Qu'est ce qui a des dents mais qui ne peut pas mordre? [Vasile]

 :: L'Europe :: Espagne Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Marius Simanov
Invité
avatar
Marius Simanov
Ven 18 Oct - 22:45






Voilà quelques semaines déjà qu’un messager avait été envoyé d’Espagne pour rejoindre les terres plus froide de la Roumanie.  Le temps était à la neige sur les terres de fer, les habitants portaient des vêtements de fourrures amples et de grosses toques incroyablement poilues.  L’hiver était rude et dense,  la population était pour la plupart recluse à la maison. Ne gardant les sorties que pour les trajets entre leurs travails et leurs maisons rabougries et grisâtres.  Le messager quant à lui était exténué mais courageux, courant toujours plus vite pour arriver comme on lui avait ordonné aux pieds de la reine pour délivrer son message. Il filait comme une fusée entre les passants, se heurtait souvent à de gros malabars empaquetés dans leurs peaux de bêtes. Au palais, comme peu souvent lorsque la reine ne demandait pas sa présence, Marius marchait dans les couloirs. Plusieurs jours déjà que sa Majesté Roscat était clouée au lit, transpirant de fièvre et psalmodiant des phrases haineuses envers toutes personnes ne se comportant pas à son gout autour d’elle. Heureusement Marius était là pour rétablir l’ordre, continuant ses inspections dans le royaume et dans le palais pour s’assurer que tout se passa bien. La reine n’en avait cure et ne se comportait pas plus amicalement avec lui, mais il s’en moquait. Trop obnubilé par son besoin d’être parfait aux yeux de sa souveraine adorée.  Posté en chien de garde devant la porte, les bras croisés appuyés contre le mur du couloir menant aux appartements de sa majesté, le rouquin vit un jeune garçon transpirant et rouge comme ses cheveux. Il courrait à s’en rompre les jambes et ne cessait de crier partout qu’il avait un message pour la reine.  Marius pris son élan, avança soudainement vers lui, plongea vers ses pieds, pris appuis sur ses mains avant de rebondir le plaquant ainsi avec une telle force qu’il en eut le souffle coupé. Tous les deux au sol, le croquemitaine se redressa en s’essuyant les mains sur son pantalon de toile noir. « Sa Majesté est souffrante, elle ne peut recevoir personne. Je suis Marius Simanov, mandaté pour transmettre ce message. Remets le moi, messager. » Sa phrase était tournée comme une question, mais à en voir son œil valide, il n’était pas question de refuser. Surtout que la réputation du responsable des autorités Roumaines n’était plus à faire. Avec un frisson, le missionnaire offrit la lettre cachetée au jeune homme avant de le regarder partir en grandes enjambées.

Après que la reine eut pesté sur le fait d’être dérangée alors qu’elle était aux portes de la mort, elle redevint plus sérieuse malgré la fièvre. Ce qui eut pour effet de déstabiliser Marius qui se mit à rougir presque instantanément.  Elle lui demanda de se rendre sur place lui-même afin de faire libérer Vasile dès que possible et de repartir des Terres Espagnoles dès sa libération pour ne pas risquer d’esclandres moins officiels. Il était clair pour Marius que si l’inventeur n’était pas mis au secret, ses compères de la prison tenteraient probablement de lui faire découvrir les joies de la contorsion à des degrés que le corps humain ne peut supporter.  Ses propres souvenirs de la prison en Russie lui donnèrent des frissons durant quelques instants. Il fit ordonner qu’un petit convoi soit préparé en bateau volant rapide et que quelques as soient appelés pour l’escorter en cas de problèmes. Ses grandes jambes le portèrent rapidement jusqu’à chez lui, près du Palais royal. Il y attrapa quelques vêtements, un nombre limité et discret d’armes et quelques provisions.  Il lui fallut moins de vingt minutes pour préparer son sac de voyage, puis il repartit vers le Palais afin d’y retrouver les Cartes convoqués par ses soins. Il fut amusant d’apprendre que les quatre volontaires étaient des cartes entrainées par sa propre personne, celles-ci même qui vouaient un véritable culte à leur chef officiellement officieux.   « Je ne veux pas de scandale. Si on vous pousse dans la rue, vous demandez pardon, on ne tue pas si il y a des témoins. Le but est de faire libérer Vasile dans le respect de la loi du Pays, pas de fomenter son évasion, compris ? » Il acquiescèrent immédiatement. « Vous êtes prêts à partir sur le champs ? » Ils hochèrent la tête derechef,  glissant leurs paquetage autour de leurs épaules avant de se mettre en route.  Marius s’arrêta subitement : « Est-ce que l’un de vous a pris du thé ? »  Les hommes firent signe que non. Marius lâcha quelques jurons en Russe, puis en Polonais avant de dire au garde qu’ils attendraient au bateau le messager qui viendrait avec l’une des boites de thé se trouvant dans ses propres tiroirs. Les mêmes que ceux de la collections de Vasile.

Le voyage ne s’éternisa pas. Le navire était petit et rapide et ne fit aucune escale. Les hommes à son bords, de parfaits soldats et de très bons marins, ne semblaient jamais être fatigués ni songer à se plaindre. Le rouquin pris tout le temps de la traversée pour se concentrer sur les raisons politiques qui pourraient mener à ce que Vasile soit libéré. Il savait que Magdalena avait une mémoire à faire rougir de jalousie un éléphant, il priait seulement pour que celle-ci ai jugé que la scène était assez importante pour se souvenir.  Son œil vert était resté engoncé dans ses yeux à demi-fermés, fronçant trop souvent les sourcils. Il foula finalement le sol hispanique après quelques jours de voyage –à ce qu’il lui sembla- et se dirigea presque aussitôt vers le palais de Justice. Il avait envoyé deux cartes trouver Magdalena pour pouvoir rendre visite à Vasile qui, il en était sûr, ne se souvenait déjà plus de pourquoi on l’avait enfermé ici. La seule raison pour qu’il se souvienne était qu’on l’ai suffisamment insulté durant son emprisonnement… Ce qui a la réflexion était le cas. Marius fit la grimace en s’asseyant sur les marches de l’édifice, allumant une cigarette du revers de la main. Il ne fallut attendre qu’une demi-heure pour que les cartes viennent faire leurs rapports. Vasile était donc bien au secret, le Roi avait donc une cervelle.  Après avoir remercié Dieu, il entra dans le palais de Justice, demandant la permission de s’entretenir avec Vasile en tant que représentant personnel de la Reine de Roumanie. Il comptait beaucoup sur cet argument pour voir ensuite le fameux Souverain de Doñana afin qu’il accepte pour éviter de risquer un incident diplomatique. Même si  la confrontation ne devrait pas lui faire peur, l’image de l’Espagne ne pourrait être qu’entacher par cette réaction à l’extrême opposé avec l’image qu’elle voulait offrir avec le vote de cette nouvelle loi. Le geôlier ouvrit une porte qui donnait sur un couloir mal éclairé. Marius revint à lui, sortant de ses pensées par la magie des souvenirs lugubre que ses séjours en prison lui ont laissés. Au bout de ce couloir se trouvait son ami.



Marius Simanov
Revenir en haut Aller en bas
Vasile Duca
Invité
avatar
Vasile Duca
Lun 28 Oct - 23:45
Le temps se faisait long, horriblement long depuis la dernière visite de Magdalena. Les jours s’enchaînaient, tous semblables... De quoi devenir Fou à lier, plus Fou qu'un Chapelier ! Ho bien sûr, quand la relève arrivait et qu'il s'avérait que le plus jeune de la garde soit forcé de l'accompagner, Vasile avait de quoi s'occuper. D'ailleurs...

Se tordant le cou, il aperçu le jeune homme, immobile près de sa cellule. Un sourire malsain fendit son visage d'une oreille à l'autre.

" Allons... Après tout le temps que nous passons ensemble, vous entrez sans même un bonjour... "

Son rictus tomba tandis que le garde lui coupait la parole.

" Inutile, Chapelier. Les autres m'ont dit de ne plus vous adresser la par... " Le soldat se tut subitement, se maudissant d'ouvrir à nouveau le dialogue.

" Et pourtant, vous voilà, à continuer la causette avec le prisonnier que je suis... Dites... "

Ce fut le tour du Chapelier de couper brusquement court à la conversation : des ombres se mouvaient sur le mur, indiquant l'approche d'un invité surprise. Collé contre ses barreaux, curieux, il guettait le visiteur. Lorsqu'enfin il discerna l'allure de celui-ci, ses yeux s'agrandirent d'une surprise emprunte d'une certaine délectation.

" Marius Simanov... "

Enfin ! Il avait gagné. Si Marius était là, c'est qu'il détenait les clés de sa liberté, non ? Sans avoir besoin de faire sauter les portes de la cellule, le Chapelier allait enfin sortir ! Enfin ! S'empêchant de trépigner, Vasile tournait tel un lion en cage avant de se poster, bien droit, devant les portes de la cellule. Un sourire franc étirait ses lèvres tandis que l'homme de la Reine Rouge arrivait à sa hauteur.

" Te voilà enfin ! Vil... Je commençais à croire que la Roumanie m'avait oublié. Tu arrives avec de bonnes nouvelles, je suppose, n'est ce pas ? "

Il avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, toisant le garde pétrifié à l'autre bout du couloir, avant de revenir sur le nouvel arrivant. Le visage plongé dans la pénombre de son allié demeurait illisible pour le Chapelier qui ne pouvait que supposer qu'il n'avait que trop traîné en prison. Bien sûr, qu'il allait en sortir ! Il allait en sortir sur le champ même ! À nouveau, ses doigts avides s'étaient refermés sur les barreaux de sa cage sombre. Les yeux perçants, il détaillait le nouveau venu. Quelque chose... De familier émanait de lui. L'inventeur ferma les yeux et inspira profondément avant d'expirer lourdement. Oui... Oui, il l'avait reconnu.

" ... Du thé. Tu as du thé sur toi ! Marius ! HA ! "

Souriant largement, Vasile tenta de passer sa main entre les barreaux pour atteindre la veste de son comparse... Ce qu'il serait parvenu à faire si son garde ne s'était pas immédiatement redressé pour lui ordonner de ne pas dépasser les limites de la cellule. Le savant le dévisagea d'un air furibond.

L'Espagnol était-il si idiot qu'il ne l'avait pas compris ? Vasile était à nouveau un homme libre ! ... N'est-ce-pas ?
Vasile Duca
Revenir en haut Aller en bas
Marius Simanov
Invité
avatar
Marius Simanov
Lun 11 Nov - 19:02






A peine avait-il passé la lourde porte en bois qu’il entendait les jérémiades de ce cher Vasile emplir la pièce. Pauvre gardien que voilà qui devait friser al folie depuis le temps qu’il était là à garder le petit brun nerveux derrière les barreaux. Marius réprima un sourire, frémissant quelques peu des commissures de ses lèvres.  Il fit un signe de main à celui qui l’avait fait entrer et se tourna vers le soldat toujours présent. « Salutations soldat, en vertu de mon pouvoir de diplomate je vous demande de sortir de cette pièce afin que je puisse m’entretenir avec le prisonnier. » Il était difficile de ne pas rire de sa propre blague pour le rouquin, mais le soldat fondit dessus comme un petit poisson sur un ver tout frai. « Mais… Désolé m’sieur mais… Je dois rester…. Surveiller vous comprenez? » Mais Marius agita la main en serrant la mâchoire, son regard vert s’intensifiant à mesure que ses sourcils se fronçaient sur son front trop lisse pour relever uniquement de la détente. Le soldat ne demanda pas son reste et quitta la pièce en précisant qu’il restait derrière la porte et qu’il veillerait à ce que tout se passe bien. Marius avait bien conscience des enjeux politiques de la situation et ne comptait absolument pas faire évader Vasile. Cela aurait créé un incident diplomatique des plus graves entre l’Espagne et la Roumanie. Ce qui, aux vues de leurs armées respectives pour le moment, n’était pas souhaitable. Le rouquin frissonna en songeant à une guerre entre ces deux nations diamétralement opposées. La guerre, c’est jamais très différent de la rue.  pensa-t-il.

« Bon explique-moi comment tu as réussi à te mettre dans cette situation ?  D’abord l’explication, le thé ensuite ! » Il espérait que le garde a qui il avait demandé de l’eau chaude et deux tasses n’allait pas se pointer trop vite, sinon la concentration de ce cher inventeur ne ferait que battre de l’aile à mesure que l’odeur s’étalerait dans la pièce. Ainsi donc il essaya de le pousser à faire vite. « Plus vite tu me raconteras et plus vite tu auras du thé, parole de Marius ! »  dit-il sur un ton enjoué. Il attrapa le tabouret en bois mal taillé qui se trouvait un peu plus loin, probablement pour que les gardes de nuit puissent s'assoir à leur aise en attendant la relève. Il posa ses fesses dessus, croisant les jambes et coinçant son pied droit contre l’un des barreaux.  Il observa Vasile, cherchant à savoir si on l’avait bien traité. Il était sale, mais cela n’était pas très étonnant ni grave. Il arrivait que Vasile oubli de se laver et n’y pense qu’à l’arrivée de Marius, lorsqu’il devait se présenter à sa Majesté. Il arrivait aussi qu’il ne pense plus à manger, ce qui lui faisait perdre quelques kilos –ainsi que le peu de conscience qu’il avait- jusqu’à l’arrivée de Marius encore une fois. A bien y regarder, Marius revêtait autant le rôle de meilleur ami que celui de maman. Cette pensée fit sourire le rouquin, enfin. Ils étaient presque seul et il se trouvait être dos au garde. C’était parfait.  Il se détendit donc, offrant à Vasile un sourire moqueur de tous les diables.   « Aller raconte, on a du temps à perdre. J’ai rendez-vous avec sa Majesté; Felipe de Marisma en début d’après-midi et pas avant, je suis donc venu en apprendre plus sur la situation, t’offrir une tasse de thé et rire un peu aussi je dois dire ! »  Le rouquin étouffa un rire, ce n’est pas parce que le garde ne le voit pas qu’il ne l’entends pas. Il passa sa main dans ses cheveux, attendant que Vasile lui raconte enfin.



Marius Simanov
Revenir en haut Aller en bas
Vasile Duca
Invité
avatar
Vasile Duca
Ven 20 Déc - 0:32
Vasile éclata d'un rire sardonique en voyant le soldat déguerpir enfin.

" Bravo à toi, Marius, tu as réussi à faire fuir un jeunot ignorant dans les jupes de sa propre mère. Quel dommage ! Je m'amusais tant de sa présence. Enfin... "

À nouveau, son regard scannait Marius, s'attardant sur la poche d'où s'élevaient tant de belles et bonnes odeurs de thé, bien prometteuses au nez du Chapelier. Qu'il lui raconte.. Qu'il lui raconte quoi ? L'ignorance des Espagnols ? Elle était visible à des kilomètres.

" Que veux-tu que je te dise ? Ils n'ont tout bonnement pas apprécié que je défende l'art de la conception d'androïdes... Allons, ne discuterions nous pas mieux autours d'un thé ? "

Il restait vague... Il n'avait surtout aucune envie d'évoquer à nouveau cette réunion aux allures de foire. Une réunion d'inventeur, ça ? Cela avait eu toutes les caractéristiques d'un spectacle de cirque aux yeux de Vasile. Avec son lot de clowns en prime !

Puis à la mention du rendez-vous entre Marius et le Roi Felipe, la mine de Vasile s'assombrit. Ses mains se resserèrent sur les barreaux de sa prison, compulsivement.

" ...Je ne suis donc pas près de sortir, n'est ce pas ? Ha ! Moi qui pensais que toi et la Reine aviez déjà tout arrangé ! " Il avait parlé d'une voix morne, infiniment déçu. " ... C'est ça, ris de moi, le pauvre enfermé ! ... Ton thé a tout intérêt à être bon. Parfait même ! Que je ne croupisse pas ici à subir ton sourire niais pour rien. "

Dépourvu d'un quelconque siège, Vasile s'assit à même le sol crasseux de sa cellule, en tailleur, avant de soupirer. Il avait beau être fou, il pouvait comprendre que Marius ait besoin de savoir ce qu'il s'était passé à l'Opéra pour plaider en sa faveur.

" Tu veux savoir ce qu'il s'est passé, alors ? Simplement l'effet boule de neige propre à la réaction stupide d'un public d'attardés. Ils ont amené l'androïde sur la scène de l'Opéra, comme une bête de foire, en le désignant comme une monstruosité mécanique. Une monstruosité mécanique qui a maintenant tout les droits d'un citoyen Espagnol lambda... " Un léger ricanement s'échappa de la gorge du Chapelier. " Ce Pays sombrera... Enfin. Je me suis permis d'élever la voix, et ils n'ont pas apprécié. Ce... Faux inventeur.... De Caliaveri a lui-même donné l'ordre de mon arrestation... Mon épopée s'arrête ici. J'imagine que le Roi de ce Pays d'arriérés te contera le reste mieux que moi. "

Il agita sa main dans le vide, l'air morose, avant de relever le nez à l'entrée du garde, éveillant aussitôt son intérêt. Celui-ci portait deux tasses, d'allure certes déplorable, ainsi que de l'eau chaude.

Et déjà, Marius et ses questions n'existaient plus... Ne restait que l'eau chaude, la tasse, et ces effluves théinées qu'émanait toujours son comparse rouquin.
Vasile Duca
Revenir en haut Aller en bas
Marius Simanov
Invité
avatar
Marius Simanov
Mar 7 Jan - 7:12

❝Avez-vous la réponse..?❞
feat. Vasile Duca


D'abord l'arrogance. On ne commence pas à parler avec Vasile Duca sans goûter un peu à son arrogance naturelle. Il a ce ton de jugement qui vous glace le sang et vous le fait bouillir à la fois. Magdalena avait ce même pouvoir sûr beaucoup de gens, mais différemment. Sa voix, son allure respirait le mépris ou bien le dédain à des kilomètres à la ronde. Sans rien dire, elle pouvait vous insulter simplement en vous observant. Agaçant, très certainement mais Marius s'en faisait très bien. Il avait appris à ignorer ces réactions et à les connaitre un peu plus. Et les deux génies n'étaient certainement pas les plus malins qu'il avait rencontrés dans sa vie. Certes les plus intelligent, comprenez bien la nuance. Mais aucun d'entre eux n'aurait jamais pensé à une manière efficace de mentir, de bluffer pendant une partie de poker ou encore trouver les mots justes pour vous réchauffer le cœur un soir de solitude. Votre horloge ne fonctionne plus? Donnez là donc à Magdalena Korzha et quelques heures plus tard elle sera comme neuve avec un nouveau système électrique plus performant et durable. Vous pouvez aussi la donner à Vasile, bien entendu. Mais sachez qu'elle ne vous donnera plus jamais l'heure. Par contre votre horloge pourra gambader comme un véritable petit garçon, courant d'un point A à un point B avec la souplesse des enfants les plus agiles. Le génie, certes, mais pas dans n'importe quels domaines. Marius passa la main dans ses cheveux en coinçant un ruban entre ses lèvres, quelques mouvements habiles des doigts et des poignets puis il se saisit du morceau de tissu afin d'attacher ses cheveux pour qu'ils tombent en cascade dans son dos et nul-part ailleurs. Il ne devait pas être gêné. L’œil valide du croquemitaine s'illumina soudain en écoutant Vasile expliquer... "L'art de la conception d'androïdes"? Okay, ils n'étaient pas sorties de l'auberge. « Mh, tu saurais où se trouve Magdalena au passage? Il faudrait la prévenir de la situation.» Et sans grand étonnement, il continua comme si jamais personne n'avait parlé pendant ce temps. Marius leva les yeux au ciel. Oui il l'avait entendu, oui il lui répondrait sans doute après, mais bon dieu ce que ça pouvait être énervant.

« Pour l'amour du ciel, Vasile, ne soit pas si méprisant. J'ai un plan pour te faire sortir de là sans créer d'incident diplomatique, tu seras libre ce soir ou demain au plus tard. De plus, c'est ton thé que j'ai amené. Enfin celui que j'avais acheté avec toi, ce qui revient au même avouons-le. » Marius lui offrit un sourire qui sonnait un peu faux. Oui, le borgne boudait et non il n'en avait absolument pas honte. Ami ou pas ami, il n'aimait pas que l'inventeur lui parle de la sorte. Même les amis peuvent tirer la tronche non? Le rouquin voulut changer de position mais le tabouret cédât sous son poids dans un craquement léger et un bruit de chut étouffé. Pas de danger immédiat, pas d'atteinte à sa vie, Marius n'avait donc pas bougé et siégeait désormais sur une planche de bois arrondis posée à même le sol, un pied appuyé sur les barreaux de la prison et l'autre assez éloigné pour éviter de tomber sans poser les mains sur le sol. Il se redressa, comme si de rien n'était en époussetant son pantalon. « Désolé, j'ai chuté. » Puis un regard entendu avec Vasile suivit de quelques secondes de silence avant... de rire. Marius n'avait pas pu se retenir de lâcher un rire face à cette situation si étrange alors que son ami risquait l'enfermement mais continuait à se murer dans son entêtement. Bientôt il serait muré dans son entêtement et dans la prison du Palais d'Espagne. Appuyé sur ses cuisses, penché en avant, il reprenait son souffle alors que la porte émettait un léger grincement plaintif. « Tout va bien, messieurs?» Marius se tourna vivement, glissant de la colère dans son regard en serrant les poings « GARDE, LE TERME "SORTIR" N’ÉTAIT-IL PAS SUFFISAMMENT CLAIR? » Après quoi le jeune homme referma la porte avec précipitation dans l'hilarité silencieuse de Marius. Son Espagnol l'étonnait lui-même, il pensait qu'il aurait tout oublié.

« Donc personne dans le pays en dehors de Magdalena, toi, mes hommes & moi n'est au courant que tu es l'heureux paternel de la chose en métal qui a été montrée comme un ours à la population. C'est bien cela? » Reprit-il en inspirant profondément. La partie la plus difficile de son plan allait pouvoir commencer. Par quel moyen subtile allait-il réussir à faire dire à Vasile qu'il n'était qu'un admirateur du travail de celui qui avait créé les Androïdes en Roumanie? Il avait bien une série d'idées, mais là tout de suite et alors qu'il se trouvait devant la situation en elle-même... La panique avait effacé une partie de ce qui se trouvait dans la tête du Rouquin. Dans un soupir il lâcha simplement: « Tu sais ce qu'il manque dans cette prison? » Il eut un soupire. « Une prostituée, de l'alcool agricole Roumain, de la musique et une pute. » Il y eut un blanc relativement considérable pendant lequel Vasile semblait le regarder sans émotions, comme en train d'analyser sa phrase. Marius haussa les épaules. « Les prisons Roumaines ne sont pas toujours mornes. » Et il ajouta pour lui-même: « Faut dire qu'une prostituée, ça t'agite une cellule avec brio.»


@Eques sur Never-Utopia

Marius Simanov
Revenir en haut Aller en bas
Vasile Duca
Invité
avatar
Vasile Duca
Sam 1 Fév - 23:26
Vasile se lamenta encore un long moment. Tant de mauvaise volonté de la part du - pourtant - grand garçon qu'était le Chapelier ! Mais n'était-il pas en droit d'être gamin ? On l'avait injustement enfermé, sa collègue puis un Roi s'étaient ris de lui, et voilà que maintenant on lui refusait son thé ! Appuyé contre les barreaux, le mains pendant dans le vide de l'autre côté de la cellule, le savant consentit enfin à répondre à la question de Marius.

" Je ne sais pas où est Magdalena. Probablement à profiter de sa liberté et à se moquer de mon sort, quelque part en dehors de cette prison, ou je ne sais où. Je ne suis pas des mieux placés pour être au courant de tout ceci, tu sais. "

Puis il se tut, coupé par la chute burlesque de son comparse. Interdit, un moment, il finit par laisser échapper un ricanement en réponse aux grands éclats de rire de Marius. Ricanement qui s'intensifia lorsque le garde se fit - très justement - mettre à la porte de son propre lieu de travail.

" Au moins dois-je te rendre ceci, l'endroit est nettement moins ennuyeux depuis que tu es là. "

Qu'importe les putes et autres pourritures Roumaines, voir Marius assis comme un Roi sur son morceau de bois à même le sol suffisait amplement au Chapelier en mal de distractions. Redressant le dos, toujours assis sur le sol douteux de sa cellule, Vasile considéra Marius du regard, l'air sérieux pour une fois.

" Pour ce qui est des androïdes... Saches que j'ai rencontré le Roi d'Espagne, il semblait.. Pour le moins intrigué de ma présence ici bas. " Le regard lointain, il se remémorait l'entretien avec sa Majesté des Batraciens. " Je n'ai de toutes façons pas eu grand chose à lui dire, et notre rendez-vous n'a pas duré. Il soupçonne déjà quelque chose. Je te déconseille de le sous-estimer, Marius. Il doit se douter de mon lien avec les Androïdes. "

Était-ce sa faute s'il avait senti sa grosse intelligence ? Les géniallissimes capacités de son cerveau d'inventeur ? Non, évidemment. Sa voix se perdit alors que son regard, incorrigible, s'égarait sur l'eau chaude et les tasses apportées par l'un des gardes. Qu'elle était douce, l'odeur du thé ! La gorge sèche, le regard digne d'un junky en désintoxication, il planta un regard fiévreux dans celui, posé, de son "ami".

" Et au diable tout cela, il ne pourra ni ne voudra me retenir ici de toutes manières ! Ne pouvons-nous vraiment pas continuer avec du thé ? Je ne supporte plus de voir toute cette eau refroidir ! Tu nous pousses au gaspillage ! "

La messe était dite, il refusait la poursuite de cette discussion tant qu'on le privait de son bien aimé thé !
Vasile Duca
Revenir en haut Aller en bas
Marius Simanov
Invité
avatar
Marius Simanov
Dim 30 Mar - 4:20

❝Avez-vous la réponse..?❞
feat. Vasile Duca


Marius écouta son ami parler de son entretien avec le Roi, comme s’il avait été un visiteur lambda qui était venu l’importuner alors qu’ils n’avaient rien à se dire. Incorrigible qu’il était, ce cher Vasile, le rouquin ne put répondre autre chose qu’un profond soupir accompagné d’un sourire presque paternel. Comme son ami lui avait manqué au final. Il avait été difficile de s’occuper en l’absence de ses deux compagnons habituels. Comme pour le sortir de ses rêveries, le chapelier lui intima –lui cria serait plus exact- de servir le thé avant que l’eau ne soit trop froide. Ce qu’il fit le plus naturellement du monde, comme s’il avait été un simple serveur. Il observa l’eau couler dans les tasses franchement laides que lui avait apportées le garde. « Bien, je vais m’occuper de la suite des évènements. Il ne faudrait pas qu’il arrive malheur à Magdalena. J’ai envoyé quelques-uns de mes hommes la chercher dans la ville afin que nous partions dès que tu seras libéré. » Terminant sa phrase, il fit un mouvement de poignet pour ne pas laisser de goutte sur le bec de la théière puis offrit la tasse à son ami.

Il bu quelques gorgées de son propre thé avant qu’un nouveau garde n’entre à son tour afin d’annoncer : « Monsieur, le Roi va vous recevoir. » Marius ne se tourna même pas vers lui, le dos droit il répondit en éloignant la tasse de ses lèvres « Bien. » Son espagnol était un peu trop archaïque et, il était heureux de faire des phrases courtes afin de dissimuler la supercherie. Il s’en sortirait sans l’ombre d’un doute pour se faire comprendre, mais de là à dire qu’il serait à l’aise… La porte se ferma à nouveau derrière le garde à la voix rauque et Marius leva son œil sur les cheveux brun de l’inventeur. « Nous allons essayer de faire les choses comme il faut, pour éviter trop de bain de sang. » C’est fou comme cette phrase sonnait comme une blague dans la bouche du nettoyeur de sa Majesté. Il sortit une montre de la poche intérieure de son manteau, il allait pouvoir régler tout cela bientôt. « Oh, j’ai quelque chose pour te faire passer le temps pendant que je vais parler à Marisma… » Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Un jeu de carte, un bilboquet, une charade, une devinette ?

« C’est une devinette. » Et après avoir laissé le chapelier vociférer sa rage, il reprit comme si de rien n’était : « Un roi rend visite à un condamné à mort et lui dit " Aujourd’hui est mon jour de bonté. Demain deux coffres vous seront présentés : Dans l’un, une pierre noire annoncera votre mise à mort et dans l’autre, une pierre blanche annoncera votre liberté. " Et dans la nuit, ne voulant pas risquer de faire libérer le rebelle, le juge glisse deux pierres noires dans les coffres. Le lendemain, le condamné est libéré… Pourquoi ? » Fier de son effet, du choix de l’énigme et de connaitre la réponse alors que Vasile devrait la chercher, il se leva afin de rejoindre le garde qui devait sans doute l’attendre devant la porte. « A plus tard, Vasile. »



@Eques sur Never-Utopia

Marius Simanov
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Espagne-
Sauter vers: