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 [Année 02] Les bonbons, c'est bon !

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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mar 13 Aoû - 18:28

Il faisait beau à Madrid ce jour là. Très beau même. Les oiseaux chantaient, les fleurs étaient bleues et jaunes, l’herbe était verte… Et le sang était rouge.
Le sang de ce futur cardinal avait bien giclé lorsque Teague l’avait planté avec cette baïllonette. Je crois même que son garde du corps avait été aveuglé par tout ce sang et avait trébuché sur un gosse et était tombé dans les cactus du marchand de fleurs. Le marché était bien animé aujourd’hui. Les dames étaient toujours aussi sexy et si il n’avait pas dû tuer cet homme, il aurait bien ramené cette jolie brune en robe verte dans son lit. Mais que voulez vous ? L’or d’abord, les femmes ensuite. Après, le marchant de fleurs l’avait frappé avec cette pelle et North avait un peu mal à la tête. Et le marchand n’avait plus de vie, avec du plomb dans le bidon. Le capitaine qui trainait par là avait rappliqué juste après le tir et North n’eut aucun mal à le mettre hors d’état de nuire. Alors qu’il chargeait, le capitaine perdit son épée, car North l’attrapa habilement et passa derrière l’homme, avant de lui lacérer les jambes arrière pour le mettre à genoux et à lui planter l’épée dans la longueur. De l’épaule gauche au rein droit. Il aura un peu souffert. Mais le Capitaine n’eut pas vraiment le temps de s’en soucier, le reste de la garde rappliquait déjà.
Alors qu’il courait, il eut l’idée de renverser les bidons qui étaient à sa gauche et il les fit tomber en coupant la corde d’un coup de sabre. Les tonneaux de bois barrèrent le chemin et les gardes passèrent autour, mais perdirent un peu de temps. Teague montait déjà les marches de l'escalier très étroit en face de lui. Il les sautait 3 par 3 et failli trébucher à plusieurs reprise. Il devait se cacher dans la foule, mais ça n’allait pas être facile. Le premier garde arriva et tenta de l’embrocher avec son épée. North l’évita et le fit trébucher en arrière. Il dévala les marches et fit tomber deux ou trois gardes avec lui. Le Capitaine regardait autour de lui frénétiquement. Des maisons, des maisons… Une ruelle était là et il s’y engouffra. Les gardes gagnaient du terrain.
En sortant de la ruelle, North tomba dans une grande rue du quartier commerçant. Il y avait un monde ignoble et North marchait vite entre les groupes de gens. Il vit une petite boutique avec une pancarte « Le Topino ». Kestrel y entra le plus naturellement possible et, sans même dire bonjour ou quoique ce soit, il se décala un maximum de la vitrine et fit semblant d’observer les bocaux de bonbons.


-Les gardes ne penseront pas à venir me chercher ici, tout de même. Et ils n’oseront pas tirer dans le tas, il y a au moins trois civils là-dedans.

L’un d’eux, une femme, discutait avec la vendeuse. En voyant cette dernière, North se figea. Une jolie femme, blonde, avec des cheveux courts et un sourire à faire fondre les plus froids.

-OOooh vous êtes si charmant ! Vous êtes absolument fantastique !

North la poussa de l’épaule en se décalant sur le comptoir pour se retrouver en face de la vendeuse. Un léger parfum sucré l’entourait, et cela ne la rendait que plus charmante. Dehors, les gardes s’agitaient. Mais Teague n’avait maintenant plus qu’un seul objectif : séduire ce magnifique bout de femme.

-Hello dear lady. Comment allez-vous en cette belle journée ?
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mar 13 Aoû - 20:00
Le carillon de ma porte d'entrée tintinnabule une troisième fois. Un troisième client, la matinée est florissante : à défaut de me ravir - il n'y a que la blancheur de l'émail qui me ravisse- cela me satisfait. Une caisse pleine est toujours plus agréable qu'une caisse vide.

Ce client là n'a pas le profil habituel.

C'est simple, il n'est pas une femme, il n'est pas replet et ses mouvements ne s'accompagnent aucunement des relents de parfums capiteux et de dentelles auxquels je suis habituée. Non. Lui, il hume bon la sueur, la peau qui frotte sur le cuir, l'acier et... une odeur étrangement familière que je n'arrive pas à replacer.
Le goujat semble assez peu intéressé par ma marchandise, il bouscule cette pauvre Dona De Larosa qui couine comme une petite truie qu'on dévisse de son écrin de bouse.
Il cale un sourire de bellâtre sur la seule partie visible de son visage et... Commence à me faire la cour ?

- Hello dear lady. Comment allez-vous en cette belle journée

Son accent irlandais m'écorche brusquement les oreilles.

- Chaudement. Mais je n'ai point pour habitude de faire la conversation avec les personnes qui ne sont pas assez polies pour retirer leur couvre-chef à l'intérieur de ma demeure,
lui dis-je d'un ton neutre quoique légèrement pincé.

Je bats des cils et rend la monnaie à ma plus grosse- et grasse- cliente.

- Voilà pour vous, Dona.
- Merci ma chère, un instant j'ai cru que vous n'aviez quelques implications avec ce malappris. Me voilà rassurée au plus haut point !

La retenue -et la perspective de perdre une bonne vache à lait- m'empêche de lui formuler une cinglante répartie sur sa propension à tourner aigre en vertu des brioches épaisses qu'elle fait prospérer en guise de fessier et qui l'empêche sans doute de connaitre les "joies" de la séduction. Je me contente de sourire aimablement.

Un sourire qui fond comme sucre sur casserole quand trois membres de la garde emboutisse ma porte pour faire irruption dans ma boutique tel des pachydermes dans un magasin de porcelaine.

- VOUS LA ! désigne celui qui semble être le chef de l'escadron en l'index dressé quelque part entre moi et l'encapuchonné libidineux. RENDEZ-VOUS ! NOUS VOUS ARRÊTONS POUR MEURTRE !

LE SANG !
C’est cela ! Je savais bien que cette fragrance me disait quelque chose.

Dona de Larosa attrape son fils -un petit goret qui croisse à l'horizontale- en poussant un cri aigu et si perçant qu'il déstabilise autant la garde que leur poursuivi. Tellement irritant qu'il me fait ouvrir la bouche pour élever la voix et faire taire cette mascarade. Mais comme souvent -Mère avait raison sur ce point- mon sens aigu de l'analyse ma fait perdre en réactivité et c'est l'empaffé encapuchonné qui use de cette latence pour agir.

La journée avait pourtant si bien commencé...
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mer 14 Aoû - 2:41

Teague était sûr de lui, mais la demoiselle le coupa sèchement.

- Chaudement. Mais je n'ai point pour habitude de faire la conversation avec les personnes qui ne sont pas assez polies pour retirer leur couvre-chef à l'intérieur de ma demeure.

North fit la grimace. Mais, cette répartie n’augmenta que l’attirance du Capitaine pour cette femme.

- Voilà pour vous, Dona.
- Merci ma chère, un instant j'ai cru que vous n'aviez quelques implications avec ce malappris. Me voilà rassurée au plus haut point
« Dis-donc grosse vache, tu cherches la merde ?!! Je suis bien mieux appris que toi, j’ai des manières, bordel à queue coincée dans le piano ! J’t’en foutrais, moi… »

Bien qu’il y pensa très fort, North se contenu et resta aimable en accordant  à la grosse un sourire un peu forcé.
Mais d’un coup, la porte claqua d’un coup et la sonnette n’aurait put être plus sombre
.

- VOUS LA ! RENDEZ-VOUS ! NOUS VOUS ARRÊTONS POUR MEURTRE !

Toujours accoudé au comptoir, face à la vendeuse, Teague ne bougeait pas. La grosse chopa son gosse et se cala contre le mur le plus loin possible de Teague. Et l’homme qui était à sa droite semblait outré par sa présence. La jolie blonde coupa net au cri de l’autre vache. Le capitaine de la garde prit la parole.

-Ne vous inquiétez pas, citoyens ! Nous maîtrisons la situation !

Pendant qu’il prononçait ces paroles, les gardes derrière lui chargeaient leurs fusils. North soupira.

-Et merde…

En posant ses mains sur le comptoir, il ne quittait plus la vendeuse des yeux.

-Désolé pour le dérangement, vraiment, désolé d’avance.

Alors que la vendeuse semblait troublé par ce dernier mot, Teague attrapa le gros bocal de canne à sucre à sa droite et la lança férocement sur la tête du capitaine, qui, dans un cri de douleur tomba en arrière. Le bocal avait littéralement explosé et avait planté de gros morceaux de verre dans son visage. Avant même que les autres n’aient le temps de faire quoique ce soit, le Capitaine sauta par-dessus le comptoir en attrapant la vendeuse pour la faire baisser se colla contre le comptoir.

-FUEGO !!!

Toute la lignée de gardes tira en face d’eux. Le citoyen fut le premier à tomber, d’une balle dans le torse, puis ce fut le tour des bocaux, qui explosèrent en laissant un nuage de petits bouts de verre, le mur se couvrit de trous et le papier peint se décolla. North regardait autour de lui et vit une porte non loin d’eux. Cela devait être l’arrière boutique… Soit la réserve, soit les appartements de la dame. Ou alors un bureau, oui c’est ça, un bureau. Mais si c’était la réserve, c’était fini. Non. Il prendrait la dame avec lui et, si besoin est, même s’il déteste ça, il la prendra en otage pour sauver sa peau. Il le regrettera, mais pas autant que de mourir hors de son bateau.

-Fermez les yeux et bouchez-vous les oreilles !!!

La deuxième volée de tirs passa, plus précise cette fois. Teague prit une de ces nouvelles inventions, « la grenade flash », qui crée un épais faisceau de lumière et un son strident, qui laisse un ultrason dans l’oreille tout en aveuglant toute personne regardant ce faisceau. Il la décapsula et la lança. Il se mit la main sur les oreilles et ferma les yeux. Le son était un peu là, mais c’était largement supportable. Il prit la main de la femme et se mit à courir en direction de la porte, il la défonça d’un coup de pied et se retrouva dans un petit bureau, avec des escaliers, qu’il emprunta. En montant les escaliers, il pouvait entendre les gardes se crier entre eux.

-DONDE ESTAN ?!!! DON-DE ES-TAN !!!!

Il arriva dans un couloir avec plusieurs portes à ses cotés. Et, de l’autre coté, une fenêtre. Toujours en tenant fermement la femme par la main, il courut vers elle. De l’autre coté, en contrebas, un série de toits. C’était sa chance. Il regarda la femme, et sans la laisser donner son avis, recula et, en la tenant fermement dans ses bras, sauta au travers de la fenêtre. Ce qu’il n’avait pas calculé, c’était le gouffre séparant les deux toits. Il se prit le mur, une main accrochée sur le bout de la toiture, l’autre tenant la jolie femme qui pendait dans le vide.

-Come on ! Grimpez !

Il tira un maximum sur son bras pour relever la femme et elle put se hisser au toit. Bien que plutôt agile, il n’avait aucun point d’accroche cette fois-ci, et pendait dans le vide avec juste ses bras pour s’accrocher. Il venait de beaucoup courir et était fatigué… il n’arrivait pas à se hisser. Il tendit le bras vers la femme.

-Hey milady… un petit coup de main ?

Elle ne semblait pas prête à le hisser. Alors il lui sorti l’argument qui ne pouvait que l’obliger à l’aider.

-Hun… Vous savez, hmpf… vous avez besoin de moi maintenant, hng… Ils… Ils pensent que vous êtes ma complice… Hn… Sans moi, vous ne pourrez même pas descendre des toits… et même si vous y arrivez, vous ne pourrez même pas atteindre le bistrot du coin qu’ils vous auront déjà arrêté !... A.. hmpf… A condition qu’ils n’aient pas l’ordre de tirer à vue…

Il commençait à glisser.
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 18 Aoû - 2:01
Les événements sont comme une sorte de jeu de domino. Il suffit d'un rien, un détail anodin, pour que soudain un enchainement imprévisible de maillons désagréables s'enroulent autours de votre gorge et vous étouffe.
Quelle putain d'ironie.

Je suis allemande.

Je sais , il semblerait que ce soit une constatation des plus malvenues, alors que ma carcasse est pour le moment ballotée par un gougnafier irlandais sous une pluie de plomb, mais pour ma part c'est sans doute l'explication la plus logique à la manière très froide dont je prends cette avalanche de moments parfaitement improbables. Mon sang charrie des glaçons, mon cerveau prime sur ma capacité de réactivité brute. Mes émotions sont loin derrière mon sens inné de l'analyse.
Entre nous, j'ai comme l'impression d'être un sac de farine trainassé à qui mieux mieux et d'observer ce paquet au dessus de la mêlée.
Le truc poisseux et chaud que je sens sur ma manche - quelle pitié, de la flanelle rose toute neuve- doit surement être l'éclaboussure de la poitrine de Don Calzon - trente grammes d'orangettes et de mendiants au  figues tous les samedis - qui a explosée comme une pastèque trop mûre en rencontrant une balle.
Hum.
Les meilleures lavandières ne sauraient me rattraper cette infamie.

-Fermez les yeux et bouchez-vous les oreilles !!!

Je m’exécute. Mon corps du moins le fait pour moi, par réflexe de survie sans doute. Sacrée belle invention que le corps humain, ma foi.

Le reste est assez confus.

Je me souviens avoir été soulagée qu'il ne prenne pas la direction de la cave -mon petit secret aurait été dévoilé et j'aurais du quitter le pays. Mais il n'est pas dit que la garde ne cherche pas à y fourrager son gros nez sale.
C'est une considération qu'il va me falloir stopper nette car je sens soudain le vide sous mes pieds.

Il a sauté.
Il a vraiment sauté.
Un florilège d'insultes en allemand me passent par la tête sans qu'aucune ne franchisse mes lèvres soudain accaparées par une nausée papillonneuse sous les effets du vertige.

Une fois encore mon corps semble jouer sa propre partition, il se hisse, glisse, lutte pour attraper la corniche, la grimper, la passer, survivre.
Mon agresseur est un peu moins chanceux. Il semble coincée entre l'arrête du toit et le sol qui l'appelle à une mort rapide quelques mètres plus bas.

Alors seulement mon esprit se resynchronise avec mes muscles.

- Scheißkerl !
J'ai hurlé ma rage à plein poumon. Je ne me serais pas crue capable d'une telle grossièreté tonitruante. Je me rends compte en tremblant que j'ai eu peur. Très peur.

-Hun… Vous savez, hmpf… vous avez besoin de moi maintenant, hng… Ils… Ils pensent que vous êtes ma complice… Hn… Sans moi, vous ne pourrez même pas descendre des toits… et même si vous y arrivez, vous ne pourrez même pas atteindre le bistrot du coin qu’ils vous auront déjà arrêté !... A.. hmpf… A condition qu’ils n’aient pas l’ordre de tirer à vue…

C’est sa parole contre la mienne.
Ma réputation est excellente, mais je reste néanmoins une étrangère dans ce pays. C'est toujours plus simple d'accuser le voisin qu'un membre de sa fratrie.

- On a vu ce que ça a donné dans ma boutique. Visiblement on vous veux plutôt mort que vif.

Je pourrais gouter au plaisir de lui écrabouiller les doigts, de le voir tomber, rebondir sur le coin en fer forgé du balcon deux étages plus bas, prendre un angle incongru à cause d'une colonne vertébrale brisée, s'écraser contre le pavé en une bouillie pulpeuse de chair et d'os.  
Je pourrais.

- Montrez-moi vos dents.

Je le toise de toute ma hauteur alors que ses pauvres petits doigts patouille sur la gouttière.

- Si je vous sauve la vie, je veux une de vos dents en échange. Celle de mon choix.

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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 18 Aoû - 23:33

- On a vu ce que ça a donné dans ma boutique. Visiblement on vous veut plutôt mort que vif.
-Hmpf… Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Le fait que les gardes aient tiré presque à vue ? Où le fait que ma prime est passée de 0 à environ 2000 pièces d’or ?
- Montrez-moi vos dents.
-Mes… Mes dents ? Gniiiiii… hmp… ça vous suffira ?
- Si je vous sauve la vie, je veux une de vos dents en échange. Celle de mon choix.
« Merde… Je glisse. Gniiiiii… nononononononono ! Pfu… Mais… Mais quelle salope ! Une de mes dents ?! Mais elle est tarée ! Comment je suis sensé vivre sans ma dentition, presque parfaite, il faut le dire ? J’en ai besoin, pour déboucher les bouteilles, pour manger, pour chanter, parler et pour draguer ! »

C’était ce à quoi Teague pensait pendant les 3 secondes qui suivirent la déclaration de la femme. Déclaration, qui déconcertait, certes. En échange de la vie, l’impossibilité de vivre correctement. Mais que faire ? North ne pouvait pas mourir ! Mais il ne pouvait pas perdre ses dents non plus ! Et puis pourquoi voulait-elle ses dents ? C’était juste… Juste dégueulasse. Elle semblait contentée de sa dentition et voulait apparemment absolument une dent en échange de son sauvetage. Le Capitaine n’avait pas beaucoup de choix pour l’instant. Mourir, ou céder une dent.

-Bon… Bon… Er… Vous me remontez, et vous… hmpf… pourrez prendre une dent… mais… hng… seulement si on s’en sort, ok ? Pas tout de suite… ok ? Hng…

Il tendit la main du mieux qu’il put.


hors rp:
 
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Lun 19 Aoû - 19:33
Je lui offre mon plus beau sourire commercial.

- Marché conclu !

Je me penche pour attraper son bras, puis pour l'agripper par sa ceinture, à mesure que je le hisse sur les tuiles brunes. Il a dans le dos, noué à son baudrier, un pistolet qui semble fait pour ma main. Pendant qu'il lutte avec ses muscles fatigués pour retrouver son équilibre à deux mains, je lui subtilise tranquillement.

De ce fait, une fois sauvé, je pointe l'arme posément sur lui, avec un peu d'aplomb, il va sans dire. Après tout il n'est pas sensé découvrir de suite que je ne sais nullement m'en servir.

- Simple garantie sur investissement.

Je souris à nouveau d'un air charmant.

- Puis-je savoir quel cadavre vous à amené en Espagne, messire l'irlandais, avant que nous reprenions "notre" fuite ?


Spoiler:
 
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mar 20 Aoû - 1:04

Teague glissa de sa main droite et une tuile tomba. Il ne lui restait plus que sa main gauche pour le sauver. Heureusement, la femme semblait contentée.

-Marché conclu !

Il laissa échapper un soupir de soulagement. Alors qu’il se relevait avec l’aide de la vendeuse, celle-ci lui subtilisa son pistolet qui se trouvait sur son dos. Habile. North resta un temps sans bouger. Alors qu’elle reculait d’un ou deux pas, il se releva doucement.

-Simple garantie sur investissement.

Il releva la tête. Il était bien plus grand qu’elle, certes, mais avec un canon en face de lui… Il n’avait pas peur. Oh non. Elle avait, bienheureusement pour lui, prit le seul pistolet qu’il avait utilisé ce matin. Il était donc vide. Mais voyant la manière avec laquelle elle le tenait, elle devait même pas faire la différence de poids.

-Puis-je savoir quel cadavre vous a amené en Espagne, messire l’Irlandais, avant que nous reprenions « notre » fuite ?

Pourquoi le reprendre ? Elle se sentait  en sécurité avec. Il pourrait toujours le reprendre à la fin. Il ne comptait bien évidemment pas lui donner la moindre molaire. Il l’aidera, car c’est une jolie femme. Mais rien de plus.

-Hin… Ce « cadavre » est celui d’un cardinal. Commandité par un autre cardinal. J’ai juste profité de son pèlerinage ici et de la faible garde pour m’éxécuter.

Il se courba, pour faire une révérence.

-Très chère madame, mon nom est Smith. John Smith. Maintenant que cela est dit, je nous conseille de partir le plus vite possible.

Il se mit à trottiner sur les toits de tuiles rouges. Une fois suffisamment loin du toit qui se trouvait cote à cote au Topino, il s’arrêta et sorti un plan de la ville. Il le regarda bien et se retourna vers la femme.

-Bon, maintenant, vous m’écoutez bien. Le meilleur moyen de survivre, c’est d’utiliser mon bateau. Moi je me casse, et vous, vous récupérez une de mes lettres de pardon. Oui, il n’y a pas de mer à Madrid. Le voyage jusqu’à Barcelona ne sera pas de tout repos. On ira jusqu’à Valencia, puis on longera la cote jusqu’à la ville. Ce sera pas du gâteau, mais on peut le faire. Mais avant ça, il nous faut un moyen de quitter la ville… Hmm…

Il réfléchit longuement puis s’exclama.

-Mais oui !

Il tapa sa paume avec le poing.

-Demain, le convoi du palais royal part pour l’avant post d’Utiel ! Je l'ai vu sur l'emploi du temps des garde hier soir ! Si on arrive à se glisser dans la marchandise… On pourrait sortir de la ville sans aucun problème ! HAHAHA, Je suis un génie !
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Sam 24 Aoû - 21:31
Il me laisse mon arme. Voilà qui est curieux... Je suis sans doute plus convaincante que j'en ai l'air. Il me tourne néanmoins le dos comme si j'étais parfaitement inoffensive après m'avoir balancé un nom dont je doute franchement de la véracité.
De l'autre coté du toit , les gardes se pressent à la fenêtre en nous invectivant tandis que "John Smith" contourne les tuiles pour passer sur l'autre versant, loin de leur regard.

-Bon, maintenant, vous m’écoutez bien. Le meilleur moyen de survivre, c’est d’utiliser mon bateau. Moi je me casse, et vous, vous récupérez une de mes lettres de pardon.

Plait-il ?

-...Oui, il n’y a pas de mer à Madrid. Le voyage jusqu’à Barcelona ne sera pas de tout repos. On ira jusqu’à Valencia, puis on longera la cote jusqu’à la ville. Ce sera pas du gâteau, mais on peut le faire. Mais avant ça, il nous faut un moyen de quitter la ville… Hmm…

Quitter Madrid ? Quitter ma boutique ?

-Mais oui ! Demain, le convoi du palais royal part pour l’avant post d’Utiel ! Je l'ai vu sur l'emploi du temps des garde hier soir ! Si on arrive à se glisser dans la marchandise… On pourrait sortir de la ville sans aucun problème ! HAHAHA, Je suis un génie !

Non, tu es un crétin.

Il y'a plusieurs manière d'utiliser un pistolet.
Alors qu'il n'a d'égard que pour ses propres gargarismes, j'empoigne l'arme par le canon,  la calotte de la crosse bien en avant. Je prépare mon geste, frappant de toute mes forces un point précis à la naissance de la nuque. Ma spécialité est la dentisterie mais j'ai appris la médecine au préalable !

*BLAM*


Ai-je fait mouche ?
Peu importe.... Je me mets à hurler tout en  rebroussant chemin vers la garde :

- A MOIIIIII ! A LA GARDE ! CE CRIMINEL A TENTE D'ABUSER DE MOIIIIII !

Les soldats auront forcément entendu, je les perçois déjà qui battent le pavé autours du bâtiment.

HRP:
 
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 25 Aoû - 2:37
-HA HA HA ! And once again, I’m…

*BLAM*

Teague reçu un coup violent sur le haut du dos.

-Hun… You bitch !...

Il défailli un peu. Le coup était mal placé, ce qui ne l’assomma pas tout de suite, mais il était puissant et vigoureusement bien dosé. Il vit sa vision se flouter un peu. Il tenta de se battre contre l’inertie qui le gagnait progressivement. Il opéra par la réflexion instantanée.

« Allons… Allez… Hum… Si une mouche marche au plafond en France, est-ce que cela veut dire qu’elle marche sur le sol de l’Australie ? Hng… sachant que l’homme descend du singe, si un singe est sur le dos de l’un d’entre eux, le singe peut-il descendre de l’homme ? La réponse aux deux questions est rapide et évidente : Quarante-deux… Le chiffre… Le chiffre est 42. »

Le temps qu’il revienne à ses esprits, la femme courait déjà vers sa boutique en criant. Bien qu’il ne puisse comprendre ce qu’elle disait, elle ne faisait sûrement pas la bonne chose. Si les gardes la voyaient maintenant, ils n’hésiteraient pas à tirer à vue. Ils sont encore trop excités. North devait faire quelque chose pour ce brin de femme. Il se releva du mieux qu’il pu. Il vit un garde à la fenêtre de la boutique, la femme qui courait vers lui et… Bien évidemment, le garde, l’ayant reconnu, en train de viser pour le tir mortel. Teague couru difficilement vers elle, l’attrapa et, à moitié en trébuchant, la pris et la colla contre la cheminée à sa droite. Le tir passa très près et érafla l’épaule du Capitaine. Ce dernier jeta la femme sur le coté et sorti pour tirer sur le garde qui tomba dans un grognement. Il aveait raté la tête, du à l'étourdissement, mais il réussi à tirer dans le bassin. Il aura besoin d'un sacré docteur pour le tirer de là. Sans attendre, mais toujours un peu étourdi, Teague attrapa la femme et regarda du coté de la ruelle déserte qui était beaucoup plus bas. Il aperçu une énorme ballote de foin, regarda la femme par les yeux  et souri. Il la laissa tomber dedans,  puis jeta un coup d’œil. Bon, elle allait bien. Elle semblait être en train de se remettre de sa chute, mais elle allait bien, sinon, elle ne serait pas sortie du tas. Le problème, c’était qu’elle avait éparpillé le foin dans sa chute. Il fallait trouver un autre chemin. Il vit une petite cabane à charbon un peu plus à droite. Le toit était suffisamment en hauteur pour qu’il puisse sauter dessus et rebondir directement sur l’autre cabane, plus basse, pour rebondir sur le sol. C’était parfait.

-BANZAÏ !!!

Il sauta, mais plutôt que de rebondir sur le toit comme prévu, celui-ci s’explosa sous son poids et il fini dans le charbon.

-MADAM ?!!

Il mit un coup de pied à la porte qui vola contre le mur d’en face de la ruelle. Il sorti, tout noir de charbon, attrapa la femme par le bras et la cala contre le mur.

-Voilà ! Bravo ! Essayez encore une fois et je vous laisse vous faire tirer dessus, vu ?!! Mais… Où… Où est mon pistolet ? WHERE'S ME GUN ?!!
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mer 28 Aoû - 10:16
Je le gifle violemment.

- LÂCHEZ MOI , SOMBRE CRETIN!

Mais sa poigne crasseuse continue de me retenir le poignet. Est-ce parce que son cerveau est si petit que mon coup a si peu porté ou simplement est-ce parce que c'est une satanée tête dure d'irlandais ?

Je le gifle à nouveau et accompagne le tout d'une ruade du talon.

- FOUTEZ MOI LA PAIX ! VOUS, VOS "MADAM", VOS LETTRE DE PARDON ET VOS PISTOLETS ! ALLEZ AU DIABLE !

Je plante mes dents - mes magnifiques dents à la fois puissantes et ciselées- dans la chair de sa main et jusqu’au sang. Le gout ferrugineux et chaud du fluide m'éclate en bouche, pailleté par l'âcreté du charbon. J'arrache le tout d'un coup sec et ses doigts sales se cabrent enfin pour me laisser bouger. Je le repousse violemment à la force du genoux -visiblement à un endroit sensible de l'anatomie masculine- et m'échappe à grandes foulées rageuses.
Parce que plus que la panique, plus que les nerfs, c'est une rage furieuse qui m'anime.

J'étais si tranquille, Scheiße !
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Jeu 5 Sep - 0:20
-WAIT YOUaaaaaaouch…

La main, l’arrière du crane et surtout, les parties de North lui faisaient horriblement souffrir d’un coup. La garce l’avait mordu au travers du gant jusqu’au sang ! Et lui avait littéralement explosé les bijoux de familles. Il était à quatre pattes, une main sur l’entrejambe, l’autre en l’air. Il resta un moment à trembler au sol. Lorsqu’il releva la tête, la femme venait de tourner au coin de la rue. Teague marcha, ou rampa jusqu’à la grande rue.

-Oh, shit…

Il y avait un tel monde, que retrouver une telle femme ici, c’était comme chercher une bouteille de grog au milieu d’une cave à vin. A sa droite, des gens, à sa gauche, des gens, devant ? Des calèches… et des gens. Non, un garde aussi. Il plantait une affiche. Il s’approcha discrètement. C’était le seul garde aux alentours. Il avait un énorme tas d’affiches identiques sous le bras. Et sur l’affiche, la tête de la confiseuse de malheur, et sa capuche. Apparemment, aucun garde n’avait convenablement vu son visage. Bien. Mais, la prime était de 50 000 mort ou vif pour lui et de 40 000 morte ou vive pour l’autre. Etrange. C’était beaucoup trop haut.
Le garde s’engouffra dans la ruelle à gauche. North arracha l’affiche et l’attrapa alors qu’il rentrait dans l’ombre. Le garde voulu se défendre en faisant un coup de poing retourné qui passa tout près du nez du Capitaine, mais d’un mouvement de bras, il l’attrapa par la gorge. Le garde était immobilisé. S’il bougeait trop, Teague n’avait qu’à faire pression sur sa gorge pour faire rentrer la pomme d’adam et en finir avec sa misérable vie.


-You speak english ?

Le garde eu un mouvement des sourcils montrant qu’il avait compris.

-No ! No hablo in…

Sans lui laisser terminer sa phrase, Teague le prit et l’envoya par terre. Le garde se releva plus vite que prévu et s’enfuit par la porte. Au dessus était écrit « toilettes publiques » en espagnol. Avec un sourire, il s’y engouffra doucement. Le garde tenta de ressortir, mais il se prit un coup de pied du capitaine qui l’envoya valser contre les pissotoire en céramique. Ce dernier s’avança doucement et, une fois arrivé à son niveau, il infligea à l’espagnol un coup de poing qui fit briser la céramique sous le coup de la tête de l’homme. Il saignait abondement de la bouche et du nez. North le repris par la gorge et le plaqua contre la porte d l’une des toilettes personnelles.

-Good. What about those posters you’ve been walking with…

L’homme lui répondit difficilement avec un accent très prononcé.

-I don’t know what you are talking about ! I… I am just a simple guard !

Enervé par ce mensonge, Teague lui étala le crane contre la porte. La tête de l’homme coula doucement contre celle-ci, puis il lui donna un coup de genou dans la tête qui fit valser la porte. Un homme était à l’intérieur, un touriste, apparemment.

-EEEEH ! MEC, J’AI RIEN ENTENDU, J’T’ASSURE !

Il se mit à courir. Vers la sortie. Teague récupéra son homme au sol.

-Who puts those prize on my head ?!!
-I do not know, I’m just a guard ! I told you, my job is to put the posters on the wall, but I am not the only one !
-Then who knows ?!
-Fuck… You… Cabron…

North l’envoya contre le miroir, qui s’explosa au contact. Teague le rattrapa et le frappa une fois, deux fois, trois fois, puis le garde cria.

-WAIT… Un… Un momento… Hng… I know… who knows…
-WHO ?!
-The… The chief inspector !
-Where can I find him ?
-He’s untouchable ! So... go to hell !
-Speak, or I’ll break another bone.
-Another ?

North prit le petit doigt du garde et le cassa. Dans un cri de douleur, le garde s’écrasa au sol. Il en prit un autre et le cassa à son tour.

-Sorry. I’m afraid of lies.

Le garde avait du mal a parler.

-I have not said a thing ! Madre de dios, madre de dios…

North perdait patience. Il s’attaqua au poignet.

-No… !HMPF…

Il le mit à terre.

-Ok… Big game, now.

Il infligea à l’homme un coup de pied dans la côte. Puis un de l’autre coté. Il donna à la suite plusieurs coups de pieds dans le torse. A chaque coup, l'homme laissait échapper un gémissement de douleur, mais il ne voulait toujours pas parler. Et s’il ne voulait pas parler, c’est qu’il en savait plus. Un autre coup fut infligé par le Capitaine.

-By my count, there’re still nine more ribs I can break…

Il marchait autour de sa victime d’un pas reposé. Il la laissait se reposer quelques secondes. Puis il lui brisa le tibia en écrasant tout son poids dessus. L'homme tenta d'étouffer son cri, mais un son aigu sorti tout de même de sa gorge.

-So… This chief… where can I find him ?

Sans réponse, le garde tenta de se relever. Alors Il se fit briser le second tibia, de la même manière que le précédent. L’homme laissa échapper un énorme cri de douleur. Il rampait avec les mains vers la sortie.

-Hahahahaha ! Where do you think you’re going, eh ? Find your chief ? HA !

Il sorti son couteau de chasse et le planta dans le sol. Ou plutôt dans la main du garde. L'homme était à bout.

-AAAAAAH I WILL TELL YOU ! JUST… NO MORE !!! MADRE DE DIOS !

Le garde resta un moment pour respirer.

-The Bal… There are posters everywhere, you will find it but PLEASE LET ME GO-O-oo…
-Thank you…

Teague retira d’un coup sec son couteau de la main.

-Go on… you can go.

Le garde se mit à ramper. Teague resta un moment à le regarder. Il pourrait l’achever. Mais il va plutôt le regarder mourir à petits feux. L'homme se battait contre la mort. Il tentai tant bien que mal d'atteindre la poignée de la porte en haut. Mais tout ce qu'il laissait, c'était une trainée de sang. Après 5 minutes de gémissement et d’agonie, le garde rendit son dernier soupir.

-Gwarthus… He died so fast…

North sorti calmement. Le tout était maintenant de retrouver cet ast de confiseuse.
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Sam 2 Nov - 13:07
Courir.
Courir le plus loin possible.
Courir sans s'arrêter.
Courir à en perdre haleine, jusqu'à ce que vos pieds se dérobent sous votre carcasse.

J'ai la poitrine en feu. Le souffle court
Et un Verschissene point de coté qui me vrille la cage thoracique. Je jette un regard circulaire autour de moi. Les badauds me remarquent à peine en ce jour de marché, je suis une simple demoiselle pressée. Je m'adosse à un mur dans une ruelle attenante à l'avenue bondée, pour reprendre contenance et faire taire les élans douloureux de mon cœur affolé.

- Hurenkind ! est le seul mot que j'arrive à siffler entre mes dents alors que je renverse ma tête en arrière pour attraper un peu plus d'air et calmer un tournis naissant.

Je dois réfléchir posément.
Posément, oui.

Il faut retourner à la boutique, éviter qu'on y fouille trop avant, faire bonne figure. Ce couillon bondissant a une idée complétement saugrenue sur les autorités locales. Qui voudra croire que je suis sa complice, franchement ?

Je regarde un peu ma mise. D'un geste brutal et précis, je déchire quelques pans de ma robe, à des endroit stratégique qui laisse entrevoir à la fois les contusions de ma chute et ma féminité "bafouée".

Arrivée aux abords de mon échoppes je me gifle par deux fois et me concentre pour faire monter mes larmes automatiquement au coin des yeux. Une fois assurée d'avoir les joues positivement détrempées, j'avance d'un pas hésitant, le regard hagard, l'air sonnée, la robe en lambeau -qui ne laisse aucun doute sur la nature de l'agression - vers la vitrine du Topino où sont posté deux gardes en faction.

- Aidez-moi.... Dis-je d'une voix plaintive. Aidez-moi, il... Il... M'a...m'a.. J'ai pu... lui échapper... je...

Décontenancés, les deux soldats se regardent, puis font un pas vers moi. C’est le moment adéquat pour tomber dans les pommes, ce que j'effectue avec brio.

Mère avait raison sur un point , les femmes sont d'excellentes comédiennes, et je suis sans doute la plus brillante entre toutes.

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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 3 Nov - 5:08

North chercha dans sa tête. Cette femme était stupide, bien évidemment, alors pourquoi chercherais-t-il à la retrouver ? Et bien parce qu’il était obligé. L’entrée au bal demandait aux hommes d’apporter une femme. Le fait que Teague aimerait bien mettre cette sale petite allemande dans son lit explique pourquoi il n’est tout simplement pas allé chercher une autre femme, comme payer une prostituée. Le Captain est vraiment irrattrapable.
Caché derrière le coin d’une ruelle, il observait les gardes postés devant la boutique du Topino. Si l’allemande était aussi stupide -ou aussi intelligente- qu’il ne le pensait, elle serait retournée là. Il se concentra et écouta.


-Eh, t’as vu la señora qui se repose dans l’arrière boutique ? demanda l’un des deux garde à son camarade.
-Si. Elle est hmm… juteuse hahaha, répondit l’autre en faisant des mouvements avec les bras pour décrire les formes de la confiseuse.
-Et que fait la relève ? On est que deux pour surveiller cet endroit ?
-Ouais… Mais fait attention, qui sait s’ils ne vont pas nous envoyer un capitaine pour nous surveiller.
-T’as raison ! dit l’autre en se redressant et en reprenant bien sa baillonette en main.
-Juste deux ? réfléchit North. Ça ne devrait pas être trop difficile. J’avais raison pour l’autre abrutie mais ils ont l’air de faire attention à leurs mouvements. Si seulement j’avais un moyen de…

Une voix se fit entendre derrière lui.

-¡Eh, tú! Tourne-toi doucement ! Et pas de mouvement brusques ! Les mains en l’air, ¡Vamos!

Teague se tourna doucement, les mains en l’air. Devant lui se trouvait un capitaine espagnol, seul. Son sabre était sorti et il le pointait vers le capitaine. L’homme semblait très fier d’avoir trouvé notre homme.

-Hahahaha ! Avec ta capture, je vais me faire facilement almirante !

North réfléchit à toute vitesse. Si cet homme était capitaine, les deux gros lards de la boutique lui obéiraient sans problème. Maintenant, c’est une grande ville. Les gardes ne connaissent pas tous les capitaines. D’un air moqueur, il déclara.

-Eh ! Estupido ! Tu sais que ma prime est aussi élevée pour ma mort ?
-Voyez-vous ça ? Y bien, je vais m’ôter d’un souci !

Il leva son épée, comme pour lacérer Teague, mais ce dernier attrapa l’épée d’une main et frappa fort sur la gorge du capitaine qui, par douleur, lâcha l’épée et fit quelques pas en arrière avant de recevoir le pommeau de l’épée dans le crâne. Il s’effondra.

-Amaideach !

North se dépêcha d’ôter ses vêtements pour enfiler les robes du capitaine. Ce dernier disposait d’un petit sac à dos. Il mit ses affaires en trop dedans et jeta un coup d’œil au corps nu de l’homme. Et s’il se réveillait ? Il pris l’épée de l’homme et la pointa près de sa gorge.

-Sorry mate.

Et d’un coup sec, il égorgea l’homme inanimé.
Il se dirigea ensuite vers les deux hommes, le chapeau le plus bas possible. Son espagnol allait être mit à rude épreuve.


-Olà guardias. Er… Je… viens pour la femme… qui est là…
-Olà señor. La señora ? Vous avez fait vite, ça ne fait qu’une trentaine de minutes qu’elle est arrivée là.

Teague se figea. Il avait oublié ce détail. Il avait divulgué l’information trop tôt.

-Euh… Un… citoyen… a…. tout vu. Et… il m’a prévenu sur le chemin. Alors, je suis là pour l’interroger.
-Très bien, passez señor, passez. Elle est dans l’arrière boutique.
-Gracias.

[i]Il entra en passant entre les deux hommes. Le carillon sonna et une fois à l’intérieur, il laissa pousser un soupir de soulagement. Il regarda autour de lui. C’était bien le topino, mais pas celui qu’il avait vu plus tôt. Les impacts de balles décoraient fièrement le mur d’en face. A sa droite, une éclaboussure de sang, sûrement celle du vieil homme tué par une balle perdue. A ses pieds se trouvait des morceaux de verres, répartis dans toute la boutique. Un peu plus loin, la porte défoncée de l’arrière boutique et s'y enfonça.[i]


Dernière édition par Teague "Sharpeye" North le Lun 4 Nov - 0:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Ven 29 Nov - 19:59
Les soldats s'étaient montrés empotés mais aussi prévenants que possible. Il faut dire qu'à la vue du désastre perpétré sur ma boutique, de véritable larmes me montèrent au yeux. Le Topino était et est toujours une porcherie avec ses propres relents d’abattoirs.  Les corps n'ont pas été déplacés -tout juste a-t-on posé un drap pudique sur la tête du mort. Les tessons de verres se confondent avec les caramels et chacun piétine les éclats de nougatine dans une boue sucrée dégueulasse.

Je suis furieuse.
Si quelqu'un devait détruire cette boutique c'était MOI ! Pas ce gougnafier  décérébré !

Les hidalgos n'ont pas eu la présence d'esprit de fouiller la maison, preuve qu'ils ne m'impliquent pas dans l'escarmouche de cet assassin. Ils m'ont installée à l'étage, dans la partie privative de la boutique, avec une couverture sur les épaules et un verre d'eau à mon réveil.  J'ai pris soin de ne pas me changer pour accentuer le tableau.  Je joue les épuisées éplorées en attendant qu'un de leur officiers viennent m'interroger.

Il frappe d'ailleurs à la porte alors qu'un des deux hommes présents se lève pour aller lui ouvrir....

HRP:
 
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 1 Déc - 0:40
Un garde ouvrit la porte et Teague se figea. Ca n’était pas prévu. L’homme semblait tout aussi surpris.

-Olà Señor ! Vous avez fait vite !
-Er… Si… Je passais par là et j’ai été prévenu…

En parlant, il blayait la pièce du regard. Un autre garde et la confiseuse en fond avec une serviette sur le dos. Se souvenait-elle de son visage ? Il suait à grosses gouttes.

-Installez-vous señor.

L’un des gardes installa un tabouret en face de la femme et incita North à s’assoir, ce qu’il fit. Il enleva l’énorme chapeau de capitaine sur la table, toussa un coup, modifia un peu sa voix et pria intérieurement pour qu’elle ne réagisse pas.

-Señorita ?
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Dim 22 Déc - 22:03
Concentrée sur mon jeu d'actrice, je sursaute presque à l’entrée du nouveau protagoniste. Son large tricorne cache une bonne partie de son visage. J'ai pourtant la sensation singulière de l'avoir déjà croisé.
Quelque part. A la boutique peut-être.

Un drôle de frisson gambade sur ma colonne vertébrale.
Une alerte que j'aurais du ne pas sous-estimer.
Le garde assis en face de moi, le plus proche, se lève pour laisser place à son officier. L'homme enlève son chapeau et le pose lentement sur la table de chevet.
Mes yeux s’agrandissent de stupéfaction. Quel culot ! Quel monstrueux culot !

Qu'essaie de faire cet idiot ?
Pense-t-il que j'ai pu oublié l'homme qui moins de deux heures auparavant a saccagé ma boutique, occis un de mes clients, kidnappée ma personne comme un sac à patate et tenté ensuite de m'intimider, puis de me soudoyer, puis de me menacer ?
Je ne sais pas comment sont les femmes dans son pays, mais je ne suis pas de celle qu'on fait glousser de manière décérébrée avec une risette et un verre de brandy !

La spontanéité.

Il faut avouer je ne suis pas quelqu'un d'impulsif. Je pèse longuement le pour et le contre de chacune de mes actions. J'étiquète, j'analyse, je retourne en tout sens, je range. Le processus est long mais parfait. Je ne fais ainsi jamais d'erreur : Jamais !
Peut-être qu'afin de ne pas ressembler à ma catin de mère, j'ai soigneusement verrouillé chaque émotion, autant d’écueils, de pièges et de faiblesses qui ne me perdront jamais. Je vis d'interdictions et de contraintes, c'est ainsi que je me suis modelée.
Et ce faquin n'est pas la personne qui me fera changer.
Le revers de la médaille c'est que mon manque de spontanéité rend parfois mes capacités de réaction plus lentes que prévu.

- Señorita ? Tout va bien ? Vous ne dites rien...

Je lève les yeux vers le soldat dans le dos de son "supérieur" qui me regarde avec inquiétude. Mon regard glisse sur l'imposteur, puis vers le garde à la porte. Je n'ai aucune arme hormis cette couverture. Rien que mes poings.

Frapper mon agresseur c'est me désavouer aux yeux de ces mâles : être hystérique ne me rendra pas crédible. je pourrais l'accuser avec véhémence : mais qui iront-il croire : la jeune fille violentée ou le soldat en apparence gradé ?

J'opte pour un entre deux.
Je baisse les yeux et me recule contre le mur, imposant une distance craintive entre "lui" et moi. Ma voix cassée et plaintive est impeccablement modulée. J'en verserais presque une petite larme.

- C'est... c'est que j'ai peur monsieur... Cet homme ressemble à celui qui m'a fait du mal...


Une demi-veritée.
Un demi-mensonge.

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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Ven 27 Déc - 0:37
Teague suait à grosses gouttes. Avec un peu de chance, elle n’avait pas vu son visage, elle ne réagirait pas, et il pourrait alors…

-C’est… c’est que j’ai peur monsieur… Cet homme ressemble à celui qui m’a fait du mal…

…Et merde.

Il eu un rire nerveux. Garder la face, et son sang froid. Paraître sûr de soit. Ne pas jouer le garde, ÊTRE le garde.


-Hahahaha… Yo ? Hahaha… Es una broma… Señorita, vous ne pensez pas sérieusement que je pourrais être…

Son regard croisa le sien. Il put voir dans son regard… elle savait. Il y avait quelque chose qui disait clairement ‘’Tu es foutu, mon vieux, je vais te détruire pour ce que tu as fait à mon magasin. Je vais te casser, t’écraser, tes entrailles deviendrons tes extrailles, tu vas avoir… mal !’’ Enfin, peut-être pas tout ça, mais elle semblait clairement lui en vouloir. Cette femme aurait fait merveille en Irlande. Douce et faible en apparence, mais en vérité rusée, écrasante et puissante. Qu’est-ce qu’il allait faire ? Il lui fallait trouver un moyen de récupérer cette femme. Avec elle, il pourrait entrer sans problème à ce bal ! Et avec un peu de chance, la mettre dans son lit. Mais il fallait déjà qu’il parvienne à se sortir de cette situation désastreuse. A quoi pensait-il ? Entrer ainsi sans avoir de plan ? Il pensa ‘’No turning back’’, mais il avait bien envie de tout couper de courir, à ce moment là. Toutes ces pensées lui traversèrent l’esprit en moins de deux secondes.

-… Cet hombre qui vous a attaqué aussi lâchement ? Je ne ressemble en rien à ce cabron… Et même si j’étais lui, est-ce que j’irais vraiment me relancer directement dans la gueule del lovo ?

Oui… Oui, il était assez stupide pour le faire. Il se pencha vers elle, posa une main sur son épaule, et la regarda avec un regard qui voulait dire ‘’Attention à ce que tu vas faire, salope… Fais bien attention. Je suis celui qui a les cartes en main’’. Espérant s’être fait comprendre par un simple regard, il se releva. Il fit craquer son dos et se tourna vers les deux autres.

-Allons… cette jeune femme délire complètement… elle est encore en état de choc.

Faire passer la confiseuse pour une folle pour qu’ils ne croient plus ce qu’elle dit ? Malin, Teague… Malin.
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Jeu 9 Jan - 9:26
Cet homme est une plaie. Une vraie plaie.

Je regarde les deux garde avec un air quelque peu perdu. On voit mon corsage sous ma robe déchirée et la couverture qu'on m'a attribué descend subtilement sur mes épaules pour ne rien en cacher.

- Je ne comprends pas ce que votre supérieur nous dit. Pourquoi se sent-il accusé ? Je n'ai rien dit de tel, je.. je... je ne comprends pas....

Le soldat le plus proche et qui semble doué d'un peu plus de cervelle que son camarade se penche le plus discrètement possible vers l'oreille de son supérieur.

- C'est vrai, Capitán, sauf votre respect , elle ne vous a pas formellement accusé. Elle a simplement dit que son agresseur vous ressemblait. Et puis la senõrita a été pas mal malmenée aujourd'hui entre la boutique et puis son... Enfin vous voyez... La traiter d'folle dingue alors que c'est notre seul témoin z'êtes sur que c'est une bonne chose pour l’enquête ? Déjà qu'on a contribué à saccager son échoppe, si jamais elle va se plaindre au Roi...

Et son collègue de s'empresser d'ajouter , non sans lorgner sur ma dentelle.

- Et pis comment qu'elle pourrait vous accuser, Capitán ! Elle vous a jamais vu !

Il marque une pause et semble réaliser quelque chose.

- ... Remarque, nous non plus...
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Teague « Sharpeye » North

MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Mar 28 Jan - 22:50
Cette femme est une plaie. Une vraie plaie.
Teague regardait les deux gardes avec un air apeuré. Venait-il de foutre en l’air sa couverture ? S’il ne trouvait pas rapidement une excuse, s’en était fini de lui.


-Er… Soy… Es mon premier jour !

Il paniquait. L’accent qu’il s’efforçait de tenir disparaissait peu à peu. Les deux gardes le regardaient étonnés, alors qu’il reculait pas à pas pour essayer de sortir. La femme était là et elle n’allait pas bouger. Il pourrait toujours essayer de revenir la chercher plus tard. Au moment où il ouvrit la porte, un autre garde arriva et cria.

-Hey ! Les gars !

Il vit Teague dans son habit de capitaine.

-Oh… Capitano… Je viens de trouver le capitano Lucien dans une ruelle un peu plus loin !

Et meeerde. Teague North, tu es un abruti. Dans son empressement, il avait oublié de cacher soigneusement le corps.

-Ah oui ? Et… Et tu es venu directement à nous ? Bien… Bien…

Que faire, que faire, que faire ?

-Erm… guardias ! Go, er, je veux dire, allez voir ça, je surveille le prisonnier !

Teague pria intérieurement pour que cela marche. Il n’osait pas détourner ses yeux de ceux de la femme. Un mélange de demande de pitié et de colère se trouvait dans son regard.
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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   Ven 21 Fév - 21:48
J'hésite.
J'hésite entre l'hilarité hystérique et le dépit absolu. Cet homme allie avec une incongruité absolue la bêtise la plus crasse et l'imprévisibilité la plus sournoise. Comment a-t-il pu survivre jusqu’à présent ? Il serait capable de se crever un œil en marchant sur sa propre épée !

Je crois que c'est l'hilarité qui l'emporte. Du moins c'est ce que j'en crois alors que je m'entend m'esclaffer sans arriver à juguler les soubresauts incontrôlables de mon corps.

- Vous... Vous avez a.. a...abattu ce type.... PPPPFFFPPFF... p.. pris ses vêtements... Hihihihi....Mais vous avez OUBLIE DE CACHER SON CORPS ? AHAHAHAHAHAHA ! VOUS ÊTES UN CHAMPION ! MOUHAHAHA !!! Un... CHAMPION !


Toute décence m'a abandonnée. Je pleurs tout en riant nerveusement. J'ai eu mon pesant d’événements incontrôlables pour la journée. J'ai besoin de lâcher prise. Inconsciemment mon accent allemand que j'étais parvenu à gommer à force d'efforts soutenus reprend le dessus. Je me tourne vers les soldats dans la pièce.

- Mais bande d'idiots! Vous ne voyez pas qu'il vous mène en bateau !? Il n’est même pas espagnol ! PpffffFFffffffffahahahahahahaha....

Adieux Dignité et Réputation, je vous aimez bien....

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MessageSujet: Re: [Année 02] Les bonbons, c'est bon !   
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[Année 02] Les bonbons, c'est bon !

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