[Année 0002] Mais de la craintive espérance, ta fleur porte la couleur [Prince Ciel & Jack Fécul]

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Prince Ciel
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Prince Ciel
Mer 12 Juin - 15:13


– Je m’ennuie… dit le prince Ciel pour lui-même, debout devant la grande fenêtre du petit salon.
 
Pourtant, ce fut l’un de ses valets qui lui répondit.
 
– Majesté, des activités de toutes sortes sont à votre disposition. Vous cours d’art, de danser ou d’escrime peuvent être avancés. Il me semble d’ailleurs que le maitre d’armes est présent aujourd’hui et…
 
– Non, Valet, je n’ai pas envie de voir le maitre d’armes.
 
Un silence respectueux suivit ce refus.
 
– Je voudrais m’amuser.
 
– Votre salle de jeu vient d’être rangée, et le frabriquant de jouets est d’ailleurs tout disposer à confectionner de nouvelles créa…
 
– Valet, je voudrais un ami.
 
Ce fut cette fois un silence confus et alourdi par l’embarras qui ensuivit. Un ami, c’était bien la seule chose que l’armada de domestiques royaux ne pouvait offrir à leur jeune souverain.
 
– Je me rends au jardin, finit par lâcher Ciel en quittant la fenêtre. La compagnie des fleurs sera plus agréable que la tienne.
 
On donna à Ciel ses petites bottes noires et son long manteau bleu et rouge, prenant soin de le couvrir de son écharpe afin qu’il ne prît pas froid. Un majordome l’escorta jusqu’au jardin où Ciel se dirigea aussitôt d’un pas décidé vers une destination toute choisie. Les parterres de fleurs. Ciel entendait y trouver Jack Fécul, le jardinier.
 
Le jeune prince n’avait eu que de brefs échanges avec le jardinier royal qui, pourtant, était au service de sa famille depuis un moment. Peut-être même l’avait-il vu naître…
 
Fécul était un homme mûr, brave et solitaire qui prenait son travail très à cœur, ce qu’appréciait le jeune prince et sa nature exigeante. Malgré tout, il avait remarqué que le jardinier avait sans cesse le visage voilé par une expression terne, presque mélancolique, et que malgré son talent certain, il ne s’adonnait pas à ses occupations avec beaucoup d’entrain.
 
Ciel ne tarda pas à tomber sur Fécul, en plein travail au sein de ses taillages et autres œuvres de jardinage. Le petit prince passa un moment à observer les plantations ouvragées, son valet prostré derrière lui, et finit par interpeler son employé.
 
– Hum !
 
Il attendit que Fécul se retournât vers lui et lui adressât les égards conventionnels.
 
– J’aimerais que vous me montriez vos plus jolies fleurs, jardinier.
 


Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Jeu 13 Juin - 8:52
Jack était, comme a son habitude, dans les jardins de roses de la reine. Le parfum de ces fleurs l’enivrais, et leurs couleurs blanche, rouge ou encore jaune faisait ressortir la beauté des différents arbres fruitier. D'ailleurs, Jack cueillait des pommes qui avait l'air très bonnes. Il en goutât une. Ce jus, cette douceurs! Des sensations que seuls les pommes que lui produisait pouvait donner. D'un coup, il entendu une petite voix fluette lui adresser la parole.

-Hum ! dit-elle encore.

Jack se retourna et vis le prince ciel, dans ses habits princiers. Que venait-il faire là? Jack aimait cet enfant, il lui rappelait un de ses apprentis, le seul a lui avoir redonné le sourire. Mais, ceci est une autre histoire. Il lui servis une suite de courbettes plus ou moins élégantes, et le prince lui dit:

- J’aimerais que vous me montriez vos plus jolies fleurs, jardinier.

- Bien. répondit Jack, en commençant a marcher.




Ils passèrent tout d'abord devant les roses de toutes les couleurs. Puis, ils passèrent devant les tulipes, et les jonquilles. Jack passait en virevoltant entre les fleurs. Malgré son âge, il avait garder une souplesse de sa vie d'avant. Dès qu'ils passaient devant une fleur, Jack sentait sa passion monter ses poumons. Il lui expliquait chaque détails, chaque histoire de chaque fleurs.
Vint la fin de la visite, et Jack demanda au prince:


- Ce voyage vous a plus? Voudriez-vous visitez une fois encore ce jardin, mais cette fois, je vous montrerais comment faire pousser des fleurs. Êtes-vous d'accord?
Jack Fécul
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Jeu 13 Juin - 12:55


Le bref « bien » du jardinier n’était guère engageant, il avait l’air un peu éteint. Pourtant, dès l’instant où il fit découvrir ses trésors au jeune prince, son ton, et même son regard, changèrent. Ses yeux s’illuminèrent d’un éclat vibrant. Au début, c’est d’ailleurs lui que Ciel observait, comme il avait l’habitude de le faire sans se préoccuper du malaise qu’il pouvait provoquer chez les autres.

Plus leur escapade progressait, plus le ton de Jack Fécul se montrait plus échauffé, plus vif et plus passionné. Ciel comprenait peu à peu que le jardinier préférait la compagnie des fleurs que celle des hommes. Fécul avait un savoir étonnant sur les fleurs et les plantes en général. En parcourant les allées, Ciel tendit l’oreille afin d’entendre les murmures des orchidées et des tulipes qu’il croisait. Le jeune prince n’avait guère l’occasion d’utiliser son don, ainsi cloisonné entre les hauts murs de son palais. Eh bien, jamais encore il n’entendit tant de compliments de la part de plantations, à propos de la délicatesse de leur bienfaiteur ! Il entendit même un arbre exprimer sa satisfaction.

Lorsqu’ils eurent achevé leur tour, Jack Fécul proposa de lui montrer la manière dont il s’occupait de son jardin chéri. Ciel, qui n’avait pas connaissance de ses méthodes, fut très vite intrigué par la proposition. Une légère entrave barrait néanmoins ce projet…

Il se retourna vivement vers le valet qui ne l’avait pas quitté. Hésitant, il s’avança vers le jardinier avec une petite moue désappointée.

- C’est que, en théorie, je n’ai guère le droit de m’approcher de trop près des éléments naturels. Je risquerais de me faire piquer par un bourdon ou de m’entacher les mains avec de la terre, qui est porteuse de microbes. Sans parler du pollen qui m’irrite terriblement les narines.

Il réfléchit un moment, observant les fleurs par centaines, aux couleurs si chatoyantes, qui s’étalaient devant ses yeux. Il serait un bien piètre prince s’il ne saisissait pas l’occasion qui lui était donné.

- Nous ferons donc attention, conclut Ciel d’un air décidé. Je vous regarderai de loin.

Un rictus passa sur le visage de son majordome, peu enthousiaste à cette idée, mais en vue de la prudence avisée de son souverain, il ne se permit pas de remarque. Cela faisait un certain temps déjà que Ciel était à l’extérieur, ce qui était un fait rare, et le petit prince espérait avant toute chose qu’aucune nourrice ne vînt l’embêter pour le faire revenir dans le château. Son ennui avait enfin trouvé de quoi se dissoudre, et il était hors de question qu’il manquât cette opportunité !

- Allons-y, jardinier.

Car oui, le jeune prince était un monarque, qui malgré sa taille réduite, se considérait plus haut que la plupart des gens. C’est ainsi qu’il nommait ceux qui l’entouraient – toujours de plus basse condition – par leur titre plutôt que par leur nom. Manifestement, Jack Fécul ne s’en formalisait pas.

Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Sam 6 Juil - 12:35
-Allons-y, jardinier. dit le petit prince.


Pendant un instant, Jack réfléchit. Cet enfant était donc très sensible au pollen. Un rhume des foins ne l'encouragerait donc pas à accepté sa demande. Il se demanda encore quelles plantes ne produisaient pas de pollen. La urticanta régula? Mauvaise idée. Comme son nom l'indiquait, elle était urticante. Peut-être qu'il allait l'emmener dans la serre? Il leva les yeux et découvris le regard impatient du majordome et de son prince.


Après lui avoir montré la plupart de ses plantes, les faire poussées était très dur pour lui, bien plus dur que d'en parler. Mais, sous le regard insistant du prince, il se décida a lui montrer en premier les plantes au bord du lac. Une fois là-bas, il se concentra. Il faut que j'y arrive. De ses mains, une sorte de lueur verte. D'abord faible et pâle, celle-ci progressa jusqu'à devenir grande, verte foncé, et qui faisait mal aux yeux. La plante, un roseaux, sortit de terre dans un vacarme assourdissant. Cet effort fut considérable, et le jardinier était épuiser. Mais, à part la sueur qui coulait surabondamment de son front, sa pâleur extrême, rien ne laissait paraître son malaise. Il tentait, tant bien que mal de rester debout. Il s'agenouilla alors pour être a la hauteur du prince.


- Prince, mon bon petit prince... Je voudrais partir dans une quête, demanda-t-il en réprimant un haut-le-corps, Pourriez-vous m'en donnez l'accord?


Il posa cette question en affichant ses yeux de biche.
Jack Fécul
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Mer 10 Juil - 10:43

Fécul, pourtant tout à fait dans son élément, ne cessait de porter sur lui cette expression de malaise. Ciel feignait de ne pas le remarquer, mais au fond cela le troublait beaucoup. Il se demandait si c’était son statut royal, ou pire, sa fragilité, qui perturbait tant le jardinier. Il n’aurait jamais dû faire autant étalage de sa faible santé… Pourtant, le petit prince était décidé à prouver sa résistance, et il n’hésita pas à s’approcher de très près lorsque Jack Fécul fit la démonstration de son talent.

La scène fut très impressionnante pour le jeune Ciel. C’était la première fois qu’il assistait à une telle manifestation de pouvoir. Lorsque le roseau germa de la terre et s’étira presque jusqu’à sa taille, il résista à l’envie de frapper dans ses mains. Puisqu’il comprenait le langage des végétaux autant que celui des animaux, il entendit le murmure soulagé du roseau naissant, qui se réjouissait d’être venu au monde. Après avoir examiné la plante, tout souriant, Ciel reporta son regard sur le créateur. Il était beaucoup plus pâle qu’auparavant.

Un peu inquiet, Ciel se tourna vers son Valet afin de s’assurer que la situation n’était pas hors de contrôle – il ne manquerait plus qu’il soit responsable de la défaillance du jardinier royal – mais comme le domestique ne réagissait pas, il ne se permit aucune réflexion. Ce fut Jack, contre toute attente, qui fit une chose parfaitement inattendue…

Ciel n’était pas accoutumé à ce que des membres du personnel agissent avec une telle proximité. Il fut ainsi assez surpris lorsqu’il vit Fécul se pencher à sa hauteur, une intensité brûlante dans le regard, avant de dire sur un ton de confidence :

- Prince, mon bon petit prince... Je voudrais partir dans une quête. Pourriez-vous m'en donnez l'accord ?

En premier lieu, fort dérouté, le jeune prince ne dit rien, se contentant d’observer le visage creusé du jardinier, les sourcils légèrement froncés. Il ne se serait jamais attendu à une telle déclaration. Une quête ! Qu’il était bien téméraire, ce jardinier ! Jardinier et quête, voilà deux mots qui décidément, n’allaient pas bien ensemble. Dans quel genre de quête un employé de jardin pouvait-il se lancer ? C’était parfaitement curieux.

Ciel savait qu’en dehors des affaires qui le concernaient – et encore – il n’était maitre d’aucune décision. Les rares décrets dont il était à l’origine, s’autorisant verdict et jugement lorsque Ronce était en déplacement, lui avait valu des remontrances salées de cette dernière. La plupart du temps, Ronce n’avait guère l’occasion de le réprimander de visu, car soit il était au lit, soit elle était absente. Mais la Reine de France n’était pas du genre à se laisser arrêter par de tels obstacles, et Ciel ne se risquait guère plus à prendre la place de sa sœur. C’est que Ronce, finalement, était la seule qui osait le considérer réellement comme il l’était avant tout : un enfant.

Cela dit, Ronce n’était pas là, et en dehors de cet encombrant valet, personne n’assistait à l’entrevue de Ciel et Jack Fécul. Le petit prince trouvait l’attitude du jardinier bien audacieuse, et il devinait déjà qu’en entendant de telles paroles, sa sœur aurait été sacrément outrée. Mais à l’inverse de Ronce, Ciel ne connaissait d’autres aventures que celles qu’il lisait dans les livres d’histoires… Il était plus facile d’attiser le feu de son excitation, et d’alimenter le flux de sa curiosité… Nous l’avons dit, Ciel était un enfant, un enfant trop longtemps privé des expériences communes à tous les jeunes gens et qui éveillent leur conscience.

Dans un premier temps, désireux de rappeler au jardinier sa condition, il dit d’une voix un peu sèche :

- Je trouve cela bien étonnant qu’un jardinier se pense digne d’une quête. Là n’est pas votre rôle et encore moins votre devoir.

Il se tourna à nouveau vers son majordome de manière à s’assurer qu’il eût bien entendu sa réponse. L’air satisfait du valet le lui confirma. Mais, cédant à la curiosité qui le démangeait furieusement, il finit par dire d’une voix forte :

- Faisons quelques pas, jardinier, je voudrais connaitre d’avantage les fleurs qui bordent le lac. Hum, Valet, j’ai l’impression que ma gorge s’assèche, apportez-moi un gobelet d’eau, je vous prie.

Un peu dubitatif mais contraint d’obéir, le domestique s’inclina avant de s’éloigner d’un pas raide. Satisfait, Ciel entraina le jardinier plus à l’écart et déclara :

- Bien, à présent que nous sommes tranquilles, dites m’en plus à propos de cette quête. Quelle quête pourrait entreprendre un jardinier ? Je ne suis pas sûr que Ronce serait d’accord… Mais moi, je veux bien y réfléchir. Seulement, vous ne devez rien me cacher. Rien du tout.

Du haut de ses huit ans, Ciel était impressionnant de charisme et d’autorité. On pouvait tout de même l’abuser, puisqu’il était ignorant du monde et très crédule, mais ne pensez pas pouvoir l’avoir trop facilement. Le petit prince savait ce qu’il voulait, et entendait bien l’obtenir.



Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Mer 17 Juil - 15:50
- Je trouve cela bien étonnant qu’un jardinier se pense digne d’une quête. Là n’est pas votre rôle et encore moins votre devoir.

Non... Ce ne sera donc pas possible. Jamais je ne retrouverais ma mémoire d'enfant. En effet, si Jack ne pouvais pas trouver de deuxième haricots, celui-ci ne pourrait pas supplier le géant de lui rendre sa mémoire. En effet, Il semblait que les objets que gardait le géant ( Les haricots, qu'il avait perdus, la poule au oeufs d'or) provoquait un déclic chez Jack. Il ne pourrait pas mourir en paix sans avoir reçu sa mémoire. Mais alors qu'il allait pleurer a chaudes larmes ( le jardinier n'avait pas peur de montrer ses sentiments), une chose l'en empêcha:

- Faisons quelques pas, jardinier, je voudrais connaitre d’avantage les fleurs qui bordent le lac. Hum, Valet, j’ai l’impression que ma gorge s’assèche, apportez-moi un gobelet d’eau, je vous prie.

Il demandais a son valet de partir. Pourquoi faisait-il cela? Le valet, cependant, ne semblait comprendre que Ciel voulait rester seul avec Jack. Le domestique pris congé du jardinier et du prince.

- Bien, à présent que nous sommes tranquilles, dites m’en plus à propos de cette quête. Quelle quête pourrait entreprendre un jardinier ? Je ne suis pas sûr que Ronce serait d’accord… Mais moi, je veux bien y réfléchir. Seulement, vous ne devez rien me cacher. Rien du tout.

Que d'émotions. Là, il le regarda avec des yeux exorbités, en effet, il était bien plus qu'étonné, il était... Surpris, désappointer, pris au dépourvu, mais aucun mot ne put exprimer ce qu'il ressentait.

- Bien. Je voudrais juste, si vous me l'autoriser, m'asseoir sur ce banc, là-bas.

Sans attendre la réponse du prince, Jack se dirigeât en titubant vers le banc le plus proche, un magnifique banc décoré, avec des rosier tout autour.

-Asseyez-vous a coté de moi, si vous voulez. Et bien voila. Comme vous le savez, je travail pour votre sœur depuis des temps immodérée. Je pense qu'aucun des employés du château puisse vous le dire. La reine Ronce a toujours été strict, mais mes plantes lui plaisais vraiment. C'est pourquoi elle a toujours été bonne avec moi. Malheureusement, je ne pense pas qu'elle puisse accepté une quête si prétentieuse. Mais! Ce serait dans son intérêt à elle aussi. En effet, comme vous le voyez, ce jardin est plein de plantes, fleurs comme arbres fruitiers. Or, il manque une beaucoup de plantes, celles des îles, par exemple! Alors qu'avec quelques arrangement avec le monde extérieur, nous pourrions créer des serres chauffés! C'est pourquoi, afin de continuer a ce que ce jardin soit le plus beau d'Europe, je voudrais partir en quête de toutes les plantes existantes.

Lorsqu'il eut fait sa demande, il se senti de plus en plus mal. Il était sur le point de s'évanouir, mais la détermination fut plus forte que le mal qui rongeais ses entrailles. Le temps qui précéda la réponse lui parut long, très long. Au bout d'un moment, il se mit a pleuvoir. Devant l'air effrayer du prince, il le rassura:

- Ne vous inquiété pas, nous sommes sous le saule pleureur le plus dense du jardin, il ne peut rien nous arrivez. Du moins tant que l'orage ne frappe a pas l'arbre!! AHAHA! Il se rendit alors compte de se qu'il dit. Son malaise était plus grave que ce qu'il ne pensait.Non! Ne... ne vous inquiétez pas. C'est... C'est la fièvre.
Jack Fécul
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Ven 19 Juil - 16:53


L’état de Fécul était tel qu’il commençait à mettre Ciel mal à l’aise. Il ne comprenait pas la raison de cette fébrilité si intense. Etait-ce le fait de s’adresser ainsi, sur ce ton de confidence si peu approprié, à un membre de la famille royal ? Où n’était-ce que l’évocation de ses désirs secrets, enfouis depuis longtemps en lui-même, qu’il révélait à présent ? Ciel n’en savait rien, il était simplement atrocement perplexe.

Les aveux de Jack Fécul, avaient en premier lieu excité son intérêt. Toutefois il en comprenait l’ampleur à présent, et cette ampleur le dépassait quelque peu. Lorsque le jardinier avait parlé d’une quête, Ciel avait pensé à un petit périple d’une journée, et non à l’épopée fantasque à laquelle songeait Fécul. Ce dernier s’exprimait d’un ton à la fois si nerveux et si passionné que Ciel prenait garde à ne pas se trouver trop près de lui. Le regard de Fécul était brillant, comme sous l’effet d’une fièvre.

Pendant un moment, le petit prince ne put dire un mot. Tout cela était tellement inattendu ! Il était flatté d’avoir le privilège de recevoir de telles confidences, mais que pouvait-il répondre ? Il sentait que quelque chose lui échappait dans tout cela, et il redoutait qu’il s’agît justement de la gravité de cette situation. Le petit prince s’apprêtait à répondre lorsqu’une pluie battante se mit à tomber du ciel.

Ciel, justement, oublia complètement l’entrevue qui venait d’avoir lieu. L’effroi fit pâlir ses joues presque aussitôt, tandis qu’il observait le ciel gris et brumeux d’un air pétrifié. Pour des gens ordinaires, la panique de Ciel eut paru excessive. Et ces mêmes gens ordinaires auraient été bien surpris du fait que, de toute sa vie, le jeune prince de France n’avait jamais reçu sur la tête une seule goutte de pluie.

Combien de menaces avaient été brandies au-dessus de lui sur les dangers de la pluie ! L’eau de pluie est chargée de bactéries, elle vous empoisonnerait aussitôt. La pluie mouille les vêtements, et chacun sait qu’un vêtement mouillé fait attraper la mort. On avait même prétendu qu’il risquait de devenir aveugle si une goutte venait à entrer dans son œil. Ainsi, une averse était pour Ciel ce qu’un ouragan serait pour les gens ordinaires. Une catastrophe.

   -  Ne vous inquiétez pas, nous sommes sous le saule pleureur le plus dense du jardin, il ne peut rien nous arriver. Du moins tant que l'orage ne frappe a pas l'arbre !! AHAHA !

Ciel se tourna vers Fécul d’un air encore plus tétanisé. Ses yeux bleus étaient si grands qu’ils semblaient avoir doublé de volume. Mais il était fou cet homme ou quoi ?? Ciel doutait maintenant réellement de son équilibre psychologique. Il avait peur.

   -  Non ! Ne... ne vous inquiétez pas. C'est... C'est la fièvre.

Le ton de Fécul se voulait rassurant, mais il n’y avait rien d’apaisant dans ces propos. Non seulement Ciel se retrouvait en plein extérieur sous une pluie torrentielle, mais en plus sa seule compagnie se trouvait être un homme en plein délire dont la perspective d’être foudroyé paraissait plutôt cocasse ! S’il ne s’était pas trouvé si terrifié, il aurait sans doute pleuré.

Heureusement, il finit par retrouver une certaine contenance et dit d’une voix très aiguë, tâchant de couvrir le son de la pluie martelant le sol :

   -  Jardinier ! Je vais attraper froid ! Vous devez me mettre en sécurité ! Où se trouve votre demeure ? Il faut… Il faut que vous m’y emmeniez très vite !

Ciel se mit à tousser.

   -  Dépêchez-vous ! Emmenez-moi à l’abri et votre quête aura toutes les chances de commencer ! Vous devrez… cependant… me dire quel intérêt vous poursuivez, car je sais que vous ne me dites… pas tout !

Il se remit à tousser, plus fort et plus longtemps. Pourvu que ce ne fût pas un autre rhume de poitrine !

   -  Je vous en conjure ! Ma sœur la reine vous en sera redevable à vie !



Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Sam 20 Juil - 13:26
- Jardinier ! Je vais attraper froid ! Vous devez me mettre en sécurité ! Où se trouve votre demeure ? Il faut... Il faut que vous m'y emmeniez très vite !

Sa demeure. La petite cabane en bois? Celle qu'il avait imperméabilisé avec du lierre? Elle est miteuse, Ciel ne sentirait pas bien dedans. De toutes façons, Jack n'avait plus la force de l'emmener jusque là-bas. Le prince se mit à toussé. Et bien, il va attraper la première maladie de sa vie, lui.

- Dépêchez-vous ! Emmenez-moi à l'abri et votre quête aura toutes les chances de commencer ! Vous devrez... cependant... me dire quel intérêt vous poursuivez, car je sais que vous ne me dites... pas tout !

Oui. Il ne lui disait pas tout. Seulement, il ne pouvait pas.

- Mon prince. Il fit pousser une plante ayant des feuilles très grandes. Abrite-toi là-dessous. Et s'il-te-plaît. Mon prince. Il le regardait avec une telle intensité, que ce regard aurait pu pénétrer dans l'esprit de Ciel. Il s'effondra par terre. Vas chercher des secours, j'agonise. Néanmoins, si tu décides de sauver ta peau, va dans la cabane entourée de lierre que tu vois là-bas. Décide-toi vite. sa respiration se faisait haletante. Crois-moi, la mort de quelqu'un pèse sur la conscience.

Il l'avait tutoyé. Il savait que cela ne ce faisait pas. Néanmoins, la fièvre faisant son effet, il l'avait tutoyé. Vu du bas, la pluie n'était pas si... Horrible. Elle était même belle.
Jack Fécul
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Sam 20 Juil - 15:57


Ciel avait reçu des gouttes. Certaines avaient infiltré les feuillages denses du saule et étaient parvenu à attendre sa fine chevelure blonde. Lorsqu’il sentit le contact de l’eau sur le dos de sa main, il se dépêcha de l’enfouir dans sa manche. Pourtant, si une tierce personne avait pu voir ces deux individus à cet instant, elle n’aurait su dire lequel avait l’air le plus torturé.

En d’autres circonstances, Ciel aurait certainement exprimé son ravissement à la vue de cette gigantesque plante que Fécul venait de faire pousser. Ses larges feuilles représentaient un abri aussi sûr qu’une corniche ou une ombrelle, et Ciel s’y précipita avant d’être imbibé d’avantage. Il tremblait, d’effroi plus que de froid. Mais les circonstances étaient telles qu’elles ne laissaient pas de place à la contemplation joviale des prouesses du jardinier.

« Abrite-toi là-dessous ». La phrase heurta les oreilles du prince comme s’il s’était agi d’un mot étranger. Avait-il osé le tutoyer ? Décidément, ce jardinier prenait bien ses aises ! C’était heureux que la position de Ciel fût si mauvaise. Cependant, il s’apprêtait à dire quelque chose, ne fusse qu’une remarque polie afin de lui rappeler son rang, lorsque Fécul s’écroula littéralement à terre.

Ciel fut si surpris qu’il cligna des yeux plusieurs fois en reculant, un sursaut lui secouant tout le corps. Le souffle raide, Fécul dit sur le ton d’un mourant :

   -  Vas chercher des secours, j'agonise. Néanmoins, si tu décides de sauver ta peau, va dans la cabane entourée de lierre que tu vois là-bas. Décide-toi vite. Crois-moi, la mort de quelqu'un pèse sur la conscience.

Si une nourrice avait été là, elle aurait levé les bras en l’air en signe de désespoir. Mettre le jeune prince, si fragile, si émotif, dans une telle position ! Cela relevait de l’inconscience ! Ciel n’avait jamais été confronté à ce genre de situations, il semblait même que c’était la première fois qu’on l’exposait à un choix véritable. Et quel choix !

Il regarda le visage blême et défait de l’homme toujours effondré, avant de regarder le ciel pluvieux. Il ne pouvait donc pas demeurer sous cette plante, à l’abri. Il devait sortir. Sortir. Sortir !

Et Ciel sortit, son petit cœur s’envola autant que ses jambes. Il courait à présent, la pluie ruisselait sur son visage, il la sentait dégouliner dans son dos et pénétrer ses bottines. En dévalant ainsi le grand jardin, il aperçut non loin de lui la maisonnette toute recouverte de lierre, celle mentionnée par Fécul. Le château était encore loin. Il serait en sécurité, au sec, dans la cabane.

Ciel se retourna en direction du saule. La silhouette de Fécul, gisant au sol, était complètement trempée. Ciel en était sûr. Il allait mourir.

A ceux qui disent que le jeune prince de France n’est qu’un gamin capricieux et égocentrique, trop lâche et trop douillet, tous ceux-là se trompent. Ciel était un gamin que les réalités, trop souvent éloignées de sa portée, dépassaient. Mais à ce moment, Ciel perçut très bien la réalité de ce qui se passait autour de lui. Et ce fut avec un courage réel qu’il passa finalement la cabane de lierre, courant à tout rompre en direction du château.


♣   ♣   ♣


Le palais était dans une hystérie innommable. Chacun savait que le petit prince se trouvait à l’extérieur du palais au moment où l’averse avait commencé. Lorsqu’il apparut, trempé jusqu’aux os, les cris des employés se firent entendre jusqu’aux plus hautes tours. Heureusement, Grand Dieu, heureusement que Ronce était absente !

Aussitôt, une armada de femmes de chambre et de nourrices vinrent à sa rencontre, ôtant ses habits mouillés en une seconde avant de l’emmitoufler dans des draps de bains moelleux. Ciel fut mis au lit directement, ses couvertures furent bourrées de bouillottes et l’ensemble des médecins du palais furent convoqués. Ce ne fut qu’au bout de tout ce temps qu’on le laissa enfin prendre la parole.

   -  Mais enfin, écoutez-moi ! cria-t-il en repoussant l’employée qui entendait lui prendre la température. Jack Fécul, il est encore là-bas !

   -  Qui donc ?

  -   Le jardinier ! Jack Fécul ! Il faut le secourir !

   -  Voyons, mon prince…

   -  S’il vous plait, c’est important ! Allez-y où je raconte tout ceci à Ronce !

La menace fut efficace. A contrecœur, les domestiques furent contraints de parcourir le jardin à la recherche du jardinier royal, soudainement si précieux aux yeux de leur petit souverain. Les indications de ce dernier se révélèrent exactes, et ils trouvèrent le corps étendu de Fécul sous le saule. Celui-ci fut transporté jusqu’à la demeure royale, puis lavé, vêtu et couché dans un lit de majordome.

Son état était critique. Les médecins interdirent à Ciel de venir à son chevet pendant un jour entier. Finalement, le soir du deuxième jour, Ciel parvint à quitter sa chambre et à rejoindre son pauvre jardinier en piteuse condition. Comme Jack dormait, il s’introduit discrètement dans sa chambre et déposa un mot tout près de son visage.

Il y était écrit : « Si vous êtes toujours prêt à partir pour votre quête, rejoignez-moi dans la bibliothèque la nuit prochaine, à minuit. Prévoyez le nécessaire. »


Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Sam 20 Juil - 18:21
Lorsque Jack ouvrit les yeux, la lumière qui baignait l'endroit lui picota les yeux. Suis-je mort? Non, il n'était pas mort. Une nouvelle vie. Il se sentait revivre. Peut-être était-il mort, mais que Dieu avait eu pitié de lui? jack n'était pas croyant, mais il ne put s'empêcher d'exécuter une prière. Il se posa ensuite la question fatidique: était-ce Ciel qui avait eu pitié de lui, ou bien les employés de Ronce l'avait-il trouvé ce matin? Il voulait parler au prince. Il tenta de se lever, mais...

- Monsieur Fécul, ne... Ne vous levez pas! Vous...Vous êtes dans un état pitoyable!

La femme de chambre était assis a coté de lui, sur une petite chaise. Elle était toute jeune. Peut-être un ou deux ans de plus que Ciel. C'est fou la différence qu'il y a entre une femme de chambre et un petit prince. Malgré les interdictions de la femme de chambre, il parvint a se lever. Il sentait bien que se lever lui demandais un effort considérable. Une fois debout, et malgré que la jeune femme de chambre le retenait avec sa force faiblarde, il fit un pas. ce fut le pas de trop. Apparemment, il était vraiment trop affaibli par sa maladie, car il s'écrasa de tout son long sur le sol.

-Monsieur Fécul! La pauvre femme de chambre semblait en proie a une panique plus que considérable. Vous ne devez pas vous levez! Vous pourrez peut-être demain, mais pas maintenant.

En effet, Jack se rendait bien compte qu'il ne pouvait pas marcher. Une fois de retour dans son lit, il demanda a la femme de chambre de tirer les rideaux de son lit a baldaquin, afin d'avoir un tant soit peu d'intimité. Après un petit somme d'environ une demi-heure, il se réveilla en sursaut. Il venait de voir Ronce en rêve. Une idée lui traversa l'esprit. Et si Ronce était ici, au château? Il se pétrifia pendant un instant. Il ouvrit les rideaux de son lit a baldaquin:

-Excusez-moi, demanda-t-il a la femme de chambre assise a coté de lui, Ronce est-elle là? Est-elle rentrée?

-Grand Dieu non! Et heureusement! Elle fit le signe de croix, Imaginez le scandale!

La question avait visiblement secoué la femme de chambre. La question était devenu douloureuse. Jack supposa qu'aucun de ces servant ou servantes n'allait en parler a la reine. Pour éviter des problèmes a Ciel, pas pour moi. Le soir, il ne parvint pas a dormir. Lorsqu'il entendit du bruit près de la porte, il fit mine de dormir. C'était le prince Ciel. Que faisait-il là? Il déposa un mot a coté de Jack. Lorsque Ciel fut parti de la salle, il s'empara du mot, et le dévora des yeux. Le papier était bleu pastel, et quand il l'ouvrit, il découvrit une calligraphie impeccable:
« Si vous êtes toujours prêt à partir pour votre quête, rejoignez-moi dans la bibliothèque la nuit prochaine, à minuit. Prévoyez le nécessaire. »
Le nécessaire? Pour sa quête? Ciel voulait lui faire quitter le château aussi vite? Il obéis. Le lendemain, il dormit toute la journée, afin de pouvoir être réveiller a minuit. Lorsqu'il se réveilla, -approximativement ver 11 heures- il prit le sac qui se trouvait a coté de lui, -plus tôt, il avait demander a ce qu'on le cherche dans sa cabane- le rempli de ses affaires personnelles, et s'arrêta sur un médaillon en forme de rose blanche, entouré de lierre. On lui avait offert. Il le regarda encore pendant 5 minutes. Puis, il le posa a  coté de son sac. Il arriva a la bibliothèque a minuit moins cinq. Il vit alors Ciel, assis a une table. Il s'approcha de lui et il y eu un long moment de silence.

- Mon prince, je ne sais pourquoi vous m'avez fais venir ici. Néanmoins, si nous ne sommes plus emmenés à nous revoir, j'aimerais vous donnez ceci. Jack lui indiqua le médaillon. Pourquoi suis-je ici?
Jack Fécul
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Prince Ciel
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Prince Ciel
Dim 21 Juil - 12:58


La porte s’ouvrit et le jardinier entra. Ciel ressentit un forme de soulagement mêlée à une pointe de déception. Malgré lui, il s’était attaché à Jack Fécul, à qui il se sentait lié par une sorte de grave secret, tandis que les autres employés du château n’étaient finalement que des… employés.

Ciel se tenait droit, assis sur la table. Il cessa de balancer ses jambes lorsque Fécul s’approcha de lui. Le jeune prince était en habit de nuit, emmitouflé une robe de chambre rouge. L’entreprise avait été ardue. Déjà qu’il n’avait pas le droit d’aller aux cabinets tout seul, alors se rendre à un rendez-vous interdit dans la bibliothèque royale ! Ciel se sentait tel un grand criminel en fuite. A vrai dire, ce n’était pas si terrible. C’était même assez palpitant.

   -  Mon prince, je ne sais pourquoi vous m'avez fais venir ici. Néanmoins, si nous ne sommes plus emmenés à nous revoir, j'aimerais vous donnez ceci.

Ciel baissa les yeux vers le médaillon que Fécul lui présentait. Il était beau et ouvragé, et Ciel ne comprenait pas pourquoi le pauvre jardinier lui faisait présent d’un tel bijou. Ce n’était pas que le petit prince n’était pas habitué aux cadeaux en tous genres, mais en général ils se montraient fort prévisibles. En l’occurrence, il ne s’était pas attendu à cette attention de la part de Jack Fécul.

Il prit doucement le médaillon dans ses petites doigts, et Fécul dit :

   -  Pourquoi suis-je ici ?

Ciel sauta de la table et se dirigea vers la fenêtre. Il se mit à regarder l’horizon plongé dans l’obscurité d’un air pensif, puis il répondit :

   -  Voyons, jardinier. Vous le savez bien. Ma sœur n’est pas au château, et j’ai cru comprendre à quel point votre quête était urgente. J’ai compris que vous ne m’en diriez rien.

Ciel leva les bras et força sur le loquet de la fenêtre afin de l’ouvrir. Ils se trouvaient au premier étage, mais après avoir eu démonstration du pouvoir de Fécul, il ne doutait pas de sa facilité à contourner le problème. Il n’aurait qu’à faire pousser une plante géante ou autre chose de la sorte. Le vent de la nuit vint agiter ses cheveux. Ciel se retourna et dit d’un ton grave :

   -  Partez, jardinier. Partez maintenant, ou renoncez à jamais. Personne ne vous laissera sortir d’ici.

S’avançant à présent vers lui, Ciel ajouta tout bas :

   -  Vous reverrai-je un jour ? N’aurai-je aucune nouvelle de votre quête ? Je… Je n’aime pas l’idée de vous laisser dans l’inconnu, tandis que je demeure coincé ici.

Une idée germa alors dans son esprit. Il s’approcha d’un bureau et, déchirant un morceau de parchemin, il griffonna à la plume une adresse. Ce n’était pas la sienne, mais celle de sa nourrice, Pauline. Il revint vers Fécul et lui tendit le papier.

   -  Ecrivez-moi. N’écrivez jamais à mon nom, car mon courrier serait vérifié. Pauline est la seule qui approuvera cette correspondance. Elle me transmettra les lettres sans jamais les lire.

Un bruit sourd se fit soudain entendre du couloir. Ciel poussa Jack vers la fenêtre.

   -  Hâtez-vous ! Fuyez maintenant ! Vite !

Ciel porta un dernier regard sur son singulier jardinier, qu’il aurait aimé connaitre d’avantage. Il murmura dans un souffle :

   -  Adieu, Jack.


Prince Ciel
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Jack Fécul
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Jack Fécul
Dim 21 Juil - 19:16
- Adieu, Jack.

Ces mots furent cinglants. Ils devaient se quitter. Il le savait. Pourtant, il avait un instant au par avant espérer que Ciel désire venir avec lui, mais c'était trop tard. Il y avait une consolations, bien sûr. Il allais s'écrire. Il pourrait lui raconter ses voyages, et Ciel la vie a la cour. Il s'agenouilla a la taille de Ciel et l’enlaça.

-Merci pour tout, mon prince.

Il avait presque chuchoter cette phrase. Il réprima un sanglot, puis sauta par la fenêtre. Il s’accrocha au lierre, et descendit aussi vite que possible. Une fois en bas, il pleura et se mit a courir le plus vite qu'il put. Il pleura de tout son être. Il était libre. Néanmoins, il songea que Ciel allait avoir des problèmes. Comment allait-il annoncer la nouvelle a Ronce? Les autorités Françaises allait-elles tenté de le retrouver? Jack n'en avait aucune Idée. Aucune. Il regarda la fenêtre en tournant la tête et dit au revoir au prince, appuyer sur la fenêtre, qui lui faisait des gestes de la main. Jack les lui rendit et cria:

-Tu aura de mes nouvelles chaque semaines!

Après ce qu'il avait vécu ensemble, Jack considérais qu'il pouvait le tutoyer.
Et c'est ainsi que commença l'épopée de Jack Fécul.


Fin
Jack Fécul
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