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 Alice — We are all mad here

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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
✦ Libre pour RP ? : Libre !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Vagabonde, ancienne pensionnaire de l'asile
✦ Pouvoir: Offrir un don aux gens
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Alice — We are all mad here   Lun 26 Mar - 12:11
Il était une fois...

Derrière l'écran
FEAT So-chan

Pseudo - So-chan
Avatar - Alice Liddell d'American McGee's
Comment as-tu connu le forum ? - J'en suis la créatrice.
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - Du peuple, du peuple !

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Rapide portrait


Personnage de conte - Alice d'Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir
Nationalité / Origine - Roumaine, père roumain et mère anglaise
Profession - Pensionnaire de l'asile.
Groupe - Androïdes
Pouvoir - De par ses origines fées, Alice a gardé le pouvoir d'octroyer un don. Pouvoir imprévisible qu'elle ne contrôle pas. Il suffit qu'une personne souhaite quelque chose et s'adresse à elle, même vaguement, pour qu'un don soit accordé. Don qui ne concorde pas forcément avec le souhait du demandeur. Elle tâche aussi d'éviter les berceaux et jeunes enfants qui pourraient être doués sans le vouloir.

particularités

• Vasile est devenu plus qu'un homme à ses yeux. Un mentor, un modèle, le père de sa nouvelle vie. Elle voudrait savoir le remercier de ce qu'il a fait pour elle – ces changements sur son corps. Mais l'homme ne semble lui prêter aucune attention, pas même un regard. Mais Alice se fait fort, un jour, d'attirer son attention et d'avoir un mot de sa part.

• Des expériences menées sur elle, Alice a gagné de nombreux changements. L'un de ses bras n'est plus qu'une monstruosité d'acier, mêlant poulies, articulations - elle n'a plus que des griffes à la place des doigts. De même pour une de ses jambes, ressemblant à ces prothèses qu'on donne aux militaires qui ont perdu un membre. Certains disent qu'elle n'a plus de cœur, mais à la place une horloge que Vasile se doit de remonter. Alice ne le sait même pas elle-même.

caractère

« Folle comme un chapelier, la pauvre... »

Depuis la mort de sa mère, Alice n'a plus toute sa tête – son esprit s'est brisé tel un miroir quand elle a vu ce cadavre à ses pieds, le sang sur son corps, et entendu les cris qui lui déchiraient l'âme. Toute cette violence soudaine, cette mort devant ses yeux la plongea dans un mutisme pendant des semaines. La demoiselle se recroquevillait dans un coin, se balançant doucement, lentement sans mot dire. Puis vinrent les mots, hachés, sans aucun sens, les comptines débitées d'une voix basse qui transformait les chants d'enfants en chants de fous. Sans mémoire, sans souvenirs Alice ne vivait plus que dans un monde différent, chimérique, voyant des choses là où les autres ne voyaient rien, parlant tout haut sans vraiment s'adresser à qui que ce soit. Elle ne reconnaissait plus son père, un inconnu pour elle – et son arrivée à l'asile ne l'a guère aidé. Ne craignez rien de cette pauvre folle qui parle au vide, chante pour elle-même : elle s'est juste retranchée dans une folie douce pour se protéger du monde extérieur.

Car Alice a peur de vous. Le monde l'effraye – elle n'en connaît pas les règles et les habitants peuvent se montrer si cruels. Surtout envers ceux qui sont différents. Et Alice cumule les anormalités : elle possède du sang de fée (créature honnie en Roumanie) et est une Androïde (créature qui attire, répugne, monstre de chair et d'acier). Elle a encore assez de jugeote pour savoir que si elle sort de l'asile, elle se fera massacrer en moins de deux. Folle oui, mais Alice sent la haine, en a de vagues souvenirs (son inconscient marqué par son passé). Quitter l'asile jamais Alice n'y songerait. Pour aller où, s'il vous plaît ? Ici personne ne la frappe, personne ne la juge et ce que Vasile commet sur son corps elle le voit comme un bienfait. Depuis les expériences de l'homme, elle se sent plus forte – son nouveau corps lui plaît, elle a l'impression de renaître. Qui sait s'il ne l'aidera pas à se protéger des autres ?


passage sur la piste

« Brille, brille, petite chauve-souris... »

Alice basculait d'un pied sur l'autre, sautillait presque dans les couloirs de l'asile en chantonnant tout bas. Chantonnant une comptine déformée, malsaine sans se rendre compte des fautes qu'elle commettait. Quelqu'un lui avait dit de se rendre dans les sous-sols. Alice se mordit la lèvre, remontant sa mémoire – un haut chapeau lui apparut, oui voilà, elle se rappelait, c'était Vasile qui l'avait demandé. Vasile, l'homme qui l'avait transformé. Chanson au bord des lèvres, Alice fit glisser ses griffes sur le mur – clic clic clic – appréciant le son. Elle aimait ce bras de métal, tout comme les autres changements menés sur son corps par Vasile. Son Chapelier Fou. Elle aimait le regard fiévreux qu'il avait constamment, ses objectifs hallucinés presque déments, ses espoirs gigantesques. Il lui faisait miroiter un autre monde.

Alice avait posé le pied sur la première marche menant dans les sous-sols quand le cri la fit sursauter. Oh elle était habituée à entendre gémir, supplier – surtout dans les sous-sols. Vasile y menait ses expériences, choisissant ses futures créations au sein des occupants de l'asile. Alice ne comprenait d'ailleurs pas leurs pleurs – ne devraient-ils pas être heureux de ce changement ? Au lieu de cela, ils hurlaient, maudissaient Vasile. Plus d'une fois Alice les avait frappés, plus d'une fois Vasile l'avait réprimandé. Il ne fallait pas les abîmer.

— Que quelqu'un les rattrape !

Les cris avaient alertés nombre d'occupants de l'asile qui venaient s'attrouper aux côtés d'Alice. Tous avec cette blouse blanche tirant sur le grisâtre. Des bruits de pas montèrent, la foule recula, de même qu'Alice. Ils débouchèrent à l'air libre, tous ces êtres devenus ses semblables. Tous ceux de l'asile connaissaient leur existence – on utilisait certains occupants à nettoyer les sous-sols, mener les Androïdes à leurs cellules. Mais le dégoût fusa tout de même, dégoût qui hérissa les cheveux d'Alice. Elle n'eut pas un regard pour ses semblables fuyant les sous-sols, fonçant dans la foule qui se déchirait à leur contact. Non. Elle n'avait d'yeux que pour un être qui avait osé prononcer un mot « monstre ».

— Nous sommes pas... des monstres...

Clic clic clic, firent les griffes sur le torse de l'homme. Celui-ci ne devait pas avoir plus de seize ans, un pauvre gamin envoyé ici pour une raison obscure. Sa paupière droite tiquait, sa bouche se crispait.

— Non pitié, je n'ai rien fais, je n'ai rien...

Alice ne sentit pas la chaleur du sang – sa main n'avait plus aucun épiderme, remplacé par le métal. Mais elle voyait le sang s'épaissir, devenir un flot sombre qui coulait lentement sur le sol. Cela lui rappela une autre scène, une scène qui la fit trembler, pleurer. Elle ne pleurait pas le jeune homme qui gisait maintenant à ses pieds, mais un souvenir vaguement retrouvé, vite perdu. Elle pleurait une vie éteinte, devenue inaccessible.

Vasile retrouva Alice en haut des marches, le regard fixé sur la mare de sang. Nullement gênée par la présence du cadavre. Elle écouta l'homme lui expliquer que les Androïdes avaient fui – mené par une personne dont on ne connaissait pas encore l'identité exacte. Quelqu'un devait les ramener, leur faire reprendre raison. Et c'était elle qui en était chargée. Sa folie comme seul bagage, Alice prit la route.

« Brille, brille, petite chauve-souris... »
(c) fiche crée par rits-u sur epicode
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