Octobre an 3 - Et si l'on levait une malédiction?

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Tracassin HauteVigne
Rumpelstiltskin
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Sam 26 Aoû - 0:34
Cela faisait des mois que son voyage durait. Des mois à voyager de pays en pays pour tenter de redorer l'image de Tracassin HauteVigne et pour reformer son réseau de relations avec la criminalité européenne. Malheureusement, les gens avaient oublié, et il avait du mal non seulement à trouver des alliés fiables, mais en plus à se faire respecter. Quelle misère. Mais bon, cela prendrait plus de temps que prévu, mais il réussirait à les faire changer d'avis, à en faire des partenaires, puis, plus tard, des subordonnés.

Mais aujourd'hui il pouvait s'estimer satisfait. Si les trois derniers groupes à qui il avait rendu visite n'avaient fait que lui rire au nez, les membres importants de la principale organisation criminelle grecque avaient semblé intéressés par ce qu'il leur proposait. Ils avaient même déjà envisagé quelques coups dans lesquels sa collaboration pourraient leur apporter gros. Et pour fêter cela évidemment une petite fête avait été organisée, l'occasion idéale pour en apprendre plus sur ses nouveaux partenaires mais également sur les légendes locales et sur les coutumes des environs. Et c'est là qu'il entendit parler de Lenei Noturas pour la première fois.


"C'est un gars, enfin peut-être un gars mais peut-être aussi bien un démon, une fée ou je ne sais quelle diablerie, habillé tout le temps en noir, comme un corbeau, et avec des cheveux longs, et blancs, qui descendent jusqu'à ses pieds. Ah ! Et sa peau est blanche aussi, mais pas comme toi, non, vraiment blanche, aussi blanche que le cul d'une nonne ! Et tout le monde l'évite autant que possible, c'est un vrai porte poisse ! Ya forcément une drôle de magie à l'oeuvre avec lui, parce que quand il arrive dans un coin, il dit que dans quelques jours tel malheur s'abattra et vlan ! Quelques jours après le truc est arrivé ! Il a causé toute sorte de choses, des catastrophes, des malédictions, on raconte même qu'il a causé l’effondrement d'une ville dans la mer une fois ! Et surtout, le pire, c'est que personne ne lui cherche de noises, il fait ça gratuitement, sans raisons, peut-être juste pour s'amuser. Et personne n'a le cran d'aller l’arrêter, de peur qu'il n'apporte sur lui d'autres catastrophes."


Ce personnage l'intriguait beaucoup. La description qu'on en faisait était sans doute exagérée, mais ce Lenei semblait tout de même fascinant. Il décida donc de prolonger un peu son séjour en Grèce pour en apprendre plus, au grand dam de son second qui dû négocier pour retarder le départ du navire qui devait les conduire en Sicile. En furetant et en questionnant à droite à gauche, il réussit à en apprendre plus sur lui : il semblait être une sorte d'augure, prévoyant les catastrophes et les malédictions qui frappaient ici et là, et essayant d’empêcher les événements de se produire ou tentant de lever les mauvais sors. Mais la plupart des gens semblaient ne voir en lui qu'un créateur de malheur. Les idiots. On ne blâme pas le messager lorsque le message ne nous convient pas. De plus, ce genre de pouvoir pourrait se montrer très intéressant. Surtout pour lui.

Ainsi, et malheureusement pour ce pauvre Lucio, Tracassin choisit de rentrer en contact avec ce Lenei. Peut-être pourrait t'il l'aider à se débarrasser de son petit problème de malédiction. En tout cas, cela valait la peine d'essayer. Grâce à quelques autres questions bien placées, il réussit assez vite à savoir où cet homme avait été vu dernièrement, et se dirigea vers une petite ville littorale du Péloponnèse. On lui indiqua le chemin vers un ancien temple d'Arès, à moitié en ruine, restes encore fumants de l'une des dernières "catastrophes de Lenei". Il s'y rendit et aperçu une haute silhouette, d'un homme aux cheveux effectivement assez longs et blancs, et qui marchait lentement à travers les décombres des colonnes et des murs. Il semblait absorbé par ses pensées. Tracassin se rapprocha jusqu'à arriver à son niveau, et, s'armant de son plus beau sourire et de son ton le plus affable, il souleva son chapeau et lui dit :


"Bonjour mon cher ! Laissez moi me présenter, je me nomme Tracassin ViveRoche, et je cherchais à vous rencontrer pour vous demander votre assistance concernant un trouble qui m'accable. J'ai bien le plaisir de m'adresser à Monsieur Lenei Noturas ?"


Say my name.
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Lenei Noturas
La banshee
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Mer 30 Aoû - 14:04
Tout avait commencé il n'y a que quelques jours pour Lenei. Il s'était habitué à ce que les grosses catastrophes lui viennent plus tôt. Ce fut d'abord les tremblements qui lui firent trembler les jambes, puis le grondement du tonnerre aux oreilles accompagnés de pleurs. Ce n'est que lors d'un rapide flash, un simple éclair que Lenei put voir où cela se passerait. Le temple d'Arès d'Argos, Peloponnèse. Il en était fort loin mais s'il voulait que les pleurs s'effacent du futur à défaut de la tempête même, le fae n'avait pas de choix. Il quitte donc Eleusis en louant un cheval à la robe aussi noire que ses vêtements. Oui c'est un petit caprice, mais puisque tous sont aux mêmes prix autant se le permettre non ?

S'arrêtant d'auberges en étables, l'Oracle resta à l'écart des badaux, non sans ignorer les regards qui pouvaient se poser sur lui, ni les chuchotements volant autour. Ce fardeau, Lenei n'avait nul besoin de magie pour le connaitre. Dire qu'il ne s'en souciait plus serait un peu exagéré, mais une certaine lassitude quant aux rumeurs s'était installée chez lui. Un voile d'habitude faisant couler les remarques. Tant pis... Le temple était près de la mer, au sud de la ville. Lorsqu'il arriva au quatrième jour déjà, les bruits se firent plus intenses dans son esprit. C'était cet après-midi. Le ciel déjà était gris, couvrant le soleil montant. Mettant le cheval dans une étable proche, il se remit en marche jusqu'au temple où quelques femmes faisaient des offrandes. Certains s'arrêtèrent déjà pour regarder l'étrange créature qui venait d'entrer. De sa lenteur naturelle, Lenei reflechissait à la meilleure manière de les faire partir. Certains diront que la franchise est la plus sage des décisions, mais pour une journée, le fae avait une autre stratégie : l'effet de scène. Autant mettre sa réputation à bon escient n'est-ce pas, si elle peut se montrer utile. Il écarta donc les bras et prit parole :

'Mesdames, je ne doute pas que Arès soit indifférent à... vos présents... Cependant je vous demanderais... A toutes... De partir au plus vite. Et surtout, répandez ces mots autour de vous : "Toute âme qui aura la folie, en ce morne après-midi, d'entrer au Temple de la guerre, se retrouvera immédiatement sous la Terre". Ainsi a vu Lenei Noturas, Oracle d'Hadès.'

Lui, en faire une tragèdie classique ? Naoon.... Un peu ? Avec des humains aussi religieux que les Grecs, la mise en scène avait toujours un effet radical. Déjà les dames se pressaient de finir leurs prières et cadeaux, avant de sortir non sans jeter des regards empreints de rancœur ou de crainte au fae. Mais au moins elles seraient en sureté dans leurs maisons. Lenei put faire un tour tranquillement... Les colonnes commençaient à se craqueler à leurs bases. Il y a déjà un moment que cet endroit était en souffrance. Cet après-midi ne ferait que précipiter les évènements prévus par Cronos. Se remettant à l'entrée, Lenei attendit tout potentiel visiteur. Mais il avait confiance en le pouvoir de la rumeur pour que la menace soit entendue.

Et en effet, personne ne vint de la journée, quand les gouttes se mirent à pleuvoir. Pour Lenei, c'était le signe qu'il devait partir, avant que ce ne soit lui le blessé tragique. Marcher dans le vent grandissant devenait de plus en plus délicat, mais il parvint à rejoindre l'étable où il avait déposé son cheval alors que les premiers éclairs balayaient le paysage. C'est auprès de l'animal qu'il resta pour le reste de la journée, protégeant et rassurant la bête. C'est également là qu'il finit par s'assoupir jusqu'au lever du soleil.

Après une pèche en simple petit-déjeuner, l'Oracle retourna au temple. L'air était frais après la tempete d'hier. Et devant lui, le triste spectacle des décombres. Lenei monta les marches, touchant les pierres et colonnes détruites... Mais au moins il n'y avait pas eu les pleurs. Pas une personne n'avait songé défié ce porte-malheur de Noturas. Qui aurait été assez sot pour ça ? Il resta un moment dans les décombres, un frisson dans l'échine. Quelque chose d'autre approchait, et ça le concernait directement pour une fois... Si c'était imprécis, il décida que ce ne devait pas être si grave. Une voix interrompit ses pensées. Il ne l'avait même pas entendu venir, cet homme pourtant bien à coté de lui.


"Bonjour mon cher ! Laissez moi me présenter, je me nomme Tracassin ViveRoche, et je cherchais à vous rencontrer pour vous demander votre assistance concernant un trouble qui m'accable. J'ai bien le plaisir de m'adresser à Monsieur Lenei Noturas ?"

Lenei haussa un sourcil blanc. Venir le voir ? Lui ? C'était sans nul doute un étranger... Même si ça s'entendait aussi de par son accent. La surprise passée un sourire délicat se dessina sur ses lèvres pour répondre à l'inconnu.

"En personne... Monsieur Viveroche. Désolé pour l'état de notre... Lieu de rencontre... Mais ce qui doit arriver se produit toujours. Enfin... En quoi l'humble oracle que je suis peut-il vous aider ?"


En même temps qu'il l'interrogeait, Lenei ne put s'empêcher de repenser au frisson. Etait-ce l'arrivée de ce Tracassin qui l'avait causé ?
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Tracassin HauteVigne
Rumpelstiltskin
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Ven 1 Sep - 19:37
En le voyant sourire, Tracassin décida de pousser son avantage jusqu'au bout, et de tout faire pour gagner la sympathie de son interlocuteur. Ce genre d'opportunités ne se présenterait sans doute pas à nouveau, il comptait bien ne pas la laisser s'échapper. Il se plaça face à Lenei et reprit la parole, d'un air un peu niais et gaie.


"Oui, on m'a mis plus d'une fois en garde contre ce temple quand je suis arrivé, c'est ainsi que j'ai supposé que vous deviez vous y trouver. Je m'attendais à ce qu'il soit dans cet état au vue de la frayeur des locaux qui en parlaient. J'ai d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi les habitants du coin vous craignent à ce point : j'ai cru comprendre qu'ils vous considéraient comme une sorte de maléficien maudissant au hasard divers lieux ou personnes pour attirer sur eux catastrophes et malédictions, alors que de ce que j'ai pu observer vous ne faites que tenter de les aider à surmonter ces problèmes. N'ont-ils donc pas compris depuis le temps que tout ce que vous faites vous le faites pour eux ? Cela m'a paru évident à moi, et c'est pour cela que j'ai pensé venir vous trouver dès que j'ai entendu parler de vous. Mais je parle, je parle, et je m'égare dans mes mots, veuillez m'excuser. Donc où en étais-je ? Ah, oui, la raison de ma venue vers vous."


Il fit mine du dos de la main de chasser la poussière qui se trouvait sur l'une des colonnes écroulée, afin de s'asseoir dessus et de continuer son histoire.


"Et bien je vais être direct : cela fait de nombreuses années que je suis atteint d'une malédiction. Voyez vous, quand j'étais enfant, je devais avoir quelque chose comme huit, neuf ans peut-être, une fée m'a lancé une malédiction. Je ne sais plus exactement pourquoi, j'étais jeune, j'avais sans doute fais une quelconque bêtise de jeune, et la fée l'aura mal pris, mais je n'étais qu'un enfant, un simple gamin des rues qui ne savaient pas encore bien différencier le bien du mal. Je pense qu'une punition était de mise, mais pas une telle malédiction ! Peut-être qu'elle ne voulait que me punir pour un temps, mais malheureusement elle est morte avant que j'ai pu la convaincre de retirer son mauvais sort, et cela fait plus de trente-cinq ans que je porte ce fardeau sur mes épaules.

C'est pour cela que dès que j'ai entendu parler de vous, alors que j'étais en Grèce pour affaire, j'ai voulu vous rencontrer, pour savoir si un oracle tel que vous pouvait m'aider, trouver un moyen, ressentir une vision qui me permettrait de lever cette malédiction. J'ai longtemps chercher à travers l'Europe une occasion comme celle là, et je pourrai me contenter d'un rien, d'un simple indice pour me permettre de poursuivre mes recherches. C'est pourquoi je vous demande, monsieur Noturas, de bien vouloir m'aider si vous en avez le pouvoir. Je pense avoir eu tout le temps de regretter mes actes et de faire pénitence, alors, s'il vous plait, aidez moi à lever ce sort qui m'accable depuis si longtemps.
"


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Lenei Noturas
La banshee
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Sam 9 Sep - 20:05
...Et bien une chose pouvait être dite... Ce M.Viveroche, il aime beaucoup parler. Ca n'arrête pas, au poins que Lenei a presque du mal à le suivre. Enfin, tant mieux me direz-vous, il parlerait très bien pour deux. Donc... Bon, essayons de résumer ce flot de paroles, avec le visage stoique et le sourire affable d'un Lenei attentif.

Tracassin avait donc expliqué son raisonnement pour le retrouver... Ah bah forcément, avec son message dans les villes alentours. Il avait fait parler de lui. Courageux mine de rien le sieur. Il ne craignait pas les messages sombres du fae... En plus du courage il a donc eu l'intelligence de comprendre le don maudit de Noturas que de voir le mal. Ainsi que ses intentions de protection. Que quelqu'un le comprenne enfin et l'accepte tel quel. C'était un vrai plaisir, le genre qui lui donnait envie de quitter la grèce. Peut-être le pays de sieur Viveroche sera plus compréhensif, s'ils sont tous ainsi. D'un geste de la main, Lenei accepte les excuses de son interlocuteur et l'invite à reprendre. Cependant contrairement à lui il préfere rester debout. Question d'habitude (et puis il a les genoux solides).

Ca y est, nous arrivons à l'affaire de l'humain. Qui, assez étonnament, va vite au sujet. Sujet qui détends légèrement Lenei... Une malédiction : voilà ce qui avait donc causé le frisson de Lenei. Ce n'était pas une menace sur sa personne, mais la malédiction approchante. Tout va bien !...Enfin sauf pour ce pauvre diable. Ah ça, quand les fées décident de vous maudire... Lenei a toujours favorisé le don nul ou aucun don plutôt que la malédiction. Et la fée en charge de la malédiction était décédée avant de pouvoir la lever. Tragique destinée... Et excellente raison de venir le voir à la place. Lenei regarde l'homme de haut en bas et hoche la tête.

"Je ne peux... pas dire non à un homme en détresse... Puisque c'est, de base, une malédiction féérique, je peux tenter de la retirer moi-même... Enfin ça c'est assez...Hasardeux."


Les yeux brillants d'un éclat argenté, Lenei passe la main gauche sur celle de son interlocuteur. Aussitôt le rejet magique se ressent dans tout son bras, et il recule immédiatement. Confus il adresse un petit sourire maladroit :

"Désolé... Je crains que ma magie ne soit trop différente pour vous en débarrasser moi-même. Enfin, ce n'est rien... Je devrais quand même pouvoir trouver une solution... Pourriez-vous me tendre...l'autre main ?"


Lenei tends déjà les siennes comme un écueil ou la déposer. Oui, il n'est pas vraiment sur de sa démarche... Le manque d'habitude d'avoir un volontaire. Pour une fois il devait volontairement déclencher une vision... Il priait de tout son cœur Athena pour la lui donner.
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Tracassin HauteVigne
Rumpelstiltskin
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Lun 11 Sep - 9:11
Lorsque Lenei lui toucha la main et que son bras fut pris de violents picotements, Tracassin eut un mouvement de recule et une grimace remplaça son sourire. Il n'aimait décidément pas la douleur, ou en tout cas il ne l'aimait pas quand elle lui était infligée. Quand il l'infligeait aux autres par contre... Il frotta un peu son bras pour faire passer cette étrange sensation, et regarda les mains tendues devant lui, ainsi que le visage du fée. Il ne semblait pas vraiment sur de lui.

Pendant un instant, Tracassin douta de ce qu'il était en train de faire. Peut-être s'était-t'il trompé sur cette personne, peut-être attirait-il vraiment les malheurs ? Et que ce soit vrai ou pas, il devait y avoir si peu de personnes prêtes à venir le voir de la sorte qu'il n'avait sans doute pas beaucoup d'expérience, et ne devait pas savoir quoi faire. Était-il vraiment prêt à prendre ce risque ? Il pourrait peut-être échouer. Voire pire, il pourrait peut-être lui infliger involontairement une seconde malédiction encore plus handicapante. Cela en valait-il vraiment la peine ?


"Vous êtes sur que..."


Mais il se reprit presque aussitôt. Il n'allait pas se défiler, pas maintenant, pas devant ce qui était peut-être la seule chance qu'il aurait jamais de mettre fin à sa malédiction. Si il devait un jour regretter ce choix, qu'il en soit ainsi. On ne vit qu'une fois, que diable, et il espérait bien passer les quelques dizaines d'années qu'il lui restait à l'abri de l'unique menace qu'il voyait planer au dessus de lui. Il souffla donc un grand coup et regarda a nouveau dans les yeux de son interlocuteur, souriant paisiblement.


"Excusez moi mon cher, je ne devrais pas m'effrayer comme cela pour un rien. Vous faites ce que vous pouvez pour aider les autres, alors je me dois de vous faire confiance. Alors s'il vous plait, faites ce que vous pouvez. Tenez, prenez ma main."


Et il plaça avec détermination sa main droite entre celles que Lenei lui tendait, redoutant malgré tout une nouvelle décharge magique dans son bras.


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