Event. Juin 7. Dans la moiteur des bains

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Dim 6 Aoû - 15:30
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

L'architecture du Palais des Bains faisait honneur à sa réputation de commerce illustre. Du palais il en avait la stature avec ses multiples étages qui poussaient le sommet du toit à vouloir toucher le ciel. L'incarnat du bois vous éclatait sous les yeux avec toute la vivacité contenue dans sa couleur. Mais les dimensions de la bâtisse, sa couleur, tout cela n'était rien en comparaison de la météo qui se déchaînait.

Il pleuvait. Une averse drue, de véritables hallebardes qui vous frappaient la tête et les épaules. Une pluie qui encerclait le Palais des Bains mais cessait, abruptement, aux abords même du pont qui traversait le fleuve et vous y conduisait. De l'autre côté on pouvait aisément percevoir la limite comme si une main invisible avait coupé la pluie, érigé un mur invisible. En-dehors des limites du Palais, le soleil brillait à vous faire fondre les yeux.

Une volonté du propriétaire du Palais d'avoir, sous la main, de l'eau à ne plus en savoir que faire ? Ou un effet de cette magie qui, partout dans le monde, échappait au contrôle de tout à chacun ? Ce mystère, au moins, avait de quoi intriguer, tout autant que la clientèle qui, malgré cette météo capricieuse, se rendait au Palais. Les hybrides étaient aussi innombrables que diversifiés – on pouvait même voir un hybride livre qui profitait de la présence d'un compère hybride parapluie pour avancer sans être trempé. Les employées accueillaient servilement ces clients à la porte sans même prêter attention à la pluie, se couvrant de larges feuilles dont elles tenaient la tige.

Lorsque vous approchez à leur encontre, les deux employées vous saluent. Malgré l'accent japonais, vous pouvez aisément comprendre ce qu'elles vous disent, dotées qu'elles sont d'un don de polyglotte. Vous pouvez même constater qu'elles se ressemblent parfaitement, jumelles sans accrocs dans leurs tenues traditionnelles.

« Soyez les bienvenus au Palais. » Elles vous observent, vous comptent. « Tarif groupé ? N'oubliez pas que si vous êtes hybride, vous avez droit à un tarif spécial. Et vous serez donc, une, deux... » Elles ont une hésitation à la vue de Orendi. « Excusez-nous quelle est la nature de votre hybridité, cliente honorable ? Vous comprenez, nos services dépendent de votre nature et nous ne voudrions pas commettre d'impair. » L'une des jumelles inscrit quelque chose sur une tablette avant de lever les yeux sur Sigfried. « Monsieur est européen ? Monsieur connaît les traditions ? Monsieur, client honorable, aura-t-il besoin d'une de nos employées pour l'initier ? »

L'employée faisait rouler le pinceau entre ses doigts, attendant.

Précisions

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Les tours dureront dix jours. Histoire d'avancer pour éviter de s'enliser. Les participants sont Orendi, Hanako Hayashi, C. Muffet et Sigfried Winkelried.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Lun 7 Aoû - 22:53
Comment résumer la fin de notre course folle sur un tronc d'arbre ? Dans une congère providentielle dans laquelle notre luge improvisée est allée s'abimer. Bien qu'elle ait traversé la congère, le choc nous a permis d'en descendre ou plutôt d'en tomber car descendre est un peu présomptueux au vu de nos roulés boulés dans la poudreuse.

Suite à cette aventure, Viviane du Lac a pris la décision de rentrer en Suisse ce qui m'a semblé sage de sa part. De mon côté, j'avais l'intention de continuer afin de tirer cette affaire au clair. J'ai donc choisis de rester, acceptant la proposition de Mademoiselle Orendi et congédiant Wilhelm mon aide de camp afin qu'il escorte La Dame du Lac et sa camériste jusqu'à leur demeure.

Le Japon m'apparaît comme une contrée fabuleuse, hors du temps en quelque sorte. J'observe ce palais étonnant et pourtant splendide qui se dresse devant nous et malgré la pluie qui nous trempe jusqu'aux os je ne peux m'empêcher d'admirer ce que je croise ici.

Deux jumelles nous accueillent à l'entrée, comptant les hybrides et s'interrogeant sur le statut de mademoiselle Orendi. Puis vient mon tour. Ce don de polyglotte est bien utile, tout comme cette petite sphère magique qui sert de traducteur à ceux qui ne parlent pas japonais. J'en viens à espérer pouvoir la garder tant elle me paraît pratique.

Avant de répondre à nos hôtesses, je me tourne vers la renarde et incline le buste avec respect.

- Madame, me permettez vous d'accepter le guide proposé ? Madame m'a déjà prodigué de nombreux conseils mais je ne voudrais pas abuser de son temps.


J'attends humblement la réponse de l'hybride renarde.

La question sur l'origine de mon attitude, bien peu royale, je l'admets, peut se poser. L'explication s'avère finalement plutôt simple. Durant le trajet nous étions dans le même bateau, au sens littéral comme au figuré, si bien qu'afin de maintenir le moral des troupes mais aussi d'entretenir des relations cordiales avec tout le monde, j'ai mis la main à la pâte pour préparer et servir le repas d'un soir. J'ai sourit aux remarques de Mademoiselle Hanako durant le repas puis j'en suis venu à lui demander des conseils par rapport au Japon afin de ne pas commettre d'impair une fois là bas. Moqueuse, la renarde n'a pu s'empêcher de me lancer une de ses piques, me proposant de me faire passer pour un serviteur, chocolatier suisse à son service puisque j'aimais la cuisine. Peut-être malheureusement pour elle, j'ai pris la proposition au pied de la lettre et accepté car en y songeant, ce n'était pas une si mauvaise idée et cela m'offrait un laisser passer au Japon.

Ma "maîtresse" accède à ma requête et je la remercie humblement avant de répondre aux deux hôtesses avec les meilleures manières qu'on ait pu m'inculquer.

- Bonsoir, je vous prie de m'excuser pour ma maladresse, je suis bien européen et au service de Madame depuis peu si bien qu'avec son accord, je désirerai si possible quelqu'un pour me guider.

Je crois que je joue Wilhelm....trop plein de bonne volonté, désireux de bien faire et tâchant d'être impeccable pour son maître. J'ai tendance à paraître plus jeune quand je joue ce genre de caractère. J'ai cru entendre un jour que les orientaux trouvaient un air naïf aux occidentaux avec leurs grands yeux. Si cela est vrai, je dois paraître comique, le roi des naïfs.
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Orendi
La fille des brigands
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Ven 11 Aoû - 10:32
Orendi avait remis pied sur le pont du navire des Renégats avec la satisfaction pleine et entière que l'on éprouve en revenant chez soi pour y jeter ses chaussures étroites sur le parquet. Hurlant un « Je suis rentréééé » tonitruant, la mercenaire avait invité chacun à prendre ses aises tandis qu'elle allait discuter de cette arrivée impromptue avec les autres mercenaires disponibles. Non sans se demander si Louie n'allait pas les découvrir avant et leur faire la visite avec son zèle habituel – sans oublier de lorgner sur tout physique qu'il jugeait appétissant, qu'il soit homme ou femme. Mais, heureusement pour Sigfried et ces drôles de dame, l'ombre du Roi ne plana pas sur eux. Et les Renégats accueillirent tout ce beau monde avec des litres d'alcool – une beuverie de mercenaires. Non sans rire entre eux d'avoir, dans les entrailles de leur navire, une tête couronnée et ce sans avoir eu besoin de le kidnapper.

Lorsque Sigfried se mit aux fourneaux pour régaler la bande, plus d'une paire d'yeux se glissa par l’entrebâillement de la porte des cuisines. Un roi qui se salit les mains dans la farine, se brûle les doigts à manier les casseroles – c'en était à la fois comique tant c'était improbable et époustouflant. À l'image du repas servi qui gagna l'approbation complète de l'équipage qui se fit la réflexion que à moins que le dragon ne les livra, du jour au lendemain, à l'ire de la justice, ils ne lui feraient aucun mal. On a beau être des brigands, on a un code d'honneur.

Orendi quitta le navire avec le reste de la troupe les poches remplies de nourriture (très important) et de quelques objets dénichés dans son fatras personnel et qu'elle jugeait pouvoir être utiles. En espérant qu'ils n'exploseraient pas entre ces mains. Le reste de la traversée se fit sous les conseils de Miss Renarde qui s'y connaissait mieux qu'eux au sujet du Japon et de son fonctionnement particulier. Personnellement tout ce que la Russe avait retenu se résumait à : tout est magique ta gueule, les hybrides sont au-dessus et divins. La mercenaire aurait bien aimé que Louie les rejoigne mais le mercenaire semblait à la fois occupé et réticent. Curieux.

Orendi n'était jamais allée au Palais des Bains – fait peu étonnant quand on voyait sa mise et la crasse qui semblait la recouvrir d'une seconde peau. Elle ouvrit une bouche béante, se tordant le cou en arrière à son approche. Et s'agrippa à son chapeau lorsque les trombes d'eau se déversèrent sur elle laissant aux autres toute latitude pour approcher l'entrée et se glisser sous l'auvent pour éviter l'averse. Lorsque l'employée lui adressa la parole, la Russe en relâcha les pans de son chapeau qui déversèrent leur eau sur ses chaussures.

« Hybride, moi ? Noooon. J'ai juste siphonné la magie d'une fée dans z'un puits. L' genr' qui laisse des s'quelles. Sinon... z'avez pas remarqué qu'il pleut... mais genr'... vachement juste au-dessus d' chez vous ? »

L'employé ne dit mot mais la fixa comme si elle reprenait là une évidence avant d'inscrire quelque chose sur sa tablette, et se concentrant sur les paroles du roi Suisse. Roi qui se paraît du rôle de servant. Orendi avait beau être au courant du plan depuis le repas donné dans le navire volant, elle demeurait toujours baba de la facilité avec laquelle le roi Suisse se glissait dans cette fausse peau. Y avait plus d'une couronne qui refusait de mettre, ne serait-ce, qu'un genou à terre, alors se faire passer pour un domestique...

La Russe finit par se tourner vers Hanako, son chapeau continuant à jouer à la gouttière, s’amollissant sous l'eau.

« C'est habituel c'te pluie ? Pourrait fournir d' quoi s' couvrir. »

Un éternuement tonitruant s'échappa de ses narines. Du revers de la manche, la mercenaire essuya la morve en reniflant avec un manque de raffinement des plus flagrants. Et laissa son regard peser sur les clients alentour qui l'observaient non sans une once de mépris, surtout de la part des hybrides les moins humains.

« T' veux ma gravure ? » qu'elle grinça sourdement, chat échaudé. « J' déteste l'eau. »


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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Mer 16 Aoû - 14:06
Peu après avoir exposé mon embryon de plan à Hanako, mes pensées ont commencé à devenir floues. A l'exception d'une seule, celle de la renarde. La faute au troisième bonbon, sournoisement administré - je ne suis pas sûre pour autant d'en avoir eu quelque chose à faire sur le moment, étant donné que je ne me rappelle même pas du trajet de retour dont il ne me reste qu'une vague impression de douceur. Une fois au navire, j'avais ignoré la nourriture d'Orendi pour mieux lui enfoncer son propre chapeau jusqu'au yeux - il ne s'agirait pas de choquer la pauvre et innocente petite - et de tirer doucement mais avec insistance le bras de la renarde en direction de notre cabine. La suite était aussi floue que la descente. Ce qui est peut-être mieux pour mon propre bien. Le réveil ne fût pas difficile aux côtés de celle à qui je commence déjà à m'attacher, bien que j'admets avoir feint de dormir pour profiter un peu plus de sa présence et de son contact. Il faut dire que la douceur de ses queues et de sa peau prête aisément à la paresse. Une fois sortie de la chambre, j'ai cependant dévoré mon déjeuner et présenté mes excuses pour mon comportement une bonne dizaine de fois à Orendi. Ce qui a évidemment résulté en un vatrouchka dans ma bouche pour me faire taire. Ai-je déjà dit que j'appréciais beaucoup Orendi?

Après un court voyage, le navire s'était posé et nous avons traversé le japon jusqu'à arriver aux bains, sous l'égide d'Hanako. Ce n'est qu'en foulant le sol de mes courtes jambes que je me suis rendue compte à quel point celui-ci m'avait manqué. Une température idéale, de la magie à souhait et une bonne compagnie, que demander de plus? Si des regards ont été lancés dans notre direction - il faut dire que nous sommes un groupe assez hétéroclite - personne ne semble néanmoins me reconnaitre. L'avantage d'avoir été discrète dans la demande et l'acceptation de mon emploi cette fois-ci.

Je secoue la tête pour chasser ces pensées : nous venons d'arriver. Et la première chose qui me frappe - un peu trop littéralement d'ailleurs - est les trombes d'eau qui tombent autour des bains. D'où viennent-elles? Je n'ai aucun souvenir d'une pluie entourant l'établissement lors de ma dernière visite. Serait-ce la magie défaillante ou l'hybride que nous recherchons? Je suppose que nous le serons bientôt. Alors que nous approchons des employées, j'observe la foule d'hybrides qui se rend aux bains avec émerveillement. Si la Scandinavie est un pays magique, il restait cependant rare de voir mes semblables en des groupes importants comme celui-ci.
Je m'approche des jumelles en veillant bien à rester aux côtés d'Hanako et à prendre un air serviable, acquiesçant seulement d'un léger hochement de la tête quand celles-ci me comptent comme hybride. J'observe également les réactions des autres, approuvant largement quand Siegfried demande a en savoir plus sur les traditions. Une très bonne idée quand on est entourés d'hybrides susceptibles. Ce que - et j'en soupire mentalement - Ori ne semble pas avoir compris. A sa remarque aux hybrides présents, je lui décoche un coup de pied discret avant de me pencher vers son oreille.

"Ori, si on se bat avant même d'être rentrés dans les bains, on est pas près de rencontrer qui que ce soit..."

J'espère qu'elle ne prendra pas la mouche, mais c'est pour les besoins de cette quête. Tout comme la prochaine requête que je vais faire... qui va définitivement lui déplaire.

Après les avoir salués poliment, je m'adresse aux deux jumelles.

"Pourrions-nous avoir un baquet individuel avant de rentrer dans les bains pour la dame ici présente? Son voyage avant de nous rejoindre a été salissant."

Je lance un regard sans équivoque à Orendi pour lui faire comprendre qu'elle ne doit pas protester. Des explications lui seront fournies plus tard, mais disons que l'on ne peut pas se permettre de rendre l'eau des bains opaque parce qu'une certaine sorcière a une conception de l'hygiène qui lui est propre. Cela ne devrait pas non plus trop nous retarder, même si la saleté dans ses cheveux promet d'être un défi des plus exigeants.



Merci Ronce <3
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Hanako Hayashi
La kitsune
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Dim 20 Aoû - 11:30

Sur le vaisseau des Renégats, tout s’était bien passé. Hanako avait eu un entretien avec Muffet en privé dans la cabine qui était prêtée à la renarde. Elles avaient dû longuement discuter de choses et d'autres. Les deux femmes étaient d'accord sur ce qu'elles avaient à se dire et sur ce qu'il allait faire par rapport à leur couverture improvisée.

Mais le fait plus surprenant du voyage était, non pas de voir le roi de Suisse cuisiner comme une femme au foyer, mais qu’après avoir lancé une pique au roi, ce dernier accepte qu'il soit son « serviteur » au Japon en échange d'informations sur les normes du Japon. Cela avait, mine de rien, mouché Hanako qui ne s'attendait pas à ce que le roi accepte une telle chose. Mais l'ego misandre de la renarde était bien vite revenu au galop ne cherchant pas à comprendre et accepta.

La suite était purement du voyage que Hanako avait passé dans sa chambre en compagnie de l'hybride araignée mettant le doigt sur certain point sensible. Mais en cette compagnie le voyage passa plutôt vite et ils étaient bien vite arrivés à la frontière de la Russie

L'arrivée au Japon par une des créatures magique du pays n'avait pas été très compliqué, et encore plus facile de rejoindre le palais des bains. Ce qui était plus dur par contre était de ne pas aller faire un détour par son temple de la fertilité. Mais il y avait des choses bien plus importantes pour le moment.

Une première chose choquait la renarde et on pouvait voir clairement sur son visage son inquiétude quant à la pluie qui entourait le palais des bains. Hanako sortait son ombrelle pour prendre légèrement moins de pluie jusqu'à son arrivée.

Le roi suisse jouait plutôt bien son rôle. Hanako aurait presque envie de revoir son jugement sur l'homme qu'il était. Enfin elle accepta la requête de ce dernier d'un geste de la main, et laissa Muffet s'occuper d'Orendi qui, sans étonnement, allait sûrement déjà se faire remarquer par son attitude.

— Nous prendrons le tarif du groupe. Nous sommes la maîtresse de ce petit groupe. Nous avons donc deux hybrides en nous incluant, un humain qui est à notre service et il y a cette petite sorcière que nous avons rencontré et à qui nous faisons un peu découvrir les belles terres du Tenno qui respirent la magie.

Hanako devait faire attention à ses mots pour ne pas griller sa couverture auprès du roi Suisse. Surtout qu'elle était déjà venue en ce lieu. Il fallait espérer qu'on ne la reconnaisse pas. Sa position était plus fragile qu'on pourrait le croire. Seule Muffet connaissait l’ampleur du mensonge. Elle pouvait au moins compter sur cet alliée.

— Nous voudrions, si possible, avoir un enclos exclusif au groupe. Il faut dire que cette pluie nous a quelque peu surpris et affecté. Comme vous pouvez le voir avec la petite sorcière. Et aussi nous ne voudrions pas que notre serviteur étranger dérange par sa présence les habitués du lieu. Nous sommes bien sûr prête à payer un supplément pour cela.

Hanako laissa passer quelques secondes puis reprit.

— D'ailleurs c'est la première fois que nous voyons une telle pluie. Une petite pluie n'est pas dangereuse, mais une grosse si. Est-ce que la mousson vient de naître au Japon ? Ou cela serait-il lié au bouleversement magique du même genre que celui qui parcourt le monde et qui a touché le légendaire Gardien ?

Qui sait peut-être que le nom de la créature légendaire évoquerait la curiosité d'une des demoiselles qui leur demanderait s'ils connaissaient la créature et de là les choses devraient potentiellement être plus faciles ?


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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 20 Aoû - 17:13
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Les employées arrondirent bien les yeux lorsque Orendi se fendit de son explication, néanmoins leur professionnalisme reprit rapidement le dessus s'effaçant sous le sourire policé. Ces Tweedle Dee et Dum nippones officiaient depuis bien assez longtemps pour savoir garder la mesure devant les clients, aussi excentriques soient-ils. Celle détenant la tablette nota quelques inscriptions avant d'esquisser un salut à l'intention de Sigried.

« Je vais faire appel un employé qui pourra vous instruire, Monsieur. »

Ôtant une épingle fleurie de son chignon, l'employée lui souffla quelques mots dans sa langue. L'épingle tournoya entre ses doigts, filant dans les airs, s'engouffrant dans le Palais des Bains. Sa sœur babillait auprès de Hanako se permettant, entre deux tirades, de s'incliner.

« Il en sera fait selon votre désir, dame honorable. Vous savez que les désirs des yokais sont toujours respectés. »

Lorsqu'il fut mention du Gardien, les deux sœurs s'entre-regardèrent sans mot dire avant de parler d'une même voix.

« Oh oui nous en avons entendu parler. Ce fut terrible. Ces pauvres gens assaillis par ces odieuses créatures après la libération du Gardien. Terrible. Mais n'ayez crainte. Nul danger au Palais des Bains. Nous avons un souci... magique de petite envergure. »
« Ah voilà votre guide ! » s'empressa de crier la seconde sœur, alors que l'épingle à cheveux lui revenait entre les mains.

L'hybride en question n'était autre qu'un corps vaguement humanoïde et slimesque qui laissait des traces de son organisme sur son sillage, tel un escargot. S'inclinant devant le groupe il les invita à les suivre après avoir empoché la tablette tendue par une des sœurs. Glissant sur le parquet de bois, l'employé avançait auprès de la troupe tout en veillant à ce qu'on leur laissa place pour marcher le long des couloirs.

« On vous a apprêté une salle rien que pour vous. Monsieur est donc novice ? » ajouta-t-il en posant son regard sur Sigfried. « Si vous avez des questions, n'hésitez pas. De même si vous avez besoin d'aide. »

En attendant, l'homme-slim leur faisait la présentation des lieux, expliquant les rites et coutumes liés aux bains au Japon. Ah non Monsieur, les bains ne sont là pour se nettoyer mais se délasser. On s'étrille avant pour pouvoir profiter d'une eau saine à plusieurs. Oui c'est tout à fait différent de l'Occident, que c'est cocasse ! Expliquant avec force détails l'employé finit par stopper devant une porte qu'il fit coulisser. La pièce baignait dans la vapeur qui sortait du bain – bain donnant sur un jardin verdoyant où l'on pouvait entendre l'eau couler dans une construction en bambou.

« Monsieur veut peut-être un paravent pour se changer en toute intimité ?  Je peux l'aider s'il le souhaite. »

Aucune malice derrière ces propos, l'homme proposait son aide en tout bien, tout honneur.

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→ C'est l'heure du lancer de dés ! (oui il vous avait manqué)
• Le premier concerne Muffet, Hanako et Orendi. Par vos natures hybrides et/ou sorcières, votre magie peut potentiellement dérailler avec les évènements actuels. Mais dans quelle mesure ?
Pour les hybrides
1 à 6 : échec, votre nature animale prend le pas sur votre raison humaine, l'instinct prime
7 à 12 : réussite, vous gardez le contrôle
Pour les sorcières
Impair : une de vos créations de sorcière se déclenche sans que tu le souhaites. Tu choisis celle que tu veux et l'effet propagé.
Pair : tout est stable
• Le second concerne tout le monde. Il va vous permettre de glaner des infos. Plus le score sera haut, plus vous aurez des chances d'obtenir des indices par le MJ. (en plus de vos actions)

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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mer 23 Aoû - 23:58
Le coup de pied de Muffet déclencha, chez la mercenaire, un couinement de surprise. Néanmoins la Russe se tint les lèvres closes comprenant la mise en garde implicite. La mercenaire se contenta, donc, d'ouvrir grand les oreilles et les yeux, cherchant à déceler quelque indice ou élément pouvant porter quelque attention à son égard. Hanako remplissait son rôle de femme distinguée avec une telle facilité que cela déclenchait des frissons à Orendi. Elle n'avait jamais pu supporter la présence des grandes fortunes et des titres ronflants – c'était instinctif. Entre deux grincements de dents qu'elle avait peine à retenir, la Russe nota tout de même que la kitsune posait la même question qu'elle au sujet de la pluie.

Les réponses évasives des employées lui firent hausser un sourcil. La Russe n'était pas née de la dernière pluie et sentait bien qu'il y avait là baleine sous rocher. Il se tramait quelque chose au Palais des Bains mais personne n'en disait mot – probablement pour ne pas provoquer la panique ou mettre la clé sous la porte.

Ce fut en rongeant son frein que Orendi suivit la troupe, son regard embrassant les lieux, sautillant d'un client à un employé. Sûr que ce n'était pas là le genre d'établissement où elle irait de son plein gré, elle qui fuyait le savon comme la peste, préférant se prévenir de toute crève par une carapace de crasse. Lorsqu'ils furent arrivé à la salle privée, Orendi ôta son chapeau, laissant à sa chevelure le soin de s'écouler en masse graisseuse sur ses épaules.

« Fait bien trop chaud ! » s'écria la sorcière. « Chaud et humide. Même dans z'une maison close, c'est pas aussi... »

Quelqu'un (elle ne savait qui) la fit taire en la poussant dans le baquet d'eau chaude qui avait été réservé pour sa seule personne. Recrachant l'eau, soufflant par le nez, Orendi pesta. Mais force fut d'ôter les vêtements, désormais trempés, pour passer à la toilette. La sorcière eut un regard en coin sur les bras de Muffet. Jamais autant de mains n'avaient, encore, manipulé son corps – une première.

Alors qu'elle finissait de déposer ses hardes auprès du baquet, immergée dans l'eau, ramenant ses genoux contre elle, Orendi se permit des interrogations à voix haute. Le fait de se retrouver nue parmi des inconnu(e)s ne la gênait guère. Elle était de ceux qui se baignaient dans les rivières, lorsque l'envie leur en prenait, et sa chemise (d'un blanc dépassé) ne dévoilait qu'une poitrine creuse, sans sexe.

« Dites trouvez pas qu'y a un truc étrange ici ? Cette pluie, elle a pas du venir là comm' ça. Hé m'sieur slim. Z'avez des choses, vous ? »

Plongeant sa main dans l'eau, Orendi tenta une éclaboussure à son encontre pour avoir sa pleine attention. Elle vit alors un objet vibrer dans une des poches de son manteau, tendant le tissu. Se penchant par dessus le rebord du baquet, Orendi farfouilla à l'intérieur du tissu et en retira sa craie magique. L'objet pulsait contre sa peau tel un cœur d'oiseau éperdu. Replongeant dans son bain, la sorcière tint l'objet en équilibre entre ses index, le fixant.

« Qu'est-ce qui t' prend bout d' craie ? »

Une craie, aussi magique soit-elle, ne pouvait pas parler – mais elle pouvait agir. Celle de Orendi reprit ses vibrations, si intensément que la sorcière referma sa main dessus. Elle sentit alors la craie guider sa main, comme détentrice d'une volonté propre. La craie traça un pentacle sur le rebord du baquet.

« Oups. »

Relevant la tête, sa main continuant l'esquisse, Orendi précisa à ses comparses.

« Vous d'vriez reculer. Ça va cramer. »

Les flammes se propagèrent sur le baquet dans toute leur fougue.


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Jeu 7 Sep - 11:35
L'échange de regards des deux jumelles ne m'échappe pas tout comme la promptitude avec laquelle elles répondent à la renarde. Elles se dérobent d'une pirouette verbale enrobée de paroles rassurantes. Ce que répondrait toute personne embarrassée, ayant quelque chose à cacher. Notre guide semble d'ailleurs arriver à point nommé.

Notre guide, malgré son apparence plutôt étrange, se révèle charmant et plein de prévenance. C'est un peu timide ou impressionné que je réponds à sa question.

" Oui... C'est ça, c'est la toute première fois que je mets les pieds au Japon. Je dois avouer que je suis un peu perdu, tout est si différent..."

J'écoute avec attention sa présentation des lieux, observant avec la mine ébahie du jeune occidental mettant les pieds en terre inconnue. Les bains sont donc un lieu de détente et de relaxation ? Voilà qui est plaisant. Les explications de notre hôte me poussent à songer à installer de tels bains à Eisenkern. Ce serait fort agréable.

" Mais donc les bains sont communs ?"

Jamais en Occident on n'envisagerai une telle chose ! Enfin, si. J'ai lu que cela existait au Moyen âge et que ces bains étaient même mixtes mais ils furent interdits pour des raisons sanitaires. Quelque roi avait attrapé la syphilis en s'adonnant à la pratique des bains et aurait fait fermé les édifices.

Je continue avec mes questions, l'air captivé par notre guide. J'ose lui poser quelques questions sur les traditions, la politesse et demander des conseils.

Cependant, je ne reste pas seulement à admirer l'édifice et écouter les explications de notre guide. Le pieu mensonge des jumelles à l'entrée me pousse à rester vigilant. Je perçois de l'agitation dans les couloirs. Des serviteurs vont et viennent comme les abeilles d'une ruche. Mais je note que beaucoup d'abeilles se hâtent dans la même direction. L'affolement est palpable. La ruche serait-elle menacée ?

Les employés chuchotent entre eux. Il me semble saisir quelques bribes au vol. Qui doit donc se calmer ? Qu'est-ce qui va empirer ? Il se trame véritablement quelque chose dans la moiteur des bains et cela risque de dégénérer, j'en ai la certitude.

Les autres ont-ils saisit ce que j'ai perçut ? Ont-ils remarqué ? La petite sorcière, au vu de sa moue dubitative, n'a pas semblé avaler la réponse des deux jeunes femmes à l'entrée mais a-t-elle vu l'agitation autour de nous ? Je dois en avoir le coeur net. La question est comment faire ? Si les employés ont intérêt à étouffer l'affaire, je ne peux pas me permettre d'en parler à la cantonade, cela rendrait le personnel méfiant. Parler français ? Ou russe ? Rien ne m'assure que notre guide ne soit pas polyglotte du moins s'il est guide pour les novices, c'est qu'il doit avoir quelques notion sur l'Occident alors parler dans une langue européenne ne serait pas très discret et pourrait de surcroît le froisser. J'aimerai éviter de le froisser, je pense que l'amitié de cet employé pourrait nous être utile alors autant la conserver au maximum.
Cela ne règle pas mon problème et il faut que je leur mette la puce à l'oreille.

Soudain, une idée me vient. Je regarde toujours autour de moi, la mine toujours aussi impressionnée. Il paraît que les gens d'Orient trouvent que nous avons toujours l'air surpris avec nos grands yeux bien trop grands ouverts. J'espère que c'est vrai et que cela jouera en ma faveur.

" Il y a vraiment beaucoup d'agitation, vous devez recevoir un invité très important ! Il arrive que le Tenno vienne ici en personne ?"

Voilà mon idée. Sortir une bêtise éhontée mais qui pourrait passer pour de la plus pure ignorance afin de mettre la puce à l'oreille aux autres. Souligner l'agitation des fois qu'elle n'ait pas été remarquée et émettre l'idée qu'elle ne soit due qu'à une personne. Et puis si la bêtise est vraiment énorme, la renarde l'entendra forcément. Je suis aussi curieux de voir la réponse de notre guide.

Le jardin qui s'ouvre sur la salle qui nous est apprêté offre un spectacle plaisant. Le bruit de l'eau est agréable et relaxant.

J'accepte le paravent alors que la petite sorcière Orendi se fait jeter dans son bac réservé. Lavée et étrillée, elle risque d'être méconnaissable à la sortie des bains. L'idée de me déshabiller en public et de me baigner avec d'autres me plaît guère. J'ai toujours mis un point d'honneur à me laver et à m'apprêter seul cependant je crois que je ne vais pas avoir le choix. De plus, si je veux gagner la sympathie de notre guide, il vaut mieux que j'accepte son aide, autant en profiter pour continuer de parler avec lui.

Je lui lance un regard reconnaissant à l'arrivée du paravent.

" Je veux bien de l'aide si ça ne vous dérange pas" accepté-je avec toujours cet air un peu timide et humble.

Je me déshabille tout en discutant avec lui. Je pose des questions sur la bienséance, sur comment se tenir, sur les choses à dire ou ne pas dire, sur les traditions mais aussi sur comment fonctionnent les bains. D'où vient toute l'eau ? Est-ce la pluie magique qui permet de s'approvisionner en eau fraîche ? Comment est-elle purifiée après les baignades des clients ? Et comment l'achemine-t-on ?

Je me défaits de mon foulard avec une pointe de regret que je dissimule dans mon attention pour mon interlocuteur. La fragile étoffe laisse place à la balafre qui cours sur ma gorge, sombre marque blanche évoquant des souvenirs douloureux. La chemise ôtée révèle à son tour les sinistres zébrures blanches gravées dans mon dos. D'ordinaire, je n'aime pas les montrer. En vérité, personne ne les a jamais vues. Ce sera une première aujourd'hui et j'espère pouvoir compter sur la discrétion de ces dames.

Le conseil de la petite sorcière me parvient juste à temps et je me recule en hâte pour éviter de justesse les flammes tout en poussant le guide pour lui éviter une mauvaise brûlure. Comme dans le jardin, la magie semble être bien instable ici aussi...
J'évalue la situation du regard, vérifiant si personne n'est blessé et jouant mon rôle de serviteur dévoué, je vais m'enquérir de l'état de ma maîtresse et des autres.


"tout va bien ?"
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Lun 11 Sep - 3:11
J'étudie avec attention les réactions des jumelles aux propos d'Hanako. Sans surprise, celles-ci font moults pirouettes devant la renarde, ce genre d'hybridation étant très respecté au Japon. Tricheuse. Néanmoins, cela me permet de voir des réactions honnêtes des deux hybrides qui - malgré ce qu'elles prétendent - semblent alarmés par l'évènement magique, à en juger par la vitesse à laquelle l'une d'entre elle détourne le sujet.

Malheureusement pour moi, l'hybride qui les remplace m'est beaucoup plus opaque et je sens clairement que si je veux des informations, il me faudra enquêter à côté. Je promène ainsi mon regard dans l'allée, mais mon attention est vite détournée par les traces de l'hybride sur lesquelles je manque de glisser. C'est en retenant un flot de jurons orendi-esques que je me rétablis et me concentre cette fois-ci sur le slim. Mes yeux rivés sur le sol et mes oreilles écoutant la conversation entre le "serviteur" et lui, je manque de peu de rater l'entrée de la salle qui nous est réservée.

L'endroit - bien que différent - est tout aussi ravissant que dans mes souvenirs. Je ferme un instant mes yeux pour mieux apprécier le son de la construction en bambou bougeant au rythme de l'eau. Un instant de paix. Rapidement brisé par le commentaire d'Ori. Avec un rictus sur le visage et aucun remord, je la pousse droit dans le baquet. Lui laissant le temps de récupérer, j'en profite pour me changer et récupérer de quoi la nettoyer. Je l'aide de bonne grâce à enlever ses vêtements qui dévoilent un corps qui n'est pas sans me rappeler le mien. Peut-être est-ce la magie ou la situation dans laquelle nous sommes mais je me perds dans mes pensées, le regard dans le flou tandis que deux de mes bras nettoient les cheveux d'Orendi et quatre la massent. Je repense à ma première impression du Japon. Tout était -et est toujours - magique, mystérieux et familier à la fois. Comme ma première rencontre avec Hanako. Je contemple son visage, toujours ailleurs, tandis que je commence à nettoyer le reste d'Ori. Perdue comme je suis, je ne remarque pas la tentative d'extraction d'informations de celle-ci, ni le retour de Sigfried. Ce n'est que lorsqu'elle s'éloigne pour fouiller ses affaires que je remarque que quelque chose est en train de se passer.

"Qu'est ce qu'il y a?"


En voyant qu'elle tient la craie, je devine que quelque chose de regrettable va se passer. Lorsqu'on est amie avec la demoiselle, on apprend rapidement que craie et calamité son synonymes. Sa main plonge dans l'eau opaque et dès lors qu'elle dit "oups", je m'éloigne d'un bond. Peu après, les flammes montent sur le baquet, piégeant la petite sorcière à l'intérieur.

Immédiatement, je tourne la tête dans tous les sens pour chercher de quoi l'aider. N'importe quoi, n'importe qui. Et je réalise enfin la présence de Sigfried à mes côtés qui cherche à lui venir en aide. Mon regard s'attarde une demi-seconde sur la balafre présente sur sa gorge, mais je mets rapidement celle-ci de côté. Ce n'est pas le moment. Je dois trouver une solution pour la sortir de là.
Soudain, une idée me vient.

"Baissez-vous, je vous prie, pour que je puisse grimper sur vos épaules. En se penchant nous pourrons la sortir de là sans une brûlure."

Je cherche Orendi du regard pour quérir son accord. A nous deux, nous pourrions être grands comme une grue et l'attraper sans trop de difficulté. J'espère qu'Hanako n'y verra pas d'inconvénient vu la situation, mais étant donné notre état vestimentaire, rien n'est garanti. J'aimerais juste éviter qu'elle y laisse de la fourrure si elle tente de la secourir elle-même avec ses queues.
Spoiler:
 



Merci Ronce <3
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Hanako Hayashi
La kitsune
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Sam 16 Sep - 11:18

Pour le moment tout se passait bien, même si cette pluie restait bizarre, même au Japon. L'attitude des jumelles titillait fortement l’instinct de la kitsune. Elle était on ne peut plus sûre que ces deux là cachaient quelque chose et cela elle y mettrait une de ses queues à couper.

Hanako était aussi surprise par le jeu d'acteur du roi Suisse. Certes elle faisait plus ou moins la même chose, mais cela lui semblait plus simple dans son sens que dans celui du roi. L'hybride slim les guidait, tout en expliquant pour Sigfrid les normes des bains au Japon. Hanako appréciait la façon dont on s'adressait à elle. Ici on ne vous déterminait pas selon votre sexe, mais selon votre nature. Et étant hybride cela la classait bien haut dans la hiérarchie, contrairement à son pays natal malgré la classe où elle est née.

Une fois dans le bain réservé exclusivement pour Hanako et sa petite troupe, Hanako avança avec élégance laissant Sigfrid à ses questions et n'y prêtant plus attention pour le moment. Muffet s'amusait avec la petite sorcière Orendi. Pour un peu elle se serait presque crue une mère avec ses deux enfants et la nourrice qui venait d'arriver dans la famille.

La kitsune soupira. Les chose n’étaient pas comme cela et vu ses préférences avoir une famille à elle serait sûrement impossible et puis Muffet… Elle aurait plus le rôle de la mère de famille aux cotés de la renarde et pourquoi pas enceinte ? La Kistune s’égarait, elle partit dans un coin se changer.

Hanako revint parmi toute la petite troupe, oubliant la présence de Sigfried. Hanako n'avait volontairement pas pris de serviette, laissant ses queues faire leurs offices de cache corps. Deux queues passaient par ses hanches, descendant vers son con pour faire le tour de ses cuisses. Deux autres étaient au niveau de la poitrine comme des bandages cachant ainsi la poitrine de l'hybride renarde. Ainsi parée à marcher elle alla se « purifier » dans l'objectif d'aller au plus vite se relaxer dans le bain principal.

Il ne fallut que peu de temps à Hanako pour effectuer cette purification du corps et de l'esprit auquel elle était habituée dans son temple au nord du Japon. Du coup en moins de temps qu'il fallait pour le dire Hanako était maintenant dans le bain avec le feu du renard autour du cou alors que les queues se détachaient doucement du corps de l'hybride glissant comme des anguilles et prenant une large place dans le bain, flottant à la surface. Venait aux oreilles de la renarde le bruit du bambou qui tapait contre le sol. Un vrai moment de délice qu'elle compléta par une coupole de saké avec une feuille de cerisier en son centre. Il ne manquait plus que Muffet assise sur ses jambes pour rendre le moment parfait.

Mais cette dernière était occupée à autre chose. La kitsune soupira. Au même moment elle entendit la petite sorcière crier un avertissement. Instantanément Hanako pensa à Muffet qui devait être aux côtés d'Orendi. Hanako sentit le feu du renard chauffer de plus en plus et, contrairement a ce qu'on pouvait penser, elle n’était pas insensible à la chaleur ou aux flammes contrairement à ses queues.

Regardant tout autour d'elle, elle put voir des flammes autour de l'endroit où se trouvait Muffet et Orendi. Mais il n'y avait qu'une silhouette à l’intérieur des flammes depuis son point de vue et vu les morphologies similaires il était impossible de dire de qu'il il s'agissait.

Il était hors de question qu'elle abandonne le feu du renard. Mais ce qui la cloua sur place ce fut surtout que son médaillon lui pompait toute son énergie magique la faisant souffrir et lancer un sort de sorcellerie de magie rouge.

Hanako, qui était liée à cette magie depuis des années, pouvait comprendre le sort qui venait d'être lancé : un sort de séduction basique, mais foutrement efficace qu'il suffisait de sentir. Son feu du renard qui lançait des sorts tout seul, un brasier qui était apparu soudainement, il n'en fallait pas plus à Hanako pour en déduire que les flammes appartenaient à la petite sorcière et que la sorcellerie avait été détraquée.

Une pensée rapide traversa l'esprit de la renarde. Est ce qu'il y avait d'autres sorcelleries qui allaient jaillir aussi brutalement ? Hanako gardait la tête froide malgré la magie qui était à l'image de la pluie qui tombait sur le bâtiment. Mais Hanako ne pouvait pas bouger. Le sort qui avait été lancé était inhabituel et avait rendu Hanako incapable de bouger, même pas une queue, mais elle devait prévenir les autres.

— Tout le monde écoute. Apparemment la sorcellerie est défaillante ici. Les flamme de la petite sorcière Orendi et un sort de magie rouge viennent d’être libérés. Évitez de regarder une personne droit dans les yeux où vous serez sous son charme. Nous ne sommes pas en danger par le feu étant dans le bain. Mais nous ne pouvons pas vous rejoindre vu notre situation.

Hanako était dans l'incapacité de bouger hors du bassin, mais elle avait fait le choix de ne pas le dire. Allez savoir s'il n'y avait pas un responsable derrière tout cela qui en profiterait. Ne pouvant pas aller elle-même en aide aux autres, elle espérait qu'un employé tomberait sous le charme de Orendi pour aller la sauver, ou peut être du roi Suisse. Ce dernier pourrait toujours dire quoi faire à la personne qui était sous son charme. Il devait avoir l'habitude de commander. Pendant ce temps-là Hanako resterait l’œil fermé à barboter dans l'eau.



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Narrateur
Conteur d'histoires
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Sam 16 Sep - 22:05
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

L'interrogation de la sorcière glissa sur l'hybride slime avec la vivacité de l'eau sur le plumage d'un canard. L'employé était bien trop concentré sur les multiples questions de Sigfried pour s'empêtrer à répondre à celle de Orendi. Tout en aidant Sigfried à se devetir, l'employé le renseignait et lui expliquait les mille et une coutumes qui transformaient les bains japonais en un véritable rituel. Néanmoins l'averse revint sur le devant de la scène l'obligeant à aborder le sujet.

« Non, cette averse n'entre pas dans le fonctionnement du Palais des Bains. C'est un incident causé par un de nos clients. Cela arrive parfois. C'est lui notre grand client du jour. Quant au Tennô... Oh ses visites sont rares et précieuses. Pas aujourd'hui malheureusement. Vous auriez aimé le voir ? »

Sigfried pouvait déceler que l'homme disait vrai mais marchait sur des œufs afin de ne point trop en dire. Le regard de l'hybride glissa sur les cicatrices du roi mais ses lèvres demeurèrent closes, ne posant aucune question, les yeux ne s'appesantissant pas sur ce détail. Les affaires des clients ne le regardaient pas.

L'incident enflammé de Orendi poussa, tout à chacun, à rejoindre le baquet. L'hybride slimesque eut un cri surpris. Face au plan proposé par Muffet, il se permit de tenter de s'y immiscer.

« Laissez-moi être votre échelle, dame. » proposa-t-il avec une légère courbette à l'intention de l'hybride araignée. « Je ne voudrais pas que l'un de vous soit... »

Ses paroles demeurèrent suspendues sa bouche esquissa un O de surprise. L'hybride tendit les bras en direction de la sorcière, toujours prisonnière de son baquet enflammé. Il semblait presque ailleurs, tout son corps était tendu à la rencontre de Orendi.

« Laissez-moi protéger cette douce dame. » souffla-t-il avec la passion d'un héros de théâtre tandis que la voix de Hanako résonnait, faisant connaître les tracas dans lesquels elle les avait tous plongés. Son sort de charme se répandait dans le Palais des Bains en une fragrance capiteuse déclenchant des coups de foudre au premier coup d’œil. Clients et employés se rapprochaient, se chuchotaient des mots doux, déclenchant des scènes cocasses. Et dans l'indifférence générale un vent se mit à souffler provenant de la direction où Sigfried avait discerné un mouvement de foule.


Précisions

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Concernant le sort de Hanako je vous laisse carte blanche sur la façon dont votre perso réagit à son encontre.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Dim 17 Sep - 11:43
Orendi se devait de tirer un point positif de tout ce marasme magique dans lequel elle baignait, littéralement : au moins l'eau était désormais agréablement bouillante. Cela compensait largement le fait de devoir être savonnée et étrillée telle une chemise de nuit entre les mains d'une lavandière. D'ailleurs ce devait bien être la première fois qu'elle se retrouvait au cœur de son propre brasier. Quoique il y avait eu cette mission ou, se laissant grisée par la magie de l'instant, Orendi avait laissé parler sa joie et avait fait flamber une demeure où elle et les autres Renégats se trouvaient encore. Le périple avait fini en barbecue sauvage – ils n'avaient jamais autant mangé de barbaque que ce jour-là.

Pour le barbaque, aujourd'hui, Orendi pouvait bien se brosser. Autour d'elle chacun s'inquiétait pour elle et sa survie, et tant de prévenance auprès d'elle lui tirait presque un rire. Muffet se proposait d'ériger une échelle humaine pour l'extirper de là, le roi suisse tentait d'apporter son aide et d'évaluer la situation. Tiens, ce devait être le premier roi que Orendi voyait pratiquement nu. C'était donc vrai : sans leurs vêtements qui coûtaient les yeux de la tête, ils ressemblaient à n'importe quel membre du peuple. C'était là une information... intéressante.

« Devriez vous mettre au maillot de bain Sig'. » lui lança-t-elle comme s'ils discutaient autour d'une tasse de thé. « Vous f'riez ravage et vous trouveriez femme facilement, j' vous jure ! »

Personne n'échappait aux rayures seyantes d'un maillot de bain. La Russe nota la cicatrice fine au niveau de la gorge de l'homme, les autres qui se discernaient sur son dos lorsqu'il se mouvait. Si elle avait pas su qu'il était roi, Orendi l'aurait cru mercenaire, criminel pour pouvoir arborer tels stigmates. Il faudrait qu'elle lui en touche deux mots, de préférence autour d'une chope.

Lorsque l'employé slimesque se pencha à sa rencontre, Orendi recula par réflexe. Elle une douce dame ? Elle savait les Japonais très portés sur la politesse et l'onctuosité mais là ça frisait le mensonge hypocrite. Quoique, attendez, il semblait la couver des yeux cet endimanché en kimono. Et voilà que la sorcière depuis son bain expliquait que sa magie lui avait échappé. Orendi glapit de surprise lorsque les bras de l'employé se refermèrent sur elle. C'était bizarre, gluant... et pas très appétissant.

« Mais faites gaffe, vous avez la tête qui s'enflamme ! » s'écria la sorcière à la vue du faciès slimesque qui venait de s'orner d'un panache de flammes en guise de chevelure.

Mais l'employé ne semblait avoir cure de ce qui lui arrivait, tout entier concentré sur sa dame à sauver. Orendi se retrouva emmitouflée dans un yukata, sorte de peignoir blanc où elle nageait presque, faute à sa fine corpulence de crevette à quatre bras. Le baquet continuait de se consumer lentement, se dévorant tout seul.

« M'rci. » grommela la sorcière à l'adresse de son sauveur.
« Les désirs de ma dame sont les miens. »

Par les tifs de Louie, voilà que la sorcellerie de la kitsune l'avait acoquiné avec un escogriffe gluant. Orendi baissa la tête se rappelant les mises en garde de la renarde – les coups de foudre au premier clin d'oeil très peu pour elle. Et de ce qu'elle pouvait entendre depuis en-dehors, d'autres victimes étaient à comptabiliser.

Louie aurait vraiment été ravi d'être là.

« Bon, j' suppose que... » Une idée lui traversa l'esprit, rebondit sur sa langue. « Dis-moi, le gluant, votre client du jour, là, l'est où ? »
« Je puis vous guider, ma dame... » commença-t-il à susurrer, s'inclinant vers Orendi.
« Oui, oui, bien hein. » La sorcière recula promptement, voulant éviter tout autre contact physique – elle n'aimait pas ce qui était gluant. « On te suit. Hey renarde, tu viens avec nous ou tu continues ta trempette ? »

Par réflexe la sorcière s'était retournée vers sa comparse vulpine, yeux grands ouverts. Bien mal lui en prit. Orendi se rendit compte de son erreur à l'instant même où le charme agit sur elle, emplissant son nez de fragrances orientales et son esprit d'images suaves. Son unique œil valide tentait d'échapper à l'emprise mais, bien contre elle, elle ne put que se tourner vers Muffet.

« Bon okey j' comprends maintenant pourquoi tu fricotes avec. » Ses mains effectuèrent des ronds au niveau de sa poitrine. « Gorge profonde. »

En fait c'était peut-être mieux que Louie ne soit pas là.


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Mer 20 Sep - 0:05
Ainsi donc le grand client du jour est bien à l'origine de l'agitation anormale et de la pluie. Je perçois la retenue dans les paroles de notre guide qui répond à mes questions sans trop se mouiller pour autant. Rencontrer le Tenno ? En voilà une merveilleuse idée ! Cependant, si un roi peut y prétendre, si un noble peut l'espérer, si un artiste ou un talent peut en rêver, un simple petit chocolatier a peu de chances de pouvoir exprimer ce souhait qui pourrait sembler bien présomptueux. C'est donc humblement que je choisis de répondre, mimant la timidité :

- Oh rencontrer le Tenno ? Mais ce serait bien trop d'honneur pour un simple serviteur vous savez...


« Devriez vous mettre au maillot de bain Sig'. Vous f'riez ravage et vous trouveriez femme facilement, j' vous jure ! »

Sérieusement, comment la petite sorcière trouvait-elle le moyen de sortir des choses pareilles en de telles circonstances ? C'était un mystère. Je n'ai pourtant pas le temps de répondre car l'hybride semble soudainement subjugué par la demoiselle Orendi. Une part de moi ne peut s'empêcher de relever le caractère antinomique de l'association "douce dame" avec le nom d'Orendi alors que notre guide se jette chevaleresquement dans les flammes pour voler au secours de sa belle en détresse.

Alors que l'hybride gluant la tire des flammes, nos regards s'accrochent une fraction de seconde. Les paroles de la renarde me parviennent lointaines, comme atténuées par un voile d'eau. Un subtil mélange de parfums d'orient, arômes de fleurs et d'encens mêlés aux épices se glisse jusqu'à mon nez. Je persiste à pense que "douce dame" n'est pas un qualificatif adéquat. Cependant....toute emmitouflée dans ce yukata d'une blancheur immaculée et propre, on ne peut nier qu'elle possède un certain charme... Je la vois flotter un peu dans ce peignoir bien trop grand pour son gabarit...ce pourrait être le mien... dans lequel elle s'emmitouflerait ainsi...un matin...un matin étouffé par le silence de la neige...les flocons tombant doucement à la fenêtre...mes bras enserrant doucement et tendrement ce trésor...

Sigfried, à quoi es-tu entrain de penser ?? Reprends-toi, c'est un charme qui a dérapé, arrêtes donc de rêvasser. Je ferme les yeux un instant et tente de dissimuler mon trouble. Je profite que l'on parle à l'hybride slimesque pour tenter de rassembler mes esprits et de me concentrer. C'est un charme, rien qu'un charme, ça va sûrement passer. La magie semble décidée à vouloir jouer des tours mais ça n'est que passager. Dans les couloirs, le charme semble lui aussi faire son effet au vu des murmures que je peux entendre.

La voix d'Orendi reporte mon attention sur elle. Visiblement, elle ne semble pas apprécier son sauveur... une chance pour moi. Sigfried cesse donc avec ces pensées ! Concentre toi bon sang !

Je tente d'écouter la demande d'Orendi à l'hybride en restant impassible à mon habitude. De plus je ne voudrais pas gêner la petite sorcière... Mais l'attitude de notre guide m'agace. Il m'énerve à lui tourner autour comme cela. Pourquoi s'adresse-t-il à elle de manière si obséquieuse ? Va-t-il finir par s'écarter à la fin ? Pourquoi est-ce que je...suis jaloux ? Je m'arrête sur cette pensée. Oui, je suis jaloux, je brûle de jalousie. Je ne demande qu'un regard, un sourire, juste une minuscule attention, je n'ose pas m'approcher, je n'ose pas déranger et voilà que cet homme accapare toute son attention !

Au moins, il va se rendre utile et nous mener à celui qui est la cause de tout cela. Je me demande qui cela peut être... Les employés parlaient de le calmer... il va peut-être falloir que nous rusions pour le calmer si personne n'y arrive. Je me concentre sur l'idée qui me vient, espérant un bref instant détourner mes pensées de la demoiselle Orendi mais espérant de tout mon coeur qu'elle remarque mon idée et l'approuve.

- Peut-être pourrions nous profiter de la situation... J'ignore qui est cet invité si important mais s'il tombait sous le charme de l'un de nous peut-être pourrions nous aider à le calmer plus facilement ?

J'attends une réponse de la petite sorcière, guettant son approbation ou seulement son attention pour une moquerie mais rien ne vient. Elle semble captivée par le spectacle qu'offre la renarde dans son bain. Quelque chose cloche... la magie ferait-elle de nouveau des siennes ?

Je m'approche de la renarde, peut-être que si je l'aide Orendi me remarquera, mais surtout tout bon et loyal serviteur devrait proposer son assistance à son maître et je n'oublie pas mon rôle. Il ne manquerait plus que ça.


- Ma Dame, puis-je vous aider en quelque sorte ? demandé-je en baissant les yeux pour ne pas importuner la renarde.


Je n'ai pas envie de la laisser de côté, d'autant que si sa magie est de nouveau libérée je préfère qu'elle ne soit pas loin pour prévenir et nous dire comment éviter de succomber au prochain charme... Si tant est que nous soyons en mesure de l'éviter cette fois-ci.
J'attends donc que la renarde accepte ou non mon aide avant de suivre notre guide. Si elle l'accepte, je lui passerai un yukata et la soutiendrai au besoin sur le chemin bien que la connaissant je doute qu'elle accepte mon épaule pour soutien à moins que la situation ne soit critique.
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Narrateur
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Sam 30 Sep - 15:49
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

La saison des amours avait pris place au sein du Palais des Bains. Des déclarations d'affection s'échangeaient au détour des couloirs, des gestes timides s'esquissaient. Le charme planait, faisait perdre leurs sens à plus d'un•e client•e, d'un•e employé•e. Au sein de la petite salle où s'était rassemblé le groupe, la raison tentait de l'emporter difficilement sur la passion. Muffet s'y était abandonnée, se rapprochant de sa maîtresse Hanako pour la préserver de toute atteinte tentée à son encontre. La sorcière était demeurée au sein du bain, alanguie par l'eau chaude et le corps harassé par cette magie qui s'était extirpée d'elle à son insu. Le feu du renard palpitait faiblement contre son cou, tentant de reprendre doucement la mesure mais aussi éreinté que sa propriétaire.

Hanako leva un regard affaibli sur Sigfried.

« Nous sommes... éreintée. Mais nous devons... rencontrer ce client. Il est peut-être celui... que le Gardien veut que nous rencontrions... » Auprès de Muffet elle glissa quelques mots. « Aide-moi à m'apprêter et à marcher... »

Le corps recouvert d'un yukata dont le tissu collait à sa peau moite, la renarde s'appuya sur l'araignée pour avancer. Le guide slimesque leur ouvrait la marche, régalant Orendi de quelques mots doux sans sembler prêter attention aux réactions que cela pouvaient provoquer chez Sigfried. Autour d'eux la bonne régence du Palais s'étiolait – tous et toutes ne cherchant qu'à déclarer leurs flammes et attirer le regard de leurs aimé•es. Personne ne les interrogea donc sur leur présence ici, sur le but de leur cheminement, leur laissant les coudées franches pour entrer au sein de l'alcôve occupée par le client du jour.

La porte coulissante se ferma derrière le groupe les isolant du reste du Palais. La pièce était à l'égale de celle qui lui avait été allouée, mais bien plus spacieuse et riche en décorum. L'on sentait qu'elle était réservée à la haute clientèle, celle qui ne peut se permettre de se mêler au commun. Quelqu'un barbotait dans le bassin faisant clapoter l'onde contre les pierres. L'individu leva la tête, provoquant une bourrasque qui fit claquer les vêtements. Malgré la chaleur émanant de l'eau, on pouvait percevoir du gel qui encroûtait les abords du bassin. L'individu tourna un visage absent – point de chair mais un vent qui se mouvait, inlassablement, dessinait de vagues traits humains.

« Qui êtes-vous ? » La voix sonnait comme le vent dans les branches, intriguée. « Que venez-vous faire ici ? J'avais demandé à... »

La voix se suspendit, l'onde clapota tandis que l'hybride-vent bougeait pour mieux faire face au groupe.

« Dame renarde... Quelle charmante vision. J'ai vu nombre de beautés de par le monde mais aucune comme la vôtre. »

Le charme avait touché l'individu qui, s'inclina.

« Shikoba pour vous servir. Puis-je vous demander votre nom ? »


Précisions

→ Avec l'accord des joueurs de Muffet et de Hanako, le nouveau tour est lancé avec les actions de leurs personnages compris dans le post. Pour éviter de trop s'enliser, les tours dureront dix jours - le prochain tour aura lieu le 10 octobre (avant si tout le monde a posté) Si jamais vous n'avez pas le temps, dites-le on pourra prendre en compte vos actions dans le tour MJ.

→ Vous pouvez retrouver une description de Shikoba dans les PNJ

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Hanako Hayashi
La kitsune
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Jeu 5 Oct - 0:57

Hanako n'avait pas grand-chose sur le dos mais son état, en plus de la situation urgente, ne lui permettait pas de perdre plus de temps. Et puis elle avait Muffet auprès d'elle pour l'aider. Hanako prit la décision de rester en retrait quand l'hybride slime leur montra le chemin. Elle voulait pouvoir observer les effets de sa propre sorcellerie, bien que pour son plus grand plaisir Muffet n'avait d'yeux que pour elle.

À qui les autres avaient-ils ouvert leur cœur sous les effets de la magie ? L'hybride slime avait l'air, à vue de nez, d'être sous le charme de la petite sorcière des flammes. Pour peu que le roi suisse avait des vues sur la renarde cela tournerait sûrement bien vite mal. Enfin la vraie raison de son retrait était surtout que, dans une telle tenue, être devant le roi Suisse qui pourrait voir les formes de Hanako lui irisait tous les poils du corps. Enfin lui ou un autre homme l'effet serait le même.

Le groupe put observer les effets dévastateurs du sort incontrôlable de la renarde. Dans le Palais des Bains tout n’était plus que séduction, chacun/e jouait de ses charmes : une nuque découvert, de belles paroles... Il était amusant de voir autant de duos se former, quelque soit le sexe ou l'hybridation.

Après ce spectacle l'hybride slime ouvrit une nouvelle pièce qui était encore plus luxueuse que celle qu'on avait fait apprêter pour Hanako et le groupe. Hanako se méfiait, du coup, de la personne qui pouvait se trouver face à elle. Pour le peu que cela rendait caduque sa couverture il n'y avait pas grand-chose.

Mais pour première impression le groupe reçut une bourrasque de vent glaciale. Par réflexe trois des queues d'Hanako se gelèrent. Elle put contrer légèrement le froid en usant de son pouvoir de produire des flammes, mais seulement en une onde de chaleur qui couvrit la renarde et l'araignée.

Hanako regarda autour d'elle pour voir comment se portaient les autres mais avant même d'avoir pu demander, élan de bonté rare, mais ils étaient tous dans le même bateau, un hybride vent se dressa devant eux. La pire crainte d'Hanako à laquelle elle pensait avoir échappé se produisit. Un homme était en train de la courtiser et, comme par réflexe, tous les poils de son corps se hérissèrent, de la pointe des oreilles à la pointe des queues.

Hanako regarda Muffet puis les autres membres du groupe. Non mais ce n'était pas possible quelqu'un lui avait fait une mauvaise blague là. C’était la complice du roi Suisse qui était de retour pour se venger d'avoir fait passer son roi pour un serviteur ? Non sérieusement ce n’était absolument pas drôle. Et ce le fut encore moins quand il sortit des bains pour faire un baisemain à Hanako qui eut un frisson qui lui parcourt le bras. Déconcertée, elle répondit.

— Dame Hanako...

Hanako mourrait d'envie de retravailler les traits masculins de l'hybride vent en des traits féminins. Elle était vraiment trop tiraillée entre la solution à leur problème et son dégoût profond pour la gent masculine qui la courtisait clairement. Hanako devait paraître à son avantage. Quitte à être dégoûtée d'un homme autant essayer d'en profiter le plus possible. Ce fut au prix d’innombrables efforts qu'elle se redressa telle la femme fière au sang royale qu'elle était, ne s'appuyant plus sur Muffet.

— Le gardien que nous avons aidé en Russie nous a dit qu'un hybride pouvait nous aider dans les phénomènes magiques qui bouleversent le monde. Et cet hybride nous a dit que cela pourrait être vous qui étiez apparemment à l'origine des bouleversements climatiques qui entourent ce lieu. Est-ce le cas ?

Hanako peinait à rester debout après une telle performance dans son état, mais si cela pouvait les faire avancer et que cet hybride ne la touchait plus, ça en valait la peine.

— Ces personnes sont presque tous mes gens. Si vous pouviez leur accorder la même confiance qu'à ma personne et répondre à leur question s'ils en ont cela me serait d'un grand soulagement, Shikoba-chan.

Hanako était habituée à courber l’échine face aux hommes, mais très rarement face à quelqu'un qui voulait la courtiser.


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Jeu 5 Oct - 22:07
Nous attendons que la renarde soit prête pour suivre le... Sigfried, non ce n'est pas un importun, c'est un honnête employé des bains qui...courtise la seule femme qui trouve grâce à mes yeux !
Sigfried reprends-toi, tu n'es pas lucide c'est le charme de la sorcière qui fait son oeuvre.

Notre curieux équipage traverse les bains sans même être remarqué. Le temps semble figé autour de nous, cristallisé dans cet instant où les coeurs viennent se confier, où les bouches chuchotent des mots doux, les habits frémissent, se froissent dans un doux froufrou au gré des conversations, des échanges tout bas.

Nous continuons notre route, l'hybride renarde fermant la marche avec la petite araignée qui n'a d'yeux que pour elle. Je suis la petite sorcière, frémissant à chaque mot que notre...visqueux guide lui glisse tout bas. Ne voit-il donc pas qu'il l'indispose ? Je n'ai même pas besoin de l'entendre lui répondre pour percevoir son dégoût ! Va-t-il comprendre à la fin ? Cette situation est intenable. Je rage intérieurement, trépigne en silence...n'y tient tout simplement plus.

Une foulée plus ample me porte à la hauteur de la demoiselle Orendi. J'interromps poliment le guide dans ses élans d'amour. C'est bien Sigfried tu as réussi à penser "guide" et pas "importun", bravo, tiens bon.

- Pourriez-vous nous en dire plus sur cet invité si particulier ? Que lui arrive-t-il au juste ?

Je me doute bien qu'il doit souffrir des dérèglements magiques, tout comme l'hybride renarde. Je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil à la petite sorcière. Et elle ? Souffre-t-elle de ces déraillements de magie ? Cela l'affecte-t-elle ? Bien sûr, elle n'en dirait sûrement rien mais quelqu'un a-t-il songé à ce qu'elle pouvait ressentir ?

- Chère Mademoiselle Orendi, n'êtes-vous pas vous aussi affectée par la magie ambiante ? Hormis les sautes d'humeur de votre craie, ne risquez vous pas le même épuisement que Madame Hanako ?

La question a franchit mes lèvres avant même que j'y réfléchisse. Ma propre spontanéité me surprend et me désespère à moitié. Je ne compte pas sur l'autre moitié de moi même qui actuellement savoure une petite victoire personnelle face à son gluant rival. Un, je viens de te faire changer de sujet et deux, as-tu seulement pensé à elle ? Tu lui fait la cour mais t'es-tu seulement demandé ce qu'elle pouvait ressentir ? Ce dont elle pourrait avoir besoin ?

Si l'hybride me répond sur la nature du mystérieux invité, je n'écoute que poliment et hoche la tête par convenance. En revanche, la réponse de la demoiselle Orendi accapare toute mon attention. Je reste à ma place, me doutant qu'elle n'appréciera pas trop de sollicitude. Je ne tiens pas à ressembler au gluant. Sigfried..... tu l'as pensé là....

Une bourrasque glacée nous cueille lorsque nous pénétrons dans la salle qui a été apprêtée pour celui que nous cherchons. Nous sommes peu couverts, n'ayant pas vraiment pris le temps de nous rhabiller et les yukata aussi chauds et doux soient-ils ne sont pas vraiment conçut pour une pareille température. L'air froid me rappelle l'espace d'une seconde le jardin gelé et le tombeau de glace qui emprisonnait le Gardien.
J'observe l'hybride semblant être fait de vent auquel on nous a mené. Le charme de la sorcière se retourne contre elle on dirait alors que l'invité vient courtoisement se présenter à elle et lui faire ses compliments. Je la sens se tendre sous le masque de la noble attitude. Il est assez aisé de comprendre que les hommes ne sont pas ce qu'elle préfère. Toutefois j'admire son aplomb lorsqu'elle répond au dénommé Shikoba et nous présente brièvement par la même occasion.

J'observe ce dernier avec attention. Le bain est brûlant et pourtant l'eau s'est couverte de givre à son contact.... à croire que l'Hiver a décidé de rester parmi nous entre le jardin et l'hybride vent face à nous. Plus je l'examine en douce, plus je trouve cela anormal. S'il est à l'origine de la pluie diluvienne qui s'abat sur le palais c'est déjà qu'il y a un souci mais si sa forme est affectée c'est peut-être plus grave encore. Que faire ? Quitter les bains avec lui et s'éloigner du sortilège ? Risqué. S'il écoute la renarde, nous avons une chance de le canaliser, la perdre serait une grossière erreur...

Je m'avance et m'incline respectueusement. Notre maîtresse ayant prié cet homme de nous répondre, c'est une invitation implicite pour nous à prendre la parole.

- Pardonnez-moi, Shikoba sempaï, commencé-je avec le plus de respect et d'humilité possible dans ma voix et dans mon attitude. L'on nous a dit que la pluie qui s'abat sur le palais était liée à vous et vous semblez couvert de givre, êtes-vous souffrant ? Pouvons-nous vous aider d'une quelconque manière ?

-
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Orendi
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Sam 7 Oct - 19:03
La Russe agita vaguement les bras au sein de ce peignoir blanc où on l'avait emballé pour mieux la sécher. C'était large, pas très pratique – du genre à s'accrocher à une poignée de porte ou à la moindre saillie architecturale. Pas une tenue faite pour voler, tuer, filer en douce après le travail dûment accompli. Orendi remonta les manches pour gagner un brin en aisance, remercia le destin de lui avoir filé un habit à quatre manches et s'empara de sa craie qu'elle garda bien serrée dans une de ses mimines. Non sans oublier son chapeau crotté qu'elle enfonça sur sa tête créant un joli mélange savoureux entre le tissu impropre et les cheveux encore dégoulinants d'eau.

La troupe décidant de rendre visite au client vip du Palais des Bains, Orendi leur emboîta le pas non sans devoir subir, comme un joli retour de karma, la présence gluante de l'employée. Le plus ardu n'était pas d'écouter son babillage suave mais d'éviter de trop poser son regard vacillant sur Hanako. Fichu charme de séduction ! On devrait interdire ce genre de magie, ça vous tournicotait la cervelle. Non pas qu'éprouver quelque désir pour une femme dérangea la mercenaire. Elle avait toujours été séduite par une amie d'enfance, par sa blonde Gerda, mais c'était une passion pure de celle qu'éprouve le dévot envers une icône religieuse. Alors que là, une main invisible s'amusait à tricoter avec ses entrailles au sein d'un moment peu opportun. Et au vu de l'attitude de Muffet, mieux valait ne pas approcher sa maîtresse.

Orendi n'avait nullement l'envie de saper une mission d'importance pour une banale histoire de fesses, et encore moins d'enterrer une amitié solide – et qui est plus rare au sein du domaine de l'escroquerie.

Sigfried s'invita à leur duo atypique s'y glissant avec l'adresse d'un serpent, sourire ourlé aux lèvres, devisant et questionnant.

« Ah ouais pas bête la questionnette ! » souligna-t-elle, admirant comment le roi arrivait encore à songer mission d'importance au sein de ce marasme de sentiments et d'affection.

Onctueux à l'excès, l'employé slimesque répondit, les propos de Orendi le poussant à deviser pour combler les attentes de son aimée. Le client venait de loin, de l'autre côté de l'océan même et avait mentionné, durant une de ses visites (celle-ci n'étant pas la première) une naissance au sein d'une tribu amérindienne. Il avait trouvé, au Palais des Bains, un établissement où il pouvait se complaire dans tout son être sans craindre quelconque raillerie contre sa nature. Touché par tous ces dérèglements magiques, il avait espéré trouver, ici bas dans cet établissement, un remède contre les maux qui l'atteignaient.

Et comme pour rebondir sur cette révélation, Sigmund s'enquit de l'état de Orendi. La Russe en ouvrit de grands yeux étonnés, peu habituée à ce que, en dehors des Renégats et de Muffet, on prit soin de son sort.

« Bah... J' crois que ça ira... » confessa-t-elle en se grattant l'occiput, le chapeau tressautant. « Au pire j' risque des brûlures j' pense... Ou d' faire exploser un truc... Si j' chute j'aurais deux hommes pour m' soutenir hein ! » qu'elle railla, goguenarde, donnant du coude aux deux individus en question.

La porte s'ouvrit sur la pièce d'ablutions occupée par celui qui se révéla être Shikoba, client privilégié de la journée, connaissance du Gardien et tornade humaine dont le visage, éthéré, avait de quoi donner le tournis. Orendi fronça les sourcils en tentant de se concentrer pour mieux percevoir quelques traits mais en vain. Au moins n'était-il pas muet et ses propos échauffèrent le sang de la Russe qui fit un pas en sa direction, tendant un index sentencieux à son encontre.

« T' monte pas la tête, elle aim' qu' les nichons. À moins que t'aies l' pouvoir d' t'ajouter deux monts sur l' torse et qu' l'attirail en bas soit pas du vent, t'as aucune chance. »

Avec Muffet elle voulait bien concéder le partage, mais un hybride du genre, non merci. Orendi grinça des dents – fichu charme de mes deux. Tentant de rassembler ses esprits qui se dissipaient là où il ne fallait pas, la Russe laissa les plus grands tenter d'avancer l'affaire. Elle eut un haussement d'épaules tout en ébauchant une idée aussi simple que potentiellement dangereuse.

« Y a qu'à l' sortir d'ici non ? Et comme ça y a plus d' pluie, plus d' givre, d' vent et … Ah. Laissez-moi d'viner. Vous sortirez pas tant qu' vous s'rez pas soigné. Bon bah, slime ! » D'un geste de la main, Orendi fit signe à l'employé de se rapprocher d'elle. « Z'avez des trucs d' soins chez vous j' parie. Genre des sels à mett' dans l'eau, tout ça. Apport' tous ceux que z'avez pas testé alors. On pourra peut être y arriver nous. »

Orendi y croyait que peu mais cela valait la peine d'essayer. Pensive, elle fit glisser sa craie sur son menton.

« Y a pas une histoire d'air chaud et froid, genre un mont', l'autre descend ? Si on chauff' l' Shikoba ça stoppera l' givre, non ? Et ça peut l' soigner, non ? J' peux chauffer l' bain. » précisa Orendi en montrant sa craie. « Avec ça. »

Spoiler:
 


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C. Muffet
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Mar 10 Oct - 3:28
"Qu'est ce qu'ils ont tous à lui tourner autour? Le premier qui s'approche trop, je le mords."

Voilà qui résume bien le genre de pensées primaires qui me passent par la tête, alors que je suis collée contre Hanako, tout crocs dehors. Je feule en direction des mâles et envoie un regard noir à Orendi dont la remarque m'aurait habituellement rendue pivoine. Mais pas maintenant. La seule chose qui m'importe là tout de suite, c'est de défendre ma conquête. Et pas question de laisser qui que ce soit s'approcher, y compris Ori.

Cependant, dès lors que ma bien-aimée s'exprime, je cesse immédiatement tout signe d'animosité et l'écoute comme si les Dieux eux-même s'adressaient à moi. La faiblesse qui résonne dans sa voix et l'aura tristement fatiguée qui s'échappe d'elle m'inquiètent, me faisant penser que le sort lancé a dû drainer une quantité phénoménale de son énergie. C'est donc sans délai que j’exécute les ordres que la renarde me donne, allant chercher de quoi l'habiller. Malgré mon esprit on ne peut plus obsédé par celle-ci, je me rappelle néanmoins des règles basiques de bienséance et enfile rapidement un yukata. Je contemple un instant mes affaires. Devrais-je emmener une arme? J'hésite une fraction de seconde, avant de me saisir discrètement de mon jitte pour l'accrocher dans mon dos, à l'intérieur du vêtement. Je n'ai encore parlé à personne - hormis Orendi - de cette sorcellerie acquise depuis peu. Il faut dire que celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que celle de ma jumelle ou aussi utile que celle d'Hanako, son utilisation étant très limitée - mais dans notre cas, cela peut toujours être utile.

Je reviens rapidement auprès de mon hybride préférée et l'aide à enfiler le yukata en cachant au mieux ses formes au reste du groupe. Puis, une fois habillée correctement, je lui sers de canne, l'aidant à traverser les couloirs à son rythme. Mon regard est attiré un temps par les deux hommes qui courtisent la petite sorcière. Même si monsieur slime n'est pas un des prétendants les plus attirants que je n'ai jamais vu, je suis heureuse pour elle. J'ai pu voir lors de notre périple en Russie qu'elle ne pouvait guère compter sur l'amour familial et j'ai cru comprendre que toute idée de romance avait été écartée pendant son enfance. Elle mérite mieux que cela.

La porte qui coulisse m'arrache de mes pensées : nous venons d'arriver. Dès que nous rentrons, un pan de l'identité de l'hybride que nous recherchions nous est dévoilé. Vu les dimensions de la salle et le décorum qui l'accompagne, il est plutôt aisé de deviner que celui-ci est issu de la haute société. Il n'est donc non seulement important pour notre quête, mais aussi dans le pays d'où il vient. Il nous faudra jouer astucieusement de nos cartes. Ce qui semble encore plus compliqué au vu de l'insaisissable physique de l'être en face de nous. C'est le premier hybride "élémentaire" que je vois de ma vie et si celui-ci n'avait pas commis l'erreur fatale de regarder Hanako dans les yeux, c'est la curiosité qui me dévorerait et non la jalousie. Je sens rapidement la colère monter en moi et une envie littérale de donner un coup dans le vent me tiraille. Seul le ton docile de la renarde m'empêche d'extérioriser ma rage - elle désire jouer le jeu et profiter de l'état de l'hybride et je me dois de lui obéir. Cette constitution diminuée me semble flagrante, autant dans ses gestes que son attitude. Peut-être est-ce notre hybridité commune qui me fait dire ça, ou mon expérience d'assassin. Je me retiens toujours de lui montrer celle-ci de première main et me concentre sur les bains qu'il vient de quitter - une constellation de preuves que l'hybride que nous cherchons est bien responsable des éléments qui se déchaînent en tapisse les bords.

Tout ceci ne fait que confirmer la nécessité de me taire pour garantir le succès de la mission. Je fulmine. Je dois laisser ma bien-aimée être courtisée par un homme sans intervenir. Une envie de trépigner, de frapper l'hybride, de faire n'importe quoi d'autre que de fixer vainement le sol me prend. Et une idée me vient. Pendant que Sigried et Orendi effectuent leurs plaidoyers - bien pensé et avec une formulation désastreuse respectivement - je sors discrètement mon jitte et le plante dans la substance slimesque que notre guide a laissé derrière lui en ouvrant la marche. Je m'assure que le bout est bien recouvert avant de tracer une toile d'araignée dans le dos d'Hanako. Un glyphe de paralysie spécialement pour notre invité si l'envie lui prend d'être un peu trop familier avec elle. Ma présence légèrement en retrait m'a assuré la plus grande discrétion vis-à-vis de Shikoba, mais je ne peux pas garantir que personne présent derrière moi ne l'ai vu - bien que seule Ori puisse deviner ce qu'il se trame. Haute société ou non, pas question qu'il ne pose ne serait-ce qu'un zéphyr sur elle.



Merci Ronce <3
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Narrateur
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Mer 11 Oct - 15:37
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Chacun pérorait, avançait des arguments et des idées pour extirper Shikoban de ce mal qui le rongeait, raison de sa présence en ces lieux. L'homme attendit que les paroles se tassent, et que l'employée slimesque quitta les lieux sous la pression des propos de Orendi, pour faire entendre sa voix et répondre à toutes ces voix.

« Le Gardien se porte-t-il bien ? Nous nous sommes croisés ici par le passé, plus d'une fois, et sommes devenus très amis. » Shikoban parlait, la langue déliée, son regard ne quittant pas Hanako. « Je pense savoir pourquoi il vous a indiqué à moi. Je sais d'où vient tous ces problèmes magiques, où se situe l'épicentre et je possède quelques objets qui pourraient vous être utiles. »

Le vent se fit brume là où se trouvait le visage de Shikoban, un sourire fendant la fumée. Son regard se détourna, comme à regret de l'hybride-renarde, pour répondre aux sollicitations de Sigfried.

« Oui, des désagréments... Voyez-vous, ma nature est devenue très instable et amène quelques défauts dans la météo environnante. Auparavant je ne pouvais pas faire un pas sans déclencher une tornade. Je vous suis grès de m'aider mais, je ne sais si vous y arriverez. »

Une pointe de résignation dans la voix, l'hybride croisa les bras, les manches de son yukata se froissant.

« Même si vous n'y arrivez pas, je pourrais vous confier ce que je sais. Et quelques artefacts de ma composition qui pourront vous être utiles. Ils se trouvent dans mon vestiaire dont voici la clé. »

Shikoban la sortit d'une de ses manches, la tendit à Sigfried avant de se rapprocher de Hanako, toujours sous le coup de l’envoûtement. Le vent se leva, brise maligne qui se muait en sirocco. L'homme tendit la main pour saisir celle de Hanako.

« Et si je puis vous aider en quoi que ce soit, mada... »

Gestes, voix, tout se figea et le corps de Shikoba bascula en arrière en une gerbe d'éclaboussures. La sorcellerie de Muffet venait de le paralyser – prisonnier de son propre corps, incapable même de bouger les yeux, il flottait mollement dans le bain.


Précisions

Le prochain tour aura lieu le 20 octobre (avant si tout le monde a posté) Si jamais vous n'avez pas le temps, dites-le on pourra prendre en compte vos actions dans le tour MJ.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
©️ ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Orendi
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Sam 14 Oct - 21:12
Plouf. Shikoba gisait désormais, complètement groggy, au sein du bain. Avec des petits pas prudents Orendi se rapprocha de la berge. Du bout d'une de ses lames qu'elle sortit d'une poche de son manteau, la Russe toucha l'hybride – qui ne bougea pas, proprement paralysé. La Russe n'avait que vaguement cru voir Muffet faire quelque chose dans le dos de Hanako, mais sans en connaître la teneur. Néanmoins ce fut vers elle qu'elle se tourna, sourcil levé et interrogatif.

« T'es en lien avec ce qu'y vient d' se passer ? »

Accueillant la réponse de l'araignée, s'il y en eut une, la mercenaire braqua ensuite son regard sur la clé désormais détendue par le roi suisse.

« On a qu'à aller visiter son vestiaire, non ? Avant que l'autre slime revienne et me colle aux fesses. Et, surtout, nous pose des questions. Il s'en occupera du Shiko' y a pas de risque. Pis y a urgence. Moi j' propose on fouille le vestiaire, on prend tout ce qu'y a et on s' casse et... Ah merde. »

Le regard de Orendi vacilla sur Shikoba dont le corps continuait lentement de dériver dans l'eau chaude.

« On sait pas d'où qu'y viennent les problèmes. Bon faudra fouiller son vestiaire en espérant qu'y ait tout hein. J' vais faire l' guet l' temps qu' vous vous décidiez, hein. Mais fait' vit'. »

Renflouant lame et craie dans les tréfonds de son manteau, Orendi se glissa par entrebâillement de la porte et se cala devant, pieds écartés, bras croisés. Prête à siffler pour annoncer toute approche.


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Sam 14 Oct - 22:58
J'espère qu'il ne nous en voudra pas trop.

Voilà le genre de pensée totalement décalée que l'on peut avoir lorsque l'hybride à l'origine de tous ces dérèglements climatiques se retrouve soudain à tomber à la renverse, pétrifié alors qu'il venait tout juste d'accepter de nous aider et s'apprêtait à nous expliquer ce qu'il se tramait un peu partout dans le monde avec cette magie défaillante.

Le coupable, du moins la coupable, semble toute désignée... Ce charme tourne vraiment la tête de ses victimes. Ma main se referme sur la clé qui vient de m'être confiée. Nous devrions aller visiter ce vestiaire mais nous ne pouvons décemment pas laisser Shikoba ainsi dans l'eau. Non pas que je craigne qu'il se noie mais la situation est suffisamment humiliante pour lui alors autant ne pas en rajouter en le laissant dans l'eau, sa colère pourrait être terrible lorsqu'il reviendrait à lui. D'une, je ne tiens pas à ce que les éléments se déchaînent encore plus, deux il était dans de bonnes dispositions pour nous donner de précieuses informations et je ne tiens pas non plus à les perdre.

Mon attention est de nouveau entièrement captée par la demoiselle Orendi qui prend les choses en main. La confirmation du fait qu'elle n'apprécie pas l'hybride gluant fait bondir mon coeur de joie. Je retiens in extrémis les mots qui me brûlent les lèvres et qui pourraient consister en une douce déclaration. Sigfried, c'est bien, retiens toi, ça va bien se passer. Je note d'ailleurs que je me sens beaucoup mieux depuis que l'autre est parti.

Je me retrouve déchiré entre l'idée de la petite sorcière qui paraît à l'imbécile en pleine cristallisation stendhalienne être la plus merveilleuse des idées et mes propres pensées, celles qui ne sont pas dictées par le charme. Je finis par trouver un moyen de ménager l'idiot et le reste.


- Autant ne pas perdre notre temps et jeter un oeil aux affaires dans ce vestiaire après tout, nous en avons eu l'autorisation, toutefois, nous ne pouvons pas le laisser comme cela.


Alors que la demoiselle Orendi va monter la garde, l'air familière de ce genre de pratique, au moins si quelqu'un vient serons nous promptement alertés, je vais au bord du bassin pour attraper l'hybride vent, n'hésitant pas à mouiller mes manches pour ce faire. C'est étrange de se dire que l'on attrape du vent. Enfin, trêve de réflexions métaphysiques, je hisse donc l'ami du Gardien sur le bord, veillant à le tirer suffisamment loin de l'eau. Je ne suis pas vraiment étonné de ne pas recevoir d'aide dans ma tâche, la petite araignée ne semble pas spécialement disposée à venir aider celui qui allait toucher sa maîtresse.

Après avoir vérifié que ça irait pour Shikoba, j'invite la renarde et la petite araignée à m'accompagner pour fouiller le vestiaire. Le vestiaire attenant au bain est tout aussi luxueux que la salle que nous venons de quitter. Des statues élégantes ornent la pièce, nymphes dansantes aux courbes gracieuses figées dans leur mouvement. L'endroit où sont rangées les affaires est aisé à trouvé, ne reste qu'à l'ouvrir afin d'y accéder. Je glisse la clé dans la serrure et la tourne le plus naturellement du monde vers la gauche, ce qui se fait couramment.

Le bruit d'une alarme déchire alors l'air ambiant, me vrillant les tympans. Je peine à comprendre ce qu'il se passe exactement. Y avait-il une subtilité que je n'ai pas vue ? tout semblait normal pourtant... Mes pensées sont interrompues par une vive douleur irradiant de mon bras. La statue la plus proche s'est mise en mouvement, mue par on ne sait quel sortilège et de sa main enserre mon bras dans un étau de pierre. Je tente de me dégager mais la poigne est telle que je risque seulement de me biser les os. Trois autres statues descendent de leur piédestal. Je tente de réfléchir à un moyen de m'en tirer, je n'ai pas d'arme et je ne sais pas user de magie ce qui complique grandement les choses...

Les visages impassibles convergent vers moi et je me prends à regretter de ne pas avoir apprécié le sourire délicat des nymphes un peu plus tôt en entrant.
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C. Muffet
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Ven 20 Oct - 1:50
Et plouf fait le zéphyr.

Avec un sourire aux lèvres, j'observe l'hybride paralysé flotter misérablement à la surface de son bain. Je ne l'avais certes pas prévenu mais le message est clair. Personne ne touche à la renarde. Un silence pesant règne maintenant dans la salle et ce n'est que lorsque j'aperçois la clé se trouvant dans la main de Sigfried que je comprends la portée de mon obsession. J'ai complètement raté toute la conversation entre l'hybride et les autres. Zut.
Je tente de me rappeler ce qui a bien pu se dire, mais les seules choses qui me reviennent à l'esprit sont l'envie de frapper l'hybride et la satisfaction mêlé à de la jalousie lorsque celui-ci s'est permis de toucher Hanako. Impossible de me rappeler de quoique ce soit hormis ça. Mon sourire fane.

La question d'Ori m'arrache à mes réflexions. Afin que Shikoban ne m'entende pas, je hoche simplement de la tête pour lui répondre. J'en connais un qui doit maudire ces yeux fixés vers le plafond.

J'écoute la proposition de mes deux compagnons avec intérêt. Ainsi l'hybride aurait des éléments susceptibles de nous aider dans notre quête. Intéressant. Mon attention complètement tournée vers Hanako, je commence à me rendre compte que j'ai presque oublié la raison pour laquelle je suis venue au Japon en premier lieu. D'un air légèrement contrit, je leur réponds :

"Une excellente idée. Je vous suis." Puis me tournant vers Hanako. "Je vais vous aider si vous le voulez bien maitresse."

Je sers de nouveau de canne à la renarde si elle le désire et arrive dans le fameux vestiaire. Le luxe de la pièce me frappe immédiatement. La pièce est en effet décorée avec le même faste que les pains, malgré sa fonction bien moins élégante. Je me sépare de la renarde pour observer les statues - celles-ci pourraient être piégées - tandis que Sigfried tente d'ouvrir le casier dans lequel sont rangées les affaires. Un bruit strident résonne soudain dans la pièce et je sursaute, tandis que je cherche du regard ce qui a bien pu le causer. L'air surpris du suisse en dit long. Un bruit plus discret que l'alarme mais bien plus proche retentit et j'esquive à la seconde près une statue qui fond sur l'homme. La situation est devenue plus complexe, mais il me semble toujours possible de nous en sortir. Je dois trouver des éléments susceptibles de nous aider et aider le pauvre Sigfried submergé par des nymphes. En esquivant les statues - de toute façon plus intéressées par celui qui a déclenché l'alarmé - j'accède au casier que j'arrive à ouvrir sans difficulté. A l'intérieur, ce qui semble être un journal intime. En lisant rapidement à travers les lignes, j'arrive à comprendre que celui-ci retrace les problèmes magiques qu'a subi Shikoban et sa quête pour tenter de les résoudre. Une destination me saute aux yeux. La Sibérie. Parfait, nous savons où aller maintenant.
Quant aux artefacts, je remarque plusieurs paires de chaussures dans le casier. Sans plus attendre, j'en enfile une paire et décide de venir au secours de Sigfried. Quoiqu'elles fassent, il est temps de les essayer. Je sors mon jitte, effectue un bond en direction d'une statue et... m'envole.

Il semblerait que les chaussures soient dotées d'un don de vol. Même si je ne suis pas une grande adepte des sessions aériennes, je vois immédiatement comment je peux utiliser cette paire à mon avantage. Je me réceptionne sur un mur et me propulse en direction d'Hanako à qui je remets les documents - autant me battre les mains libres. Puis, je bondis en direction de la statue qui attaque le suisse, jitte en avant. Celle-ci n'a pas le temps de réagir et je plante avec force mon arme dans une zone où la pierre est plus fine, à la base de son cou. D'un mouvement de levier, je la décapite. Les autres statues comprennent la gravité de la situation et tentent de se jeter sur moi. D'un bond, j'esquive deux d'entre elles et les regardent se percuter et tomber en morceaux dans un nuage de poussière. Je n'attends pas que les deux dernières statues réagissent et me jette sur l'une d'entre elle avec violence. La nymphe esquisse un mouvement de bras désespéré mais il est déjà trop tard. Mon jitte lui rentre dans l’œil et fracasse son crâne de pierre de l'intérieur. La dernière statue tente une charge désespérée pour me tacler dans le dos. Cependant, ses efforts sont vains, puisque d'un appui sur le mur, j'effectue un salto arrière et finit dans son propre dos sur lequel je prends appui, la propulsant en direction du mur. Ses mains en avant ne la protège hélas pas de la force de l'impact et la statue tombe en miettes, rejoignant ainsi ses camarades.

Satisfaite de mon travail, j'époussète mes vêtements et aide le suisse à se relever sans faire de commentaires - une expérience en Roumanie m'a appris l'humilité - et m'adresse aux autres.

"Je crois savoir où se trouve notre objectif : en Sibérie. Tout semble être décrit dans son journal intime. Prenez également chacun une paire de ces chaussures si vous le souhaitez, elles vous permettront de voler, bien que je ne connais pas leurs limites."

Je retourne aux côtés de la renarde et me prépare à suivre toute direction prise par notre groupe.



Merci Ronce <3
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 20 Oct - 21:12
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

La renarde semble avoir repris des couleurs mais il lui faudra encore du temps pour pouvoir retrouver sa pleine énergie. Elle observe Shikoba qui, groggy, barbote dans le bain, hésite quelques instants à lui prêter main forte avant de tourner la tête. Quelqu'un se chargera bien de ce fardeau – un employé des Bains sûrement. Ils ont bien plus urgent à mener et la renarde ne peut que saluer la prouesse de Muffet qui leur ôte une sacrée épine du pied en mettant à terre les statues enchantées.

« C'est parfait. » sourit-elle en couvant les souliers du regard. « Je vais aller préparer nos départs. Que chacun reprenne ses affaires et nous partons. »

Un départ sans heurt détournera l'attention sur le sort de Shikoba, leur laissant le temps de s'éloigner rapidement du Japon. Ainsi donc tout venait de la Sibérie. Un lieu glacial si on en croyait les dires. Hanako se demanda si sa fourrure vulpine suffirait – probablement pas.

Sortant de la pièce, non sans avoir rassuré Muffet, l'hybride fit signe à Orendi, toujours campée près de la porte, que tout allait bien et prit les devants en s'avançant dans le couloir... pour tomber nez à nez avec l'employé slime qui revenait vers eux les bras chargés de flacons et récipients contenant des liquides aussi divers que variés.

« Monsieur Shikoba réclame du repos. Quant à moi et mes gens, nous devons partir. Pourriez-vous nous faire apprêter un nekobus ? »
« Tout de suite, Madame. » répondit l'employé s'inclinant et repartant, toujours aussi encombré, ne sachant que faire de son chargement.

Hanako fit savoir à tous que la voie était désormais libre. Laissant les autres se charger des souliers, l'hybride reprit ses affaires et se rhabilla, non sans réclamer l'aide exclusive de Muffet. Au bout de quelques minutes l'employé revint frapper à leur porte, leur annonçant que leur moyen de locomotion les attendait à l'entrée. Ne restait plus qu'à partir.

Précisions

→ Ceci est le dernier tour qui conclut cette partie. Merci à tous/toutes de votre participation !

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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✦ Libre pour RP ? : yes !

Dim 22 Oct - 20:49
L'intervention de la petite araignée me semble providentielle. J'accepte son aide pour me relever et la remercie. J'ai une dette envers elle et j'espère pouvoir la payer un jour.

Hanako semble avoir repris un peu de forces et prend les commandes une fois que nous avons récupéré les souliers et le journal intime. Malgré ma réticence à laisser Shikoba seul ainsi, je ne peux que convenir de la nécessité de partir rapidement. Nous savons la destination, nous pourrons à loisir étudier le contenu du journal en chemin. J'avoue être curieux d'en apprendre plus et quoi que nous puissions trouver en Sibérie, j'ai hâte de le découvrir.

Nous nous changeons rapidement. La présence de la demoiselle Orendi me déconcentre toujours autant et je tâche de rester le plus maître de moi possible. Au moins, notre guide est parti apprêter notre moyen de transport dont le nom m'intrigue fort et je n'ai pas à brûler de jalousie. Je me rhabille rapidement à l'écart de ces dames, noue mon foulard avec un brin de soulagement en retrouvant ce contact familier autour de ma gorge. En passant une main dans mes poches, mes doigts heurtent un objet froid et métallique. Je ressors la petite broche d'or représentant un dragon. Je l'avais emmenée en cas de nécessité, si l'argent venait à manquer, j'aurais trouvé aisément un moyen de la vendre...
Une idée me vient. Je la repousse. Non Sigfried, c'est ce mauvais charme qui te joue des tours. L'idée se fait insistante. Non, non. Imagines Sigfried les conséquences si tu fais cela. Non, sois raisonnable. L'idée objecte, j'ai déjà été bien trop raisonnable aujourd'hui. Aller...un tout petit peu...

Je vérifie que l'hybride renarde et sa petite servante soient occupées et ne nous regardent pas avant de rejoindre la demoiselle Orendi qui a déjà troqué son Yukata contre ses vêtements habituels et son fidèle chapeau. Elle me tourne le dos, c'est parfait. J'ai absolument conscience que j'ai toutes les chances du monde de me faire mettre à terre par la sauvageonne, une fille de brigands sait se défendre, mais cette vague lueur de raison, vacille bien loin au fond de mon esprit.

J'attrape l'une de ses mains et la referme sur la broche. J'ai le sentiment d'être un enfant confiant un trésor à une idole. Je crains sa réaction, redoutant le moment où elle me tournera en ridicule, tout en espérant qu'elle acceptera sans un mot ce qui serait déjà le plus beau.

- Ne dites rien s'il vous plaît, murmurè-je.

Je m'écarte aussitôt, lâchant sa main, abandonnant mon présent entre ses doigts, le coeur battant plus qu'il ne devrait battre. L'arrivée de l'hybride slimesque, nous annonçant que notre moyen de transport est prêt, me permet de reprendre mon rôle de serviteur et de m'éloigner de la petite sorcière.

Le nekobus est une découverte étonnante. Le Japon est le pays de bien des surprises. Nous montons à bord sans encombres et nous hâtons de partir l'air de rien. J'espère que Shikoba ne nous en voudra pas trop... Si je le recroise un jour, peut-être pourrais-je m'excuser et avoir une conversation avec lui. Cet être semble avoir vu des choses que peu de mortels ont pu contempler, l'écouter serait l'occasion d'apprendre et découvrir des choses que j'ignore encore.
Alors que nous nous installons et que notre moyen de locomotion se met en route, je m'enquiers du trajet.


- Pouvons nous aller en Sibérie ainsi ou faut-il que nous trouvions un autre moyen de transport pour arriver jusque là bas ?


L'effet du charme se dissipe à mesure que nous nous éloignons des bains. Je ne peux m'empêcher de me demander combien de temps il durera au sein des lieux et quelles en seront les conséquences. J'aurais aimé pouvoir rester un peu plus longtemps ici simplement pour découvrir. Nous n'avons même pas eu le temps de faire honneur à l'établissement. Enfin si, la petite sorcière a eut le temps elle. Cette pensée me tire un sourire alors que je l'entends de nouveau protester en se faisant jeter à l'eau dans mes souvenirs.

Sur le chemin de la Sibérie, j'aide comme pour le précédent voyage, veillant à ce que chacun puisse se reposer et récupérer. J'examine avec les autres le journal de Shikoba, y cherchant d'autres explications à ces phénomènes parmi ceux qu'il relate dans ces écrits. Je me demande ce que nous allons trouver là bas et comment nous allons pouvoir intervenir pour ramener les choses à la normale.

Je profite aussi du fait que la renarde ait reprit quelques forces pour lui demander son aide dans une affaire toute particulière. J'écoute ses conseils afin de respecter parfaitement le protocole et les titres, une chance pour moi d'être tombé sur une dame de haut rang comme elle. Ma lettre est ensuite confiée à l'un de ces oiseaux magiques du Japon avant que nous ne quittions le pays. J'espère qu'elle arrivera rapidement à bon port.

A présent, direction la Sibérie.
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Orendi
La fille des brigands
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Lun 23 Oct - 23:11
Campée sur ses deux pieds face à la porte, Orendi ne pouvait que percevoir de lointains échos depuis sa position et aurait été bien incapable de deviner ce qui se tramait à l'intérieur. Son esprit repensait à l'acquiescement opéré par Muffet comme réponse à son interrogation. Quelle sombre capacité avait usé l'assassin pour mettre Shikoba hors d'état de nuire ? En tout cas cela prouvait, s'il y en avait encore besoin, que l'araignée savait fort bien se défendre et qu'elle n'était pas ennemie à prendre à la légère.

Lorsque Hanako sortit de la pièce, Orendi fit quelques pas de côté craignant la présence, justement, de Muffet. Avec ce charme qui leur tournicotait les neurones et les entrailles, mieux valait accroître les distances de sécurité. D'autant plus que la langueur qui émanait de l'hybride-renarde n'arrangeait nullement rien. Orendi tourna ostensiblement la tête de l'autre côté, laissant l'asiatique mener ses négociations avant de revenir, lançant la suite des hostilités.

« Oh on s' tire ? » demanda Orendi et au vu des mouvements opérés elle sut qu'elle fut la réponse et ne fut pas en reste pour reprendre son accoutrement. Les tenues amples ne lui plaisaient décidément pas du fait de leur manque de praticité. Reprendre ses oripeaux, aussi usés soient-ils, avait le mérite de lui redonner un relent de familiarité. On ne se sentait mieux qu'au sein de ses vêtements qui, avec le temps, avaient pris l'habitude d'épouser votre corps.

Orendi tourna la tête lorsque Sigfried s'approcha d'elle, ayant perçu sa présence avant même qu'il eut le moindre geste envers elle. Haussant un sourcil elle caressa, sous la pulpe de ses doigts, la broche que venait de lui confier le roi – non lui donner. Ce devait bien être la première fois qu'on lui offrait un bien aussi précieux et, mercenaire aguerri, la Russe réfléchit déjà au prix qu'elle pouvait en tirer, songea à l'individu qu'elle irait voir, dans son bureau de change illégal, afin d'en tirer le meilleur pécule.

Il devait avoir le cerveau bien ramolli par le charme de Hanako pour lui confier cela.

Gardant ses mots pour elle, la mercenaire offrit un sourire carié au roi helvétique, heureuse de ce bien dont elle dépenserait, probablement la moitié, en alcool aussi fort que populaire, loin du champagne des nantis.

Glissant la broche dans une des poches secrètes de son manteau de voyage, Orendi emboîta le pas à la troupe, se faisant toute petite tandis qu'ils filaient au sein de la foule dans l'indifférence générale. Au passage la Russe percevait bien quelques regards troubles, des paupières qui papillonnaient – le charme commençait, lentement, à perdre de son emprise. Orendi put le percevoir sur elle-même capable, désormais, de poser ses yeux sur Hanako sans éprouver le moindre trouble.

La vision du Nekobasu la poussa à se rapprocher de l'animal pour, du bout des ongles, lui grattouiller sous le menton. Pouvait-il ronronner à l'instar de ses comparses félins, ou comme les hybrides ? La Russe en avait déjà fait l'expérience avec Chester, cajolant la femme-chatte avec des grondements de moteur qui vous emplissaient les oreilles.

« Z'ont aussi des souris-velos dans c' patelin ? » se permit de demander Orendi, mi-moqueuse mi-sérieuse en grimpant au sein du Nekobasu. « Ou des rats-motos ? »

Du plat de la main elle caressa son siège appréciant le contact de la fourrure contre son épiderme et la chaleur, animale, qui régnait au sein de l'habitacle. Le Nekobasu se mit en branle foulant, de ses pattes, le sol. La Russe se pencha par la fenêtre pour mieux voir tandis que Sigfried faisait part d'une interrogation qu'elle rejeta d'un mouvement d'épaules.

« Comme on est venu avec l' bateau d' Renegats. Je pense pas que l' gros chat veuille nager, voyez. »

La Sibérie, hein ? Orendi allait devoir faire provision d'écharpe et de gants – le froid qui régnait au sein de ces congères elle en avait entendu parler, et peu sûr que son corps de ruskov tienne le coup malgré tout.


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