Juin 7. Le surnaturel revient au galop – scène finale

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Sam 28 Oct - 20:24
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Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

La taïga bruissait sous la voûte nocturne le vent, glacial, secouant les conifères, agitant leurs branches qui, à la lueur chiche des étoiles, prenaient la forme de mains squelettiques. Il n'y avait nulle âme qui vive en ces terres, nulle âme humaine hormis celle des voyageurs qui avaient fini par se rendre là poussés par la nécessité de comprendre ce qu'il advenait du monde, désireux d'en modifier le cours pour retrouver un quotidien plus paisible. Ils provenaient de tous horizons, de toutes classes sociales, chacun•e ayant entamé le voyage pour des raisons qui ne regardaient que leur personne. Au-dessus de leurs têtes les étoiles brillaient lointaines et cruelles, observatrices muettes de la scène qui se jouerait là : le dernier acte d'une longue épopée.




La créature surnageait de la taïga tel un titan survenant d'un âge ancien où chaque être vivant n'était que démesuré, où les trolls scandinaves se montraient presque petits. Les voyageurs s'en trouvaient encore loin – il leur faudrait encore presque une heure avant de pouvoir poser la main sur les pattes qui, chacune, équivalait à la taille d'une maison. Mais ils pouvaient la voir cette statue qu'aucun monument ne pouvait défier, ce corps figé depuis un temps incalculable. Comment personne ne l'avait aperçu avant ? C'était là un mystère.

La magie n'avait jamais été autant palpable que jusqu'à maintenant, si présente que chacun•e pouvait en sentir le poids sur son corps tel un vent chaud qui vous clouait sur place. L'atmosphère était surchargé d'une énergie presque électrique. Parmi les étoiles se dessinaient des étoles de couleur, des fragments d'aurores boréales convergeant vers la créature – une manifestation de la magie ?

Le mieux pour s'en assurer était d'avancer et au plus vite car des échos se faisaient entendre aux alentours, échos de la présence de créatures dont les grognements n'auguraient rien de bon.

Précisions

Les tours dureront dix jours sans faute et les posts MJ postés à partir de 22h.

→ Vous allez devoir lancer un dé pour connaître votre sensibilité à la magie. Plus le score sera faible, plus vous aurez des retombées. En dessous de six, vous aurez des retombées négatives comme vertiges, perte de contrôle de vos dons/capacités magiques, etc. Libre à vous de les définir !

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Double-compte : Jan / Louie

Mar 31 Oct - 8:13


Event

Juin 07



Ils n’étaient pas seuls.

Les silhouettes convergaient vers le même endroit, vers cette même ombre gigantesque qui officiait là, dans la taïga. Le sac en bandoulière, une main gantée posée sur son grimoire et l’autre accrochée au bras de son fiancé, Ofelia avançait, sereine, vers leur destination finale.

Aujourd’hui, ils sauraient aider la magie ou y laisseraient leur vie mais dans les deux cas, Ils auraient tenté d’accomplir quelque chose de primordial pour leur univers et pour cela, la sorcière de l’hiver n’avait ni peur, ni froid.

Dans sa robe bleue nuit décorée d’étoiles vives et lumineuses elle était un fragment de noël et d’espoir dans toute cette obscurité en tempête, celle qui surplombait leur futur. Elle n’avait plus peur du chat et si ce dernier se tenait, invisible, sur ses talons, sa fourrure éclaboussée de blanc laissait comprendre à quel point sa puissance venait de décroître.

Le chat le sentait : l'orpheline hispano-slave était désormais bien plus que protégée et aimée. Elle était confiante et puissante comme seule une femme et une sorcière pouvait l’être.

« Allons y. Nous devons aider cette créature. La magie est comme une pelote hérissée d’épingles mais je ne sens rien de nefaste à mon encontre. Mon Essence est stable comme le ruisseau longiligne et vif d’une montagne qui dégêle. Je ne perdrai pas le contrôle cette fois. »


Cela glissait en elle sur ses points d’entrée d'âme comme des puits, des sources intarissables de possibilité et de magnificence. Cette énergie qui était venue en aide au Phénix la recouvrait entièrement et faisait désormais partie de sa personnalité.

Et elle sentait sur elle la protection bienfaitrice du phénix, de son enfant, voletant autour d’elle.

« Je te protégerai selon. » Assura-t-elle à Sigmund avant de lui sourire. « Je t’aime. » Et elle aimait leur monde. Elle les défendrait donc coûte que coûte.




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✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Mer 1 Nov - 17:32
Ils avaient voyagé depuis l'autre bout du monde passant de l'été à l'hiver, et Sigmund avait souri face à cette ironie se demandant si le phénix lui-même aurait souri face à la situation. Engoncé dans son manteau, les doigts repliés, Sigmund percevait le froid comme jamais, chaque souffle charriant sa nuée d'aiguilles qui venaient le piquer. Tout le contraire de Ofelia qui se tenait droite, aussi à l'aise au sein de la taïga que dans les contrées septentrionales de la Scandinavie. Contrairement à ce que laissait présager un premier coup d’œil adressé au couple, c'était bel et bien le fiancé qui s'appuyait sur la sorcière et non l'inverse.

Des silhouettes se dessinaient dans la pénombre qui se tissait devant eux. La chevelure de l'allemand était comme tirée en avant par une main invisible, flamme brillante au sein de la nuit qui éclairait le chemin devant eux, éclairait par à-coups les silhouettes les plus proches.

La créature les surplombait de sa majesté, montagne ancestrale. Sigmund en eut un frisson en la voyant à la fois si proche par sa présence physique, si lointaine de par son esprit probablement endormi.

« Elle est gigantesque... »

La poigne de Ofelia l'empêcha de tomber tandis qu'il avançait lentement, soulevant avec difficulté ses pieds de la neige. Il se sentait fourbu, la glace le congelant de l'intérieur malgré les flammes qui couronnaient sa tête. Celles-là même qui se tendaient à la rencontre de la créature comme pour la happer, rejoindre la sarabande des aurores boréales.

« Je vais avoir besoin de ton aide, mein Liebling. » confessa-t-il en se penchant vers Ofelia entre deux inspirations. « Je ne tiendrais pas et je ne veux pas te blesser... Je crois que... »

Le feu naquit sur sa peau naguère quand sa transformation s'érigeait sous ses yeux hagards. Sigmund se vit devenir torche humaine, les flammes se propageant depuis sa nuque pour descendre sur ses bras, son torse. Il n'en ressentait pas la morsure mais craignit tant pour Ofelia qu'il voulut s'écarter d'un pas d'elle mais craignit qu'elle n'en soit blessée. N'avait-il pas dit que feu et glace pouvaient cohabiter ?

« Je ne te fais pas mal ? » s'enquit-il paniqué.

Au moins la voie leur était présentement bien éclairée. Sigmund était devenu un phare que les autres pouvaient percevoir aisément.


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Hanako Hayashi
La kitsune
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Sam 4 Nov - 19:26

Hanako avait passé un mauvais séjour dans sa chambre pendant le voyage pour aller en Russie. Au plus elle s'approchait de l'endroit donnée par le journal de Shikoba, au plus elle se sentait mal, comme si la magie en elle n'arrivait pas à rester en elle, comme si elle débordait de son réceptacle. Ce qui rendait sa sorcellerie quasiment inutilisable sauf si on voulait prendre le risque de reproduire à nouveau les événements qui avaient eu lieu au Japon.

Hanako n'utiliserait aucune de ses sorcelleries pour le moment sauf en cas de dernier recours. Elle aurait sûrement déjà assez à faire avec sa nature hybride et son don qui pouvait se manifester contre son grès. Ce ne serait pas la première fois après tout.

Bien vite le petit groupe avait posé pied sur les terres glacées de la Sibérie. Enfin poser pied était un bien grand mot quand on lévite dans les airs grâce à des chaussures magiques. Qui, contrairement, à la renarde n'avaient pas l'air affectées par les tumultes de la magie. Car la renarde était prise de douleurs un peu partout dans son corps de la pointe des oreilles à la pointe de chacune de ses queues qui ne voulaient, décidément, pas du tout lui obéir.

— Nous devrions nous dépêcher. Je sens que la magie va finir par me faire perdre tous mes moyens. Elle a l'air bien plus dense par ici.

Hanako avait vraiment du mal à contenir son instinct animal. Elle était tellement concentrée sur la chose que contenait le pouvoir de ses queues. Ces dernières vacillaient entre forte chaleur et certains poils qui se transformaient légèrement en flammes.

Hanako avait au moins son ombrelle épée en cas de gros coup de froid, le don que le Gardien avait donné à cet objet. Mais pour le moment un tour de repérage ne serait pas du luxe. Elle était actuellement en tête de file et n’était pas vraiment d'humeur à recevoir un quelconque ordre de qui que ce soit.

Mais le destin n'avait pas que réservé de mauvais tours pour la renarde. Elle aperçut au loin une bien jolie petite frimousse qu'elle n'avait pas vu depuis bien longtemps. Hanako avança dans les airs faisant signe au reste du groupe de la suivre, enfin s'il en avait envie. Hanako descendit littéralement des cieux pour arriver devant l'homme et la jeune femme qu'elle connaissait sous le nom d'Ofelia Klaus sorcière de l’hiver.

— Voilà quelque temps que je ne vous avais pas revue Ofelia Klaus sorcière de l’hiver. Vous êtes toujours aussi charmante à ce que je vois.

Par réflexe les queues d'Hanako voulaient caresser la jeune fille, mais allez savoir si l'homme a côté d'elle avait une influence ou non. Mais les queues d'Hanako crépitaient de plus en plus de flammes et toutes les neuf en cœur. Elle devrait se passer de caresses velues, bien que son instinct animal prenait doucement le dessus sur elle, lui criait que cet homme ne laisserait sûrement pas faire la renarde. Après toute la jeune sorcière avait sur elle l'odeur de cet homme...


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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Sam 4 Nov - 23:37
Orendi adorait les souliers que Muffet avait trouvé au sein des affaires de Shikoba, et encore le verbe était faible. Dès qu'ils avaient rejoint le navire des Renégats la Russe s'en était chaussé, s'amusant à voyager de la proue à la poupe sans toucher le sol. Elle riait de cet exploit comme une gamine heureuse de son cadeau de Noël. Liliana l'avait observé faire avant de se retrancher dans un recoin de la réserve, là où elle sentait le moins le roulis du navire volant. Les défaillances magiques la touchaient de plein fouet, la sorcière roumaine, et seul le retranchement dans l'obscurité lui permettait de tenir le coup.

Orendi n'en avait eu cure emportant Muffet dans ses jeux dont l'un revenait à voler aussi haut que le nid de pie qui juchait le sommet du grand mat. Il fallut les imprécations de Reyna, et que la Valkyrie grimpa elle-même, pour que la Russe consentit à cesser ses escapades et les limita au dortoir et, encore, hors des heures de repos. Personne ne voulait se recevoir un coup de pied ou se faire renverser de son hamac.

L’atterrissage en Sibérie permit à Orendi de se dégourdir les jambes, non sans claquer des dents face au froid qui la frappa de sa dureté de glaçon tranchant. La Russe s'était emmitouflée dans une peau de loup – dégotée à prix raisonnable au marché noir – pour se garder de la chaleur corporelle. Constatant qu'il faisait plus froid dans les hauteurs, la Russe voletait en boucles, alternant la hauteur de son vol pour ne pas geler, tout en tâchant de voir au mieux son environnement.

La brusque avancée de Hanako lui annonça que la sorcière asiatique avait aperçu quelque chose – ou quelqu'un comme lui prouva la vue d'un duo tandis qu'elle rejoignait l'hybride. Enfin il lui fallut mener quelques loopings supplémentaires pour mieux discerner la figure humanoïde au sein du brasier qui se consumait là et faisait fondre la neige alentour.

« C'est ça les combustions spontanées ? » qu'elle demanda à la cantonade, se questionnant aussi bien elle-même que toute oreille proche. « Z'avez pas trop chaud ? J'aurais du ramener de la viande à griller. Au moins si j'ai froid, j' me collerais à vous. Sauf si la dame est avec vous, chuis pour la paix des ménages ! »

Laissant Hanako deviser avec la demoiselle – Ofelia de son petit nom de ce qu'elle entendait – Orendi héla derrière elle Muffet et Sigfried, accompagnant son appel de grands mouvements de bras.

« V'nez donc. On a trouvé du monde ! »

Trouvant que les interpellés n'allaient pas assez vite à son goût, la sorcière poussa sur ses pieds pour aller à leur rencontre. Et décolla – littéralement. Loin d'avancer droit devant elle, la Russe se retrouva à filer en hauteur comme si un vent la poussait dans le dos. Orendi battit des bras, des jambes mais elle se sentit emportée par une force inconnue. Jurant en russe, insultant sa mère et les générations précédentes, Orendi fila loin, très loin – droit vers la créature.


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✦ Libre pour RP ? : yes !

Lun 6 Nov - 22:41
Nous avions aimé la Russie, nous étions destinés à adorer la Sibérie. Le vent glacial nous malmène et nous gèle sans compter la magie qui semble en affecter plus d'un. Mes sens dans ce domaine sont loin d'avoir la finesse de ceux de mes compagnes de voyage cependant, je peux percevoir cette étrange électricité qui semble crépiter dans l'air. Je plains la renarde que je vois souffrir de la magie trop importante autour de nous. Je sais pertinemment qu'elle n'appréciera aucune aide ni même compassion d'une personne extérieure aussi ai-je respecté son besoin d'isolement au cours de notre trajet et je veille à ne pas l'importuner alors que nous avançons par la voie des airs.

Ces chaussures sont véritablement formidables. Je me suis permis de m'entraîner un peu avec pendant la traversée, seulement au calme, ne tenant pas à pousser à bout la patience des Renégats déjà bien éprouvée par les figures de voltige de la demoiselle Orendi.

Nous avançons donc dans le froid. La silhouette immense se dessine devant nous, nimbée dans la lumière des aurores boréales. Je dois l'admettre, le spectacle a quelque chose de grandiose. Si la situation n'était pas ce qu'elle était, j'aurais prit plaisir à l'apprécier plus pleinement. La créature endormie a quelque chose de fascinant. Qu'a-t-elle vu ? Comment était le monde à l'âge où elle foulait cette terre ? D'autres questions me viennent... Pourquoi le Gardien s'est-il trouvé prisonnier ainsi ? Est-elle à l'origine de ce qui lui est arrivé ? à moins qu'une quelconque malice tapie dans les jardins aie profité de la faiblesse de l'être fabuleux ? Peut-être plus important encore, quoi que nous fassions, qu'adviendra-t-il ? Quel visage prendra le monde si un être d'une telle puissance se lève ? Et nous, minuscules fourmis venues au chevet du géant, comment pourrons nous l'aider ? Comment pourrons nous ramener un peu de stabilité dans tout cela ?

Mes pensées sont interrompues par la renarde qui file vers le sol, en direction d'un point de lumière. Nous la suivons, Orendi en tête. Décidément on croirait que cette excursion aérienne ressemble à des vacances pour la petite sorcière. Alors que nous approchons, nous distinguons deux personnages. Une jeune femme dont le maintien dégage une belle aura comme si l'Hiver ici lui était favorable et que la neige et le froid l'accueillaient en leur sein comme un palais accueillerait sa reine. La seconde silhouette auréolée de flammes est plus difficile à discerner. Je devine que la magie n'est pas étrangère à l'état de cet homme. L'hybride renarde semble les connaître, tant mieux, nous aurons sûrement de nouveaux alliés grâce à eux. De plus, ils ont peut-être des informations que nous n'avons pas.

« V'nez donc. On a trouvé du monde ! »

Orendi nous fait de grands gestes pour que nous nous hâtions. Elle prend alors son élan semblant vouloir nous rejoindre et il me semble voir que la situation lui échappe totalement. Elle décolle comme une flèche et file en direction de la créature, comme poussée par une force invisible. Le spectacle de la sorcière au bras multiples s'agitant comme une poupée de chiffon emportée par les vents a quelque chose de grotesque.

Je ne peux pas la laisser comme ça. Nul ne sait comment sont les choses près de la créature, ni ce qui nous y attend. Seule, la petite sorcière risque d'y laisser des plumes. Non pas que je doute de ses capacités mais se crasher sur le titan qui nous fait face me paraît peu judicieux pour survivre.

Je m'élance alors, songeant que la petite Chibi viendra avec moi aider son amie, et à ma grande surprise les souliers répondent comme jamais à ma sollicitation. Je file donc à toute allure en direction de la silhouette gesticulante. La vitesse a quelque chose de grisant. Le vent glacé qui hurle autour de moi, siffle et tente de me malmener. Une folle chevauchée peut procurer une sensation similaire sans pour autant parvenir à l'égaler totalement.
Je parviens à la hauteur de la petite sorcière et parvient à l'attraper par un bras, lequel c'est une excellente question, et la ramène vers moi, freinant sa course folle de toutes mes forces.

Nous faisons une glissade aérienne en tournoyant sur plusieurs mètres, emportés par notre élan à tous deux mais nous réussissons à stabiliser notre vol. Ce n'est qu'une fois que nous sommes arrêtés et que la situation semble sous contrôle que je réalise un détail qui dans le feu de l'action m'a échappé... la petite araignée ne semble pas m'avoir suivi et je suis seul avec la petite sorcière. Je décide de faire abstraction de ce détail même si je sais que la demoiselle Orendi ne manquera pas l'occasion de noter mon élan pour la sauver et la désertion de son amie. Je réprime un soupir et me résigne à subir les moqueries de la sorcière.

- Si vous allez bien, nous devrions rejoindre les autres, dis-je.

Je garde le bras que je tiens et prends le chemin inverse pour retrouver les autres. Je sais, ce n'est pas très galant mais je n'ai pas particulièrement envie de devoir rattraper un second météore à quatre bras.
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Mar 7 Nov - 21:18
Le voyage retour avait été... étrange. C'est sans un bruit et docilement que j'étais monté sur le nekobus, la tête pleine de pensées dont le bourdonnement m’hébétait. J'avais machinalement suivi les autres, aidant la renarde quand elle le désirait. Contrairement à la dernière fois cependant, je ne l'avais pas suivie dans sa chambre. Il fallait que je réfléchisse. À elle. À nous.

C'est une Orendi surexcitée qui m'avait tirée de son hamac sur lequel je me balançais lentement. Dans un premier temps, je m'étais contentée d'observer Ori faire des pirouettes autour du mât, toujours aussi préoccupée. Il avait fallut un coup de pied en pleine tête - un "accident" selon ses dires - pour me remettre les idées en place. Je l'avais poursuivi pendant une bonne dizaine de minutes avant de me mettre aussi à faire des figures dans les airs. Il y avait bien évidemment eu quelqu'un pour nous remettre sur terre, mais nous avions eu le temps de nous amuser. J'avais dormi sur un bout du hamac de la sorcière, peu regardante sur l'endroit où je devais dormir que j'étais.

Le temps était passé vite et maintenant... Je...

Le spectacle de la créature me laisse bouche bée quelques secondes. Elle est si majestueuse et gorgée de magie qu'il ne me viendrait ne serait-ce pas une seconde à l'esprit que nous ayons à la tuer. Un hurlement lointain déchire le court silence qui s'était installé et je me fais la réflexion que je devrais peut-être penser à la sécurité de notre groupe plutôt qu'à celle d'une montagne. Je fais un léger bond et avance en rasant le sol, observant la petite sorcière qui a pris de l'avance et reviens déjà vers nous. Je l'entends parler d'un groupe quand soudain... Elle s'envole. Mais plus à la façon d'un boulet de canon que l'oiseau de proie qu'elle semblait imiter auparavant. J'éclate de rire en la voyant partir d'un coup, ce qui ne fait que s'intensifier quand son preux chevalier se lance à sa rescousse. Le rire passé, je retourne en direction d'Hanako pour m'apercevoir que celle-ci a rejoint un autre groupe. Et à moins que ceux-ci soient le fruit d'une énorme coïncidence, ils sont probablement là pour les mêmes raisons. J'arrive à hauteur de la renarde quand celle-ci fait mention d'un nom que je connais très bien. Klaus. J'en déduis qu'étant donné que la famille est à exclure - paix à leurs âmes - la femme qui se tient devant moi doit probablement être une de ses orphelines. Impossible évidemment d'en être sûre, elle pourrait n'être qu'une personne avec ce nom, mais la combinaison de facteurs - magie, neige et jeune âge - me laisse penser que je dois avoir raison. Je laisse les présentations tactiles d'Hanako se terminer (non sans une pointe de jalousie) et finit par me présenter avec une révérence à Ofelia et une par politesse à l'homme qui l'accompagne.

"Je m'appelle Muffet, enchantée. Je suppose que vous êtes ici pour les mêmes raisons que nous?"

Sauver le monde d'un chaos magique qui ne fait qu'empirer. Je me retiens de dire cette partie et préfère plutôt attendre une confirmation de leur part. Une fois celle-ci faite, je me permets de donner deux des paires de chaussures volante qui nous restent, sorties tout droit d'un petit sac à dos que je porte exceptionnellement aujourd'hui, en plus d'un manteau matelassé qui a des faux airs d'armure. Je n'ai pas spécialement envie de répéter nos aventures en Russie.

"Ces chaussures vous permettront de voler."
Je pose les deux paires sur le sol près d'eux, n'ayant pas spécialement envie de prendre feu. "Il est possible qu'elles soient affectées par la magie mais elles permettent de voyager bien plus vite, surtout dans ces conditions."
Je laisse le soin à Hanako de leur expliquer le reste, étant donné qu'elle semble familière avec Ofelia. Quelque chose me dit que son "père" n'est pas au courant de cette relation, sans quoi ils auraient sûrement beaucoup de choses à se dire.
Du coin de l'oeil, je vois Sigfried et Orendi revenir et, dans le dos de la renarde pour que les autres ne me voient pas, je forme des cœurs avec mes mains en direction de ma jumelle, avec un rire moqueur silencieux. Elle va me détester.



Merci Ronce <3
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 7 Nov - 22:00
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Souvenez-vous des glapissements que vous perceviez lors de votre avancée, de ces bruissements qui annonçaient la présence de créatures au sein des broussailles. Souvenez-vous que vous n'êtes pas seuls et que la créature ancestrale, statufiée, n'est pas l'unique danger. Elle en est simplement l'épicentre et, phare vous guidant au sein de la pénombre nocturne, vous empêche d'observer autour de vous. Trop focalisés sur votre objectif, vous ne les voyez pas qui se rapprochent sensiblement de vous.

Jusqu'au moment où il fut trop tard pour leur échapper.

Lucioles électriques, ampoules douées de vie, les Riotz tournait au-dessus de vos têtes. Véritable essaim étincelant s'étirant en une guirlande lumineuse et dénuée de fin, ils se ruèrent sur vous dans un vrombissement métallique. Tout aussi victimes que vous de cette magie palpitante, aveuglés par la douleur, ils fonçaient, s'agglutinaient à vos corps. De leurs dents minuscules ils tentèrent de vous pincer là où la peau s'offrait, les plus hardis se glissant sous vos vêtements.

À vos pieds ce fut une troupe tout autre qui rejoignit la fête. De la taille d'un poing, des boules d'herbe et de foin semblaient plus rouler que marcher pour vous rejoindre. Des bras malingres tendaient des piques fines comme des aiguilles. Les Tipois, créatures dociles mais soudainement devenues plus guerrières qu'un Scandinave abreuvé d'alcool, tentèrent de grimper le long de vos jambes. Certains entreprenaient même de détricoter vos pulls et écharpes.

Ne prenez aucun de ces ennemis à la légère. Leur petite taille est largement compensé par le nombre.

Précisions

Prochain tour le 17 novembre à 22 h.

→ Vous pouvez retrouver une description complète des Tipois et Riotz dans le bestiaire.

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Orendi
La fille des brigands
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Mar 7 Nov - 23:52
Pendant que son corps filait vers la créature statufiée comme si elle subissait un flux magnétique, Orendi cherchait un moyen de s'y soustraire. Une migraine lancinante lui cisailla l'esprit, se mua en barre de fer entre ses sourcils. La Russe grinça des dents. Une de ses mains se porta là où elle avait glissé sa craie, hésitante à l'idée de l'utiliser, craignant bien trop le retour de bâton. La magie lui échappait, elle le sentait. La situation lui rappelait bien trop cette fois-là où, penchée auprès du puits, elle était tombée dedans, tout son corps absorbant un flux bien trop important de magie pour s'y habituer, y laissant des séquelles, presque la vie.

Oh merde, j' vais mourir.

Deux de ses mains se saisirent de dagues attendant le choc ou l'arrivée inopinée d'un ennemi.

On ne pourra pas dire que j' me suis pas battue avant d' crev-Hey !

Quelqu'un venait de la saisir par son troisième bras. Orendi balaya l'air de sa lame, réflexe acquis par des années de vie commune auprès de brigands. Quand on se trouvait être l'unique femme de la troupe, on se devait de connaître quelques astuces pour éviter toute approche intempestive. Chance pour Sigfried, la lame ne l'atteignit pas – il fallut en remercier les chaussures ensorcelées qui avaient fait basculer Orendi dérivant sa portée. Reconnaissant l'homme qui la tirait derrière lui, la mercenaire claironna.

« J'ai l'air de cracher mes poumons, blondin ? Me confonds pas avec tes princesses du pays du chocolat là. »

Au moins il avait évité le baise-main ou de la porter telle une mariée. L'un comme l'autre, Orendi aurait eu de mauvais réflexes, là encore conditionnées par une vie d'aventurière. Non pas que blesser quelqu'un la dérangea, une cicatrice ça avait son charme, mais elle préférait éviter d'ajouter un énième incident diplomatique à sa liste de méfaits. Refoulant ses lames, Orendi grinça un « 'Fin merci hein » qui semblait lui briser les cordes vocales.

Voyant Muffet exécuter des gestes en sa direction, Orendi plissa les yeux pour mieux voir. Comprenant ce que la Scandinave exécutait à son encontre, la sorcière s'extirpa de la poigne du roi helvétique pour filer droit vers l'hybride. Arrivant à sa portée, la sorcière lui donna une taloche sur la main.

« C'est lui qui a des vues sur moi, pas moi. » se crut-elle bon d'expliquer. « J' fais pas dans l' riche moi. Ça demande trop d' frais d'entretiens. »

Retrouvant la terre ferme, la Russe écouta les verbiages qui pouvaient bien s'échanger entre les différents protagonistes. Il fallait espérer que l'un d'eux eut une idée de comment réparer tous ces dégâts causés par la magie de la créature. Orendi avait bien songer à colmater les brèches, si fissures il y avait sur la statue mais préféra taire l'idée. Elle pourrait toujours la proposer en dernier recours. Du bout des ongles la sorcière se gratta derrière l'oreille, certaine d'avoir senti une puce la mordre. Elle ne sentit que des poils.

Wouh je devrais demander à Rayne de me couper les tifs.

Croisant les bras, Orendi patienta le temps que quelqu'un décida d'amener le groupe vers la créature. Une aiguille lui piqua la jambe comme si une créature avait su se glisser sous la peau de loup dans laquelle elle s'était emmitouflée. La Russe tapa du pied pour déloger l'intrus et vit alors la marée grouillante de Tipois qui se ruait à leur encontre, tapis mouvant de broussailles armées d'aiguilles.

« Faites gaffe on a la horde de Lilliputiens qui nous fonce dans l' lard ! » cria Orendi à la cantonade.

Levant le pied, elle l'abattit au sein de la masse mais les Tipois se jetèrent sur le côté pour éviter l'impact et se ruèrent à l'assaut de ses jambes. Quatre mains tentèrent de balayer la vague qui menaçait d'engloutir la mercenaire. Ouvrant la bouche pour crier sa colère, Orendi dévoila des crocs. La peau de loup se colla à son épiderme, un poil dru et gris recouvrant promptement son corps. La peau de loup la possédait, galvanisée par la magie ambiante.

Perdant pied, happée par l'instinct animal qui la consumait, Orendi se mit à claquer des mâchoires, tentant de mordre tous ceux qui l'approchaient – ennemis comme alliés.

Juste pour info:
 


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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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Mer 8 Nov - 10:15


Event

Juin 07



Soutenant Sigmund malgré la chaleur agressive de ses flammes, Ofelia fit tout de même volte-face à l’appel d’une voix familière qui lui arracha un sourire enthousiaste. Depuis son départ d'Emerald, le souvenir de la renarde s'était étoilée, balayant son malaise primaire pour ses contacts et appels langoureux.

« Hanako, vous ici ! » Mais bien évidemment les être de magie les plus puissants de ce monde se devaient d’être au rendez vous pour cette bataille finale. Ofelia comptait pourtant sur sa magie pour tenter de délivrer l’être à l’origine de ce chaos mais sans grand espoir.

Caressant le bras de Sigmund, manquant presque de se blesser, elle offrit à la japonaise un visage d’un bonheur et d’une paix absolue. La jeune orpheline avait changé, se débarrassant de son malaise et de ses craintes comme d’un vieux manteau trop lourd. Et saluant d’un signe de tête chacun des nouveau arrivants, tourna cette dernière pour suivre le vol catastrophique de l’une des membres de cette épopée, presque aussitôt attrapée par un inconnu digne d’un dandy.

Quel drôle de spectacle.

« Je suis la fille de Nikolas Klaus et voici mon fiancé, Sigmund Rammsteiner. Nous sommes effectivement présent pour ramener la magie à sa stabilité primmordiale. Mon fi- le phénix nous envoie. »

Hélas le temps n’était pas non plus aux présentations cordiales et entendant la clameur approcher, Ofelia retrouva toute sa vivacité, enfilant rapidement les bottes de vol que l'étrange créature arachnéique venait de leur fournir.

« Faites attention à vous tous ! » Hurla-t-elle dans la bise avant de poser plus durement la main sur son grimoire. La petite créature un rien lupine avait vu juste : des liliputiens venaient de débarquer en nombre pour freiner leur entreprise

« פסגות קרח ! »

Malheureusement, les pics de glaces qui surgirent à sa commande ne furent pas plus solide que la neige dont ils étaient issus. Friables et cassants ils se désagrégèrent d’eux-mêmes avant même que les liliputiens ne les atteignent.

Et à nouveau craintive, Ofelia claqua des talons pour s’envoler plus en retrait, observant Sigmund tout en préparant ses boules de noël.

La bataille allait s’avérer importante.






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Hanako Hayashi
La kitsune
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✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo

Ven 10 Nov - 19:11
La jeune sorcière était différente depuis leur première et seule rencontre chez la sorcière Muller. Elle était plus sûre d'elle, une belle jeune fille qui rayonnait, une jeune fille avec qui elle s’entretiendrait bien, une jeune fille fiancée...Voila qui gâchait plutôt bien le tableau, mais après tout cela était une norme. Mais quel dommage qu'elle se soit entichée d'un homme, bien que cela ne faisait aucun doute que c’était cela même qui lui avait donné cette éclat de pureté.

— Nous ici en effet. Et c'est avec un plaisir dont je me retiendrais de montrer par égard pour votre fiancé. Votre père Monsieur Klaus doit être ravi de voir sa ravissante fille ainsi progresser sur le chemin de la vie.

Et aussi car le moindre faux pas avec ses queues pourrait faire en sorte que la jeune sorcière de l’hiver pourrait ressembler à son fiancé, c'est à dire une torche humain ou un hybride feu, mais sans le côté hybride.

— Nous espérons que monsieur Rammsteiner...

« … sait la chance qu'il a. »
Mais la renarde ne put finir sa phrase qu'une horde de créatures rendues folles par la magie environnante se mit à charger en leur direction. Ce fut, d'ailleurs, à ce moment là que Hanako aperçut le retour de certains compagnons qu'elle préféra ne pas présenter par soucis de couverture.

La première à agir pour contrer cette invasion, aussi grande que ridicule aux yeux de la renarde, fut la demoiselle de l'hiver (elle n’était pas encore madame après tout). Mais il était difficile de dire si elle avait juste mal maîtrisé sa magie, ou si cette dernière avait tout simplement était perturbée par la créature géante et immobile.

Hanako allait essayer de prendre les choses en main. Ce qui était difficile c’était le choix de la magie. Mais sa sorcellerie avait, à son grand plaisir, déjà causé pas mal de troubles au Japon, et elle n'avait pas envie qu'un des deux homme ici présent soit sous son charme. Oh que non.

Restait donc le feu, ce feu qu'elle utilisait depuis qu'elle était petite. Elle le maîtrisait bien et l'avait déjà prouvé plus d'une fois comme dans cette auberge avec ses sœurs et son petit frère à qui elle avait laissé un souvenir pour le restant de ses jours.

Du coup la renarde avait choisi de miser sur ses acquis et, après avoir inspiré profondément, elle se plaça devant Ofelia lui offrant un ravisant sourire et un coup d’œil à ce que pouvait faire Muffet. La renarde laissa la magie la traverser. Elle laissa cette chose incontrôlable emplir ses neuf queues de magie, ce qui eut pour conséquence de voir neuf flammes grandir de plus en plus et devenir aussi fortes que l'homme feu allemand ou un brasier brûlant des forets.

Hanako avait du mal à supporter la chaleur. Seules ses queues étaient protégées contre le feu et la chaleur, pas son corps. Il y avait même des morceaux de ses vêtements qui commençaient à brûler. Par le prix d'une énorme concentration pour reprendre le contrôle de ses queues, Hanako balaya ses queues qui lancèrent des flammes vers le ciel.

— Tous à terre ! À part l'hybride feu.

Pourquoi à part lui ? Car il ne craignait rien normalement et que ce serait une revanche pour lui avoir volé une potentielle jeune fille qu'elle aurait voulu dans son temple. Ne maîtrisant pas totalement ce qu'elle venait de faire Hanako n'avait pas pu voir si elle avait vraiment touché des créatures aériennes. Mais une chose était sûre : au sol elle avait fait chou blanc.

Hanako regarda comment se portait le petit monde autour d'elle. Une personne l’inquiétait de plus en plus en la personne de la petite sorcière des flammes qui avait de plus en plus des poils qui lui poussaient un peu partout sur le corps. Il faudrait qu'elle examine cela mais elle devait reprendre un peu de force pour le moment.

— Comment vous portez vous tous ? Et surtout vous petite sorcière des flamme Orendi.


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✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Sam 11 Nov - 19:49
Nombreux furent les nouveaux arrivants, visages complètement inconnus pour Sigmund qui ne retrouva aucune connaissance au sein de chacun de ces faciès. La dénommée Hanako (Sigmund était incapable de déceler si c'était là son nom ou son prénom) exprimait une familiarité envers Ofelia à laquelle la sorcière d'hiver n'opposa aucune résistance. Peut-être faisait-elle partie de ce sabbat dont Ofelia lui avait touché deux mots. Elle avait énuméré plusieurs noms mais, à son grand regret, Sigmund n'avait guère réussi à en retenir un seul, ou très vaguement. Lorsque mention fut faite de Nikolas Klaus, père de Ofelia, Sigmund se permit de s'immiscer dans la conversation.

« Nous devons le voir justement... Après tout cela. » L'Allemand désigna, d'un geste de la main, ce qui les entourait, cette mission qui semblait tous les réunir là.

La fin de la magie passait prioritaire sur une demande de mariage en bonne et due forme.

Une hybride araignée vint auprès d'eux pour leur apporter des souliers que Sigmund saisit entre ses mains, les dents serrées, craignant qu'elles ne s'enflamment. Mais, miracle, elles demeurèrent entières. Se baissant l'homme entreprit de les nouer à la place de ses souliers tout en tenant deux mots avec l'hybride à la peau violacée.

« Merci... Madame ? » hasarda-t-il de peur de se tromper, se fiant à la voix aiguë, l'épais manteau masquant si bien le corps que l'hybride semblait nager dedans. « Ces chaussures sont à vous ? Pratiques. Sans vouloir être trop curieux... Comment êtes-vous venus ici ? Comme l'a dit ma fiancée, nous avons été mandaté par le phénix mais vous ? »

Sigmund ne pouvait s'empêcher de craindre de potentiels anti-magie qui, comme au Brésil, venaient s'en prendre aux créatures de magie pour en annihiler l'existence même. Néanmoins l'Allemand devrait repousser ces interrogations à plus tard. Tipois et Riotz en furie fonçaient sur eux les attaquant à vue. L'Allemand tenta bien de s'envoler mais s'envola à peine, l'équivalent d'un bond, avant d'atterrir sur le sol, basculant sur le dos.

Il put voir Ofelia foncer dans les airs, ses mains emplies de boules de Noêl avec, à ses côtés, Hanako qui brillait aussi violemment que lui, auréolée de flammes. Son cri se répercuta dans ses oreilles tandis que les flammes se ruaient dans les airs. L'Allemand put voir des Riotz tomber, proprement grillés, poussant des couinements de douleur.

« Désolé... » s'excusa-t-il auprès d'eux, se doutant bien que, dans toute autre situation, ces créatures ne leur auraient causé aucun mal.

Se remettant debout, Sigmund frappa le sol de ses pieds et réussit son décollage. Brassant l'air de ses bras, l'homme progressa dans son ascension jusqu'à atteindre les deux sorcières.

« On devrait... aller vers la créature... » souffla-t-il entre deux inspirations. « J'ai eu de la chance les Tipois ne m'ont rien fait... Il faut remercier mes flammes. » Et Sigmund eut un rire bref, riant de sa propre nature. « Orendi c'est... elle ? » questionna-t-il en désignant, du doigt, la Russe qui mordait les créatures à pleines dents. « Si je m'en occupe je risque de la brûler et je ne pense pas que ce soit une bonne idée, vu son état.  Après... »

L'Allemand extirpa d'une poche de sa veste un flacon qu'il agita entre ses doigts faisant miroiter le flot incarnat.

« J'ai du Sérum de vampire. Cela vous soigne si vous absorbez du sang. Si jamais... »

Même si utiliser un tel produit le répugnait – il n'avait jamais aimé le sang.


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Lun 13 Nov - 22:16
Les princesses voilà bien longtemps que j'ai apprit à les laisser là où elles étaient, mes compagnons de route en revanche je préfère les garder en vie. Voilà la réponse qui me vient à l'esprit mais je m'abstiens toutefois d'en faire part à la petite sorcière des flammes.

Nous rejoignons le groupe et la demoiselle Orendi fonce sur sa camarade arachnéenne pour lui faire cesser illico ses enfantillages. Je préfère ne pas relever, ce n'est pas vraiment le moment et je dois avouer que mes préoccupations sont à des années lumières de là. Enfin, pas vraiment... leur objet est bien visible devant nous.

Je me glisse dans la conversation en saluant le couple dont la renarde semble connaître la jeune demoiselle. J'ignore quelle attitude adopter puisque la dame Hanako ne nous présente pas comme sa suite. Je reste neutre en me présentant à mon tour mais me permets de répondre à l'homme enflammé.

- Le Gardien que nous avons été trouvé en Russie nous a mis sur cette piste, notre périple nous a mené jusqu'au Japon où un hybride ami du Gardien du nom de Shikoba nous a indiqué le lieu à l'origine de tout ceci. Le Gardien était à bout de force, le Phénix a-t-il subi les mêmes tracas ?

Il me semble avoir lu dans les journaux qu'au Canada, l'oiseau pris de furie avait fait des ravages. J'aimerai connaître l'origine d'une telle ire et suis curieux de pouvoir discuter un peu plus avec ce couple dont il émane une grande force. Malheureusement, les discussions sont interrompues par une marée de minuscules créatures qui nous fonce dessus accompagnée d'un essaim de lucioles électriques qui fond du ciel sur nous.

Alors que la renarde embrase ses neufs queues, je ramasse un morceau de bois bien abîmé et tente de l'enflammer dans le brasier vulpin. Les flammes aideront peut-être à repousser l'étrange marée qui s'avance sur nous. Dans le même temps, j'aperçois la petite sorcière des flammes subir une étrange transformation. Elle semble se couvrir de poils et claque des mâchoires férocement. Cela n'est pas sans me rappeler quelques souvenirs. Les flammes ne prennent pas sur le maigre morceau de bois qui se casse. Je n'ai qu'à peine le temps de me baisser alors que les flammes s'envolent vers le ciel, foudroyant les lucioles sur leur passage.

Je ne suis pas certain que la sorcière des flammes Orendi soit en mesure de répondre à la renarde.

- Je crois qu'elle est actuellement furieuse.

Du moins c'est ce que les mâchoires et leur claquement menaçant sur à peu près tout ce qui bouge laissent entendre sans compter le grondement sourd qui s'échappe de la gorge de la petite sorcière. L'homme enflammé finit par décoller à son tour. Il s'inquiète de l'état de la demoiselle Orendi et de ce qu'il va falloir en faire. En effet son état à lui risque d'être dangereux pour la sorcière des flammes.

Vu son état et le fait que l'hybride araignée semble occupée à repousser l'ennemi, je ne vois pas la laisser au sol derrière nous. J'ai conscience qu'elle ne va pas apprécier du tout ce que je vais faire, j'ai encore plus conscience du fait que je risque de me faire mordre mais tâche d'espérer que mes habits et l'épais manteau que je porte seront suffisants pour atténuer la morsure.

Je rentre ma main gauche dans la manche de mon manteau, mieux vaut ne pas la laisser à portée de mâchoire et passe derrière la demoiselle devenue grand méchant loup pour la saisir. De front, j'ai bien conscience que je ne pourrais pas approcher du tout.

Dans l'idée cela semblait simple... non vraiment. Je l'attrapais et la maintenais de sorte à ce qu'elle ne se retourne pas contre moi, au pire elle pouvait saisir mon bras gauche au moins ça aurait occupé ses mâchoires pour le vol, puis je devais taper des talons pour prendre mon envol. En soi, cela n'avait rien de compliqué.

Sauf que rien ne s'est passé comme prévu hormis une chose, le fait que la demoiselle Orendi morde sauvagement mon bras gauche. L'étau de ses crocs est toutefois bien plus puissant que je ne l'imaginais et une vive douleur remonte le long de mon bras. Je me prends à penser que sans l'épaisseur du manteau et des vêtements en dessous, la morsure serait redoutable.
Quant au reste et bien, j'ai beau tenter de prendre mon envol, les souliers refusent de décoller du sol et ce sans compter sur la petite sorcière qui secoue violemment la tête au risque de me briser les os. Je tente de me dégager, essayant désespérément de m'envoler.

C'est alors que les souliers se décident enfin à obtempérer, du moins c'est que je crois l'espace d'une seconde, avant qu'ils ne me fassent perdre l'équilibre, me faisant voler à ras du sol. La petite sorcière me lâche arrachant un beau morceau de manche au passage. Je percute quelque chose dans ce fouillis puis je sens que je m'élève, balloté par des vents invisibles qui m'entraînent toujours plus haut et vers la créature. Je tente désespérément de reprendre le contrôle et de me stabiliser mais les voltiges que me font exécuter les souliers, me secouant en tous sens, me donnent la nausée. Je crois que cette fois ci, il va me falloir beaucoup de chance.
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Ven 17 Nov - 21:59
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Chacun.e combat courageusement usant des moyens en sa disposition pour repousser ces créatures qui, aveuglées par la magie qui leur monte à la tête, ne distinguent plus amis ou ennemis – à l'image de Orendi dont l'esprit bat campagne, loin quelque part. Néanmoins, dans sa fureur, la sorcière a mastiqué plus d'un Tipois ne laissant que des brins d'herbe et des bouts de bois sur son sillage. L'intervention de Sigfried empêche les survivants de venger la mort de leur compagnon tombé au champ d'honneur.

Les flammes de Hanako ont brûlé plus d'un Riotz. Néanmoins ce qui s'annonçait comme une victoire se révéla être une défaite totale. Les Riotz ne sont pas des êtres organiques contrairement aux Tipois. Le feu ne leur causa aucune douleur. Il fit rougir à blanc leur métal, fit vibrer leurs ailes à un rythme effréné, décupla leur colère. En un mot le feu de la sorcière les plongea dans une rage indicible.

Des lucioles chauffées à blanc se ruèrent à l'assaut du groupe, se déposant sur la chair offerte, la saisissant entre leurs pinces. C'était une pluie de sauterelles avec supplément chaleur bouillante, laissant des brûlures sur leur passage. Même les Tipois furent décimés, hurlant tandis qu'ils prenaient feu sous les assauts conjugués des Riotz.

Vint l’Écho. Il retentit à leurs oreilles, onde sonore assez puissante pour laisser la sensation d'une vibration dans chaque corps – lame de fond invisible qui les secoua jusqu'à l'os. On aurait dit un cri, le barrissement profond d'un être millénaire. Un craquement sourd résonna dans ce bref silence soudain. Une parcelle de cette roche qui habillait l'antique créature venait de se fendre, et de sombrer, tel le fragment d'un iceberg chutant dans l'océan.

Précisions

Prochain tour le 27 novembre à 22 h.

→ Concernant les blessures de vos personnages, on vous laisse les définir.

→ N'hésitez pas à agir, broder à partir des réponses de votre partenaire et du post du Maître du Jeu. Vous pouvez simplement lancer des actions et attendre le tour MJ pour voir si vous avez réussi, ou contactez un membre du staff et faire, si besoin, des lancers de dés qu'ils vous indiqueront.

→ Pour toute question c'est par MP ou dans ce sujet
©️ ASHLING POUR EPICODE




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