[mars an 7] Une boutique à Paris

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Félindra Thériant
Le Chat botté
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Ven 21 Juil - 12:44
Deux « Koink ! » sonores tombés du ciel précédèrent un bruit grandissant de jouet mécanique à ressort. Aussitôt, les passants, habitués, s’écartèrent hâtivement de la portion de chaussée pavée devant la boutique, en tenant leur chapeau. La jeune femme vint y poser son flaptère dans un concert de flap-flap reconnaissable entre mille, et un tourbillon de poussière et de vent qui mit quelques secondes à se dissiper, agitant ses longs cheveux châtains et les pans de sa redingote rouge sombre à queue de pie. Les ailes de son engin hoquetèrent puis s’immobilisèrent, et elle releva ses lunettes sur son front, souriante, avant d’enjamber sa machine et poser pied à terre. Un pied botté, naturellement, de longues bottes-cuissardes en cuir foncé, par-dessus un pantalon à ponts crème, aux élégants boutons dorés… Elle se tenait droite et fière, bombant le torse, et replia les ailes de sa machine avant de s’en aller à sa devanture pour en ouvrir les volets. Si la plupart des femmes allaient en robes ou en jupes longues, Félindra, elle, avait une « dérogation » tacite spéciale, à l’instar des aventurières et des militaires, de par son métier de bottière, l’obligeant à être elle-même la vitrine de son artisanat. A ce titre, elle se sentait autorisée à porter bottes et pantalon quasiment en permanence. Quoi qu’il en fut, elle ne quittait jamais sa paire de cuissardes, telle une écuyère, ou une hussarde de l’armée, la gardant même dissimulée sous ses robes longues en soirée.

Quelques grincements de charnières rouillées et claquements de bois, et le passage fut libéré… dévoilant une vitrine ouvragée à trois pans, asymétriques, arborant de belles ouvertures art déco de style végétal, peintes en jaune. La petite boutique atelier derrière était sombre, et la première chose qui frappait en entrant était l’entêtante odeur de cuir neuf ; puis de graisse froide, enfin de poussière et de métal, laiton et fer surtout. Dans la vitrine s’alignaient des pieds droits de bottes en tout genre… En face, on pouvait apercevoir un établi posté derrière un comptoir encombré d’une multitude d’ustensiles, d’outils, de boîtes et bocaux en tout genre, de petits clous, de minuscules marteaux, de pinces, de cisailles, d’aiguilles, et une caisse enregistreuse mécanique, vert pin, à manivelle, aux larges touches rondes noires, à lettres blanches typiques. Sur l’établi une pièce de cuir entamée et des outils et gabarits de traçage. Contre l'un des murs une pendule comtoise et son balancier égrainait patiemment le temps de son tic-tac lascif...

La jeune femme s’en fut allumer les deux lampes-appliques murales à gaz, à gauche et à droite de la pièce, qui éclaireraient son établi, puis revint retourner le petit panneau annonçant l’ouverture de l’échoppe, avant d’aller se défaire de sa veste et enfiler son tablier de cuir. Là, postée derrière son établi, elle releva ses cheveux et les attacha sommairement, avant de se mettre au travail, reprenant son ouvrage où elle l’avait laissé la veille au soir. Dans son dos des étagères alignaient toutes sortes de flacons de plantes, de graines, d’herbes, digne d’une vitrine d’apothicaire, dont on pouvait se demander ce qu’elles faisaient dans une cordonnerie. Mais une petite porte au fond laissant supposer une arrière boutique, en dissimulait peut-être la réponse...
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Orendi
La fille des brigands
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Dim 23 Juil - 16:38
« Merveilleux... »

Gracieux Fourbier n'était qu'admiration face à la corne qui reposait, bien protégée, au sein de sa cloche de verre. Orendi le lui avait tendu avec presque une révérence gauche, inclinant la tête, sa troisième main retirant le chapeau de sa tête. Le collectionneur avait observé l'objet sous toutes ses coutures. Prêt à tous les sacrifices pour emplir son cabinet de curiosités, il était aussi un indécrottable rêveur facile à embobiner. Tandis qu'il déposait son nouvel ajout sur une étagère, Orendi riait sous cape.

« Une corne de licorne, authentique, et sans aucune fêlure ! »
« Travail d' pro. »

Aidée des Renégats, trouvant une carcasse de narval échouée sur quelque rivage septentrionale, la sorcière avait cisaillé la corne – ni vu, ni connu, je t'embrouille. Les Jours furent réceptionnés dans sa main tendue qui plongea l'acquisition dans une de ses poches.

« Hésitez pas à r'faire commande. Au plaisir m'sieur ! »

Orendi quitta la demeure bourgeoise le sourire aux lèvres, la joie serrant ses entrailles. Arrivée au navire, la somme serait divisée, une partie glissée dans le tronc commun, la seconde partagée et probablement dilapidée dans l'alcool et la nourriture. Les poches alourdies, la mercenaire se laissa au plaisir de vaquer à quelque promenade de santé au sein de Paris. Qui sait, au détour d'une ruelle, elle trouverait un client potentiel, une âme prête à offrir de l'argent à des mercenaires pour quelque travail trop sale pour la justice.

Les éclats de voix de quelques badauds l'interpellèrent. Des demoiselles observaient la devanture d'une boutique. Leurs mises n'avaient pas l'éclat du satin trahissant des origines populaires, que le verbiage accouplé de patois typiquement parisien ne faisait qu'approuver. Son traducteur magique pesant à son cou, la Russe comprit que l'on devisait chiffons. Un sujet qui ne l'aurait guère intéressé – elle qui avait la mise d'une brigande – si les Parisiennes n'avaient pas parlé de magie.

Et ça ça l'intéressait.

L'inverse aurait été ironique en tant que sorcière.

La Russe se rapprocha de la troupe et, usant de sa petite taille, joua des coudes pour coller son nez à la vitrine, indifférente aux imprécations des demoiselles sur sa conduite, sa tenue... et probablement son manque d'hygiène. Plissant les yeux la Russe tâchait de voir à travers les reflets, observa les bottes qui, à ses yeux, ne présentaient rien de très particulier. Cette magie devait être très subtile. Loin du clinquant explosif de la sienne.

« 'Scusez. » croassa-t-elle en s'extirpant des jupes du public.

La Russe se glissa au sein de la boutique, levant le nez pour mieux voir. L'odeur du cuir lui imprégna les narines et lui plut d'emblée, lui rappelant des souvenirs aussi bien lointains que plus proches, une senteur qu'elle associait au foyer. Elle avisa alors une femme, probablement la tenancière qui officiait, tête baissée. Orendi s'avança à sa rencontre, aussi curieuse de mieux voir le faciès de cette femme que de voir ce qu'elle tramait.

« B'jour. » Malgré le traducteur magique qui rendait audible aussi bien sa voix aux oreilles des autres que l'inverse, celui-ci ne pouvait masquer l'accent russe qui roulait les r. « J'ai entendu que vous faisiez des bottes magiques. Pouvez m'expliquer ? »

Ce serait peut-être l'occasion de faire l'acquisition d'une autre paire – et peut-être de façon bien plus réglementaire que les précédentes.


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Félindra Thériant
Le Chat botté
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Dim 23 Juil - 17:54
Bien qu'avertie par la cloche, toute à son ouvrage délicat – la découpe du cuir était chose précise - Félindra ne fit pas tout de suite attention à qui entrait dans son échoppe. Tirant une pointe de langue sur le côté, sourcils froncés, elle maniait le couteau en demi-lune avec dextérité, finissant son geste avant de s’interrompre, pour relever le minois et tourner ses félines oreilles vers la voix féminine à l’accent russe qui lui causait. Et là… Oh surprise ! Mais combien de bras avait cette dame ??? Elle lui sourit vaguement cependant, timidement dirons-nous, et soupira, d’un ton détaché,

- Bonjour Dame… Félindra Thériant, pour vous servir.

Elle arrangea une mèche de cheveux qui retomba aussitôt… Zut ! vrai qu’elle n’avait plus ses oreilles sur les côtés… Elle n’arrivait pas à s’y faire, malgré le temps qui passait.

- Magiques oui, effectivement. On vous a bien renseignée.

Elle observa sa cliente, son aspect était décidément très… exotique ; peu rassurant, cet œil… hurrm… ces griffes… Et, oh ! Un oeil au creux de la main ?? hurm… Elle craignit quelqu'entourloupe. Elle resta sur ses gardes, la gardant à l'oeil. Cependant elle parlait d’un ton aimable, détaché.

- Je fais dans l’ensorcellement de bottes essentiellement. Portez-les, faites-les porter, même une seule fois et… leur sortilège agira sur le porteur, aussi longtemps que vous aurez de quoi les cirer. Je fournis le cirage, naturellement.

Elle sourit légèrement. Se gratta la tempe avec son crayon, et ajouta,

- Quel genre de sortilèges ? Tout ce qui concerne les sentiments… dans un sens, ou… dans l’autre. Attirance ou rejet, tout dépend de ce que vous voulez.

- Intéressée ?


Conclut-elle haussant un sourcil en fixant l’oeil le plus « normal » des deux, avec un petit sourire malicieux. Cette femme ne lui inspirait aucune confiance. Peu de chance qu’elle fasse un usage bienveillant de ses services, mais les affaires étaient les affaires… Elle, elle vendait des bottes. Ce qu’en faisaient les gens après ça… ça les regardait.


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Orendi
La fille des brigands
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Mer 2 Aoû - 22:08
Tandis que la tenancière relevait la tête, la Russe put mieux l'observer et faire face à une nature qui ne lui était pas si inconnue. Dommage que Chester n'eut pas été là. Orendi était certaine que cela lui aurait fait plaisir de faire la rencontre d'une autre hybride-chatte. Est-ce qu'elle avait une queue elle aussi ? Elle la cachait peut-être dans un repli de son pantalon – Orendi n'en avait aucune idée. Et la sorcière abandonna bien vite cette investigation pour se concentrer sur les propos de la tenancière. La Russe se gratta le menton.

« C' qui concern' les sentiments, mh. Ce que vous avez un sortilège qui fiche les j'tons ? Genr' qui file la frousse ? Que'que chos' dans c' genr'. » D'un mouvement du menton, Orendi désigna la vitrine où, du côté rue, les demoiselles continuaient de pépier. « J' parie qu' vos clientes habituelles veulent d' quoi attirer l' regard de leurs amants. C'est pas mon genr'. »

Grand sourire au-dessus de l'écharpe crasseuse lui ceignant le cou. C'était si évident que Orendi en riait elle-même. Qui voudrait d'une voyou qui passe son temps sur les routes et côtoie le vice ? De l’œil la Russe chercha un siège, trouva une chaise sur laquelle elle prit place. Ses semelles claquèrent sur le bois de l'étal où avait officié Felindra. Orendi croisa ses bras sur sa poitrine creuse, ses bottes dodelinant sur le rebord de bois avec une indolence presque gracieuse. Son sourire n'était qu'émail rongé par les caries.

« M' faudrait une paire à ma taille. J' la connais pas, vous laisse mesurer. Si ça m' va j' vous ferais d' la réclame auprès d'amis. Assez nombreux. » Elle compta sur ses doigts, plissa la bouche. « Cinq, six... j' crois. 'Fin sont dans l' même genre qu' moi et y diraient pas non à d' nouvelles godasses. J'ai d' quoi payer. »

Plongeant la main dans une des poches de son manteau crasseux, la Russe en extirpa quelques Jours d'or qu'elle fit tinter sur l'établi.

« Vous pouvez m' faire un truc correct à c' prix hein ? »

La question était de pure forme. Plus on mettait le prix fort, plus on avait de chances d'obtenir gage de qualité. C'est du moins ce qu'avait appris la sorcière lors de ses voyages, aussi bien sous la houlette de bandits de grand chemins que des mercenaires qu'étaient les Renégats.



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Félindra Thériant
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Ven 11 Aoû - 17:21
La bottière observait sa cliente d’un œil amusé, étonnée de son apparence, et curieuse de sa façon d’être et de parler. Elle la fixait, attentive, un petit sourire sur les lèvres, comme si elles avaient été d’accord ou complices de longue date. Elle ne fut pas surprise que cette étrange personne plutôt effrayante dans son genre, ne fût pas intéressée par les sortilèges amoureux, et leur préfère la frousse, raillant au passage son célibat autant que les donzelles qu’elle avait croisées sortant d’ici. Félindra ne la contredit pas, l’imaginant mal au bras de quelqu’un, rétorquant, d’un ton joueur,

- Je vous comprends tout à fait Dame… En effet, je dois bien avoir quelque chose qui devait faire l’affaire, attendez-donc que je regarde…

Fit-elle s’emparant d’un grimoire derrière elle, qu’elle commença à consulter, tandis que la sorcière s’asseyait et posait les pieds sur le rebord du comptoir, passant plus clairement commande, apparemment convaincue, promettant même de faire sa publicité si elle était satisfaite. L’artisane feuilleta son grimoire, à la recherche du bon chapitre en l’écoutant d’une oreille attentive, léchant son index pour tourner rapidement les pages jaunies… Elle lut quelques énoncés de sortilèges en diagonale à voix basse, cherchant le plus approprié, et enfin, s’arrêtant sur l’un d’eux, lut plus haut,

- Sortilège de crainte… Le porteur inspirera la crainte à quiconque l’approchera à moins de sept mètres… bla bla bla… Porter les bottes dûment cirées vingt-quatre heures pour que l’effet commence à se faire sentir. Cuirs possibles, loup… serpent… requin…

Elle releva la tête, posant un œil intéressé sur l’or que sa cliente jetait sur le comptoir, comme une chercheuse d’or de retour de la mine, et rétorqua,

- Justement j’ai rentré un cuir de requin de la plus belle qualité la semaine dernière… Souple, solide, confortable… étanche.

Elle ramassa un jour et l’inspecta, l’examinant à la lueur du jour, et croquant dedans pour s’assurer de sa validité. Le reposant, elle répondit, visiblement enthousiaste,

- Plus que correct, comptez sur moi. Marché conclu ! Je vous fais des bottes à filer la frousse à quiconque vous côtoiera.

Elle ramassa l’or, et l’empocha, puis fit le tour du comptoir en attrapant son mètre, et vint saisir une botte de la sorcière, et la lui retira… Elle examina l’objet avec une petite moue de dédain qui semblait en fustiger la qualité… le posa sur le comptoir, puis prit consciencieusement les mesures des largeurs et de la longueur du pied d’Orendi ; puis la distance entre son talon et son genou ; notant soigneusement les chiffres sur un petit carnet, apparemment indifférente à l’hygiène, à l’odeur et à l’état de l’appendice de sa cliente.

- ça vous changera de ces antiquités, ce sera pas du luxe…

Conclut-elle, abandonnant le pied déchaussé de la sorcière et regagnant son établi. Se redressant après quelques notes dans son cahier de commandes, elle conclut, fixant sa cliente,

- Comptez… une petite semaine et elles seront prêtes. Je vous offre les deux premières boîtes de cirage. Une à deux applications par semaine devraient suffire. Evidemment, si vous les cirez tous les jours, elles feront plus d’effet… Par contre, plus d’une fois par jour est inutile. Ça vous ira ?

Au fond, si la cliente ne payait pas de mine, cette commande était intéressante. Au moins ça la changeait de sa routine, et puis elle payait bien avec son or.


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Orendi
La fille des brigands
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Mar 15 Aoû - 20:39
« Cuir de requin ? »

Orendi émit un sifflement approbateur, de ceux qu'on pouvait entendre à proximité des maisons closes, lorsque les filles se trouvaient au balcon. La Russe n'avait jamais vu de la peau de requin, mais elle connaissait la réputation de l'animal – fringant habitant des mers. Alors en porter l'épiderme sur ses petons adorables (euphémisme) avait de quoi lui plaire. La Russe agita ses orteils dont le pouce perçait le tissu d'une chausse crasseuse. L'ensemble de la tenue de la mercenaire semblait avoir été dévoré par les mites – des mites particulièrement voraces.

« Doit pas avoir froid aux yeux vot' fournisseur. Vous me plaisez. Z'êtes sorcière, hein ? Ouais vous pouvez pas être fée. Une fée ça peut pas être hybride. Une sorcière chatt' qui fait dans les bottes. Z'êtes pas banale. »

Et ce qui sortait des normes, des habitudes conventionelles, tout cela plaisait à la mercenaire. Repliant ses orteils comme autant de petits asticots frigorifiés, Orendi alla récupérer sa botte, l'enfilant prestement sur son pied. Les trous n'empêchaient pas le froid de rentrer contrairement au cuir de la chaussure aussi éculée soit-elle.

« Une semaine, hein ? On fait un marché alors. Quand j' reviens chercher ma command' si ça me botte... » Orendi rit de sa propre blague. « J' vous amène voir mes amis mercenaires. Que vous puissiez prendre d'aut' clients. Et si ça me plaît pas... J' vous amène aussi. Pour un' balade. On en causera avec les copains. Tope là ? »

Orendi tendit une main aux ongles cassés par-dessus le comptoir. Que Félindra lui rendit la pareille, ou non, la mercenaire donna une tape sur le bord de son chapeau avant de s'avancer auprès de la porte. Le carillon tinta lorsqu'elle poussa la chambranle, faisant sursauter un ou deux clients qui attendaient, de l'autre côté, et semblaient hésiter à entrer tant qu'elle se trouvait là.

« Bon ouvrage, miss ! » claironna la mercenaire, la porte se refermant derrière elle, ne laissant qu'une vague odeur de sueur rance dans son sillage. Dernier souvenir avant sa prochaine visite.

Spoiler:
 


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