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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 16 Déc - 23:40
Interrogations générales
La tribune recense les questions les plus posées par les membres. Si vous avez une interrogation et que vous ne trouvez pas une réponse dans ce sujet, ouvrez-en un autre et le staff s'empressa de vous répondre.

Puis-je changer le sexe et/ou la nationalité du personnage par rapport à ce qui est dit dans le conte ?
Tout à fait. Libre à vous de faire de Cendrillon un homme scandinave, par exemple. Le tout est que l'on doit retrouver des éléments du personnage d'origine dans le vôtre. Il en est de même avec les personnages à l'origine animaux, par exemple, que vous pouvez transformer en humain, hybride ou même androïde.

Dois-je reprendre le conte point par point ou suis-je libre de l'adapter ?
Vous êtes libre d'adapter le conte, et donc votre personnage, de la manière que vous le souhaitez. Les événements ont pu se dérouler différemment que dans le conte d'origine, par exemple. Tout ce qu'on vous demande c'est de retrouver des éléments du conte.

Puis-je prendre un personnage qui n'existe que dans des contes régionaux, ou dans le folklore ?
Évidemment. Vous pouvez même prendre un personnage qui n'est pas forcément très important mais qui est lié aux contes (je prends pour exemple le chasseur). Si vous avez peur que votre personnage ne soit pas accepté vous pouvez toujours poser la question au staff, ou expliquer dans votre fiche quel est le personnage sur lequel vous vous basez.

Quels domaines ne sont pas considérés comme contes sur le forum ?
Tout ce qu'y a trait à la mythologie : donc pas de dieux ou demi-héros grecs, égyptiens, nordiques ou autres. Les créatures du folklore sont eux autorisés comme les sirènes. De même les romans fantastiques comme Frankestein, Docteur Jekyll et Mister Hyde ne sont pas considérés comme des contes - ils relèvent plus du fantastique (thème de la folie, par exemple).

Puis-je jouer Jack l'éventreur ?
Non. Le personnage a réellement existé, même si nombre de légendes ont découlé de ce tueur anonyme. Mais vous pouvez jouer un tueur en série qui en reprend le profilage.

Je suis novice et ne connais donc pas véritablement le monde du RP. Suis-je tout de même accepté ?
Bien entendu. On a tous commencé à faire nos premiers pas, il serait idiot de fermer les portes aux débutants. N'oubliez pas de le préciser, qu'on comprenne si jamais vous ne savez pas trop où vous diriger. Le staff et les membres sont là pour vous aider, donc ne vous inquiétez pas, vous serez bien accueilli. De même nous ne sommes pas fermés aux personnes ayant des difficultés en orthographe – tant que vous faites attention et que vos posts ne sont pas illisibles, tout ira bien !
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Lun 1 Juin - 11:56


Feat Pon

Ce post regroupe toutes les questions relatives à l'époque du XIXe siècle, que ce soit sur la vie quotidienne, la société, les mœurs et coutumes. Si vous avez une interrogation qui ne trouve nullement sa réponse ici, on vous invite à la poster dans le recoin de « Se perdre dans la forêt ».

Le mariage : son déroulement
Contrairement aux nombreuses idées reçues, on ne se marie pas si jeune que cela au XIXe siècle. L'âge moyen du premier mariage est de 28 ans pour les hommes, et 24 ans pour les femmes. Il est très rare qu'une demoiselle soit âgée de moins de vingt ans lors de son mariage – ce cas de figure particulier peut se retrouver dans des mariages de très haute lignée, comme les royautés où le mariage est un élément important au sein d'une alliance.

Le mariage est devenu un contrat laïc. La cérémonie religieuse sera toujours précédée du passage à la mairie. Avant même d'entamer les fiançailles, chaque famille se renseigne sur l'autre partie, afin de connaître la fortune, la position sociale, voire même la généalogie du futur fiancé(e). Cette enquête permet d'éviter de s'engager dans une affaire qui pourrait être inconvenante pour un des partis. Suite à cela, on prévoit une entrevue pour les jeunes gens – celle-ci se déroule bien souvent au bal, ou au théâtre. Le succès de cette entrevue permet la demande de fiançailles qui sonne le début de nombreuses entrevues entre les fiancés.

Les fiançailles se déroulent dans l'intimité familiale. Jusqu'au mariage, le fiancé enverra des bouquets de fleurs blanches à sa fiancée. En public, la fiancée ne sort pas seule avec son fiancé, mais doit être accompagnée d'un parent masculin.

Le contrat de mariage est signé en présence d'un notaire. L'annonce se fait onze jours avant la cérémonie, en présence de quatre témoins. Il faut que les futurs mariés aient échangé leurs consentements mutuels pour que l’officier les déclare unis au nom de la loi.

Le divorce existe déjà à l'époque. Sa forme la plus sobre est la séparation des corps, qui dispose le couple du devoir de cohabitation, leur permettant de vivre séparément – mais le mariage n'est pas dissolu. Néanmoins, un divorce, au sens propre, est possible sous certaines conditions : adultère (que ce soit l'homme ou la femme), coups et blessures, ou tout simplement par consentement mutuel. Au Royaume-Uni, certaines lois ont même été établies pour assouplir le sort de la femme divorcée. La loi sur la garde des enfants (1839) permet à l'épouse de réclamer la garde de ses enfants, âgés au maximum de sept ans.

Pour plus d'informations
Usages du monde par la Baronne Staffe

Les domestiques
Omniprésents, agissant dans l'ombre, les domestiques sont des éléments nécessaires dans les riches foyers que ce soient ceux des nobles et des bourgeois. Le parfait domestique se doit d'être discret, presque invisible – lorsqu'il rencontre un de ses maîtres, il doit s'écarter et ne jamais le gêner. Il doit être disponible pour répondre à chaque demande – ses journées peuvent durer jusqu'à quinze heures, et le temps de repos peut se minimiser à une demi-journée par mois en guise de congé.

Mais même s'ils demeurent des individus aux services des plus grand, le respect leur est dû. Le maître doit s'adresser à lui avec politesse, n'usant pas du « faites ceci » mais mettant les formes « veuillez avoir l'obligeance de... s'il vous plaît ». On a un minimum de considération envers ces gens qui usent de leur temps au service des autres. Le maître doit veiller à donner des ordres clairs, logiques, et ne pas changer d'idée à tout bout de champ. Il s'adresse aux domestiques à la troisième personne. De son côté le domestique s'adresse par un « madame, monsieur », suivi du prénom lorsqu'il concerne les enfants de la maisonnée. Mais pas de familiarité, on s'adresse par la troisième personne.

Plus la maison et la famille est riche, plus les domestiques sont nombreux. Les bourgeois les moins lotis n'ont qu'une bonne qui cumule toutes les tâches. Un domestique œuvrant dans une grande maison sera, socialement, plus élevé qu'une simple bonne.

Pour plus d'informations
Personnel de maison
Les domestiques au XIXe siècle
La domesticité

La condition de la femme
Sur le forum, elle peut légèrement différer selon les pays, certains étant plus laxistes que d'autres, mais voici rapidement le profil de la femme dans la société de 1890.

La femme est soumise à son époux, mais elle n'est pas pour autant dénuée de droits, comme celui du divorce. L'époux a l'obligation légale de la protéger, et la femme peut divorcer si elle prouve qu'elle a subi des sévices sans raison valable (comme prêter foi à des rumeurs sur un possible adultère). Néanmoins, soumise à son époux, la femme ne possède aucun bien propre, de même que son revenu revient à son époux. Si elle veut conclure un contrat, ou exercer un travail, elle doit avoir l'aval de son époux.

Le couple étant jugé comme étant une même unité, au regard de la loi, la femme mariée ne peut pas être condamnée pour certaines infractions. Si elle agit sur ordre de son mari, ce sera ce dernier qui sera condamné. Le meurtre d'une femme par son mari est passible de la peine mort.

L'éducation de la femme est très classique, mettant de côté tout aspect scientifique et commercial, réservé aux hommes. On leur apprend avant tout à devenir des mères et maîtresses de maisons. L'histoire, la géographie et la littérature font ainsi parties de leur enseignement, en plus de travaux plus pratiques, comme la couture. Ce qui n'empêche pas certaines de tenter de sortir de ce carcan, malgré les sarcasmes à leur encontre.

La femme médecin
Les femmes peuvent officier en tant que médecins, mais ont moins de reconnaissance que leurs collègues masculins. Leurs soins se prodiguent exclusivement sur les semblables et les enfants, jamais sur des hommes. Elles n'ont guère de légitimité contrairement aux infirmières, car on juge encore que la femme a davantage sa place dans un emploi de « soumission ». (Au contraire un homme-infirmier est très mal vu)

La tenue des femmes de cabaret

Le XIXe siècle reste un siècle très pudique. Mais, au sein du cabaret, les codes sociaux sont mis à mal. Le cabaret est vu comme un lieu de débauche. Pour autant, il n'y a pas de spectacle où les femmes sont seins nus, comme on peut le voir dans des spectacles de cabarets du XXIe siècle.

Pour donner une idée de l'ambiance, la danse jugée la plus provocante à l'époque est le french-cancan. A l'époque les femmes portent des culottes fendues. Autant dire que quand elles levaient la jambe et leurs jupons, ces messieurs pouvaient espérer voir bien plus qu'un simple sous-vêtement. Lever ainsi la jambe, la robe et les jupons est très osé et érotique.

Sinon, danseuses ou non, les femmes de cabarets pouvaient se permettre, par exemple, de ne pas porter de bas. (Au risque d'être associées à des femmes de petite vertu, car seule la prostituée n'en porte pas) Et leurs robes, loin de monter jusqu'au cou, découvraient le haut de la poitrine, les bras.

Le cirque
L'époque victorienne voit la naissance du cirque tel qu'on le connaît, plus ou moins, aujourd'hui. Les premiers spectacles sont essentiellement équestres où l'écuyer menait des acrobaties sur des chevaux, comme se tenir en équilibre sur une bouteille posée sur la salle ou tirer au pistolet sur une cible éloignée. Peu à peu, viennent s'incruster des pas de danse menés par les chevaux, des sauts périlleux de la part des écuyers, ou même des pyramides.

On voit la création du duo formé par le clown blanc Pierrot, et son partenaire plus coloré Auguste. Le premier est celui qui reçoit les coups, le clown triste, victime de l'Auguste aux chaussures démesurées et au costume extravagant. Leur rôle premier est d'amuser entre deux numéros avant de, petit à petit, avoir leur propre importance au sein du cirque. Le duo se muera en trio avec Monsieur Loyal qui, en plus d'annoncer le programme, se permet des interactions avec eux.

On peut aussi voir des spectacles animaliers comme des dressages d'animaux exotiques (lions, éléphants) ou même plus communs (taureaux, chiens, canaris). Sans compter les trapézistes, les contorsionnistes, les avaleurs de sabre, les lanceurs de couteaux... Les spectacles sont multiples !

Il ne faut pas pourtant oublier une particularité de l'époque : les cirques de monstres. Connus aussi sous le nom de Freak Show, ces cirques présentaient, sous couvert de dénomination de « monstres », des êtres humains au physique particulier. Femmes à barbe, frères siamois, personnes atteintes de nanisme, pourvues de membres supplémentaires, atrophiés ou gigantesques... Pour ces personnes au physique surprenant, le cirque devenait leur unique moyen de subsistance au sein d'une société qui les rejetait.

Malgré la fascination qu'il suscite, le cirque conserve une réputation particulière, comparable à celle que l'on donne à tout artiste : le parfum du scandale. On surnomme le cirque, « la fabrique de monstres » car, selon la croyance populaire, on pensait que les gens du voyage volaient les enfants pour les transformer en phénomènes de foire. (C'est le cas du héros de L'Homme qui rit de Victor Hugo)

Pour terminer un petit diaporama des tenues portées à l'époque par les saltimbanques.


Le chewing-gum
Inventé en 1848, il se compose d'un mélange de résine, de sirop et de chiclé. Il existe même des usines qui en produisent. La gomme à mâcher, venue tout droit des États-Unis, est déjà populaire et vendue en pharmacie.


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