J’entends le vent, j’entends la plaine. Et comme un cri, la brise m’entraîne vers ma terre ou brûle la flamme d’autrefois.Toujours je reviendrai chez moi...

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Stanislas (L. Du Lac)
Sinbad le marin
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✦ Libre pour RP ? : Evidemment, j'ai 7 ans de ma vie à rattraper!

Mer 1 Nov - 13:35
Tant de temps passé loin de chez soi. Cela doit faire plus de dis ans que mon destin m'a conduit loin de cette terre. La nostalgie agite un moment mes idées et me fait presque regretter mes choix. Néanmoins, quitter ce lieu maudit est certainement la meilleure idée que j'ai pu avoir. Ma vie a été trépidante et remplie de nombreuses péripéties que je n'aurais jamais vécues en restant prisonnier ici. Ma sœur pourra certainement me le confirmer. Je me demande vraiment comment elle va, et comment vont mes parents. Je n'ai pas l'intention toutefois de m'éterniser ici. J'ai tellement changé depuis mon départ, je n'aurai pas de problème à me faire passer pour un simple messager. Mon teint mâte et ma musculature acquis grâce au travail sur les bateaux m'opposent au frêle jeune homme que j'étais en partant.

Je progresse doucement vers le château de mes aïeux en observant le paysage. Rien ne semble avoir changer ici et le décor me provoque toujours le même ressenti. j'ai toujours trouver le château de Chillon bien prétentieux et ridicule. Surplombant la vaste étendue du Lac Léman, dont le reflet du ciel souligne l'élégance, et surmonté par d'immenses montagnes dont la prestance ferait s'incliner les grands de ce monde, cette bâtisse n'évoque pour moi que de l'arrogance.

Malgré la splendeur de ces lieux un sentiment d'oppression me gagne. Certainement lié au ravivement de vieux souvenirs. Cette enfance, prisonnière de codes à respecter, de personne à ne pas offusquer... En y repensant je laisse échapper un léger sourire. Je me souviens de tous ces pantins avides et hypocrites que je fréquentais. Ces charognards profitant de la moindre occasion pour extorquer des richesses ou toute chose leur procurant une élévation sociale. Il y avait aussi tous ceux qui, n'ayant jamais quitté ce milieu privilégié, se permettaient de nous donner des leçons de vie. Amusant... Car seuls, ils ne survivraient jamais.

J'arrive enfin aux portes du château et aperçois un groupe de domestique travaillant dehors. Je m'approche d'eux en les saluant et me présente en tant Stanislas, simple marin sans histoire ni nation, et ami proche de Lancelot Du Lac. Pour leur prouver ma bonne foi, je leur montre l'une des babioles gardées de mon ancienne vie. N'ayant pas de temps à perdre ici, je décide de leur remettre une lettre écrite par mon "défunt ami" Lancelot dans laquelle il est écrit:

" Mes chers parents,

je m'excuse de n'avoir jamais pu revenir vers vous, les caprices du destin me poussant toujours plus loin de votre foyer. J'ai également le malheur de vous annoncer que cela ne sera jamais possible. En effet, demain au crépuscule, je serais enterré vivant selon les rites du peuple qui m'avait recueilli. Je vous pris de ne pas en tenir rigueur à mon messager. Cet homme a été mon plus fidèle ami. Il m'a suivi dans mes aventures et m'a plus d'une fois sauvé la vie. Je lui dois beaucoup. Je me suis volontairement soumis à cette étrange coutume en respect pour le peuple auquel nous devons tout.

J'aurai eu tant de choses à vous conter sur mes voyages. Je pense aussi à ma petite sœur que j'affectionne tant. J'espère de tout cœur que la vie lui sourira d'avantage qu'elle ne l'a fait pour moi.

En vous souhaitant une bonne et heureuse vie. Nous nous retrouverons de l'autre côté, en espérant le plus tard possible.


Lancelot Du Lac"
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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Lun 27 Nov - 20:36
Ce jour est plutôt tranquil, au loin j'entends des oisillons qui pépient réclamant à corps et à cris de quoi se nourrir. Le soleil brille sur l'étendue sereine du lac Léman, une légère brise s'engouffre dans mon bureau. Enfin, je dis mon bureau… Ce sera toujours le bureau de père quelque part. Je suppose que si les choses en étaient allées autrement c'est Lancelot qui se trouverait assis sur ce fauteuil face au sombre bois de chêne, à l'encrier vert, le coupe papier en bronze et en ivoire, la pile de papiers de comptes et autres sous le presse papier lion. Papiers qui attendent mon attention,j'en saisis un que je parcoure distraitement. Rien de bien nouveau, pas de nouvelles alarmantes ou terrifiantes juste satisfaisantes de par leur calme et leur banalité. Je rajuste la barrette en nacre ans mes cheveux pour repousser la mèche de cheveux qui vient glisser le long de ma joue lorsqu'on toque à la porte. Je me redresse.

-Entrez.

C'est Julius qui entre droit dans sa livrée d'intendant. Impassible comme à son habitude mais les traits quelques peu tirés.

-Ma dame, un jeune homme s'est présenté au château sous le nom de Stanislas. Il prétend être un ami de monsieur Lancelot, et avoir une missive de sa main à remettre aux membres de sa famille. Il a donné ceci pour prouver ses dires.

Julius sors de sa poche une lettre froissée et abîmée, celui qui nous l'a portée ne semble être des plus précautionneux. Et un objet qui me fait rater un battement de coeur.
Une chevalière, l'argent est terni maintenant.
Je sens mon sang quitter mes veines.
Plus petite que dans mes souvenirs.
Oh Seigneur…
Je sais le blason que je vais y trouver.
Est-ce seulement possible ?
Je tends la main.
Après tout ce temps ?
Le métal est froid, je la fais tourner un moment les poids redevenant familier comme le reliefs du blason sous mon pouce.
Je tremble.
Les petits saphirs sont toujours là, comme l'éraflure faite à l'intérieur de l'anneau.

La fleur de lys au pied du cygne et les trois étoiles autours.
Une vieille relique de famille, père l'avait offert à Lance pour son huitième anniversaire. « Tu entres dans l'âge de raison aujourd'hui mon fils », les mots résonnent dans mon esprit.

-Merci Julius je vais lire cela sur le champ.

Ma voix est minuscule, je sais que Julius à lui aussi reconnu la chevalière… Cela explique sa figure… Je ne dois pas en être loin moi aussi…
Il dépose la missive sur le bureau et s'incline avant de sortir. Il a autant envie de savoir son contenu que moi. Comme nous le craignons dans le même temps.
Je fixe le bout de papier un moment. Puis je saisis le coupe-papier et l'ouvre d'un coup sec et assuré. Raidement je repose l'instrument à sa place et sors la lettre de son enveloppe.

***

Abruti de Lancelot… Crétin de Lancelot… Dans quoi tu t'étais foutu sombre abruti, hein ?! Je sens les larmes glisser le long de mes joues. Je.. j'aurais… J'ai toujours cru au fond qu'il était vivant quelque part. A se la couler douce, ou je ne sais quoi…
Mais mon frère mort… Ahahah...ah… Je suis à la traîne dans la famille maintenant…
Lance qu'est ce qu'il s'est passé ? Pourquoi un si long silence ?
J'essuie brusquement mes larmes. Plus tard, dans une heure ou deux. J'ai des questions. J'ai besoin de savoir. Au moins un peu. Sur cette décennie que mon frère a passé loin de chez nous. Qu'est-il devenu ? Ressemblait-il à père ?
Il doit bien être attrapé aujourd'hui de l'Autre côté, avec père et mère en comité d'accueil.
Je termine de tamponner mes yeux avec un mouchoir. Hors de question de laisser des traces de larmes sur mon visage face à un inconnu. Puisque je vais devoir le recevoir. D'abord pour le remercier d'avoir apporté cette missive mais aussi pour satisfaire ma curiosité… Lance tu vas continuer à atrocement me manquer tu sais...
J'appelle Julius pour qu'il conduise l'ami de mon frère jusqu'ici, il ne se fend d'aucun commentaire devant ma mine grise et mes yeux encore légèrement rougis. Mais je sais qu'il a compris à l'étincelle de douleur difficilement contenu dans ses pupilles.
Je respire un grand coup profondément alors qu'il referme la porte. Bien.
Je sors de sa cache le flacon en cristal contenant le whisky favori de père avec son plateau d'argent et ses deux verres de cristal. Même si tout est nettoyé régulièrement c'est la première fois que j'y touche. Pour les très très grandes occasions, lorsqu'on reçoit amicalement quelqu'un ou pour les coups durs comme disait père. Eh bien aujourd'hui c'est tout à la fois ! on ne saurait faire plus approprié !
Je referme le panneau de bois amovible et pose le plateau sur un coin de la table basse et de ses trois fauteuils de cuirs près de la fenêtre. J'ai besoin de m'occuper encore un moment avant que ce Stanislas ne viennent. Sinon.. Sinon… Je ne sais pas.
Je joue nerveusement avec mon pendentif. Parfois je revois le visage de mon frère, des épisodes de nos disputes, de nos jeux…
La porte s'ouvre et je me prépare à faire face à l'ami de mon frère.
Je m'attarde un moment sur son visage, je ne sais pourquoi son visage me dit quelque chose. Il me trouble sans que je puisse dire pourquoi.
Stop !Vi arrête de fixer les gens ainsi ! Ce n'est pas correct.

-Bonjour monsieur Stanislas. je vous en prie prenez place.

Ma voix ne tremble pas trop je trouve. Je lui désigne un fauteuil en cuir à côté de la table basse.







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Stanislas (L. Du Lac)
Sinbad le marin
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✦ Libre pour RP ? : Evidemment, j'ai 7 ans de ma vie à rattraper!

Ven 1 Déc - 21:11
Une fois la lettre en main, ils me demandent de patienter. J’aurais préféré partir le plus vite possible afin d’éviter toute possibilité d’être démasqué. Mais politesse oblige, je dois me montrer patient. Je décide donc d’aller m’assoir sur le bord du lac afin de profiter du paysage. L’air est bien doux ici. Celui de l’océan est plus dur et agressif. Il n’y a rien de plus agité et épuisant qu’une journée en mer. Ici tout est paisible. Je pourrais presque m’endormir ainsi sur la rive du lac, bercé par le chant des oiseaux et la valse des nuages. Décidément, rien ne semble avoir changé ici. Je profite de l’instant et m’assoupit quelques minutes.

L’on me tire soudainement de mon sommeil. Les domestiques m’appellent et me demandent de rentrer. Je me lève et m’étire avant de les rejoindre. A mesure que j’avance, une nouvelle silhouette se dessine devant moi. Plus la distance nous séparant s’amenuise, plus ses traits se précisent et me deviennent familier. Julius… L’intendant du château et aussi l’homme qui s’est occupé de mon éducation… Il semble toujours aussi stoïque et froid. Étant petit, je me demandais s’il possédait réellement une âme ou s’il était une sorte de mort revenu nous hanter, et... Nous donner des punitions stupides ! Enfin… Stupides... Je dois avouer que les connaissances obtenues lors du copiage d'une encyclopédie de botanique m’ont plus d’une fois sauvé la mise. Cependant, laissons ses futiles interrogations au passé. La question que je me pose actuellement étant plutôt : « Va-t-il me reconnaitre ? » Il ne faudrait pas que mon stratagème tombe à l’eau… Pourtant, je suis quasiment certain que cet homme peut sonder l’âme des autres pour connaitre La Vérité… Soit, dans ce cas, créons notre propre vérité et croyons-y dur comme fer!

Arrivé à sa hauteur je garde mon calme et le salue avec respect. Puis je me présente à nouveau comme « Stanislas, ami de mauvaise fortune du dénommé Lancelot du Lac ». Il est tout aussi respectueux en retour et suit les procédures. Il reste distant comme à son habitude. Après tout, ça n’est pas en dix ans qu’on change un vieux loup de mer comme lui. Il me demande de le suivre. J’obéis et nous avançons ainsi jusqu’au bureau de mon père.

Il pousse la lourde porte et entre avant d'annoncer mon arrivée. Je garde mon sang-froid malgré la peur d’être reconnu par père. Je ne dois pas faire un pas de travers. Je prends une grande inspiration et entre à mon tour dans la pièce. A mon grand étonnement, je ne trouve pas mon père à son bureau mais une jeune femme. J’entre puis je la salue en m’inclinant. En me redressant, je croise son regard fixé sur moi. Ce regard cristallin ne peut appartenir qu’à une seule personne… Viviane, ma petite sœur ! Je suis partagé entre la joie de la revoir et l’inquiétude d’être découvert. Nous avons passé tellement de temps ensemble qu’il me semble obligé qu’elle me reconnaisse malgré toutes ses années. Père était quant à lui plus un fantôme que l'on apercevait occasionnellement comme si son existence n'était que sporadique.

Je m'interroge alors sur la raison de sa présence à ce bureau. Père doit être absent pour qu’elle s'y trouve. Son regard reste un long moment rivé sur moi. Elle finit par prendre la parole et m’invite à m’assoir dans un fauteuil. Elle n’est pas tranquille, cela se ressent dans sa voix. Elle a certainement déjà lu la lettre. D’un rapide coup d’œil je distingue l’enveloppe ouverte et la lettre dépliée sur le bureau. Cela me donne la confirmation. Dans un même temps, je m’exécute et m’assois sur un fauteuil. Devant moi j’aperçois une bouteille de Whisky ainsi que deux verres. D’un simple regard, je reconnais là le Whisky préféré de père, du Languvin. Il doit lui être arrivé quelque chose… Personne d’autre que lui n’avait le droit d’y toucher… Cette idée me provoque un pincement au cœur. Plus petit, j'étais persuadé que père était aussi robuste qu'une montagne et que personne ne pourrait jamais le vaincre ni même lui devenir égale. Il me faut des réponses, que ses passe-t-il ici?
Je dois trouver quelque chose à dire pour ne pas paraitre suspect et ouvrir le dialogue :

« C’est un alcool de prestige que je vois là ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en voir d’aussi renommés depuis bien des années. »
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Viviane Du Lac
La Dame du Lac
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✦ Libre pour RP ? : comme le vent

✦ Double-compte : néant

Sam 6 Jan - 21:50
Je sens un petit sourire maladroit se former sur mes lèvres, un sourire de circonstances. Un sourire forcé, de politesse.

-Vous avez l'oeil. Notre père ne le sortait que pour les occasions les plus… importantes… Ah ! je viens de me rendre compte que j'ai oublié de me présenter… Veuillez m'excuser je manque à la plus basique des politesse. Je suis Viviane Du Lac, la soeur cadette de Lancelot.

Pour me donner une contenance je remplis le fond d'un verre que je tends ensuite à mon hôte.

-Je suis navrée je ne pensais pas sortir la bouteille aujourd'hui, je n'ai donc pas prévu de glace. J'espère que vous l'aimez sec.

Bon ça c'est pour les civilités. C'est important les civilités, très. Elles aident à s'accrocher à certaines choses dans les pires des cas. Proposer un verre à son hôte, toutes ces choses... Maintenant il va falloir aborder le vif du sujet, son noyau brûlant et insupportable. La raison de sa visite en ces lieux, la raison pour laquelle je vais ressortir une fois de plus, une fois de trop, la crêpe et la mousseline noires.

-J'ai pris connaissance du contenu de la missive que vous avez portée... Voici longtemps que je n'avais reçu de nouvelles de mon frère…


Pas depuis son départ. Près de dix ans de silence et d'incertitudes. Près de dix ans à espérer recevoir une foutue lettre, le voir franchir le seuil de cette maison. A attendre un signe n'importe quoi…

-Je… J'aimerais savoir comment il en est arrivé à rédiger cette lettre…

Ma voix tremble un peu malgré moi. Comme mes mains que je laisse à plat sur le tissus. Restez immobiles vous ! Ce n'est pas le moment de faiblir. Vraiment pas.

-Comment vous a-t-il rencontré ?




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Stanislas (L. Du Lac)
Sinbad le marin
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✦ Libre pour RP ? : Evidemment, j'ai 7 ans de ma vie à rattraper!

Hier à 22:05
Elle semble vraiment troublée par la nouvelle. En même temps qui ne le serait pas. De plus, que c’est il passé ici en mon absence ? Je dois trouver un moyen d’obtenir plus d’informations. Mon observation sur la bouteille l'a faite réagir et visiblement l’aide à se reprendre.

Elle se présente. Je lui donne à elle aussi ma fausse identité :
-Je suis honoré de vous rencontrer, Mademoiselle. Votre frère, mon ami Lancelot, parlait beaucoup de vous. Il semblait avoir une profonde affection à votre égard. Comme votre major d'homme a déjà dû vous le dire, je ne suis que Stanislas, un marin sans attache.

Elle me sert un verre. Je soupire intérieurement lorsqu'elle s'excuse de ne pas avoir prévu de glace. Comment suggérer de gaspiller un tel chef-d’œuvre avec de la glace! Cette idée me tend mais je dois garder mon sang froid. Afin de revenir à moi je me concentre sur elle. Sa magnifique robe jaune me replonge dans une partie douce de mon enfance. Je revois les champs se couvrant de fleurs à l'arrivée du printemps. Les délicates essences fruitées qu'elle dégage me transportent, corps et âme, vers un paradis de plaisirs infinis. Elle est tel la fleur de perce-neige perçant, malgré son apparente fragilité, l'épais manteau de neige. Et réchauffant par son délicat éclat, le cœur du voyageur égaré dans l'immensité d'un massif rocheux et inhospitalié. Aucun homme de saurait résister à son charme brut. L'impatience me gagne. Il me tarde de gouter à nouveau le Whisky de la bouteille spéciale de père!

Enfin je reviens à moi et m'empresse de lui répondre.
-Je ne saurais gâcher un Whisky de cette qualité avec de la glace, mademoiselle!

Bien il va falloir se concentrer pour garder la crédibilité de mon histoire intacte. Elle me parle de son frère… Il va être temps de lui donner des explications convenables.
Je perçois son hésitation et je lui laisse le temps de me poser toutes les questions auxquelles elle désire avoir une réponse avant de prendre la parole.

Elle tremble. Un instant je regrette cette mise en scène. La voir souffrir ainsi me tord le cœur, malheureusement je n’ai plus le choix.

-Vous savez, les aléas de la vie de marin ne permettent pas toujours d’envoyer des courriers. Il était très bon dans son domaine et son talent lui prenait tout son temps. L’armateur le faisait travailler sans relâche, et il n’avait pas le droit de mettre pied à terre lorsque que son navire arrivait à quai. Suite à un naufrage, il a réussi à nager jusqu’à une île semblant déserte avec quelques hommes d’équipage. Malheureusement, l’île n’était pas ce qu’elle laissait paraitre. En effet, des cannibales la peuplaient. Ils m’avaient capturé quelques jours plus tôt. C’est donc ainsi que nous nous sommes rencontrés… Nous en riions souvent. Étant les plus maigres du lot, les cannibales ne s’intéressaient que peu à nous deux. Ce qui nous permit d’élaborer un plan d’évasion. Une fois sortis d’affaire, nous partîmes de nouveau arpenter les océans. Nous ne nous sommes plus quittés ensuite. Puis, le malheur s’abattit sur lui. Suite à un nouveau naufrage, nous avons été sauvés par un navire marchand. Ce navire nous conduisit à l’île dont l’équipage était originaire. Là, ton frère rencontra l’amour de sa vie. Une très jolie jeune femme et aussi fille du capitaine qui nous a sauvé. Il se maria avec elle et ils vécurent quelques mois de pur bonheur. Mais le sort les rattrapa. Son épouse tomba gravement malade et mourut très rapidement. La tradition voulait que son conjoint soit enterré avec elle. Il écrivit cette lettre dans la hâte la veille de son enterrement et sa dernière volonté fut que je vous l’apporte en mains propres.

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