Event. Juin 7. Sauver l'oiseau de feu

 :: L'Amérique :: Brésil :: Temples Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Narrateur
Conteur d'histoires
avatar
Dim 6 Aoû - 15:36
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Les temples sont multiples au Brésil, et tout autant le sont ceux dédiés au phénix tant les habitants de ce pays le vénèrent et voient, en lui, l'incarnation physique de leur Dieu Soleil. Néanmoins le vol du phénix a été si visible, si suivi, que chaque habitant pouvait vous indiquer la direction qu'il avait prise. Le temple où a fini par se poser l'oiseau de feu se révèle enfoui au sein de la jungle, son chemin indiqué par un sentier régulièrement emprunté qu'éclairent des flammes magiques qu'un des gardiens entretient et veille à éviter tout débordement.

Au bout de ce chemin enflammé se révèle le temple étincelant dans ses atours d'or et de pierreries, sa porte principale frappée d'une statue à l'effigie du phénix. L'intérieur est à la mesure du lieu sacré. Une prêtresse mène rituel devant un feu qu'elle entretient, un brasier qui a de quoi vous arracher des sueurs au sein d'un pays où la chaleur règne déjà en maître. La femme vous accueille avec un sourire édenté de grand-mère et s'incline profondément à la vue de la plume que vous tenez.

« Élus du phénix. »

Ainsi vous salue-t-elle voyant en vous, par le biais de cette offrande, la preuve que le Phénix vous a accordé sa confiance et que vous avez pu l'approcher. Certaine de votre bonté devant une telle preuve, elle vous mène plus profondément dans le temple.

Au centre de la pièce repose un œuf plus grand qu'un homme. Il baigne dans un gigantesque feu que des prêtres et prêtresses surveillent continuellement jetant, par à-coups, quelques herbes en prononçant des formules – probablement des prières ou paroles destinées à aider le feu. Les flammes miroitent sur la coquille d'un noir d'acajou, un noir plus sombre que le charbon.

« Il attend son heure. » explique la vieille prêtresse.

Quelque chose vibre dans le temple – un son qui vient d'au-dehors mais résonne dans les entrailles du lieu sacré. Une prêtresse surgit, paniquée, en allant à la rencontre de la vieille femme.

« Hommes Blancs.... nous attaquent... » articule-t-elle entre deux souffles. « Ils veulent... le Phénix... Le tuer ! »

Son cri résonne sous la voûte, fait bondir ses collègues qui, tremblant de peur ou de rage, s'épanchent en paroles. La vieille femme tente de les apaiser en martelant le sol de sa canne.

« Personne ne l'aura. Dussions-nous périr ! »

Néanmoins elle glisse un regard en votre direction. Un peu d'aide ne serait pas de refus.

Précisions

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Les tours dureront dix jours. Histoire d'avancer pour éviter de s'enliser. Les participants sont Ofelia Ay et Sigmund Rammsteiner.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
© ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Ven 11 Aoû - 13:36
Le Brésil était à l'Amérique ce qu'était la Scandinavie à l'Europe : une contrée entièrement tournée vers la magie et des traditions séculaires préférant demeurer dans une époque révolue aux yeux du monde. Y poser le pied revenait à faire un bond dans le passé. Sigmund observait chaque recoin avec l'émerveillement d'un explorateur découvrant une civilisation qu'il pensait éteinte. Il avait beau avoir entendu parler de ce royaume, ça en était une toute autre de le voir de ses propres yeux.

Une sacoche de cuir lui battant les flancs où s'entrechoquaient, à l'intérieur, quelques artefacts, Sigmund marchait aux côtés de la sorcière. Il la sentait plus à l'aise que lui dans cet environnement, probablement parce qu'elle avait déjà sillonné les terres brésiliennes. L'Allemand suivait donc la sorcière de l'hiver en se permettant, parfois, une interrogation sur ce qu'il voyait. Il admirait, sans réserve, les atours des habitants qu'ils croisaient, la flore éclatante de couleurs et la faune qui traversait leur champ de vision. Vivre aussi aurait été complexe. Sigmund avait beau apprécier la magie, il aimait aussi son petit confort technologique. Mais y venir y passer des vacances quand tout serait calmé, pourquoi pas ? Mais d'abord la Scandinavie – Ofelia lui en avait tant parlé qu'il ne pouvait pas ignoré plus longtemps cet empire.

Les badauds leur avait indiqué le chemin et plus d'un avait eu un regard pour la plume détenue par Ofelia. Des formules en inca étaient soufflés à leur encontre, ce que Sigmund devinait être des prières. Le chemin flamboyant avec ses torches enflammées le laissa pantois l'espace d'un instant avant que sa langue ne reprit de sa vigueur.

« Tu crois qu'ils pensent que je suis béni par le feu et que je suis touché par la grâce du Phénix ? »

Sigmund en riait presque, amusé par cette perspective, mais pas assez orgueilleux pour le vouloir. Des étincelles dans les yeux il avançait au sein du sentier enflammé, sa chevelure ondoyant sous la lueur des flammes. Le temple les accueillit dans toute sa splendeur. Sigmund en était si bouche bée qu'il laissa toute latitude à Ofelia de les présenter, ne reprenant véritablement ses esprits que lorsque la cohorte s'engagea dans le temple. Sigmund les suivit en allongeant le pas pour ne pas être distancé.

Le phénix était là, enclavé au sein d'un œuf gigantesque. Sigmund pouvait percevoir la chaleur qui en émanait, chaleur réconfortante. Ébloui, il se rapprocha mais demeura aux côtés de la vieille prêtresse et de Ofelia ne voulant, par un zèle excessif, déclencher un incident culturel. Les cris et appels de la prêtresse brisèrent l'instant de recueillement. Ces gens qui les attaquaient étaient-ils les mêmes que ceux dont ils avaient croisé la route au Canada ?

« Y a-t-il un homme grand et blond avec eux ? » demanda-t-il, mais la jeune femme était trop bouleversée et haussa les épaules. À ses yeux ces Occidentaux devaient l'être tous. Sigmund posa une main qui se voulut réconfortante sur l'épaule de la vieille prêtresse. « Nous allons vous aider. Veillez sur le phénix. »

Sigmund leva les yeux vers le plafond, plissant les yeux.

« Il y a un accès au toit ? De là-haut on verrait mieux l'avancée de nos adversaires. Ofelia, tu es avec moi ? »

Il se doutait déjà de la réponse.



Revenir en haut Aller en bas
Ofelia Ay
La jeune fille qui portait malheur
avatar
✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Hier à 13:00


Event

Juin 07



Le souvenir du baiser la troublait et tout en avançant sur les routes chargées du Brésil, Ofelia ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de mélancolie à ce qu’elle avait pris, à tord peut-être, pour une absence de réaction positive de la part de Sigmund. Une fois détachée de son étreinte rassurante et avec la certitude qu’il vivrait, Ofelia avait laissé le phénix s’envoler, se faisant la promesse de retourner au plus vite au pays Inca pour assister à sa renaissance et lui permettre, par sa présence, de le remercier de meilleure manière possible. Malgré son trouble, elle s’était efforcée de paraitre enjouée pour ne pas angoisser sur les souvenirs que le Brésil avait semé en sa petite tête et au malheur qu’elle avait pu y dispenser. Mais aujourd’hui, le voile sur son visage olivâtre ne pouvait que trahir sa crainte. Que Sigmund s’essaye simplement à garder une distance raisonnable en sa compagnie, pour ne pas courir plus que de risques. Que la cérémonie se passe sans encombre, sans incident diplomatique. Que la magie soit douce et sage avec elle pour une fois.

Et toutes ces pensées bourdonnant comme un essaim d’abeilles n’en finissaient pas de nourrir le chat avançant à leurs côtés.

Même le rire de l’allemand ne suffit pas à dessiner un sourire sur son faciès presque apeuré. Mais toute pomponnée dans sa robe noire habituelle, ce fut elle qui le devança pour sortir la plume éternelle et la présenter celles qui venaient à leur encontre. La brésilienne, presque saisie sur l’instant, les salua avec force de politesse qu’Ofelia lui rendit du bout des lèvres.

« C’est un honneur pour nous que d’assister à sa renaissance. Nous ne pouvons vous exprimer toute notre gratitude… » Enfermé dans son œuf, le phénix demeurait encore invisible. Et levant la tête pour le contempler toute à son aise, Ofelia se surpris à l’envier.

« Que n’aimerais-je pas renaître autrement moi aussi… » Souffla-t-elle. Avant que le cri ne retentisse.

Et qu’elle ne comprenne, au ronronnement du chat noir se frottant à ses jambes, toute l’ampleur de la désastreuse situation.

« Une attaque ? » Questionna-t-elle, saisissant la main de Sigmund tandis que les voix s’entrexpliquaient. « L’américain… peut-être a-t-il témoigné auprès d’autrui pour lancer une attaque groupée ? Que pouvons-nous faire ? »

Aider semblait la réponse la plus correcte à leur appel mais à voir les cheveux de Sigmund et à se rappeler de leur situation sur la lande des géants, Ofelia fut prise d’un doute. La lâcheté ne permettrait-elle pas de l’aider à survivre, lui, justement ? Et si elle le perdait, encore ? Et si cette fois la chance ne venait pas pointer son nez malgré tous ses efforts ?

L’œuf vibra dans son dos. Et repoussant le chat satisfait d’un mouvement d’humeur du pieds, Ofelia finit par opiner du chef.

« Nous allons les aider. J’ai assez de potions dans ma sacoche pour les geler sur place. Laissons l’hiver s’installer au Brésil. » Tonna-t-elle en prenant le coude de la vieille femme. « Montrez nous un accès au toit. Nous allons vous aider à défendre votre pays et votre phénix. »

Le protocole ne tenant plus en de telles circonstances, ce fut au pas de courses qu’ils quittèrent l’œuf pour mieux rapidement le surplomber, passant par une échelle de corde installée au plus profond du temple pour mieux revenir vers l’avant. Au loin, une explosion retentit, certainement d’un coup de canon et serrant les dents, Ofelia s’installa à plat ventre pour ne pas se faire remarquer, alignant devant elle ses boules de noël ainsi que son grimoire.

Le chat miaula.

« Tais-toi Malchance ! Je dois me concentrer. » Et Ofelia se tourna vers Sigmund, les lèvres pincées. « J’ai de quoi décupler mon pouvoir pour atteindre quelques cibles mais le mieux serait encore de les ralentir le temps que le phénix renaisse. » Sa main vint saisir une de ses locomotives. « Commençant par un rideau de fumée… » Et murmurant son sortilège, les doigts posés sur son grimoire, l’autre sur son artefact, elle finit par le lancer en contrebas.

Et la locomotive, hurlant dans le tumulte de la jungle, vint déployer son écran de fumée, aussi épais que possible.




Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Amérique :: Brésil :: Temples-
Sauter vers: