Juin 7. Le surnaturel revient au galop – scène finale

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Sam 28 Oct - 20:24
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

La taïga bruissait sous la voûte nocturne le vent, glacial, secouant les conifères, agitant leurs branches qui, à la lueur chiche des étoiles, prenaient la forme de mains squelettiques. Il n'y avait nulle âme qui vive en ces terres, nulle âme humaine hormis celle des voyageurs qui avaient fini par se rendre là poussés par la nécessité de comprendre ce qu'il advenait du monde, désireux d'en modifier le cours pour retrouver un quotidien plus paisible. Ils provenaient de tous horizons, de toutes classes sociales, chacun•e ayant entamé le voyage pour des raisons qui ne regardaient que leur personne. Au-dessus de leurs têtes les étoiles brillaient lointaines et cruelles, observatrices muettes de la scène qui se jouerait là : le dernier acte d'une longue épopée.




La créature surnageait de la taïga tel un titan survenant d'un âge ancien où chaque être vivant n'était que démesuré, où les trolls scandinaves se montraient presque petits. Les voyageurs s'en trouvaient encore loin – il leur faudrait encore presque une heure avant de pouvoir poser la main sur les pattes qui, chacune, équivalait à la taille d'une maison. Mais ils pouvaient la voir cette statue qu'aucun monument ne pouvait défier, ce corps figé depuis un temps incalculable. Comment personne ne l'avait aperçu avant ? C'était là un mystère.

La magie n'avait jamais été autant palpable que jusqu'à maintenant, si présente que chacun•e pouvait en sentir le poids sur son corps tel un vent chaud qui vous clouait sur place. L'atmosphère était surchargé d'une énergie presque électrique. Parmi les étoiles se dessinaient des étoles de couleur, des fragments d'aurores boréales convergeant vers la créature – une manifestation de la magie ?

Le mieux pour s'en assurer était d'avancer et au plus vite car des échos se faisaient entendre aux alentours, échos de la présence de créatures dont les grognements n'auguraient rien de bon.

Précisions

Les tours dureront dix jours sans faute et les posts MJ postés à partir de 22h.

→ Vous allez devoir lancer un dé pour connaître votre sensibilité à la magie. Plus le score sera faible, plus vous aurez des retombées. En dessous de six, vous aurez des retombées négatives comme vertiges, perte de contrôle de vos dons/capacités magiques, etc. Libre à vous de les définir !

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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Mar 31 Oct - 8:13


Event

Juin 07



Ils n’étaient pas seuls.

Les silhouettes convergaient vers le même endroit, vers cette même ombre gigantesque qui officiait là, dans la taïga. Le sac en bandoulière, une main gantée posée sur son grimoire et l’autre accrochée au bras de son fiancé, Ofelia avançait, sereine, vers leur destination finale.

Aujourd’hui, ils sauraient aider la magie ou y laisseraient leur vie mais dans les deux cas, Ils auraient tenté d’accomplir quelque chose de primordial pour leur univers et pour cela, la sorcière de l’hiver n’avait ni peur, ni froid.

Dans sa robe bleue nuit décorée d’étoiles vives et lumineuses elle était un fragment de noël et d’espoir dans toute cette obscurité en tempête, celle qui surplombait leur futur. Elle n’avait plus peur du chat et si ce dernier se tenait, invisible, sur ses talons, sa fourrure éclaboussée de blanc laissait comprendre à quel point sa puissance venait de décroître.

Le chat le sentait : l'orpheline hispano-slave était désormais bien plus que protégée et aimée. Elle était confiante et puissante comme seule une femme et une sorcière pouvait l’être.

« Allons y. Nous devons aider cette créature. La magie est comme une pelote hérissée d’épingles mais je ne sens rien de nefaste à mon encontre. Mon Essence est stable comme le ruisseau longiligne et vif d’une montagne qui dégêle. Je ne perdrai pas le contrôle cette fois. »


Cela glissait en elle sur ses points d’entrée d'âme comme des puits, des sources intarissables de possibilité et de magnificence. Cette énergie qui était venue en aide au Phénix la recouvrait entièrement et faisait désormais partie de sa personnalité.

Et elle sentait sur elle la protection bienfaitrice du phénix, de son enfant, voletant autour d’elle.

« Je te protégerai selon. » Assura-t-elle à Sigmund avant de lui sourire. « Je t’aime. » Et elle aimait leur monde. Elle les défendrait donc coûte que coûte.




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Mer 1 Nov - 17:32
Ils avaient voyagé depuis l'autre bout du monde passant de l'été à l'hiver, et Sigmund avait souri face à cette ironie se demandant si le phénix lui-même aurait souri face à la situation. Engoncé dans son manteau, les doigts repliés, Sigmund percevait le froid comme jamais, chaque souffle charriant sa nuée d'aiguilles qui venaient le piquer. Tout le contraire de Ofelia qui se tenait droite, aussi à l'aise au sein de la taïga que dans les contrées septentrionales de la Scandinavie. Contrairement à ce que laissait présager un premier coup d’œil adressé au couple, c'était bel et bien le fiancé qui s'appuyait sur la sorcière et non l'inverse.

Des silhouettes se dessinaient dans la pénombre qui se tissait devant eux. La chevelure de l'allemand était comme tirée en avant par une main invisible, flamme brillante au sein de la nuit qui éclairait le chemin devant eux, éclairait par à-coups les silhouettes les plus proches.

La créature les surplombait de sa majesté, montagne ancestrale. Sigmund en eut un frisson en la voyant à la fois si proche par sa présence physique, si lointaine de par son esprit probablement endormi.

« Elle est gigantesque... »

La poigne de Ofelia l'empêcha de tomber tandis qu'il avançait lentement, soulevant avec difficulté ses pieds de la neige. Il se sentait fourbu, la glace le congelant de l'intérieur malgré les flammes qui couronnaient sa tête. Celles-là même qui se tendaient à la rencontre de la créature comme pour la happer, rejoindre la sarabande des aurores boréales.

« Je vais avoir besoin de ton aide, mein Liebling. » confessa-t-il en se penchant vers Ofelia entre deux inspirations. « Je ne tiendrais pas et je ne veux pas te blesser... Je crois que... »

Le feu naquit sur sa peau naguère quand sa transformation s'érigeait sous ses yeux hagards. Sigmund se vit devenir torche humaine, les flammes se propageant depuis sa nuque pour descendre sur ses bras, son torse. Il n'en ressentait pas la morsure mais craignit tant pour Ofelia qu'il voulut s'écarter d'un pas d'elle mais craignit qu'elle n'en soit blessée. N'avait-il pas dit que feu et glace pouvaient cohabiter ?

« Je ne te fais pas mal ? » s'enquit-il paniqué.

Au moins la voie leur était présentement bien éclairée. Sigmund était devenu un phare que les autres pouvaient percevoir aisément.


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Hanako Hayashi
La kitsune
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Sam 4 Nov - 19:26

Hanako avait passé un mauvais séjour dans sa chambre pendant le voyage pour aller en Russie. Au plus elle s'approchait de l'endroit donnée par le journal de Shikoba, au plus elle se sentait mal, comme si la magie en elle n'arrivait pas à rester en elle, comme si elle débordait de son réceptacle. Ce qui rendait sa sorcellerie quasiment inutilisable sauf si on voulait prendre le risque de reproduire à nouveau les événements qui avaient eu lieu au Japon.

Hanako n'utiliserait aucune de ses sorcelleries pour le moment sauf en cas de dernier recours. Elle aurait sûrement déjà assez à faire avec sa nature hybride et son don qui pouvait se manifester contre son grès. Ce ne serait pas la première fois après tout.

Bien vite le petit groupe avait posé pied sur les terres glacées de la Sibérie. Enfin poser pied était un bien grand mot quand on lévite dans les airs grâce à des chaussures magiques. Qui, contrairement, à la renarde n'avaient pas l'air affectées par les tumultes de la magie. Car la renarde était prise de douleurs un peu partout dans son corps de la pointe des oreilles à la pointe de chacune de ses queues qui ne voulaient, décidément, pas du tout lui obéir.

— Nous devrions nous dépêcher. Je sens que la magie va finir par me faire perdre tous mes moyens. Elle a l'air bien plus dense par ici.

Hanako avait vraiment du mal à contenir son instinct animal. Elle était tellement concentrée sur la chose que contenait le pouvoir de ses queues. Ces dernières vacillaient entre forte chaleur et certains poils qui se transformaient légèrement en flammes.

Hanako avait au moins son ombrelle épée en cas de gros coup de froid, le don que le Gardien avait donné à cet objet. Mais pour le moment un tour de repérage ne serait pas du luxe. Elle était actuellement en tête de file et n’était pas vraiment d'humeur à recevoir un quelconque ordre de qui que ce soit.

Mais le destin n'avait pas que réservé de mauvais tours pour la renarde. Elle aperçut au loin une bien jolie petite frimousse qu'elle n'avait pas vu depuis bien longtemps. Hanako avança dans les airs faisant signe au reste du groupe de la suivre, enfin s'il en avait envie. Hanako descendit littéralement des cieux pour arriver devant l'homme et la jeune femme qu'elle connaissait sous le nom d'Ofelia Klaus sorcière de l’hiver.

— Voilà quelque temps que je ne vous avais pas revue Ofelia Klaus sorcière de l’hiver. Vous êtes toujours aussi charmante à ce que je vois.

Par réflexe les queues d'Hanako voulaient caresser la jeune fille, mais allez savoir si l'homme a côté d'elle avait une influence ou non. Mais les queues d'Hanako crépitaient de plus en plus de flammes et toutes les neuf en cœur. Elle devrait se passer de caresses velues, bien que son instinct animal prenait doucement le dessus sur elle, lui criait que cet homme ne laisserait sûrement pas faire la renarde. Après toute la jeune sorcière avait sur elle l'odeur de cet homme...


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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Sam 4 Nov - 23:37
Orendi adorait les souliers que Muffet avait trouvé au sein des affaires de Shikoba, et encore le verbe était faible. Dès qu'ils avaient rejoint le navire des Renégats la Russe s'en était chaussé, s'amusant à voyager de la proue à la poupe sans toucher le sol. Elle riait de cet exploit comme une gamine heureuse de son cadeau de Noël. Liliana l'avait observé faire avant de se retrancher dans un recoin de la réserve, là où elle sentait le moins le roulis du navire volant. Les défaillances magiques la touchaient de plein fouet, la sorcière roumaine, et seul le retranchement dans l'obscurité lui permettait de tenir le coup.

Orendi n'en avait eu cure emportant Muffet dans ses jeux dont l'un revenait à voler aussi haut que le nid de pie qui juchait le sommet du grand mat. Il fallut les imprécations de Reyna, et que la Valkyrie grimpa elle-même, pour que la Russe consentit à cesser ses escapades et les limita au dortoir et, encore, hors des heures de repos. Personne ne voulait se recevoir un coup de pied ou se faire renverser de son hamac.

L’atterrissage en Sibérie permit à Orendi de se dégourdir les jambes, non sans claquer des dents face au froid qui la frappa de sa dureté de glaçon tranchant. La Russe s'était emmitouflée dans une peau de loup – dégotée à prix raisonnable au marché noir – pour se garder de la chaleur corporelle. Constatant qu'il faisait plus froid dans les hauteurs, la Russe voletait en boucles, alternant la hauteur de son vol pour ne pas geler, tout en tâchant de voir au mieux son environnement.

La brusque avancée de Hanako lui annonça que la sorcière asiatique avait aperçu quelque chose – ou quelqu'un comme lui prouva la vue d'un duo tandis qu'elle rejoignait l'hybride. Enfin il lui fallut mener quelques loopings supplémentaires pour mieux discerner la figure humanoïde au sein du brasier qui se consumait là et faisait fondre la neige alentour.

« C'est ça les combustions spontanées ? » qu'elle demanda à la cantonade, se questionnant aussi bien elle-même que toute oreille proche. « Z'avez pas trop chaud ? J'aurais du ramener de la viande à griller. Au moins si j'ai froid, j' me collerais à vous. Sauf si la dame est avec vous, chuis pour la paix des ménages ! »

Laissant Hanako deviser avec la demoiselle – Ofelia de son petit nom de ce qu'elle entendait – Orendi héla derrière elle Muffet et Sigfried, accompagnant son appel de grands mouvements de bras.

« V'nez donc. On a trouvé du monde ! »

Trouvant que les interpellés n'allaient pas assez vite à son goût, la sorcière poussa sur ses pieds pour aller à leur rencontre. Et décolla – littéralement. Loin d'avancer droit devant elle, la Russe se retrouva à filer en hauteur comme si un vent la poussait dans le dos. Orendi battit des bras, des jambes mais elle se sentit emportée par une force inconnue. Jurant en russe, insultant sa mère et les générations précédentes, Orendi fila loin, très loin – droit vers la créature.



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Lun 6 Nov - 22:41
Nous avions aimé la Russie, nous étions destinés à adorer la Sibérie. Le vent glacial nous malmène et nous gèle sans compter la magie qui semble en affecter plus d'un. Mes sens dans ce domaine sont loin d'avoir la finesse de ceux de mes compagnes de voyage cependant, je peux percevoir cette étrange électricité qui semble crépiter dans l'air. Je plains la renarde que je vois souffrir de la magie trop importante autour de nous. Je sais pertinemment qu'elle n'appréciera aucune aide ni même compassion d'une personne extérieure aussi ai-je respecté son besoin d'isolement au cours de notre trajet et je veille à ne pas l'importuner alors que nous avançons par la voie des airs.

Ces chaussures sont véritablement formidables. Je me suis permis de m'entraîner un peu avec pendant la traversée, seulement au calme, ne tenant pas à pousser à bout la patience des Renégats déjà bien éprouvée par les figures de voltige de la demoiselle Orendi.

Nous avançons donc dans le froid. La silhouette immense se dessine devant nous, nimbée dans la lumière des aurores boréales. Je dois l'admettre, le spectacle a quelque chose de grandiose. Si la situation n'était pas ce qu'elle était, j'aurais prit plaisir à l'apprécier plus pleinement. La créature endormie a quelque chose de fascinant. Qu'a-t-elle vu ? Comment était le monde à l'âge où elle foulait cette terre ? D'autres questions me viennent... Pourquoi le Gardien s'est-il trouvé prisonnier ainsi ? Est-elle à l'origine de ce qui lui est arrivé ? à moins qu'une quelconque malice tapie dans les jardins aie profité de la faiblesse de l'être fabuleux ? Peut-être plus important encore, quoi que nous fassions, qu'adviendra-t-il ? Quel visage prendra le monde si un être d'une telle puissance se lève ? Et nous, minuscules fourmis venues au chevet du géant, comment pourrons nous l'aider ? Comment pourrons nous ramener un peu de stabilité dans tout cela ?

Mes pensées sont interrompues par la renarde qui file vers le sol, en direction d'un point de lumière. Nous la suivons, Orendi en tête. Décidément on croirait que cette excursion aérienne ressemble à des vacances pour la petite sorcière. Alors que nous approchons, nous distinguons deux personnages. Une jeune femme dont le maintien dégage une belle aura comme si l'Hiver ici lui était favorable et que la neige et le froid l'accueillaient en leur sein comme un palais accueillerait sa reine. La seconde silhouette auréolée de flammes est plus difficile à discerner. Je devine que la magie n'est pas étrangère à l'état de cet homme. L'hybride renarde semble les connaître, tant mieux, nous aurons sûrement de nouveaux alliés grâce à eux. De plus, ils ont peut-être des informations que nous n'avons pas.

« V'nez donc. On a trouvé du monde ! »

Orendi nous fait de grands gestes pour que nous nous hâtions. Elle prend alors son élan semblant vouloir nous rejoindre et il me semble voir que la situation lui échappe totalement. Elle décolle comme une flèche et file en direction de la créature, comme poussée par une force invisible. Le spectacle de la sorcière au bras multiples s'agitant comme une poupée de chiffon emportée par les vents a quelque chose de grotesque.

Je ne peux pas la laisser comme ça. Nul ne sait comment sont les choses près de la créature, ni ce qui nous y attend. Seule, la petite sorcière risque d'y laisser des plumes. Non pas que je doute de ses capacités mais se crasher sur le titan qui nous fait face me paraît peu judicieux pour survivre.

Je m'élance alors, songeant que la petite Chibi viendra avec moi aider son amie, et à ma grande surprise les souliers répondent comme jamais à ma sollicitation. Je file donc à toute allure en direction de la silhouette gesticulante. La vitesse a quelque chose de grisant. Le vent glacé qui hurle autour de moi, siffle et tente de me malmener. Une folle chevauchée peut procurer une sensation similaire sans pour autant parvenir à l'égaler totalement.
Je parviens à la hauteur de la petite sorcière et parvient à l'attraper par un bras, lequel c'est une excellente question, et la ramène vers moi, freinant sa course folle de toutes mes forces.

Nous faisons une glissade aérienne en tournoyant sur plusieurs mètres, emportés par notre élan à tous deux mais nous réussissons à stabiliser notre vol. Ce n'est qu'une fois que nous sommes arrêtés et que la situation semble sous contrôle que je réalise un détail qui dans le feu de l'action m'a échappé... la petite araignée ne semble pas m'avoir suivi et je suis seul avec la petite sorcière. Je décide de faire abstraction de ce détail même si je sais que la demoiselle Orendi ne manquera pas l'occasion de noter mon élan pour la sauver et la désertion de son amie. Je réprime un soupir et me résigne à subir les moqueries de la sorcière.

- Si vous allez bien, nous devrions rejoindre les autres, dis-je.

Je garde le bras que je tiens et prends le chemin inverse pour retrouver les autres. Je sais, ce n'est pas très galant mais je n'ai pas particulièrement envie de devoir rattraper un second météore à quatre bras.
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C. Muffet
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C. Muffet
Mar 7 Nov - 21:18
Le voyage retour avait été... étrange. C'est sans un bruit et docilement que j'étais monté sur le nekobus, la tête pleine de pensées dont le bourdonnement m’hébétait. J'avais machinalement suivi les autres, aidant la renarde quand elle le désirait. Contrairement à la dernière fois cependant, je ne l'avais pas suivie dans sa chambre. Il fallait que je réfléchisse. À elle. À nous.

C'est une Orendi surexcitée qui m'avait tirée de son hamac sur lequel je me balançais lentement. Dans un premier temps, je m'étais contentée d'observer Ori faire des pirouettes autour du mât, toujours aussi préoccupée. Il avait fallut un coup de pied en pleine tête - un "accident" selon ses dires - pour me remettre les idées en place. Je l'avais poursuivi pendant une bonne dizaine de minutes avant de me mettre aussi à faire des figures dans les airs. Il y avait bien évidemment eu quelqu'un pour nous remettre sur terre, mais nous avions eu le temps de nous amuser. J'avais dormi sur un bout du hamac de la sorcière, peu regardante sur l'endroit où je devais dormir que j'étais.

Le temps était passé vite et maintenant... Je...

Le spectacle de la créature me laisse bouche bée quelques secondes. Elle est si majestueuse et gorgée de magie qu'il ne me viendrait ne serait-ce pas une seconde à l'esprit que nous ayons à la tuer. Un hurlement lointain déchire le court silence qui s'était installé et je me fais la réflexion que je devrais peut-être penser à la sécurité de notre groupe plutôt qu'à celle d'une montagne. Je fais un léger bond et avance en rasant le sol, observant la petite sorcière qui a pris de l'avance et reviens déjà vers nous. Je l'entends parler d'un groupe quand soudain... Elle s'envole. Mais plus à la façon d'un boulet de canon que l'oiseau de proie qu'elle semblait imiter auparavant. J'éclate de rire en la voyant partir d'un coup, ce qui ne fait que s'intensifier quand son preux chevalier se lance à sa rescousse. Le rire passé, je retourne en direction d'Hanako pour m'apercevoir que celle-ci a rejoint un autre groupe. Et à moins que ceux-ci soient le fruit d'une énorme coïncidence, ils sont probablement là pour les mêmes raisons. J'arrive à hauteur de la renarde quand celle-ci fait mention d'un nom que je connais très bien. Klaus. J'en déduis qu'étant donné que la famille est à exclure - paix à leurs âmes - la femme qui se tient devant moi doit probablement être une de ses orphelines. Impossible évidemment d'en être sûre, elle pourrait n'être qu'une personne avec ce nom, mais la combinaison de facteurs - magie, neige et jeune âge - me laisse penser que je dois avoir raison. Je laisse les présentations tactiles d'Hanako se terminer (non sans une pointe de jalousie) et finit par me présenter avec une révérence à Ofelia et une par politesse à l'homme qui l'accompagne.

"Je m'appelle Muffet, enchantée. Je suppose que vous êtes ici pour les mêmes raisons que nous?"

Sauver le monde d'un chaos magique qui ne fait qu'empirer. Je me retiens de dire cette partie et préfère plutôt attendre une confirmation de leur part. Une fois celle-ci faite, je me permets de donner deux des paires de chaussures volante qui nous restent, sorties tout droit d'un petit sac à dos que je porte exceptionnellement aujourd'hui, en plus d'un manteau matelassé qui a des faux airs d'armure. Je n'ai pas spécialement envie de répéter nos aventures en Russie.

"Ces chaussures vous permettront de voler."
Je pose les deux paires sur le sol près d'eux, n'ayant pas spécialement envie de prendre feu. "Il est possible qu'elles soient affectées par la magie mais elles permettent de voyager bien plus vite, surtout dans ces conditions."
Je laisse le soin à Hanako de leur expliquer le reste, étant donné qu'elle semble familière avec Ofelia. Quelque chose me dit que son "père" n'est pas au courant de cette relation, sans quoi ils auraient sûrement beaucoup de choses à se dire.
Du coin de l'oeil, je vois Sigfried et Orendi revenir et, dans le dos de la renarde pour que les autres ne me voient pas, je forme des cœurs avec mes mains en direction de ma jumelle, avec un rire moqueur silencieux. Elle va me détester.
C. Muffet
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 7 Nov - 22:00
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Souvenez-vous des glapissements que vous perceviez lors de votre avancée, de ces bruissements qui annonçaient la présence de créatures au sein des broussailles. Souvenez-vous que vous n'êtes pas seuls et que la créature ancestrale, statufiée, n'est pas l'unique danger. Elle en est simplement l'épicentre et, phare vous guidant au sein de la pénombre nocturne, vous empêche d'observer autour de vous. Trop focalisés sur votre objectif, vous ne les voyez pas qui se rapprochent sensiblement de vous.

Jusqu'au moment où il fut trop tard pour leur échapper.

Lucioles électriques, ampoules douées de vie, les Riotz tournait au-dessus de vos têtes. Véritable essaim étincelant s'étirant en une guirlande lumineuse et dénuée de fin, ils se ruèrent sur vous dans un vrombissement métallique. Tout aussi victimes que vous de cette magie palpitante, aveuglés par la douleur, ils fonçaient, s'agglutinaient à vos corps. De leurs dents minuscules ils tentèrent de vous pincer là où la peau s'offrait, les plus hardis se glissant sous vos vêtements.

À vos pieds ce fut une troupe tout autre qui rejoignit la fête. De la taille d'un poing, des boules d'herbe et de foin semblaient plus rouler que marcher pour vous rejoindre. Des bras malingres tendaient des piques fines comme des aiguilles. Les Tipois, créatures dociles mais soudainement devenues plus guerrières qu'un Scandinave abreuvé d'alcool, tentèrent de grimper le long de vos jambes. Certains entreprenaient même de détricoter vos pulls et écharpes.

Ne prenez aucun de ces ennemis à la légère. Leur petite taille est largement compensé par le nombre.

Précisions

Prochain tour le 17 novembre à 22 h.

→ Vous pouvez retrouver une description complète des Tipois et Riotz dans le bestiaire.

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Orendi
La fille des brigands
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Mar 7 Nov - 23:52
Pendant que son corps filait vers la créature statufiée comme si elle subissait un flux magnétique, Orendi cherchait un moyen de s'y soustraire. Une migraine lancinante lui cisailla l'esprit, se mua en barre de fer entre ses sourcils. La Russe grinça des dents. Une de ses mains se porta là où elle avait glissé sa craie, hésitante à l'idée de l'utiliser, craignant bien trop le retour de bâton. La magie lui échappait, elle le sentait. La situation lui rappelait bien trop cette fois-là où, penchée auprès du puits, elle était tombée dedans, tout son corps absorbant un flux bien trop important de magie pour s'y habituer, y laissant des séquelles, presque la vie.

Oh merde, j' vais mourir.

Deux de ses mains se saisirent de dagues attendant le choc ou l'arrivée inopinée d'un ennemi.

On ne pourra pas dire que j' me suis pas battue avant d' crev-Hey !

Quelqu'un venait de la saisir par son troisième bras. Orendi balaya l'air de sa lame, réflexe acquis par des années de vie commune auprès de brigands. Quand on se trouvait être l'unique femme de la troupe, on se devait de connaître quelques astuces pour éviter toute approche intempestive. Chance pour Sigfried, la lame ne l'atteignit pas – il fallut en remercier les chaussures ensorcelées qui avaient fait basculer Orendi dérivant sa portée. Reconnaissant l'homme qui la tirait derrière lui, la mercenaire claironna.

« J'ai l'air de cracher mes poumons, blondin ? Me confonds pas avec tes princesses du pays du chocolat là. »

Au moins il avait évité le baise-main ou de la porter telle une mariée. L'un comme l'autre, Orendi aurait eu de mauvais réflexes, là encore conditionnées par une vie d'aventurière. Non pas que blesser quelqu'un la dérangea, une cicatrice ça avait son charme, mais elle préférait éviter d'ajouter un énième incident diplomatique à sa liste de méfaits. Refoulant ses lames, Orendi grinça un « 'Fin merci hein » qui semblait lui briser les cordes vocales.

Voyant Muffet exécuter des gestes en sa direction, Orendi plissa les yeux pour mieux voir. Comprenant ce que la Scandinave exécutait à son encontre, la sorcière s'extirpa de la poigne du roi helvétique pour filer droit vers l'hybride. Arrivant à sa portée, la sorcière lui donna une taloche sur la main.

« C'est lui qui a des vues sur moi, pas moi. » se crut-elle bon d'expliquer. « J' fais pas dans l' riche moi. Ça demande trop d' frais d'entretiens. »

Retrouvant la terre ferme, la Russe écouta les verbiages qui pouvaient bien s'échanger entre les différents protagonistes. Il fallait espérer que l'un d'eux eut une idée de comment réparer tous ces dégâts causés par la magie de la créature. Orendi avait bien songer à colmater les brèches, si fissures il y avait sur la statue mais préféra taire l'idée. Elle pourrait toujours la proposer en dernier recours. Du bout des ongles la sorcière se gratta derrière l'oreille, certaine d'avoir senti une puce la mordre. Elle ne sentit que des poils.

Wouh je devrais demander à Rayne de me couper les tifs.

Croisant les bras, Orendi patienta le temps que quelqu'un décida d'amener le groupe vers la créature. Une aiguille lui piqua la jambe comme si une créature avait su se glisser sous la peau de loup dans laquelle elle s'était emmitouflée. La Russe tapa du pied pour déloger l'intrus et vit alors la marée grouillante de Tipois qui se ruait à leur encontre, tapis mouvant de broussailles armées d'aiguilles.

« Faites gaffe on a la horde de Lilliputiens qui nous fonce dans l' lard ! » cria Orendi à la cantonade.

Levant le pied, elle l'abattit au sein de la masse mais les Tipois se jetèrent sur le côté pour éviter l'impact et se ruèrent à l'assaut de ses jambes. Quatre mains tentèrent de balayer la vague qui menaçait d'engloutir la mercenaire. Ouvrant la bouche pour crier sa colère, Orendi dévoila des crocs. La peau de loup se colla à son épiderme, un poil dru et gris recouvrant promptement son corps. La peau de loup la possédait, galvanisée par la magie ambiante.

Perdant pied, happée par l'instinct animal qui la consumait, Orendi se mit à claquer des mâchoires, tentant de mordre tous ceux qui l'approchaient – ennemis comme alliés.

Juste pour info:
 



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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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Mer 8 Nov - 10:15


Event

Juin 07



Soutenant Sigmund malgré la chaleur agressive de ses flammes, Ofelia fit tout de même volte-face à l’appel d’une voix familière qui lui arracha un sourire enthousiaste. Depuis son départ d'Emerald, le souvenir de la renarde s'était étoilée, balayant son malaise primaire pour ses contacts et appels langoureux.

« Hanako, vous ici ! » Mais bien évidemment les être de magie les plus puissants de ce monde se devaient d’être au rendez vous pour cette bataille finale. Ofelia comptait pourtant sur sa magie pour tenter de délivrer l’être à l’origine de ce chaos mais sans grand espoir.

Caressant le bras de Sigmund, manquant presque de se blesser, elle offrit à la japonaise un visage d’un bonheur et d’une paix absolue. La jeune orpheline avait changé, se débarrassant de son malaise et de ses craintes comme d’un vieux manteau trop lourd. Et saluant d’un signe de tête chacun des nouveau arrivants, tourna cette dernière pour suivre le vol catastrophique de l’une des membres de cette épopée, presque aussitôt attrapée par un inconnu digne d’un dandy.

Quel drôle de spectacle.

« Je suis la fille de Nikolas Klaus et voici mon fiancé, Sigmund Rammsteiner. Nous sommes effectivement présent pour ramener la magie à sa stabilité primmordiale. Mon fi- le phénix nous envoie. »

Hélas le temps n’était pas non plus aux présentations cordiales et entendant la clameur approcher, Ofelia retrouva toute sa vivacité, enfilant rapidement les bottes de vol que l'étrange créature arachnéique venait de leur fournir.

« Faites attention à vous tous ! » Hurla-t-elle dans la bise avant de poser plus durement la main sur son grimoire. La petite créature un rien lupine avait vu juste : des liliputiens venaient de débarquer en nombre pour freiner leur entreprise

« פסגות קרח ! »

Malheureusement, les pics de glaces qui surgirent à sa commande ne furent pas plus solide que la neige dont ils étaient issus. Friables et cassants ils se désagrégèrent d’eux-mêmes avant même que les liliputiens ne les atteignent.

Et à nouveau craintive, Ofelia claqua des talons pour s’envoler plus en retrait, observant Sigmund tout en préparant ses boules de noël.

La bataille allait s’avérer importante.






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Hanako Hayashi
La kitsune
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Ven 10 Nov - 19:11
La jeune sorcière était différente depuis leur première et seule rencontre chez la sorcière Muller. Elle était plus sûre d'elle, une belle jeune fille qui rayonnait, une jeune fille avec qui elle s’entretiendrait bien, une jeune fille fiancée...Voila qui gâchait plutôt bien le tableau, mais après tout cela était une norme. Mais quel dommage qu'elle se soit entichée d'un homme, bien que cela ne faisait aucun doute que c’était cela même qui lui avait donné cette éclat de pureté.

— Nous ici en effet. Et c'est avec un plaisir dont je me retiendrais de montrer par égard pour votre fiancé. Votre père Monsieur Klaus doit être ravi de voir sa ravissante fille ainsi progresser sur le chemin de la vie.

Et aussi car le moindre faux pas avec ses queues pourrait faire en sorte que la jeune sorcière de l’hiver pourrait ressembler à son fiancé, c'est à dire une torche humain ou un hybride feu, mais sans le côté hybride.

— Nous espérons que monsieur Rammsteiner...

« … sait la chance qu'il a. »
Mais la renarde ne put finir sa phrase qu'une horde de créatures rendues folles par la magie environnante se mit à charger en leur direction. Ce fut, d'ailleurs, à ce moment là que Hanako aperçut le retour de certains compagnons qu'elle préféra ne pas présenter par soucis de couverture.

La première à agir pour contrer cette invasion, aussi grande que ridicule aux yeux de la renarde, fut la demoiselle de l'hiver (elle n’était pas encore madame après tout). Mais il était difficile de dire si elle avait juste mal maîtrisé sa magie, ou si cette dernière avait tout simplement était perturbée par la créature géante et immobile.

Hanako allait essayer de prendre les choses en main. Ce qui était difficile c’était le choix de la magie. Mais sa sorcellerie avait, à son grand plaisir, déjà causé pas mal de troubles au Japon, et elle n'avait pas envie qu'un des deux homme ici présent soit sous son charme. Oh que non.

Restait donc le feu, ce feu qu'elle utilisait depuis qu'elle était petite. Elle le maîtrisait bien et l'avait déjà prouvé plus d'une fois comme dans cette auberge avec ses sœurs et son petit frère à qui elle avait laissé un souvenir pour le restant de ses jours.

Du coup la renarde avait choisi de miser sur ses acquis et, après avoir inspiré profondément, elle se plaça devant Ofelia lui offrant un ravisant sourire et un coup d’œil à ce que pouvait faire Muffet. La renarde laissa la magie la traverser. Elle laissa cette chose incontrôlable emplir ses neuf queues de magie, ce qui eut pour conséquence de voir neuf flammes grandir de plus en plus et devenir aussi fortes que l'homme feu allemand ou un brasier brûlant des forets.

Hanako avait du mal à supporter la chaleur. Seules ses queues étaient protégées contre le feu et la chaleur, pas son corps. Il y avait même des morceaux de ses vêtements qui commençaient à brûler. Par le prix d'une énorme concentration pour reprendre le contrôle de ses queues, Hanako balaya ses queues qui lancèrent des flammes vers le ciel.

— Tous à terre ! À part l'hybride feu.

Pourquoi à part lui ? Car il ne craignait rien normalement et que ce serait une revanche pour lui avoir volé une potentielle jeune fille qu'elle aurait voulu dans son temple. Ne maîtrisant pas totalement ce qu'elle venait de faire Hanako n'avait pas pu voir si elle avait vraiment touché des créatures aériennes. Mais une chose était sûre : au sol elle avait fait chou blanc.

Hanako regarda comment se portait le petit monde autour d'elle. Une personne l’inquiétait de plus en plus en la personne de la petite sorcière des flammes qui avait de plus en plus des poils qui lui poussaient un peu partout sur le corps. Il faudrait qu'elle examine cela mais elle devait reprendre un peu de force pour le moment.

— Comment vous portez vous tous ? Et surtout vous petite sorcière des flamme Orendi.


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Sam 11 Nov - 19:49
Nombreux furent les nouveaux arrivants, visages complètement inconnus pour Sigmund qui ne retrouva aucune connaissance au sein de chacun de ces faciès. La dénommée Hanako (Sigmund était incapable de déceler si c'était là son nom ou son prénom) exprimait une familiarité envers Ofelia à laquelle la sorcière d'hiver n'opposa aucune résistance. Peut-être faisait-elle partie de ce sabbat dont Ofelia lui avait touché deux mots. Elle avait énuméré plusieurs noms mais, à son grand regret, Sigmund n'avait guère réussi à en retenir un seul, ou très vaguement. Lorsque mention fut faite de Nikolas Klaus, père de Ofelia, Sigmund se permit de s'immiscer dans la conversation.

« Nous devons le voir justement... Après tout cela. » L'Allemand désigna, d'un geste de la main, ce qui les entourait, cette mission qui semblait tous les réunir là.

La fin de la magie passait prioritaire sur une demande de mariage en bonne et due forme.

Une hybride araignée vint auprès d'eux pour leur apporter des souliers que Sigmund saisit entre ses mains, les dents serrées, craignant qu'elles ne s'enflamment. Mais, miracle, elles demeurèrent entières. Se baissant l'homme entreprit de les nouer à la place de ses souliers tout en tenant deux mots avec l'hybride à la peau violacée.

« Merci... Madame ? » hasarda-t-il de peur de se tromper, se fiant à la voix aiguë, l'épais manteau masquant si bien le corps que l'hybride semblait nager dedans. « Ces chaussures sont à vous ? Pratiques. Sans vouloir être trop curieux... Comment êtes-vous venus ici ? Comme l'a dit ma fiancée, nous avons été mandaté par le phénix mais vous ? »

Sigmund ne pouvait s'empêcher de craindre de potentiels anti-magie qui, comme au Brésil, venaient s'en prendre aux créatures de magie pour en annihiler l'existence même. Néanmoins l'Allemand devrait repousser ces interrogations à plus tard. Tipois et Riotz en furie fonçaient sur eux les attaquant à vue. L'Allemand tenta bien de s'envoler mais s'envola à peine, l'équivalent d'un bond, avant d'atterrir sur le sol, basculant sur le dos.

Il put voir Ofelia foncer dans les airs, ses mains emplies de boules de Noêl avec, à ses côtés, Hanako qui brillait aussi violemment que lui, auréolée de flammes. Son cri se répercuta dans ses oreilles tandis que les flammes se ruaient dans les airs. L'Allemand put voir des Riotz tomber, proprement grillés, poussant des couinements de douleur.

« Désolé... » s'excusa-t-il auprès d'eux, se doutant bien que, dans toute autre situation, ces créatures ne leur auraient causé aucun mal.

Se remettant debout, Sigmund frappa le sol de ses pieds et réussit son décollage. Brassant l'air de ses bras, l'homme progressa dans son ascension jusqu'à atteindre les deux sorcières.

« On devrait... aller vers la créature... » souffla-t-il entre deux inspirations. « J'ai eu de la chance les Tipois ne m'ont rien fait... Il faut remercier mes flammes. » Et Sigmund eut un rire bref, riant de sa propre nature. « Orendi c'est... elle ? » questionna-t-il en désignant, du doigt, la Russe qui mordait les créatures à pleines dents. « Si je m'en occupe je risque de la brûler et je ne pense pas que ce soit une bonne idée, vu son état.  Après... »

L'Allemand extirpa d'une poche de sa veste un flacon qu'il agita entre ses doigts faisant miroiter le flot incarnat.

« J'ai du Sérum de vampire. Cela vous soigne si vous absorbez du sang. Si jamais... »

Même si utiliser un tel produit le répugnait – il n'avait jamais aimé le sang.


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Lun 13 Nov - 22:16
Les princesses voilà bien longtemps que j'ai apprit à les laisser là où elles étaient, mes compagnons de route en revanche je préfère les garder en vie. Voilà la réponse qui me vient à l'esprit mais je m'abstiens toutefois d'en faire part à la petite sorcière des flammes.

Nous rejoignons le groupe et la demoiselle Orendi fonce sur sa camarade arachnéenne pour lui faire cesser illico ses enfantillages. Je préfère ne pas relever, ce n'est pas vraiment le moment et je dois avouer que mes préoccupations sont à des années lumières de là. Enfin, pas vraiment... leur objet est bien visible devant nous.

Je me glisse dans la conversation en saluant le couple dont la renarde semble connaître la jeune demoiselle. J'ignore quelle attitude adopter puisque la dame Hanako ne nous présente pas comme sa suite. Je reste neutre en me présentant à mon tour mais me permets de répondre à l'homme enflammé.

- Le Gardien que nous avons été trouvé en Russie nous a mis sur cette piste, notre périple nous a mené jusqu'au Japon où un hybride ami du Gardien du nom de Shikoba nous a indiqué le lieu à l'origine de tout ceci. Le Gardien était à bout de force, le Phénix a-t-il subi les mêmes tracas ?

Il me semble avoir lu dans les journaux qu'au Canada, l'oiseau pris de furie avait fait des ravages. J'aimerai connaître l'origine d'une telle ire et suis curieux de pouvoir discuter un peu plus avec ce couple dont il émane une grande force. Malheureusement, les discussions sont interrompues par une marée de minuscules créatures qui nous fonce dessus accompagnée d'un essaim de lucioles électriques qui fond du ciel sur nous.

Alors que la renarde embrase ses neufs queues, je ramasse un morceau de bois bien abîmé et tente de l'enflammer dans le brasier vulpin. Les flammes aideront peut-être à repousser l'étrange marée qui s'avance sur nous. Dans le même temps, j'aperçois la petite sorcière des flammes subir une étrange transformation. Elle semble se couvrir de poils et claque des mâchoires férocement. Cela n'est pas sans me rappeler quelques souvenirs. Les flammes ne prennent pas sur le maigre morceau de bois qui se casse. Je n'ai qu'à peine le temps de me baisser alors que les flammes s'envolent vers le ciel, foudroyant les lucioles sur leur passage.

Je ne suis pas certain que la sorcière des flammes Orendi soit en mesure de répondre à la renarde.

- Je crois qu'elle est actuellement furieuse.

Du moins c'est ce que les mâchoires et leur claquement menaçant sur à peu près tout ce qui bouge laissent entendre sans compter le grondement sourd qui s'échappe de la gorge de la petite sorcière. L'homme enflammé finit par décoller à son tour. Il s'inquiète de l'état de la demoiselle Orendi et de ce qu'il va falloir en faire. En effet son état à lui risque d'être dangereux pour la sorcière des flammes.

Vu son état et le fait que l'hybride araignée semble occupée à repousser l'ennemi, je ne vois pas la laisser au sol derrière nous. J'ai conscience qu'elle ne va pas apprécier du tout ce que je vais faire, j'ai encore plus conscience du fait que je risque de me faire mordre mais tâche d'espérer que mes habits et l'épais manteau que je porte seront suffisants pour atténuer la morsure.

Je rentre ma main gauche dans la manche de mon manteau, mieux vaut ne pas la laisser à portée de mâchoire et passe derrière la demoiselle devenue grand méchant loup pour la saisir. De front, j'ai bien conscience que je ne pourrais pas approcher du tout.

Dans l'idée cela semblait simple... non vraiment. Je l'attrapais et la maintenais de sorte à ce qu'elle ne se retourne pas contre moi, au pire elle pouvait saisir mon bras gauche au moins ça aurait occupé ses mâchoires pour le vol, puis je devais taper des talons pour prendre mon envol. En soi, cela n'avait rien de compliqué.

Sauf que rien ne s'est passé comme prévu hormis une chose, le fait que la demoiselle Orendi morde sauvagement mon bras gauche. L'étau de ses crocs est toutefois bien plus puissant que je ne l'imaginais et une vive douleur remonte le long de mon bras. Je me prends à penser que sans l'épaisseur du manteau et des vêtements en dessous, la morsure serait redoutable.
Quant au reste et bien, j'ai beau tenter de prendre mon envol, les souliers refusent de décoller du sol et ce sans compter sur la petite sorcière qui secoue violemment la tête au risque de me briser les os. Je tente de me dégager, essayant désespérément de m'envoler.

C'est alors que les souliers se décident enfin à obtempérer, du moins c'est que je crois l'espace d'une seconde, avant qu'ils ne me fassent perdre l'équilibre, me faisant voler à ras du sol. La petite sorcière me lâche arrachant un beau morceau de manche au passage. Je percute quelque chose dans ce fouillis puis je sens que je m'élève, balloté par des vents invisibles qui m'entraînent toujours plus haut et vers la créature. Je tente désespérément de reprendre le contrôle et de me stabiliser mais les voltiges que me font exécuter les souliers, me secouant en tous sens, me donnent la nausée. Je crois que cette fois ci, il va me falloir beaucoup de chance.
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 17 Nov - 21:59
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Chacun.e combat courageusement usant des moyens en sa disposition pour repousser ces créatures qui, aveuglées par la magie qui leur monte à la tête, ne distinguent plus amis ou ennemis – à l'image de Orendi dont l'esprit bat campagne, loin quelque part. Néanmoins, dans sa fureur, la sorcière a mastiqué plus d'un Tipois ne laissant que des brins d'herbe et des bouts de bois sur son sillage. L'intervention de Sigfried empêche les survivants de venger la mort de leur compagnon tombé au champ d'honneur.

Les flammes de Hanako ont brûlé plus d'un Riotz. Néanmoins ce qui s'annonçait comme une victoire se révéla être une défaite totale. Les Riotz ne sont pas des êtres organiques contrairement aux Tipois. Le feu ne leur causa aucune douleur. Il fit rougir à blanc leur métal, fit vibrer leurs ailes à un rythme effréné, décupla leur colère. En un mot le feu de la sorcière les plongea dans une rage indicible.

Des lucioles chauffées à blanc se ruèrent à l'assaut du groupe, se déposant sur la chair offerte, la saisissant entre leurs pinces. C'était une pluie de sauterelles avec supplément chaleur bouillante, laissant des brûlures sur leur passage. Même les Tipois furent décimés, hurlant tandis qu'ils prenaient feu sous les assauts conjugués des Riotz.

Vint l’Écho. Il retentit à leurs oreilles, onde sonore assez puissante pour laisser la sensation d'une vibration dans chaque corps – lame de fond invisible qui les secoua jusqu'à l'os. On aurait dit un cri, le barrissement profond d'un être millénaire. Un craquement sourd résonna dans ce bref silence soudain. Une parcelle de cette roche qui habillait l'antique créature venait de se fendre, et de sombrer, tel le fragment d'un iceberg chutant dans l'océan.

Précisions

Prochain tour le 27 novembre à 22 h.

→ Concernant les blessures de vos personnages, on vous laisse les définir.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
©️ ASHLING POUR EPICODE




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Orendi
La fille des brigands
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Jeu 23 Nov - 20:48
L'esprit de Orendi battait la campagne. Coincée quelque part, loin dans son subconscient, il ne répondait plus à aucune sollicitation. Elle n'était plus que rage et destruction, animalité profonde refluant à la surface de son épiderme. La fourrure se hérissa sur son échine tandis que des mains l'empoignaient, tentaient de canaliser cette fureur. En vain.

Orendi n'était pas chien à se laisser dompter. Elle était louve soumise à la magie d'une peau.

Le sang imprégnant son palais et sa langue, un fragment de tissu coincé entre ses dents, la Russe huma l'air dès qu'elle fut libérée. Quêtant la proie. Cherchant la prochaine victime de son ire. Indifférente aux flammes qui léchaient ses poils – éclats du feu de Hanako, résidus d'attaques de Riotz chauffés à blanc.

L’Écho vient à elle, appel de phare la poussant à voler là-bas, à se rapprocher de la créature qui se fragmentait et se disloquait. Battant des bras et des jambes, Orendi avançait – plus près, toujours plus près, se gorgeant de cette magie qui laissait des étoiles sur sa langue qui pendait hors de sa gueule. La mercenaire s'en gorgeait comme d'un alcool capiteux. Elle le boirait jusqu'à la lie comme elle avait bu à la source du puits – et elle en ressortirait changée. À jamais.

Un accroc dans l'avancée et Orendi bascula, tête en bas, dos cognant contre le sol soudainement tangible, bien réel. Dur rappel à la réalité qui entrouvrit ses paupières – battant des cils, la Russe remonta à la surface de son esprit tourmenté. Comprit que quelque chose clochait.

« Hey, ça fuit d' partout ! » qu'elle gueula à la cantonade en voyant le trou qui s'était creusé dans le flanc de la bête.

Sous les prunelles ébahies de Orendi, elle vit la magie palpiter au sein de ce creux – tel un cœur de lumière qui lui brouilla la vue. Des larmes séchèrent sur ses joues tandis qu'un grondement sourdait de sa gorge. La peau de loup reprenait ses droits sur son esprit.



Spoiler:
 
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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Sam 25 Nov - 16:19


Event

Juin 07



« Le phénix était faible comme la bête aujourd'hui et la magie tendait alors à se disperser. Mais nous devons absolument l’aider à se régénérer ! Au brésil, cela a fonctionné mais les ennemis de la magie voulaient profiter de cette faiblesse pour agir et détruire ! Aujourd'hui le phénix est vivant et grandiose comme la magie se doit de l'être ! » Le cri de Ofelia retentit à la ronde, tandis que saisissant Sigmund pour l’aider à flotter à ses côtés, elle tentait par ses boules de noël de geler un maximum de tipois. Ce fut pourtant Hanako qui trouva une solution pour ces derniers, rameutant et décuplant malheureusement la rage des étranges lucioles. L’essaim s’éleva alors dans les airs comme une nuée de feu et le regard exorbité de peur, Ofelia ne put fuir.

L’armée s’abattit sur elle comme sur les autres, faisant grésiller la peau de ses avants-bras comme de son cou, manquant d’enflammer sa robe. Hurlant – jamais elle n’avait eu aussi mal, même dans ses rares incidents avec Sigmund – ce fut à grande peine qu’elle parvint à protéger son grimoire, arrachant de son sac l’écharpe curative pour l’enfiler autour de son cou à grandes peines. L’effet de la magie fut immédiat et à défaut de la soigner, lui permis au moins de survivre sans trop de dommages au milieu de l’attaque.

Les boules de noël fusèrent aussitôt, et si la magie ne fonctionna pas pour la plupart, la majorité accomplit son devoir principal : percuter les lucioles et semer la zizanie dans leurs rangs. Jusqu’à ce que le cri surgisse. Jusqu’à ce que le fragment tombe. Et que la créature, bramant son mal, ne lance comme un appel à l’aide.

Orendi confirma ainsi son impression en l’approchant et filant à ses côtés, Ofelia vint se poser au sol, le regard aussi inquiet que désarçonné, ses plaies rouges et brûlées la faisant grimacer légèrement.

« C’est comme pour le phénix. Il… elle… Iel semble souffrir ! Il faut absolument l’aider… On dirait presque qu’iel va s’auto-détruire comme si la magie en iel la menaçait… »

Se trompait-elle ? Ofelia l’ignorait mais son regard s’attarda sur le profil presque animal de la jeune fille et la certitude d’une chose lui fit murmurer.

« Débarrassez vous de cette peau avant de vous transformer entièrement Orendi ! Vous allez finir louve avant la fin de cette histoire ! Sigmund !! » Il lui fallait son compagnon.

A grands gestes elle arracha son écharpe et reprit son envol.

« Cette écharpe à des vertus médicinales, elle peut guérir ! Je vais essayer de l’utiliser sur ce trou en espérant que cela endigue le flot ! » L’énergie découlait ainsi des flancs de la créature, comme un ruisseau enivrant et aussi proche, la sienne fit presque blanchir ses cheveux et sa robe.

Un court instant, elle songea à s’y planter comme un javelot pour y boire jusqu’à la liesse. Mais l’écharpe retirée, la douleur revint et avec elle, une étrange forme de conscience désespérée.

« Courage Ofelia ! Courage ! » S’ordonna-t-elle, empressée, songeant au Phénix et à quel point aujourd’hui elle aurait besoin de lui, si seulement son fils, son miracle, pouvait être présent.

Les bras blessés, déjà suintant, elle s’avança. Priant l’hiver, son père, et chaque précieuse seconde d’émotion et d’amour de noël d’apporter ainsi son aide pour ce grand sauvetage.

Spoiler:
 






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Sam 25 Nov - 23:02
Je suis pris de nausée et la tête me tourne à force de voler en tout sens, enchaînant boucles et figures aériennes sans pouvoir reprendre les commandes. Un déluge de feu s'abat sur moi alors que je continue mon vol incontrôlé. Je me protège en m'enroulant sur moi mais les créatures incandescentes brûlent ma peau mise à nue par la morsure de la petite sorcière devenue louve. Cependant, je dois ma survie à deux choses indépendantes de ma volonté. La vitesse et le vol aléatoire des chaussures me sortent de cet enfer, empêchant les riotz de s'accrocher trop longtemps à moi bien que j'en percute certains aussi involontairement, carbonisant le dessus de l'épais manteau que je porte à leur contact.

La seconde chose fut l'écho, ce grondement sourd montant des profondeurs de la créature qui nous percute tous de plein fouet. Vague de souffrance alors qu'un pan de la créature s'effondre. Ce cri semble disperser nos brûlants ennemis. Je reviens un peu à moi, la douleur dans mon bras est la pire de toute. Je serre les dents et inspire pour ne pas laisser la douleur me terrasser. Une part de moi se dit que j'en ai vu d'autres et que ce n'est pas terminé. L'accalmie que la souffrance de la créature nous offre, me permet de reprendre le contrôle de mes chaussures.

Je rejoins la jeune femme auprès du trou d'où s'échappe une énergie colossale. La petite sorcière est aussi présente et j'ignore comment je peux l'arrêter. Je ne suis pas certain que l'on puisse retirer cette peau, le seul moyen que je vois est de tenter de sauver cet être millénaire, peut-être alors sera-t-il en mesure de l'aider en retour. La jeune femme évoque le phénix et sa souffrance, la créature semble éprouver le même mal. La magie autour me fait dresser les cheveux sur la nuque, je serai encore un chien que j'aurais le poil totalement hérissé.

L'idée de l'écharpe me semble bonne mais l'idée d'auto-destruction m'interpelle. Et si la créature luttait contre elle même ? Quel tourment intérieur amenait sa magie à la ronger ? Peut-être qu'attirer son attention la sortirait de ce maelstrom de souffrance... Cela permettrait peut-être aux autres d'endiguer le flot de magie qui s'échappe de cette plaie minérale.

La douleur dans mon bras m'élance mais je tâche de l'occulter. C'est loin d'être la priorité à présent. Je reste près des autres, prêt à les aider pour installer l'écharpe magique au besoin. J'ignore totalement si cet être ancestral est en mesure de comprendre notre langue, je n'en suis pas certain, après tout nous sommes des papillons éphémères à ses yeux. J'espère seulement que les intonations, le son de ma voix, parviendront jusqu'à lui et l'apaiseront un peu. Si jamais mes paroles prennent un sens, ce n'en sera que mieux. Je pose une main sur la roche, près de la plaie. Il me semble pouvoir sentir la pierre pulser sous mes doigts.

- Nous sommes là pour t'aider, je sais, nous devons te paraître minuscules et insignifiants mais nous ferons tout notre possible pour te porter secours. S'il te plaît, écoute moi, calme-toi, aide nous... Nous sommes venus de loin pour te trouver, nous avons affronté les hommes et bien d'autres dangers pour parvenir à toi... Alors s'il te plaît...sois tranquille...tout va bien...nous sommes là...

Ma voix est presque une berceuse. Je continue de parler, laissant les mots aller, s'envoler autour de nous. Je ne parle pas fort. Je m'adresse à la créature comme on bercerait un enfant, comme on le rassurerait face à ce monde injuste et cruel. Sois tranquille, tout va bien... Mes mots dépeignent notre périple, les neiges de Russie, le froid et la glace, la moiteur des bains, la pureté du Gardien, les chuchotis des gens dans les couloirs, les mots doux échangés. Sois tranquille, tout va bien... le monde est terrible, les hommes cruels mais il y a du beau, il y a du bon...Sois tranquille, ce n'est rien. .. Chez moi, il y a des montagnes couvertes de forêts, des torrents qui en dévalent les pentes, des lacs scintillants au soleil. Sois tranquille, tout va bien. Je conte. Dans un souffle, un murmure, je conte. Je conte le soleil, je conte le vent, les nuages encore accrochés au cimes, je conte les troupeaux qui s'aventurent sur les pentes escarpées, je conte les effluves de terre et d'humus, l'odeur de laine comme un chien peut la sentir, le parfum des fleurs en été. Je conte encore, je conte pour elle, l'être millénaire. Je conte pour lui dire que la vie en vaut la peine. Je conte pour eux, mes compagnons de voyage, nouveaux et anciens. Je conte pour apaiser leurs maux, pour les aider eux aussi. Sois tranquille, tout va bien. Je conte à en avoir la gorge sèche et le souffle court mais rien ne me fera taire. Il y a l'eau, la végétation verdoyante, il y a les oiseaux, le ciel infini qui leur appartient, la mer, le souffle du mistral, les déserts du moyen orient et les mystères qu'ils abritent. Il y a les dunes et les tempêtes de sable, il y a le vert bleuté des oliviers. Je dépeints ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu. Les mots se mêlent, j'ignore si je parle français, italien, anglais, allemand, russe ou arabe, je mélange sûrement tout cela dans une seule mélodie. Sois tranquille, ce n'est rien. Sois tranquille, tout va bien. Et n'oublies pas...nous sommes là... près de toi.

Je reprends mon souffle un instant, essayant de voir si mes mots ont atteint l'être millénaire. Si mes paroles ont pu l'apaiser et l'aider. Si ces simples mots ont pu donner le temps pour poser cette écharpe, pour calmer le flot. Les aurores boréales dansent autour de nous, banderoles irréelles nous enveloppant de lumière. S'il te plaît, calme toi, apaise toi, aide nous. C'est une supplique, une prière, perle de silence au milieu des mots. Au milieu des maux.

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Dim 26 Nov - 0:16
Les Riotz enflammés ne causaient nul mal à Sigmund – il était déjà feu, un brasier éternel imprégnait ses veines. Tout son corps y baignait, en avait pris l'essence. Mais le cri de douleur de Ofelia le saisit au cœur car il savait, encore, ressentir la douleur même si elle différait de l'époque où il était un simple humain. Mais déjà, tandis qu'il l'entourait de ses bras, faible rempart contre la pluie de flammes, Ofelia s'était parée d'une écharpe étincelante aux effluves d'herbes curatives. Un présent du Père Noël, un présent rare et précieux. Lui n'avait rien pour l'aider, rien d'autre que ses mains et tout son amour. Il ne pouvait que serrer les dents à la vue de la peau rougie, presque rosée, par le feu – chair carbonisée qu'il ne pouvait soigner dans l'immédiat, le reportant à plus tard. Lorsque tout cela serait fini, lorsqu'ils seraient à l'abri des murs de leur maison, là-bas, au Canada.

Ne lâchant pas Ofelia il l'écouta théoriser sur le mal qui terrassait l'ancestrale créature.

« C'est possible... » souffla-t-il, n'osant trop avancer. Même après toutes ces années, Sigmund se considérait novice dans le domaine de la magie, lui qui n'était pas même sorcier, encore moins fée. « Iel a peut-être trop contenu tout cela... C'est comme une casserole de lait laissée sur le feu. Tout déborde et jaillit. Le contenu est plus grand que le contenant. »

Sigmund lança un regard rapide vers le lieu où devait se trouver le faciès de la créature espérant qu'iel (Ofelia avait trouvé le terme adéquat) ne se formaliserait pas de cette comparaison. Mais la voix de Sigmund n'avait pas du porter jusqu'à la créature qui préféra pousser un gémissement lent et profond, celui d'une grande bête malade et souffrante. L'hybride posa sa main sur la carcasse pierreuse.

« Depuis quand souffres-tu ainsi ? »

Il imaginait une agonie lente, de plusieurs siècles, à laquelle ils avaient tous et toutes été aveugles et sourd•e•s. Et il s'en voulait de ne pas avoir su avant, avant d'assister à une telle agonie qui approchait inexorablement de la fin.

Le cri d'Ofelia, l'appel de son nom, tirèrent la sonnette d'alarme chez l'Allemand qui l'écouta narrer son plan. C'était risqué, très dangereux même.

« Je viens avec toi. »

Ensemble jusqu'au bout.

Sigmund eut un regard d'excuse envers Orendi (il aurait pu tenter de brûler sa peau mais il y avait là le risque de la brûler avec, toute entière) avant de s'envoler aux côtés de la sorcière de l'hiver. La magie qui se déversait de la blessure menaçait de le happer, gonflant ses flammes – il n'était plus que prunelles de néon blanc sur un corps vaguement humain que des flammes redessinaient sans cesse, brasier inconstant.

« Mais c'est énorme ! »

Et ça l'était. Mais surtout cette magie avait l'attirance de la lumière pour les insectes. Sigmund devait se refréner avec violence pour ne pas, ne serait-ce, que plonger la main dedans, juste pour voir ce que ça ferait. Il se sentait grisé rien qu'en approchant le trou. Sigmund se secoua, saisissant un des pans de l'écharpe pour aider Ofelia.

« Bon... On y va. » Il tâchait de paraître sûr de lui mais ne pouvait dissimuler sa crainte, pas même après avoir vu le dénommé Sigfried voleter auprès de la créature. « Tu penses qu'il saura le... la... iel calmer ? »

Espérer, c'était tout ce qu'ils pouvaient accomplir. Déroulant son pan d'écharpe, Sigmund entreprit de l'enrouler autour de la plaie – pommade de fortune contre les gros bobos.


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Hanako Hayashi
La kitsune
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Lun 27 Nov - 21:24

Hanako accusa le retour de flammes si on peut dire. Son attaques de feu n'avait pas vraiment eu l'effet voulu. Au contraire à cause de cela tout le monde ici présent allait être blessé. Et bien que la Kitsune se cacha derrière ses queues, qui ne craignaient pas la chaleur ou les flammes, certains riotz purent passer et blesser la renarde sur le flanc gauche au niveau des hanches et sur le bras gauche.

Mais Hanako pouvait voir que certaines personnes, dans leur petit groupe, ne se laissaient pas abattre pour autant, bien que cela ne dû pas être le cas pour la sorcière Orendi. Mais pour ce qui etait de la sorcière de l’hiver la motivation et la façon dont elle mettait du cœur à l'ouvrage ne montrait qu'une détermination sans failles à œuvrer pour le bien-être de la magie qu'elle qu'elle soit. Cela aidée, ou plutôt poussée, par cet homme qui venait de la rejoindre et qui avait fait sien l'hiver et fait naître le printemps dans le cœur de la jeune femme.

La renarde regardait autour d'elle les créatures commencer à revenir dans la direction du groupe et ils lanceraient sûrement une nouvelle offensive. Elle allait devoir rester en avant-garde pour protéger les arrières de tout ce petit monde,. Ce qui n’était pas une mauvaise idée. Elle devait être une des personnes au potentiel offensif le plus important dans le groupe.

Les oreilles de la renarde entendirent un petit discours. Cela venait du roi Suisse. Hanako ne put retenir un soupir de désolation. On aurait dit un discours à un mourant aux portes de la mort à qui on vendait le paradis. Si tous les Suisses étaient ainsi Hanako n'aimerait sûrement pas le pays.

Bref il ne lui restait pas mille solutions. Elle était seule face à toutes ces créatures et certaines n'avaient pas l'air d’être si impactées pas sa magie.

— Je ne vous laisserai pas gâcher les efforts de ces demoiselles. Qu'il ne me reste plus rien d'autre que l'instinct de protection de la renarde que je suis à l’égard de ses enfants, mais que je brûle dans mon propre feu, vous ne toucherez pas à un seul de leurs cheveux.

Hanako avait pris une résolution dont elle ignorait le résultat final. Elle ignorait même si elle serait encore elle même après cela. Elle avait entendu parler de rares cas au Japon d'hybrides qui étaient retournés à leur forme animal, mais restant bloqué au stade animal après cela.

Et ce qu'elle s’apprêtait à accomplir aller peut-être la mettre dans un état similaire et lui faire perdre toute humanité. Hanako ferma les yeux et focalisa son esprit sur une petite flamme qui errait, soufflée par un blizzard. Cette petite flamme représentait ce que son instinct devait uniquement garder, l’instinct de protection d'une renarde envers ses renardeaux qui était le petit groupe, même ces méprisables hommes.

Aucun regard en arrière, aucun regret sur le passé que ce soit sur ses actions en Chine sur son jeune frère ou sur le sacrifice de nombreuses jeunes femmes pour sa sorcellerie. Aucun regret. Elle ne jeta aucun regard derrière elle, juste un sourire pour elle-même.

Hanako laissa son corps se faire corrompre par cette magie défaillante qui était autour d'elle. Elle l'absorba. Son corps la prit sans limite dans un premier temps, mais les symptômes se manifestèrent bien vite. Les habits de la renarde craquelèrent laissant de long poil roux apparaître dans les trous des vêtements. Son dos lui faisait de plus en plus mal au point où se tenir debout n’était plus possible. Elle était maintenant à quatre pattes, les yeux livides fixant le vide devant elle, perdant toute raison hormis la seule chose qu'elle avait décidé de ne pas perdre et qu'elle ne perdrait pas quoiqu'il lui en coûte.

Et personne ne pourrait la faire revenir. Elle n'entendrait plus rien. Ni son prénom connu de tous, ni sa vraie identité. Elle ne laisserait rien passer derrière elle, rien ni personne, tant que cet afflux constant de magie bien trop forte pour elle était présent grâce à cette créature qui, de seconde en seconde, aurait des effets néfastes à long terme sur son corps et sa psychologie.

On pouvait voir maintenant une renarde haineuse qui n'avait d'humain que quelques traits de visage sous les moustaches vulpins et les yeux de prédateur animal. Une renarde de taille humaine et aux neuf queues déployées dans une norme anormale et qui s'enflamma en une seule fraction de seconde provoquant une chaleur dérangeante aux alentours.

Étant au sol la renarde se mit à courir en direction de tout ce qui était sur son chemin laissant un large traînée de feu sur son chemin, croquant à coups de crocs Tipois ou Riotz qui passaient à portée de gueule. Ils ne passeraient pas.

Cris, bave, haine, destruction. Voilà à quoi on pouvait la résumer en ce moment même. Et elle ne regretterait pas les conséquences. Tel était son ultime sacrifice dans cette lutte pour la survie de la magie et pour aider les jeunes pousses à mûrir comme l'avait si bien fait la sorcière de l'hiver.

HRP:
 


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Narrateur
Conteur d'histoires
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Lun 27 Nov - 21:45
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Des présences, un contact, tant d'informations circulaient en iel. C'était si nouveau pour la créature. Elle avait l'impression de renaître. La sollicitude de ces gens la touchaient. Ils étaient venus pour s'occuper d'iel, panser ses plaies. Depuis quand quelqu'un s'était soucié de son cas, avait même croisé son chemin ? Des siècles, une éternité. Prisonnier.e de cette carapace, tourmenté.e par cette magie qui faisait écho à ses tourments.

Iel ne demandait qu'une chose.

Vivre.

Les paroles de Sigfried l'intriguaient. Iel avait vu tout ça. Iel connaissait le monde depuis ses débuts, était né avec la magie et les premiers êtres qui avaient foulé la terre. Iel était ancestral, d'un âge in-quantifiable. Sentant l'écharpe lui prodiguer des soins, lui picoter l'échine d'une avalanche d'étoiles, la créature soupira d'aise.

Sa voix résonna, chuchotement d'une voix sans âge ni sexe.

« Comment saviez-vous que j'étais là ? Comment ? »

Cela l'intriguait d'avoir une telle visite depuis, oh, si longtemps.

« Je veux revoir le monde. J'ai dormi... depuis tant d'années. »

Bien plus qu'une belle au bois dormant.

« Je veux sortir d'ici. Je veux voir. Montrez-moi. »

Un fragment se détacha de sa joue, tomba à ses pieds. Dessous il n'y avait ni chair, ni muscle - rien qu'une magie bouillonnante, une lueur éclatante.

« Mais j'ai peur. »

Voix d'un enfant rêvant du monde extérieur mais le craignant tout à la fois.

Précisions

Prochain tour le 7 décembre à 22 h.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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✦ Libre pour RP ? : yes !

Mar 28 Nov - 14:48
Je perçois le cri d'Hanako et me tourne vers elle pour voir cette créature de flamme, renarde à la taille d'un homme, ses neufs queues déployées, formant un barrage pour nous protéger tous au péril de sa propre existence. Je ne peux m'empêcher de l'admirer en cet instant. Nous devons réussir. Nous devons profiter du temps qu'elle nous accorde, c'est la meilleure chose à faire et aussi le seul moyen de lui faire honneur, qu'elle revienne ensuite à elle ou non.

C'est alors que vient la voix. Murmure venu du fond des âges, chuchotis ancestral que nul n'avait dû entendre depuis longtemps. Il me semble que mon coeur bondit dans ma poitrine alors que je l'entends, oiseau prisonnier de ma cage thoracique qui semble s'être décidé à agiter ses minuscules ailes.

Je ne cherche pas à cacher l'émotion qui anime ma voix en cet instant, cette exaltation mêlée d'espoir, ce frémissement de joie mélangé à l'inquiétude et la crainte.

- La magie nous a alertés, nous avons chacun pris des chemins différents pour remonter jusqu'à toi.

Et je raconte. La chute du Gardien, le jardin figé, nos dissensions et pourtant la réussite à la fin. Les créatures de glace qui se sont levées, cherchant à nous emporter dans leur chute, la luge improvisée par la petite demoiselle Orendi puis le navire des Renégats, les repas préparés en feignant d'ignorer les frimousses qui passaient discrètement par la porte entrebaillée, les bains et l'euphorie générée par le sort de la renarde et enfin Shikoba, le coup d'éclat de la petite Muffet, le carnet de voyage nous indiquant le chemin à prendre pour la rejoindre en Sibérie. Je lui raconte le vol avec les chaussures, la demoiselle Orendi qui faisait la folle dans les gréements et dans la soute.

Je laisse ensuite par un léger signe à Sigmund et Ofelia le soin de conter à la créature leur propre aventure et comment ils sont parvenus jusqu'à elle.

"Je veux sortir d'ici. Je veux voir. Montrez-moi."

Un fragment de roche se détache, tombant entre ses pattes colossales, telle une larme qui roulerait sur une joue avant de tomber se perdre dans l'immensité de l'univers. D'un coup d'oeil, je vérifie que la roche dans sa chute n'a pas fait de mal à la demoiselle Orendi.

"Mais j'ai peur."

La voix résonne jusqu'au plus profond de moi, écho de voix déjà entendues. Des voix insignifiantes, si fragiles, qui venaient vous chercher les soirs d'orage, faisant vaciller la chandelle en ouvrant la porte tout doucement.

" Signor Abate..."
" Si, figlio mio ?"
"ho paura della tempesta..."

Le raclement de la chaise sur le plancher alors que la plume se pose.

" Approcci. Ti racconterò una storia."

Une frimousse qui s'approche, serrant un bout de chiffon noué entre ses petits doigts. Silhouette si légère à soulever. La flamme qui s'éteint, le sursaut de l'enfant que l'on porte dans le noir. Le grondement de l'orage qui semble devenir plus fort. Une lumière, flash fulgurant, éclairant la pièce l'espace d'une seconde avant de la replonger dans le noir. Les volets que l'on ouvre alors que des bras si frêles enserrent le cou de toutes leurs menues forces. Et le noir, les nuages menaçants et grondant de fureur, la bourrasque qui gonfle les vêtements et fait voler les papiers dans la pièce puis l'éclair, arbre de lumière descendant du ciel dans un rugissement de colère.

"perché stai tremando? vedi, la tempesta è un drago."
" La tempesta ? Un drago ?"
"sì, le nuvole sono le sue ali. Li vedi ?"
"Si, signore Abate."
"il tuono è il suo ruggito. Lo senti? e i lampi sono le sue fiamme. Li vedi ?"
"Si. Perché è arrabbiato?"
"non è arrabbiato. Lui ci protegge. Nessun cattivo ti farà del male perché lui è lì."

Et la tempête devient amie. Les éclairs se font lumière, le rugissement se fait ronronnement, la bourrasque devient jeu d'air et de vent. Le monstre devient familier. L'enfant ne tremble plus mais encourage les éclairs. Entre les murs de l'hospice, il sait qu'il n'a rien à craindre, un dragon le protège.


Je ne peux qu'éprouver de la tendresse envers cet être plus vieux que nous tous ici et pourtant si vulnérable. Ce monsieur La Fontaine avait raison, l'on a toujours besoin d'un plus petit que soit. Je m'élève encore, jusqu'à sa tête. Je m'approche de cette joue qui bouillonne de magie. Il est étrange de contempler la magie à l'état pur... D'ordinaire, elle est comme le vent, on en voit les effets, comme lorsque la brise fait s'agiter les feuilles ou quand la bourrasque déracine les arbres. Pouvoir voir la magie palpiter ainsi, c'est comme approcher le vent.
Je suis loin d'être un expert en magie. Je dois bien en avoir un petit bout quelque part au fond de moi au vu des visions que j'ai parfois mais j'avoue que je n'y connais pas grand chose du tout. J'ignore les effets que pourraient avoir le fait de s'approcher autant de cette énergie palpitante, bien que la petite sorcière des flammes et l'hybride renarde m'en donnent un aperçut, mais je m'en moque.

Tout le monde ici est prêt à donner tout ce qu'il a pour la magie, pour sauver cet être, je ferai de même. Je n'ai pas grand chose à donner. Je n'ai pas les flammes de la renarde ou de Sigmund, je n'ai pas la craie de la petite sorcière ni ses crocs, je n'ai pas la magie de l'Hiver de mademoiselle Ofelia, seulement mes mots mais si je peux donner cela, si je peux donner tout ce que je peux alors ce sera déjà cela.
Une pensée ironique me vient à l'esprit, me tirant presque un sourire amusé. Sous forme d'un chien, je réfléchissais déjà à comment m'organiser pour continuer de régner alors quoiqu'il advienne, je trouverai bien un moyen.

Je pose les mains sur cette joue meurtrie et approche mon front pour le poser contre la roche tiède malgré le froid de Sibérie.

- La peur est une force. Une vraie et belle force. C'est la peur qu'une partie de mon peuple ne dépérisse qui m'a poussé jusqu'ici, c'est la peur que le Gardien ne succombe qui nous a fait le libérer, c'est la peur que le Phénix ne soit blessé par de mauvaises personnes qui a poussé Sigmund et Ofelia à le retrouver, c'est la peur qu'il ne renaisse jamais qui les a menés à l'aider à renaître. C'est enfin la peur que tu t'éteignes qui nous rassemble auprès de toi. Il est normal d'avoir peur mais nous sommes là, tu n'es plus seule. Nous sommes là pour t'aider et nous sommes là pour veiller sur toi.

Je marque une pause.

- Tu sais, j'ignore totalement de quoi demain sera fait, je n'ai aucune idée du monde que nous verrons demain, c'est à la fois effrayant et excitant, mais je sais une chose, je ne veux pas que demain soit sans ta présence parmi nous. Si tu as peur, sache que nous serons là pour te défendre et pour te seconder. Peut-être sommes nous peu de chose mais si tes tourments sont trop lourds à porter seule, partage les avec nous. Nous voulons te voir renaître, nous voulons pouvoir te montrer le monde que je t'ai décrit, alors dis nous, comment pouvons nous te guérir ?

Mes derniers mots s'envolent et je reste front et mains posées contre la roche palpitante, tout près de la magie qui bouillonne. Je reste ainsi, gardant ce contact pour la rassurer, comme on rassurerait un enfant. Sors de ton long sommeil, renaît et marche fièrement sous ce ciel que tu n'as pas contemplé depuis si longtemps, si tu le veux, nous serons le dragon orage qui veille sur toi. Nous serons le tonnerre qui éloignera les dangers, la foudre qui fera fuir les maux, la bourrasque pour te guider et t'encourager.

Il n'y a pas besoin de mots pour ce message, les plus belles promesses sont celles qui se disent en silence. Je resterai, je ne bougerai pas, je l'accompagnerai jusqu'à ce qu'elle esquisse ses premiers pas, immense et forte, promesse d'un avenir nouveau.

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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Mar 28 Nov - 19:39


Event

Juin 07



Ce fut par son entourage, par le discours patiemment précieux de Sigfried, l’aide volontaire et amoureuse de Sigmund ainsi que par le courage féroce d’Hanako qu’Ofelia ne perdit pas de vue leur mission. L'hybride s’en fut, emportant avec elle les lucioles enflammées, renarde de tout corps et de cœur, certainement. La japonaise était soudain une créature aussi mythologique et fantastique que celles dont la jeune orpheline avait croisé le chemin et tout en tenant le pan de son écharpe, elle se promit de la retrouver, si la sorcière se perdait. De la retrouver et de l’aider par la-même à reprendre âme plus humaine. Elle se devait de payer la dette qu’Hanako creusait par cette action et serrant les dents, se mit à caresser la pierre obscurant la magie immortelle qui régnait au cœur de la créature.

Alors sa voix se fit entendre et comme aux premiers mots du phénix, son cœur fut touché si brutalement qu’elle en rit, pleurant tout à la fois, heureuse d’obtenir enfin une réponse au-delà des blessures que la chose semblait subir.

Là encore, le noble fut parfait et saisie par son discours, assentant d’un coup de menton volontaire, Ofelia appuya ses propos.

« Nous ne te quitterons pas. Tu peux ressentir de la peur, cela met en valeur les plus grandioses des expériences. Sans peur pour les autres je ne serais jamais partie. Sans peur pour moi-même, je n’aurais jamais trouvé comment avancer. Sans peur pour toi, je ne me battrai pas ici pour que la magie se relève. Relève-toi ! Tu peux le faire si tu en as envie. Les possibilités s’ouvrent à toi et tu peux t’y engouffrer comme sur un nouveau chemin. Nous sommes autant tes guides que tes servants… »

L’écharpe continuait de diffuser son enchantement, apaisant le flot de magie sous son tissu mordoré et Ofelia vint poser la joue sur sa carcasse dure. Laissant la puissance de la créature se faire comme un onctueux parfait, aussi épais, sucré et chaud qu’un bol de crème devant un feu de cheminée.

« Il y a un phénix qui rêve de voler pour toi. Et des sabbats qui veulent se danser pour toi. Il y a des terres qui veulent s’ouvrir pour toi. Et même s’il y a des ennemis – car il y aura toujours des ennemis – ne devient pas toi-même ton propre combattant. Ne te terre pas, emmitouflée sous la crainte. La peur peut être un vent – comme une tempête – qui souffle brutale et te pousse hors des sentiers et te montre ainsi des paysages que tu n’aurais sans doute jamais croisé. Va vole et vis. »

L’espagnol revint à sa bouche comme une étrange et amoureuse litanie, une berceuse d’Autrefois oubliée, martelant ses pensées de brefs éclairs d’illumination en quiétude et en pâmoison. Elle vint pleurer sur iel, son cœur ému, ses oreilles attentives au moindre battement divin de la Lumière terrifiée au fond de ce bloc de terre qui formait sa colline.

« Avanza mi nuevo sol, con todo tu poder. Nos estamos acercando a ti tantos hijos como madres. Y tú irradias. Espléndida. »


Comme un nom susurré. Un sourire presque timide. Une direction pointée d’un doigt bien trop frêle.

Ofelia accompagnerait ainsi ses premiers, ou ses derniers, pas.


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Orendi
La fille des brigands
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Jeu 30 Nov - 21:11
En proie à ses tourments, Orendi n'avait pas pu même être spectatrice de ce qui se jouait, en cet instant, auprès de la créature. La peau de loup se consumait à même sa chair. La voix d'Ofelia lui était parvenue comme étouffée par la distance. La sorcière s'y raccrocha remontant au sein de ce tourbillon de sensations qui lui montraient un monde nouveau, mais plus dangereux encore que celui auquel elle était habituée.

Sa main bougea, cherchant un objet familier auxquels les doigts se raccrochèrent.

Un de ses couteaux, la lame presque rouillée, le fil émoussé par l'usage.

La mercenaire le saisit, un grondement sourdant de sa gorge. La peau de loup se carbonisait, tombait en lambeaux racornis dévoilant une peau tuméfiée – chair brûlée, cloques rouges. La douleur aida la mercenaire à s'éveiller davantage. La lame lacéra la fourrure lupine, se glissa entre elle et l'épiderme humain pour mieux la décoller quitte à laisser des plaies sur son chemin. Orendi serrait les dents préférant se hâter à se dépêtrer de cette peau qu'à prendre soin de son apparence.

Libérée de l'emprise de la peau, qui gisait désormais à ses pieds racornie et hors d'usage, la Russe inspira longuement... pour mieux tousser, les bronches encombrées par cet afflux de magie qui venait d'entrer en elle. Cascade d'étoiles aux arêtes piquantes lui lacérant le larynx.

Elle vit alors la créature, les fragments qui s'effondraient avec des grondements d'icebergs plongeant dans l'océan. Elle entendit Sigfried et Ofelia l'encourager, la rassurer.

Orendi claqua des talons pour rejoindre la troupe, demander quelques éclaircissements sur l'affaire en cours. Sa voix claqua dans le vent avec son ton grasseyant.

« Hey, y se passe quoi ? Y a des fuites d' partout, vous croyez qu' c'est normal ? »

La Russe se rapprocha du trou qui s'était creusé sur la pommette de la créature. La lueur intense avait de quoi fasciner même la mercenaire au cœur le plus sec de Russie. Ce magma de puissance en fusion l'invitait à s'approcher, lui soufflait mille et une idées possibles et toutes invoquaient des possibilités d'explosions aussi grandioses que dangereuses.

Orendi plongea la main dans la magie même.

D'un coup.

Avec un immense sourire de chicots cariés.

La Russe s'esclaffa en une explosion d'allégresse.

« C'est troooop. Vous d'vriez faire pareil. Par le furoncle de Mat' ça me chatouille l'intérieur mieux qu'une vodka ! C'est trop... »

Orendi laissa échapper une expression de contentement presque dérangeant, avant d'arrondir des yeux, surprise par un contact aussi soudaine qu'inattendu. La Russe n'eut pas même le temps de se pencher pour mieux discerner ce qui lui arrivait avant d'être happée par le trou – étoile en perdition happée par un trou noir.



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✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Jeu 30 Nov - 21:15
Sigmund avait croisé la route de plus d'une créature, de plus d'un être magique depuis qu'il avait osé voyager au dehors des limites de l'empire d'Allemagne. Chaque rencontre avait eu son lot d'enrichissements, lui ouvrant sur la magie et ses enfants, lui apprenant à les accepter et à mieux les comprendre. Mais cette créature sans âge dont la voix l'emplissait tout entier était unique en son genre. Sigmund l'écouta religieusement, buvant ses paroles, ses craintes et la terreur qui l'empêchait d'avancer. Sigfried et Ofelia furent bien plus rapides que lui, offrant à l'être leurs mots et le contact de leur peau. Béquilles de chair s'offrant à une montagne de pierre pour l'aider à avancer.

Se rapprochant d'Ofelia, Sigmund joignit sa voix à celles qui avaient résonné toujours avec ce brin d'hésitation qui le caractérisait. Le petit garçon terrifié par la sorcière des bois n'était jamais trop loin.

« Vous savez... » Il ne se voyait pas le/la tutoyer s'adressant à l'être comme à une vieille personne, un.e sage. « J'ai craint la magie pendant des années, pratiquement toute ma vie. Sans Ofelia, sans un prince de perse, sans une djinn aux vêtements couleur de paon, sans toutes les rencontres que j'ai faites, j'aurais été, peut-être, de ceux qui ont tenté de tuer le phénix. De ceux qui veulent immoler le passé. »

Sigmund écarta les bras en voletant devant l’œil de la créature qu'elle puisse voir ce qu'il était désormais – un être de flammes, une combustion éternelle.

« Maintenant je suis un hybride. La magie me permet de vivre. J'ai appris à voir les choses différemment mais j'ai toujours peur. Peur de mal juger, de mal agir. Je suis venu avec Ofelia, avec la sorcière de l'hiver parce que nous adorons la magie. Elle a le droit d'exister. Et nous nous sommes fait un devoir de la protéger. »

Sa main se posa sur la carapace de pierre. Sous sa peau il sentit le grain de la roche, son effritement lent et inéluctable. Plantant ses ongles, Sigmund aida la pierre à se fragmenter, arrachant de fins monceaux qui tombaient en fine poussière laissant des éraflures se creuser.

« Je me trompais. » admit-il à voix haute. « La pierre retient l'être prisonnier... On doit le... la... sortir de cette cage. »

Orendi s'invita sur ces entrefaites caquetant de sa voix grasseyante, partageant son expérience toute nouvelle. Sigmund l'observa faire partagé entre la fascination (il fallait de l'audace pour oser tel geste) et la peur (la Russe risquait d'y laisser plus que quelques plumes). La suite des événements donna raison à la peur arrachant un « Ah ! » interloqué à l'Allemand.

« N'approchez pas trop près de la magie sinon nous allons être emportés on ne sait où. »

Sigmund saisit le bras de Ofelia tout en sachant très bien que, si la magie les aspirait, rien ne pourrait les retenir – et surtout pas lui.


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Hanako Hayashi
La kitsune
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✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo

Sam 2 Déc - 12:33

Tout n’était que blanc dans l'esprit tempétueux de la renarde à l'image de ce qui se passait autour d'elle dans cette partie de la Sibérie. Son esprit ne tenait qu'à un fil. Mais pour le moment elle n'avait pas encore perdu cette faible étincelle d'humanité qui lui restait. Elle était juste engloutie dans cette tempête.

Les bruits des morceaux de roche qui tombent, les discours des autres membres, rien de tout cela ne l’atteignait. En vérité elle ne les entendait même pas. Elle n’était que destruction et éclata, entre ses crocs, les Riotz qu'elle attrapait au vol et balayait les créatures au sol de ses queues enflammées.

La hargne de la renarde et son esprit de prédateur avaient l'air de faire reculer ou, du moins, faire hésiter les créatures d'avancer. Mais c’était surtout la créature qui se mit à parler qui avait fait fuir tout le groupe de bestioles comme si elles avaient reconnu en l'entité un être supérieur.

Hanako entendait une chose lointaine essayer de pénétrer son esprit. Une chose puissante, aussi puissante que cette corruption qui la parcourait. Ce fut dans un cri bestial qu'elle s'en débarrassa pour calmer la tempête en elle. Pendant une, voire deux secondes le visage d'Hanako eut une expression plus humaine qui regarda en direction du reste du groupe.

Mais cela ne dura qu'une ou deux secondes avant de retomber à quatre pattes. Hanako se mit à courir dans la direction où les créatures avaient fui. Très vite on ne vit plus Hanako. On ne pouvait plus que voir les restes des traînées de feux qu'elle laissait derrière elle, allant chasser le reste des créatures car personne ne devait lui échapper. Personne ne devait passer derrière elle.

HRP:
 


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