[Mai 7] Coincés par la pluie } Chester

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Agostina Bolivar
La Fée du conte de Perrault
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Lun 31 Juil - 15:07
La plaine semblait être déserte de toute habitation depuis au moins trois kilomètres, mais une silhouette marchait inlassablement et silencieusement, ne se reposant que très irrégulièrement. Elle possédait une robe qui semblait défraîchie par les temps et dans ses yeux se lisait une fatigue qui ne partirait sans doute qu'après une bonne nuit de sommeil ou deux. Son apparence physique contrastait fortement avec les vêtements qu'elle portait : ses cheveux auraient été dignes d'être ceux de n'importe quelle princesse comme son teint et son apparence. En réalité, il semblait presque bizarre de trouver une fille comme cela au milieu de nulle part.

Agostina et son grand sac à dos se dirigeaient vers une frontière de la Russie, ralliant l'Ouest de l'Europe. D'après elle, elle traînait une réputation d'enchanteresse, de catastrophe et de malédiction. Les humains ne devraient avoir peur d'elle que si ils le méritaient...et visiblement, beaucoup d'entre eux avaient commis des crimes suffisamment gros pour mériter ce qui leur était arrivé.

Le temps qu'elle traînait derrière elle était lourd et orageux. Jetant un coup d’œil aux nuages qui ne lui inspiraient guère confiance, elle regarda autour d'elle la lande, déserte, résignée à se trouver un abri pour la nuit. Alors que la pluie commençait à tomber, obscurcissant le paysage comme si la nuit s'était soudainement levée, rendant cette traversée plus difficile que d'habitude. Ses vêtements lui collaient à la peau, ses cheveux dégoulinaient sur ses épaules, mais elle persistait, marchant vers une grotte qu'elle avait aperçue deux minutes plus tôt. Une fois là-bas, elle pourrait faire un feu, sécher ses vêtements en silence et récupérer un peu en songeant à ce qu'elle ferait dans les royaumes les plus à l'Ouest.

Ses chaussures détrempées foulèrent en premier le seuil de la caverne. Elle lâcha un soupir, constatant que celle-ci était déserte, bien que possédant un fond qu'elle ne parvenait pas à voir de là. Ne flemmardant point à sa tâche, elle réunit quelques brindille et alluma un feu avec les moyens du bord : de dehors, cela ressemblait sans doute à une petite flamme vacillante parmi la tempête.

Il faisait froid, mais le feu allumé réchauffait l'atmosphère.

Agostina enleva sa robe trempée et la mit à côté du feu, espérant la faire sécher pendant le temps que durerait la pluie : après cela, elle reprendrait son implacable marche.

S'arrêtait-elle un jour de marcher ? À l'heure actuelle, la Fée ne pouvait pas y penser, ni même l'envisager. Elle marchait, c'était comme cela. Elle marchait parce qu'il y avait des personnes qui avaient besoin d'elle et d'autres personnes qui devaient être punies. Elle marchait, et c'était tout.

Elle s'était appuyé contre un des murs de la grotte lorsqu'elle entendit un bruit : ses sens en alerte, elle se releva légèrement, en sous-vêtements mais pas du tout pudique.

« Qui est là ? »

Sa voix semblait étrangement faible, face au fracas de la pluie, mais la peur ne se lisait certainement pas dans ses yeux.
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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Mar 1 Aoû - 22:21

Chester était de passage en Russie. Elle avait eu beaucoup de mal à faire son deuil refusant même tout simplement l'idée que sa sœur soit morte, morte loin de ses sœurs avec, certes, ses enfants et l'autre bon moustachu, mais loin de ses sœurs. Chester avait donc rejoint l'endroit où elle avait été passant sa douleur première avec Alice puis, en restant invisible aux yeux de tous, restant couché sur l'endroit où sa sœur reposait, pleurant et ronronnant malgré elle.

À vrai dire Chester était restée là sans bouger et sans manger jusqu'à ce qu'on mette la boite en terre. Ce fut à ce moment-là qu'elle partit, toujours invisible, ne voulant pas qu'on la touche, ne voulant pas qu'on lui parle. La moindre parole aurait pu influencer son humeur et lui faire sortir les griffes et les crocs.

Mais une autre annonce cloua la gueule de l'hybride. Sa seconde sœur Alice ne sortirait plus de sa ville Androide. Chester avait l'impression que sa famille disparaissait. Ses repères étaient tous perturbés.

Il lui avait fallu s'exiler loin de tout, même des Renégats qu'elle avait vaguement prévenu. Après plusieurs mois à ne rien faire d'autre que se remettre en question, elle inaugurait la mémoire de sa sœur à sa façon. C'est à dire qu'elle porterait, par moments, des vêtements plus conformes portées par ce que les gens appelaient des dames avec leur outil de torture qu'était le corset. Ce serait sa manière à elle de garder sa sœur en elle et sentir le regard protecteur de sa fée de sœur.

Du coup Chester avait, par moments, la tête encore plus ailleurs qu'à son habitude. Mais personne au sein des Renégats ne lui faisait de remarque là dessus. On lui confiait des missions solitaires plutôt simple comme cette mission de livraison qu'elle venait d'effectuer. Mais le pire ennemi de Chester venait d’apparaître : l'eau. Elle détestait tellement quand l'eau tombait du ciel comme aujourd'hui.

L'hybride chat avait remis sa capuche courant partout à la recherche d'un abri, ce qui n'avait pas l'air de courir les rue dans ce coin. Mais alors que l'animal courait à quatre pattes comme une dératée, Chester aperçut une lumière chaleureuse. Sans chercher à comprendre, n’écoutant que son instinct animal, elle se mit à courir dans cette direction, devenant totalement invisible en approchant de l'entrée.

« Qui est là ? »

Chester avait marché sur une branche sèche. Mais la femme dénudée ne l'avait pas vraiment repérée. Bien que étonnée de voir une femme humaine dans cette tenue, et dans ce lieu, cela ne la gênait pas. Elle n'avait pas cette pudeur humaine après tout. Chester attendit de longues secondes avançant à pas de chat pour être juste à côté de la femme dévêtue et faire juste apparaître son visage à moins d'un mètre de la femme.

- Chester est Chester et toi qui es tu ?


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Agostina Bolivar
La Fée du conte de Perrault
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Ven 11 Aoû - 21:42
La créature qu'elle avait à peine entendu s'approcher d'elle était une humanoïde chat assez curieux. Il semblait être de sexe féminin – si seulement ces espèces étaient caractérisées par une notion de genre. Toujours aussi tendue que d'habitude, Agostina ne bougea pas de là où elle était : elle avait l'habitude que les humains la cherchent en quête de miracle, comme s'ils n'avaient pas été avertis de ce qui avait pu arriver à leurs prédécesseur...un être comme Cheshire, en revanche, c'était tout bonnement surprenant. Une curiosité : oui, cette apparition la rendait curieuse.

Elle ne semblait pas être comme le commun des mortels et Agostina aurait souhaité en connaître toutes les différences, et si elle était un produit de toutes les technologie qu'elle évitait comme le Diable.

« N'aie pas peur. »

Les mots franchirent ses lèvres plus rapidement qu'elle ne les avait pensés. Elle s'avança également jusqu'à être presque collée vers elle, l'examinant de ses yeux curieux sans pour autant la toucher. Elle ne s'était pas trompée, Chester était bel et bien une petite merveille, et cette pluie torrentielle l'avait conduite à elle par un étonnant miracle.

Si elle avait été humaine, elle l'aurait probablement chassée d'ici car elle tenait à sa tranquillité, mais ce n'était pas le cas. Elle lui montra le coin du feu et lui fit signe de s'asseoir.

« Juste une voyageuse. Une vieille voyageuse, mon nom n'a pas vraiment d'importance. »

Elle s'assit juste à côté du feu, vers l'endroit qu'elle avait montré à Chester, ne se souciant encore moins maintenant que tout à l'heure de ses vêtements et de comment elle se présentait. Elle ouvrit sa besace à côté et en sortit quelques gâteaux secs qu'elle lui tendit dans sa grande mansuétude.

« Et vous, Chester ? Que faites-vous dans un endroit aussi désert sous la pluie ? Cherchiez-vous quelque chose ? Excusez-moi, je n'ai encore jamais vu de personne comme vous, j'en suis encore étonnée...mais pas en mal, rassurez-vous. »
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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Mer 16 Aoû - 15:17

- Peur ? Chester n'a pas peur. Sinon elle ne serait pas apparue devant toi. Chester te trouve marrante madame la toute nue.

La demoiselle invita Chester à s’asseoir près du feu. L'hybride ne disait jamais non à un feu chaleureux. L'hybride prit rapidement place retirant la moitié de sa veste laissant apparaître les bras et le buste de la jeune chatte. Chester commença à se lécher les poils de ses avant bras pour se faire un brin de toilette alors que la femme ne voulait pas lui dire son nom mais lui proposa de la nourriture.

Chester attrapa d'un coup la nourriture qu'elle avala d'une traite, affichant un grand sourire à l'attention de la demoiselle.

- La sœur de Chester a toujours dit à Chester que c’était pas bien d’être toute nue et de ne pas dire son nom. Chester t'a dit qu'elle s'appelait Chester en plus. Mais bon tu as donné à manger à Chester c'est gentil. Chester t'aime bien madame la toute nue.

Chester se leva brusquement les oreilles à l’affût, laissant tomber sa veste à ses pieds et dévoila entièrement son corps hybride mi humain mi chatte. Mais finalement il n'y avait rien. L'hybride se posa de nouveau au sol se léchant maintenant les poils de ses jambes au niveau du tibia pour continuer sa toilette tout en répondant à la femme entre deux léchouilles.

- Tu n'as jamais vu d'hybride ? Chester te conseille d'aller en Scandinavie ou au Japon. Chester y est déjà allé une fois au Japon. Il y en a partout des gens comme Chester et en plus de plein d'animaux différents. Chester a même vu une hybride dragonne là bas, mais elle était bizarre.

Et c’était Chester qui disait cela, alors qu'elle était tout aussi bizarre.

- Chester ne peut pas te dire pourquoi elle est là sinon le roi Louis, Orendi ou la Valkyrie vont pas être contents. Donc même si tu es gentille et que tu as donné à manger à Chester, Chester ne peut pas te répondre. Mais si tu veux Chester peut répondre à tes questions sur les hybrides, à condition que tu dises à Chester ton nom et pourquoi tu es là toi aussi. Sinon Chester va être obligée de t'appeler madame la toute nue à chaque fois. C'est long à dire tu trouves pas ?

Chester continua sa toilette attendant que la demoiselle lui réponde. Elle n’était pas farouche et cette rencontre l'avait plutôt mis de bonne humeur.


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Agostina Bolivar
La Fée du conte de Perrault
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Lun 4 Sep - 14:17
Agostina regarda de nouveau très curieusement l'hybride qui lui faisait face. En effet, ce n'était pas la première fois qu'elle en croisait un, mais certainement la première qu'elle en approchait d'aussi prêt. Elle avait envie de l'examiner de ses mains, de l'ausculter pièce par pièce, et était curieuse de connaître leur méthode de fabrication.

Toujours souriant, après tout, cette fille était une innocente, elle se préparait à lui répondre sur sa nudité qui n'en était pas vraiment une, puisqu'elle avait au moins ses sous-vêtements. Agostina se releva pour tâter ses vêtements étendus prêts du feu : encore mouillé par la pluie, et elle ne voulait ni les salir, ni tomber malade.

De ce qu'elle avait compris, Chester avait l'air d'être une personne importante, pour être en contact avec des personnes nobles : son sourire se renforçant, elle n'avait vraiment pas l'intention de lui tirer les vers du nez car elle savait qu'elle détestait quand on faisait de même pour elle. Agostina souffla, ses doigts effleurant le sol pour tracer de petits symboles sur la terre.

« Tu te laves de la sorte ? Pratique. », fit-elle en évitant les questions les plus gênantes. Elle regarda ses ongles pleins de terre, et passa la main dans ses cheveux, les sentant si humides qu'eux aussi méritaient d'être réchauffés par leur barbecue improvisé. « Et je ne suis pas nue, chère enfant. Je n'ai guère enlevé mes sous-vêtements pour ne point choquer d'éventuels visiteurs, même si j'avoue qu'avant ta venue, je pensais rester seule ici. »

A quoi ressemblait-elle à présent, pour qui Chester pouvait-elle bien la prendre ? Il était bien sûr hors de question de lui révéler sa véritable identité ou son rôle dans ce monde, cela pourrait lui porter préjudice.

« Tu peux m'appeler Sophia. Je voyage dans la plaine de ville en ville. Je ne te poserai plus de questions sur pourquoi tu es là, si telle est ton souhait. Et la Scandinavie est un peu loin pour moi, mais j'y penserai si jamais j'y passe. Tu peux t'installer...Je commence à connaître la région et ce genre de pluie dure rarement seulement quelques heures. Nous en avons sans jusqu'au levée du Soleil. »

Toujours en sous-vêtement, Agostina se releva, comme si il lui était impossible de tenir en place : le feu avait un peu réchauffer sa peau, et ses yeux s'étaient habitués à l'obscurité de la caverne, suffisamment pour qu'elle distingue un renfoncement dans la roche.

« Tu es curieuse, Chester ? Que dirais-tu d'explorer notre nouvelle maison ? Après tout, ce sera sans doute notre seule occupation durant les prochaines heures et je préfère surprendre l'ours qui vit ici plutôt que l'ours me surprenne. »

Elle prit sa sacoche qui traînait sur le sol et la mit en bandoulière, laissant ses vêtements sécher à côté du feu : elle ne se séparait jamais de cette sacoche, par contre, les vêtements, eux, étaient vraiment subsidiaires. Curieuse, elle en sortit une lampe à huile qu'elle alluma.

Tout était prêt : elles pouvaient partir. Agostina sentait l'excitation la gagner.
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Chester du Cheshire
Le chat du Cheshire
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✦ Libre pour RP ? : Dispo

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Lun 11 Sep - 20:36

Chester continuait de se laver, prêtant toujours une oreille à la personne qui était avec elle près du feu. Le mot « enfant » fit stopper la séance de toilettage de l'hybride et lui fit afficher un large sourire.

- Chester est partout et nul part. Il y a des gens comme Chester partout qu'on ne peut pas voir. Fais attention à toi madame la toute nue. La sœur du Chester disait qu'être en sous-vêtements c’était comme être toute nue. Chester se lave toujours comme ça. Chester est une chatte après tout. C'est vous qui vous lavez bizarrement pour Chester. C'est comme dire que Chester est un enfant. Si l'âge de Chester est mis en âge humain, Chester est sûrement plus vieille que toi tu sais.

Chester regarda la femme rousse de ses grands yeux à la pupille fendue attendant juste la suite, ne bougeant pas tant que la femme ne bougeait pas et elle aurait pu rester des heures comme cela. Puis Chester apprit que la madame toute nue s'appelait Sophia.

- Coucou Sophia. Comme tu le sais Chester est Chester. Si tu as besoin Chester peut, peut être, te recommander à la Valkyrie pour aller en Scandinavie si tu veux pour te remercier de prendre soin de Chester.

Puis vint la proposition de visiter les lieux. Chester aurait bien pu rester sur place à tuer le temps à dormir comme un gros chat de salon, mais elle était une chatte de gouttière bien trop curieuse pour son propre bien. Et ce n’était pas un ours qui l’empêcherait de faire ce qu'elle voudrait, du moins c'est ce qu'elle pensait.

- Chester est très curieuse madame… Sophia. Tu vas prendre un peu de feu. Chester en a pas vraiment besoin, elle a des yeux de chat.

Chester commença à avancer prenant légèrement les devants, s’apercevant qu'elle était elle aussi à moitié nue et Zahn lui ferait baigner les molaires dans le sang pour se balader ainsi. Chester courut donc vers ses habits pour se jeter dedans, bien que le corset qu'elle portait en la mémoire de sa sœur l’empêchait de se mouvoir aussi aisément qu'elle le voudrait.

- Voilà Chester est vraiment prête à avancer. Tu veux passer devant ou tu veux que Chester passe devant pour découper tout ce qui bouge devant avec ses griffes ?


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Agostina Bolivar
La Fée du conte de Perrault
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Sam 7 Oct - 11:19
« J'ai une lampe à huile, ne t'en fais pas pour moi, je saurais me débrouiller. La Scandinavie ?
J'y penserai. Avec plaisir, Chester.
 »

Elle passa devant, mais le chemin semblait assez grand pour qu'elle puisse s'y frayer toutes les deux côte à côte.

Dans la caverne, il faisait bien noir. Agostina, loin de prendre peur à cause d'ambiance comme celles-ci les adulaient particulièrement car elles étaient le signe que des humains ne seraient pas ici pour mettre le nez dedans.

Elle aimait les manoirs abandonnés, les prairies désertes pendant la pluie ou juste après, les forêts effrayantes en pleine nuit. Tout ce qui pouvait effrayer les humains ou les faire reculer après avoir entendu un simple cri de corbeau faisait partie de ses goûts personnel. Il y avait quelque chose de reposant de se trouver dans cette grotte inexplorée en pleine nuit et même si ce qui les attendait au bout était incertain, la lueur que dégageait la lampe à huile suffisait à la rassurer.

Question probabilité, il y avait plusieurs choix sur ce qui pouvait les attendre de l'autre côté. Le premier était la taverne d'un ours, ce qui était largement probable, auquel cas elle compterait sur les griffes de son acolyte pour la sortir de ce pétrin, le deuxième était juste rien, car il existait tout de même des grottes désertes, ou momentanément désertées par les animaux qui y avaient établi leur logement.

« Je me décalerai si il y a un danger, pour que tu aies le temps de t'élancer. Je ne suis pas une guerrière, comme tu le vois, alors si tu veux passer devant, tu peux le faire aussi, ce sera sans doute plus sûr. »

L'atmosphère se faisait plus humide qu'à l'entrée de la grotte, lui faisant se dire qu'il y avait sûrement une sortie par ce côté ici. Une sortie, ou une rivière souterraine, c'était tout aussi probable. Lorsqu'elles semblèrent arriver vers une pièce un peu plus grande, Agostina s'arrêta, laissant sa compagne la dépasser et leva légèrement sa lampe pour éclairer les lieux.

Les parois étaient magnifiques et bien la preuve que, lorsqu'ils le voulaient, les humains étaient capables de produire des choses très belles. Il y avait là la trace de peintures rupestres qui devaient dater de quelques milliers d'années. C'était la première fois qu'Agostina était témoin d'un tel spectacle, les premières secondes, elle en fut donc complètement captive, ne détachant pas son regard des parois. Il y avait là la preuve de l'habitation de cette caverne par des êtres encore plus anciens qu'eux, de leurs traditions, de leurs parties de chasse et de tous leurs gestes quotidiens.

« C'est magnifique. »

Elle bougea la tête pour chercher le regard de Chester lorsqu'elle entendit un grognement à l'extrémité de la grotte.

« C'est toi ? Si ce n'est pas le cas, je crois que nous ne sommes pas seules ici... »

Agostina s'accroupit, rassemblant ses forces pour se concentrer et, si la créature était assez immobile devant elles, immobiliser ses pieds dans de l'or pur. Si elle devait en arriver jusqu'à là, l'exercice devrait être assez éprouvant, elle ne serait pas capable d'accomplir quelque chose d'autre, surtout que son don lui demandait de toucher les choses qui allaient subir la transformation.

L'ours apparut dressé sur ses deux pattes arrière. C'était un monstre, il était gigantesque. Elle comptait sur Chester sur ce coup-là.
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