieurs écrins et boîtes. Au nombre de six puisque chacun de mes hommes devait en porter une avec pour ordre de ne laisser personne y toucher et de défendre ces petits trésors délicatement ouvragés. Chaque écrin est fait du bois de nos sapins, peint à la main et décorés de feuilles d'or et d'argent.

Je me lève à nouveau pour présenter moi même ce qui a été amené et déposé sur la table entre nous.

- Votre Majesté impériale sait que notre pays est par sa taille peu apte à produire des choses en grandes quantités c'est pourquoi nous tenons à développer un artisanat de qualité pour sublimer nos matières premières et créer des objets qui seront uniques. Nous espérons que ces quelques modestes présentations soulèveront quelques intérêts à vos yeux.

J'ouvre avec une infinie précaution le premier écrin qui renferme dans une pièce de velours un orchestre de cristal multicolore.

- Nos montagnes sont riches en cristaux de toute sorte sans compter le cuivre, le fer, les minerais nobles ainsi que la pierre que nous pouvons en extraire. Nos mines sont de taille modeste et ne concurrencent pas les grandes mines d'or que l'on trouve aux Amériques toutefois, nous tentons d'en tirer le meilleur afin de créer que ce soit pour la beauté ou l'utilité.


Je laisse à son Excellence le temps d'apprécier les petits personnages et la finesse des détails avant de passer à la seconde boîte. Celle ci est une palette contenant de nombreuses couleurs différentes, allant des tons sombres et riches à des teintes pastelles et claires.

- Nos chimistes travaillent actuellement à l'élaboration de nouvelles teintures pour les textiles afin d'obtenir des tons plus profonds et plus nuancés mais aussi avec une meilleure prise sur le tissu. En voici, un petit aperçu.

Encore une fois, je laisse le soin à son Altesse impériale d'examiner les teintures que je lui présente puis j'ouvre une troisième boîte pour découvrir une fiole de verre soufflé.

- Nous craignons de ne pouvoir rivaliser avec le talent français pour les parfums, toutefois la flore de Suisse est riche et il serait dommage de ne point l'exploiter pour en tirer le meilleur que ce soit en terme de médecine, de parfum...

Je laisse à mon hôte la possibilité de tester la fragrance que je lui soumets par l'intermédiaire d'un petit mouchoir en soie brodé de fil d'or sur lequel quelques gouttes ont été déposées. Je continue ensuite ma présentation en ouvrant la quatrième boîte. Cette dernière renferme plusieurs pots de verres scellés avec soin renfermant une substance aux couleurs de l'or dans toute ses nuances, allant de l'éclat patiné par le temps et sombre du vieil or à celui vif et clair de l'or neuf et jeune.

- ... mais aussi du fruit du labeur des abeilles. Votre Altesse impériale permettez nous de vous présenter différents miels que nous avons conçut en mariant différentes essences. Vous trouverez aussi les essences brutes des fleurs de pins, de bruyères et de châtaigner ainsi que les alliances plus subtiles de nos fleurs. Nous avons pour projet de développer l'étude de la flore par la création de jardins botaniques si bien que nous verrons le panel de nos mélanges s'enrichir que ce soit en parfumerie ou dans la confection du miel.


J'ouvre les pots avec soin et y trempe des petites cuillères en argent prévues à cet effet. Son Excellence y goûtera si elle le désire.

Un air froid se dégage lorsque j'ouvre la cinquième boîte. Non pas glacé mais frais comme celui d'une cave d'affinage. Le parfum des fromages coupés en petits morceaux et agencés dans une assiette sous cloche se dégage.

- Permettez moi votre Majesté Impériale de vous présenter quelques uns des fromages que nous servons. Nous nous sommes permis d'apporter le gruyère dont le nom est bien connu mais aussi l'Appenzeler, le vacherin fribourgeois, le Sbrinz et enfin la tête de moine.


Le dernier fromage est présenté sur un tourniquet miniature. Je le fais tourner moi même et la lame raclant le dessus du fromage forme une corolle fine et légère que je laisse à la curiosité de l'Empereur.

- Ceci n'est qu'un mince échantillon des laitages que nous produisons. Nous utilisons aussi le lait frais pour en faire de nombreuses variantes plus ou moins classiques.

Toujours après une courte pause, je me tourne vers la dernière et sixième boîte. Toute aussi jolie et ouvragée que ces soeurs. Je découvre cette fois ci dans son écrin de velours un petit mécanisme représentant une danseuse de ballet. Je remonte le mécanisme à l'aide d'une petite clé d'or et la laisse esquisser les quelques pas élégants du cygne noir du lac des cygnes. Contrairement à la plupart des mécanismes à rebours, elle ne s'arrête pas.

- Voici enfin votre Majesté impériale, une modeste réalisation. Nos artisans sont réputés pour façonner de délicats mécanismes. Nous développons aujourd'hui par leur biais des mécanismes hydrauliques. Le squelette de cette petite danseuse est constitué de canalisation dans lesquelles l'eau circule. L'enchaînement de ses mouvements fait circuler l'eau selon une boucle qui génère le prochain mouvement. La chorégraphie elle même sert de générateur. Ce mécanisme peu coûteux en énergie peut se décliner en une infinité de fonctions et d'utilités que nous désirons développer.

La Poupée continue ses petits pas gracieux sur la douce mélodie alors que je conclue.

- Nous espérons que certaines de nos créations siéront à votre Altesse impériale et lui paraîtront digne de son intérêt.

Je reprends place avec calme, attendant le verdict de son Excellence avec l'espérance de l'avoir agréablement surpris par mes propres préparations.
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Aujourd'hui à 0:48

Le roi Suisse avait l'air satisfait des chocolats de l'empereur. Friedrich accepta le compliment et répondit qu'il ne manquerait pas de féliciter les créateurs de ces amuses-bouche. Mais Friedrich devait se l'avouer il s’était attendu à d'autres commentaires.

Le roi Suisse demanda la permission de faire apporter quelques affaires qui étaient détenues par la suite du roi. N'y voyant aucun inconvénient Friedrich fit partir des domestique les chercher. Peu de temps après six coffrets firent leur apparition avec deux domestiques qui les posèrent sur la table. De bois les coffrets étaient finement sculptés. La précision était une qualité que le pays avait l'air de mettre en avant.

Après était ce là juste l’œuvre d'un grand homme, ou était ce vraiment ainsi pour tout artisan du royaume ? Friedrich avait quelques travailleurs de talant pour ce qui était de la sculpture de bois, bien que généralement la sculpture en Autriche-Hongrie était plutôt versée dans les statues, les bâtiments, ou encore les meubles luxueux. Ce n'était pas la même chose que l'artisanat.

Le moment était venu où l'invité de l'empereur allait lui présenter le contenu des ses beaux coffrets. Comme pour valider ce choix, l'empereur fit un geste de la main pour ensuite la ramener à sa rousse moustache et la caresser doucement.

L'empereur n'allait pas intervenir pendant les diverses présentations. Il allait y réfléchir pendant que le roi les présentait pour donner un avis général.

La première présentation était un travail sur la pierre. Bien qu'il avait déjà vu, à plusieurs reprises, des pierres précieuses travaillées sous diverses formes la taille des pièces, et surtout les formes choisies, firent apparaître un sourire sur le visage de l'homme.

Le deuxième coffret contenait des tissus pour présenter des teintures que Friedrich prit en main pour mieux les examiner. C’était, en effet, de la bonne qualité. Mais ayant une alliance avec le Kappharren qui était un spécialiste de la mode cela ne l’intéressait pas plus que cela. Dans d'autres circonstances peut être aurait il pu voir cela d'un autre œil.

Ensuite vinrent des parfums. Ce n’était pas vraiment sa tasse de thé à vrai dire, laissant cela plus volontiers aux demoiselles de la cour. D'ailleurs il n’était pas au courent que Ronce de France s’était lancée dans cette spécialité, mais cela collait plutôt bien à la souveraine de la France. Mais pour lui, qui de plus était veuf, cela ne l’intéressait point il devait se l'avouer.

Un nouveau coffret s'ouvrit devant l'empereur présentant du miel. L'empereur écouta le dirigeant suisse tout en gouttant, du bout des lèvres, au hasard, un des pots. La surprise était là, c’était sûrement un des meilleurs mets du genre qu'il avait eu l’occasion de goûter. Bien qu'au premier abord il avait été déçu, pensant voir une sculpture en cire d'abeille, mais le goût du miel lui avait légèrement fait oublier cette frustration.

Coffre suivant, un met qui était, apparemment, réputé chez les Suisses. La tête de moine avait suscité l’intérêt non dissimulé de l'empereur de par son mécanisme on ne peut plus original et divertissant. C’était presque la meilleure trouvaille que le roi lui avait présenté jusqu'à maintenant. Mais après le miel goûter un fromage non merci. Il s’était donc abstenu de goûter le fromage quelque peu déçu, mais ce n’était sûrement que partie remise.

Puis vint le dernier coffre avec un système énergétique on ne peut plus vieux comme le monde mais remis au goût du jour de façon bien originale. Cela ferait sans nul doute une merveilleuse décoration sur l'un de ses nombreux pianos. Mais il fallait voir comment cela allait être développé à plus grande échelle pour que cela soit vraiment intéressant.

L'empereur se posa bien au fond de son impérial fauteuil, bien droit, les mains posées sur la table.

— Nous devons reconnaître qu'il y a plusieurs éléments de très bonne qualité, voire d’excellente facture. Certaines ont même été très appréciables et nous vous demanderons sûrement à nous en fournir.

Friedrich se leva à son tour, geste accompagné d'un mouvement de cape qui vint bien vite se coller à son dos de nouveau.

— Mais nous avons un peu du mal à comprendre. Vous nous proposez toutes ces ressources contre un marché exclusif contre la matière première de qualité qu'est le cacao ? Nous ne sommes pas vraiment sûr d'avoir saisi, bien que, rassurez-vous, toutes ces présentations étaient fort agréables dans l'ensemble.

En effet même si tous les produits présentés n'avaient pas reçus entièrement son aval, il avait apprécié la dévotion et le plaisir que le roi avait mis dans ses discours, présentant ses denrées avec beaucoup de passion.

— Nous ne savons donc pas si vous nous proposez tout cela. Mais sachez déjà qu'il y a une ressource dont nous avons entendu parler qui se trouve en vos terres et qui nous intéresse. Il s’agit de l'asphalte.




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