Event. Juin 7. Sauver l'oiseau de feu

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Dim 6 Aoû - 15:36
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Les temples sont multiples au Brésil, et tout autant le sont ceux dédiés au phénix tant les habitants de ce pays le vénèrent et voient, en lui, l'incarnation physique de leur Dieu Soleil. Néanmoins le vol du phénix a été si visible, si suivi, que chaque habitant pouvait vous indiquer la direction qu'il avait prise. Le temple où a fini par se poser l'oiseau de feu se révèle enfoui au sein de la jungle, son chemin indiqué par un sentier régulièrement emprunté qu'éclairent des flammes magiques qu'un des gardiens entretient et veille à éviter tout débordement.

Au bout de ce chemin enflammé se révèle le temple étincelant dans ses atours d'or et de pierreries, sa porte principale frappée d'une statue à l'effigie du phénix. L'intérieur est à la mesure du lieu sacré. Une prêtresse mène rituel devant un feu qu'elle entretient, un brasier qui a de quoi vous arracher des sueurs au sein d'un pays où la chaleur règne déjà en maître. La femme vous accueille avec un sourire édenté de grand-mère et s'incline profondément à la vue de la plume que vous tenez.

« Élus du phénix. »

Ainsi vous salue-t-elle voyant en vous, par le biais de cette offrande, la preuve que le Phénix vous a accordé sa confiance et que vous avez pu l'approcher. Certaine de votre bonté devant une telle preuve, elle vous mène plus profondément dans le temple.

Au centre de la pièce repose un œuf plus grand qu'un homme. Il baigne dans un gigantesque feu que des prêtres et prêtresses surveillent continuellement jetant, par à-coups, quelques herbes en prononçant des formules – probablement des prières ou paroles destinées à aider le feu. Les flammes miroitent sur la coquille d'un noir d'acajou, un noir plus sombre que le charbon.

« Il attend son heure. » explique la vieille prêtresse.

Quelque chose vibre dans le temple – un son qui vient d'au-dehors mais résonne dans les entrailles du lieu sacré. Une prêtresse surgit, paniquée, en allant à la rencontre de la vieille femme.

« Hommes Blancs.... nous attaquent... » articule-t-elle entre deux souffles. « Ils veulent... le Phénix... Le tuer ! »

Son cri résonne sous la voûte, fait bondir ses collègues qui, tremblant de peur ou de rage, s'épanchent en paroles. La vieille femme tente de les apaiser en martelant le sol de sa canne.

« Personne ne l'aura. Dussions-nous périr ! »

Néanmoins elle glisse un regard en votre direction. Un peu d'aide ne serait pas de refus.

Précisions

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Les tours dureront dix jours. Histoire d'avancer pour éviter de s'enliser. Les participants sont Ofelia Ay et Sigmund Rammsteiner.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Ven 11 Aoû - 13:36
Le Brésil était à l'Amérique ce qu'était la Scandinavie à l'Europe : une contrée entièrement tournée vers la magie et des traditions séculaires préférant demeurer dans une époque révolue aux yeux du monde. Y poser le pied revenait à faire un bond dans le passé. Sigmund observait chaque recoin avec l'émerveillement d'un explorateur découvrant une civilisation qu'il pensait éteinte. Il avait beau avoir entendu parler de ce royaume, ça en était une toute autre de le voir de ses propres yeux.

Une sacoche de cuir lui battant les flancs où s'entrechoquaient, à l'intérieur, quelques artefacts, Sigmund marchait aux côtés de la sorcière. Il la sentait plus à l'aise que lui dans cet environnement, probablement parce qu'elle avait déjà sillonné les terres brésiliennes. L'Allemand suivait donc la sorcière de l'hiver en se permettant, parfois, une interrogation sur ce qu'il voyait. Il admirait, sans réserve, les atours des habitants qu'ils croisaient, la flore éclatante de couleurs et la faune qui traversait leur champ de vision. Vivre aussi aurait été complexe. Sigmund avait beau apprécier la magie, il aimait aussi son petit confort technologique. Mais y venir y passer des vacances quand tout serait calmé, pourquoi pas ? Mais d'abord la Scandinavie – Ofelia lui en avait tant parlé qu'il ne pouvait pas ignoré plus longtemps cet empire.

Les badauds leur avait indiqué le chemin et plus d'un avait eu un regard pour la plume détenue par Ofelia. Des formules en inca étaient soufflés à leur encontre, ce que Sigmund devinait être des prières. Le chemin flamboyant avec ses torches enflammées le laissa pantois l'espace d'un instant avant que sa langue ne reprit de sa vigueur.

« Tu crois qu'ils pensent que je suis béni par le feu et que je suis touché par la grâce du Phénix ? »

Sigmund en riait presque, amusé par cette perspective, mais pas assez orgueilleux pour le vouloir. Des étincelles dans les yeux il avançait au sein du sentier enflammé, sa chevelure ondoyant sous la lueur des flammes. Le temple les accueillit dans toute sa splendeur. Sigmund en était si bouche bée qu'il laissa toute latitude à Ofelia de les présenter, ne reprenant véritablement ses esprits que lorsque la cohorte s'engagea dans le temple. Sigmund les suivit en allongeant le pas pour ne pas être distancé.

Le phénix était là, enclavé au sein d'un œuf gigantesque. Sigmund pouvait percevoir la chaleur qui en émanait, chaleur réconfortante. Ébloui, il se rapprocha mais demeura aux côtés de la vieille prêtresse et de Ofelia ne voulant, par un zèle excessif, déclencher un incident culturel. Les cris et appels de la prêtresse brisèrent l'instant de recueillement. Ces gens qui les attaquaient étaient-ils les mêmes que ceux dont ils avaient croisé la route au Canada ?

« Y a-t-il un homme grand et blond avec eux ? » demanda-t-il, mais la jeune femme était trop bouleversée et haussa les épaules. À ses yeux ces Occidentaux devaient l'être tous. Sigmund posa une main qui se voulut réconfortante sur l'épaule de la vieille prêtresse. « Nous allons vous aider. Veillez sur le phénix. »

Sigmund leva les yeux vers le plafond, plissant les yeux.

« Il y a un accès au toit ? De là-haut on verrait mieux l'avancée de nos adversaires. Ofelia, tu es avec moi ? »

Il se doutait déjà de la réponse.



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Ofelia Ay
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Sam 19 Aoû - 13:00


Event

Juin 07



Le souvenir du baiser la troublait et tout en avançant sur les routes chargées du Brésil, Ofelia ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de mélancolie à ce qu’elle avait pris, à tord peut-être, pour une absence de réaction positive de la part de Sigmund. Une fois détachée de son étreinte rassurante et avec la certitude qu’il vivrait, Ofelia avait laissé le phénix s’envoler, se faisant la promesse de retourner au plus vite au pays Inca pour assister à sa renaissance et lui permettre, par sa présence, de le remercier de meilleure manière possible. Malgré son trouble, elle s’était efforcée de paraitre enjouée pour ne pas angoisser sur les souvenirs que le Brésil avait semé en sa petite tête et au malheur qu’elle avait pu y dispenser. Mais aujourd’hui, le voile sur son visage olivâtre ne pouvait que trahir sa crainte. Que Sigmund s’essaye simplement à garder une distance raisonnable en sa compagnie, pour ne pas courir plus que de risques. Que la cérémonie se passe sans encombre, sans incident diplomatique. Que la magie soit douce et sage avec elle pour une fois.

Et toutes ces pensées bourdonnant comme un essaim d’abeilles n’en finissaient pas de nourrir le chat avançant à leurs côtés.

Même le rire de l’allemand ne suffit pas à dessiner un sourire sur son faciès presque apeuré. Mais toute pomponnée dans sa robe noire habituelle, ce fut elle qui le devança pour sortir la plume éternelle et la présenter celles qui venaient à leur encontre. La brésilienne, presque saisie sur l’instant, les salua avec force de politesse qu’Ofelia lui rendit du bout des lèvres.

« C’est un honneur pour nous que d’assister à sa renaissance. Nous ne pouvons vous exprimer toute notre gratitude… » Enfermé dans son œuf, le phénix demeurait encore invisible. Et levant la tête pour le contempler toute à son aise, Ofelia se surpris à l’envier.

« Que n’aimerais-je pas renaître autrement moi aussi… » Souffla-t-elle. Avant que le cri ne retentisse.

Et qu’elle ne comprenne, au ronronnement du chat noir se frottant à ses jambes, toute l’ampleur de la désastreuse situation.

« Une attaque ? » Questionna-t-elle, saisissant la main de Sigmund tandis que les voix s’entrexpliquaient. « L’américain… peut-être a-t-il témoigné auprès d’autrui pour lancer une attaque groupée ? Que pouvons-nous faire ? »

Aider semblait la réponse la plus correcte à leur appel mais à voir les cheveux de Sigmund et à se rappeler de leur situation sur la lande des géants, Ofelia fut prise d’un doute. La lâcheté ne permettrait-elle pas de l’aider à survivre, lui, justement ? Et si elle le perdait, encore ? Et si cette fois la chance ne venait pas pointer son nez malgré tous ses efforts ?

L’œuf vibra dans son dos. Et repoussant le chat satisfait d’un mouvement d’humeur du pieds, Ofelia finit par opiner du chef.

« Nous allons les aider. J’ai assez de potions dans ma sacoche pour les geler sur place. Laissons l’hiver s’installer au Brésil. » Tonna-t-elle en prenant le coude de la vieille femme. « Montrez nous un accès au toit. Nous allons vous aider à défendre votre pays et votre phénix. »

Le protocole ne tenant plus en de telles circonstances, ce fut au pas de courses qu’ils quittèrent l’œuf pour mieux rapidement le surplomber, passant par une échelle de corde installée au plus profond du temple pour mieux revenir vers l’avant. Au loin, une explosion retentit, certainement d’un coup de canon et serrant les dents, Ofelia s’installa à plat ventre pour ne pas se faire remarquer, alignant devant elle ses boules de noël ainsi que son grimoire.

Le chat miaula.

« Tais-toi Malchance ! Je dois me concentrer. » Et Ofelia se tourna vers Sigmund, les lèvres pincées. « J’ai de quoi décupler mon pouvoir pour atteindre quelques cibles mais le mieux serait encore de les ralentir le temps que le phénix renaisse. » Sa main vint saisir une de ses locomotives. « Commençant par un rideau de fumée… » Et murmurant son sortilège, les doigts posés sur son grimoire, l’autre sur son artefact, elle finit par le lancer en contrebas.

Et la locomotive, hurlant dans le tumulte de la jungle, vint déployer son écran de fumée, aussi épais que possible.




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Dim 20 Aoû - 17:48
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Ils étaient armés et nombreux, détenteurs d'une technologie dont ils espéraient user pour pouvoir purger la magie qui pulsait dans ce temple. Le phénix, à leurs yeux, n'était ni une divinité, ni une créature à respecter, mais le symbole d'un âge ancien qu'il était vital de briser pour pouvoir avancer vers l'avenir. Canons en main ces hommes avançaient vers le temple, tiraient en espérant faire plier leurs occupants. Si mort il y avait, et bien tant pis – toute guerre avait son prix du sang.

La fumée qui louvoya à leur rencontre, leur bouchant la vue, arracha plus d'une injure à l'encontre de la magie. Sorcellerie que cela ! Toussant, crachotant, ces hommes tentaient de disperser cette purée de poix qui les gênait. L'un d'eux, moins patient, tira en direction du toit. Les balles rebondirent sur les pierres en produisant des étincelles, et deux d'entre elles touchèrent Sigmund et Ofelia – la faute au chat ?

En contrebas prêtres et prêtresses veillaient à boucher les entrées. La fumée empêchait les attaquants de s'infiltrer, les remisant à l'extérieur. Pour l'instant.

Un cri surgit – humain, suraigu, féminin. Des échos résonnèrent dans le temple. La prêtresse qui avait donné l'alerte grimpa l'échelle de corde, se suspendit à l'entrée qui débouchait sur le toit.

« Prenez garde ! Ils ont un otage... une fée... et sa magie... »

Le cri retentit à nouveau, empli de douleur, de rage, d'une incommensurable détresse. La magie de cette fée se déchaînait en une houle sauvage qui déferlait sur le temple. Des pièges se déclenchèrent au sein du temple mettant au péril ses gardiens eux-mêmes, des dons furent accordés à l'aveuglette touchant ennemis et alliés indistinctement. Désormais il ne fallait pas craindre seulement la technologie, mais aussi la magie.

Précisions

→ C'est l'heure du lancer de dés ! (oui il vous avait manqué)
Pour les hybrides
1 à 6 : échec, votre nature hybride prend le pas sur votre raison humaine, l'instinct prime
7 à 12 : réussite, vous gardez le contrôle
Pour les sorcières
Impair : une de vos créations de sorcière se déclenche sans que tu le souhaites. Tu choisis celle que tu veux et l'effet propagé.
Pair : tout est stable

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Jeu 24 Aoû - 12:37
Ofelia n'était plus que rage et détermination dévoilant, dans ses mots et la tension de ses épaules, la femme qu'elle était devenue, se dépouillant peu à peu de l'enfant qu'elle avait été. Le chat avait beau miauler à ses côtés, elle demeurait concentrée sur sa tâche. Sauver le phénix, préserver la magie. Quelle ironie, tout de même que cette jeune femme ne soit pas fée, elle qui vouait tant sa vie à préserver la magie et leurs représentants. Ofelia aurait été terrible et majestueuse en fée. Sigmund pouvait fort bien l'imaginer. Tornade de glace et de givre, répandant l'hiver à chaque pas, plus prestigieuse et dangereuse que feu la tsarine Svetlana Ivanova. Un spectacle ô combien splendide et ô combien dangereux.

Ofelia le ramena à la réalité de l'instant. Juchés sur le toit du temple, à plat ventre sur la pierre chauffée par le soleil, ils organisaient leur plan ou, plutôt, Ofelia lançait les hostilités, expliquait son cheminement de pensées. Sigmund se sentait presque inutile à ses côtés, à la voir ainsi réfléchir posément malgré l'urgence de la situation. Lui n'avait pas de sorcellerie. Et son don ne pouvait guère apporter quoi que ce soit en cet instant. Mais il pouvait soutenir, aider, seconder par ses propres idées et les quelques artefacts en sa possession.

« Bonne idée. » glissa-t-il à Ofelia lorsqu'elle lança la locomotive. « Ils devraient être aveuglés. »

Ouvrant sa sacoche, l'Allemand en sortit sa tête de loup mécanique non sans jeter un regard en arrière, inquiet de voir débarquer une des prêtresses qui ferait probablement une syncope à la vue d'un objet technologique. La place se révélant vierge de toute présence, Sigmund se rapprocha du parapet. En contrebas la fumée s'était faite purée de poix masquant toute visibilité. Les belligérants ne devaient pas voir plus loin que le bout de leur nez.

Les insultes fusèrent en contrebas arrachant un sourire à Sigmund. Si leur patience n'était pas leur fort, ils avaient là de quoi exploiter cette faille. Ces individus ne semblaient pas prêts à mener un siège – bien trop violents, trop sanguins pour faire preuve de tempérance. Une première balle ricocha contre la pierre, vive étincelle que Sigmund capta du coin de l'oeil. Sentant le danger émaner, l'homme se mit en position, agrippa la manivelle de sa tête de loup. S'il arrivait à provoquer un souffle assez puissant, peut-être pourrait-il repousser des assaillants.

La poignée se brisa dans sa main lui arrachant un cri de dépit – suivie d'une exclamation de douleur.

Une balle l'avait atteint, fleur de sang et de douleur qui empourpra son gilet. Sigmund lâcha le loup mécanique au risque que l'objet, dégringolant depuis le toit, n'atteignit un allié en contrebas. Ses doigts se posèrent sur la plaie qui fleurissait sur son torse.

« Scheisse ! »

Le juron lui avait échappé. Il se rendait compte, seulement maintenant, que leurs adversaires étaient prêts à les décimer, à les tuer sans aucun remords. D'autres balles suivirent, obligeant Sigmund à battre retraite, rejoignant Ofelia, l'attrapant entre ses bras pour lui éviter le même sort.

Il vit alors le sang sur ses mains. Un sang qui n'était pas le sien.

« Ofelia ! »

Il hurla son nom, l'inquiétude lui nouant les entrailles, craignant le pis tandis que le chaos les encerclait, se resserrait sur eux et leur maigre bastion. Les cris résonnaient dans les tréfonds du temple et parvenaient jusqu'à eux. Sigmund comprit qu'ils se trouvaient, désormais, au sein d'un champ de bataille. Était-il prêt à se sacrifier pour une cause ? Ses bras ne lâchaient pas Ofelia.

Ses poils se hérissèrent avant même que la prêtresse, venue auprès d'eux, ne tenta de les mettre en garde. La magie basculait. Une fée se laissait emporter par ce maelstrom de puissance, et ils se trouvaient tous de plein pied dans la zone de danger.

« Soignez-la ! » hurla-t-il à la femme en montrant Ofelia. « Je ne peux pas... Je ne sais pas... »

Sans le secours de la sorcière, ils étaient perdus. Sigmund ne pouvait que percevoir ce débordement de magie, comme un barrage qu'on avait brisé et qui laissait des flots impétueux inonder une vallée. Il sentait la fée hurler sa souffrance, pleurer son désarroi, incapable qu'elle était de se contrôler.

Mais il ne bougerait pas tant que Ofelia n'était pas hors de danger.


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Ofelia Ay
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Sam 26 Aoû - 11:49


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Juin 07



La faute au chat. La faute au déferlement de magie qui s’abattit sur eux jusqu’à les noyer. La faute à Ofelia bien évidemment qui, penchée sur le toit, souriante et prête à utiliser ses œufs en chocolat explosif, fut touchée à l’épaule. Dans une autre histoire, dans un autre conte, la justice aurait pu triompher. Elle aurait pu toucher 6 voire 10 soldats adverses, délivrant peut-être même la fée ainsi que le phénix, recouvrant le monde d’une magie bienveillante et éternelle. Au lieu de cela, elle eut un cri étranglé, s’affaissant sur le sol comme un chiffon sale, entendant à ses côtés le cri de Sigmund – la douleur l’empêchait de respirer.

Dans sa main, les œufs se mirent à chauffer et les écartant d’un simple jet pour ne pas être amputée, la sorcière d’hiver les vit rouler à peine hors de portée pour éclater brutalement, en une formidable explosion. Les débris la recouvrirent aussitôt et l’un des plus gros morceaux s’écrasa sur sa jambe, la brisant net. Etourdie, écartelée par son besoin viscéral de retrouver Sigmund et de le protéger et de s’affaler là pour dormir – oh, juste quelques secondes, elle vit, dans le flou de son regard, les flammes et le visage inquiet de son ami au-dessus d’elle. Et sentit sa poigne sur son corps malmené.

Il y eut une voix de femme, on apporta quelque chose, comme un étui, une panse, près de ses lèvres. Et le liquide se déversa dans sa bouche, apaisant, requinquant, sans pour autant retirer la balle ou la guérir entièrement.

« Elle – très blessée. Doit avoir grand soin. Sang va arrêter couler mais sorcière très faible. » Indiqua la brésilienne, expliquant la situation à Sigmund à grand renfort de gestes secs. « Tout être perdu ! »
« Non… » Chuinta Ofelia, en tendant les doigts pour effleurer son grimoire. Retrouvant des forces, retrouvant un vague filet d’espoir auquel elle se raccrocha, dans toute la tempête vengeresse du chat. « Non nous pouvons encore faire quelque chose… L’étoile. Sigmund déclenche l’étoile… »

L’étoile de noël, sa toute dernière invention. Un phare pouvant illuminer à 2km à la ronde pour mieux être repérée en plein tumulte neigeux. Un phare pouvant certainement aveugler leurs ennemis le temps de retrouver une ligne de défense.

« Noël va venir… » Et dans les cris, les hurlements de la fée, le bruit sourd des arbres tombant, il y eut une voix familière, déclenchée par ce récif d’ondes et de sorts : la veilleuse de son père et son visage bienveillant chantant sa berceuse, comme autrefois.




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Lun 28 Aoû - 23:13
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Juin de l'an 7


Noël vint.

Lorsque Sigmund toucha l'étoile, elle s'illumina plus brillante que toutes les décorations de l'orphelinat Klaus réunies, un phare d'espoir pur qui brûla les yeux de leurs ennemis. Les bras furent portés devant le visage pour les masquer, craignant que les yeux ne fondent sous la chaleur de ce soleil miniature. Les ennemis reculèrent, décontenancés.

Séparée d'eux, libéré de l'entrave de ces lapins aveuglés, la fée s'échappa de leur emprise, courant... et s'engouffrant dans le temple, bousculant ceux qui en gardaient l'accès. Sur son sillage la magie explosa en myriades d'étincelles et d'explosions. Une prêtresse vit son corps se couvrir de plumes, un bec s'allonger à la place de son nez. Une autre eut beau agiter les mains à l'encontre de la fée, la magie avait quitté son corps.

Au sein de la débandade qu'elle avait causé, la fée se rua sur l’œuf contenant le phénix. Papillon à la chevelure blanche, papillon nocturne attiré par la lueur d'une ampoule. Elle s'y colla, appliquant son corps contre la coquille. En son sein le phénix s'affola. Les battements de son cœur résonnèrent. La magie de la fée se liait à la sienne, semblait vouloir l'absorber.

Sur le toit le bloc qui écrasait la jambe de Ofelia se mit à léviter – don jeté aux quatre vents par la fée. La prêtresse tentait de soigner les deux étrangers, appliquant ses mains, psalmodiant des formules. Elle entendit, tout comme eux, les battements de cœur qui se répercutaient jusqu'à eux, puissants échos qu'on aurait pu percevoir au sein d'une grotte. Le regard de la femme allait des étrangers à l'ouverture menant à la temple, partagée qu'elle était entre aider et faire son devoir.

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Mar 29 Aoû - 22:20
Sigmund eut une hésitation, craignant que lâcher Ofelia finirait par la briser. Mais ses paroles, le regard de la brésilienne se posant sur lui, tout le poussa à laisser la sorcière aux soins de la prêtresse. Se précipitant vers l'étoile de Noël, Sigmund l'agrippa entre ses doigts. L'étoile palpita tel un cœur avant d'exploser en une lumière si vive que l'Allemand dut fermer les yeux. L'étoile s'éleva, flottant au sommet d'un sapin invisible, répandant sa lueur.

Sigmund revint auprès de Ofelia, les yeux plissés pour pouvoir avancer. La prêtresse avait bandé l'épaule de Ofelia – extirper la balle actuellement serait bien trop dangereux. La femme ne pouvait que limiter les dégâts dans l'immédiat. La pierre demeurait sur la jambe de la sorcière, la broyant. Sigmund glissa ses doigts sous la pierre, tentant de la soulever.

« Vous faire mal ! » s'écria la prêtresse en tentant de l'en empêcher, posant une main sur son épaule.
« Je ne l'abandonnerais pas ! »

Ses ongles s'égratignaient contre la roche. L'un d'eux s'arracha même, lui ôtant un cri de douleur. Si seulement il avait de la force, un artefact, quelque chose. Mais il n'avait rien, rien que son obstination, sa volonté d'aider la sorcière, de secourir le temple, d'empêcher la mort du phénix. Soudainement la pierre bougea. Sigmund crut qu'il avait su déloger la sorcière mais force fut de constater que la pierre lévitait et que ce tour de passe-passe n'était pas de son fait. L'Allemand cligna des yeux abasourdi avant de se reprendre, tirant Ofelia loin de la roche au cas où celle-ci chuterait.

« Vous pouvez soigner sa jambe ? » demanda-t-il à la prêtresse qui semblait tout aussi choquée que lui.
« Je. Peut faire attelle. Puis descendre. Trop dangereux. »

Laissant la femme mener ses soins, Sigmund se porta auprès de Ofelia, lui tenant la main comme s'il la veillait auprès d'un lit d’hôpital.

« Je te porterais sur mon dos pour descendre. »

Ofelia était légère, poids plume qu'il n'aurait trop de mal à prendre sur lui. Restait sa blessure au torse mais Sigmund ne préférait pas y penser, considérant qu'elle n'était rien. La prêtresse leva la tête, semblant comme flairer quelque chose dans l'air. Sigmund sentit un frisson lui dévaler l'échine. Son don palpait l'atmosphère et percevait une onde se propager depuis les tréfonds du temple.

« Quelqu'un touche au phénix... » souffla-t-il et le regard de la prêtresse ne fit que confirmer sa supposition. « Faites vite s'il vous plaît ! Ofelia, je prends tes affaires et on descend. Je ne sais pas ce qui se passe en bas mais... attends-toi au pire. »

Serrant une dernière fois la main de la sorcière, l'Allemand s'empressa de ramasser les artefacts de la sorcière les enfournant, indistinctement, dans sa besace et celle de Ofelia. Chargés de tous leurs biens, Sigmund prit Ofelia sur son dos, lui demandant de bien serrer ses bras autour de lui. Commença alors la descente.


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Ofelia Ay
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Sam 2 Sep - 23:00


Event

Juin 07



La fatigue manqua de l’emporter mais comme un miracle, sous la presque liberté retrouvée de la fée, la pierre finit par se soulever. Et aveuglée par la lumière du phare, n’entendant presque rien des voix alentours mais quémandant, suppliant, la présence de Sigmund contre son corps, Ofelia vint s’accrocher à son dos pour mieux descendre, sentant sous ses mains le sang frais et poisseux découlant de sa plaie. Accrochant à sa propre hanche son sac et ses affaires ramassées, dont son grimoire. Autour d’elle, le monde changea.

La magie fut comme des flèches lancées à tout va, poignardant les êtres alentours, les modifiant mais le chat noir avançait sans crainte. Et chaque filament les touchant, furent aussitôt déviés. Dans le temple résonna une voix de femme et les quelques bribes d’un rêve que Ofelia pensa avoir oublié.

Et la voix disait :

Nulle impunité à qui se joue des fées,
Qu'il soit pauvre ou bien né il lui faudra payer.


Et la voix répétait :

Des années de malheur pour ceux qui m'ont dupé,
Mon ire aura raison des privilèges gagnés.


Tandis qu’au sein de son œuf, le phénix, attouché, malmené par cette étrange accouplement, cette fusion brute, se tordait et criait. Ofelia, soulagée de sa douleur par l’adrénaline autant que par les soins et l’aide apportée, recula son visage du dos rassurant et confortable de Sigmund. S’essayant à descendre, accrochée à son bras pour ne pas tomber.

« Je t’en prie ! » Hurla-t-elle à la fée tandis que les gardes demeuraient encore loin. « Je t’en prie ne lui fais pas ça ! » Le chat noir feula et la magie de la fée le toucha au front. Blanchissant un instant son front avant de le faire recula dans une calvacade féline. Si la malchance demeurerait accrochée à Ofelia, encore pour quelques temps, elle était pour l’instant neutralisée.

« Je t’en prie, regarde le… Ne lui fais pas ce qu’ils ont fait de toi. » A savoir une esclave, une ressource, quelque chose d’inhumain et simplement d’utile. « Nous avons besoin de combattre pour qu’il renaisse et la magie avec lui ! » Ainsi cette part du monde serait sauvée, loin des besoins concupiscents de toute armée. Mais si le phénix se retrouvait avalée par la fée, alors il serait tangible et friable. Il serait une plume sur un dos plus qu’humain. Il serait l’équivalent de mort.

« Nous ne t’attaquerons pas mais que la raison te revienne. Je suis Ofelia. Je suis sorcière. Nous sommes animées toutes deux par le même amour alors pitié. Pitié… » Sa main se tendit vers elle. « Relâche le. »





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Dim 3 Sep - 18:31
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


La fée se retourna vers Ofelia, ses yeux translucides semblant observer le monde d'un regard d'aveugle. La magie la rongeait transformant son épiderme en une peau presque bleuâtre, rongée par le sel. Sa chevelure n'était qu'un amas de fils cassants. Elle était plus fantôme que vivante, esprit que chair. Ses mains aux ongles cassés saisirent ses avants-bras, petite fille se berçant dans ses propres bras. La présence de Ofelia la troublait, la figeait dans son approche du phénix qui, derrière elle, continuait à hurler en silence, l'oeuf battant comme un cœur sur le point d'exploser.

« Lyudmila... » souffla la fée d'une voix qui semblait s'éteindre à tout instant. « Je suis... Lyudmila. Je veux... l'aider. Juste l'aider... »

Mais prisonnière de sa magie, coincée dans ce maelstrom de puissance qui lui échappait, la fée prodiguait aussi le bon que le mauvais. Elle n'était que éruption, volcan de puissance dont les coulées touchaient tout à chacun indistinctement. Et cette puissance la dévorait, grignotait son corps et son esprit à grandes bouchées avides. Sa main agrippa celle, tendue, de Ofelia. Le givre les scella comme si la nature féerique de Lyudmila remontait la sorcellerie de la scandinave à la surface. Le froid s'insinua au sein du temple et le souffle de Lyudmila se fit gelée, ses paroles dessinèrent des flocons dans l'air rafraîchi.

« Tu veux m'aider ? Toutes les deux... Il se réveillera plus vite si on le fait... à deux... »

Le sourire de Lyudmila menaçait de déchirer son visage en deux. Enfoncée dans sa propre vision du monde, l'esprit embrumé, elle était certaine d'avoir raison. Tenant Ofelia par la main, saisissant Sigmund par le bras, elle les mena auprès de l’œuf. Sa chaleur les enveloppa alors que le givre se déposait à sa surface en une myriade de flocons qui encroûtait les écailles. La magie de Lyudmila enveloppa la sorcière et l'hybride, se déposa sur l’œuf en un voile surnaturel.

« Il va se réveiller... »

Boum, boum, BOUM.

L'oeuf se fendilla, craquelures se dessinant à sa surface. Impossible de percevoir si chaleur ou froid en sortait tant les deux s'entremêlaient. Chaud et froid vous mordaient de leurs dents acérées vous laissant des brûlures sur la peau. Les parcelles de l’œuf chutèrent en un tintement sonore sur le sol. Un être s'en extirpa. À sa vue Lyudmila lâcha un « Oh » interloqué, lâcha tout le monde et recula de quelques pas.

« Il a changé... »

Des ailes se déployèrent hors de l’œuf réduit à néant – des ailes aux plumes cyan, luisantes comme des cristaux de glace. Le phénix avait perdu tout éclat écarlate pour se parer de gel. Un phénix de l'hiver.


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Dim 3 Sep - 18:33
Sigmund avait l'impression de détenir une Ofelia presque mourante sur son dos. Mais c'était là de vieux sentiments qui remontaient à la surface, d'anciennes craintes qui faisaient écho à des expériences passées. Il avait manqué de perdre son cadet, fut un temps, et cette terreur de perdre un être cher revenait, presque tangible, lui chatouiller les côtes. Non Ofelia ne mourrait pas tout comme Alexender n'avais pas trouvé la mort que ce soit entre les mains du roi des voleurs ou de l'asile roumain. Car Ofelia s'accrochait à la vie, s'accrochait à lui tandis qu'elle tendait une main secourable à une fée en perdition.

Lorsque la dénommée Lyudmila s'empara d'eux, Sigmund tenta de s'en extraire mais ne put que se faire emporter. Il entendit la prêtresse crier après eux mais, pour une raison qu'il ignorait, elle ne les stoppa – ou ne put pas le faire. Sous la paume de Sigmund l’œuf le brûla. La magie de Lyudmila, du phénix, d'Ofelia, la sienne tout se mélangeait comme dans une gigantesque marmite où un cuisinier du dimanche aurait jeté les restes de placard.

« Ne faites pas cela ! » tenta-t-il d'ordonner à la fée mais elle demeura sourde à ses remontrances, souriant envers elle-même.

Le malaise au bord des lèvres, Sigmund se concentra sur le phénix. Il le percevait, terrifié et prisonnier de son œuf, se demandant probablement ce qui se passait au-dehors. Craignant que son don n'envenime la situation, l'Allemand se concentra alors sur la présence du phénix et tenta, malgré la terreur qui lui nouait les entrailles, de se concentrer sur des pensées positives. Il se devait de rassurer le phénix, de l'aider.

« Nous ne voulons pas vous faire de mal. » souffla-t-il, se rassurant lui-même, tentant du moins. « Mais vous devez renaître... Sinon ces hommes dehors... vont vous faire du mal. Et cette fée aussi, si vous restez encore trop longtemps. »

La main de Sigmund se recouvrit de gel, sa peau déjà blanche devint bleuâtre. Ses doigts se firent rigides, incapable de bouger. L'hiver gagnait le phénix, menaçait de l'enclaver dans un glaçon duquel il ne pourrait plus sortir. Ou alors... Sigmund regarda la sorcière de l'hiver.

« C'est toi qui fais ça ? »

L’œuf se brisa à cet instant. La coquille tomba en morceaux, Lyudmila recula, Sigmund récupéra sa main qu'il porta contre son cœur, l'enserrant dans sa main gauche pour la réchauffer. Sous ses yeux le nouveau phénix fit connaître sa présence apportant, dans son sillage, l'hiver. Sigmund frissonna, ne sachant que penser.

« Un phénix de glace ? »

Était-ce une bonne nouvelle, une évolution de la magie, ou une erreur ? Son souffle se muant en une brume vaporeuse, Sigmund se rapprocha de Ofelia. Sa chevelure enflammée se recroquevillait sur elle-même, se protégeant de ce givre qui la menaçait.

« Est-ce que c'est le même ? Il se souvient de nous ? Ofelia, la plume... Montre-lui. »

Qu'il ne les prenne pas pour des ennemis.


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Ofelia Ay
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Dim 10 Sep - 20:39


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Juin 07



« Vous n’avez pas à faire ça… » Chuchotait Ofelia, en réponse aux appels de la fée, de Lyudmila qui sous ses yeux, commençaient à changer, comme à se délaver sous sa propre magie, pour mieux la saisir au poignet et faire remonter, entre elles, des torrents de souvenirs comme de sorcellerie. Grimaçant sous le froid, Ofelia posa son regard sur leurs mains liées et eut une exclamation presque terrifiée, ne sentant plus ses doigts, ne pouvant plus lutter.

Sais-tu comment ils t’ont surnommé,
en Scandinavie,
quand tu es partie et qu’avant de décocher tes malheurs
tu as essayé d’aider, de soigner,
par tes potions
et pour que Noël revienne ?

Oui, répondit Ofelia, les larmes aux yeux. La sorcière de l’hiver.

Et ainsi l’hiver vint, avec sa neige, et ses cristaux. Déployant son gel pour l’atteindre elle et mettre à mal sa malchance. Combattant l’épine empoisonnée de sa malédiction pour mieux la révéler, les cheveux presque blancs, le regard plus clair. Et le chat feula. Le chat feula à l’instant même où leurs mains vinrent se poser sur l’œil et où le phénix, sans son accord mais par sa faute, sa faute entière, se mit à changer.

Avant de se déployer, brisant sa coquille, faisant tomber la neige dans un chant si cristallin que son cœur devint un iceberg, ses cheveux des stalagtiques et qu’à l’encontre de Sigmund, relâchée par Lyudmila, Ofelia s’effondra. Guérie. Vaincue.

« Oh pardon pardon…. Pardon… » Gémit-elle faiblement, ses cheveux retrouvant leur noirceur, ses yeux redevenant boue onctueuse sous ses larmes. Le chat noir chassé – pour combien de temps encore ? Ne venait-il pas de commettre, à l’instant, son crime le plus magistral ?

« Je ne voulais rien de tout ça. Je voulais simplement vous protéger ! » Mais le phénix, fléau de glace, ne pouvait sans doute s’en rappeler. Sous les conseils de l’allemand, évitant son contact comme par frayeur de le perdre ou de le changer lui aussi, Ofelia vint fouiller ses poches et la plume vint réchauffer sa paume, encore entière, encore flamme, brûlante dans le temple assiégé par la tempête.

« Tu m’as confié ceci car tu avais confiance mais je ne l’ai pas mérité et je t’ai trahi ! » Cela ne pouvait être la fée, énième victime des hommes.

Finirait-elle par les haïr comme Nikolas haïssait les androïdes ? Serait-elle éperdue et sans amour, à tout jamais ??

« Reviens nous, comme dans la plaine des géants ! Reviens nous je t’en prie, je te la rends ! Je te la rends, alors reprends ta magie et redeviens le soleil. Le Brésil n’a pas à subir l’hiver, pas celui-ci, qui gèle et qui tue et qui étouffe les cœurs sous une cataracte de glace. »

Derrière eux, les cris se firent plus pressants. L’armée, sans le phare éblouissant formé par l’étoile qui avait du vaciller, recommença son avancée. Bientôt elle viendrait récupérer la fée et le phénix et eux seraient certainement abattus, si ce n’est enfermé.

Ofelia cria, cherchant son grimoire, un sort, pour aider. Et ne trouva en simple page, en seule solution, qu’un dernier miracle de décembre.

« Accorde nous un peu de temps, un peu de temps ! » Pressa-t-elle son livre, avant de saisir une boule de noël. « GELE L’ENTREE ! »

Pour mieux la lancer en direction des soldats. Et espérer.




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Jeu 14 Sep - 23:26
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Le gel qui emplissait le temple, se déposait en givre sur les pierres habituellement surchauffées, mouchait les flammes des braseros galvanisa la sorcellerie de Ofelia – trouvant en elle un écho appréciable. La boule explosa, se mua en un mur de givre qui bloqua l'entrée. Les soldats les plus proches se cognèrent à la paroi quand ils ne furent pas, cruellement, partiellement brisés par son apparition perdant un membre dans l'entreprise, teintant l'hiver de sang.

Le phénix s'était figé à la vue de la plume, penchant la tête de côté pour mieux la mirer. Son bec s'en rapprocha, demeurant hors de portée – qui sait si l’incandescence n'allait pas le faire fondre ? La flamme luisait dans ses prunelles bleutées. Lyudmila pleurait sans un bruit, apeurée à la vue de cette métamorphose, se morigénant déjà et se présentant coupable de ce qui était advenu.

La voix du phénix résonna, presque fluette – la voix d'un nouveau né.

« Oui je me souviens... » L'émerveillement était perceptible, celle d'un enfant se rappelant un cadeau qu'on lui avait offert. « Mon ancien moi vous l'aviez confié. Vous l'aviez aidé. »

Le phénix de l'hiver agita ses ailes, secoua ses plumes. Son corps était encore endolori de ce sommeil au sein de son œuf, de ce changement qui avait troublé ce rituel si bien orchestré. Il devait apprendre à se mouvoir au sein de cette nouvelle enveloppe, l'esprit empli des souvenirs et de l'expérience de ses anciennes incarnations. Il était à la fois ancien et nouveau, ancestral et tout juste né.

« Pourquoi ne puis-je pas changer ? » Le phénix semblait perturbé par les implorations de la sorcière, déboussolé par sa tristesse. « L'hiver est-il plus cruel que l'été ? L'hiver fait geler les humains, mais l'été peut aussi réduire en cendres leurs récoltes. J'ai eu plusieurs corps, plusieurs existences, pourquoi ne pourrais-je pas changer ? »

Enfant ne comprenant pas les ordres de sa mère, refusant de vêtir sa ramure habituelle, ne souhaitant que le changement. Du bec le phénix osa même désigner ce qu'avait produit la boule de Noël comme si c'était là une preuve formelle que les circonstances même lui donnaient raison.

« Ta magie de l'hiver nous aide, m'a donné naissance. Veux-tu répudier ta propre magie, ce qui fait que tu es toi ? Pourquoi je ne pourrais point exister ? Car je suis différent ? »

La colère pulsait de la voix du phénix en vagues gelées qui érigèrent des stalactites au plafond du temple. Les trémolos de Lyudmila se firent audibles. La fée se laissa choir sur les genoux, ses mains agrippant sa robe – vulgaire torchon que les voyages dans la sauvagerie avaient transformés en haillons.

« Il faut le calmer, le calmer... Ou il va tous nous tuer... » babilla-t-elle de sa voix d'écorchée vive.

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Dim 17 Sep - 13:17
Sigmund avait perçu le changement aussi subit qu'imprévu de Ofelia, cette sorcellerie qui la gagnait, prenait le pas sur elle, la transformait. Pour le meilleur et pour le pire. Il ne put s'empêcher d'être blessé lorsque la sorcière veilla à éviter tout contact de sa part. C'était pour le protéger, assurément, éviter qu'il ne soit, à jamais, congelé sous l'hiver qui coulait dans ses veines. La plume du phénix était bien trop précieuse, trop importante, pour être consumée afin de sauver une vulgaire vie humaine. Néanmoins Sigmund ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à Ofelia de l'éviter ainsi – était-il trop faible pour résister à la magie, n'avait-elle pas assez confiance en lui ?

Mais toute cette rancœur mal placée fut balayée en un instant par les cris de Ofelia qui, alors que l'hiver s'installait au sein du temple, que le phénix arborait un bleu glacial, tentait l'impossible. Il ne pouvait décemment pas la laisser seule, demeurer simple spectateur de ce rituel qui lui échappait. Les paroles du nouveau phénix le troublèrent le poussant à proférer ses interrogations à voix haute.

« Mais si vous apportez le froid, qui apportera la chaleur ? Qui sera l'être divin solaire du Brésil ? »

Et pourquoi pas un phénix de terre, tant qu'on y était ? C'était incongru. Et pourtant... Le regard de Sigmund alla de l'être mythique à Ofelia. Le phénix semblait vouloir leur faire comprendre quelque chose, mais quoi ? L'Allemand sentait le froid lui grignoter le corps, combattre les flammes qui imprégnaient son corps depuis son hybridation. Sous ses doigts ses cheveux devenaient cassants, se brisaient en bris de givre laissant s'échapper, par la brèche, une fine fumée.

Froid et chaleur conjuguées. Les prunelles de Sigmund s'arrondirent face à cette constatation. Et si...

« Et si vous pouviez être les deux ? » proféra-t-il d'une voix hésitante. Sa voix s'enhardit en entendant sa propre voix comme si, le dire à voix haute, lui donnait plus de consistance. « Moi et Ofelia arrivons à cohabiter alors que nos magies sont opposés. Ce pourrait être la même chose pour vous. Vous apporteriez l'été et l'hiver à la fois. Vous seriez le même mais, en même temps, différent. »

Sa main se tendit à la rencontre de Ofelia effleurant son épaule.

« Pourquoi choisir quand on peut avoir les deux ? »

La voix de Lyudmila s'éleva dans leur dos. La fée demeurait avachie sur elle-même, ses ongles striant sa peau grisâtre.

« Impossible... »

Sigmund posa sur elle un regard enflammé.

« Rien n'est impossible à celui qui s'en donne la peine. Ofelia et moi vivons heureux ensemble. Pourquoi la glace et le feu ne pourraient pas cohabiter ? Il faut y croire et essayer ! »
« C'est une déclaration que vous lui faites ? » lâcha Lyudmila d'une voix moqueuse.

Sigmund eut un instant d'égarement, son regard finissant par se poser sur Ofelia.

« Peut-être bien oui. »



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Ofelia Ay
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Dim 17 Sep - 18:51


Event

Juin 07



La colère du phénix, légitime, sembla déjà s’abattre sur elle sous une pluie de mots plus durs et tangibles que des pierres. Ofelia vacilla, le regard effrayé et trahi, s’essayant à un simple signe dénégatif avant de sentir son cœur douter d’elle. Le changement était dangereux. Par le changement elle avait quitté Nikolas et le regrettait parfois aujourd’hui. Par le changement elle avait condamné des vies humaines et en avait bousculé d’autres. Par le changement elle prenait toujours le risque que la malchance s’en mêle.

Et puis. Et puis il y avait eu Sigmund. Et le changement, l’avancée, les voyages, les surprises, s’étaient muées en autre chose comme un pain fourré à un ingrédient inconnu. Le changement avait apporté avec son fleuve peu tranquille des découvertes, des expériences et des choses virevoltantes dans son ventre comme les flammèches de sa chevelure. Avec le changement était venu le quotidien et de le voir lui saisir la main pour lui apporter son aide – comme à chaque fois – son regard se perdit sur lui. Et ses pensées l’écoutèrent bien plus que ses craintes. Et ses lèvres alors se mirent à trembler.

« Sigmund… » Il se déclarait. S’ouvrait, comme à chaque fois envers elle. Refusant la chasse pour revenir à son ombre. Se tenir, déployé à son tour comme un phénix, toujours prêt à la protéger, à renchérir, à la guider. Lui assurant, encore et encore et encore, sa fidélité. Comme dans cette chambre d’hôtel en pays Djinn. Lorsque l’oiseau tonnerre avait frappé et que plus tard encore, le chat peureux avait voulu le jeter par la fenêtre.

Sigmund l’aimait. Et le cœur gonflé d’un somptueux palpitement elle vint poser son front contre son épaule. Fermant les yeux.

« Il a raison. » Chuchota-t-il puisque comme la fée semblait douter encore, elle se mit à crier. « Oui il a raison ! » Il était à elle, et elle à lui, et rien, ni la chance ni la malchance, ni l’hiver ni le feu, ne pourraient briser cet.

Cet.

« C’est un équilibre. Tu es ici comme un Dieu et ton père est le temps ! » S’adressa-t-elle au phénix, plus fervente encore que la plus possédée des croyantes. « Et si le temps peut en une année, amener en son sein autant de saisons, de ses bienfaits comme de ses méfaits, pour que tout serve la vie alors toi aussi, à ton tour, tu peux servir la vie ! »

Les soldats, dans leur dos, commençaient déjà à enfoncer le mur de glace. Alors elle sourit et approchant la plume du phénix, se fichant bien à cet instant d’être gelée pour l’éternité – qu’importe, elle savait, Sigmund l’aimait – l’orpheline, la malchanceuse espagnole, la fille du père noël assena :

« Sois ce que tu veux. Sois un phénix de neige, une flamme de flocon, mais sois libre. Je suis fière. »

Comme seule pouvait l’être une mère.






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Ven 22 Sep - 21:28
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Il était difficile, voire même impossible, de lire le sourire sur le bec d'un oiseau. Si le phénix fut touché par les propos qu'on lui tenait, par cette volonté d'accepter son choix de ne pas être une énième copie de son prédécesseur (incarnation de flammes, brasier éternel) ce fut par un frisson dans son plumage gelé, un infime changement de luminosité dans la glace qui l'habillait. Se penchant auprès de Ofelia, de cette silhouette d'apprentie sorcière, le phénix saisit la plume dans son bec.

La magie explosa, lueur vive d'une blanche cruauté dont l'implosion se mua en vagues d'énergie qui vinrent frapper les spectateurs. Les hommes qui venaient d'entrer dans la salle centrale du temple, armes au poing, furent projetés en arrière. Jouets d'un être quasi divin ils rebondirent contre les murs en poussant des couinements apeurés. Lyudmila enchanta un pilier, l'entoura de ses bras pour ne point subir le même sort. À tous ceux s'approchant d'elle elle tendit sa main secourable – le don distillé dans la pierre se répandait dans son corps, agrippant tous ceux acceptant son aide, les collant à elle comme la sève à un tronc d'arbre.

La lueur faiblit doucement, se faisant veilleuse. Le phénix était toujours là, pleinement entier, son corps d'un bleu opalescent paré de gouttelettes de givre, irradiant sous l'éclat flamboyant du brasier parant son crâne, formant le panache de sa queue. Il était l'hiver et l'été, la glace et la flamme, le chaud et le froid.

Le symbole même d'une antithèse.

Bec acéré tendu vers les intrus qui avaient tenté de s'en prendre à lui, le phénix fit gonfler son poitrail.

« Partez. » Sifflement augurant le pis. « Ou vous n'en aurez plus l’occasion. »

Ils finiraient brûlés ou congelés, à jamais brisés, à jamais déchus. Les prunelles du phénix se posèrent sur Lyudmila.

« Je ne te jugerais pas. Tu as assez souffert. Mais vous... » Et son souffle caressa Ofelia et Sigmund, sirocco et blizzard. « Vous m'avez aidé encore. Et je ne pourrais jamais assez vous remercier. Je vous protégerais à jamais, vous et vos descendants. C'est là le moindre que je puisse accomplir pour vous. »

Le phénix agita ses ailes, ce qui devait être l'équivalent d'un haussement d'épaules chez lui.

« Allons. Quand ils seront tous partis... » D'un geste il désigna les hommes qui se levaient, certains commençant déjà à reculer, apeurés. « … nous pourrons discuter, hm. Je suppose que vous pourrez nous aider, tous, avec ce qui se passe actuellement avec la magie... »

Le phénix semblait presque se dandiner d'un pied sur l'autre, gêné de réclamer une faveur à ses sauveurs.

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Ven 22 Sep - 22:48
Ofelia approuvait ce qu'il avait dit, ne réfutait pas sa confession. Sigmund y voyait là une approbation de ses paroles jusqu'au geste qu'elle eut envers lui, cette promiscuité de leurs deux corps en un silence éloquent. Il veillerait tout de même à lui demander confirmation lorsque tout ceci serait terminé. Juste pour être certain, craignant de trop s'avancer et de la blesser par sa trop grande rapidité à vouloir avancer. Frêle humaine Ofelia tendit la plume au phénix, rendant son bien à son propriétaire, l'enjoignant à mener ses propres choix. L'encourageant comme une mère le ferait envers son enfant qui hésite à quitter le nid familial.

Le phénix accepta et brilla d'une lueur plus vive que celle d'un phare, obligeant Sigmund à plisser les yeux. La magie se mua en une bourrasque qui fit claquer ses cheveux contre sa peau, fit perler des larmes au coin de ses yeux. Sous ses pieds le sol glissait, échappait à son emprise. L'homme saisit Ofelia par la manche, refusant d'être séparé d'elle, ne voulant pas qu'elle soit blessée en volant au loin.

Sigmund eut beau chercher le chat, ce fut en vain. La silhouette féline ne se profila pas devant lui. Heureux hasard ?

Un nouveau remous le poussa à reculer, à saisir Ofelia entre ses bras. Il entendit alors Lyudmila crier à leur droite, tendre une main secourable. Sigmund la saisit sans se poser de questions, sans même se demander s'il devait avoir confiance en cette fée à l'esprit troublé. Il ne pouvait décemment pas ignorer une aide providentielle, aussi fragile soit-elle.

Ses doigts noués à ceux de Lyudmila il ne pouvait qu'attendre que la magie se calma, que la tempête se mua en brise. Vers Ofelia il se pencha, son menton chatouillant le crâne de la sorcière.

« Tu vas bien ? »

Il espérait qu'elle lui répondrait affirmativement.

La lueur décrut et avec elle le tourbillon de puissance qui les laissa, pantois, le corps encore engourdi par toute cette violence inopinée. Sigmund ne dé-serra son étreinte qu'après quelques minutes, tandis que le phénix se montrait à eux et faisait retentir sa voix. Il était si différent de ce que Sigmund avait vu jusqu'à alors que l'Allemand l'observa, son grand corps d'échalas replié sur lui-même, à genoux au sein de la salle du temple. Lorsque le phénix lança une menace à leurs ennemis, Sigmund ne put s'empêcher d'y ajouter son grain de sel.

« Oui fuyez ! La magie est plus forte que vous, que vos armes ! Retournez dans vos foyers et laissez-nous en paix. »

Des prêtres et des prêtresses ajoutèrent leurs voix, menaçant même les visiteurs impromptus de gestes et de quelques étincelles magiques. Le regard du phénix finit par se poser sur eux, son corps les surplombant. Sigmund baissa la tête, humble, n'osant rien dire avant que la douleur ne se raviva en lui, le poussant à crisper ses doigts sur sa blessure.

« Sans vouloir être exigeant, je pense qu'il nous faut d'abord être soignés, phénix. Une balle m'a touché et Ofelia... Sa jambe... Des soins et un peu de repos... Inutile d'user de votre magie, phénix. Je pense que vos... prêtres et prêtresses pourront nous aider. »

Cela ne demanderait sûrement que peu au phénix mais avec toute cette magie instable, Sigmund craignait bien trop un solide retour de bâton. Inutile de mettre en danger l'oiseau de feu-givre pour quelques coups et blessures que le temps pouvait soigner, ainsi que des mains expertes. La gêne du phénix fit hausser les sourcils à Sigmund qui ne s'attendait guère à un tel comportement de la part d'un tel être.

« Personnellement ce qui touche la magie actuellement me préoccupe. Si je puis aider en quoi que ce soit, ce sera avec plaisir. Je pense ne pas trop m'avancer en disant que Ofelia doit songer comme moi. »

Plus bas, se penchant vers la sorcière, il lui adressa quelques mots.

« Je sens que cela va être une grande aventure. »


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Ofelia Ay
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Lun 25 Sep - 21:36


Event

Juin 07



L’étreinte de Sigmund lui permit de tenir debout encore quelques instants. Le temps pour le phénix de renaître complètement, et d’envoyer par une salve de vie pure, leurs ennemis s’écraser contre les murs.

Ofelia, la vue déjà trouble, perdant sang et forces peu à peu, ne comprit pas sur l’instant ce qui les maintenait encore à flots dans cet ouragan d’évènements mais se sentit lourde, si lourde soudain qu’elle crut que ses pieds venaient de fusionner avec la terre. Alors elle s’affaissa, dans les bras de son ami et écoutant les paroles sages d’un phénix devenu feu et glace, sourit à son tour, heureuse de lui avoir survécu comme de voir son nouvel état.

« Tu es magnifique… » Murmura-t-elle tout doucement, avant d’acquiescer vaguement à ses propos. Sans pouvoir se tourner vers les hommes qui refluèrent enfin, aussi estomaqués qu’apeurés par la nouvelle apparition de celui qu’ils étaient venus combattre et capturer. Le phénix, par sa métamorphose, disposait soudain d’une force et d’une arme nouvelle : celle de son propre courage. Il pouvait, à tout instant, les réduire en cendre ou les geler sur place. Cela fut sans doute suffisant pour les disperser mais s’ils insistaient, Ofelia ne pourrait plus rendre les coups.

Pas cette fois. Et de toute façon, elle était une sorcière. Pas un soldat. Elle ne pouvait se soutenir elle-même face à ses blessures et son discours, sa peur face à l’oiseau-roi avait fini par ronger ses derniers filaments d’énergie.

Le sac tomba à terre, le livre avec lui. Et une boule violine se brisa, dispersant dans ce temple d’été éternel un chant de noël presque spectral.

« Nous restons… » Pût-elle tout de même prononcer avant de tendre la main pour caresser le visage de Sigmund.

Elle avait déjà goûté, de peu, à la douceur de ses lèvres et ne rêvait que de consolider leurs aveux mutuels que par une étreinte plus suave encore. Mais ce n’était pas le moment et dans son nid d’hirondelle, son cœur battit un rien plus vite, la cassant un peu plus dans ses efforts.

« Je. » Voulut-elle dire qu’elle l’aimait ? Voulut-elle promettre à l’oiseau de défendre la magie contre chacun des ennemis qui osaient la menacer ? Ni la fée, ni l’allemand ne purent traduire le murmure guttural qui suivit ce simple pronom personnel.

Ses yeux se révulsèrent, sa tête partit en arrière et elle s’évanouit pour de bon.

En black-out total.





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Sam 30 Sep - 16:10
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Les prêtres et prêtresses se rassemblèrent autour de l'Allemand et de la sorcière pour s'occuper de leurs maux et blessures. Les événements leur avaient laissé des séquelles, des plaies que le temps seul pourrait cicatriser aidé par la magie qui ne pouvait qu'accélérer le processus de guérison. Les soigneurs les rapatrièrent dans les chambres érigés au sein du temple tandis que les plus guerriers veillaient à finir de repousser l'envahisseur. Le phénix avait fusé hors du temple, déployant son nouveau corps, veillant à mener une ronde dans les alentours au cas où d'autres belligérants tenteraient une escarmouche.

Deux jours passèrent au sein de l'odeur des herbes que l'on brûlait, pillait, macérait afin de soigner ceux et celles qui avaient combattus pour le phénix. Au bout du troisième jour, le phénix demanda à voir Sigmund et Ofelia, les attendant auprès du temple dans le jardin où les soigneurs et soigneuses cultivaient les simples. Miroitant de glace et de flammes, il posait sur le monde un regard apaisé.

« Je me dois de vous remercier encore pour ce que vous avez accompli. Et je m'excuse du poids que je vais vous infliger... »

Au loin les oiseaux chantaient, la faune et la flore s'épanouissaient sous la houlette de ce nouvel phénix. Les Brésiliens parlaient déjà de nouvelles fleurs qui s'épanouissaient sous leur latitude aux pétales de givre.

« Je conserve en moi la mémoire de toutes mes anciennes incarnations. Et je me souviens... Je sais ce qui est la cause de tout ces maux qui agitent la magie, la rendent plus imprévisible que la Nature même, grondante et menaçante. Je puis vous dire où se trouve la source de toute cette catastrophe. Mais... Si vous y allez, ce sera bien plus dangereux que ce que vous n'avez jamais vécu. »

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Sam 30 Sep - 23:40
Les nerfs c'était là tout ce qui les soutenaient, leur permettaient de se maintenir à flots pour ne pas couler à pic. Contre lui le corps d'Ofelia s'amollit, sa tête bascula en arrière. Il lui fallut poser ses doigts sur sa gorge pour se rassurer en sentant le pouls battre. Elle était simplement éreintée. Sigmund ne se sentit pas même partir tandis que des bras le soulevaient, le détachaient de Ofelia en lui soufflant que tout allait bien. Que tout irait bien. Il y eut une odeur fugace de plante exotique, saveur pénétrante avant que le noir l'emporta.

L'obscurité de l'oubli s'entrecoupait de brefs réveils durant lesquels les yeux de Sigmund se posaient sur Ofelia. Il se souvint, une fois, de lui avoir pris la main, d'avoir entendu les soignantes échanger auprès d'eux mais les laisser ainsi, accepter tacitement cette approche. Au bout d'un jour il dormit moins, put s'asseoir dans sa couche de laquelle il ne devait pas bouger. Un cataplasme marbrait son torse exhalant une odeur forte, presque médicamenteuse. Au bout du deuxième jour il put se lever et eut l'autorisation de marcher, mais jamais de s'éloigner du temple. Tous demeuraient tendus, sur le qui-vive, craignant un retour de flammes (ironie) d'incroyants.

Mais nul besoin de s'éloigner du temple pour trouver quelques fleurs à cueillir, à rassembler en bouquet pour les poser auprès de la couche d'une malade. Lorsque Ofelia ouvrit les yeux, des fleurs de givre s'épanouissaient sur sa table de chevet, des fleurs tout juste nées qui ne demandaient qu'à être nommées. Et près d'elles un Allemand qui, dans son siège, attendait son éveil en tentant de déchiffrer un rouleau du temple qu'un prêtre lui avait laissé.

« Tu vas bien ? » fut sa première question quand la sorcière ouvrit les yeux. « Tu m'as fait une sacré frayeur à t'évanouir... Mais je n'ai pas tardé à te suivre. »

Si la sorcière exprima un malaise à se relever, Sigmund l'aida, délaissant rapidement le rouleau pour lui prêter main-forte. Avant de désigner, du regard, le bouquet de fleurs.

« Elles ont poussé dans le sillage du phénix. Je crois que tu es devenu doublement mère. On devrait leur donner un nom. Quelque chose comme Ophélie, tu ne penses pas ? »

C'était un joli nom après tout.

Entre eux se tissait un silence, une hésitation à déclamer tout haut ce que chacun songeait tout bas. Sigmund finit par parler, ses doigts pianotant la table de chevet comme pour mieux trouver ses mots.

« Ofelia, je me doute que ce ne soit pas le meilleur moment. Mais après tout ça, qu'on aura apaisé la magie, parce que c'est ce qu'on va faire n'est-ce pas, est-ce que ça te dirait... qu'au Canada... on fasse évoluer notre colocation ? »

La langue de Sigmund buta contre ses dents, son esprit le frappa mutuellement tandis qu'il reprenait.

« Est-ce que tu voudras bien... qu'on soit mari et femme ? » Une hésitation. « S'il te plaît ? »

Un prêtre fit entendre sa voix en arrière-plan, annonçant que le phénix voulait les voir. Mais cela semblait si lointain, et puis il pouvait bien attendre quelques instants, non ?


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Ofelia Ay
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Lun 2 Oct - 18:53


Event

Juin 07




Le réveil fut l’étape la plus difficile, long moment entrecoupé de brefs instants étoilés, la nausée la gagnant à chaque fois qu’elle essayait d’ouvrir les yeux. L’odeur des plantes et des cataplasmes la berçaient et l’enveloppaient d’un cocon de douceur qui tendaient à lui faire oublier les douleurs subies par les impacts de balle et la tension de ses muscles. Ofelia soupira, s’extirpant avec peine des draps avant de comprendre que la voix qu’elle avait entendu dans ses rêves, celle d’un lion de feu la réchauffant dans une tempête de neige, était celle de Sigmund. Un sourire soulagé vint alors fleurir sur sa bouche pâle et ses traits tirés se détendirent un rien.

« Tu es vivant… » Coassa-t-elle faiblement. On l’avait sans doute nourri, hydraté, langé pendant son sommeil mais cet état presque larvaire ne lui déclencha aucune honte. L’orpheline tendit seulement la main, en essayant de se relever et vit son double, son ami, son frère, son partenaire et bien d’autres encore, se précipiter sur elle comme un kaléidoscope charmant. « Le phénix va bien… » Affirma-t-elle plus qu’elle ne le demanda – si les ennemis avaient pu le vaincre, elle ne pourrait sans doute pas se réveiller aujourd’hui.

Mais son attention se posa sur les fleurs et charmée, elle assentit, amusée.

« Des fleurs de neige, au Brésil. Le mélange incongru mérite pourtant de porter nos deux noms… » Non pas Ophélie mais quelque chose comme… « Ofélund ? » Un titre qui apporterait sans le savoir le secret de leur union.

Ses doigts se tendirent vers une coupe d’eau à disposition et pourtant, le ton de l’allemand la fit s’arrêter net. Surprise par son hésitation et sa pudeur, elle l’écouta sans l’interrompre. Jeune femme désormais, aux cheveux noirs défaits, les draps formant des plis improbables autour de son corps en grande partie dénudée. L’instant fut intime. Un autre baiser entre eux. Et lorsqu’elle comprit sa question, lorsque les mots vinrent s’écraser contre ses tempes comme des flocons de neige, elle ouvrit la bouche. Submergée par une vague à laquelle elle ne s’attendait plus.

Un pur, un effroyable instant d’amour.

Elle voulut le saisir et le renverser sur elle mais son éducation et sa candeur naturelle lui firent réfléchir au sens de cette passion. Aussi elle baissa les yeux, reflouant ses larmes comme ses craintes, à nouveau vives, de lui faire du mal. Sigmund se fichait bien du chat, ainsi venait-il de le prouver.

Sigmund venait de l’accepter pour elle-même.

Et il désormais temps à son tour de le faire.

Dans le lointain de son crâne, il y eut une craquelure. Et le chat de son malheur se couvrit de tâches blanches. Ofelia ne pouvait encore s’en rendre compte. Mais sans éclats, sans hurlements, sans tempêtes, sans grandeur, comme elle avait toujours vécu et comme elle continuait de vivre aujourd’hui, la malchance, lentement, commençait à refluer.

Une fée, dans le monde, eut sans doute l’impression qu’une épine venait lui être enlevée.
Ofelia, elle, n’avait d’yeux que pour Sigmund.

« Je ne te répondrai par l’affirmative, comme mon cœur me hurle de le faire, qu’une fois que tu auras présenté ta demande à mon père. Je tiens à ce qu’il te rencontre avant que je ne devienne Ofelia Rammsteiner. »


Mais c’était un oui. Un tendre et amoureux oui.




Le phénix était magistral. Une huitième merveille du monde qu’Ofelia ne se lassait pas de contempler. Le bras encore sous pansements, replié contre sa poitrine, elle souriait, dans sa nouvelle et paisible certitude d’être aimée. Le monde lui apparaissait comme plus clair, plus neuf, aux couleurs plus vives et affirmant son bonheur, elle rit au Phénix, comme pour se moquer des ennuis à venir.

« Nous avons déjà tant fait mais je pense pouvoir parler en notre nom, que nous ferons encore beaucoup pour la magie. Ce n’est pas un poids que tu nous donnes, Phénix. C’est une grandiose mission que nous tâcherons de réussir aussi efficacement que possible. Ta naissance est un espoir et c’est sur cet espoir que nous continuerons notre route. »

Alors qu’il ne s’inquiète pas plus. Le chat ne reviendrait que peu leur apporter le malheur qui l’avait toujours suivi. Une page commençait à se tourner.

« Dis nous tout. Dis nous ce qui se passe. Dis nous ce qui nous menace. Que nous puissions apporter une solution aux tremblements qui agitent aujourd’hui notre monde. »







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Sam 7 Oct - 19:23
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7


Le courage et l'aplomb qui émanaient de cette sorcière en cet instant, depuis le début même, n'avait eu de cesse de frapper aussi bien le phénix que les autres êtres qui avaient gravité autour d'elle. Elle avait changé la sorcière, gagné en stature. Elle avait grandi et si, malgré tout son dévouement, elle ne pouvait sauver le monde du moins personne ne lui en voudrait – car elle en aurait fait bien plus que n'importe qui. Ofelia avait été à bonne école – elle connaissait le prix de la vie, le prix que payait la magie, chaque jour, pour continuer d'exister.

Le phénix ne pouvait plus que lui confier ce qu'il savait, tout en espérant que cela suffirait. Son long cou se déroula pour désigner une direction, celle de l'Occident.

« Elle se terre dans les confins de la Sibérie. Si elle a eu un nom, un jour, il a été oublié depuis des lustres. Elle est une créature ancestrale, plus ancienne encore que moi. En des temps immémoriaux pour des raisons que nul ne connaît, cette créature s'est figée dans son sommeil devenant pierre, montagne, élément du décor sur qui personne ne posa le regard. Mais son âme réclame le réveil, et son essence magique s'échappe de cette prise. C'est elle qui est la cause de tout ceci, des blessures infligées à ses cadets et cadettes, des secousses magiques qui causent tant de malheur. »

Le phénix secoua la tête, abattu.

« Si l'on ne fait rien, il est possible, qu'à terme, la magie disparaisse à jamais... en une explosion qui laissera à jamais des séquelles, détruira tout ce qui vit grâce à elle... Ne laissant qu'un monde sans fées, sans sorcières, sans hybrides... Un monde bien gris. »

Évoquer cette possibilité pesait sur le phénix car cela revenait à évoquer sa propre disparition, l'extinction d'une flamme qui se voulait éternelle. La créature redressa la tête mais ne put ôter le voile sur ses prunelles.

« Votre courage, votre obstination, votre art... Vous saurez, vous peut-être, trouver un moyen. J'ai foi en vous comme vous avez eu tant de foi en moi. Vous êtes nés pour accomplir de grands miracles. »

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Dim 8 Oct - 16:09
Malgré le fait qu'il était certain que la sorcière répondrait par l'affirmative, Sigmund était demeuré tendu renversé qu'il était dans son siège, déconfit par sa diatribe qui n'avait pas l'éloquence d'un roman. Il n'était pas ni Hugo, ni Rimbaud, juste un pauvre hère qui tentait d'exprimer ses sentiments avec la maladresse d'un poulain apprenant à gambader. Lorsque la voix de Ofelia perça le silence, tandis que des prêtresses retenaient l'envoyé du phénix, trop curieuses de connaître le dénouement, Sigmund releva la tête. Trop effaré pour dire quoi que ce soit sur le coup il se répéta mentalement les mots de Ofelia, pour être certain de ne pas avoir mal compris.

Elle disait oui. Ne restait que l'acceptation paternelle pour qu'elle porta son nom, qu'ils soient officiellement mari et femme. Car, après tout, ils avaient pratiquement vécu comme depuis tout ce temps sans véritablement se l'avouer.

« Promis. On ira lui rendre visite. Depuis le temps que tu veux le revoir. » Ce père au parfum de Noël, maître détenteur d'une recette de boisson au chocolat dont Ofelia faisait les éloges, Père Noël incarné ayant donné sa vie aux orphelins et aux démunis. « Et passer Noël, ce serait l’occasion. »

Si le monde ne s'écroulait pas d'ici là.

C'est ce que leur souffla le phénix en une confession intime oscillant entre l'espoir et le fatalisme, craignant de briser l'espoir en évoquant la funeste possibilité d'un avenir sans lendemain. Sigmund s'étonna encore, qu'au jour d'aujourd'hui, il donnait sa vie à la magie, elle qui l'avait toujours tant terrorisé. Lui qui craignait les sorcières depuis celle qui l'avait attiré au sein de cette demeure de pain d'épice, désormais était prêt à mener sa vie auprès d'une autre officiante. Tant de chemins parcourus où chaque rencontre, chaque expérience, lui avait appris à ouvrir les yeux. À voir au-delà des voiles et à briser les cases où l'on rangeait ses semblables.

« Comment pourrait-on vivre dans un monde sans magie ? » confessa-t-il à voix haute, question qui n'attendait pas de réponse.

Car, désormais, une telle possibilité augurait sa possible mort ou une existence où il ne serait qu'un fragment de lui-même tant il avait appris à vivre avec sa nouvelle nature. Les sorcières redeviendraient des humains grisâtres et les fées... Les fées tomberaient par dizaine, par centaine, fauchées, incapables de vivre sans cette énergie qui les maintenait à vie. Des palais, des royaumes, des empires s'écrouleraient, fragilisés. Ce serait la fin d'un monde, le renouveau d'un autre – gris, sale, sans féerie, sans espoir, sans étincelle de magie. Un monde terne.

« Nous irons, c'est évident. Je ne sais si l'on pourrait rassembler d'autres partisans pour nous seconder. Ofelia, penses-tu que ton père pourrait venir nous épauler ? Il est fée, il est sage et avisé. Il pourrait nous prodiguer des conseils, tu ne crois pas ? Et la loge des sorcières, tu penses qu'elle pourrait nous envoyer des membres, ou de quoi nous aider ? »

De son côté il n'avait qu'un frère et sa cité d'Androïdes et peu sûr qu'une aide aussi technologique soit appréciée dans un tel contexte.

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