Juin 7. Le surnaturel revient au galop – scène finale

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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 5 Déc - 21:59
Event


Le surnaturel revient toujours au galop

Juin de l'an 7

Orendi n'avait été que le prémisse d'un phénomène que personne n'aurait cru possible, pas même imaginable. La magie pure s'extirpait de chaque faille creusée dans la roche, de chaque entaille qui se dessinait à sa surface. Au sein de la pénombre nocturne les aurores boréales brillaient de mille feux, éclats si scintillants qu'elles menaçaient de vous brûler la rétine – monceaux de soleils incandescents. Traçant des voies de lumière pure, elles illuminaient la scène qui se déployait au sein de cet écrin de neige, au sein de la Sibérie, loin des yeux des hommes et des femmes. Loin de la civilisation. Loin de tout témoin.

La créature les aspira tou.te.s comme iel l'avait fait avec Orendi. La sorcière de l'hiver, le roi de Suisse et l'hybride feu – tou.te.s trois furent happé.e.s par cette magie d'un blanc pur, aveuglant. Hanako était bien trop loin pour être emportée, perdue dans les tréfonds de la taïga.

Au sein de la créature, il n'y avait rien de tangible. C'était un microcosme évanescent constitué de cette magie puissante par sa pureté, le cœur même de toute la magie qui baignait le monde. De cette ambiance éthérée surnageait la créature – sa forme véritable.

Iel n'était qu'esprit, corps intangible brillant d'une lueur bleutée. Sa face était dépourvu d'yeux, de bouche – rien n'y permettait d'y lire une quelconque expression. Iel était gigantesque occupant tout l'espace. Sa voix résonna au sein de cet écrin, au sein de leurs esprits.

« Je vous remercie. »

Son faciès se tendit vers le haut fixant un horizon aussi lointain qu'invisible.

« Je dois y aller maintenant. Avancer, parcourir le monde, m'y répandre. »

Suivre les conseils prodigués par ces gens, humains vulnérables, êtres dont l'existence n'avait la valeur que d'un instant à ses yeux d'être ancestral. Vivre et s'épanouir, sortir de cette gangue qui l'emprisonnait et que leurs présences et leurs prières avaient fragilisé. L'être se pencha à leur rencontre exposant son faciès où grouillait la magie, à l'image des appendices se mouvant au sommet de son crâne.

« Répandez l'amour de la magie. Chassez la peur. Cela m'aidera à vivre. »

Le décor parut exploser mais ce ne fut que la lueur qui aveugla les protagonistes. Les paupières purent se rouvrir lorsqu'iels se retrouvèrent dans la taïga. De la carapace de pierre ne restaient que des fragments épars, monceaux d'une montagne effritée. La créature avait déjà amorcé son départ, silhouette longiligne dominant les bois et les montagnes bien trop éloignée pour être rattrapée en quelques pas. Elle avançait vers l'horizon auréolée d'aurores boréales.

Sa voix résonna, une ultime fois, laissant échapper son nom véritable.

Fantasmagorie.


→ Fin de l'event. Merci à vous tou.te.s d'avoir participé jusqu'au bout. L'ajout de la créature devrait arriver sous peu dans le bestiaire. On vous laisse libre de poster un dernier mot avant de clôturer le sujet.
©️ ASHLING POUR EPICODE




© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Sam 9 Déc - 17:36


Event

Juin 07



Alors elle fut comme attrapée par le vol d’un milliard d’hirondelles, et sans crier de peur ou de souffrance – car à cet instant, il n’y en avait plus – Ofelia plongea. Plongea au sein de ce corps et de cette essence comme elle aurait pu tomber dans l’océan. Brindille dans l’immensité d’une énergie qui la dépassait entièrement. Fœtus à nouveau dans le ventre d’une mère bienveillante. Elle se replia sur elle-même sans avoir besoin ni de parler ni de respirer – car la chose parlait ainsi pour elle, et sa voix résonna dans sa tête comme on peut parfois entendre sous sa propre peau les battements lents d’un cœur au repos.

Bercée par les remous de ce micro-univers, elle ferma les yeux sans fermer les poings et se sentit basculer sous les remous d’un vent contraire, sous les effluves incandescentes et pourtant si froides d’une nouvelle vie. L’être ainsi vivait et brisant la coque d’un œuf de terre et de feuilles, commençait tout doucement à prendre son essor. Iel n’avait plus de craintes, iel osait et Ofelia le vivait avec iel comme si à eux tous ils ne formaient qu’une seule connexion, qu’un seul pas en avant.

Ce fut aussi intime que personnel, ce fut autant un baiser qu’une caresse et elle ressentit ce que le cerveau oublie mais retient d’une manière qui ne se décrit pas. D’une pensée, d’une sensation, d’un souvenir morcelé, étroit, infime, celui d’un bébé, celui d’un tout nouvel être vivant, elle put entendre la voix chaude (maman) et les mains douces sur son corps (maman ??). Ce fut comme renaître. Ce fut comme voir la porte s’ouvrir sur sa cellule et se confronter encore une fois au regard tendre et sans jugement de (papa) Nicolas Klaus. Comme trouver sa chambre, et ses premiers cadeaux de noël et sentir la première neige et courir sans tomber et toucher la main de (mon amour) Sigmund sans le blesser et le rencontrer dans les rues perses, avoir sa chaleur dans ses bras avant le baiser du soir dans leurs lits encore séparés, et vivre tout simplement vivre.

Alors elle comprit que cette voix chaude de berceuse et d'affection serait la sienne et qu’un jour, ainsi, ce qu’elle ressentirait là, cette protection, cette tendresse, cette force, cet amour, ce serait à elle, pour un autre être, tangible, fragile, indépendant et pourtant sien, qui ne vivrait en rien du malheur et qui poserait son regard dans le sien comme Klaus comme Sigmund comme chacun des êtres de ce monde avait finalement pu le faire avec elle, sans la craindre.

En l’acceptant entièrement. Parce qu’elle serait maman.

(Je veux être maman)

Et elle n’aurait plus peur de vivre maintenant.

(Ni de marcher et de trébucher sur un clou je saurais soigner je n’aurais plus peur de la malchance)

Que cela ferait parti d’elle, que ça serait sa manière à elle d’exister, sa fantasmagorie.

Alors quelque chose sortit de sa bouche, puis disparut et ce fut comme recracher un poil noir.

Il n’y eut plus de chat. Il n’y eut plus de lumière ni de chœur ni de peine.

Iel se mit en marche et reposée sur terre, le cœur d’Ofelia repartit, incertain et instable mais pourtant bel et bien vivant.

Doucement, elle chercha la main de Sigmund pour trouver une accroche réconfortante dans ce débordement qu’elle venait de vivre. Jeta un regard hagard autour d’elle, sans plus suivre des yeux l’être de magie qui s’éloignait déjà, et ne trouva rien.

Ni chat noir, ni désespoir. Juste un millier de routes.

Ainsi venait de disparaitre Ofelia Ay, ainsi venait de s’envoler sa malédiction.

Et Ofelia Klaus se releva. Abandonnée de tout don. Comme neuve.

Alors elle éclata de rire, un rire si puissant que le vent l’emporta à son tour. Avec lui des flocons de neige sur un hiver réconfortant.






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Orendi
La fille des brigands
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Dim 10 Déc - 0:31
Orendi avait fermé à demi les yeux, bercée par cette chaleur qui l'enfermait dans un cocon. La voix de la créature s'y superposait, brouhaha pratiquement indistinct qu'elle n'écoutait que d'une oreille. C'était différent de ce qu'elle avait vécu dans le puits – plus doux, plus apaisant. Car l'hôte l'accueillait en son sein. Elle n'était pas l'intruse. La créature l'acceptait dans toute son étrangeté.

Rejeton engendré par la magie, la créature lui montrait qu'elle n'était pas la seule.

Orendi n'avait aucun discours à adresser à l'être. De toute iel avait déjà pris sa décision : celle d'avancer. Comme Orendi qui, sortant du puits, combattant la mort, s'était relevée abandonnant une peau pour en endosser une nouvelle.

Une silhouette se dressa à ses côtés, éthérée, douce, son contraire. Icône religieuse aurolée de cheveux blonds, petite sainte qui, la seule, avait tendu la main à la sauvageonne qu'elle aidait.

« Gerda. »

Son premier amour. Sa première amie.

Elle la regardait de ses grands yeux de jeune fille qui voyait le bon même dans les cœurs les plus noircies, tenait ses mains entre les siennes sans un regard pour les cicatrices. La bonté faite femme, la dévote incarnée. Reflet de son passé, fragment de souvenir qui avait pris corps dans ce tourbillon magique, Gerda était là, la berçant de ses grands yeux.

« Tout va bien se passer maintenant, d'accord ? »
« Bah pourquoi ça irait pas ? »
« Tu as peur Feodora... »

Orendi ne dit mot bien consciente de ses entrailles qui se nouaient dans son corps. L'expérience actuelle lui rappelait bien trop celle du puits et la Russe craignait dans lequel elle allait en sortir. Les bras de Gerda l'enlacèrent, fantomatiques.

« C'est à toi de choisir. Continuer à être ce que tu es ou changer. Redevenir Feodora ou avancer dans cette peau. »
« Y a un prix à payer ? »
« Si tu avances, tu dois le faire sans moi. »

Gerda avait un sourire triste, de ceux qui cachent les larmes qui menacent de couler.

« Je ne suis plus une petite fille. »
« J' sais. »
« J'ai grandi, j'ai changé. Si tu me revois, tu ne me reconnaîtras pas. »
« J' t' reconnaîtrais toujours. »
« C'est vrai. Mais je serais peut-être mariée, j'aurais peut-être des enfants. »
« Si t'es heureuse, c'est tout c' qui compte. »

Entre les bras de la Russe il n'y eut plus rien, rien qu'un souffle d'air qui lui caressa la joue avant de disparaître. Autour d'elle la réalité avait pris corps, les étoiles étincelaient et la créature, au loin, filait vers l'avenir. Se sentant tremblante, encore secouée par l’événement, Orendi serra ses bras autour de son buste. Le rire de Ofelia lui asséna un électrochoc, lui arrachant un rire bien moins gracieux, un croassement amusé.

« On est vivants, crénom ! »

Une injure russe fleurit entre ses lèvres éclatant dans l'air comme une bulle de savon. Elle en avait tout le corps tremblotant et les yeux humides. Ils étaient vivants et la magie était encore là. Le destin seul savait de quoi demain serait fait mais, au moins, ils pourraient vivre quelques jours de plus.



Spoiler:
 
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✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Dim 10 Déc - 0:39
Il avait pu approcher le cœur de la magie, sa source. Ironique quand on se souvenait qu'il y a de cela quelques années il ne pouvait supporter la magie et la fuyait, hantée par la crainte d'une sorcière tapie dans une maison en pain d'épices. Sigmund ne savait qu'en penser, que dire – et comprit qu'il devait simplement se taire, écouter et apprécier l'instant présent. Tout simplement.

C'était comme flotter dans le vide auréolé d'une chaleur apaisante. Sigmund sentait son feu se faire doux sous les caresses de cette brise, félin qui rentrait ses griffes et baissait le dos sous la main qui, lentement, fourrageait son pelage.

La créature continuerait de vivre, parcourant le monde pour y porter sa bonne parole – prêcheur d'un propos quasi divin qu'ils se devaient d'alimenter en agissant pour le bien de la magie.

« Nous le ferons. » souffla Sigmund n'osant trop lever la voix de crainte de briser l'instant.

La main d'Ofelia cueillit la sienne tandis que la bulle se brisait les ramenant dans la réalité, au sein de la Sibérie, du froid sifflant à leurs oreilles. Quand l'Allemand voulut serrer la sorcière dans ses bras pour l'empêcher d'avoir froid, il vit que quelque chose avait changer en elle. Son rire sonnait les cloches aux étoiles et l'hiver s'était installé dans ses yeux les rendant étincelants.

« Tu as changé Ofelia. »

Disait celui qui ressortait, lui aussi, grandi de cette expérience, le feu ravivé en lui, le cœur palpitant d'émotion. La voix d'Orendi lui parvint lui arrachant un rire.

« Oui nous sommes vivants. Et bien vivants. Si nous n'étions pas si loin de chez nous, je vous aurais tous invité à manger des pancakes. »

Mais des jours de voyage cela faisait cher payé pour si peu, n'est-ce pas ?


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✦ Libre pour RP ? : yes !

Lun 8 Jan - 16:05
Parfois le temps semble s'étirer, les secondes s'effilent à l'infini faisant tourner au ralenti les rouages de l'Histoire. C'est ce qui arrive en cet instant. Comme dans un rêve, je vois la petite sorcière, débarrassée de sa peau de louve, s'approcher du trou bouillonnant de magie qu'a dévoilé la roche dans sa chute. Comme dans un rêve, je l'entends babiller à sa manière et plonger sa main dans l'énergie mouvante, geste tellement osé et décalé qu'il semble inimaginable. Comme dans un rêve, je la vois disparaître, happée dans le tourbillon d'énergie sans qu'aucun de nous n'ait eu le temps d'esquisser le moindre geste pour la retenir. Comme dans un rêve...

Et la magie fut.

Brillante, étincelante, à la fois aveuglante et infiniment douce, chatoyante de milles reflets, rayonnante de puissance et de vie. Et en son sein, l'être. La magie faite entité, son âme assemblée dans ce maëlstrom d'énergie, infiniment belle.

J'ignore où sont les autres, je ne peux ni les voir, ni les entendre. Jamais je n'aurais imaginé vivre cela. Le flot m'entoure, s'enroule autour de moi. Je le laisse m'emporter. De quoi demain sera-t-il fait ? Je l'ignore. Après tout quelle importance ? On fera avec.
La magie est lumière, la magie est onde. Source infinie qui me berce en son sein. Est-ce cela que nous oublions à la naissance ? Ce refuge formé par l'océan primordial que seule une femme sait abriter en son sein ? Peut-être...et je me prends à prier pour ne pas l'oublier de nouveau.

L'onde danse autour de moi, se ploie et se déploie. C'est le rire d'une fillette courant avec une brassée de fleurs rouges dans le creux de ses bras. Les pétales s'envolent, emportés par la brise, et esquissent les montagnes, les cimes enneigées que j'emporte dans mon coeur à chaque voyage, la pureté des lacs, miroirs favoris du ciel, le vert des pâturages sous le soleil d'été. Un monde se dessine dans les jeux de l'onde... Mon monde.

Et vient la certitude. Intuition fugace mais vérité implacable. Ils iront bien. Hommes et femmes, de toutes races, de tous âges, peuple longtemps déchiré à présent uni, mon peuple, mon trésor et ma fierté. Il vivra. Les enfants de la magie, mes enfants chéris au même titre que ceux qui préfèrent la technologie, vivront, prospèreront et apporteront à leur terre le meilleur qu'ils pourront lui donner.

Alors que l'être se lève et tourne son regard vers l'horizon, je me prends à lui souhaiter bon voyage. Ce ne sont pas des mots, juste une pensée qui s'élève, un souffle informulé que la créature percevra sans aucun doute. Bon voyage avec l'espoir qu'un jour, ses pas la mèneront sur les terres de Suisse et que lorsque ce jour viendra, je pourrais lui montrer ce trésor que je chéris.

La lumière se fait plus forte, irradiant de tout son éclat si bien que j'en ferme les yeux. Mes pieds touchent le sol et me ramènent au coeur de la Taïga. L'air gonfle mes poumons avec violence. C'en est presque douloureux. Douloureux comme au premier jour, à la première inspiration. Lorsque la chaleur maternelle nous quitte pour nous laisser à la froide morsure de l'air.

Au loin l'être a déjà commencé sa course infatigable. La magie est en marche, que cela plaise ou non. Et nous sommes...

" vivants crénom !"

L'exclamation de la petite sorcière Orendi me tire un éclat de rire. Je crois qu'elle exprime parfaitement notre ressenti.

- Les pancakes auraient été plus que bienvenus ! Enfin, si nous reprenons le navire des Renégats pour le chemin du retour, je devrais pouvoir m'arranger pour concocter quelque chose de bon si le coeur vous en dit.

La lumière de l'être décline déjà à l'horizon, crépuscule aux allures d'aube pour nous tous ici présents. De quoi sera fait demain ? Nous verrons. Déjà, un passage au Japon pour présenter mes hommages au Tenno et rendre les chaussures à l'hybride vent en espérant qu'il soit encore près du palais des bains. Peut-être prendrai-je le temps de profiter de l'établissement. Et enfin, il sera temps de rentrer à la maison.
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