[Event 4, année 0003] Ecoute ta conscience

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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Ven 27 Déc - 2:41
Il avait fallu déployer des trésors de discrétion et d'art en déguisement pour organiser l'entrée de Ronce dans le cabaret. Une reine ne pouvait décemment pas se présenter ici dans un lieu de perdition. Son visage étant connu de tous (merci les pièces de monnaie et les portraits), il avait fallu user de nombre d'artifices. Perruque, maquillage... Il avait fallu déguiser la reine comme une jouvencelle qu'on voulait faire sortir discrètement du couvent.

De blonde, elle était devenue auburn. Longue chevelure d'un rouge profond dont plusieurs mèches étaient nouées en arrière en un chignon lâche. Maquillage un brin forcé mais non outrancier dessinant un regard un peu lourd, des lèvres en accord avec la chevelure. La robe était de mise simple, petite robe du dimanche de la petite fille du peuple.

Aussi maladroite dans cette tenue qu'une vierge dans sa robe de mariée, Ronce dut faire son entrée dans le cabaret. Même si un garde déguisé, jouant le rôle du chaperon, demeurait à ses côtés, les regards se portèrent sur elle. Tout le long de sa traversée jusqu'à la porte des coulisses, Ronce se sentit aussi rouge que ses faux cheveux. Le couloir qui se montrait à eux semblait aussi glauque que les ruelles les plus étroites de la capitale; les ampoules clignotaient quand d'autres n'étaient pas simplement grillées.

Quand le garde finit par ouvrir une des portes, Ronce s'y engouffra comme pour cacher sa présence à des yeux invisibles. Une des employées du cabaret se trouvait là. Peu pudique elle trônait, mains sur les hanches, en corset et bas. Quelques épingles retenaient encore ses cheveux qui semblaient vouloir s'échapper sur ses courbes voluptueuses.

— Vous y avez mis vot' temps ! C'te gamine va m'rendre folle !

Tirant l'enfant qui se tenait à ses côtés, assise sur un tabouret, elle la poussa dans les jupes de Ronce comme on se débarrasse d'un paquet de linge sale. La reine rattrapa l'enfant, l'empêchant de tomber, l'agrippant par les épaules. D'un geste elle fit signe à son garde de payer la femme comme il se devait. Doucement elle recula l'enfant de sa robe, laissant son visage se faire éclairer par l'ampoule au plafond.

— Tu as eu de la chance que cette dame te trouve. D'autres t'auraient vendu à la police ou envoyer à l'orphelinat.

Ronce avait connu l'existence de cette enfant alors que la police vérifiait les cales d'un navire marchand. Un navire comptant une passagère clandestine. Qui dit clandestin dit soupçonnable. Et dans un pays où la paranoïa se trouve à tous les coins de rue, le moindre soupçon devait être vérifié. Retrouvant la trace de l'enfant, Ronce était donc venu jusque dans le cabaret. Repoussant les mèches du visage de l'enfant, elle se mit à genoux devant elle.

— Comment t'appelles-tu ?

©Didi Farl pour Never-Utopia



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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Sam 4 Jan - 0:16

Jiny était en France !! Ce voyage en bateau avait été horrible, terrible ! Pourtant, la planche à peine posée pour relier le pont au quai, elle avait couru pour regagner la terre ferme et sauter de joie. Aaah ! Enfin un sol qui ne bougerait plus ! C'était décidé : Jiny ne reprendrait ja-mais le bateau, ça l'empêchait de manger quoi que ce soit, et les gens étaient trop sérieux à bord. Et puis les tempêtes, hein... Bref, très peu pour elle, et tant pis si ça signifiait qu'elle ne retournerait pas en Angleterre. Sa mère ne se rendrait même pas compte qu'elle n'était plus là.

Le port était un endroit plein de vie, et inutile de dire que toute cette agitation, et cette joie, et ce fourmillement de gens attirait la demoiselle comme la lumière attirait un papillon. Aussi, rien d'étonnant à ce que l'un des gars du bateau ne l'interpelle d'un "Hey !! Reviens par ici, sale petite morveuse !" que Jiny ignora superbement. Mais l'interpellation elle, ne passa pas inaperçue aux oreilles de certaines personnes. En attendant, la demoiselle ô combien repérable par ses cheveux verts courrait dans la foule, son sac à dos se balançant au gré de sa course. A bord, le marin qui l'avait interpelée décida de prévenir la responsable de ce boulet. Jiny, de son côté, ne pensait déjà plus à Iola - pas tout de suite en tout cas, elle se souviendrait d'elle quand il sera question de lui montrer des trucs intéressants ou de poser des questions existentielles...

Et la première grande question que se posa Jiny fut : "Pourquoi est-ce qu'ils parlent tous bizarrement D: ?" et la réponse vint tout naturellement à son esprit : "C'est à cause du sort de sommeil ! Ils ont besoin de réapprendre à parler !" et la jeune fille de se sentir terriblement triste pour eux. Elle espérait quand même que la Reine avait vite réappris à parler, elle O__O !!

En tout cas, Jiny s'en alla, d'un étal à l'autre, fronçant le nez face aux odeurs de poissons trop nombreuses et achetant des bonbons sans comprendre un mot de ce qu'on lui disait, ni les cris à propos de ses pièces. Quoi, elle aurait du deviner que la langue ET la monnaie étaient différentes en France ? En tout cas, son ignorance la rendait de plus en plus suspecte, évidemment.

Et évidemment, arriva le moment fatidique où, à force de vagabonder, Jiny s'était perdue. Impossible de voir le moindre mât de bateau là où elle était, ni de se souvenir par quelle rue elle était arrivée. Bras croisés, la voilà bien embêtée, plantée au milieu de la rue. La nuit n'allait pas tarder à tomber, en plus, comble de la malchance ! Jiny était bien embêtée. Alors elle continua à marcher. Après tout, avec la soirée qui arrivait, il y avait forcément un bal en préparation au palais ! Il lui fallait trouver le plus grand et le plus gros bâtiment de la ville - le château de la Reine !! Yes ! - et des gens bien habillés qui allaient forcément au bal - Yes !!

Mais avec Jiny, tout est relatif. Et bien entendu, si elle n'avait pas remarqué qu'on l'avait signalée aux autorités et que les-dites autorités tentaient de la suivre, même si ce n'était pas toujours facile. Et bien entendu, quand Jiny trouva une femme à la robe si belle et si brillante, il ne faisait aucun doute que cette personne allait au bal royal !

- Weeeeee ! Milady, Milady !!



Jiny courut jusqu'à la femme surprise, et s'accrocha à sa taille en riant... Et en parlant anglais, bien entendu !

- Madame, t'es toute jolie, c'est pour aller au bal de la Reine, hein ? Dis, dis, je me suis perdue, tu pourrais m'amener, toi, jusqu'au palais de la Reine ! Je suis venue rien que pour elle, pour la faire sourire après son long sommeil, tu sais ? Je lui ai amené des bonbons, mais faut pas dire, la stupide mer a tout salé, et il a fallu que j'en rachète - mais j'ai tout mangé, alors faut pas lui dire !! Et, et, et ! Et tu crois que tu pourras me trouver une jolie robe pour aller au bal ? Et...



La femme la secoua et tenta de se débarrasser d'elle, ce qui poussa Jiny à rire un peu plus, prenant cela pour un jeu. Comprenant un peu l'anglais, et voyant que certains passants pointaient dans leur direction approximative, la jeune femme entra au Barbe Bleu, son... lieu de travail. Mais ça, Jiny l'ignorait complètement, et ne savait même pas ce qu'était un cabaret ! La voilà qui commence son babillage incessant, pour savoir qui est cette dame, quand elles vont aller au bal, etc... Excédée, la femme finit par sortir, baragouinant dans un anglais approximatif qu'elle allait chercher quelqu'un pour l'emmener chez la Reine, ou n'importe où, tant que c'était loin d'ici et de ses oreilles - mais ça, ça avait été dit en français, de telle sorte que Jiny eut pitié de cette pauvre femme qui oubliait ses mots en plein milieu de son discours...

Aussi, quand elle revient, Jiny s'employa à tout faire pour lui rendre le sourire, et tenter de la remettre sur le droit chemin ! Articulant lentement ses mots, elle parlait, parlait, riait, dansait avec la pauvre femme excédée. Quel soulagement quand Ronce arriva enfin ! Jiny fut jetée comme une poupée de chiffon, et elle atterrit en riant dans les jupons de la nouvelle arrivante. Waaaaaah, comme elle était belle !! On aurait dit un ange !! La bouche de Jiny se figea dans un "Oooh !" muet, qui fondit quand la personne lui adressa la parole - en anglais, fort heureusement ! Pourquoi aurait-on envoyé Jiny chez la police ou dans un orphelinat ? Elle n'était pas orpheline, enfin ! Et puis, c'était les enfants qu'on envoyait là-bas, pas les grandes filles - les IMMENSES FILLES - comme elle ! Donc, elle fit légèrement la moue, plissant les yeux sur ce sous-entendu comme quoi elle était petite ET une petite enfant qui plus est ! Mais une fois que Ronce lui demanda son nom, oh la la !! Finie, la bouderie !

- Je m'appelle Jiny, j'ai 16 ans, et je ne suis pas petite, tu sais ! Je viens d'Angleterre, et je suis pas orpheline, et je vis une grande aventure ! Mais je ne reprendrai jamais le bateau, ça bouge trop et ça rend malade. Tu as déjà pris le bateau ? Faut pas prendre le bateau, c'est nul, et y'a même des poissons qui peuvent te tomber dessus, oh la la, et ça fait maaaaal. Je suis venue pour voir la Reine ! Tu sais, elle a du s'ennuyer, à dormir aussi longtemps. Moi je dis qu'on peut pas dormir autant qu'on a dit qu'elle dormait. T'imagine ? Moi faut que j'aille faire pipi deux fois la nuit, alors si la Reine avait vraiment dormi cent ans, je pense qu'elle aurait... Haaannnn, tu crois qu'une Reine, ça peut faire pipi au lit D: ?? Nan, c'est pas possible ! Par contre, tu sais si elle a perdu ses mots ? Les gens, ici, ils parlent bizarrement, tu sais ! Je pense qu'il ont oublié comment bien parler ! Ca doit être gênant, non ? En tout cas, j'ai décidé de venir voir la Reine. On prendra le thé ensemble, avec des bonbons et des gâteaux, et le soir, il y aura un grand baaaal !! Dis, tu vas au bal de la Reine, toi, ce soir ?



Et là, elle reprit son souffle, et Jiny afficha un immense sourire. Des étoiles brillaient même dans son regard, alors qu'elle attendait un "oui" à sa dernière question.
Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Lun 13 Jan - 20:04
Le voyage depuis l'Angleterre avait été long, TRÈS long pour la navigatrice qui n'avait absolument pas l'habitude des enfants et des jeunes, encore moins s'ils étaient turbulents.
Elle s'était accrochée l'affection et la requête de Jiny au port de Londres et avait réussi à peu près à préserver sa traversée et à veiller sur elle, ce qui dans le contexte n'était pas un mince exploit, même pour une vieille baroudeuse aguerrie comme Iola.
Les tempêtes, les pirates et les semaines sans vent lui semblaient curieusement faciles à appréhender en comparaison...

Mais, honneur de Kelpie ou d’Écossaise, la femme n'avait qu'une parole et se faisait forte de s'y tenir. Elle avait promis à la gamine de la mener à bon port, et s'était promis à elle-même de la mener sans encombre jusqu'à la reine.
Fallait-il qu'elle soit folle pour avoir cédé à de telles ambitions! Pourtant, même si elle se morigénait mentalement en arpentant le port à la recherche de sa protégée, elle ne regrettait rien.
Peu de personnes parvenaient réellement à toucher Iola au cœur. La navigatrice était réputée -à raison- pour ne se lier à personne et rester d'une froideur tout à fait respectable face aux autres. Elle n'aimait en principe ni les femmes -qu'elle trouvait la plupart du temps trop faibles ou trop traîtresse-, ni les enfants -sans doutes par méconnaissance du sujet.
Jiny représentait à la fois femme ET enfant, et avait réussi le diable savait comment à s'attacher l'affection de cette femme marin.

D'un pas vif, la rouquine traversa le port, scrutant à la dérobée les visages, cheveux, vêtements de tous les passants qui s'offraient à son regard, guettant les accents anglophones aigus de sa petite compagne.
Sans succès.

Par les neuf mers, elle n'a quand même pas pu s'évaporer dans la nature...

L'on parlait de Jiny, ce n'était pas vraiment la personne la plus facile à perdre, même dans un port bondé...
Cependant, il en fallait plus pour décourager une tête de mule comme Iola.
Cherchant ce que sa pupille avait pu vouloir faire en premier, elle fit un détour par les halles, au cas où la gamine aurait voulu racheter des bonbons...
Si seulement Mulwood n'avait pas tant regimbé à lui payer ses gages! Malgré tout, la kelpie savait qu'elle était autant en colère contre le capitaine que contre elle-même. Elle aurait dû prendre Jiny avec elle à ce moment-là, garder un oeil sur elle et ne pas la laisser errer toute seule...
Une jeune anglaise exubérante dans une ville française... Un instant, la britannique se demanda pour qui elle devait s'inquiéter le plus: pour Jiny ou pour ses futures rencontres...?

Malgré tout, la jeune fille n'était pas à l'abri d'un mauvais tour, surtout compte-tenu de son évidente naïveté et cette pensée donnait d'autant plus d'ardeur à son chaperon à tenter de la retrouver.

Iola évitait les soldats, par principe. La navigatrice n'avait rien à se reprocher, son plus grand tort était son penchant pour les jeux de hasard, mais même dans ce domaine, elle restait dans la légalité... Cependant, l'on ne percevait jamais d'un très bon œil une femme en chemise, bottes, corsaire et tricorne, même si cette dernière avait la navigation dans le sang.
Quelque soit le pays, c'était toujours la même histoire: elle ne tenait pas sa place, elle n'acceptait pas son rôle de femme. Elle menait une vie d'homme. Et si ce n'était pas ouvertement interdit, cela suffisait pour la rendre suspecte pour à peu près n'importe quoi, piraterie incluse.

Sans l'appui des forces de l'ordre, sa recherche aurait pu sembler compromise, mais c'était sans compter sur le réseau des marins. Bien que son sexe fut là encore un frein à la bonne coopération de certains, la solidarité était plus forte pour d'autres que les préjugés et un docker finit par lui donner l'information qu'elle recherchait.

- Pour sûr que je l'ai vu vot' moustique! Elle est dure à louper! Ah ah! La garde l'a attrapée, ils l'ont prise pour une clandestine. Mais rassurez-vous, ils l'ont juste confiée à un établissement du coin, le temps de savoir quoi en faire! Le cabaret le "Barbe Bleu"! A deux rues d'ici!
Merci ma p'tite dame!
hurla l'homme lorsqu'elle lui jeta dix livres en récompense pour l'information.

Déjà, la rousse filait en direction de l'établissement indiqué, jurant de manière aussi peu féminine que distinguée, avant d'en franchir le seuil d'un pas déterminé, malgré les regards réprobateurs sur sa mise de garçonne.
Il fallait qu'elle trouve Jiny avant qu'il ne lui arrive des bricoles...
Iola McAllister
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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Mer 15 Jan - 22:11



Ronce n'avait pas une grande expérience des enfants. Elle se limitait à son frère qui était un enfant bien particulier : un prince très attaché à son ainé, au corps rendu faible par la maladie mais dont l'esprit était fort. Peut-être même trop. Habituée donc qu'elle était à un enfant parlant peu, elle fut complètement submergée par le monologue de Jiny. Et comprit mieux pourquoi l'employée s'en était débarrassée aussi vivement. Sa patience avait due être mise à bout.

Ronce tâcha de se rappeler tout ce que la petite lui avait dit, mais impossible. Le rythme rapide, accompagné de l'accent anglais, n'aidait pas. Ne restaient que des bribes et un bourdonnement confus dans l'oreille. Signe annonciateur d'une migraine ?

— Je suis là pour t'emmener voir la Reine.

Après tout c'était la vérité. Ronce aurait pu envoyer des gardes mais quand on lui avait dit que c'était une enfant, elle s'était fait la remarque que la demoiselle aurait moins de réticences à suivre une dame qu'une troupe d'hommes.

— Nous sommes de grandes amies. Je ne sais pas s'il y aura un bal, mais il y a souvent des fêtes dans son palais.

Il ne fallait tout de même pas qu'elle oublie qu'elle s'adressait à une demoiselle qu'on soupçonnait d'être venue clandestinement. Et qui sait qui avait peut-être des liens avec les attentats. On avait déjà vu des enfants employés à faire les tâches les plus viles, car on ne les soupçonnait jamais de tremper dans le crime.

La mener au palais permettrait à Ronce de l'interroger sans que la demoiselle ne s'enfuit, prise de peur. Prenant la main de Jiny dans la sienne, Ronce quitta les couloirs des coulisses pour revenir à la salle principale.

C'est là que l'accueillirent les rumeurs. Les regards n'étaient pas tournées vers elle cette fois-ci mais sur une femme habillée telle un pirate. Ronce se tendit devant cette vision, de même que le garde derrière elle. Cette femme avait-elle un lien avec la jeune Jiny, et si oui, laquelle ? Une femme pirate, évidemment, cela n'aspirait pas confiance. Ronce s'imaginait déjà que celle-ci avait engagé l'enfant, ou la tenait en esclavage.

Prenant les devants, Ronce fit entendre sa voix sous le plafond du cabaret. Une voix de reine, ferme et sûre d'elle.

— Madame, si c'est cette enfant que vous cherchez, sachez qu'elle doit se rendre au palais. Libre à vous de nous suivre.


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Sam 25 Jan - 19:08

L'emmener voir la Reine ? Cette personne était mille fois plus gentille que la dame bien habillée. Aller voir la Reine ? C'était merveilleux !! Enfin une bonne nouvelle dans cette journée : en plus de parler à une personne civilisée - aka quelqu'un qui parlait sa langue - elle allait être amenée là où elle devait aller ! Quelle drôle d'idée, aussi, de ne pas mettre le palais directement près du port, afin de permettre aux visiteurs de le trouver rapidement ! (Jiny ne pensa pas que c'était stratégiquement hyper dangereux.)

En tout cas, cette opportunité tomba à pic, car elle n'aurait ni à chercher l'endroit, ni une personne pour l'amener. Naïve, Jiny décida donc de suivre Ronce - même si elle ne savait pas encore que c'était Ronce ! - jusqu'à destination, quelle que soit cette destination ! Sortant du Cabaret, au grand soulagement de la femme dont s'était entichée la demoiselle anglaise, voilà que la foule se mettait à remuer étrangement et que Ronce parlait à quelqu'un. Mais à quiiiiii ? Jiny se hissa sur la pointe des pieds, tenta de voir... Un chapeau bien connu !

- Iola !! Viens, viens !



Voyant la brève hésitation de la navigatrice, Jiny eut un air de chiot battu et un "Ooooooh..." triste.

- Oh non, écoute moi Iola ! Il ne faut pas que tu ne m'écoutes pas... Heu... Enfin je crois... Je ne sais plus ! Ecoute la dame ! Elle va nous amener, Iola ! Ca va être génial, tu sais ! Madame, c'est Iola ! Elle est gentille tu sais, c'est grâce à elle que j'ai pu prendre le bateau pour venir jusqu'ici, parce que PERSONNE ne voulait que je vienne.



Jiny, ou comment rajouter une couche de suspicion... Sans s'arrêter, elle continua :

- Ils étaient tous macho, ces hommes - tu sais ce que c'est "macho" ? Parce moi pas, mais ça doit être vrai quand même. Puis tu sais, Iola est arrivée, comme un ange, et fiou ! Me voilà à bord, parce qu'elle est super gentille, Iola. Le voyage était long, long, LONG ! J'ai même cru qu'on s'était perdus en mer, mais Iola savait où aller. Et maintenant, tu m'emmènes voir la Reeiiiiiiine ! Tu sais, je suis allée acheter des bonbons pour elle, parce que les miens ont été trempés, pendant la tempête. LES BONBONS !



Jiny s'arrêta brusquement, les yeux exorbités. Les bonbons ! Où les avait-elle mis ? Elle croisa les bras et se mit à réfléchir... Effarée, elle se dit qu'elle avait du les manger sans même s'en rendre compte. Ou peut-être les avait-elle oubliés au cabaret ? Elle se mordit la lèvre et regarda Ronce, Iola, puis à nouveau Ronce, l'air grave :

- C'est terrible. Déjà que je n'ai pas de robe de bal et que mes vêtements ne sentent pas très bons... Mais si en plus je viens les mains vides, je crois que la Reine ne voudra jamais me voir.



Et elle regardait les deux femmes et le garde comme si elle attendait une suggestion de leur part pour se sortir de cet abominable pétrin.
Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Dim 2 Fév - 10:19
Les retrouvailles avec Jiny ne furent pas exactement ce à quoi s'était attendue l'écossaise, qui songeait encore à récupérer sa protégée et à la préparer -ainsi qu'elle au passage- à une demande d'audience. Ce genre de choses ne s'improvisait pas, et la navigatrice avait encore assez de bon sens pour savoir que ses vêtements d'homme risquaient de lui fermer les portes du palais. Non que la perspective d'endosser jupons et dentelles ne l'enchante, mais elle savait faire des concessions lorsque c'était nécessaire.
Et cette rencontre était importante pour Jiny.

Cela étant, elle retrouva l'adolescente escortée par une jeune femme habillée simplement à la manière des suivantes. Une femme de la cour, Iola y aurait misé sa dernière solde, à en juger par son maintient, sa stature et son élocution dont elle avait saisit quelques bribes de phrases en approchant.
Une femme qui voulait emmener Jiny.

Instinctivement, la Kelpie se plaça sur la défensive et darda sur la Française un regard curieux et méfiant. Pourquoi une suivante s'intéressait-elle à une jeune étrangère? Cela lui semblait trop suspect pour être honnête, bien que sa mise d'homme et de marin ne soit pas non plus l'élément qui la place dans le tableau comme la plus grande source de confiance...
Pourtant, dans son cas, les apparences étaient trompeuses et Iola honnête. Mais qu'en était-il de la femme qui escortait sa jeune protégée?
La britannique prit le temps de sa réponse bien qu'on ne semblait pas attendre qu'elle en fournisse une, choisissant ses mots, prononcés dans un français net, mais émaillé d'un fort accent anglo-saxon.

- Cette enfant comme vous dites a pour nom Jiny Snicket. Elle est sous ma responsabilité et sous ma protection.

Des propos qui auraient pu être très mal interprétés si la navigatrice avait eut connaissance des soupçons de la jeune femme à son égard, pourtant le ton de sa voix n'était pas celui d'un maître revendiquant son esclave, il y avait de la déférence et de l'affection à la prononciation de l'identité de la jeune anglaise. Pour le reste, Iola estimait simplement faire preuve de fermeté et faire comprendre à son interlocutrice que ce qui concernait Jiny la concernait aussi.

Pourtant, elle n'était pas enchantée à l'idée de suivre cette inconnue. Le manège de Jiny la dérida un peu, même si elle gardait une profonde réserve envers la suivante. Seule les bases de la courtoisie l'empêchait d'expliquer à Jiny dans leur langue maternelle qu'il valait mieux ne pas se fier à la première personne venue...
C'était à cause de cela que l'écossaise s'était rapprochée de sa jeune compagne, dans le but -un peu fou- de lui épargner bien du mal.
Un choix qui lui causait bien de la peine par moment...

En guise éclaircissement aux informations dispensées par Jiny, la rousse jeune femme lâcha quelques explications, un peu à contrecœur à leur interlocutrice.

- Je suis navigatrice. Jiny voulait traverser la Manche. Comme personne ne l'aurait fait passer, j'en ai pris la responsabilité et j'ai négocié son voyage avec le capitaine Mulwood de la marine marchande Londonienne. Nous avons essuyé une tempête, ce qui nous a retardés.

Elle ne s'était toujours pas présentée et gardait cette information pour plus tard si nécessaire.
La dernière intervention de Jiny lui donna un appui pour demander un délai.

- Vous travaillez au service de la Reine n'est-ce pas? Nous autoriseriez-vous à prendre le temps de quelques courses à Jiny et moi, pour nous trouver des mises convenables pour paraître à la cour, ainsi que les fameux bonbons que ma jeune amie tient tant à offrir à son Altesse?

La question posée dans un français académique tel que Iola l'avait apprit reflétait une sincérité honnête. L'écossaise avait véritablement l'intention de paraître à la cour avec sa jeune amie, mais pas sans un minimum de préparation.
Ceci étant, si leur interlocutrice avait une autre solution pour leur permettre de trouver le nécessaire, Iola n'y voyait pas d'objection.
Il lui fallait juste un peu de temps pour se faire à l'idée de rencontrer la Reine de France. De son propre chef, ce n'était pas un acte qu'elle aurait entreprit, n'ayant pas d'attirance pour la noblesse en dépit d'une ascendance partiellement bien née. Mais Iola était loyale à sa parole et à ses engagements qu'elles ne donnait pas à la légère en dépit des apparences. Elle ne laisserait pas Jiny avant de lui avoir permis de rencontrer la Reine. En toute sécurité.
Iola McAllister
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Ronce de France
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Dim 2 Fév - 13:44



Ronce suivait l'échange en regardant alternativement Jiny et cette navigatrice qui se faisait connaître sous le nom de Iola. De toute évidence la jeune fille ne semblait pas être victime de sévices, et si la navigatrice avait été violente avec elle, elle ne l'aurait pas accueilli avec un aussi grand sourire. Mais Ronce préférait conserver un brin de méfiance; sait-on jamais.

— Ma foi, cette histoire est tellement curieuse qu'il est pratiquement impossible que vous l'ayez inventé. Je veux bien vous croire.

Elle aurait bien voulu amener les deux femmes au plus vite jusqu'au palais, question d'éclaircir toute cette histoire au plus vite, mais tant de précipitation allait apporter encore plus de méfiance. Même si Jiny était prête à la suivre à travers vents et marées, ce n'était pas le cas de Iola. Ronce hocha la tête; pas trop fort cependant, de peur que sa perruque ne tombe.

— Nous avons quelques boutiques dans les environs, peu coûteuses et fort bien fournies.

L'idée sembla plaire aux deux femmes. Soulagée, Ronce mena donc Jiny, pratiquement accrochée à ses jupes, suivie d'Iola hors du Barbe-Bleue. Arrivée à l'extérieur sous le soleil éclatant, Ronce put respirer plus librement. On ne la reprendrait plus à se promener au sein d'un tel lieu de débauche !

Après quelques mètres parcourus, le groupe put accéder à une des ruelles marchandes de la ville. Boutiques de vêtements côtoyaient des merceries, sans compter quelques échoppes où on pouvait se restaurer. Un véritable patchwork de couleurs, d'odeurs. La première boutique à leur tendre les bras fut une échoppe de confiseries, tout en nuances pastels et fragrances sucrées.

— Ma chère Jiny, je pense que tu trouveras là de quoi ravir notre souveraine.

Un coup d'oeil au garde qui lui servait de chaperon lui apprit que, oui, ce cher homme avait encore de la monnaie sur lui. Il fallait espérer qu'il y en eut assez pour contenter l'appétit vorace de Jiny.


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Sam 8 Fév - 23:05

Jiny gardait son poing fermé sur l'une des jupes de Ronce. C'était très enfantin comme réaction, mais Jiny n'aimait pas que les gens la fuient - une chose qui arrivait trop souvent, selon elle... Même si dans le cas présent, elle zappait complètement que cette fois, on était venue la chercher et que ce "on" n'avait pas forcément l'intention de la laisser partir. En tout cas, elle accueillit la proposition de faire les magasins comme une super nouvelle ! Jiny trottina donc joyeusement, tenant la jupe de Ronce à sa droite, la chemise de Iola à gauche. Son esprit fonctionnait à trois cents à l'heure - ce qui expliquait son silence derrière son sourire.

Que pouvait-elle offrir à la Reine ? Après tout, la souveraine pouvait avoir tout ce qu'elle voulait, quand elle voulait - la chance ! Elle trouverait bien, une fois dans les magasins ! A manger, ça, c'était une évidence - quand sa mère parlait encore, elle disait à Jiny qu'il fallait toujours amener quelque chose de bon à manger chez son hôte - mais à côté ? Mais bien entendu, une fois la boutique de sucreries en vue, toutes ces préoccupations passèrent à la trappe. Lâchant Ronce et Iola, la demoiselle se précipita vers la boutique et y entra précipitamment.

C'était le paradis ! Des sucreries inédites, partout, PAR-TOUT, des choses qu'elle n'avait encore jamais mangées ! Il y avait même des gâteaux en forme de... de... En forme comme on n'en trouve que dans des livres ! Jiny était collée à une vitrine, salivant intérieurement, des étoiles et des paillettes plein le regard. Pourtant, avant de penser à contenter son estomac qui criait famine - elle n'avait rien mangé depuis si longtemps ! - et gargouillait sans ménagement, elle fit preuve d'un calme assez peu inhabituel, pour quiconque la connaissait un peu. Le front barré d'une ride pensive, Jiny examinait tout ce qu'il y avait sur les présentoirs, soucieuse de trouver LE truc pour la reine. Mais finalement, elle n'eut pas besoin de réfléchir très longtemps et finit par se diriger vers la confiseuse, restée muette face à cette étrange cliente venue avec des renforts...

- Mademoiselle ?
- Bonjour Madame. Il me faut des bonbons pour la reine. Ceux-là, là, de toutes les couleurs, et les fleurs en sucre. S'il te plaît. Tu penses que ce seras assez sucré ? Ah, et il me faut la plus belle boîte du monde, pour les emballer, d'accord ? S'il te plaît ? Merci =D



Parce que le sucre, ça maintenait éveillé. On avait plusieurs fois conseillé à Jiny de ne pas abuser du sucre le soir, parce que ça empêchait de dormir - en offrant suffisamment de confiseries à la Reine, aucune chance qu'elle retombe dans un sommeil trop long. Et au pire, Jiny mettrait du sucre dans son thé, en plus : aux grands maux, les grands remèdes. Elle n'avait pas vécu l'enfer en mer pour assister à la sieste de Son Altesse. La confiseuse lui répondit quelque chose qu'elle ne comprit pas, ce qui ramena un autre problème dans l'esprit de Jiny. Elle se tourna vers Ronce - tout en ignorant toujours qui elle était - et pencha la tête sur le côté :

- Tu sais s'il y a des écoles, en France ? Parce que tous les gens semblent ne pas savoir parler - à part toi, bien entendu. Moi je pense que ça serait plus facile si tout le monde pouvait se comprendre, tu vois ? Et l'école, c'est peut-être casse-pied, mais au moins, les gens sauraient parler...



Où comment montrer un dédain certain pour les gens qui ne parlaient pas anglais...
Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Dim 9 Fév - 8:43
La réaction de la suivante lui inspira pour toute réaction un haussement de sourcils. Bien évidemment qu'elle disait la vérité! Quel intérêt aurait-elle eut à raconter une histoire pareille à une femme de basse naissance sortant d'un cabaret et discutant avec sa protégée? Elle ne se sentait pas particulièrement obligée de se justifier, et l'avait plus fait par volonté de se montrer aimable et pour Jiny, que par réelle nécessité. Eut-elle su qu'elle parlait à la Reine, sans doutes aurait-elle revu un peu l'ordre de ses pensées. Toutefois, elle n'en savait rien et se contenta d'un haussement d'épaules pour toute réponse. Que cette étrangère la croit ou non c'était vrai. Et tout ce qui lui importait dans l'équation, c'était Jiny...

La détermination du début finit par céder la place à un malaise insistant. Iola n'était pas habituée aux civilités, non qu'elle y soit étrangère, mais elle avait tendance à fuir les personnes qu'elle ne connaissait pas. Comme la suivante par exemple, qui ne lui inspirait pas tout à fait confiance. Cette femme cachait quelque chose, elle en aurait mit sa main à couper. Mais alors quoi...?
Et cette idée était bien certainement la seule chose qui la retenait dans la partie, avec la main de Jiny agrippée à sa chemise.
Il était exclu de laisser sa jeune protégée face à une femme qui dissimulait sa vraie nature... Se disait la Kelpie qui tentait de passer pour humaine! Ce paradoxe lui tira un sourire sans joie. Certes, elle avait aussi ses secrets, mais elle, ne cachait rien de ses intentions!

Son regard dévia sur l'adolescente avec une légère amertume. Sitôt le pied à terre, la petite anglaise avait continué sans un regard en arrière. Derrière cette joie volubile, n'y avait-il pas finalement la même solitude que celle qu'elle vivait? Jiny donnait l'impression de nouer contact avec tout le monde sans s'arrêter sur personne.
Mais peut-être l'écossaise se trompait-elle après tout...

Elle ne soufflait mot, se sentant de trop dans cette aventure. La France policée et élégante n'avait que faire d'une aventurière déguenillée et indépendante après tout...
Lorsque Jiny eut fini ses courses pour la Reine, Iola commanda un assortiment de bonbons qu'elle tendit à Jiny avec un petit sourire.

- Une petite compensation pour ceux que tu as perdu dans la tempête...

La "petite compensation" représentait un volume presque aussi important que ce que l'adolescente avait apporté à bord, et la navigatrice ne sembla pas se formaliser de prendre sur ses deniers pour la lui offrir.
Après quoi elle avisa une boutique de vêtements non loin dans la rue. Dire qu'elle allait devoir passer une robe... Le soupir qu'elle eut à cet instant trahissait que l'idée n'évoquait aucun plaisir. Que n'avait-elle pas entreprit pour Jiny! Iola McAllister, virago notoire et aventurière se prenant d'affection pour quelqu'un était déjà un événement notable, mais si ses rares amis se doutaient qu'elle allait jouer les Lady, elle en aurait vu plus d'un se rouler par terre, hilare!
Elle eut une moue de défi pour elle-même. Et pourquoi pas?
Elle était une McAllister après tout...
Iola McAllister
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Ronce de France
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Dim 9 Fév - 21:08



La commande de Jiny était des plus copieuses, et la propriétaire devait se dire qu'elle avait fait là une bonne journée. Ronce régla elle-même les dépenses; après tout le trésor royal s'en remettrait bien vite. L'interrogation de Jiny lui fit comprendre que la demoiselle ne savait rien du français. Peu étonnant, vu que cette langue avait pratiquement disparu pendant un siècle. Ronce avait bien fait d'user, par prudence, de l'anglais pour lui parler.

— C'est qu'ici ils parlent français. C'est la langue du pays, mais peu de gens la comprennent.

Mais Ronce n'eut pas le temps de s'attarder sur le sujet que, déjà, le groupe se dirigeait vers une boutique de vêtements.

C'est alors que l'explosion retentit. Ronce sentit les pavés remuer sous ses pieds, comme si elle tentait de marcher sur une armée de tortues prenant la fuite. Le bruit l'avait sonné; ses oreilles sifflaient. Secouant la tête pour chasser ce bruit indésirable, Ronce perçut alors les cris. Des habitants couraient dans la rue où elle et son groupe se trouvaient. La reine remarqua alors qu'elle était tombée, fesses sur le sol, et que sa perruque se trouvait à terre.

Autour d'elle, les gens hurlaient à l'attentat et une épaisse fumée noire montait en panache dans le ciel. Un passant, terrifié, se jeta presque à terre aux pieds de Ronce.

— Pourquoi ne faites-vous rien, notre reine ? Ces attentats nous tueront tous !

Ronce ne sut quoi dire, partagée entre la douleur de voir son peuple souffrir et l'embarras où l'avait jeté toute cette scène. Elle se tourna vers Jiny et Iola, et ne put qu'esquisser un sourire gêné.


Codage par Narja pour Never Utopia


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Mer 12 Fév - 23:07

Elle avait les bonbons, il ne manquait plus qu'à Jiny la robe ! Elle prit le paquet des mains de la confiseuse avec un sourire satisfait - et une folle envie de juste goûter un bonbon... Quand Iola lui tendit un É-NOOOOOORME paquet - au point qu'elle lâcha "la plus belle boîte qu'il faut rendre ENCORE plus belle pour la Reine" - pour attraper les bonbons offerts par la navigatrice. Il y avait des étoiles dans son regard, et de la douceur dans ses gestes - le genre d'attendrissement que l'on a pour un fragile nouveau né que l'on vous tend. Jiny regardait le paquet avec adoration, et finit par le serrer tout contre elle.

- Merci ! Merci, Iola, merci !!



C'est tout ce qu'elle parvint à dire ! Serrant une dernière fois le paquet contre elle, Jiny finit par le poser à terre, à côté de la superbe boîte - qui était un peu moins belle - et se défit de son sac à dos pour y mettre son nouveau trésor - et le délester de quelques vaillants éléments. La tête de Jiny ressemblait à celle d'un hamster aux bajoues pleines de graines, mais au moins, elle avait retrouvé le sourire. Son sac fut rapidement fermé, remis sur son dos, et ses mains occupées par la boîte de confiseries pour la Reine. C'était reparti, donc !

Ah oui : elle avait zappé cette histoire de "français". Pour le moment. Ca lui reviendrait plus tard, bien entendu, au moment où l'on s'y attendrait le moins.

Après les bonbons, la robe ! HAN LA LA !! Il lui fallait une robe sublime ! Toute verte ! Avec peut-être un peu de blanc, mais du blanc qui tirait sur le vert ! Et des rubans verts ! Et...

BRRROOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUMMMMM...

Interrompue dans son babillage incessant - où Jiny évoquait donc sa robe royalement idéale, donc - elle se retrouva sur la mer. Enfin, comme sur la mer en tout cas.

- Ah non !!



Sa protestation était vaine, bien entendu. Qu'elle le veuille ou non, la terre tremblait, et la fit tanguer comme sur la mer... Tant et si bien qu'elle finit par terre, sur les fesses ! Les gens criaient autour d'elle, courraient pour se réfugier loin, très loin de l'épicentre d'où s'élevait une colonne de fumée noire à l'odeur insupportable. Jiny hurla, alors que Iola s'était interposée entre elle et tout le reste. Elle bondit sur ses pieds et lui agrippa la manche en tirant dessus à répétition, et paniquée, elle demanda des explications :

- Iola ! Iola, Iola !!! Elle a perdu ses cheveux, la dame, elle a perdu ses... Oh ! Elle avait d'autres cheveux en-dessous O____O ...



...

...

- Iola, les gens d'ici sont vraiment bizarres. Et pourquoi le monsieur est agenouillé comme ça ?



Rappelons donc que Jiny ne comprenait toujours pas le français... Et qu'accessoirement, elle se fichait pas mal de l'attentat qui avait eu lieu pourtant très proche d'elles !
Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Mer 19 Fév - 13:56
Il n'y avait pas que la gérante de la boutique qui venait de voir sa journée s'éclairer d'une lumière nouvelle à en juger par la réaction de Jiny. Iola s'attendait certes à lui faire plaisir, mais n'avait pas imaginé une telle réaction et se partagea entre plaisir et gêne, étant peu expansive. Et si l'on essayait de la juger par comparaison à Jiny, l'écossaise était presque inerte!
Elle eut un petit hochement de tête accompagné d'un sourire lorsque sa jeune amie commença à savourer une poignée de bonbons, puis se tourna vers la suivante qui tentait d'expliquer à la jeune fille la notion de langue propre à la France...

Une petite part de la navigatrice ressentit un élan de compassion pour la jeune femme tout en doutant de l'efficacité de son discours... Elle s'abstint cependant de formuler le moindre commentaire et ce fut Jiny qui alimenta abondamment la conversation -comment faisait-elle pour parler autant et manger en même temps?- en commentant sa robe idéale, description que Iola écoutait d'une oreille distraite en s'apprêtant à poser une question à leur accompagnatrice pour l'interroger sur son identité, notant que la jeune femme ne s'était pas présentée. Et pouvoir associer un nom à un visage serait toujours plus simple pour la conversation, même s'il ne fallait pas trop attendre de la flamboyante rousse qu'elle l'alimente beaucoup...

Et ce fut à cet instant que les événements s'enchaînèrent à une vitesse incroyable, le retentissement proche d'une explosion, et presque immédiatement l'onde qui les secoua... Son premier réflexe fut se se poster entre Jiny et le souffle qui réduisait son équilibre à un tangage précaire, la poussant à s'agenouiller avec la jeune fille. Le choc passé, une véritable débandade s'ébroua dans les rues où les habitants fuyaient le bâtiment sinistré.

Sans lâcher Jiny, elle chercha des yeux la suivante qui les accompagnaient et les paroles de sa jeune amie l'interpellèrent. Elle vit la suivante -qui n'en était pas une- assise par terre, une perruque proche d'elle, un homme à genoux face à elle la suppliant d'intervenir... Malgré le sifflement soutenu que la déflagration avait provoqué à son ouïe, elle ne perdit pas un mot de la supplique qu'elle comprit relativement bien.
Et alors que Jiny lui demandait des explications, elle lui répondit sans quitter la reine des yeux -malgré l'impertinence d'une telle attitude-.

- Tu voulais rencontrer la reine, Jiny, je crois que c'est fait... Il semble que ce soit ta nouvelle amie ici présente... Quant aux personnes qui s’agenouillent, c'est l'usage en présence d'une tête couronnée.

Le ton de sa voix détonnait beaucoup avec le fil des événements en étant d'un calme presque flegmatique, son timbre un peu rauque dépassant à peine le niveau de la conversation à voix basse.
A son tour, elle se rétablit pour imprimer la révérence d'usage envers la souveraine, puis se releva pour un geste beaucoup moins conventionnel: lui tendre la main afin de l'aider à se relever.

- Dans mes souvenirs, la France était un pays plus calme... Ce genre de choses arrivent-elles souvent?

Inutile d'insister sur le fait que le comportement de la navigatrice n'était pas tout à fait celui que les us auraient voulus face à une Reine, mais plutôt celui d'une femme à une autre, ce qui, dans le contexte lui semblait plus productif: en restant proche de Ronce plutôt que se tenir à genoux devant elle, il lui serait plus facile de prévenir les mouvements de foule des habitants encore paniqués à son encontre ou celle de Jiny, à laquelle elle fit signe d'approcher.

- Hum, je crois que pour la robe, il faudra remettre cela à plus tard... Enfin selon ce qu'en dira la Reine...?

Autant Iola se permettait un peu de contre-courant avec les traditions, autant il lui semblait malvenu de contrarier la Reine de France. Et après l'incident qui venait d'arriver, sans doutes n'était-il pas prudent pour cette dernière de prendre un bain de foule...
Iola McAllister
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Ronce de France
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Mer 19 Fév - 17:08
Inutile de se cacher, le pot aux roses était découvert. Ronce saisit avec reconnaissance la main d'Iola pour s'aider à se relever. Le garde qui lui servait d'escorte tâchait d'éloigner les passants, les poussant à rentrer chez eux, circulez y a rien à voir. Ronce se plia en deux pour ramasser la perruque, l'époussetant tandis qu'elle écoutait les questions de la navigatrice.

— Malheureusement nous sommes victimes d'attentats ces derniers temps. Mais je vous en parlerais plus en détail en privé. Comme vous l'avez vous-même remarqué, nous ferions mieux de nous éloigner.

Ronce voyait déjà venir la cohorte d'habitants se ruer sur elle pour implorer grâce. Déjà elle apercevait certains courant à sa rencontre, les mains tendues vers elle, certains partiellement brûlés. Vision néfaste que Ronce voulut cacher à Jiny en se plaçant devant elle tandis qu'elle se recoiffait de la perruque.

— Je vous propose de nous rendre dans un endroit plus sûr. Le château n'est pas trop loin.

Se tournant vers le garde, elle lui ordonna de veiller à ce que personne ne les suive, mais d'aider tout de même les habitants. L'homme lui répondit d'un hochement de tête. Cela suffit à Ronce pour qu'elle ordonne aux deux femmes, d'une voix habituée à être obéie, de la suivre.

Le groupe emprunta des ruelles, veillant à éviter les grandes allées où elles pouvaient croiser des habitants. Mais des clameurs continuaient de se faire entendre, plaintes de civils blessés, échos de nouvelles explosions. Aller jusqu'au château allait se révéler plus compliqué que prévu.

Spoiler:
 


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Lun 10 Mar - 23:48

Des attentats ? Jiny sursauta et eut une expression horrifiée en entendant ces mots. Elle n'avait aucune idée de ce que ça pouvait être, mais ça semblait tellement grave !! Après tout, la Reine - han la la, la Reine !! - avait utilisé dans la même phrase le mot "victime". Mais qui pouvait bien s'en prendre ainsi à une Reine !

... Bon, Jiny avait bien sa petite idée. Parce que bon, quand on dort 100 ans, ça doit en fâcher, des gens. Surtout si la Reine avait... Enfin vous savez... Souillé ses draps. Jiny pinça ses lèvres et regarda Ronce dans les yeux. Oh oui, si ça s'était passé, ça avait du fâcher les gens chargés du nettoyage. Son nez se plissa brièvement. Mais sans doute faisait-elle fausse route : on ne faisait pas trembler la terre pour un pipi au lit, quand même. Et puis si ça avait vraiment un rapport avec ce qui aurait pu se passer au château pendant le sommeil de la Reine, l'odieux auteur de cet "attentat" n'aurait pas fait tremblé la terre près des magasins.

... Encore fallait-il que l'attentat en question soit bien ce tremblement de terre.

Puis rapidement (comme toujours avec Jiny) ses pensées furent tournées vers autre chose. Le château ! Elle proposait d'aller au château !! Elle frappa dans ses mains, se retenant de sauter partout en criant de joie. Elle avait encore des fourmis dans les jambes, il ne faudrait pas qu'elle tombe bêtement et se torde une cheville ici, loin du palais royal ! Vite, le trio commença à parcourir les rues, dans le seul but de rejoindre le château. Les gens se précipitaient à leur rencontre - enfin, à celle de la Reine - et passaient leur temps à les arrêter. Qu'est-ce qu'ils étaient casse-pieds ! Ils n'avaient qu'à attendre leur tour pour être invités à prendre le thé avec la Reine.

Jiny n'en revenait d'ailleurs toujours pas. La Reine de France l'avait attendue, et était venue la chercher en personne !! C'était incroyable !!

Mais décidément, ces gens cherchaient à s'imposer. Jiny tapait du pied et mordait dans le col de sa chemise, frustrée. Puis elle eut une idée de Jiny (de génie, mais version Jiny, donc). Avec difficulté, elle monta sur le banc d'une échoppe et cria :

- Écoutez-moi !! Écoutez-moi tous !! Je vais vous donner un conseil.



Elle inspira. Jiny espérait que pour une fois, ça marcherait comme il fallait. Pour une fois, il fallait que personne ne l'écoute. Elle semblait d'un coup bien sérieuse.

- Voici ce que nous allons faire : allons tous au château !! Nous y serons en sécurité ! Allez tout le monde, direction le château !!



Et la foule, après une demi seconde d'hésitation, se dispersa dans des directions différentes - et surtout pas dans celle que Ronce, Iola et elles empruntaient jusqu'à présent. Bon par contre, il y avait un autre problème. Ronce et Iola aussi semblaient décidées à aller ailleurs. Jiny prit leurs mains et tira dessus pour les entrainer à sa suite :

- Mais non ! Nous trois, on va vraiment au château, pas les autres ! Non, non, pas par là non plus ! Allez, on va au château ! Par ici, allez !



Mais plus elle parlait, et plus son pouvoir - qu'elle avait utilisé de manière consciente et calculée - continuait à agir sur les deux femmes. Sauf que là, elle n'y pensait plus, bien entendu. Agacée, elle finit par gonfler les joues, puis à soupirer bruyamment. Mais au moins, elle arrêtait de parler...

Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Mer 26 Mar - 17:20
La navigatrice n'était pas très à l'aise. Elle l'était rarement sur la terre ferme, et encore moins face à la foule, mais ce qui la perturbait réellement était l'attentat qui venait d'avoir lieu et le fait que la Reine de France -rien de moins!- se promenait dehors à ses côtés...
Quand bien même la Kelpie n'était pas forcément très patriote, d'autant plus dans un pays qui n'était pas le sien, il ne lui serait pas venu à l'esprit de laisser derrière elle la Reine de France.
Même si jouer les gardes du corps lui était moins facile et naturel que défier les éléments à la proue d'un navire...

Cependant, ce qu'elle faisait, elle le faisait pour Jiny, pour la Reine... et aussi un peu pour se prouver quelque chose à elle-même: même si elle n'était pas un être humain à part entière, elle était humaine.

La route pour le château était tortueuse, d'autant plus qu'elles empruntaient les petites travées et que les sujets du royaume quémandaient l'aide de leur souveraine à chaque nouveau carrefour. Une telle détresse la toucha, d'autant que rien depuis les côtes britanniques ne semblaient avoir donné la mesure réelle de la situation...

La navigatrice fut surprise de voir soudain Jiny prendre de la hauteur pour suggérer quelque chose. Leur destination lui paru soudain peu importante, voir déplaisante. Ne valait-il pas mieux retourner sur le port?
Cela dura un temps qu'elle n'aurait su définir, et elle vit Jiny les tirer elle et la reine pour les encourager à rejoindre le château... Quelle étrange idée!
Elle s'arrêta cependant après quelques mètres lorsque la jeune anglaise eut fini de parler, une étrange sensation à l'esprit. Difficile de faire le point exact sur ce dont il s'agissait, ou sur son effet exact, mais cela ne lui semblait pas... spontané.

Elle se tourna vers la reine, un peu hébétée de constater qu'elles avaient dévié de leur destination. Elles avaient voulu éviter le château à un moment donné, mais pourquoi? Gardant cette énigme dans un coin de son esprit, elle rejoignit la Reine et Jiny, jetant des regards nerveux aux alentours.

- Nous devrions ne pas trop tarder ici, l'endroit ne me dit rien qui vaille...

Certes, ce n'était peut-être pas très diplomate de faire savoir à un chef d’État que les ruelles d'une de ses villes ne sont pas sûres, mais plus que sa fierté, c'était la sécurité de la Reine qu'elle espérait préserver. Le faubourg était manifestement pauvre, et Iola n'aurait pas juré qu'il soit tout à fait paisible, et elle préférait un départ rapide à un affrontement déplaisant...
L'écossaise avait de nombreux défauts, mais elle était assez intègre pour être loyale, et savait que dans la situation actuelle, cela pourrait la pousser à se mettre en danger.
Histoire de donner le change, elle sourit amicalement à Jiny et fit montre d'une assurance de façade. Autant ne pas rendre ses incertitudes contagieuses...

Toujours à voix basse, comme elle semblait s'exprimer ainsi la plupart du temps, elle tenta de faire la conversation aux deux femmes qui l'accompagnaient.

- Quelle sera la suite du programme? Je veux dire, lorsque nous arriverons. Comment les choses vont-elles se passer? Y a t-il un protocole à respecter?

Elle-même n'était pas très sûre du sens de sa question, mais il s'agissait d'alléger l'ambiance -et peut-être pour une fois, de pousser Jiny à parler...
Iola McAllister
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Ronce de France
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Mer 26 Mar - 18:03
Ronce mit du temps à sortir de l'ensorcellement de Jiny. La reine se retrouva soudainement à écarquiller les yeux et à se demander où elle allait. Pourquoi voulait-elle s'éloigner du château ? Pourtant elle n'avait entendu aucune explosion provenant de cette partie de la ville. La jeune femme fronça les sourcils, cherchant à comprendre ce qui lui arrivait. Mais les cris alentours, l'urgence de la situation, la poussa à mettre ce point de côté. Tout ce qu'elle pouvait constater c'était le garde qui la secondait avait disparu. Tout ceci était bien étrange.

Mais il n'était pas temps de s'étendre sur le sujet. Ronce poussa Jiny et Iola à reprendre la route vers le palais. Secondant les deux femmes, Ronce répondit aux interrogations de la navigatrice.

— Vu l'urgence de la situation, je pense qu'on pourra oublier le protocole. Le plus important est de nous mettre toutes en sécurité.

Mais, hélas, ce ne sera pas pour tout de suite. Débouchant dans une ruelle, le groupe arriva soudainement face à une troupe de gardes. Probablement envoyés pour retrouver le coupable, ils bloquaient la ruelle, le fer de leurs lances brandis vers le ciel. Ronce alla devant eux, sans perruque. Elle n'avait pas à se cacher.

— Messieurs...

Tous les gardes se plièrent pour la saluer. D'un hochement de tête la reine leur fit comprendre qu'ils pouvaient se relever.

— Madame. Nous recherchons à appréhender le coupable. Des gens l'auraient vu dans les environs. Nous avons à quadriller la zone.
— Sait-on à quoi il ressemble ?
— Certains parlent d'un automate.

Automate ? Voilà qui était curieux. Ronce allait demander à ce qu'un garde lui soit délégué pour qu'il puisse la mener, elle et ses camarades, jusqu'au palais quand une voix retentit. Une des victimes de l'attentat, un bandeau ensanglanté ceignant son crâne, pointait du doigt une silhouette qui se trouvait à la gauche de Ronce.

— C'est lui ! Le coupable ! Attrapez-le !

Déjà la silhouette cherchait à s'échapper, poursuivie par les gardes. Iola et Jiny allaient-elle tenter de l'attraper ?

Citation :
Si besoin envoyez moi un MP pour avoir la description de la silhouette !


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Lun 28 Avr - 11:45

Ah ! Voilà, elles reprenaient leurs esprits ! Jiny en fut soulagée, un énorme sourire de soulagement sur les lèvres ! Maintenant, elles pouvaient s'éloigner de l'attentat, et aller au château. Han, le château ! Elle n'en revenait toujours pas, notre demoiselle ! Mais c'était un rêve qui allait devenir réalité, très vite !

Encore qu'il aurait fallu que rien, ni personne, ne se mette en travers de leur chemin... Et ça, ce n'était pas gagné ! A peine quelques mètres parcourus, voilà que de nouveaux gardes débarquaient... Ils allaient les accompagner - hein qu'ils allaient les accompagner, parce que c'était un peu casse pieds, ces gens et ces attentats qui débarquaient de n'importe où pour vous mettre des embûches sur votre chemin... - mais quelqu'un cria.

Un mot que, même sans comprendre le français, sonnait comme "coupable". Jiny cria, surprise !

- Le coupable ? Le coupable ?!


Elle aurait presque eu envie de frapper dans ses mains, fière d'avoir compris un mot qui n'était pas anglais. Au lieu de cela, Jiny se mit à réfléchir intensément. Le coupable ? Oui, mais le coupable de quoi ? La tête penchée sur le côté, elle fronça un sourcil, bras croisés. Décidément, ces français étaient très étranges ! Alors Jiny se tourna vers Ronce :

- Mais en fait, vous prononcez juste les mots différemment ! Culpable - même si ça fait un peu trop sérieux - et vous, vous dites "coupablllllle".


Elle avait du faire un effort de dingue pour prononcer ce mot comme les gardes précédemment. D'ailleurs, la voilà qui tente de dire le mot, d'une traite, sans trop hésiter. Évidemment, Jiny oublia, entre temps, qu'elle aurait du s'intéresser à qui était coupable de quoi. Et accessoirement, courir après le fuyard...
Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Lun 5 Mai - 20:28
hrp:
 

La Kelpie ne put qu'approuver la sagacité de la reine lorsque celle-ci évoqua la priorité de leur sécurité à toutes. Cependant, elle gardait le périmètre à l’œil en escortant la souveraine jusqu'à la garde. N'eut été de son amour pour la mer, Iola aurait peut-être fait un bon garde du corps: elle était assez mal à l'aise pour être vigilante et surveiller les alentours à la recherche du moindre geste ou acte suspect.

Sans un mot, l'écossaise suivit l'échange entre les soldats et la reine Ronce, fronçant les sourcils pour se concentrer sur la traduction de propos qui ne lui étaient pas adressés.
Un automate? Cette caractéristique lui fit hausser un sourcil, même si elle se garda de tout commentaire. Qu'est-ce que tout cela voulait dire?

Ce fut la voix stridente d'une des victimes de l'attentat désignant le coupable qui la tira de ses pensées. Machinalement, avant même d'y réfléchir tout à fait, elle s'élança derrière le fuyard à la suite des gens de Ronce. L'individu courait vite et la Britannique ne connaissait pas très bien les rues et les passages qu'elle devait emprunter et rapidement en dépit de ses efforts, elle fut distancée. Haletante, elle finit par s'arrêter et dépitée, fixa la rue où elle avait perdu le fuyard. A la distance qu'il avait tenue entre eux, elle n'était pas parvenue à le voir clairement.
Frustrée de sa défaite, elle s'apprêtait à faire demi-tour lorsqu'elle remarqua un morceau d'étoffe proche de la couleur du vêtement du suspect coincé dans les barbes d'une grille de fenêtre. Sans grande conviction, elle chercha un mouvement du regard qui aurait pu lui indiquer la proximité de la personne qu'elle cherchait, et en désespoir de cause ramassa le fragment de tissu pour rejoindre la souveraine et Jiny.

Certes, elle n'avait rien promis à la Reine, mais rentrer les mains vides ou presque était rageant.
La rage était cependant peu de choses comparé à la crainte grandissante d'avoir laissé une haute personnalité et sa jeune amie seules près d'un lieu d'attentat.
Elle accéléra le pas, cherchant des yeux les deux visages qu'elle espérait voir, et se fia aux babillages
de Jiny dont elle captait des bribes pour s'orienter. Finalement, elle arriva vers ses compagnes, le visage plutôt sombre.

- Il m'a échappé, mais les soldats sont sur ses traces... Je n'ai pas pu l'approcher, mais il a laissé ceci derrière lui...

Elle montra sa trouvaille à la Reine, ne sachant trop si cet élément aurait le moindre poids ou la moindre importance pour retrouver leur poseur d'explosifs. Toutefois autant ne pas négliger la moindre piste, c'était parfois les petits détails qui permettaient de faire la différence...
Iola McAllister
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Ronce de France
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Mer 7 Mai - 10:41
Un des gardes les plus rapides (à savoir portant le moins d'attirail métallique) courut seconder la navigatrice. De son coté Ronce dût attendre aux cotés des autres gardes et de Jiny qui faisait part de ses découvertes de la langue française.

— Oui l'anglais et le français se ressemblent beaucoup, répondit-elle à Jiny en anglais pour ne pas perdre l'enfant. Je t'apprendrais quelques mots de français tout à l'heure.

Quand la navigatrice revint avec un indice, la reine accueillit cette nouvelle avec joie. Prenant le bout de tissu elle le tourna et retourna entre ses doigts.

— Cela me dit quelque chose. Nous ne portons pas de tels vêtements en France.

Un éclair sembla traverser le regard de Ronce. La reine se jeta presque sur le civil blessé qui avait crié "au coupable" et était, en ce moment même, interrogé par les gardes.

— Auriez-vous vu un automate près de l'homme qui s'est enfui ?
— Oui, j'ai pas eu le temps de trop le voir. J'sais juste que l'homme était blond et barbu.

La reine remercia l'homme. Un voile sombre couvrait son visage et c'est, sans aucun un sourire, qu'elle invita les deux femmes à la suivre. Deux gardes les escortèrent jusqu'aux portes du palais. Le chemin était soudainement bien plus rapide et l'ambiance bien plus sombre. Ce n'est que lorsque le lourd portail délimitant les jardins du palais se referma derrière eux que Ronce parla.

— Ce tissu que vous m'avez donné Dame Iola appartient à un homme que je connais. Un homme qui, de toute apparence, sous couvert de servir mon pays cherche à le détruire. Un homme du nom de

La nouvelle avait eu l'effet d'un couperet sur Ronce. Les jambes tremblantes la reine s'assit sur le banc le plus proche.

— Je tiens à vous remercier, toutes les deux, sans vous nous n'aurions probablement pas su qui était derrière ces attentats.

Un garde accourut à ce moment. Le souffle court, il fit savoir à sa reine qu'il avait été à deux doigts d'attraper le coupable. Mais la course-poursuite avait été plus rude que prévue et le garde n'avait réussi qu'à arracher la sacoche de l'homme.

— C'est déjà beaucoup. Voyons ce qu'y a à l'intérieur.

Ronce ouvrit la sacoche et en déversa le contenu sur le banc.



Citation :
Chacun de vos personnages peut prendre connaissance d'un des papiers ou les deux comme vous le souhaitez. Considérez que Ronce vous laisse agir ayant confiance en vous et espérant que vous l'aideriez à mieux comprendre l'affaire ! Hésitez pas à user des balises hide pour garder certaines infos secrètes au reste du forum. Autant jouer le jeu !  °3° 


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Jiny Snicket
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Jiny Snicket
Ven 27 Juin - 21:10

Jiny ne comprenait rien - et ne voulait rien comprendre - à ce qui se passait. Iola n'avait pas rattrapé la personne après qui elle courait, la Reine semblait sur le point de défaillir - oooh, comme c'était élégant ! - et elles avaient trouvé qui étaient derrière les attentats. Même en ne suivant rien des événements, Jiny arbora un grand sourire et posa ses mains sur les hanches, fière d'elle. Elle aurait pu faire un petit discours, où elle dirait : "C'est tout à fait normal, votre Majesté ! Nous n'avons fait que notre devoir !" et à Iola, elle aurait dit : "On fait une super équipe, t'as vu ? On pourrait être détectives, ensemble !" Mais étrangement, elle sut qu'elle devait s'abstenir. Et quand sa petite voix intérieure lui disait de se taire, Jiny l'écoutait.

Et puis de toute façon, elle avait autre chose pour captiver son attention. Ronce versa le contenu d'une sacoche sur le banc près d'elle, et Jiny se précipita pour regarder toutes ces affaires d'un air très sérieux - elle était détective royale, maintenant, elle ne pouvait pas se permettre d'être exubérante !

... Oh du pain !!

Jiny prit une des boulettes et après l'avoir reniflée, observée, elle l'engloutit en la mastiquant très sérieusement - comme si cela pouvait justifier son geste et lui dire tout ce qui composait ce pain. Il y avait peut-être un indice ? Elle hocha la tête :

- Hmm, effectivement, c'est bien du pain. Il est très différent de celui qu'il y a chez moi, mais il est très bon !

Et voilà ! Détective Jiny venait d'apporter sa pierre à l'édifice ! Elle tendit la main pour prendre une seconde boulette - toutes ces émotions, ça creuse ! - mais saisit à la place un morceau de papier qu'elle amena devant ses yeux.

Jiny Snicket
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Iola McAllister
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Iola McAllister
Dim 29 Juin - 9:49


Elle n'était pas habituée à ce genre de situations. Oh, elle aurait pu être assez subtile pour y faire face et tenter de rassembler le puzzle, mais c'était la foi en ses capacités qui lui faisait défaut en ce domaine...



- Majesté, peut-être serait-il plus sage que nous poursuivions en lieu sûr... Les rues, le public, tout cela reste difficile à contrôler. Si une information devait filtrer à partir d'ici, même une simple rumeur, vous risqueriez d'avoir du mal à la contrôler...

Pour Iola, les murs pouvaient avoir des oreilles, et mieux valait poursuivre à l'abri des regards et des écoutes indiscrètes. L'écossaise était légèrement paranoïaque, mais dans le cas présent, ce sentiment partait d'une saine tendance à l'excès de prudence...

L'idée d'entrer au château la rebutait beaucoup moins, dans la mesure où elle y serait plus utile en offrant sa bonne volonté à la reine de France qu'en se contentant de se pavaner en toilette d’apparat.
Elle ignorait encore si elle serait utile à la reine Ronce, mais elle ferait de son mieux pour l'être.

La réplique de Jiny lui arracha un sourire, et elle leva les yeux vers la jeune fille, amusée.

- Maximus et Jiny Snicket, un futur duo de choc! La France n'a qu'à bien se tenir!
Iola McAllister
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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Lun 30 Juin - 14:51
Ronce ne s'était pas non plus attendu à une importante révélation avec Jiny. Ce n'était après tout qu'une enfant. Dame Iola semblait plus temperée et réfléchie. Souriant devant l'exubérance du duo, la reine les invita à la rejoindre au sein même de Versailles. La traversée fut, évidemment, ponctuée par les remarques enflammées de Jiny et, à plusieurs reprises, Ronce lui assura qu'on donnerait un bal en son honneur afin de la féliciter pour ses talents d'enquêtrice.

Le trio rejoignit ainsi une des pièces du palais où Ronce et Iola tentèrent de déchiffrer ces indices. On avait fait provision de biscuits et de boissons afin de calmer les estomacs affamés. Ronce fronçait les sourcils. Quel lien y avait-il entre Gepetto et ces papiers ? Déroulant les autres papiers, Ronce finit par tomber sur une lettre. Elle la secoua devant elle en poussant une petite exclamation de joie. Ouvrant la lettre, Ronce remarqua que celle-ci portait en sceau le symbole d'une ruche. Le contenu de la lettre s'adressait au fameux Gepetto. L'auteur de la lettre l'invitait à rejoindre un casino de Chicago, afin de toucher sa récompense une fois son travail accompli.

— Voilà donc où se trouvent les coupables, asséna Ronce en plaquant la lettre contre la table. Ce doit être une organisation criminelle.

Il allait falloir qu'elle en parle avec son conseiller. Voire même qu'elle délivre l'information aux autres dirigeants du continent. Qui sait si cette « ruche » n'avait pas envoyé des membres de son organisation un peu partout. Ronce se leva de sa chaise.

— Mesdames, je dois vous remercier pour votre aide. Sans vous cet homme aurait continué à commettre des larcins. Pour cela, ce soir nous mènerons un bal comme promis !

Se penchant près d'Iola, elle lui souffla :

— Si porter une robe ne vous convient pas, je ne vous forcerais pas. Mais vous attirerez les regards curieux.

S'excusant auprès de ses invités, Ronce leur annonça qu'elle devait préparer les festivités de ce soir. En tant qu'invités de la reine elles étaient libre de visiter le palais et de demander ce qu'elles souhaitaient aux domestiques. Ronce les laissa donc entre les mains des domestiques. Ce soir elles seraient les plus belles pour aller danser.

Spoiler:
 


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