[Janvier 07] Une rencontre fortuite...

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Sir Cedrick Tremblay
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Sir Cedrick Tremblay
Mar 31 Oct - 1:06
Après un voyage qui me parut durer une éternité, je pouvais enfin apercevoir les côtes bretonnes et au-delà le royaume de France. J’ai un léger soupir de soulagement, avant de me ressaisir aussitôt. La partie la plus compliqué de mon projet commençait.

Ce voyage était en réalité l’aboutissement d’une longue préparation, avec une idée un peu folle à la base, celle de développer des relations propres au Canda, en passant outre l’autorité anglaise. En jouant à ce jeu solitaire je risquais beaucoup. Si jamais la couronne britannique avait vent de mes projets, je finirais mes jours dans une geôle de Londres sans espoir de revoir un jour la lumière du soleil. Cependant, le jeu en valait la chandelle à mes yeux. Le Canada avait beaucoup de chose à offrir. C’est ainsi que j’avais commencé à glisser quelques allusions à une possible rencontre avec la royauté française dans une correspondance que je n’étais même pas sûr de pouvoir entretenir. Vu le grand nombre de colons originaires de ce pays, il m’avait presque semblé naturel d’entrer en contact avec la France dans un premier temps. Et c’était avec un soulagement palpable que j’avais reçu des réponses favorables. Mais le plus dur restait à faire. Organiser une rencontre avec un pays dont les relations diplomatiques avec l’Angleterre étaient très tendues. Une rencontre officieuse donc. L’esprit humain peut néanmoins être très inventif quand il le faut…

_____________________________________

C’était ainsi que l’idée d’organiser une rencontre par « pure coïncidence » m’était venue à l’esprit. Le Royaume-Uni ne pouvait pas me reprocher quelque chose de purement hasardeux. Et si par la plus grande malchance je venais à me retrouver coincé sur le sol de France, personne ne me blâmerait de rendre hommage au souverain du pays plutôt que de m’enfuir comme un voleur. Cependant, il me restait à arriver jusqu’en France sans éveiller les soupçons, ce qui risquait d’être ardu vu la distance entre les deux pays…

Heureusement, mon rôle de gouverneur m’obligeait à me rendre en Angleterre deux fois par an pour faire un compte-rendu à la couronne, et donc à me rapprocher de mon objectif. J’avais là des occasions parfaites… A moi d’en tirer profit. Voilà pourquoi, au début du mois de janvier de l’an 07, je me retrouvais à voler vers des côtes françaises.

Mon plan était simple : m’écraser en France. Du moins en apparence. Tout le monde savait que traverser l’océan Atlantique en navire volant à cette époque de l’année présentait de nombreux risques, et que même les navires officiels n’étaient pas épargnés. La mise en application de ce plan semblait donc simple sur le papier à lettre, mais nettement plus compliqué dans la pratique. En regardant autour de moi, je laissais mes yeux s’attarder sur chaque membre de l’équipage. Un équipage réduit au strict minimum et composé de plus de colons français que britanniques. Mais au fond, cet équipage était avant tout canadien, tous des hommes de confiance partageant mon opinion et prêt à tout pour m’aider. Cette vision me redonna du baume au cœur et me permit d’attendre la prochaine étape plus sereinement.

Lors de mes repérages préalables, certaines sources m’avaient indiqué une zone bien précise sur le territoire où le navire pourrait atterrir sans attirer l’attention malvenue de quelques badauds. Et elles ne m’avaient pas menti. La coque toucha terre au milieu d’une vaste plaine déserte, dans la région de la Loire d’après mes informations, enveloppée dans la brume. J’arrivais à peine à percer le brouillard pour apercevoir le sol, ce qui impliquait que personne ne pouvait voir l’embarcation. Rassuré, je mis pied à terre, suivi de mes hommes.

« - Messieurs, le plus délicat commence. »

Il fallait maintenant endommager de manière convaincante notre embarcation. Après tout, ce devait être un atterrissage d’urgence. Mais comme il est toujours plus facile de détruire que de créer, le travail fut rondement mené et le résultat m’apparut comme très crédible. Nous devions maintenant attendre. Notre navire n’avait pas dû passer inaperçu dans le ciel français et un comité d’accueil ne devrait pas tarder à arriver, même si j’ignorais quand.

Après un moment d’attente qui me parut interminable, une chevauchée se fit entendre au loin. Le brouillard avait commencé à se dissiper aussi je pu apercevoir un détachement de dragons français se diriger vers nous, bannière claquant au vent. Un officier s’arrêta à ma hauteur, sans doute renseigné par mon habit officiel et regarda d’un air étrange le pavillon canadien accroché au mât.

« - Oh Messieurs, puis-je savoir ce que vous faites ici ? Il n’est pas commode de croiser un tel groupe dans ces plaines…»

Visiblement cet homme s’attendait à trouver un navire commercial échoué ou encore quelques personnes peu recommandables. Mais le drapeau l’intriguait, c’était sûr.

« - Bonjour capitaine. Je me présente, Sir Tremblay, gouverneur du Canada. Je me rendais en Angleterre lorsque mon navire fut pris dans une tempête. Comme vous pouvez le voir, il n’est guère en état de reprendre la route. Et comme je peux le voir, vous ne semblez pas non plus en mesure d’apporter une solution à mon problème. Où puis-je trouver des autorités compétentes ? »

J’espérais avoir été assez convaincant pour mon interlocuteur. A son air abasourdi, il n’attendait visiblement pas à croiser une personne telle que moi sur sa patrouille. Il n'était après tout qu'un petit officier en province. Heureusement, ce capitaine fut assez malin pour comprendre que la situation n’était pas de son niveau et me mena auprès de son supérieur. Qui à son tour me fit escorter auprès de son propre supérieur, mon cas étant à chaque fois jugé trop important pour obtenir une décision définitive. De fil en aiguille, mon plan se mit ainsi peu à peu en place et alors que le soleil commençait à décliner, je pu apercevoir mon objectif final : le château de Versailles, cœur de la monarchie française.

J’étais fourbu, couvert par la poussière de la route et fatigué mais j’avais réussi. On m’amenait devant le pouvoir, seul apte à démêler cette situation inédite. J’allais enfin rencontrer les monarques français. J’appréhendais maintenant leur réaction. Car coucher des mots d’amitié sur un papier était une chose, mais arriver directement devant eux sans vraiment prévenir en était une autre.

Finalement, j'avais l'impression que mon projet n'était qu'une suite d'éléments délicats. Et je commençais à douter.
Sir Cedrick Tremblay
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Kay de France
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Mar 7 Nov - 18:39

Cela faisait un mois environ que Kay était devenu roi de France officiellement. Rien n'avait été simple à vrai dire. Le mariage lui-même avait été une catastrophe perturbée par la djinn qui avait maudit la France il y avait 107 ans. Certes elle n’était plus mais la sécurité avait été vraiment mise à mal et Kay avait beaucoup à faire entre les leçons de Ronce pour en faire un roi dans les normes et améliorer la garde et la sécurité dans le royaume. Et au milieu de tout cela il y avait eu la lune de miel. Elle avait été, pour ainsi dire, un repos salutaire aussi bien pour la reine que le roi.

Mais bien trop court au goût de Kay. Le retour à la cour était revenu avec tous leurs piaillements, leurs perruques et poudres blanche sur le visage. Un jour il tenterait de dire à Ronce qu'il fallait arrêter cette mode. Ce n'était vraiment pas agréable à l’œil.

Mais un jour, en fin janvier, un oiseau mécanique était parvenu au couple royal porteur d'un drôle de message qui parlait d'un gouverneur canadien qui se serait échoué dans une des régions de l'ouest du royaume. Kay déplorait fortement le manque d'informations. Déjà qu'il avait du mal à retenir les royautés d'Europe, alors un gouverneur du Canada... Mais surtout ce qu'il déplorait était un rapport concret concernant les dégâts de l'appareil. De quelle nature étaient les dégâts internes et externes pour qu'il ne puisse pas repartir là où il devait se rendre ? Il enverrait un oiseau mécanique pour qu'une troupe de fonctionnaires aille sur place pour faire ledit rapport et, si besoin, faire intervenir des hommes pour réparer le bateau. Et si les dégâts n'étaient pas réparables faire préparer un autre bateau pour le gouverneur.

Kay allait aussi faire demander dans le rapport les dégâts produits sur le sol français car un atterrissage d'urgence ne se faisait, qu'on ne peut plus rarement, sans dégâts. Et une fois tout cela en main, il devrait en discuter avec Ronce sachant qu'il devrait sûrement avertir la couronne anglaise du contre-temps de son gouverneur qui, apparemment, devait se rendre en sol anglais.

— Ronce vous savez quelque chose sur ce gouverneur ? Il ne me semble pas que nous avons évoqué les colonies de nos voisins. Mais après le nombre bien trop élevé de votre ami Austro-hongrois, je n'ai pas vraiment retenu toutes les autres. Est-ce que je dois me comporter avec un gouverneur comme avec un roi ou un empereur ?

Kay se gratta la tête, espérant que Ronce ne soupirerait pas à cette tirade. Il était roi depuis peu, avait l'autorité qui allait avec, mais n’était pas tout à fait au point concernant les marches à suivre. Il avait plus les réflexes de flic à analyser, observer les détails comme pour une enquête, que de donner tout le crédit à une personne dû à un rang.

— Il arriverait dans la soirée. Ce ne serait pas mieux aussi bien pour lui, que pour nous, que de le recevoir demain matin afin de faire les trop nombreux préparatifs dont je ne retiens qu'une partie et dont tu as le secret ?

Kay profitait encore de ce moment en privé pour tutoyer Ronce chose dont il n'avait pas le droit en public, une chose dont il avait du mal à s'habituer. Il ne pouvait même pas parler comme il en avait envie à sa propre femme. Mais bon on ne choisit pas forcément de qui on tombe amoureux et quand on épouse une reine on sait que ce genre de chose va finir par faire partie du quotidien.


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Ronce de France
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Sam 11 Nov - 19:59
Un calme relatif s'était étendu sur le royaume de France avec l'arrivée de la nouvelle année sonnant la septième année d'éveil du royaume. Le temps filait, grains de sable insaisissable, et la paix distillée par le mariage n'avait été qu'une brève accalmie. La sarabande des doléances reprenait plus agitée que jamais comme si, avec la nouvelle année, les nouvelles décisions se multipliaient. Et comme venant parachever ce gâteau par une cerise confite, un oiseau mécanique venait leur annoncer que le navire du gouverneur canadien s'était écrasé au sein de la vallée de la Loire. Laissant son époux mener les investigations – elle lui abandonnait la bride sur le cou sur tout ce qui touchait la sécurité du royaume – Ronce menait, avec les domestiques, les préparations nécessaires pour accueillir le gouverneur. Il aurait été inconvenant de ne rien préparer en amont. Chacune des têtes couronnées penchées sur ses propres préparatifs, le couple discutait au sujet de leur futur invité imprévu.

« Nous avons échangé quelques lettres, rappelle-toi. » répondit-elle. « Nous avons échangé sur les ressortissants français canadiens. Il me semble que ses relations avec le roi Taylor sont... à couteaux tirés. En soit cela ne nous regarde pas, sauf si le roi a des vues sur la France mais cela m'étonnerait. Qui s'intéresserait à un petit pays comme celui-ci ? Quand j'étais encore célibataire, je pouvais comprendre. Un mariage est toujours tentant, mais maintenant... »

Ronce rejeta cette possibilité d'un mouvement d'épaules, riant de cette idée qui lui paraissait complètement saugrenue. Face à la proposition de son époux, la reine eut un haussement de sourcils, semblant particulièrement choquée par l'éventualité suggérée.

« Imagine. Tu as subi un incident, tu te retrouves à voyager dans un paix dans un confort du siècle dernier. Tu as les jambes rompues, l'estomac dans les talons. Certes, dans ses appartements il recevrait un dîner de roi. Mais un dîner avec de la compagnie est toujours plus agréable. Comme boire avec des compagnons est bien plus plaisant que seul, non ? »

La comparaison n'était guère choisie à la légère, faisant appel au passif du roi.

« Et n'aie crainte. Tu as déjà rencontré un gouverneur en la personne de Monsieur O'Callaghan. Ne lui donne simplement pas du titre mais simplement du Monsieur ou Sir – c'est un titre anglais. Pour le reste, la procédure habituelle : politesse, salutations... »

La bagatelle pour Ronce rompue à l'art de la réception et de la discussion.

Le soir venu, un valet vint informer le couple royal que le gouverneur était arrivé devant les portes du château. Après s'être assuré que c'était bien lui (en présentant une photographie tirée d'un journal au valet qui acquiesça) ordre fut donné de faire conduire le gouverneur à l'Antichambre du Grand Couvert. Le couple royal se mit lui-même en route, arrivant peu avant le gouverneur. Une table imposante occupait la pièce qui exposait, crûment, son ascendance rococo avec ses dorures et le plafond exposant des peintures dévoilant les grandes héroïnes de l'Antiquité.

Ronce effectua le premier pas vers le gouverneur s'inclinant pour le saluer avant de lui parler en anglais.

« Sir Tremblay, que voilà une auguste surprise de vous voir parmi nous. Nos gens nous ont fait connaître les désagréments de votre aventure. Moi-même et mon époux sommes désolés de l'avarie que vous avez subi. Nous avions songé à vous inviter à notre table ce soir. Mais vous préférez, peut-être, vous reposer quelques instants auparavant ou vous changer après ce long voyage ? »

Après tout l'on se sentait mieux pour converser frais et dispos.



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Sir Cedrick Tremblay
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Sir Cedrick Tremblay
Jeu 16 Nov - 17:20
Une fois arrivé devant le palais royal, on me fit patienter un instant sous l’œil attentif des gardes qui m’accompagnaient. Finalement, un valet vint me chercher en annonçant que le roi et la reine m’attendaient. Délaissant mes compagnons canadiens, je traversais le palais en suivant mon guide. Les dorures et les ornements brillants et clinquants étaient partout, m’émerveillant. Je n’avais guère connu que le style victorien des palais anglais et plus récemment le style très épuré du Palais colonial canadien. Ce dernier ne connaissait guère le bon goût. L’ancien gouverneur jugeait l’art « futile ». J’avais bien tenté d’égayer l’endroit avec quelques tableaux mais la pierre grise et froide réduisait à néant mes efforts. Versailles apparaissait ainsi encore plus comme un vieux joyau fragile, conservé dans un bel écrin.

Ce fut donc des étoiles plein les yeux que le valet m’introduisit auprès du couple royal français. Une fois entré dans une antichambre tout aussi décorée que le reste du palais, la reine Ronce s’avança vers moi avant de me parler. Son accueil fut chaleureux et apaisa quelque peu les doutes que j’entretenais. Au moins elle n’était pas hostile à ma personne.

M’inclinant à mon tour et saluant la reine puis le roi, je répondis à son accueil.

- Votre Majesté, merci de votre sollicitude. Veuillez accepter mes plus plates excuses pour mon intrusion si tardive dans votre palais, qui plus est dans une tenue aussi déplorable. Je ne puis vous cacher que votre invitation pour le dîner m’intéresse. Mais je vais d’abord accepter votre seconde proposition. Me rafraîchir après ce voyage inattendu me fera le plus grand et me permettra d’être plus présentable à votre table.

Nous séparant, un autre valet m’emmena jusqu’à une chambre richement meublée où un bac d’eau chaude m’attendait, ainsi qu’une tenue propre. Savourant avec plaisir le contact de l’eau sur ma peau, je pus libérer encore un peu plus d’anxiété. J’avais au moins réussi la première partie de mon projet. J’étais maintenant en France, à Versailles, au plus proche du pouvoir royal. Et j’allais pouvoir partager un repas avec eux, moment privilégié pour un simple gouverneur subordonné à un roi étranger.

Après avoir enfilé ma tenue propre, je pris mon étoile canadienne, symbole de ma charge. La remettre autour de mon cou me redonna de l’aplomb. Je n’étais pas n’importe qui tout de même. J’étais le gouverneur du Canada. Je respirais calmement une dernière fois avant de sortir de la chambre et de me tourner vers le valet qui attendait devant.

- Me voilà présentable maintenant. Je suis prêt à rejoindre le roi et la reine.

S’inclinant légèrement, le valet m’invita à le suivre d’un signe de la main, me guidant à nouveau dans les couloirs du palais tandis que le soleil hivernal se couchait dans le lointain, visible à travers les larges fenêtres qui apportaient une dernière lueur orangée.
Sir Cedrick Tremblay
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Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
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Ven 8 Déc - 23:25

Kay réfléchissait aux paroles de Ronce. Il se rappelait maintenant avoir discuté avec elle de courriers adressés au dirigeant du Canada. Après que les tensions soient tendues entre le roi anglais et le dirigeant de sa colonie ne les regardaient pas. C’était ce que le roi de France pensait. Par contre aux propos de qui pourrait s’intéresser à un petit pays, pour lui la raison était claire : toutes les dents crochues qui voudraient profiter dudit petit pays d'une manière ou d'une autre.

Kay préféra rester silencieux sur le second sujet auquel Ronce avait répondu, car pour lui un pub ou un hôtel aurait largement suffi à le reposer. Il y avait dans ces lieux des compagnies qu'on ne trouverait jamais ici et qui donneraient suite à des amitiés qui n'étaient certainement pas là pour y voir un quelconque profit comme dans les cours. Après vu la vie passée de l'homme était-ce si étonnant qu'il pensa de la sorte ? La solitude du bureau du commissariat parfumé à l'odeur de tabac froid ne l'avait jamais vraiment dérangé plus que cela, avant de connaître Ronce du moins.

Kay nota et simula mentalement les actions potentielles de salutations. Il ne se voyait vraiment pas appeler quelqu'un Sir. Le Monsieur serait donc de mise. Être roi avait quelques avantages quand il y pensait. Arrivé le soir Kay n'avait toujours aucun rapport concernant le crash et l’état du navire. Les réparations potentielles à effectuer pourrait allonger le séjour du gouverneur canadien. À moins qu'ils ne doivent lui prêter un navire pour qu'il reparte au plus vite à ses affaires. Vu qu'il était sur le chemin du Royaume-Uni, il devait être attendu.

— Bonsoir Monsieur Tremblay. C'est entendu. Nous vous attendrons à table où l'on nous apportera des amuses-bouches pour patienter.

Kay laissa le gouverneur partir et prit la main de sa femme pour prendre place à table en attendant l'homme. Ce fut après un temps qui parut une éternité au roi, que le gouverneur canadien fit enfin acte de présence dans la salle. En cuisine on devait s'arracher les cheveux pour garder toutes les préparations au chaud.

— Nous allons pouvoir commencer Monsieur Tremblay. Prenez donc place.

La place désignée par le roi était à la gauche du roi. Pour Kay il était hors de question qu'il soit trop proche de sa femme, qui se trouvait à sa droite. Il avait connu trop de gens de tout bord pendant qu'il travaillait au commissariat de Saint-Pétersbourg pour laisser une personne qu'il ne connaissait que via une ou deux missive aux côtés de sa femme la reine de France.

—Les plats ne vont pas tarder sûrement le temps de remettre en ordre l'arrivée. Ce n'est qu'une question de minutes. D’ailleurs dites-nous, Monsieur Tremblay, avez-vous eu le temps de prévenir la personne chez qui vous deviez vous rendre de votre détour inopiné ?

Kay prêtait une oreille attentive aux réponses de leur invité et aux potentiels remarques de Ronce.


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Ronce de France
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Dim 10 Déc - 0:44
Dès que chacun eut pris place à table, les serviteurs arrivèrent portant les plateaux d'argent où, sous leurs cloches, fumaient potages, rôts et entrées. Les cloches étaient ôtées, la table se remplissait de mets dans une accumulation d'abondance même pour trois personnes. Le vin emplissait les verres tandis que des valets se tenaient en arrière prêts à servir les mets que les convives désigneraient.

Ronce laissa un temps flotter après les remarques de son époux pour se joindre à la conversation ne voulant pas étouffeur leur invité sous un chapelet de paroles.

« Sachez que nous disposons d'oiseaux mécaniques qui pourront apporter vos nouvelles au plus vite. » précisa-t-elle, l'information pouvant aider l'homme à se décider.

D'un geste elle indiqua au valet le plus proche son choix et se fit servir un consommé de bœuf madrilène. La reine plongea sa cuillère dans le potage, soufflant doucement dessus pour le refroidir.

« Vos hommes profitent du même repas. Il aurait été dommage de ne pas leur en faire profiter. »

Et cela aurait été une dépense de nourriture idiote que de leur refuser ce plaisir.

« J'y songe... » fit remarquer à haute voix Ronce, relevant la tête. « Vous et vos hommes n'avez eu aucun désagrément d'ordre physique sur vos personnes suite à cet incident ? Nous pouvons mander un médecin pour qu'ils puissent vous examiner et vous soigner, le cas échéant, dès demain matin. »

Un médecin agréé, celui qui s'occupait de la famille royale depuis, et bien, la défection de l'ancien. Ronce eut un léger frémissement en se remémorant cet individu, corbeau de mauvaise augure, individu qu'elle avait laissé approcher de trop près et qui aurait pu la faire choir de son trône – en lui tranchant la gorge. Cela ne dura qu'un instant avant que le sourire mondain ne revint prendre sa place, chassant les ténèbres.



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