[An 5, mois de mars] Une valse celtique - [PV Gryffin Sidh]

 :: L'Europe :: Royaume-Uni Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Castiel Austen
Le Pillywiggin
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complet - 3/3

✦ Double-compte : Pas pour le moment

Jeu 27 Juil - 0:06
Après un long voyage, nous arrivons finalement à Londres. Il est tard et la nuit est tombée depuis un moment déjà. Zéphyr et moi nous activons à rechercher une chambre pour la nuit. Il est hors de question de dormir à la belle étoile dans des rues crasseuses, puantes et peu sûres dans le froid persistant de l’hiver, malgré l’arrivée prochaine du printemps.

Par chance, nous avons réussi à trouver une chambre dans un petit établissement hôtelier. Nous sommes à peine arrivés dans la petite pièce que Zéphyr s’écroule sur le lit, épuisé. Je souris et je l’imite après avoir déposé et rangé nos bagages. Je ne tarde pas à tomber dans les bras de Morphée.

Je me réveille au levé de jour, affamé. Je m’extirpe difficilement d’abord des bras de mon adorable corbeau, puis de la couverture. Je frissonne. Un froid glacial règne dans la petite pièce. Je recouvre correctement Zéphyr, je m’habille rapidement et je descends pour me rassasier. Je remonte peu de temps après, ramenant avec moi de quoi manger pour Zéphyr. Celui-ci dort encore à point fermé. Je me pose près de la fenêtre pour observer le ciel. Il est couvert d’épais nuages sombres et menaçants. Quel temps déprimant ! Il n’y a plus qu’à espérer qu’il s’améliore d’ici le début d’après-midi. Sans cela, nous ne ferons pas une bonne recette aujourd’hui et cela serait ennuyeux. Notre bourse est pratiquement vide.

Les heures sont passées mais le ciel ne s’est pas dégagé. Zéphyr et moi avons tout de même décidé de tenter notre chance au Hyde Park, malgré le manque de volonté de mon corbeau. Mais je ne me fais pas d’illusion, le parc est pratiquement vide. Installés près d’un parterre de fleurs, nous nous préparons. Je caresse tendrement la joue de mon corbeau pour le motiver avant de placer le violon contre mon cou. J’inspire profondément, je ferme les yeux et je me lance. Mon archet glisse sur les cordes de l’instrument et les pleures aiguës et mélodieux de ce dernier vibrent dans les airs. A peine quelques secondes après, le chant malicieux de la flute whistle de Zéphyr s’envole, se mêlant avec harmonie aux jérémiades de mon violon, créant ainsi un air de musique joyeux et entrainant qui résonne doucement dans le parc et attire l’attention des quelques misérables humains présents aux alentours. A nos pieds, les fleurs s’animent lentement et se mettent à onduler gracieusement au rythme enjoué de notre mélodie celtique. Rapidement, une dizaine de personnes se regroupent autour de nous pour apprécier davantage notre musique. Des enfants s’émerveillent devant les fleurs dansantes, des jeunes gens tapent en rythme dans leurs mains et un jeune couple se lance timidement dans une danse improvisée. Il ne faut vraiment pas grand-chose pour attirer et divertir ces vauriens d’humains. De la bonne musique, un peu de magie, et le tour est joué. Nous achevons le premier morceau et le public applaudit chaleureusement. Nous les saluons poliment et pendant que certains jettent des pièces dans l’étui de mon violon, d’autres reprennent leur chemin en nous saluant. Les quelques personnes restantes en redemandent.

Nous entamons une nouvelle mélodie et quelque chose attire mon attention. Une présence étrange, presque mystique. Une présence profondément touchée par une ancienne et puissante magie. A ma grande surprise, Zéphyr semble lui aussi avoir ressenti cette mystérieuse aura et ne semble pas très rassuré. Instinctivement, il se rapproche de moi. Alors que je cherche de qui cela peut provenir, mon regard tombe sur deux magnifiques yeux d’un bleu vif et profond. Ces deux beaux saphirs semblent appartenir à une jeune fille. Elle a un regard si envoutant que je suis bien incapable de décrocher mes yeux des siens. Je la regarde s’approcher et s’arrêter à quelques mètres de nous. Elle semble très intéressée par le spectacle que nous donnons. C’est une demoiselle bien mystérieuse. Emmitouflée dans une large cape sombre, le visage cachée sous sa capuche, on ne distingue que ses yeux vifs et quelques mèches ébène. Sur le haut de sa tête, sortant de son capuchon, se dressent deux oreilles noires et pointues. Dans son dos, une longue queue touffue se balance gracieusement. Voilà une créature intéressante.

La musique se termine, les fleurs redeviennent inertes et les quelques humains toujours présents applaudissent de nouveau et jettent encore quelques pièces dans mon étui avant de nous saluer et de s’éloigner. Zéphyr les remercie et se courbe poliment. Pour ma part, je suis bien trop intrigué par cette charmante hybride pour me préoccuper de ces misérables humains. Je m’incline respectueusement vers la jeune femme et lui offre un sourire sincère, et peut-être un peu charmeur.

« Mademoiselle, je vous dédie les prochaines notes. J’ose espérer qu’elles vous plairont. »

Je me retourne vers mon adorable corbeau, qui me fixe avec des yeux affolés. Visiblement, la présence de cette demoiselle le perturbe. Il ne m’accompagnera pas à la flute. Dommage. Je lui fais un clin d’œil et je rapporte mon attention vers la demoiselle en face de moi. Je place mon violon sur mon cou et je fais courir l’archet sur les cordes, leur arrachant des sanglots aiguës, lents et doux. Une mélodie calme, un peu mélancolique, s’élève alors dans le parc. A mes pieds, les fleurs s’animent de nouveau, bougeant au rythme lent de la musique. Mes yeux se perdent alors à nouveau dans le regard si captivant de cette mystérieuse jeune fille.


Revenir en haut Aller en bas
Gryffin Sidh
Cat Sidhe
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Sam 29 Juil - 11:28
Mes paupières clignent alors que j'émerge du sommeil. Bâillant, je me frotte les yeux, avant de les ouvrir. La luminosité est faible, ai-je dormi tout le jour ? Me redressant grâce à l'appui de mes bras, je lève la tête vers le ciel. Entre les branches, j'aperçois de gros nuages sombres. Un sourire étire mes lèvres : la nuit n'est pas encore tombée, et le temps est assez maussade pour que je puisse sortir de ma cache improvisée.
Je déplie mes jambes et en passe une de chaque côté de l'épaisse branche sur laquelle j'ai dormi. C'est moins confortable que lorsque j'étais encore un Cat Sidhe, mais je m'y suis fait. J'étire tous mes membres en poussant un nouveau bâillement.

J'ignore depuis combien de temps je suis devenue presqu'humaine. Le monde des hommes est fascinant, et très bizarre. Après avoir achevé ce pour quoi on m'avait transformé, j'ai décidé de partir explorer cet étonnant univers. J'ai avancé, marchant la nuit, dormant le jour – souvent dans des arbres ou sur des toits. Le confort humain est encore quelque chose de trop éloigné de mes habitudes pour que j'accepte de dormir dans cette étrange chose qu'est un lit. J'ai parcouru principalement des villages, des routes pavées ou sauvages, et quelques villes.
Une nuit, je suis arrivée devant une immense étendue d'eau. Des effluves de sel et de poisson chatouillaient mes narines. Ce bleu à perte de vue, balayé par les vagues, était à la fois attirant et effrayant. J'ai décidé que je voulais voir ce qu'il pouvait y avoir au-delà de l'horizon.
Grave erreur. J'ai vomi toute la durée du trajet. Une fois de l'autre côté – ou peut-être étais-je revenue à mon point de départ, cela ressemblait comme deux gouttes d'eau au port que j'avais quitté – je me suis juré de ne jamais plus quitter la terre ferme. J'ai tracé ma route, sans me retourner, pour tenter d'imposer le plus de distance possible entre cet épouvantable océan et moi.

Je secoue ma cape pour retirer quelques feuilles et brindilles qui s'y sont déposées pendant mon sommeil puis renifle mes vêtements. Un entêtant parfum fleuri s'en dégage. Un de mes premiers achats a été un savon, dégoté dans un marché. J'ai vite compris que les humains ne se lèchent pas pour faire leur toilette, et j'ai dû observer leurs habitudes pour comprendre qu'ils utilisent ce pavé parfumé mélangé à de l'eau pour se nettoyer eux-mêmes, ainsi que leurs accoutrements. Chaque fois que je trouve un point d'eau, j'en profite pour m'adonner à ce nouveau rituel. Je l'ai fait cette nuit-même, profitant d'un petit lac dans ce grand parc, et le parfum encore très prononcé agresse mes narines trop sensibles, bien que j'aie rincé mes habits à plusieurs reprises.

Une fois ma cape remise et réajustée, mes oreilles et ma queue lissées par mes doigts et débarassées des résidus de bois accumulés, je saute à terre. Je m'étire une nouvelle fois. Cela va me faire du bien de me dégourdir les jambes, je peux rarement le faire en journée.
Je me faufile entre les arbres pour retrouver le petit sentier du parc. J'ai été un peu déçue en découvrant que ce que j’ai pris pour une forêt – qui aurait pu me permettre de m'échapper de l'étouffante ville dans laquelle j'étais arrivée – n'en était en fait qu'un simulacre créé par les hommes pour leur propre divertissement. Qu'à cela ne tienne, cela me permettra au moins d'en croiser quelques-uns.
Marchant sur le chemin, j'observe les réactions des humains. La plupart ont, en apercevant mes oreilles dressées sur mon crâne et ma queue se balançant au rythme de mes pas, une expression allant de la circonspection à la crainte, en passant par le mépris. Les enfants, ces humains miniatures, sont souvent intrigués par moi, mais leurs parents les empêchent de trop m'approcher.
Alors que je laisse mes jambes me guider, un son m'interpelle. Mes oreilles se tournent immédiatement dans sa direction. Quelle est cette musique ?... Je presse le pas en direction du bruit. C'est un son mélodieux, une joyeuse rengaine, qui m'a soudainement comme ramenée dans la lande. Des images du petit peuple faisant la fête au milieu d'un cercle de pierre dansent dans mon esprit. Se pourrait-il qu'il existe ici aussi ?
La musique est maintenant toute proche. Quelques personnes se sont attroupées, et j'aperçois devant elles deux musiciens. Je ressens une pointe de déception : ce ne sont que des humains. Cependant, cela n'enlève pas leur beauté aux notes qu'ils jouent, ni les souvenirs, plus agréables que douloureux, qu'elles font remonter en moi. Je ferme les yeux, et me laisse porter par la mélodie. Les souvenirs de ma lande ressurgissent, et je n'essaye pas de les refouler. Cette musique ressemble tant à celles que jouaient les êtres du petit peuple...
Les notes cessent, et je rouvre les yeux. Les humains autour de moi applaudissent. Étrange coutume que celle-ci. Les êtres du petit peuples frappaient dans leur main pour donner le rythme, point pour un quelconque remerciement. Certains badauds reprennent leur route, et j'en profite pour m'approcher des artistes, qui ont recommencé à jouer.
De petites fleurs remuant à leurs pieds attirent mon regard. De la magie ! Elles sont tellement jolies, et gracieuses, à danser au rythme de la musique. J'ai envie de me baisser pour en prendre une dans ma main. Mais mon regard se relève et je tombe sur celui du violoniste.
Ses yeux émeraude s'accrochent aux miens, et il me regarde avec insistance. Je me demande pourquoi. Peut-être à cause de mon allure, quelque peu différente de celle de ses autres spectateurs. Ou sont-ce mes oreilles et ma queue qui l'intriguent ? Sa main virevolte à vive allure pour faire frotter son archet contre les cordes de son violon. Ses cheveux blonds sautillent au rythme de ses mouvements. C'est étonnant comme il continue à jouer bien que son regard soit fixé sur le mien ; celui-ci semble comme déconnecté de son corps.
La musique cesse à nouveau, et les fleurs retombent, inanimées. De nouveaux applaudissements fusent, et je remarque que certains humains déposent des pièces dans ce qui doit être une sorte de boîte de rangement pour l'instrument du jeune homme blond. Je n'ai pas le temps de réfléchir à la raison de cet acte, car ce dernier s'incline devant moi. Je hausse les sourcils, surprise. Se redressant, il croise à nouveau mon regard, un sourire étirant ses lèvres.

« Mademoiselle, je vous dédie les prochaines notes. J’ose espérer qu’elles vous plairont. »

Alors, il adresse un regard à son partenaire, puis entame une nouvelle mélodie, plus calme et apaisante que les précédentes, en replongeant ses yeux dans les miens.
Je sens comme une boule frétillante remuer dans mon ventre. La chaleur se répand dans mes joues, et je ressens comme un besoin de détourner la tête. Je crois que je suis... Gênée. Ou flattée ? Peut-être les deux.

Quand j'ai été transformé, le langage des humains s'est inscrit dans mon esprit. Cependant, je ne connais que la signification théorique de leurs termes, et si certains me viennent d'instinct lorsque je dois nommer un idée, pour d'autres, plus abstraits, il me faut un temps de réflexion. C'est le cas des sensations ou des sentiments, dont certains que j'expérimente pour la première fois de ma vie.

Je détache mon regard du violoniste séducteur et le pose sur son ami. Lui aussi me regarde, mais son attitude face à moi est toute autre. Il semble se recroqueviller sur lui-même, et son regard est un mélange d'hostilité et de crainte. Je l'observe plus attentivement, plissant les yeux. C'est amusant comme il me rappelle quelque chose... Un corbeau. C'est ça : il me fait penser aux corbeaux que je croisais dans la lande, et que j'attrapais parfois pour en faire mon repas.
Une idée me frappe soudain : et s'il avait peur de moi ? Peut-être a-t-il une sorte d'instinct de corbeau qui lui dit que mes restes de félin peuvent en vouloir à sa vie ?
Une bulle d'hilarité, prenant naissance dans mon ventre, remonte le long de ma gorge, et éclate en un rire franc et clair qui résonne dans le parc. Un homme-corbeau qui aurait peur de moi ? Quelle idée saugrenue !
Quelques gloussements soulèvent encore mon thorax, puis j'essuie une larme qui a perlé au coin de ma paupière. Quelle agréable sensation que le rire ! Encore quelque chose de typiquement humain.
Les gens autour de moi se sont un peu éloignés. Cela ne doit pas être bien vu de rire aux éclats de cette manière en public. Qu'importe.

Une fois calmée, je reporte mon attention sur les fleurs, qui continuent de danser au rythme des notes mélancoliques naissant de la morsure de l'archet sur les cordes vibrantes. Je m'accroupis et tends une main timide vers une petite plante à la tige fragile soutenant un cœur jaune entouré de pétales blancs. Sans se déraciner, la tige verte s'enroule autour de mes doigts pâles, et je rapproche ma main de la base de la fleur, craignant qu'elle ne se rompe. Plongée dans ma concentration pour soutenir le fragile végétal et mon émerveillement face à la splendeur de la magie qui l'anime, je laisse ma bouche s'entrouvrir et s'étirer en un éclatant sourire. Je tourne lentement ma main pour que la fleur vienne sur ma paume. Elle remue doucement sa petite tige, et ses pétales tournoient, au rythme de la mélodie du violon. Je me sens comme absorbée par la contemplation de sa beauté et sa grâce.



Revenir en haut Aller en bas
Castiel Austen
Le Pillywiggin
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complet - 3/3

✦ Double-compte : Pas pour le moment

Lun 31 Juil - 22:16
Le regard absorbé par les yeux de la jeune fille, j’entame une mélodie plus douce et plus lente pour cette dernière. Cela la fait rougir et elle détourne le regard, un peu gênée. Je trouve cela mignon et je ne peux m’empêcher de sourire. La demoiselle reporte alors son attention sur Zéphyr, qui ne cesse de la dévisager depuis qu’elle est apparue. Je les observe discrètement, prêt à agir en cas de problème. Sait-on jamais, si l’instinct de l’hybride chat refait surface. Contre toute attente, elle éclate d’un rire franc et spontané. Nous la regardons un moment, incrédule. Qu’est-ce que mon ami a bien pu faire de si drôle ? Je me tourne vers lui, l’interrogeant du regard. Il hausse les épaules, m’indiquant qu’il ignore ce qui a provoqué le fou rire de la petite hybride. Il lui lance cependant un regard mauvais et bat légèrement des ailes en signe d’agacement. Il peste et tourne les talons pour ranger ses affaires.

Je laisse Zéphyr tranquille et pose à nouveau mon regard sur la jeune femme, qui a cessé de rire. Elle est accroupie près des fleurs, jouant avec l’une d’elles, le visage illuminé par un radieux sourire. Il y a quelque chose d’attendrissant en elle qui me plait beaucoup. Les dernières notes résonnent dans le parc et s’estompent lentement dans le vent. Les fleurs cessent de bouger, à l’exception de celle avec laquelle joue l’hybride. Je l’observe quelques instants mais Zéphyr me sort de ma contemplation, toujours agacé.

« Allons-y Castiel, il n’y a plus personne ici, on devrait aller voir plus loin. »

Il lance un regard noir à la jeune fille tandis que je regarde le ciel et les alentours du secteur dans lequel nous nous trouvons. Il n’y a plus personne nulle part.

« Je crois que c’est inutile de continuer pour aujourd’hui. Le temps est trop mauvais, ces imbéciles d’humains doivent être chez eux. Et puis… »

Je pose mon regard sur la jeune demoiselle puis le reporte sur Zéphyr. Comprenant ce que je veux lui dire, il me regarde, dépité, avant de pester et de grommeler, profondément énervé. Je n’aime pas quand il est dans cet état.

« Zéphyr… »
« Fais comme tu veux, je rentre à l’auberge. »
« Zéphyr, attends… »

Alors qu’il s’éloigne d’un pas rapide et agacé, je tente de le rattraper mais il s’arrête et fait battre agressivement ses longues ailes noires, signe qu’il vaut mieux le laisser tranquille. Je n’insiste pas et le laisse partir. Je le regarde s’en aller, accablé par cette dispute. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais j’ai toujours eu horreur de ça. Je retourne près la jeune femme, là où se trouvent mes affaires, pour ranger mon violon, que je serre toujours entre mes doigts, et récupérer le peu d’argent que nous avons gagné. Je remarque alors que la petite fleur que j’avais laissée danser dans les mains de la petite hybride est de nouveau inerte. Occupé par la dispute avec mon ami, j’en ai oublié la jeune fille. Je lui adresse un large sourire.

« Je suis navré que vous aillez assisté à une scène pareille. Je crois que mon ami a peur de vous. Il a gardé ses instincts animaux. Il est comme vous, vous savez. C’est un hybride. Il y a encore deux ans de cela, c’était un corbeau, tout ce qu’il y a de plus normal. »

Tout en lui racontant cela, je récolte les quelques pièces reçues et les glisse dans ma bourse, que je planque précautionneusement dans une poche intérieure de mon manteau, avant de ranger mon violon dans son étui. Je lève de nouveau mes yeux sur elle. Elle et la magie que je ressens en elle m’intriguent énormément. J’ai envie d’en apprendre plus sur elle. Mais d’un autre côté, je meurs d’envie de rejoindre Zéphyr pour lui demander pardon. Le savoir fâcher après moi me crève le cœur. Cela dit, il lui faut toujours un certain avant de se calmer. Il vaut donc mieux que je le laisse s’apaiser avant d’aller le retrouver.

« Mademoiselle, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Castiel Austen. Si vous êtes d’accord, j’aimerais faire plus ample connaissance avec vous. Que diriez-vous d’une balade dans le parc en ma compagnie ? »

Avec son approbation, nous commençons à marcher côte à côte. Après quelques instants silencieux, j’engage à nouveau la conversation.

« Vous avez l’air de connaitre et d’aimer la magie. Je ne veux pas vous paraître grossier ou indiscret, mais puis-je savoir d’où vous venez ? »

Nous continuons à marcher tranquillement dans l’allée du Hyde Park. Je pose mon regard sur elle, curieux d’en savoir plus à son sujet.


Revenir en haut Aller en bas
Gryffin Sidh
Cat Sidhe
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Mer 2 Aoû - 17:22
Concentrée sur ma petite marguerite et ses gracieux mouvements, je ne remarque même pas que la musique s'arrête, ni que les autres plantes s'immobilisent à nouveau. Cependant, une voix me tire de ma contemplation.

« Allons-y Castiel, il n’y a plus personne ici, on devrait aller voir plus loin. »

Je lève les yeux et les pose sur le deuxième musicien, celui qui a les yeux et les cheveux noirs. Il s'est relevé et regarde le violoniste. Il a un air renfrogné, et les regards qu'il me lance sont emplis d'animosité. Le regard du garçon blond saute de son compagnon à moi.

« Je crois que c’est inutile de continuer pour aujourd’hui. Le temps est trop mauvais, ces imbéciles d’humains doivent être chez eux. Et puis… »

Il s'interrompt, les yeux posés sur moi. Je me sens de nouveau gênée. Outre le fait que l'homme aux airs de corbeau ne m'apprécie pas, cela ne semble pas du tout lui plaire que le violoniste s'intéresse à moi. Ce dernier repose son regard sur le flûtiste.

« Zéphyr… »
« Fais comme tu veux, je rentre à l’auberge. »
« Zéphyr, attends… »

Le dénommé Zéphyr s'éloigne avec raideur, non sans un regard désappointé vers son ami. Je suis ennuyée pour les deux musiciens, qui sont visiblement en froid à cause de moi et tous deux peinés, jusqu'à ce que je remarque que de grandes ailes aux plumes ébène s'étirent dans le dos du jeune homme. C'était donc ça – que j'avais, de face, pris pour une cape épaisse posée sur ses épaules, à cause de ma vue défaillante – qui me donnait l'intuition qu'il avait comme un air de volatile. Serait-il, lui aussi, le produit de la magie ?

« Je suis navré que vous aillez assisté à une scène pareille. »

Je détache mes yeux de l'homme qui s'éloigne et les pose sur le violoniste qui, lui, s'est approché de moi, ou plutôt de la boîte dans laquelle sont parsemées les quelques pièces abandonnées là par des badauds.

« Je crois que mon ami a peur de vous. Il a gardé ses instincts animaux. Il est comme vous, vous savez. C’est un hybride. Il y a encore deux ans de cela, c’était un corbeau, tout ce qu’il y a de plus normal. »

Mon coeur s'accélère. Un hybride ? Comme moi ? Cet homme avait un jour été oiseau, comme j'avais été chat ? Un millier de questions se pressent à mes lèvres. J'ai tellement envie d'en savoir plus sur la magie qui a provoqué cela ! Est-ce la même que celle qui m'a transformé ?
Le jeune homme blond ramasse les pièces et les fourre dans une bourse – elle semble plus légère que les miennes, remarquè-je en silence. Il range ensuite son violon dans la boîte. L'utilité première de cette dernière était donc bien de contenir l'instrument.
Il me regarde, et quelque chose dans ses yeux me perturbe. Je ne sais pas encore bien décrypter les émotions humaines, mais je crois déceler de la tristesse dans son regard. Il semble que le départ de l'homme-corbeau, seul et visiblement agacé, l'ait affecté. Je ne comprends pas tout à fait pourquoi il ne décide pas le rejoindre plutôt que de parler à une inconnue, mais j'imagine qu'il a ses raisons.

« Mademoiselle, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Castiel Austen. Si vous êtes d’accord, j’aimerais faire plus ample connaissance avec vous. Que diriez-vous d’une balade dans le parc en ma compagnie ? »

Merveilleux ! Je vais pouvoir lui poser toutes les questions qui se bousculent dans mon esprit depuis que j'ai entendu leur musique. Enfin, pour cela, il faudrait déjà que j'arrive à parler.
J'acquiesce d'un hochement de tête, et nous nous engageons dans une allée du parc.
Le silence s'installe entre nous, malgré mon envie d'en savoir plus sur les fleurs qui dansent et l'hybride. Comment les humains font-ils pour engager une conversation ? Cela ne m'est tellement pas naturel...

« Vous avez l’air de connaitre et d’aimer la magie. Je ne veux pas vous paraître grossier ou indiscret, mais puis-je savoir d’où vous venez ? »

Je souris : oh, oui, j'adore la magie. Je révère la magie, et tout ce qu'elle produit.
Je me râcle la gorge et humecte mes lèvres. Je n'ai vraiment pas l'habitude de prendre la parole, et c'est hésitante que je commence à raconter mon histoire.

- Je... Je m'appelle Gryffin Sidh. Je... Je suis... Je viens... Je viens de la lande. C'est... De l'autre côté de la mer. (Je grimace en repensant à ma mésaventureuse traversée en bâteau, mais ce souvenir est bientôt remplacé par ceux de mon pays natal, bien plus doux.) C'est un endroit... merveilleux. J'étais un protecteur de la lande. Un Cat Sidhe, comme on m'appelait là-bas. Il y avait... De l'herbe haute, fouettée par les vents, la lune, lorsqu'elle n'était pas cachée par les nuages, grande et blanche et ronde haut dans le ciel, et il y avait le petit peuple, les rochers bleutés et les feux follets. Le petit peuple faisait la fête souvent. En fait... Votre musique m'a rappelé leurs chants. Ils avaient des instruments qui ressemblaient au vôtre.

Je fais une pause, laissant le temps à la peine, remuée par ces souvenirs, de me pincer doucement le coeur puis retourner s'enfouir quelque part dans mon esprit.
La suite de mes paroles remplace ce sentiment par une sourde colère.

- Malheureusement, des humains ont commencé à s'en prendre à la lande. Ils saccageaint les lieux magiques et emportaient les êtres du petit peuple dans des bocaux. J'ai réussi à en arrêter quelques-uns alors que j'étais encore Cat Sidhe, mais je n'étais pas de taille face à leur nombre, et je ne pouvais agir que la nuit – je ne connaissais même pas l'existence du jour. Alors, j'ai demandé à la lande de m'aider à la protéger, et... C'est comme ça que je suis devenue... Comme je suis maintenant. A moitié humaine. Comme ça, j'ai pu aller dans la ville des hommes pour tuer tous ceux qui en voulaient à ma terre, et surtout ceux qui donnaient des ordres depuis leurs bureaux sans mettre le pied dehors, que je n'aurais jamais eus si j'étais restée le grand chat nocturne que j'étais.

Je stoppe à nouveau le flux de mes paroles, afin de reprendre mon souffle. Je laisse le silence flotter quelques secondes avant de reprendre.

- Ensuite... Je ne pouvais pas retourner vivre dans la lande comme cela. Alors, j'ai décidé de... Partir, explorer le monde. Découvrir les coutumes des humains. Et puis, surtout... La magie. Je voudrais tout savoir sur la magie, découvrir tout ce qu'elle est capable de créer, et toutes les terres comme ma lande qui en sont pleins. C'est comme ça que j'ai atterri ici.

Je pose mon regard sur les yeux verts du jeune homme. Il m'a écouté avec attention. Je ne sais pas ce qu'il pense de tout ça : j'étais trop plongée dans mon récit pour remarquer son attitude. Et, en réalité, je crois que je m'en fiche un peu. Je m'intéresse beaucoup plus à ce qu'il peut m'apprendre, lui.

- Et vous alors ? Comment... Zéphyr, demandai-je en me souvenant du nom de l'homme-corbeau, est-il devenu un, un hybride ? Qu'est-ce qui l'a transformé ? Et quelle magie faisait danser les fleurs ?




Revenir en haut Aller en bas
Castiel Austen
Le Pillywiggin
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complet - 3/3

✦ Double-compte : Pas pour le moment

Ven 4 Aoû - 18:56
Je l’observe, patientant qu’elle prenne la parole. Mais maintenant que j’y pense, elle n’a pas prononcé un mot depuis qu’elle est arrivée. Peut-être est-elle muette ? Je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus qu’elle se met à parler. Elle a une jolie voix. Elle se lance alors dans un long récit contant son histoire. Son visage exprime beaucoup d’émotions : la nostalgie, le dégoût, la peine, la colère. Je l’écoute avec attention, fasciné par ce qu’elle me raconte. Ainsi elle vient des landes de l’autre côté de la mer ? J’essaie d’imaginer le lieu selon ce qu’elle décrit. Ce doit être un endroit magnifique. Je souris quand elle évoque notre musique semblable à ce qu’elle entendait là où elle vivait avant et je peste quand elle parle des humains. Ces êtres ignobles qui ne respectent rien et détruisent tout. Ils me répugnent. La lande doit être un endroit chargé d’une puissante magie pour réussir à transformer ainsi un être. Je l’écoute jusqu’au bout, sans l’interrompre, totalement captivé. Elle se tait et plonge ses yeux luminescents dans les miens. Elle possède un regard tellement hypnotisant.

- Et vous alors ? Comment... Zéphyr, est-il devenu un, un hybride ? Qu'est-ce qui l'a transformé ? Et quelle magie faisait danser les fleurs ?

Je papillonne des yeux, sa voix me sortant de mes pensées. Je porte mon regard vers le ciel couvert, réfléchissant un instant à ce que je vais lui dire.

« Moi, eh bien… Je suis né et j’ai grandis dans un petit village, plus au nord de l’Angleterre. Les gens là-bas n’aimaient pas vraiment tout ce qui touchait à la magie, de près ou de loin. Ils rejetaient complètement tout ce qui lui était lié et se montraient cruel et sans merci envers tous les êtres magiques. Selon eux, ça portait malheur. C’était vraiment un village horrible… »

Je me tais un instant, réprimant quelques mauvais souvenirs. J’inspire et je continue mon récit.

« Quant à Zéphyr, eh bien, c’est moi qui l’ait transformé quand nous avons quittés le village, il y a deux ans. C’est aussi moi qui faisait danser les fleurs tout à l’heure. C’est mon pouvoir. Je peux manipuler les plantes selon ma volonté. En fait, il se trouve que je suis une fée. »

Tout en lui révélant cela, je m’amuse à faire bouger les arbres qui bordent l’allée pavée. Non loin de nous se trouve un immense saule pleureur dont les longues branches fines aux airs las trainent par terre. Lorsque nous passons à côté de celui-ci, les branches se redressent lourdement pour venir gentiment taquiner la petite Gryffin. J’esquisse un sourire.

« Naître fée au milieu d’humains superstitieux est une chose difficile à vivre. J’en ai vraiment souffert. Ils se sont montrés cruels et sans pitié à mon égard. Même ma propre famille. Mais ils ont fini par payer, tous autant qu’ils sont… »

Le regard assombris, mes yeux se perdent dans le vague et le souvenir de la nuit où j’ai quitté mon village avec Zéphyr m’envahit l’esprit. Mais un fort coup de vent me ramène à la réalité. Je me tourne vers Gryffin, un peu étourdis.

« Hum, toutes mes excuses, je me suis égaré. Vous avez dit que la lande vous avez transformé, vous a-t-elle également octroyé un pouvoir pour pouvoir vaincre les forbans qui la pillaient ? Vous avez aussi parlé du petit peuple, à quoi ressemble-t-il exactement ? Je ne vous cache pas que j’ai du mal à le visualiser. »

Je lui débite mes questions rapidement, piqué par la curiosité qu’elle a éveillée en moi à l’instant même où mon regard a saisi le sien. C’est la première fois que je croise un être si fascinant, si profondément touché par la magie depuis que je suis parti de chez moi et cela m’intéresse au plus haut point.


Revenir en haut Aller en bas
Gryffin Sidh
Cat Sidhe
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Sam 5 Aoû - 18:14
J'écoute attentivement Castiel, buvant ses paroles.
Ainsi, lui aussi a connu de cruels humains qui rejetaient la magie. Je ne comprends toujours pas pourquoi, la magie est tellement fascinante, magnifique... Je commence presque à me demander si tous ne sont pas comme cela. L'image de la vieille femme m'ayant accueillie juste après ma transformation me revient alors en mémoire : elle était une humaine qui aimait et était dévouée à la magie. C'est donc qu'il n'existe pas que de mauvaises personnes. Et puis, il y a Castiel, aussi.

Le jeune homme à la tresse blonde inspire profondément, puis reprend :

« Quant à Zéphyr, eh bien, c’est moi qui l’ait transformé quand nous avons quittés le village, il y a deux ans. C’est aussi moi qui faisait danser les fleurs tout à l’heure. C’est mon pouvoir. Je peux manipuler les plantes selon ma volonté. En fait, il se trouve que je suis une fée. »

Ses paroles me sidèrent. Mes yeux s'écarquillent et ma machoîre inférieure tombe : c'est lui qui fait ça ? Il manipule la magie ? Il n'est donc pas humain ?
Il dit être une fée. Je ne me souviens pas connaître ce mot. Les fées doivent être des sortes d'humains dotés de pouvoirs magiques.
Je sens soudain une caresse sur mon mollet, me tirant de mes pensées. Je sursaute et baisse les yeux : une longue et fine branche chatouille ma jambe. Quelques autres, qui balayaient le sol, se relèvent vers moi. Un grand sourire éclaire mon visage et je me mets à rire, m'enroulant volontairement dans les minces branches qui continuent de me chatouiller. Mon regard retombe sur les fins yeux verts de Castiel. Il a un petit sourire en m'observant, mais il garde un air sombre. Les souvenirs de son passé doivent lui être douloureux.
Je m'écarte doucement des branches, prenant garde à ne pas les briser, pour retourner auprès de lui et continuer à avancer sur l'allée en écoutant son histoire.
Sa famille l'a visiblement maltraité. J'ai encore un peu de mal à comprendre le concept de famille, n'en ayant moi-même pas, mais j'ai la conviction que ce doit être des personnes qui vous aiment et vous protègent, non qui vous rejettent.
Une bourrasque de vent nous balaye. Fermant les yeux et fronçant les sourcils, je secoue la tête et la queue. Puis Castiel s'excuse pour une raison que j'ignore, et me demande avec curiosité :

« Vous avez dit que la lande vous avait transformé, vous a-t-elle également octroyé un pouvoir pour pouvoir vaincre les forbans qui la pillaient ? Vous avez aussi parlé du petit peuple, à quoi ressemble-t-il exactement ? Je ne vous cache pas que j’ai du mal à le visualiser. »

Je réfléchis un instant à ses questions, les yeux fouillant le vague, avant de lui répondre.

- Eh bien... Déjà, j'ai gardé mes oreilles et ma queue. Je crois que j'entends plus de sons que les autres humains. Je crois... Je crois aussi que je suis plus agile. Par exemple, je peux faire ça.

Alors que nous passons sous un grand arbre, je plie les genoux puis, d'un bond, saisit une branche située trois ou quatre mètres au-dessus de nous. Une main agrippée au bois, je balance mes jambes en arrière puis en avant et me lance en l'air, réalisant un court salto arrière, afin de retomber sur la branche sur mes deux pieds. Ensuite, je me laisse glisser de la branche et retomber derrière Castiel, sans autre bruit que celui de ma cape frottant contre le bois. Le tout, en quelques secondes.

- Voilà. (Je repasse à côté de lui et, sans remarquer son air surpris, reprend notre marche.) Je me suis aussi rendu compte que je ne voyais pas comme les humains. Je ne sais pas trop comment ils voient, mais... Moi, je vois très bien la nuit, et mal le jour. En fait, quand il y a du soleil, cela me donne mal aux yeux et à la tête. Aujourd'hui, il y a beaucoup de nuages, alors ça va, expliquè-je en haussant les épaules.

Je marque une petite pause, avant de reprendre, me remémorant sa deuxième question.

- Le petit peuple... Ce sont un peu comme de tout petits humains. Certains sont très barbus. Beaucoup sont roux, ou bruns. Ils adorent danser et chanter et faire la fête. Ce sont des farceurs. Il y a aussi de minuscules créatures, qui tiendraient dans le creux de ma paume, dont le corps ressemble à une fille, avec des ailes comme un papillon qui battent très vite. Je m'amusais parfois à les chasser, mais je ne leur faisais jamais de mal.

Je souris en me rappelant les fêtes du petit peuple, que je prenais plaisir à observer, veillant du haut d'une grande pierre de granit.




Revenir en haut Aller en bas
Castiel Austen
Le Pillywiggin
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complet - 3/3

✦ Double-compte : Pas pour le moment

Dim 20 Aoû - 23:58
Tout en lui parlant un peu de moi, j’observe ses réactions. Elle ne cache pas sa surprise lorsque je lui apprends que je manipule la magie et un large sourire sincère se dessine sur mes lèvres lorsqu’elle danse avec les branches du saule pleureur en riant. Il est amusant de constater à quel point elle est expressive, comme si elle était incapable de dissimuler ou de contenir ses émotions. Cela la rend d’autant plus adorable et attachante.

Les mauvais souvenirs qui hantent mon esprit sont chassés par le vent et nous reprenons notre route et notre conversation. Je la questionne sur ses pouvoirs et sur le petit peuple, curieux d’en apprendre plus sur cette terre qui m’est étrangère mais qui me fascine.

- Eh bien... Déjà, j'ai gardé mes oreilles et ma queue. Je crois que j'entends plus de sons que les autres humains. Je crois... Je crois aussi que je suis plus agile. Par exemple, je peux faire ça.

Je souris lorsque je constate qu’elle a mal compris ma question, mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle bondit pour attraper une branche située à quelques mètres au-dessus du sol. En deux-trois mouvements elle se retrouve debout sur la dite branche avant de finalement atterrir derrière moi avant même que je m’en rende compte, me faisant légèrement sursauter. Gryffin reprend finalement la route, l’air de rien, tandis que je le regarde bouche bée. Je ne peux contenir un rire sincère. Elle est vraiment incroyable. Je la rejoins rapidement et je l’écoute parler sans l’interrompre, souriant sans m’en rendre compte.

« Je vois, vous avez gardé votre grande agilité ainsi que vos atouts de félin et vous ne sortez que la nuit ou les jours nuageux, comme aujourd’hui. » - Dis-je tout bas.

Après un instant de réflexion, elle me parle du petit peuple. On sent au timbre de sa voix à quel point elle aime les créatures de la lande et on voit à son expression que tout cela lui manque. Elle est touchante. La description qu’elle m’a donné des êtres qui habitent la lande fait remonter des souvenirs lointains et depuis longtemps enfouies au fond de ma mémoire. Des souvenirs doux, tendres et surtout très rares. La nostalgie s’empare alors de mon cœur et efface mon sourire. Je baisse légèrement la tête et mon regard va se perdre sur les pavés de l’allée du parc.

« C’est drôle, le petit peuple dont vous parlez me rappelle les lutins, les farfadets et les fées qui peuplaient les contes pour enfants que me lisaient ma grande sœur quand j’étais petit. J’aimais beaucoup quand elle me lisait ces histoires pour m’endormir, ça m’empêchait de faire des cauchemars. »

Je me tais. Ces quelques souvenirs de ma chère sœur, aussi beaux soient-ils, me font atrocement mal et me rappellent avec douleur que je ne pourrais plus voir les traits fins et affectueux de son beau et délicat visage ni entendre le son apaisant de sa douce voix.

Les quelques gouttes de pluie qui s’écrasent sur le haut de ma tête me sortent de ma tourmente et me font sursauter. Je relève brusquement le visage vers le ciel, les yeux grands ouverts. La pluie commence à s’intensifier.

« Ah, il fallait s’y attendre. – je reporte mon regard sur la jeune hybride à mes côtés et lui sourit – Mademoiselle, que diriez-vous d’aller nous abriter ? Si nous restons sous cette pluie par ce froid, nous risquons d’attraper mal. »

Je scrute les alentours à la recherche d’un abri. Non loin de nous, au milieu de la pelouse, se trouve un joli petit kiosque. Je me tourne vers la demoiselle et lui tend la main avant de l’entrainer vers notre abri de fortune, tout en faisant attention à ce que nous ne glissions pas dans la boue. Une fois au sec, je défais ma tresse pour essorer mes cheveux et les laisser sécher. Je m’assois sur le banc et je regarde la pluie tomber à seau. Cela me rappelle ma rencontre avec Zéphyr. Je souris. J’espère qu’il ne sera plus fâché quand je le retrouverais. Mon attention se rapporte sur Gryffin.

« Miss Gryffin, accepteriez-vous de me parler de votre voyage depuis que vous avez quitté la lande ? Je n’ai jamais eu l’occasion de voyager mais je rêve de découvrir le monde. Parlez-moi des lieux que vous avez vu, si vous êtes d’accord. »

Je la regarde en souriant, impatient d’entendre son récit et de me faire une petite idée de ce à quoi le monde peut bien ressembler au-delà de la mer.


Revenir en haut Aller en bas
Gryffin Sidh
Cat Sidhe
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Mer 23 Aoû - 21:44
Après que je lui ai expliqué mes capacités quelque peu hors-normes par rapport aux simples humains, j'entends Castiel les résumer aussi clairement que s'il l'avait dit à voix haute :

« Je vois, vous avez gardé votre grande agilité ainsi que vos atouts de félin et vous ne sortez que la nuit ou les jours nuageux, comme aujourd’hui. »

- Oui, c'est ça, fis-je en hochant la tête.

Lorsque je lui parle du petit peuple, il m'explique que sa soeur lui lisait des histoires peuplées de créatures similaires pour qu'il ne fasse pas de cauchemars. L'évocation de ce souvenir semble le rendre à nouveau triste.
J'ai besoin de réfléchir quelques instants afin de retrouver la signification d'une soeur. Je crois que c'est quelqu'un qui a les mêmes parents que soi. Il y a le frère, aussi. Je me demande pourquoi il existe deux mots pour une même idée. Je me demande aussi si l'on est proche de ses frères et de ses soeurs. Vit-on avec eux ? Il me semble que les humains ont l'habitude de vivre ensemble avec leurs enfants. Je vois souvent de grandes personnes tirer les mains de petits humains dans la rue.
La voix de Castiel interrompt le cours de mes pensées.  

« Ah, il fallait s'y attendre. »

Comme lui, je lève les yeux vers le ciel toujours empli de nuages sombres. Une goutte me tombe sur l'oeil et mes paupières clignent alors que je rebaisse la tête en la secouant. Je n'avais pas remarqué que la pluie s'était mise à tomber. Et j'ignore pourquoi « il fallait s'y attendre ».
Il propose d’aller s’abriter (je crois que le « Mademoiselle » m’est destiné) et j’acquiesce, bien que la pluie ne me dérange pas et que je ne voie pas en quoi elle pourrait nous faire mal. Je le laisse m’entraîner dans une de ces petites maisons blanches avec de grandes fenêtres sans vitres que j’ai déjà aperçues dans le parc.
Il détache ses cheveux blonds humides qui tombent sur ses épaules. J’en ai rarement vu des comme ça, et me perds un instant à les observer. Je crois qu’ils sont beaux, mais je ne suis pas sûre de bien saisir le sens de ce mot. En tout cas, j’ai le sentiment que la magie est très belle.
Une fois encore, c'est la voix du violoniste qui me ramène à la réalité.

« Miss Gryffin, accepteriez-vous de me parler de votre voyage depuis que vous avez quitté la lande ? Je n’ai jamais eu l’occasion de voyager mais je rêve de découvrir le monde. Parlez-moi des lieux que vous avez vu, si vous êtes d’accord. »

« Miss » Gryffin. Pourquoi ne m’appelle-t-il pas uniquement par mon nom ? Je crois que c'est une sorte de politesse, mais j’ai beaucoup de mal à comprendre l'utilité de la politesse. Je soupire face à la complexité des codes humains, puis secoue la tête pour me changer les idées et me concentrer sur la demande de mon compagnon. Il veut que je lui parle de mon voyage. Bien.
Puisqu’il s’est installé sur un banc, et qu’il pleut à verse, je me dis que nous allons sûrement rester ici un moment. Je décide d’en profiter pour me mettre plus à l’aise.
Je défais les fermetures sur le devant de ma cape, puis retire ma capuche en faisant glisser mes oreilles dans les fentes. J'ôte ensuite mes manches puis pose la cape sur le banc, près du violoniste.
En-dessous, je suis vêtue d’un pantalon simple rentré dans mes bottes et d’une veste peu ornementée, déjà un peu usés. Mes longs et lisses cheveux noirs - excepté une tâche ronde et blanche sur ma frange - tombent dans mon dos jusqu’à la base de ma queue. Une épaisse ceinture entoure ma taille, fine comme le reste de mon corps. Y sont accrochées plusieurs bourses épaisses, de taille, forme, couleur et contenu variés, une gourde, ainsi que deux lames courtes, l’une droite et l’autre ondulée, de chaque côté de mes hanches.
J’ouvre la boucle de la ceinture et dépose tout mon attirail sur ma cape. Un sourire s’affiche sur mon visage tandis que je m'étire, puis fais un tour sur moi-même : ce poids en moins, je me sens plus légère. Sans la restriction de ma cape, ma queue et mes oreilles sont également plus libres de leurs mouvements, et je m’amuse à les remuer avec plaisir.
Prenant une profonde inspiration, je prépare mon monologue. Ces quelques minutes prises pour me débarrasser de mon encombrante tenue de voyage m’ont permis de réfléchir à sa question. Je ne sais pas exactement ce que Castiel veut savoir, mais je vais essayer de satisfaire sa curiosité.

Appuyée sur la barrière en bois peint et le dos tourné, je laisse mes yeux se perdre entre les raies de pluie, et entame mon récit.

- Je ne suis pas restée très longtemps chez moi après avoir tué la menace qui pesait sur ma lande. Je suis allée lui dire au revoir, puis je suis partie. J’ai d’abord pris une route. Je suis arrivée dans un village plus petit, avec des fermes. C’était la nuit, comme d’habitude. Le jour, je dors sur des arbres en forêt ou sur des toits si je suis en ville, ça dépend. J’ai compris assez rapidement que les humains ne vivaient pas comme moi, eux c'est le jour qu’ils sortent. Au début, voyant les villages déserts, je continuais. Parfois le soir ou le matin je croisais des gens. Certains me souriaient mais d’autres se cachaient ou m'insultaient.

Je fais une pause, et me remémore plus précisément la question de Castiel, qui souhaitait connaître les lieux que j’avais vus.

- Les villages se ressemblent beaucoup. Il y en a des plus grands, il y a les villes, mais elles se ressemblent entre elles aussi. Parfois, dans les campagnes, il y a de très grands bâtiments à moitié cassés, sans humains, et avec beaucoup de plantes dedans. Je les ai visités. Il en existe des similaires dans les villes, mais on n'a pas le droit d'y aller, et ils n'ont pas tous ces arbres et tous ces animaux qui s'y promènent. J'ai vu aussi de petits bâtiments tout seuls. Je crois... Que j'ai vu un moulin. Oui, c'est ça. Avec deux vieilles personnes avec qui j'ai parlé, un peu. Ils étaient très gentils et un peu tristes.
Les routes se ressemblent aussi. Parfois ce sont juste de petits chemins, parfois il y a des pavés et je croise des carioles tirées par des chevaux. C'est beau, les chevaux ! Grands et forts.
J'ai traversé beaucoup de forêts, et j’ai même vu de nombreuses autres landes ! Elles ressemblaient beaucoup à la mienne, mais j’étais sûre que ça n’était pas elle, je l’aurais reconnue. Une nuit j’ai attendu près de roches comme j’en connaissais chez moi, je voulais savoir si le petit peuple existait là-bas. Et ils sont venus ! Ils étaient tout comme ceux sur lesquels je veillais chez moi. Et eux avaient leurs propres gardiens. J’étais heureuse de savoir que ma lande n’était pas seule. J’en ai vu encore d’autres, et chaque fois j’étais plus heureuse, car les hommes ne pourront jamais toutes les détruire.


Je m’arrête à nouveau, souriant au souvenir de ces magnifiques paysages nocturnes peuplés d’êtres magiques. La conviction que la Lande est immortelle m’apporte un profond réconfort.

- Les forêts et la lande c'est ce que je préfère. C'est calme, c'est beau, c'est plein de créatures et parfois il y a de la magie. Les villages... J'y vais car je suis curieuse. J'ai envie de découvrir comment vivent les humains, leurs habitudes et leurs coutumes... Après tout, j'en suis un peu une maintenant. Mais j'ai parfois du mal à les comprendre. Ils... Vous semblez si compliqués. Tu es une fée, mais tu vis parmi eux. Moi pas.

Je secoue la tête, réalisant que je m'égare une fois de plus. La pluie a cessé. J'essaye de me recentrer : quels autres lieux particuliers ai-je visités ?
Une odeur salée et une très désagréable sensation me reviennent en mémoire. Je grimace, et me tourne vers Castiel, m'adossant à la barrière.

- Une fois... Je suis arrivée à une grande ville. Il y avait des odeurs que je ne connaissais pas du tout, alors je les ai suivies. Je suis arrivée sur un port. C'était la première fois que j'en voyais un. Ca sentait très fort le poisson, et il y avait beaucoup de bruit, des humains et des oiseaux dans le ciel et de grandes machines, et des bâteaux. J'arrivais aux premières heures du jour, lorsqu'il faisait encore sombre, et j'ai été surprise de voir déjà autant de monde. Et puis surtout il y avait cette immense étendue d'eau salée, l'océan, à perte de vue. J'ai compris en écoutant les humains que j'étais arrivée au bout de la terre mais qu'il y en avait d'autres plus loin. J'ai tout de suite voulu y aller ; je voulais découvrir de nouveaux endroits. Peut-être que sur la terre de l'autre côté les paysages étaient différents, les humains, les villes, la magie. (Je marque une courte pause.) En fait, ici, cela ressemble beaucoup à là-bas. Le pire est que... La traversée sur le bateau a été horrible. J'ai... J'ai vomi. Ca brûlait la gorge. J'avais la tête qui tournait. Le sol tanguait sans cesse et, dehors, il n'y avait que la mer partout, je ne pouvais pas m'échapper ! Je n'avais qu'à attendre. Alors quand je suis arrivée sur la nouvelle terre, j'ai fui au plus vite. J'ai mis longtemps avant de retourner dans une ville. Et puis j'ai recommencé à traverser les villages, les villes, les forêts.

Je lui raconte encore les différents endroits marquants que j'ai croisés, au gré de mes souvenirs.

Lorsque je me tais, la pluie a repris de plus belle. Le silence retombe, couvert par le seul bruit des grosses gouttes s'écrasant sur le toit de notre abri.
J'ignore si j'ai répondu à la question du violoniste. Finalement, ce que j'ai vu du monde jusqu'à maintenant n'est pas très varié. Peut-être qu'il n'existe que des lieux similaires. J'ai pourtant espoir que, sur des terres plus lointaines encore, il existe d'autres formes de magie, de nouveaux paysages et de nouvelles créatures à découvrir.



Revenir en haut Aller en bas
Castiel Austen
Le Pillywiggin
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complet - 3/3

✦ Double-compte : Pas pour le moment

Ven 2 Fév - 19:25
Je patiente tranquillement que la petite hybride me raconte ses aventures, défaisant ma tresse distraitement, le regard perdu au-delà de cet épais rideau de pluie.
Je sursaute lorsque Gryffin pose sa cape à mes côtés et je pose mes yeux sur elle, la détaillant de haut en bas. Sous son épaisse cape, elle porte un pantalon, ce qui me surprend beaucoup. Les dames portent habituellement des robes. Son bas est rentré dans ses bottes et elle porte une veste des plus simples. Ses longs cheveux noirs comme une nuit sans lune contrastent avec ses beaux yeux bleus. Je remarque une tâche blanche, parfaitement ronde, sur sa frange. Je trouve ce détail amusant. Son corps est d’une élégante finesse, parfaitement proportionné. Pour autant, elle ne semble pas fragile et délicate, au contraire. Et j’ignore si c’est ma nature qui me met en garde, mais je ne me risquerais pas à lui chercher des ennuis. Ou peut-être est-ce les deux poignards qui pendent à sa ceinture. L’un d’eux a une forme originale, tout ondulé. Je remarque les nombreuses bourses pleines qui côtoient les lames, de formes, tailles et couleurs différentes. Mon propre portemonnaie fait pâle figure à côté, j’en aurais presque honte. Le bruit produit par les petits sacs de cuir me confirme qu’elles sont bien remplies, mais pas uniquement de pièces. Je reste les yeux fixés sur cette lourde ceinture, intrigué par le contenu mystérieux des contenants.
Mon attention ce reporte sur la jeune demoiselle qui tourne sur elle-même en souriant, visiblement soulagée de s’être débarrassé de son encombrante ceinture. Je ris doucement en la voyant remuer ses oreilles et sa queue. Cette petite a un charme particulier qui la rend très attirante, je suppose que c’est parce qu’elle est issue de la magie et qu’en tant que fée, je suis attiré par tout ce qui est magique.

Elle s’appuie contre la barrière en bois, dos à moi, et entame son long récit. Installé au fond du banc en bois, passant les doigts dans mes cheveux trop longs pour les démêler, je l’écoute attentivement. Elle me conte le début de son voyage et me parle des forêts, des villes et des villages qu’elle a visités et qui sont semblables à ceux qu’il y a ici, en Angleterre. Elle me raconte ses rencontres avec les humains et parle des landes qu’elle a visitées, du petit peuple qui les habite et des gardiens qui veillent sur eux. Elle ne dissimule pas sa joie en me disant que jamais les humains ne pourront toutes les détruire tant elles sont nombreuses. L’évocation des gardiens des landes éveille ma curiosité. Elle se tait un instant, pensive, avant de m’avouer que les landes et les forêts sont les lieux qu’elle préfère et je ne peux que la comprendre.

« Les villages... J'y vais car je suis curieuse. J'ai envie de découvrir comment vivent les humains, leurs habitudes et leurs coutumes... Après tout, j'en suis un peu une maintenant. Mais j'ai parfois du mal à les comprendre. Ils... Vous semblez si compliqués. Tu es une fée, mais tu vis parmi eux. Moi pas. »

J’ai un petit rire lorsqu’elle me dit ça. Je me lève, m’étire et me place à ses côtés, dos au banc. Tiens, la pluie s’est calmée.

« C’est vrai, oui, je vis parmi eux depuis ma naissance. Pourtant, moi non plus je ne les comprends pas toujours. Comme vous l'avez dit, ils sont compliqués. Bien trop pour moi. »

Je me tais puis retourne m’assoir, la laissant finir son récit. Je l’écoute de nouveau, tressant mes cheveux. Elle me raconte sa traversée en bateau et je ne peux retenir un rire en la voyant grimacer. Il semblerait qu’elle est le mal de mer. J’imagine combien ça a dû être difficile pour elle d’attendre la fin du voyage. Elle me conte encore quelques-uns de ses souvenirs puis sa voix s’évanouie, vite remplacée par le chant de la pluie, qui a repris.

Le silence dure le temps que je termine ma tresse. Son récit me fait comprendre qu’elle n’a pas beaucoup voyagé. Dommage. Mais au moins, je sais que l’Irlande ressemble beaucoup à l’Angleterre. Je rejette ma tresse dans mon dos une fois refaite et je me décide à briser le silence.

« Je vous remercie d’avoir partagé vos aventures avec moi. Ça m’a permis de me faire une idée de ce à quoi ressemble le pays d’où vous venez. Il y a encore une chose que j’aimerais vous demander, pardonnez ma curiosité, toutes les landes sont gardées par des Cat Sidhe comme vous ou est-ce que le gardien change d’une lande à l’autre ? »

Je me lève à nouveau et je me dirige vers la barrière en bois où est appuyée Gryffin. La pluie ne semble pas vouloir cesser. Je me retourne et appuis mon dos contre la palissade, croisant mes bras contre mon torse. J’écoute Gryffin parler, j’entends ce qu’elle me dit, pourtant mon attention est tout entière portée sur ses bourses dont le contenu de certaines m’intrigue beaucoup. Cela dit, l’interroger à ce sujet serait déplacé, ce qu’elles contiennent ne me regarde pas. Et pourtant…


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Royaume-Uni-
Sauter vers: