Ronce de France
La belle au bois dormant
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Mar 17 Mai - 21:35
Il était une fois...

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Rapide portrait


Personnage de conte - La Belle au bois dormant
Nationalité / Origine - Française
Profession - Reine de France
Groupe - Royautés
Pouvoir - Endormir par le toucher - effet secondaire de son sommeil d'un siècle.

particularités

• Elle se doit de toujours porter des gants au cas où elle ne maitriserait pas son pouvoir, ou qu'elle veuille l'utiliser sous l'effet d'une forte émotion. Ronce craint surtout qu'un jour elle n'offre à quelqu'un le grand sommeil, celui dont on ne se remet pas.

• Son langage peut paraitre curieux aux yeux des autres, et pour cause : elle parle dans un vieux français un peu précieux qui n'est plus d'usage au XVIIIe siècle. La reine a du mal à se défaire de ce langage qui est celui de son enfance, et se rend parfois bien idiote aux yeux des étrangers.

• Ronce ne sait manier qu'une seule arme : la rapière. C'est la seule dont on a bien voulu lui apprendre les rudiments, car toute autre est jugée grossière et ne convenant pas à une reine. Ronce ne s'en sépare pas lors de ses sorties, la cachant dans les plis de sa robe.

caractère

Petite princesse deviendra grande. Ronce a été éduqué afin d'accomplir cet objectif à la perfection. Dès son plus jeune âge on l'a mis au courant au sujet de la malédiction lancée par la fée : cent ans de sommeil constitueront son cadeau pour sa seizième année. Il fallait donc que Ronce connaisse sur le bout des doigts les droits et devoirs d'une souveraine puisque ses parents ne seraient plus là pour le lui apprendre le jour venu.

La jeune femme a ainsi depuis toujours su se faire entendre des autres. Nul besoin de cris ou de tempêter en faisant de grands gestes magistraux. Ronce parle d'une voix maitrisée sans être d'une froideur qui puisse rebuter : elle adopte le ton d'une mère conciliante mais dont la patience a des limites à ne pas franchir. Respectueuse envers son peuple et toute personne, quel que soit sa caste, elle n'est jamais hautaine, ni pédante. Ronce sait qu'elle doit utiliser son statut pour améliorer son pays, et pas au contraire pour profiter des pouvoirs qui lui sont offert et mettre les autres à ses pieds. C'est donc une souveraine respectueuse et ouverte aux idées nouvelles. D'ailleurs l'un de ses projets est de tout faire pour que le royaume de France retrouve sa splendeur d'antan. Et pour cela il faut bousculer les traditions, se mettre à la page et accepter les changements.

Ronce est déterminée, voire obtus. Quand elle a une idée dans la tête, elle ne l'a pas ailleurs. Cela prouve que malgré son haut statut elle reste une jeune femme encore naïve, et surtout qui n'a pas encore acquis totalement les préceptes de la vie d'adulte. Ronce n'est après tout qu'une enfant qui a du apprendre à rapidement grandir pour être prête à endosser un nouveau rôle. Elle a encore des plaisirs de petite fille comme celui de s'échapper de l'étouffement de la cour pour se perdre dans le parc et les bois : durant ses instants Ronce peut oublier ce qu'elle est devenu, et rêver d'un temps où elle serait restée une princesse dont le couronnement était encore lointain.

Elle a aussi cette tendance à se laisser aller à la songerie et à la mélancolie, se remémorant la période où elle dormait et rêvait à des choses incroyables dont elle n'a qu'un vague souvenir. Sauf qu'elle ne voudrait plus dormir autant pour rien au monde : Ronce a besoin d'action, de se sentir vivre. Ces cents ans lui apparaissent comme un sommeil de mort, une époque où elle n'était rien de plus qu'un cadavre dans un cercueil gigantesque. Alors pour rattraper ce retard, la reine doit bouger, agir. Ce qui la pousse à vouloir mener plusieurs actions à la fois, à accomplir de nombreuses choses en un minimum de temps. Ronce ne veut se rendre à son lit que fourbue, sans quoi elle met un temps fou à s'endormir craignant de ne se réveiller que des jours plus tard.

En observant bien, Ronce apparaît comme une reine fantasque, délurée. Émancipée de l'influence de ses parents, la jeune femme se laisse parfois aller à des extravagances. Ainsi elle n'est pas la dernière à troquer éventail et robe à baleines contre une épée et un pantalon. Sauf que pour le pantalon cela lui fut interdit par son conseiller – respect des bonnes mœurs, voyez-vous. Mais tout ça pour dire que Ronce est de ces reines qui restent dignes et sont prêtes à se battre avec les soldats pour conserver leur pays intact.


passage sur la piste

Le soleil, enfin. Ronce se prit à sourire juste parce qu'elle sentait les rayons la réchauffer, une sensation qu'elle avait fini par oublier. N'importe quelle sensation depuis son réveil semblait s'être décuplée, comme si elle les découvrait pour la première fois. Un siècle de sommeil lui avait fait perdre tout repère tactile et gustative, et elle se prit à reprendre ces repères comme un enfant qui vient de naître. Elle n'était pas la seule à se remettre difficilement de la torpeur qui avait touché tout le royaume. Nombreux étaient les serviteurs qui baillaient à s'en décrocher la mâchoire, puis jetait un coup d’œil aux alentours en espérant n'avoir pas été vu.

Veillant elle aussi à ce que personne ne la voie, Ronce embrassa du regard les alentours avant de s'étirer langoureusement tel un chat se dorant au soleil. Elle savait que ce repos était de courte durée. Dès que le royaume aurait repris ses esprits, il allait falloir qu'elle reprenne les rênes que lui avait laissé ses parents. Ses parents. Elle ne se souvenait même plus de leurs visages, et encore moins de leurs noms. Ronce était bien partie regarder les tableaux peints à leur effigie mais les personnes qu'elle y voyait lui semblaient lointains. Pire que des étrangers, ils lui apparaissaient comme des personnages de conte. Inexistants. A l'évidence, elle était seule. Même entourée de serviteurs, de femmes de chambres, épaulée par un conseiller, elle demeurait seule avec ce vide qu'avait creusé l'enchantement.

- Majesté, un message pour vous !

L'appel la fit se lever de son banc, tandis que son visage prenait l'air résolu d'une souveraine qui ne faiblirait pas, quel que soit la nouvelle qu'on lui donnerait. Le messager accourut à elle, essoufflé. Ronce aperçut au loin le cheval qui avait permis à l'homme de venir au palais aussi vite que possible. La bête semblait aussi exténuée que son cavalier. Gratifiant un remerciement à l'homme, la jeune femme prit le message et le déroula. Au fur et à mesure de sa lecture sa bouche se plissait, ses fins sourcils se fronçaient. Ronce n'était pas connue pour être impulsive et piquer des colères éclatantes mais la prudence était de mise : le messager se permit de reculer de quelques pas, tout en restant courbé dans un geste de salut et de soumission.

Les lèvres de la reine se réduisirent à un trait. Ses mains gantées roulèrent le message, lui redonnant sa forme initiale.

- Merci de votre dévouement. Amenez votre monture aux écuries et allez vous restaurer en cuisines.

Ronce n'attendit pas que le messager obéisse à ses requêtes pour rentrer dans le château, remontant les couloirs jusqu'à sa chambre. Elle martelait le sol de ses pas, manquant de briser les talons de ses chaussures. Des mèches éparses s'échappaient de sa coiffure complexe, lui donnant les airs d'une échevelée revenant d'une balade dans les bois. Non mais quelle honte ! Qu'avait-donc cet homme en tête pour ouvrir un tel lieu ici, dans son royaume ? Ronce se félicita d'avoir donné l'ordre de surveiller les faits et gestes de la population, certaine que des individus profiteraient du changement de souverain pour en faire à leur tête. Elle savait que beaucoup ne la prenaient pas en sérieux la considérant trop jeune, ou tout simplement incapable de redresser la barre.

Claquant la porte derrière elle, la reine lança le message sur un guéridon pour enfin se laisser tomber dans un sofa. Un cabaret. Voilà ce qui s'ouvrait en ce moment même dans son royaume. Un lieu de débauches et de perversions, comme si les raffinements de la cour ne suffisaient pas à calmer les péchés. Un cloaque où des hommes venaient voir s'exhiber des femmes en robe légères, dansant de façon indécente.

- Nous sommes en France, pas dans un tripot que diable !

Osant un éclat de colère, Ronce frappa un grand coup sur son genou. Ce qui lui arracha une grimace de douleur. Un cabaret. Et pourquoi pas une maison close tant qu'on y était ? C'était la porte ouverte à toutes les déviances de la nature humaine.

- Père et Mère doivent se retourner dans leurs tombes. Si tombes ils ont. Je ne sais même pas où leurs corps reposent. Enfin... Fi des anciens. Nous devons prendre des mesures radicales.

Par « nous » elle incluait toutes les personnes compétentes qui l'entouraient et l'aidaient à diriger le royaume. La reine se leva pour sonner un serviteur afin qu'il lui trouve et amène son conseiller. Elle voyait déjà ce dernier grimacer et tenter de la raisonner quand elle lui ferait part de son idée.

« Une reine dans un cabaret, vous n'y songez pas ! Songez à votre réputation, à celle du royaume déjà fort entachée ! Il y a sûrement un autre moyen d'en savoir plus sur le propriétaire des lieux, et ainsi d'en faire fermer les portes. »

Un sourire de petite fille illumina le visage de Ronce. Non son plan était le seul possible. Et puis elle était certaine qu'avec un excellent déguisement elle passerait inaperçue.
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