[Année 0002] Dans la lumière pâle du matin [Alindra]

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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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Dim 7 Avr - 14:24

    Je suis, je suis...

    Alice se mordit la lèvre. Elle venait d'oublier. Encore. Elle venait d'oublier l'identité qu'elle s'était forgée pour sa mission, elle ne se souvenait plus du rien. Ni du faux nom, ni de ceux de ses faux parents, rien. Juste qu'elle devait jouer la fille en quête de travail. De quel travail, d'ailleurs ?

    Oh ce n'était pas important après tout, elle trouverait bien à inventer. Puis pour le nom, autant garder le sien. Il ne sonnerait pas trop bizarrement, pas trop roumain. De toute façon, il fallait qu'Alice continue sa marche. La nuit dans la forêt l'avait frigorifiée malgré la chaleur du feu et la présence de l'inconnue. Alice n'avait pas attendu son réveil pour partir, désireuse de réussir au plus vite sa mission. Pas de place pour un bagage supplémentaire.

    Le soleil matinal l'avait peu à peu réchauffé. Après quelques minutes de marche, hors de la forêt, Alice était tombé sur un village bien pittoresque. Elle trouverait sûrement là quelqu'un pour la guider jusqu'à la ville, et qui sait quelques autres informations.

    Les habitants sortaient peu à peu de leurs demeures, les rues commençaient à s'emplir. Ajustant sa robe et ses gants, Alice se glissa dans la foule. La devanture d'un marchand de colifichets vendant rubans, gants et autres frivolités la poussa à voir de plus près. Les couleurs étaient éclatantes, le contact semblait soyeux. Alice les regardait comme s'ils étaient des trésors.

    — M'zelle voudrait en essayer un ?

    La question du marchand l'arracha de sa contemplation. Elle ne devait pas perdre du temps. Être aussi ponctuelle que Theodor, le serviteur de la Reine.

    — Non m'sieur je... c'est par où la ville ?

    — Hola c'est que c'est pas tout près et... Et la 'tite demoiselle, on essaye pas sans mon accord !

    Le marchand alla frapper une main qui venait de se poser sur un des rubans. Alice se tourna vers la cliente, et quelque chose la fit frisonner lorsqu'elle en croisa le regard. L'inconnue semblait différente des habitants, il y avait là quelque chose de curieux. De magique. Alice n'aimait pas la magie.



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Dim 7 Avr - 15:38
Tu marchais dans les rues de ce village. Oui tu n'aimais pas le soleil mais là c'était différent, en quelque sorte. C'était le jour de ton anniversaire et tu croyais que, ce jour là, le soleil ne te ferait rien. Donc tu marchais tranquillement en regardant les étales des marchands venus pour une occasion ou une autre.

Bien sûr, tu étais redevenue, par ta magie, un être de chair et de sang, semblable à tous les autres d'ici. Mais une personne un temps soit peu observatrice pouvait apercevoir, ou même sentir, la magie émaner de ton corps factice.
Tes cheveux étaient lâchés bien que tu saches pertinemment que ça ne donnait pas une très bonne image de soi. Mais qu'est-ce que l'image ? Et pourquoi les humains s'encombraient-ils de cette chose futile ? Pourquoi ne restaient-ils pas, tout simplement, eux même ? Tu ne savais pas et franchement tu t'en fichais pas mal.

Tu déambulais toujours dans cette ruelle, les gens s'écartaient à ton passage comme s'ils avaient peur de toi. Mais que pouvais bien tu leur faire ? Tu n'étais qu'un fantôme après tout, tu n'étais qu'un mythe oublié, une légende parmi tant d'autres... Tu n'étais que la Lavandière de nuit qui, auparavant, terrorisais les habitants par des rumeurs à ton égard. Mais ils avaient oublié, ils avaient oublié ton vrai nom, ils avaient oublié ce pourquoi ils te craignaient et tu as disparus de leurs songes...

La magie... Une chose, une entité que tu avais vu disparaitre du monde. Ils n'y croyaient plus, ils la refusaient et la détestaient. Pourtant elle était bien là, présente, partout autour d'eux.
Tu étais perdue dans tes songes quand soudain, un ruban d'une couleur absolument magnifique attira ton attention. Il était d'un bleu saphir et semblait être fait de soie. Sans réfléchir, tu tendis la main pour le saisir. Le marchand discutait et tu croyais qu'il ne t'avais pas vu.
Mais tu faisais erreur puisqu'il frappa ta main. Tu la retiras vivement et darda ton regard rouge dans le sien, d'un marron fade. Il fut décontenancer et repartit faire ses affaires plus loin.

Tu sentais un regard sur toi. En effet, la cliente qui discutait avec le marchand un peu plus tôt, te fixait. Ça te mettais mal à l'aise. Mais pour faire bonne impression, tu lui offris un grand sourire.

Désolée. Par ma faute le marchand a interrompu son explication.
Alindra Celès
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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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Mar 9 Avr - 0:26
    Il sonnait faux le sourire. Aussi faux que ceux des occupants de l'Asile quand Alice leur demandait s'ils étaient heureux. Faisait-elle peur à cette femme ? Alice tira sur les gants qu'elle portait, craignant qu'un bout de métal ait été aperçu malgré ses précautions. Elle ne devait pas attirer l'attention, sinon elle risquait de devenir un sujet de foire comme les Androïdes qu'elle avait sauvé en Russie.

    — Vous excusez pas. Vous pouvez peut-être m'aider ?

    L'inconnue devait être une habitante du village, ou du moins des environs. Dans tous les cas, elle devait mieux connaitre le monde qu'Alice qui n'en avait vu que quelques paysages mais était bien incapable de réellement y vivre. Rien que le principe de l'argent la gênait. Chaque pays avait sa propre monnaie, et personne ne lui avait donné une seule pièce allemand. Allez donc voyager comme ça, sans recourir au vol !

    Le vol, mais oui, bonne idée ! Les rubans semblaient plaire à la femme, tout autant qu'Alice. Si elle lui en donnait un, peut-être aurait-elle les informations qu'elle désirait. Il ne venait pas à l'esprit d'Alice que quelqu'un aide une autre personne sans rien en échange. Concernant le marchand, elle avait espérer abuser de sa crédulité ou fuir avant qu'il lui demande d'acheter une de ses marchandises en échange.

    Prenant la femme par le bras, Alice l'attira plus loin afin que le marchand, ni aucun de ses clients, ne les entende. Se baissant pour être à hauteur d'Alindra, Alice tenta de conclure un marché.

    — Si je vous aide à avoir un des rubans, vous m'indiquerez le chemin que je cherche ?

    Faire confiance à cette femme sentant la magie était difficile pour Alice. C'était comme tendre sa main à un prédateur en espérant qu'il ne vous morde pas.



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Mar 9 Avr - 18:01
Tu regardes l'inconnue qui te demande de l'aide. Tu hoches la tête sans dire un mot. Croisant les mains sur ta robe bleue, tu l'observes. Elle semble se débattre intérieurement, ou seulement réfléchir... Tu hausses les épaules, les pensées des gens et leurs centres d'intérêt n'étant pas ton affaire. Attendant quelque chose, tu ne savais pas quoi, tu regardes encore une fois le magnifique ruban. Tu avais bien des Deutschemark mais tu ne savais pas si la somme était la bonne ni même si la monnaie n'avait pas changée.

Et oui quoi, ta fortune d'antan qui n'avait pas vraiment servie. Ces années de dur labeur comme médecin illégale. Parce que tu avais fais des études sous un faux nom, une fausse identité. Parce que tu étais une femme aux grandes qualités, parce que tu étais démarquée de toutes ces pauvres âmes de la gente féminine, soumises à la volonté de leur mari. Pour tout ça, tu es devenue un médecin, un docteur illégale, travaillant dans cette forêt, la même que tu hantes de tes pas infinis.

Soudain, l'inconnue te prend par le bras et t'emmène dans un endroit, un peu loin des marchands. Elle se baissa jusqu'à être à ta taille. Cela te rappela ô combien tu n'étais pas grande ! Gamine que tu es, normalement, tu aurais boudé. Mais cette personne là t'intimidait et tu ne savais pas pourquoi, vraiment pas.

Si je vous aide à avoir un des rubans, vous m'indiquerez le chemin que je cherche ?

C'est ce qu'elle dit d'une voix...tout à fait sérieuse. La proposition te parait alléchante. Tu pourrais dire oui, mais l'idée de voler ne te plait pas trop, être hors la loi non plus. Oh, tu peux dire ça, toi, l'ancien docteur hors la loi, travaillant illégalement. Enfin, tu avais bien changé en un siècle d'errance dans le monde, à voir les problèmes des gens, la misère, la pauvreté et le vol. Tout cela t'as fait réfléchir. Oui, tu n'étais pas dans la loi, oui, ce que tu étais tu le hais maintenant, mais voilà, tu sauvais des vie, en quelque sorte.

Mais maintenant ça te rebutais de voler. Cette action ferait perdre à une personne de l'argent, son moyen de vivre. L'argent... Toute la folie des hommes, leurs problèmes... Enfin, tu te foutais de tout ça maintenant.

Tu secoues donc la tête à la proposition de l'inconnue. Toute fois, tu tiens quand même à l'aider, n'étant pas si égoïste que ça.

Quel chemin cherchez vous ?
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Ven 12 Avr - 19:19
    Elle refuse, et ce refus intrigue Alice. Personne ne pouvait refuser un aussi joli ruban, un objet aussi beau ! Une évidence bien éloignée de la réalité éclata dans l'esprit d'Alice. Cette femme devait être une sorcière, ou non mieux, une fée. Les fées aiment vivre près des bois, celles de la Roumanie se réunissent souvent dans une plaine que personne ne peut approcher. Cette fille sentant la magie devait en être une elle aussi. Alice lâcha son emprise sur Alindra. Elle détestait les fées, comme tout habitant de la Roumanie. Avoir touchée une fée la faisait se sentir sale.

    Et pourtant, si elle savait... Si elle se rappelait que sa mère était une fée, qu'elle l'avait aimé, Alice penserait-elle la même chose ?

    — Je cherche à rejoindre la ville. Je dois voir un con... congrès très important. Avec plein de scientifiques.

    Alice ne se souvenait tout bonnement plus du nom de la ville. La langue allemande était si compliquée ! Puis elle n'avait pas l'habitude de retenir tant de choses ! Alice se gratta la tête comme si tous les souvenirs pouvaient revenir d'un coup, et la sortir de cette situation.

    — Et doit y avoir un... Androïde. Vous connaissez non ?

    Elle devait forcément connaitre, tout le monde en parlait des Androïdes. Il y avait toujours une personne pour vous raconter l'histoire du beau-frère de la soeur du cousin qui en a vu un. Tout le monde en parlait sans savoir. Alice devait ronger son frein pour ne pas hurler et frapper l'impudent.

    Sortant du coin où elle s'était cachée avec Alindra, Alice se posta mains sur les hanches. D'une voix claironnante, elle fit retentir son annonce sur toute la place du village.

    — Est-ce quelqu'un sait où on peut voir un Androïde ?


    Quelqu'un aurait peut-être eu vent du congrès, et lui donnerait alors le chemin. Le plus risible dans tout cela, c'était que personne ne savait qu'un Androïde, il y en avait un. Et sous leurs yeux.

    Spoiler:
     



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Sam 13 Avr - 20:12
De l'hésitation, du recul. Cette femme avait une certaine répugnance à ton égard même si elle tentait tant bien que mal de le cacher. Restant impassible, tu secoues doucement la tête, ne sachant pas de quoi elle parle. L’Allemagne, tu connais, mais une ville sans nom, tu ignores sa position, son endroit. Il est bien difficile de guider sans savoir ce que l'on veut vraiment.

Tu croises les bras sur ta poitrine et regarde derrière l'inconnue. Elle venait de te parler d'Androïde, ces êtres de chair et de fer qui fascinaient les humains. Tu ne comprenais pas très bien pourquoi d'ailleurs. Ils n'étaient pas différents d'eux, juste un bras, une jambe ou même un coeur de métal, rien de plus. Mais tout ce qui n'était pas habituel impressionnait ou effrayait les gens. Tu te demandais pourquoi cette demoiselle voulait rejoindre la ville. Cela ne te regardais en rien mais tu étais un brin curieuse. Et si elle était elle même un androïde... Cela t’étonnerais fort puisqu'elle n'a rien comme eux. Ceux que tu avais aperçu à la foire étaient dépourvus de leur vêtements, seulement habillés de loques.

Il n'avaient pas ce regard plein de vie ni même cette beauté frappante. Ils semblaient morts, abandonnés aux mains des humains, créatures cruelle et avides de spectacle même au détriment de la joie, de la vie de son prochain. L’Homme était, par sa définition pure et simple, un monstre d'égoïsme, une créature emplie de vices et d'arrogance, dont le seul but est de posséder ce qu'il n'a pas.

Tu étais toi même un être comme ça. Tu étais toi même avide de pouvoir, rêve, désire que tu as abandonné lors de ta mort, perdant un nombre de tes sentiments humains ou les atténuant jusqu'à les endormir. Ainsi tu ne connaissais presque plus l'amour ni la joie d'un instant présent. Tu n'étais plus qu'une enveloppe de chair putride, de chair inexistante, qu'un ectoplasme errant dans la grande Allemagne, perdue...

Alors à sa question tu hochas tristement la tête en pensant à ces êtres étranges devenus animaux, objets d'attention pour les humains. Ces derniers se lasserons un jour des Androïdes et les relâcherons comme on relâche un volatil pour la chasse. Il est perdu, désorienté dans ce monde égoïste, il est libre mais est pourchassé par le chasseur infatigable. L'oiseau finira dans l'assiette de l'homme comme l'Androïde finira sur une table de dissection, ouvert pour qu'un prétendu scientifique observe avec amusement les rouages de cet être relâché pour la chasse, pour le plaisir du chasseur...

Soudain, la jeune femme t'entraîna hors de la "cachette". Elle se posa au milieu de la ruelle et se mit à hurler:

Est-ce quelqu'un sait où on peut voir un Androïde ?

Les gens se retournèrent, intrigués avant de repartir vaquer à leurs occupations bien plus importantes. Ils n'en n'avaient que faire de la question de la jeune femme, leurs problèmes étant bien plus importants. Une créature faite d'égoïsme...
Tu approches de l'inconnue. Ton intention de l'aider est toujours présente. Tu n'as rien d'autre à faire et elle t'offre là une belle distraction dans ta longue lassitude. Tu ne diffères pas tellement des Hommes finalement, tu agis par intérêt et non par réelle intention d'aider. Tu te demandes si tu n'es pas plus égoïste que l'être humain...

Tu tires sa manche pour accaparer son intention et lui murmures:

La ville que vous cherchez c'est Wolfsburg qui est sur le Mittellandkanal.
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Mar 16 Avr - 21:54
    Que les humains étaient ennuyeux. Quoi, pas un pour lui parler, lui indiquer un chemin ? Pourtant ils devraient réagir. Était-ce parce qu'elle était une femme ? Alice avait cru comprendre que dans le monde, personne n'écoutait les femmes. Qu'elles devaient se taire et se plier à leurs maris. Allons bon, et puis quoi encore ? Alice ne se pliait qu'à un seul homme : Vasile Duca. Et encore en tant que père spirituel, et non en tant qu'époux. C'était là différent.

    Être ainsi ignorée plaisait peu à Alice. Hésitant entre quitter le village pour chercher par elle-même ou apprendre la politesse aux habitants par la manière forte, la jeune femme tapait du pied. Il était fort probable qu'Alice aurait opté pour la seconde option, si Alindra ne lui avait pris la manche. Se penchant pour entendre les propos de la jeune fille, Alice arqua les sourcils.

    — Wolfsburg ? Mittel... kanal ? Quels sortilèges sont-ce là ?

    Parler allemand à Alice, c'était comme lui déclamer des noms de sorts. Cela sonnait tout aussi bizarrement. La jeune femme se gratta la tête, de façon peu élégante, essayant de comprendre ce que lui disait Alindra.

    — Sont-ce des noms de ville ? C'est que je viens de loin...

    Elle n'allait pas préciser "de Roumanie", mieux valait ne pas attirer la méfiance. Autour des jeunes femmes, la vie du village continuait, ponctuée par les cris des marchands qui avaient élu domicile sur la place avec leurs stands. Des gamins couraient de ci, de là, bousculant parfois les jeunes femmes. Excédé par ce comportement, Alice finit par attraper un énième gamin qui n'était pas capable de regarder devant lui. Le petit se retrouva en l'air, empoigné par le col, ses pieds brassant l'air.

    — P'tit. Tu sais comment rejoindre Wolfs-wolfsburg ? Autrement qu'à pied.
    — Ben, y a... y a bien le vieux Hans et sa charrette qui peut faire un bout d'chemin...
    — Merci. (Alice lâcha soudainement l'enfant qui atterrit sur les fesses) La prochaine fois, je t'attrape par les oreilles.

    Le gamin plaqua ses mains sur ses oreilles et courut à l'autre bout de la place, jetant par moments des regards à Alice, craignant qu'elle ne lui court après. Alice ne détestait pas les enfants. Mais elle désapprouvait l'impolitesse et le manque de conduite. Être bousculée sans un "pardon" ne pouvait rester impuni.

    — Vous l'connaissez ce vieux Hans ? demanda Alice à Alindra, se doutant que cette femme serait sa seule aide. Est-ce que ça vous dirait de m'accompagner pendant mon voyage ?

    Elle finissait par s'habituer à cette odeur de magie, même si elle ne portait toujours pas Alindra dans son cœur. On ne chasse pas des années d'haine féerique en quelques secondes.



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Ven 19 Avr - 17:10
Tu regardas fixement l'inconnue parler brusquement à un enfant. Cela ne te faisait rien, absolument rien de voir un être d'innocence se faire brutaliser par une autre personne, du moment que ce n'était pas toi. Et oui, des pires défauts que les humains puissent avoir, l'égoïsme est le roi. Il pousse à faire bien des choses horribles, à ne plus rien ressentir... Il est vice, il est virus qui ne part pas. Ancré en l'homme, il ne se détache même pas de l'humain mort, faisant de l'âme de cet être une personne égoïste.
C'était aussi ce défaut que tu avais gardé et qui était assez présent chez toi...

C'est ainsi que tu regardas la scène sans réellement t'en occuper. Un détaille cependant t'interpella. La manche de l'inconnue était légèrement descendu et tu 'y voyais comme quelque chose qui brillait sous le soleil. Tu avais l'impression que c'était du métal ou quelque chose dans ce genre, mais tu ne savais pas si c'était un bracelet ou un morceau de bras reconstitué qu'il y avait là. Haussant les épaules, tu n'y fis plus guère attention, préférant ne pas y réfléchir maintenant. Et puis il y avait trop de monde autour de vous et tu n'aimais pas trop ça, de tirer des conclusions - et les dévoiler - en présence de beaucoup de monde.

Tout le monde ici connait le vieux Hans, répondis-tu de ta voix claire, mais il n'est guère apprécié des habitants du village. Et pour cause, il est extrêmement radin et égoïste. Il ne prête rien et je doute qu'il fasse exception à vous, même aussi jolie dame que vous êtes. C'est qu'il est devenu coeur de pierre...

Ah, ce vieille homme que tu connaissais si bien. Il avait jadis été un ami à toi. Mais à ta mort, il avait changé du tout au tout. Tu ne le fréquentais plus mais tu entendais des rumeurs sur lui, des commentaires peu valorisants à son égard. Enfin, il était devenu un homme au coeur de pierre et à l'égoïsme omniprésente en lui. C'est comme si ce défaut était sa femme...

Il pourrait, effectivement, être plaisant de voyager en votre compagnie. Je vous mènerais à Wolfsburg qui est à environ cinq jours de marches d'ici.

Tu commences à avancer en prenant la main de l'inconnue comme si elle était ta soeur. Tu la mène vers la forêt, dense et verte en cette été. L'endroit était calme et il était reposant de n'entendre que le bruit du silence après le vacarme du marché.

Te retournant pour faire face à l'inconnue, tu fixes ton regard sur cette manche qui a laissé paraitre ce métal brillant. Avançant ta main, impoliment, tu attrapes le poignet et soulèves le tissu. C'est un bras de fer qui se dévoile à toi. Tu sais bien que ce que tu es en train de faire est plus qu'impolie, mais la curiosité est maitre de ta raison en ce moment.
Surprise de découvrir ce membre artificiel, tu te recules en ouvrant grand tes yeux rouges.

Dé...désolée, murmures-tu, je n'aurais pas dû faire ça...

Et tu ne sais plus quoi faire justement. Cette fille, cette femme étrange, inquiétante qui te faisais peur... qui était-elle ? Une femme victime d'une amputation et dont on avait remplacé le bras ? Pratique fort courante de nos jours. Ou bien était-elle un Androïde ? L'une de ces êtres de chair et de métal faits ? Ces êtres de foire pour les humains ? Tu ne savais pas et ta curiosité en était d'autant plus grande.

Vous... Qui êtes vous ?
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Lun 22 Avr - 16:42
    L'idée de voyage pendant cinq jours ne plaisait guère à Alice. Marcher sur une longue distance ne la dérangeait pas; c'était là un avantage d'être un Androïde, on souffrait moins des efforts physiques. Le souci venait du temps. En cinq jours il pouvait se passer des tas de choses, et chaque journée ralentissait le voyage et pouvait transformer la mission en échec. Imaginez si Alice arrivait à destination bien trop tard pour trouver l'Androïde recherché, et surtout que la conférence scientifique soit terminé et ses participants aux quatre vents ! Elles devaient avancer au plus vite ! Peut-être qu'en volant un cheval...

    Plongée dans ses pensées, Alice ne remarqua pas qu'Alindra lui avait saisi le poignet et dévoiler son bras. Ce n'est qu'en entendant un bref cri de surprise qu'Alice vit la faute commise. Le métal brillait sous le soleil. Alice arracha son bras de l'emprise de la jeune fille, et abaissa vivement la manche. La colère la gagnait, et pas qu'un peu. Mais l'absence de cri de terreur venant d'Alindra l'intriguait. N'importe qui l'aurait pointé du doigt en hurlant "Androïde ! Monstre !" Mais elle non, elle la regardait simplement, surprise.

    — Vous... Qui êtes vous ?

    Ne voyait-elle donc pas la réalité, ne savait-elle donc rien des Androïdes ? Non, ses propos auparavant prouvaient le contraire. Elle la prenait peut-être pour quelqu'un ayant un membre artificiel suite à un accident. Sa surprise pouvait se comprendre; elle ne s'attendait sûrement pas à voir cela.

    Alice profita de la question, du doute qu'elle soulevait pour tâcher d'effacer toute idée qu'elle puisse être une Androïde. Sa guide ne devait pas se retourner contre elle; elle en avait besoin pour pouvoir arriver à destination sans encombre, et le plus vite possible.

    — Alice Liddell, je... cherche du travail. On m'a parlé d'une ville avec un congrès... Parait qu'y a du travail là-bas.

    Elle devait trouver une explication à son bras. Elle n'avait rien d'un soldat revenu de guerre, ni d'un bandit menant des bagarres de rue dont l'une d'elle avait mal tournée. Alice croisa les mains devant elle, baissa un peu la tête pour se donner l'air d'une fille n'aimant pas parler de ses blessures, et encore moins de son passé.

    — Je suis désolé pour le bras... Je l'ai perdu dans un accident. J'aidais mon père et la machine m'a attrapé le bras... Depuis je vis avec cette prothèse.

    Elle aurait pu parler aussi de sa jambe, mais mieux valait éviter. Les éclopés ne plaisent guère aux gens, ils les dégoutent comme les Androïdes.

    Alice releva la tête, prit une des mains d'Alindra entre les siennes. Ce geste lui coûtait beaucoup; elle touchait une personne empreinte de magie et un frisson lui avait parcouru le dos. Cela là dégoutait.

    — J'aurais du vous en parler mais vous comprenez... C'est un sujet sensible pour moi, et je pensais que vous m'auriez pas aider à cause de ça.

    Jouer les victimes, ça Alice pouvait le faire. Quand on ne peut terroriser sa cible, on doit l'amadouer et la toucher.



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Jeu 25 Avr - 19:09
De simples implants ? De simples membres perdus ? Tu ne sais pas pourquoi mais tu avais franchement du mal à y croire. Enfin, chacun ses secrets. Tu lâches un sourire désolé avant d'avancer, montrant le chemin. Alors comme ça elle s'appelait Alice et ne savait pas mentir. Il était intéressant de découvrir une nouvelle personne. Pourquoi disais-tu qu'elle mentait ? Parce qu'il était plus simple pour toi, maintenant que tu étais morte et que tu connaissais les sentiments humains, de sentir, ou même voir, lorsqu'une personne ne disait pas l'exacte vérité. Ce n'était pas un don, ni de la magie, juste de l'intuition et de l'observation.

Enfin, comme tu te le disais, ce n'était pas tes affaires. Tu ne servais que de guide à Alice pour rejoindre cette fameuse conférence qui, tu l'espérais, ne se terminerait pas aussi vite que prévu. Parce que ça, à Wolfsburg, ils avaient tendance à remballer les choses assez vite, comme s'ils craignaient quelque chose venant de la royauté qui n'en avait que faire de son peuple dans le besoin.
Parce que pour faire la guerre, les dirigeants étaient forts, mais pour s'occuper de tout un peuple, il n'y avait plus personne. Tu t'énervais pour un rien et il fallait que tu te calmes. Tu étais pourtant sereine et peu encline à exploser comme ça, mais des fois il t'arrivais de te fâcher pour un rien, pour une histoire qui ne te concernait en rien vu que tu étais morte.

Tu te retournes soudainement vers Alice, réalisant que tu ne t'étais pas présentée. Ainsi donc, tu attrapes les manches de ta longue robe, timide mais surtout honteuse de cette impolitesse. Si tu le pouvais encore, tu rougirais, et pas qu'un peu. Mais cela t'était désormais interdit, le sang ne coulant plus en toi.

Ce ne sont pas les blessures qui forcent au dégoût chez moi, mais la noirceur et la violence. Je suis désolée de ne pas m'être présentée... Je me nomme Alindra... Alindra Celès, mor...

Tu plaques en vitesse tes mains blanches sur ta bouche, surprise. D’ordinaire, tu n'allais pas aussi loin lorsque tu te présentais. Juste ton prénom, ton nom à la rigueur, mais jamais le mot "morte". Pourquoi t'étais tu laissée aller ici ? Pourquoi avec cette personne que tu ne connaissais pas et, qui plus est, te faisait peur ? Tu ne savais pas et tu ne voulais pas savoir.
Te retournant, tu continues à marcher en direction de la grande ville, observant les grands arbres. Tu presses même le pas. Plus vite vous serez arrivées, plus vite tu quitteras cette personne en qui tu n'as pas confiance - tu ne fais confiance à personne - et qui te fait peur.

Tu es morte, tu n'es qu'un fantôme, tu ne peux pas te lier, d'une quelconque façon, à un être vivant, tel qu'il soit. De plus, tu sais que les êtres humains ont peur s'ils rencontre du paranormal, tout ce qui sort de l'ordinaire de leur petite vie bien morne. Tu ne veux pas faire peur, en tout cas, pas à elle, pas encore.
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Sam 27 Avr - 19:00

    Ainsi elle n'aimait ni la noirceur, ni la violence ? Comment faisait-elle alors pour vivre dans ce monde, au milieu de ces gens égoïstes ? Oui le monde n'était pas foncièrement beau aux yeux d'Alice. Merveilleux par sa diversité ça oui, mais empli de gens aux défauts qui leur noircissaient l'âme; Alice aimait l'univers mais pas les humains.

    Alindra était donc son nom. Elle avait semblé vouloir ajouter quelque chose mais s'était ravisé. Alice ne releva pas ce détail; l'identité de sa guide ne l'intéressait guère. Seul importait le but de son voyage.

    — Et bien Alindra, allons donc à cette grande ville !

    Alice avait formé un large sourire, continuant son rôle de demoiselle aimable et naïve. Dès son arrivée en ville, Alice laisserait la demoiselle mener son propre chemin, sinon elle risquerait de la gêner.


    Ce fut ainsi que deux demoiselles n'ayant rien en commun voyagèrent de concert sur les terres allemandes. Wolfsburg se profila à l'horizon après des jours de marche. Alice se précipita presque sur la route, manquant de se faire renverser par un cavalier et sa monture. Mais loin de s'excuser la jeune femme ne stoppa sa course qu'aux portes de la ville. Celle-ci était entourée d'une épaisse muraille de pierre afin de la protéger en cas d'attaque, et les portes étaient surveillées par des gardes vérifiant que tout visiteur n'était pas suspect.

    Voyant cela, Alice hésita. Ces hommes allaient-ils la fouiller, et ainsi découvrir ses membres artificiels ? Foncer dans le tas ne serait pas une bonne idée; les gardes de toute la ville lui tomberaient dessus.

    Il lui fallait une idée, vite. Repartant vers Alindra qui avait eu du mal à la suivre dans sa course, Alice lui demanda, presque suppliante.

    — Croyez-vous que ces gardes vont nous arrêter ? J'ai entendu dire que des femmes voyageant seules étaient mal vues...

    Dans le pire des cas, Alice avait une solution de secours mais elle demandait l'aide d'une seconde personne.



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Lun 29 Avr - 10:08
Le voyage se déroula dans le calme et la tranquillité. Tu appréciais de plus en plus cette personne qui, deux ou trois jours avant, t'étais parfaitement inconnue. Maintenant elle ne t'inspirait presque plus cette peur qui prédominait en la regardant, non, tu avais une sorte de confiance ambiguë envers elle.
Mais tu ne devais pas te laisser amadouer par ce sentiment de confiance, aussi agréable soit-il. Les humains pouvaient changer du tout au tout, en témoignait ton frère qui t'avait tué.

Tu te demandes encore pourquoi il avait levé son arme sur toi. Vous étiez pourtant complices, très complices. Mais un jour, il est revenu le regard furieux, le sabre à la main, hurlant des insultes. Et sans donner d'explication, il avait abattu sa lame sur toi, effrayée alors. Tu lui en voulais, enfin, c'est ce que tu croyais.
Il y avait une chose qui n'avait pourtant pas changé de ton illusion de haine de ton frère aîné, c'est que tu détestais, au plus haut point, les gardes.

Tu étais perdue dans tes pensées. Tu n'avais pas du tout suivis la cadence d'Alice qui venait de s'accélérer. Surprise, ta marche se fit plus rapide, sans pour autant devenir une course. Bien sûr tu aurais pu redevenir ectoplasme et léviter mais tu n'en avais guère l'envie en cet instant.
Rapidement, tu abandonnas cette idée d'aller la rejoindre. Tu voyais qu'elle revenait, dépitée ?
Alice te demanda quelque chose au sujet des gardes de l'entrée.

Il y a peu de chance pour qu'ils nous laissent effectivement passer. Mais ça peu s'arranger, dis-tu avec une pointe de sadisme dans la voix.

Sans prévenir personne, tu te mis à courir en direction des gardes. Redevenant fantôme, invisible aux yeux de tes ennemis, tu sortis ton coutelas qui avait la même consistance que ton corps. D'un geste brusque mais précis, tu tranchas la jugulaire du premier garde puis, profitant de la surprise de son camarade, réitéras l'action sur l'autre.

Te revins guillerette vers Alice. Du sang avait tâché ton visage blanc, mais cela ne faisait rien. Tu avais eu un semblant de vengeance en tuant ces deux gardes. Tu ris avant de reprendre ta forme "humaine".

La voie est libre. Nous pouvons passer.
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Lun 6 Mai - 22:56
    Spoiler:
     

    En demandant de l'aide, Alice s'était attendu à bien des choses mais sûrement pas à celle-ci. La mort ne lui faisait pas peur, mais la magie si. En voyant une lame invisible égorger les gardes, Alice eut le réflexe de signer et de prononcer des paroles éloignant le mauvais œil. Ce qui se passait était l’œuvre du diable. Notez l'ironie de la situation; Alice était elle-même considérée comme une création du Malin par son pays, et nombre d'êtres vivants.

    La scène n'était pas passée inaperçue. Les cris retentissaient, d'autres appelaient des gardes pour qu'ils viennent constater les faits. On cherchait un coupable, on traquait celui qui avait osé commettre l'acte. Alice sut qui c'était lorsque Alindra vint la voir, l'assurant qu'elles pouvaient passer. Le sang sur son visage ne mentait pas.

    Alice aurait du être reconnaissante, elle fut proprement furieuse. Ce que venait de commettre sa guide était l'acte le moins discret qui soit; un déguisement aurait mieux fait l'affaire. L'Androïde essuya avec le bout de sa manche la trace de sang et profita de la cohue à l'entrée de la ville pour passer. D'autres gardes n'avaient pas eu le temps de venir, et la terreur était si importante que la foule se massait pour voir les cadavres, terrifiée et attirée par la mort. Personne ne leur prêta attention.

    Néanmoins, ne prenant pas de risques, Alice avança dans les rues, tâchant de calmer son allure pour ne pas être repérée. Elle se glissa dans une petite ruelle, loin de la foule, pour lâcher ce qu'elle avait dans le coeur.

    — Es-tu fée ou sorcière ? C'est bien toi qui as fais ça, c'était de la magie.

    Elle crachait ce mot avec dégoût, et en frissonnait.

    — Pour quelqu'un disant qu'il n'aime pas la noirceur de l'âme, je te trouve bien cruelle. Tu n'as pas peur de tuer, de faire souffrir. Une criminelle en fuite ?

    Alice en avait assez des mystères, elle devait savoir exactement qui était sa guide. Cette demoiselle l'intriguait, et commençait peu à peu à l'effrayer. Que pourrait-elle contre une fée ou une sorcière, sinon fuir ?



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Mar 7 Mai - 18:59
Alice essuie le sang qui est sur ton visage de sa manche avant de partir en vitesse, profitant de la confusion générale, pour entrer en ville. Un sourire sadique se dessine encore sur ton visage, mais tu chasses rapidement les idées obscures qui se dressent dans ta tête. Pour le moment, tu te devais de suivre ton client si tu pouvait l'appeler comme ça.

Avoir fait couler le sang te calmait, te vidant un peu de la rage et de la vengeance qui est en toi. Oui, ton frère était inventeur, mais il était un inventeur à la solde de l'armée. C'est pour cela que tu les haïssais et que les tuer ne te faisais ni chaud ni froid. Peu t'importais qu'ils avaient de la famille ou pas, lorsque tu voyais un garde ou quelqu'un faisant partit de cet ordre, comme tu l'appelais, tu devenais froide, sadique, prête à tous les crimes les plus horribles.

Tu étais un fantôme, un être qui n'était plus de ce monde. Alors pourquoi te soucier de ces vies là ? Pourquoi faire attention à des gens qui tuerons plus que toi ? Un rire narquois mais sombre retentit dans les ruelles tandis que tu suivais Alice. Tu étais une personne possédant un coeur de pierre. Oh oui, il t'arrivais parfois d'être douce mais le plus souvent, même si tu le cachais, tu étais froide.

Non, en faite, tu ne savais pas tellement ce que tu étais. Tout se bousculait dans ta tête. Tu ne pouvais que haïr les gardes. Enfin, le mal était fait, un bout de ta vengeance était accomplie. Tu redevenais, peu à peu, un être sensé, qui réfléchissait et prenait soin de la vie de ces mortels.

Soudain, Alice te posa brusquement des questions. Cela te fis sourire. Il n'y avait pas que les fées ou les sorcières qui possédaient la magie. Mais peut-être qu'elle ne le savait pas.

Beaucoup d'êtres en ces terres possèdent la magie. Les Fées ou les Sorcière n'en sont qu'une petite partie. Je ne fais nullement partis de ces êtres peu recommandables à mon goût. Non, je suis un être de chair dont le sang ne coule plus, je suis une personne qui ne subit plus le temps, je suis la Lavandière de Nuit. Une légende pour vous autres, humains, une simple histoire, mais j'existe belle et bien. Souvenez vous de ces moments où je terrorisais quiconque s'opposait à ma volonté, le blessant ou le tuant. Oui, je suis une meurtrière, mais avec la technologie qui est arrivée, ce progrès, j'ai cessé de tuer.

Tu fais une longue pose avant de continuer de plus belle.

Mais parfois, il m'arrive de retrouver mes esprit sanguinaire, et alors, gare à celui ou celle qui se tient devant moi.

Tu l'effrayais, tu le voyais bien. Mais elle était arrivée à destination. Tu voulais juste t'amuser avec ses nerfs, comme auparavant avec tes anciennes victimes. Qu'il était plaisant de sentir ce sentiment envahir le corps d'un humain. Tu exaltais, tu étais euphorique, en extase. Enfin, tu restais tout de même les pieds sur Terre.

Mais peu importe qui je suis vraiment, n'est-ce pas ?

Tu ris avant de retrouver ce visage paisible, innocent et calme qui était tient tous les jours.
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Lun 13 Mai - 0:28
Elle aurait bien pu lui mentir, mais en ce cas elle se serait justement vantée d'être fée ou sorcière, et non l'inverse. Cette petite était décidément bien contradictoire, pouvant se montrer faible et la seconde après tuer sans le moindre scrupule. Alice avait trouvé là une personne dont la fragilité d'esprit concurrençait presque la sienne. Elle aurait pu faire un merveilleux cobaye pour Vasile, si elle n'avait pas été autant empreinte de magie. Alice avait déçu le Chapelier à cause de cela, mieux valait ne pas retenter l'expérience.

Mais soit, elle possédait de la magie, mais de façon limitée. Il aurait été bon de savoir quelle magie exactement, quel don on lui avait octroyé. Probablement l'invisibilité, vu ce qu'elle avait commis. Donc Alindra n'était pas aussi dangereuse que le pensait Alice; son don devait avoir des limites. Croisant les bras, l'androïde laissa l'esprit monologuer.

— Je n'ai jamais rencontré de... lavandière de nuit. Je connais mal le monde...

... parce que j'ai passé ma vie dans un asile en Roumanie.

— Mes parents ne me laissaient guère sortir, j'étais de nature maladive petite. Je devais garder le lit, et je m'éloignais jamais du village.

Que c'était dur de se construire une identité ! Vivement que cet exercice se termine, mais pour cela direction cette conférence auquel Alice devait assister. Mettant de côté l'épisode des gardes, Alice se concentra à nouveau sur son objectif.

— Mais passons, comme vous dites. Savez-vous où a lieu exactement la conférence ?


Dire que le succès de sa mission tenait dans les mains d'Alindra !



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Alindra Celès
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Alindra Celès
Jeu 16 Mai - 20:20
Tu écoutes les dires d'Alice, peu intéressée, mais tu écoutes tout de même polie. Dans les rues de la ville, les gens s'agitent encore, les gardes cherchent le coupable avec énergie. C'était la panique. C'était amusant. Tu ris doucement en regardant toutes ces personnes avant que ton attention ne se porte sur Alice et sa question.

Je vous y emmène.

Sans plus de paroles inutiles, tu avances vers la foule paniquée, calme et paisible. Tu faisais tâche dans ce tableau de panique. Tu marches à ton rythme, regardant de-ci, de-là les évènements. Tu tournes dans une ruelle avant de continuer sur une autre grande rue. la Conférence se trouvait sur la grand Place, bien visible de tout le monde. Pourquoi ? Telle était la question.

Tu soupires en secouant la tête. Tu navigues dans ce labyrinthe de rues et ruelles avec agilité, connaissance. Tu as passé plus de cent années à explorer ce pays qu'était l'Allemagne, le voyant évoluer. Encore une rue à droite puis vous arrivez sur la grand place où se tient la Conférence.

Tu te retournes pour voir Alice. Un sourire fend ton visage, tu murmures quelques mots avant de te reculer, de la saluer et de t'en aller, fantôme que tu es.

Voilà, maintenant je m'en vais. Adieu, chère Alice, avais-tu dis.

[HRP: Voilà, pour moi c'est la fin du Rp ^^
Merci d'avoir Rp avec moi, c'était extra :3
A une prochaine <3 ]
Alindra Celès
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Alice Liddell
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Ven 17 Mai - 13:52
Pas le temps de s'interroger, ni même de s'expliquer, qu'Alindra disparaissait. Au sens propre. Alice cligna des yeux, estomaquée. Que la demoiselle la laisse ainsi, sans réellement prévenir, de but en blanc, la surprenait déjà. Mais qu'elle disparaisse ainsi, sans fumée ni autre, se fondant dans le décor était encore plus intriguant.

Vraiment quelle curieuse femme !

Ce n'était peut-être pas plus mal qu'elle parte. Alice aurait désormais les coudées franches, plus de liberté pour agir. Haussant les épaules, chassant cette Alindra qui avait rendu son périple mouvementé, l'Androïde se rendit au congrès.

La suite, vous la saurez peut-être un jour.

Citation :
Merci à toi pour le RP, et donc clôture de celui-ci avec ce dernier post.



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